1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1 l’autre qui impose son absolu. Une soumission au réel durement consentie, voilà ce que nous admirons dans le Chant funèbre.
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2t, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée en l’absence de tout contrôle exerc
3osophies laissent pressentir des révolutions plus réelles. On souhaite qu’après faillite faite, les surréalistes trouvent à mon
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
4ns une confrontation avec l’Orient, plutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle-même. C’est peut-être
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
5as que les personnages des trois nouvelles « sont réels, très réels, de la réalité la plus intime, de celle qu’ils se donnent
6ersonnages des trois nouvelles « sont réels, très réels, de la réalité la plus intime, de celle qu’ils se donnent eux-mêmes d
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
7appe toujours à nos cadres — perpétuel conflit du réel avec nos rêves de puissance : notre ambition la plus haute échoue. La
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8ue j’appelle en chaque minute de ma joie est plus réel que celui qu’une analyse désolée s’imaginait retenir. Dès lors, ce n’
9t-être lointain, en quoi consiste l’unité la plus réelle de l’individu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idé
10 suppose. Mais c’est une honnêteté peut-être plus réelle que l’autre. Et l’on conçoit que ce constant et secret assujettisseme
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11e d’une chose qui ne serait étonnante que dans le réel ; ce n’est pas encore un miracle de ciné. Et les fées paraissent vieu
12 ne sais quelle harmonie… C’est une réalité aussi réelle que celle dont nous avons convenu et que nous pensions la seule possi
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
13a mort. Toutes ces choses mystiques, c’est-à-dire réelles, c’est-à-dire agissantes, que nulle poésie même ne peut dire, parce q
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14ntage du client. Mais cherchons un peu les causes réelles de cet abaissement de prix — la concurrence n’étant bien entendu qu’u
15 Ford montre le bout de l’oreille, et que son but réel est la production pour elle-même, non pas le plaisir ou l’intérêt vér
16fre et d’une demande sans rapport avec ses désirs réels, et dont il subit docilement l’abstraite et commerciale nécessité. En
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
17t par ailleurs fait voir : il n’y a pas d’égalité réelle possible tant que la loi est la même pour tous. Je ne parle pas des m
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
18ots vont répétant que c’est un être qui ignore le réel. C’est justement parce qu’il le connaît mieux qu’eux qu’il y a vu des
19es et des possibilités nouvelles. Tenir compte du réel ne signifie pas s’y soumettre sans combat. L’utopiste est celui qui n
12 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
20 blonde — sans résultat —, il écrivit une adresse réelle, et mit la lettre dans la première boîte venue. Le lendemain, il reçu
13 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
21annirait pas de l’existence la poésie, ce sens du Réel. Je vois se composer en cette méthode — peut-être séculairement — ce
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
22 façon d’une force physique, déforme et recrée le réel à son gré. Seule compte la réalité intérieure, mais elle apparaît tou
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
23un amateur de troubles distingués. Peu de sens du réel. Mais nous vous montrerons notre Hongrie, ou tout au moins ce qu’il e
24ment voyageur qui n’a pas renoncé à convaincre le réel de mystère. Montant au Rozsadomb par ce matin brûlant, je savais bien
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
25rouve qu’une étrange sécurité. Présence, présence réelle… Comme j’ai peine à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, cet
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
26. Et non Bouddha 13 . — La liberté est un pouvoir réel et une volonté réelle de vouloir être soi. Ayant ainsi esquissé ses
27. — La liberté est un pouvoir réel et une volonté réelle de vouloir être soi. Ayant ainsi esquissé ses positions éthiques, l’
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
28ute, de désir ou d’ennui qui constituent la trame réelle de notre activité et qui différencient radicalement notre vie d’un co
19 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
29us déchirer jusqu’au salut, et dont la composante réelle tend vers zéro, c’est d’une philosophie de l’existence personnelle qu
20 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
30 paradoxale » et jamais suffisante, du rêve et du réel. Ignorer, méconnaître ces faits spirituels, c’est se condamner à igno
31 la porte à la création volontaire, titanique, du réel. Son mensonge devient vérité dès qu’elle le veut assez puissamment. M
