1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1u surréalisme (juin 1925) b Sous une « vague de rêves », la logique, dernier agent de liaison de nos esprits, va périr. C’e
2une littérature fondée sur de tels principes ? Le Rêve est la seule matière poétique. Dans le monde du Rêve autant de cellul
3e est la seule matière poétique. Dans le monde du Rêve autant de cellules isolées que de rêveurs. Toute poésie est incommuni
4able, le poète étant un simple sténographe de ses rêves. Soit. De ces faits, je tire cette conclusion pratique : inutile de p
5e tout poème doit être une dictée non corrigée du Rêve. Je reconnais à chaque ligne de Poisson soluble cette « vieillerie po
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
6ssants de l’Asie sauront encore éveiller de beaux rêves. Il y a ceux qui repoussent une Asie ignorante du thomisme et ceux qu
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7ur, ni le remords, ni le respect de moi ni de mes rêves, ni toi, triste mort, ni l’effroi d’après-tombe qui m’empêcheront de
8 de violences, gratuité des pensées et des actes, rêves éveillés, tout cela ne dérive-t-il pas d’une fatigue immense. Nous vo
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
9ombre. Ôter la pédale à la poésie. (« Le poète ne rêve pas, il compte. ») Six projecteurs convergent sur une machine luisant
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
10de formes sous la lumière ». Cristallisation d’un rêve de joie et de raison où de grandes ordonnances élèvent leur chant. Ut
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
11à nos cadres — perpétuel conflit du réel avec nos rêves de puissance : notre ambition la plus haute échoue. La tristesse règn
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
12n peu sceptique, quand mon esprit partait dans le rêve d’un idéal de fortune, idole naïve de ma jeune angoisse… Je t’ai mieu
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
13s époux de la Maladère pour se déprendre de leurs rêves. Un malentendu grandit entre eux dans leur isolement, inexplicable et
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
14mouvements de nos passions à nous-mêmes inavoués, rêves éveillés. Tout un système de valeurs lyriques et sentimentales que la
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
15 le plus dangereusement gracieux des noctambules. Rêves éveillés, entre deux gorgées d’un élixir dont il voudrait bien nous f
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
16ne en sa nostalgie, de la jeune étrangère dont on rêve à quinze ans ; et voici ce je ne sais quoi, ce délice furtif, ce que
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
17allemands parce qu’il partage avec eux ce goût du rêve préféré à la vie, — à ce qu’on appelle la vie. Jaloux, qui a rencontr
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
18ur rire), des difficultés, hésitations, paresses, rêves, réactions physiques, etc., qui accompagnent une création littéraire.
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
19 Ô dernier mensonge tu, Je m’enfuis vers d’autres rêves Où sourient quels anges fous. L’horaire dicte un adieu, La mode qu’on
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
20éantes aux pensées, [p. 69] le ciel trop bas d’un rêve sans issue, pesant comme l’envie d’un sommeil sans fin… J’avais soif,
21uisé que je mêlais à mes pensées des fragments de rêves et les personnages des affiches, tout en marchant sans fin dans les c
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
22phrase, s’écrie-t-il, c’est un poème, un poème du rêve, une fleur du fond de la mort. » Or, on découvre à la fin de la pièce
23e c’est une anagramme un peu ordurière. Ainsi les rêves publiés par les surréalistes, donnés à la fois comme poèmes et comme
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
24, ils rencontrèrent une créature évadée d’anciens rêves qui hantait les limbes depuis un an déjà. Ils ne tardèrent pas à reco
25 parade « née du mariage de nos veilles et de nos rêves », ainsi que le disait si poétiquement le programme.   Un peu d’hist
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
26te Entr’acte (1925). « Une étude sur le Monde des Rêves ». Rondes de cheminées dans le ciel où des pressentiments clignent de
27ngénieuse et précise de certaines théories sur le rêve, le peuple, qui n’a pas vu ces dessous mais accueille le résultat ave
28ve et dit : « C’est bien ça, c’est comme quand on rêve. » Un des défauts d’Entr’acte, c’est la fantaisie recherchée de certa
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
29é et des phrases d’un fascinant éclat : « Ô grand Rêve, au matin pâle des édifices, ne quitte plus, attiré par les premiers
30er à s’amuser ?   Février 1927. Relu Une vague de rêves et la préface de Libertinage. Sous une certaine rhétorique — mais la
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