32ouffrance comme une condition de la conscience du réel, mais la repousse comme le signe d’un manque à la loi. Il y a une con
33 comme tous les calculs de l’âme : le péché n’est réel que pour celui qui veut s’en arracher. Toute délectation détruit son
34 plus concret dans ses pensées. Il demeure lié au réel, dans ce qu’il imagine ; aussi, dans ce qu’il veut. Il se sent moins
35i déjà la frappe n’est pas même compensée par une réelle prise de conscience. Car voici bien le triomphe du sentiment : c’est
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
36, — ces formes passagères que nous croyons seules réelles, ces reflets qui nous illuminent le visage terrestre des choses dont
37 souffrance qu’elle entraîne, nous révèle le sens réel de nos vies, et peu à peu, de leurs moindres rencontres. La fatigue c
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
38un amateur de troubles distingués. Peu de sens du réel. Mais nous vous montrerons notre Hongrie, ou tout au moins ce qu’il e
39ment voyageur qui n’a pas renoncé à convaincre le réel de mystère. Montant au Rozsadomb par ce matin brûlant, je savais bien
40rouve qu’une étrange sécurité. Présence, présence réelle… Comment j’ai peine à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, c
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
41ener la pensée à la plus insistante vénération du réel. Tel serait le fondement d’une morale des idées « par delà le logique
42he de la pensée s’accorde à des pentes variées et réelles, aux collines thuringiennes sous un très grand ciel doux. Une atmosph
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
43oisis pour dissiper trop facilement une équivoque réelle, mais plutôt pour en faire sentir l’acuité. Mais, dira-t-on d’emblée,
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
44ant que bourgeois, s’ils le sont, ont des raisons réelles et valables de récuser une pensée et une action tout entières dirigée
45e de philosophes, et qui vient se substituer à la réelle humanité. C’est, pour M. Brunschvicg, le bourgeois. C’est le prolétai
46ouvre la réalité de tel homme [p. 483] concret et réel que vous ou moi pouvons connaître. Mais, en vérité, la lecture du liv
47ude qu’il aime les hommes, qu’il aime aucun homme réel et concret. Au contraire, il en émane une sorte de mépris satisfait q
48appel n’a pas trouvé la seule réponse possible et réelle dans le message évangélique. Et je demande maintenant aux chrétiens s
26 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
49out désespoir qui ne serait pas le seul désespoir réel : celui qui dévaste la nature humaine jusqu’à ces profondeurs dernièr
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
50ce de mots. C’est encore chez Goethe une activité réelle, et même à double effet. Qu’y a-t-il de plus agissant, dans une œuvre
51Mystères. Un peu plus d’humilité, c’est-à-dire le réel désir d’être « utile », et c’est le juste point : les Affinités. D’ai
52ce désespère du seul succès qui pour Faust serait réel : la possession bienheureuse de l’instant. Et lorsque, épuisé mais pa
53a dépassée, acceptant comme Goethe les conditions réelles et données de son effort particulier. Ce renoncement à un Orient de m
54fie pour lui révéler, parler, crier, miraculer le réel. Au contraire l’on peut considérer sans paradoxe que la littérature d
55par son excès même est encore une évasion hors du réel. En cela il est romantique, comme tous ceux que leur violence et leur
56drait s’appliquer à distinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n
28 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
57sont pas les nôtres, qui ne sont pas les intérêts réels d’un être aux prises avec la condition humaine ? Ni pour le mensonge
58st une question personnelle. Une mise en question réelle. Je la cherche. [p. 845] Ce qu’il faut pour légitimer un système d’i
29 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
59 monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait une évasion, une revanche nécessaire contre l’ennui,
30 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
60monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; to
61iques que si nous posons le problème sur son plan réel. Or, le lieu de sa décision n’est pas le lieu des décisions et des ca
31 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
62ots, alors qu’il eût fallu répondre à un tourment réel, maladroitement exprimé par ces mots. Mais, bien souvent aussi, on ré
63tout ce qui leur fiche un désespoir pour une fois réel ; tout ce qui les désarme devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2
64 fol orgueil. « Positif » est ce qui rapproche du Réel. Cela prend bien souvent l’aspect d’une destruction. Il peut paraître
32 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
65ue notre temps croit devoir considérer comme plus réel que le spirituel. Il me paraît certain qu’une dialectique fondée sur
66us directe ; si au contraire le paradoxe est bien réel, s’il est bien tel que l’ont formulé un Paul, un Luther, un Calvin, c