31inute auquel succède immédiatement le sommeil. Je rêve beaucoup. Cela explique, m’a-t-on dit, le peu de goût que j’ai pour l
21 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
32’époque et ceux qui cherchent à l’oublier dans le rêve, dans l’utopie, dans une belle doctrine… Il faudrait d’abord prendre
33es automobiles Ford, « et commence à réaliser son rêve, le type unique d’automobile utilitaire » 2 . Dès lors, c’est une sui
34but de sa vie n’a jamais été de s’enrichir. Son « rêve » était autre, il l’a réalisé comme il est donné à peu d’hommes de le
22 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
35Catherine-Paris cette magie des sensations et des rêves de l’enfance et cette féminité du sentiment, du tour de pensée même,
23 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
36ne l’ait point trompé : « Avec son beau regard de rêve, — lit-on dans l’Ennemi des Lois — son expression amoureuse du silenc
37is un prince rêveur n’est pas forcément prince du rêve ; et par ailleurs ce livre sait bien le laisser voir. La qualité de l
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
38 jeux en cachette, odeurs de peaux, comme dans un rêve, des matins de dimanche sonores et tout propres, la cuiller d’huile d
39t un système d’abstractions primaires, c’était le rêve raisonnablement organisé des esprits moyens, prosaïques et rassis qui
25 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
40 un branle-bas d’évocations hautes en couleur, de rêves, de visages, tandis que ç[à] et là s’ouvrent des perspectives saisiss
41ent le couplet humanitariste, lui s’en va dans un rêve, ou dans un autre souvenir. Qui parmi nous sait encore parler de sa m
26 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
42gant. Mais comme tout cela manque de chair. Et de rêve. Est-ce qu’en ce temps-là on ne se nourrissait vraiment que de petits
27 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
43, avec certains secrets de la méditation hindoue. Rêves, sans doute… Mais tout commence par des rêves. Et je ne vois rien d’a
44ue. Rêves, sans doute… Mais tout commence par des rêves. Et je ne vois rien d’autre. Quoiqu’il en soit d’ailleurs du contenu
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
45ndignée, une mère qui souffre, un jeune frère qui rêve. Le livre se résout dans une amertume vague. Ceux qui ont lu la Mort
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
46oissé, bienheureux : il se lève, il reconnaît son rêve. Huit heures aux clochers de la capitale qui s’avance dans la lumière
47os, Gyergyai fouille la plaine à la longue-vue et rêve qu’il y est, je grimpe au cerisier sauvage, derrière la maison, un pe
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
48aime les Hongrois comme on aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’e
49ligne nette, insaisissable, déjà perdue (comme le rêve pendant que bat la paupière lourde de celui qui succombe à l’excès du
50r le vent sur la plaine… Ils l’ont perdu comme un rêve au matin s’élude, — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pu
51e refoule dans mon compartiment. Est-ce encore un rêve ? Je comprends bien qu’il faudrait ouvrir ces valises, mais j’ai perd
52p. 589] su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ? Il est vrai que l’on connaît depuis toujours
53racle imminent… ou moins encore : l’image, née en rêve, d’une plaine, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre p
54 dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es parti ; et maintenant tu joues ce rôle,
31 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
55 synthèse « paradoxale » et jamais suffisante, du rêve et du réel. Ignorer, méconnaître ces faits spirituels, c’est se conda
32 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
56ou peut-être pour essayer de se prendre encore au rêve de valse qu’on était venu chercher parce que cela vaudrait bien d’aut
57 d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut-être cette plainte heureuse d
58ne sais plus quoi. Mais sans doute évadé dans son rêve, beaucoup plus loin que moi, il n’entend pas ma question. L’envie me
59, verdâtre, et Gérard, penché sur cet aquarium de rêves, discourt et décrit les images qu’il y découvre. Il y a les ailes du
33 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
60tés du rez-de-chaussée, elles me désignent un des rêves de mon adolescence : sur un canapé d’angle, drapée dans une robe long
61s ? Anday chante. Ils me voient dans la nudité du rêve, oh ! je les hais de me voir ! Je tiens la main d’une femme qui tremb
34 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
62oissé, bienheureux : il se lève, il reconnaît son rêve. [p. 66] Huit heures aux clochers de la capitale qui s’avance dans l
63os, Gyergyai fouille la plaine à la longue-vue et rêve qu’il y est, je grimpe au cerisier sauvage, derrière la maison, un pe