67ialectique absolue. Il n’y a plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut sa
33 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
68ale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités toujours plus grandes
69atteinte, le machinisme développerait son pouvoir réel de « libération ». La liberté fait plus peur qu’envie au commun des m
70s victimes ne mettent jamais en question les buts réels : le capitalisme a ses tabous. [p. 13] Nul ne pouvait prévoir ce que
713 qui en masquent les effets statistiques, sinon réels. Ce n’est donc guère que depuis trois ou quatre ans que le saut de 19
72et porte lui-même les premières atteintes [p. 14] réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rac
34 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
73nre, si la nostalgie qu’il nourrit avait un objet réel ; si véritablement le communisme russe donnait aux hommes un lieu de
74comme… ce que nous appelions l’esprit, la réalité réelle. Ils sont tolérants et doux, non dépourvus de ce sadisme qui marque l
35 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
75homme, le sommet de ses hiérarchies, le fondement réel de sa liberté. On nous a reproché de ne pas définir la personne qui e
76 régnant. Nous nous engageons donc dans une lutte réelle dont l’objet n’est autre que de soumettre les institutions aux exigen
77orme la plus immédiate, la plus concrète, la plus réelle, le pouvoir même.   VII. — Tout pouvoir politique, militaire, juridiq
36 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
78hilosophie eût impliqué, au concret, la démission réelle de tous les professeurs de philosophie, à quoi personne ne peut songe
79ophie, c’est de mettre en forme une problématique réelle, existentielle, la problématique de la vie de l’homme en 1933, assumé
37 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
80ie politique sans rapports organiques avec la vie réelle du pays. Elle affirme la plus totale incompétence en ces matières. Et
38 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
81e leur promesse d’abandonner leurs exigences trop réelles, on leur accorde un triomphe fictif. Les dictatures modernes sont née
82 voit bien qu’elles sont sans rapport à la misère réelle des hommes, mais on voit bien aussi qu’elles servent à distraire l’ho
83aît, dans ses calculs « pratiques », ni la misère réelle ni la grandeur de l’homme. Il porte rarement le poids des injustices
39 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
84, et dont nous connaissons aussi la signification réelle. C’est l’argument des gens en place qui, chaque fois que nous venons
85 qu’aujourd’hui, mais aussi jamais moins d’accord réel, jamais plus de haine déclarée. L’amour des hommes, transposé dans la
86mple : que la société doit être composée d’hommes réels. Nous avons tout calculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’a
87 une telle attitude et quelles révolutions, enfin réelles, elle prépare. Mais ce serait là une autre conférence. ⁂ Il reste une
88rsonnel. Quel est donc, nous dit-on, le fondement réel de la personne ? Est-ce une vue philosophique ? Est-ce une attitude n
40 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
89dans les bureaux d’État, il reste dans l’activité réelle de chaque personne, au sein de groupes d’autant plus forts qu’ils son
90e qui serait en peine de montrer un seul individu réel, l’individu [p. 57] des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un concept
91bien n’être que la fixation brutale d’un désordre réel. Cet ordre reste à la merci de la révolte suffisamment violente de qu
92ersonne, voilà la définition de la seule autorité réelle, rayonnante, et qui ne se fonde pas sur la contrainte matérielle, mai
41 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
93 « braves gens », Marx montrait que leur activité réelle était l’exploitation économique du prolétaire, que leur libéralisme c
94r. En bref, Marx démontra d’abord le matérialisme réel de la bourgeoisie qui se croyait idéaliste. Puis il systématisa sa cr
95écrit sans pudeur la part honteuse de leur nature réelle. Prenons donc d’abord la thèse matérialiste en elle-même, dans son ex
96isé, de moins en moins favorable à une révolution réelle, surtout brusque. Une anthropologie pseudo-scientifique et déterminis
97vous aussi, dans le temps, ce qui n’a d’existence réelle que dans l’unité, dans l’instant. Faisons ici une distinction importa
42 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
98 pourra et devra affirmer que la seule communauté réelle et humainement bienfaisante est celle qui se fonde dans ce rapport or
43 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
99spoir qui ne [p. 86] serait pas le seul désespoir réel : celui qui dévaste la nature humaine jusqu’à ces profondeurs dernièr
44 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
100des échecs humains ; mais c’est un bien qui n’est réel que pour celui qui veut l’atteindre. Qu’est-ce qu’un homme converti ?