64aime les Hongrois comme on aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’e
65ligne nette, insaisissable, déjà perdue (comme le rêve pendant que bat la paupière lourde de celui qui succombe à l’excès du
66r le vent sur la plaine… Ils l’ont perdu comme un rêve au matin s’élude, — et leur musique [p. 105] seule s’en souvient. Tré
67e refoule dans mon compartiment. Est-ce encore un rêve ? Je comprends bien qu’il faudrait ouvrir ces valises, mais j’ai perd
68n’ai-je su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ? Il est vrai que l’on connaît depuis toujours
69racle imminent. Ou moins encore : l’image, née en rêve, d’une plaine, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre p
70 dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es parti ; et maintenant tu joues ce rôle,
35 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
71ser des phrases, tout en allant comme [p. 138] en rêve sur l’herbe où s’étouffait tout bruit. « Ô crépuscule adolescent, dis
72 lieux de l’esprit où circulent des bêtes nées du rêve. Et l’Archer Vierge y court en vain sur la trace des figures de son d
73bile et l’ineffable du monde. Cure de sommeil, de rêves et de feuillages, — (et trois heures de tennis chaque après-midi) — c
74 aller dormir. Ainsi, dormez bien, faites de doux rêves, — il cligne vers son magazine — pas trop doux, hein !… » Tout cela e
75nt noué son collier à mon poignet : « pour que je rêve d’elle ». Son sérieux enfantin devant la vie. « Es ist doch Schicksal
76la jeune fille tzigane. Le dirai-je ici comme un rêve ? ou comme quelque chose de bien vrai et qui s’est passé cette nuit ?
77ence, les yeux clos. L’arbre, en sa nuit vivante, rêve de nous. Plus tard, nous nous sommes regardés sans fin. (Ah ! comment
78’esprit qui se concentre dans un désir ou dans un rêve. Le vin de Souabe grise insensiblement, c’est plutôt qu’une fièvre un
79ez pour se rendre compte de la décadence de leurs rêves et des possessions en rêve, — ce signal d’alarme, — et l’amour qu’ils
80la décadence de leurs rêves et des possessions en rêve, — ce signal d’alarme, — et l’amour qu’ils essayent encore le samedi
36 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
81 des membres d’un parti national-marxiste dont le rêve est de restaurer la Prusse du grand Frédéric par les méthodes de Léni
82r commandement dans cet Ordre du Sacrifice auquel rêve l’Europe, qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de
37 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
83 ce clapotis d’une eau étrangement vivante et qui rêve ; et rien que nos yeux qui brillent dans l’étendue où nos deux formes
38 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
84sans le troubler : les mots n’atteignent plus son rêve profond. Et le cérémonieux silence du ministre renouvelle le vieux my
39 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
85le contraire de la souffrance. C’est pourquoi vos rêves composent toujours le même paysage de carte postale en couleurs, idéa
40 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
86S, qu’ils connaissent par ses films, offre à leur rêve toutes les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nou
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
87urrais payer des études à mon fils ! » Or le fils rêve d’être notaire. Ils souffrent de l’injustice, mais sans force pour co
42 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
88ion toujours plus irréelle de sa pensée et de ses rêves. Elle pense trop haut, agit trop bas : c’est qu’elle a perdu la mesur
43 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
89ns sa bassesse, ou du tyran vidé d’héroïsme et de rêves. Toute l’histoire le démontre avec le conte fameux : l’homme ne peut
44 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
90toire 10 , qui pense par périodes séculaires, qui rêve et qui, pour [p. 50] comble, se croit seul éveillé et conscient des r
45 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
91c’est-à-dire sans classes.) Tout cela n’est qu’un rêve d’intellectuel qui ne tient plus aucun compte de la réalité humaine.
46 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
92e plan laïque, et contre la Papauté, un des vieux rêves de la Papauté. Dangers du fascisme La cohérence du fascisme n’est r
47 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
93te les instincts et les passions, et satisfait le rêve nostalgique d’un retour à la nature, d’une fraternité plus charnelle,
94usiaste d’un au-delà libérateur. Ce n’est plus le rêve du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révé
95est plus le rêve du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révélation inouïe. Il s’agit donc de l’att
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
96toire 42 , qui pense par périodes séculaires, qui rêve et qui pour comble, se croit seul éveillé et conscient des réalités. 
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
97l ne saurait le faire ses propres révoltes et ses rêves. Ils lui en font une espèce de gloire. Le voilà justifié dans sa mauv
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
98 et détachée de toute action particulière. (Ainsi rêve l’idéalisme.) Pour qu’il y ait une réalité, pour qu’il y ait quelque
99ne foi qui rendrait vain le plus consolant de nos rêves. C’est une tentative impie pour substituer la conscience à la vocatio
51 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
100lus rien qu’un spectateur de son angoisse muée en rêve ? Qu’on prenne un ton tranchant lorsqu’on attaque, lorsqu’on crée, je
52 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
101e détourner, cette indifférence n’est rien que le rêve d’un atome abandonné qui se croit je. Ce rêve peut remplir nos journé
102 le rêve d’un atome abandonné qui se croit je. Ce rêve peut remplir nos journées : il n’est pas notre vie. Il n’est qu’un ab
53 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
103 morale, l’Église, les exploiteurs, la raison. Le rêve se trouve refoulé par le langage rationnel. Il s’agit donc de faire s
104ter tous ces « barrages », de confondre à nouveau rêve et veille, et de ressusciter le type primitif des sociétés irrationne
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
105 enchantements et les tentations feront pâlir les rêves des conteurs. Ce sera, dans la féerie de l’eau des lumières et des co
106 de l’Esprit ne va-t-il pas « réaliser » un vieux rêve positiviste et donner corps à l’utopie d’un sanctuaire de la Pensée l
55 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
107brève lecture. Nicodème paraissait perdu dans son rêve. Ses lèvres remuaient pourtant. Il nous sembla qu’il murmurait machin
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
108le qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve, du matériel [p. 100] et de l’humain, de la nécessité et de l’orgueil
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
109thèse monumentale et invincible de la force et du rêve obscur des masses. [p. 107] ⁂ « La volonté et l’action d’Adolf Hitler
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
110 sans force ni joie créatrice, divaguant dans les rêves ou les mythes d’une pureté détachée de la vie, d’une révolte sournois
111 un système dont le telos est vrai ? Est-ce qu’il rêve, et prépare, et veut, un succès tel que sa plénitude — à tout jamais
59 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
112le qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve, du matériel et de l’humain, de la nécessité et de l’orgueil 59  : l’
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
113on au besoin humain de substituer à la réalité le rêve d’une vie plus « heureuse ». C’est encore une aspiration à la vie sub
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
114ul », [p. 5] l’esprit humain qui l’avait fabriqué rêve de prendre un peu de repos à l’abri de ses propres créations. Mais dè
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
115t à peine la route asphaltée. Je roulais comme en rêve, le long des dunes qui me [p. 45] cachaient la mer bruyante, à ma gau
116ous remorquait ? Non, le voyage des contes et des rêves où l’on passe toutes les gares sans s’arrêter, dans une course angois
117me puisse vivre sans misère, sans ambitions, sans rêves, sans tristesse. Chacun pour soi sur sa parcelle de terre ingrate, ou
118où j’ai transporté ma table à tréteaux. Un de mes rêves s’est ainsi réalisé : écrire sur une table en sapin, dans une vaste p
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
119es mesures qu’elle propose, ce n’est guère que le rêve de vieux célibataires assez fortunés, ou ascètes. Ceux qui n’ont plus
120. Ce n’est plus une pensée lointaine qui anime un rêve, dans une chambre nocturne. C’est un homme qui rencontre un autre hom
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
121. Ce n’est plus une pensée lointaine qui anime un rêve, dans une chambre nocturne. C’est un homme qui rencontre un autre hom
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
122ction ; un journal de méditations dans la vie, de rêves dans l’affreuse vie, où l’on condamne avec indifférence, et où tout l
123présentent au pardon de Dieu. Il y a le refuge du rêve, tout en marchant le long du Quai aux Fleurs. Mais la prière n’est pa
66 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
124 On ne tire pas sur un petit bourgeois qui est le rêve de 60 millions d’hommes. On tire sur un tyran, ou sur un roi, mais le
125prolétarien, celui que vous haïssez réalise votre rêve, et plus habilement que Staline : loin de vous fusiller, il vous donn
67 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
126laquelle on se marie encore « sans y croire ». Le rêve de la passion possible agit comme une distraction permanente, anesthé
127e de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de [p. 661] Nerval, l’apparition d’une noble Dame dans le paysage des
128a plus [p. 662] secrète nostalgie 88 , l’Iseut du rêve ; elle est mariée, naturellement. Qu’elle divorce, et il l’épousera !