45 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
101monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; to
102iques que si nous posons le problème sur son plan réel. Or, le lieu de sa décision n’est pas le lieu des décisions et des ca
46 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
103tilement au christianisme, comme une « question » réelle et féconde. Mais en face de ce triomphe humaniste, le chrétien ne pou
47 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
104: jamais les hommes n’arriveront à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu seul le peut. La conclusion de tout c
48 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
105esque impossible d’envisager froidement la nature réelle du danger. Cet élan d’opinion populaire, guidé par quelques professeu
106aire les esprits, détourner l’attention des faits réels, et couvrir ainsi la naissance et les premiers développements d’une i
107angers du fascisme La cohérence du fascisme n’est réelle et organique qu’à partir de l’État. Mais depuis l’origine du monde, l
108sa vocation. Qui n’est pas fasciste ? Le danger réel du fascisme n’apparaît pas à la majorité des bons bourgeois. Les fusi
109nsable de son risque ; surtout, elle se sait plus réelle que toute réalité collective. Elle ne croit pas à la valeur d’une uni
49 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
110sont pas les nôtres, qui ne sont pas les intérêts réels d’un être aux prises avec la condition humaine ? Ni pour le mensonge
111st une question personnelle, une mise en question réelle. Je la cherche. Ce qu’il faut pour légitimer un système d’idées en el
50 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
112ine de toute vie organique et de toute solidarité réelle, tandis qu’il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de
113 actuel. Elles nous permettent aussi de donner sa réelle et pratique importance, dans l’ordre des sanctions immédiates, à une
114homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur l’idée du standard de vie, défini par comparaison
51 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
115qui voudrait témoigner par des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infailliblement pour le
116e scandaliser le bourgeois. Il n’y a qu’une façon réelle de mettre les pieds dans le plat : c’est de croire. Il n’y a qu’une f
117 le plat : c’est de croire. Il n’y a qu’une façon réelle de croire : c’est d’agir. Mais duquel de nos coryphées du marxisme ap
118elui qui croit en Dieu. Voilà la seule opposition réelle, la seule qu’il y ait lieu de prendre au sérieux. [p. 173] Autocrit
52 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
119ue de l’ordre ; de part et d’autre, aucun pouvoir réel, aucune doctrine cohérente et lucide. Les uns ignorent ce qu’ils veul
120e des hommes, un à un. L’aide apportée aux hommes réels, un à un, dans leur situation particulière. L’établissement de relati
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
121ale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités toujours plus grandes
122atteinte, le machinisme développerait son pouvoir réel de « libération ». La liberté fait plus peur qu’envie au commun des m
123s victimes ne mettent jamais en question les buts réels : le capitalisme a ses tabous. Nul ne pouvait prévoir ce que réservai
1244 qui en masquent les effets statistiques, sinon réels. Ce n’est donc guère que depuis trois ou quatre ans que le saut de 19
125nd peur et porte lui-même les premières atteintes réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rac
54 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
126u lieu de rechercher les moyens de penser dans le réel et l’actuel, et de surmonter enfin ce vice qu’est la distinction libé
127rd’hui 81 . ⁂ Pour qu’une pensée s’engage dans le réel, il ne faut pas ni ne saurait suffire qu’elle se soumette à des réali
128time, dans son élan premier, dans sa prise sur le réel et dans sa volonté de le transformer, donc finalement de le dominer.
129gagement ne peut être qu’un esclavage. La liberté réelle n’a pas de pires ennemis que les libéraux ; sinon en intention, du mo
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
130, et dont nous connaissons aussi la signification réelle. C’est l’argument des gens en place qui, chaque fois que nous venons
131 qu’aujourd’hui, mais aussi jamais moins d’accord réel, jamais plus de haine déclarée. L’amour des hommes, transposé dans la
132mple : que la société doit être composée d’hommes réels. Nous avons tout calculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’a
133 une telle attitude et quelles révolutions, enfin réelles, elle prépare. Mais ce serait là une autre conférence. ⁂ Il reste une
134rsonnel. Quel est donc, nous dit-on, le fondement réel de la personne ? Est-ce une vue philosophique ? Est-ce une attitude n
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
135litative infinie entre Dieu et l’homme. » Le sens réel et profond de toute son œuvre réside dans sa protestation à la fois v
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
136s témoignent de l’absence de l’esprit : 1) Est-ce réel ? 2) Mon voisin Christofersen l’a-t-il fait ? l’a-t-il réellement fai
137appels à l’esprit, s’ils ne sont pas ce retour au Réel, ne sont que poursuite du vent, défection ou orgueil fantastique. L
138 du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Réel et qui pourtant n’est rien que le péché, mais le péché n’est-il pas n
139solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus présent. Parce qu’il sait qu’il existe un « ailleurs », et q
140ut reprocher d’être insipide. Rien ne sera jamais réel pour tous, si rien d’abord n’est réel pour un seul. Maintenant, il fa
141sera jamais réel pour tous, si rien d’abord n’est réel pour un seul. Maintenant, il faut être « l’impossible » : il faut êtr
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
142 littéraire de cette littérature n’a plus de sens réel, ni plus d’autorité. Critiquer, c’est d’abord posséder un critère, en
143compte des seules œuvres mineures, toute création réelle étant la position d’un acte indépendant des mécanismes de la société.
144leil, et l’homme au centre, campé dans sa stature réelle, ouvrant les yeux sur sa misère, portant sur elle un jugement sobre,
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
145ur la simple raison qu’il n’y a de rapport humain réel que par l’apparition première de la personne, fondement nécessaire et
146poursuit ce vieux débat, aucun espoir de solution réelle n’est plus permis 18 . Mais c’est ce plan que nous avons quitté en dé
147t deux aspects de l’homme concret, dont la nature réelle n’apparaît que dans l’acte. L’aspect corporel de l’homme est l’expres
148s ni le corps de l’homme ne peut être conçu comme réel sans l’insistance particulière qui le forme, le tient debout et le di
60 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
149mais. Mais alors, vont-ils reconnaître le sérieux réel de ce jeu ? Et qu’il y va vraiment de tout, c’est-à-dire d’un peu plu
61 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
150été notre problème ? Car un problème n’est jamais réel que pour celui qui peut l’incarner dans sa vie, le résoudre au concre
151 en elle enfin que s’opère l’acte d’une communion réelle. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela signifie qu’elle est le
152rce qu’il est pour moi, à tel instant, le symbole réel de Celui qui nous a dit : « En vérité, toutes les fois que vous avez
62 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
153s ou de tendresse. En vérité, point de séparation réelle, jamais de vide entre moi et le monde, non, rien que la tension d’un
154uement du « barthisme » d’une telle œuvre, — plus réel sans doute, parce qu’il est plus inconscient, que celui de nos essais
63 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
155on pas dans le pain et le vin, il y a la présence réelle du Seigneur mort pour nous, impies ? Peut-être le fidèle d’aujourd’hu
64 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
156 une minutie qui suffit à dénoncer leur absurdité réelle, en même temps qu’il se refuse à toute interprétation, c’est-à-dire à
157nous connaissons notre état, que nous mesurons le réel, et que nous pouvons l’avouer. p. 868 p. « Le Procès, par Franz
65 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
158ine de toute vie organique et de toute solidarité réelle, comme il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de la j
159 actuel. Elles nous permettent aussi de donner sa réelle et pratique importance, dans l’ordre des sanctions immédiates, à une
160homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur l’idée du standing de vie, défini par comparaison
66 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
161omble, se croient seuls éveillés et conscients du réel ! Il serait bien facile de faire la même démonstration à propos des p
162 communauté. Telle est notre Révolution, la seule réelle, la seule totale, et la seule qui s’attaque aux racines des mythes mo
67 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
163lement (sic) à créer les conditions d’une liberté réelle, et en attendant d’y parvenir, à ménager les mesures de transition qu
68 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
164autant plus respectable, qu’il est plus dégagé du réel, ou comme ils disent avec dégoût, « de ses applications pratiques ».