129t dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve, on s’acharne à dépayser les sentiments qui sont en train de se nouer
130evalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant
68 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
131à Mademoiselle Untel : « Vous êtes l’idéal de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Iseut toute bel
132 de la passion par un refus constant de subir ses rêves, par un besoin constant d’agir pour l’être aimé, par une constante pr
133mme une fée de la légende mi-déesse mi-bacchante, rêve et sexe. Mais remontons de ces prémisses générales à la psychologie l
69 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
134élérer ces deux effets. Qu’en résultera-t-il ? Le rêve logique qu’est le conte de Carroll nous apparaît alors comme une séri
135ce en garde la conscience secrète — comme dans le rêve — et peut s’en libérer dès que l’absurdité devient intolérable ou men
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
136 infidèles ou trompés ; que ce soit en fait ou en rêve, dans le remords ou dans la crainte, dans le plaisir de la révolte ou
137rasthénies, confusions irritantes et mesquines de rêves, d’obligations, de complaisances secrètes — la moitié du malheur huma
138nantes qu’elles n’ont plus de pouvoir que sur nos rêves. ⁂ Bien des traits de la légende de Tristan sont de ceux qui signalen
139uhaitent, elle vient à peine de naître dans leurs rêves. N’est-il pas de l’essence d’un idéal que l’on déplore sa décadence à
140 tout se tient, tout se compose à la manière d’un rêve, et non point à celle de nos vies : les prétextes du romancier, les a
141 retenir Tristan près d’elle : il lui suffit d’un rêve passionné. Ils ont besoin l’un de l’autre pour brûler, mais non de l’
142ence étonnante de ces complices d’un même [p. 44] rêve au sein duquel chacun d’eux reste seul ; d’où le crescendo romanesque
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
143 toute chose signifie autre chose, comme dans les rêves, et cela sans qu’intervienne aucun effort de traduction conceptuelle.
144ue cette école proposait une théorie érotique des rêves. Or les poèmes surréalistes conservés et traduits ne paraissent prése
145 proposent certains, décrivent-ils simplement des rêves ? Peut-être même sont-ils des rêves écrits ? Les spécialistes demeure
146implement des rêves ? Peut-être même sont-ils des rêves écrits ? Les spécialistes demeurent sceptiques. Un littérateur « peu
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
147serie Imposer un style à la vie des passions — ce rêve de tout le moyen âge païen tourmenté par la loi chrétienne — c’est la
148on au besoin humain de substituer à la réalité le rêve d’une vie plus heureuse. C’est encore une aspiration à la vie sublime
149e du don-juanisme féminin. Car c’est la femme qui rêve Don Juan, et s’il se trouve pour incarner ce rêve des Richelieu et de
150rêve Don Juan, et s’il se trouve pour incarner ce rêve des Richelieu et des Casanova, je suis moins sûr de leur réalité que
151un mensonge d’idéal, le caprice insaisissable des rêves de la débauche. » Un « mensonge d’idéal », c’est bien à quoi se résum
152e la Régence à Louis XVI, Don Juan a régné sur le rêve d’une aristocratie déchue de l’héroïsme féodal. Un [p. 231] Richelieu
153anes.) « Singulière civilisation », dit-il. Et il rêve un peu là-dessus. On dirait qu’il pressent quelque chose… Mais non :
154it d’un bassin : fissures dans le réel, fuites de rêves. C’est la tradition alanguie, intellectualisée, sophistiquée. Voie dé
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
155me paraît plus propre à restituer l’atmosphère de rêve du Roman de Tristan que les descriptions de tournois qu’on peut lire
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
156laquelle on se marie encore « sans y croire ». Le rêve de la passion possible agit comme une distraction permanente, anesthé
157e de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de Nerval, l’apparition d’une noble Dame dans le paysage des souvenir
158désir et de sa plus secrète nostalgie, l’Iseut du rêve 191  ; elle est mariée, naturellement. Qu’elle divorce, et il l’épous
159t dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve, on s’acharne à dépayser [p. 307] les sentiments qui sont en train de
160evalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
161as dire à Mlle Untel : « Vous êtes l’idéal de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Iseut toute bel
162 de la passion par un refus constant de subir ses rêves, par un besoin constant d’agir pour l’être aimé, par une constante pr