165 pas que dès l’instant qu’on sépare l’esprit du « réel », pour le vénérer dans un temple, l’esprit n’est plus que « la pouss
166est plus que « la poussière des livres », et le « réel », une marchandise. Ils ne voient pas que dès l’instant que l’on célè
167ée, autrement dit : devant le risque de penser le réel pour l’informer. Pour l’informer et non pour le décrire ! Pour le gên
168 image s’interpose entre la pensée « pure » et le réel confus et dangereux qui échappe à ses prises prudentes. Et ces lois c
169 n’est pas du monde, et que les intérêts du monde réel sont pour lui comme inexistants. Ce qui revient d’une part à divinise
69 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
170voilà la vraie leçon de nos voyages en Palestine, réels ou figurés. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer. Le sermon le pl
171s conduire sur le plan véritable et dans le temps réel où ces témoins sont apparus. Dans un certain sens, on peut dire que l
70 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
172 mystiques. Que valent ces mystiques détachées du réel ? Je vois à gauche la peur de Chiappe, et à droite, la peur de la gau
173om de mystiques sans puissance contre les menaces réelles, — qui sont la guerre et l’étatisme totalitaire. C’est très simple. T
71 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
174lus nettement que les prolégomènes à toute action réelle résident dans la restauration d’un langage efficace. C’est dire l’int
72 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
175es occupations, des manières de réagir d’un homme réel aux prises avec son métier, ses voisins, sa femme, son argent ou son
73 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
176 qu’une limitation de l’homme au temporel. La foi réelle, c’est la puissance active de l’Éternel dans ce temps. Cette définiti
74 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
177eante ». Or il est clair que le pouvoir, s’il est réel, n’a rien à faire avec l’argent : l’autorité ne se monnaye pas. Et la
75 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
178ont souffertes de 1598 à 1685 ne furent pas moins réelles, pour être plus brutales, que celles du Pape. La légende de la paix r
76 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
179 honnêteté civique qui constitue la force la plus réelle du mouvement des Croix-de-Feu. Tirons notre chapeau aux lieux communs
180e vers la bataille, et non pas vers la révolution réelle. Et non pas vers la création ; et non pas vers la construction réfléc
77 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
181ue immense et qu’il me parlait avec feu d’actions réelles dont il était l’âme et l’agent, non pas en « homme d’action » — cette
182 effective apportée hic et nunc à des hommes bien réels dans leurs limites reconnues et acceptées. Il me semble que c’est la
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
183 exemple, une situation qui nous pose un problème réel ! Mais après tout, qu’est-ce qu’un problème ? Allons tout de suite à
184a solution d’un problème, mais il est la présence réelle qu’on connaît avec assurance dès l’instant qu’on lui obéit. C’est lor
185’homme dispose ; c’est montrer que l’esprit n’est réel et ne mérite que l’on s’inquiète à son sujet que lorsqu’il s’abaisse
186usé de s’abaisser à hauteur d’homme, au niveau du réel, que notre culture se défait. Faute de s’être montrée « à la hauteur 
187roblème de la culture. J’ai dit que tout problème réel se pose à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’a
188 pressent sa solution. Et qu’ainsi toute critique réelle suppose une intention de construction. Ces constatations préalables v
79 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
189ultivés », séparation de l’esprit et des pouvoirs réels, voilà le terme d’une évolution, ou mieux d’une décomposition dont no
190comme telle, ne fût-ce qu’en précisant les traits réels de la culture qu’elle prétend remplacer. Dans la mesure où la culture
80 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
191ésoudre magistralement. Hegel : « Tout ce qui est réel est rationnel » — voilà qui justifie l’acquis. Tout ce que l’antithès
192nt accepter en fait de n’avoir plus aucune action réelle sur le cours des choses humaines. Ils paraissent avoir pris à cœur de
81 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
193t une tyrannie, tandis que la doctrine, évadée du réel, se flattait d’une absurde liberté. Or nous voyons que cette pratique
194 fins dernières de l’homme, son œuvre de division réelle et d’organisation abstraite. Tout cela pouvait être prévu dès l’époqu
195 la vérité de la culture et sa chance de grandeur réelle résident dans la vérité de la commune mesure régnante. Mais un exempl
82 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
196 pas de l’Église de Rome, mais bien de son empire réel sur la conscience européenne, cette décadence me paraît se traduire,
83 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
197romper un besoin d’expression dépourvu de mission réelle. C’est un jeu formel et précis, dont ils sont seuls à connaître les r
198la mesure n’est plus cette loi qui vit en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait
84 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
199ent de malentendus entre la France et ses voisins réels. Il a paru en France nombre d’ouvrages excellents sur l’œuvre culture
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
200uer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contrainte. Les surréalistes sont fondés à par
201départ différentes, prouve que la mesure [p. 117] réelle dans l’un et l’autre cas, n’est pas la doctrine, mais la technique de
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
202rouver ce « fondement final » de toute communauté réelle et actuelle, ce telos qui anime tout, qui exige tout, et qui impose à
203où trouver le fondement final de toute communauté réelle et actuelle ? je suis donc amené à répondre premièrement : c’est par
204nt des mesures de propagande, non pas d’éducation réelle. Elles poursuivent et incarnent dès maintenant des buts partiels, [p.
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
205nt l’usage actuel néfaste, lorsqu’il était encore réel. Elles s’honorent de n’avoir plus ni presse d’opposition, ni partis,
206eur total, où peut-être on touchera de nouveau le réel, où peut-être on retrouvera des raisons sérieuses et urgentes, enfin
207le image du monde où l’homme s’éprouve de nouveau réel, actif, nécessaire et relié. Tout jugement politique ou idéologique s
208les, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse nécessaire. Elles ne sont qu’une tenta
209 non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom — la fédération, non la masse 
88 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
210dangereuse pour le penseur, et transformatrice du réel. « Là où je crée, là je suis vrai », écrivait Rilke. Et c’est pourquo
211tteste et la convainc de gravité. Il n’est d’acte réel que celui que l’on pense, et ma formule implique la primauté de la pe
212 à une certaine [p. 170] confusion du travailleur réel et responsable avec le prolétaire mécanisé, la crise de la pensée, mo
213mot dans un sens large, d’appréhension directe du réel par l’imagination aventureuse et formatrice.) Voilà sans doute leur p
214n du choix n’étaient pas, d’autre part, l’origine réelle du concept de dictature que nos bons libéraux voudraient attribuer à
215d’une situation qui cependant posait une question réelle, exigeait un acte de choix, c’est-à-dire [p. 181] instituait un risqu
216e dans la vie intérieure qu’elle mène à l’abri du réel abandonné au jeu des lois. Le confort de cette position n’est pas nia
217sait le nier. Les idéalistes vivaient à l’abri du réel ; le réel se révolte et les met en question ; alors ils se rejettent
218er. Les idéalistes vivaient à l’abri du réel ; le réel se révolte et les met en question ; alors ils se rejettent vers le ma
219 pensée est seule passible d’une mise en question réelle, irritante et peut-être féconde. Où sont les responsables ? Ce ne son
220s ceux qui refusent l’instant, la tâche minime et réelle, au nom des manuels d’histoire et d’une évolution fatale ; tous ceux
89 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
221n joug. Nietzsche. De même que toute conscience réelle du péché suppose une action de la grâce, la conscience d’une démissio
222 force qui pèse et pose une certitude. Une pensée réelle, c’est une pensée qui agit, et en ce point elle se confond naturellem
223 éthique : l’actualité de la pensée. Toute pensée réelle agit dans l’immédiat, au lieu de rêver dans l’avenir et le passé, dom
224is un acte de présence, d’information profonde du réel à l’image d’une vision commune, un acte d’incarnation dans nos limite
225’imposera. Tout acte créateur contient une menace réelle pour l’homme qui l’ose. Et c’est par là qu’une œuvre touche le specta
226a réalité se condamne à ne rien découvrir, car le réel ne livre ses secrets qu’aux violents qui acceptent ses violences. Ain
227istence d’un conflit, c’est-à-dire la présence du réel. Il rend à ma pensée sa gravité, son poids, sa raison d’être. Il me r
228eule autorité valable. La liberté de penser n’est réelle que chez un homme qui a reconnu et qui accepte le danger de penser. O
229ne cherchaient pas d’abord, une connaissance plus réelle de l’homme. L’inertie qui résulte pratiquement de confusions pareille
230e seule phrase, en un seul geste, deux aspects du réel, l’être et l’expression, entre lesquels le temps, l’espace et toutes
231it s’y engage à sa suite, persuadé qu’il pense le réel, alors qu’il suit tout simplement sa ligne de moindre résistance. Dis
232 les conditions humiliantes que lui imposerait le réel tel qu’il est, il s’échappe dans l’imagination d’actions impossibles
233mble à la poésie, et non pas dans ce qui tient au réel, souvent « laid ». Et c’est ainsi que le style d’évasion rejoint les
234été notre problème ? Car un problème n’est jamais réel que pour celui qui peut l’incarner dans sa vie, le résoudre au concre
235ain. C’est en elle enfin que s’opère la communion réelle de l’acte. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela signifie qu’el
90 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
236’est-ce qu’un domaine, qu’est-ce qu’une propriété réelle, sinon l’extension dans l’espace d’une loi personnelle, de la loi du
237s substituer [p. 160] à l’imagination concrète du réel. Les faits se raréfient : anecdotes ou exemples à l’appui d’une labor