163me une fée de la légende, mi-déesse mi-bacchante, rêve et sexe. Mais remontons de ces prémisses générales à la psychologie l
164on peut être certain qu’un pareil mythe est né de rêves compensateurs — soit d’une fidélité contrainte et détestée, soit d’un
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
165et Les Vases communicants, 1932, les pages sur le rêve, sa nécessaire revalorisation à la suite de Freud, mais aussi les lim
77 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
166ne société encombrée de règles précises dont elle rêve moins de se délivrer que d’abuser. Dans le vertige de l’anarchie où i
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
167te les instincts et les passions, et satisfait le rêve nostalgique d’un retour à la nature, d’une fraternité plus charnelle,
168usiaste d’un au-delà libérateur. Ce n’est plus le rêve du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révé
169est plus le rêve du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révélation inouïe. Il s’agit donc de l’att
79 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
170souvent qu’à la manière dont elle figure dans les rêves. Compensations, ratures, reprises d’actes manqués… Il s’agirait de sa
80 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
171orale. C’est devant soi-même d’abord, et comme en rêve, qu’on joue un rôle dans l’impunité. Le monde actuel est plein d’indi
172n de nous en lui) dans la mesure où il cultive un rêve de déification de l’homme par sa science ; où il nie toute transcenda
81 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
173 On ne tire pas sur un petit bourgeois qui est le rêve de 60 millions d’hommes. On tire sur un tyran, ou sur un roi, mais le
82 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
174ique en soi ! Mais si l’on s’abandonne au [p. 92] rêve du Progrès, laissant aller les choses avec l’arrière-pensée fataliste
83 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
175s et d’intérêts puissants capables d’absorber nos rêves. Ce culte de la passion toujours fuyante, j’y vois le signe d’une esp
84 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
176arrare vigilantis est, disait Sénèque : conter le rêve est le fait de l’homme qui ne dort plus. C’est un écho lointain du gr
177nes faibles ne peuvent être sincères. » 36 Et je rêve d’une anthologie de ces maximes d’une fierté sans jactance… J’imagine
178, mais à la gloire de la Vérité. J’imagine, je ne rêve pas : Je me prépare à marcher. Je sens que j’ai quitté déjà ce livre,
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
179t diabolique en soi ! Mais si l’on s’abandonne au rêve du Progrès, laissant aller les choses avec l’arrière-pensée fataliste
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
180sans le troubler : les mots n’atteignent plus son rêve profond. Et les cérémonieuses prévenances du ministre renouvellent le
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
181a tenté d’assimiler la vision de Kafka à celle du rêve. Et il est vrai que la complicité qui, dans le Procès, lie les juges
182 et aux prévenus, est un trait caractéristique du rêve d’angoisse. Mais si Kafka ou son héros n’étaient que des rêveurs, il
88 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
183souvent qu’à la manière dont elle figure dans les rêves. Compensations, ratures, reprises d’actes manqués… Il s’agirait de sa
89 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
184 [p. 201] Le Romantisme allemand I Le Rêve et la mystique La conscience claire est la première conquête spiritue
185itiviste. [p. 202] Est-il vrai que la nuit et le rêve n’aient rien à révéler qui importe au jour ? Est-il vrai que la passi
186usque et si saisissante ? » De là à penser que le rêve est un « vestige du divin », il n’y a que l’épaisseur d’un scrupule d
187 adresse la difficulté et le choix : pour lui, le rêve est « tantôt un écho du supra-terrestre dans le terrestre, tantôt un
188 dans le supra-terrestre » ; ou encore : « Ce qui rêve en nous, c’est l’Esprit à l’instant où il descend dans la matière »,
189aît le romantisme, et dont il vit ! Croire que le rêve ne révèle rien que nos secrets, ce serait tomber dans le freudisme. C
190des psychanalystes. Lorsqu’ils se demandent si le rêve est connaissance ou illusion, et si c’est « l’Autre », ou le moi somb
191c’est le rôle de la rhétorique chez les poètes du rêve et les mystiques. Le philosophe G. von Schubert, comme plus tard le p
192n pleine valeur : c’est que l’esprit abandonné au rêve s’exprime ordinairement dans un langage métaphorique et régulier, com
193 nous faut dépasser ici le domaine circonscrit du rêve. Les romantiques, d’ailleurs, ont été bien au-delà, dans leur explora