238-dire de l’activité qui préside à la formation du réel. Ici plus de concepts, plus d’idées générales. Tout est images et com
239en de créer du mystère en brouillant les plans du réel, mais un moyen de rendre plus totale la vision. Tout, par ailleurs, i
240cines de l’élémentaire. » Parce que le critère du réel, c’est l’effort ; parce que la chose brute exige le plus dur effort,
91 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
241 C’était substituer aux lois mythiques les hommes réels, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était substituer au d
242uer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contrainte. Les surréalistes sont fondés à par
243tions de départ différentes, prouve que la mesure réelle, dans l’un et l’autre cas n’est pas la doctrine mais la technique de
244nt l’usage actuel néfaste, lorsqu’il était encore réel. Elles s’honorent de n’avoir plus ni presse d’opposition, ni partis,
245eur total, où peut-être on touchera de nouveau le réel, où peut-être on retrouvera des raisons sérieuses et urgentes, enfin
246le image du monde où l’homme s’éprouve de nouveau réel, actif, nécessaire et relié. Tout jugement politique ou idéologique s
247les, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse nécessaire. Elles ne sont qu’une tenta
248 non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom — la fédération, non la masse 
92 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
249les me donneraient envie de simplifier le contenu réel du texte en deux petites phrases : l’une prononcée par Gide au début
250le de l’imposer ? Ce n’est pas là toucher le fond réel de la situation historique. Et la droite, si elle était honnête, sera
93 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
251sité ? L’on verrait mieux alors, que l’opposition réelle n’est pas, ainsi qu’on risque de le déduire de l’entreprise des Pères
252 l’autre 23 . L’on verrait mieux que l’opposition réelle est entre la conception « évangélique » et la conception papale ; ent
253s fondamentales de la Réforme. Voilà l’opposition réelle, du noir au blanc, que nos frères catholiques ont tant de peine à dis
254troduits pour voiler, pour atténuer les scandales réels, et pour relier rationnellement ce que le péché a séparé. Est-ce que
255e l’Esprit, à laquelle on n’accorde aucun pouvoir réel d’éclairer, de faire taire la nature, d’enseigner « objectivement » l
94 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
256er nécessairement leurs vocations, leurs libertés réelles, leur personne. Si la personne n’est pas déjà au début d’un calcul pr
95 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
257ents qu’on nous en donne, de toute espèce de sens réel, — par quoi j’entends d’orientation intime, de fidélité essentielle,
258a voulu poser honnêtement la question tragique et réelle du doute inséparable de la foi ; parce que, « comme un oiseau s’envol
259iroir de la Parole) une appréhension si totale du réel que notre langue, je le crains, n’arrivera pas à la restituer sans bi
96 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
260ne paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente passionnée sur le sens de certains maîtres-mots :
97 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
261andsgemeinde. Mais une telle démocratie, la seule réelle, n’est plus possible dès que le nombre des électeurs dépasse la dizai
262plébiscite, et donc une négation de la démocratie réelle. (Encore une fois : le referendum n’est possible en Suisse, il n’est
98 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
263fond, vous pourrez toujours distinguer l’autorité réelle du pouvoir mécanique, à ce seul signe : les meilleurs obéissent à l’a
264evient pratiquement inévitable lorsque l’autorité réelle n’est plus derrière le pouvoir établi, mais en face de lui. Tout le r
99 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
265. Le livre, en soi, est assez décevant, malgré de réelles qualités ; mais très typique, et à plusieurs égards. Il résume avec c
266ce vis-à-vis de la rationalisation », mais sur un réel dégoût pour l’idéal du servage industriel que Staline impose au peupl
100 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
267 même temps la négation apparente et la plénitude réelle — de l’effort socialiste. Le chef fasciste : un homme « de gauche »