194e de la quête romantique, à travers les images du rêve s’identifie avec le terme de toute expérience mystique : c’est « la p
195n des tous premiers à se tourner vers l’étude des rêves. Il s’y trouvait prédisposé par l’habitude de l’examen de conscience
196une revue entièrement consacrée à des analyses de rêves, Moritz écrivit deux romans auto-biographiques qui nous permettent de
197ra donc chercher au-delà. Et nous avons vu que le rêve, ou la descente au fond de l’inconscient, représentent pour les roman
198utre manière encore, et plus précise, le [p. 211] rêve ou la via mystica sont des moyens de récupérer le monde perdu. Ce qu’
199espoir dans une existence d’outre-tombe 91 . » Le rêve ou la via mystica seront cette existence d’outre-tombe, vécue dès ici
200 ou « illuminations », pareils aux souvenirs d’un rêve qui s’efface. Cela dont ils voulaient parler, cet Indicible ou ce dis
201 pseudo ou pré-mystiques que furent les poètes du rêve : il se dévoue à quelque chose qui le dépasse, il se donne à une réal
202re ». Il faut donc la chercher ailleurs : dans un rêve de puissance et de libération, dans l’avenir, cet Ersatz de l’au-delà
203t son moi détesté en se perdant dans les fêtes du rêve, l’Allemand moyen oubliera ses misères et les humiliations de sa patr
204t des obligations, le culte des morts rétabli, le rêve d’expansion indéfinie, mais aussi le goût de la guerre (préfiguration
205nce de Bismarck, mais d’un peuple envoûté par son rêve ; d’un peuple qui renonçait à la raison, qui renonçait à se justifier
90 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
206e à de tels chocs. Car elle est vraiment comme un rêve, un rêve heureux où l’on circule avec aisance, gardant parfois l’arri
207ls chocs. Car elle est vraiment comme un rêve, un rêve heureux où l’on circule avec aisance, gardant parfois l’arrière-consc
208t goûte encore quelques instants les délices d’un rêve inachevé. Mais il sait bien que c’est fini. Brève dispense, le temps
91 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
209 de vos heures et vous découvrirez que tout homme rêve une bonne part de sa vie. Mais il arrive aussi que certains rêves, et
210part de sa vie. Mais il arrive aussi que certains rêves, et certains cauchemars, soient vécus ; j’ai connu cela, dans une gra
211vie s’exaspère ont-ils fait à la mort, dans leurs rêves, la part que nous fîmes à l’amour ? Urs Graf, Holbein, Hans Kluber, G
92 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
212rre… Interrogatoires en anglais. Comme dans les « rêves d’examen », où l’on se présente généralement tout nu et sans préparat
213solennel, unanime, c’est New York identique à son rêve. Premiers accords d’une symphonie dont on savait les thèmes par cœur
93 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
214ût. Cette fois-ci, le départ s’est passé comme en rêve. On déjeune tard dans les pays du Sud. C’était au-dessus de la ville,
94 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
215e de cette capitale du matin. 28 novembre 1941 Rêve de la liberté. — Au Cosmopolitan Club une dame me dit : — Si cet Hit
216re indicible… Ici remonte en moi le souvenir d’un rêve que j’eus en 1939, un peu avant de quitter Paris. (Je l’ai noté.) Je
217prise… Introduction à la vie hiératique… C’est un rêve de compensation, si l’on voit dans quel cadre nous sommes en train de
95 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
218exaltation totalitaire ? Pas une idée, ni même un rêve. Pas une violence de l’esprit, et pas une vision de grandeur. Même pa
96 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
219nes » — un monde meilleur, bien entendu. C’est un rêve de compensation. Car l’Histoire ne supplée jamais par une évolution f
97 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
220es embarras de trafic. Aux vitrines triomphait le rêve américain, le clinquant, l’irréel, le rose et le doré. Rêve d’enfance
221cain, le clinquant, l’irréel, le rose et le doré. Rêve d’enfance et d’innocence universelle, bercé de musiques nostalgiques.
98 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
222 Dans une ville ! Point d’autres sons… Si ! Je ne rêve pas : un coq qui crie, tout là-bas vers les Invalides. L’or pâle du d
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
223c’est l’unité des peuples de la planète, c’est le rêve d’un gouvernement planétaire, c’est la « pensée globale » comme disen
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
224, très [p. 110] bas, très doux, comme une voix du rêve, dans les intervalles effrayants de la cacophonie mondiale ? Je ne vo