1 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
1 son âme telle qu’elle est » (Rivière), ou encore refus de choisir, volonté de tout conserver en soi ? Ou bien une attitude e
2aire que dans celui de l’action. En littérature : refus de construire, de composer ; impuissance à inventer. Car inventer, c’
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
3 (Froid aux genoux, odeur de vieille fumée, et ce refus au sommeil qui meurtrit jusqu’à l’âme.)   Convulsions d’oriflammes s
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
4 nous (dangereuse tant que vous voudrez). Mais ce refus n’est pas seulement comme vous pensez, d’une ingratitude salutaire, c
5e vous pensez, d’une ingratitude salutaire, c’est refus de limiter le mal. Je vous vois envahi par des démons que vous préten
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
6nc la douleur ; ici, c’est l’absence d’amour, par refus de souffrir. Mais chez un être raffiné, la peur d’étreindre aboutit à
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
7 d’un Du Bos, n’est-elle pas précisément dans son refus de sacrifier jamais l’éthique à l’esthétique, et dans ce sens chez ta
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
8s des hommes lié à la conscience de leur vanité…, refus surtout. » Refus des « conditions » de la vie sociale, au profit d’un
9à la conscience de leur vanité…, refus surtout. » Refus des « conditions » de la vie sociale, au profit d’une volonté de puis
7 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
10dans l’actualisation, il peut tourner alors en un refus chronique. Et c’est en quoi le monde latin, monde de la spontanéité,
11par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensualité germanique est plus consci
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
12 une vue de l’esprit. Qui dit confort d’abord dit refus de tout style. Cette maison qui offre les [p. 176] commodités du plus
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
13iente de réduire l’homme à sa seule virtu. Donc : refus ou ignorance des catégories de la grâce et du péché ; un certain ascé
10 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
14 la philosophie régnante est caractérisée par son refus d’aborder les questions dites vulgaires, qui conduiraient à des concl
11 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
15 comme les ruses de la volupté, à ce jeu serré de refus, de tentations, d’oublis feints et de brusques retours. Il faut tout
12 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
16nations physiques et morales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait admettre que les deux termes
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
17 profonde de l’esprit dont procèdent à la fois le refus de la magie et le goût passionné de l’effort immédiat. Qu’un fait de
18même qui constitue l’Occident spirituel. C’est le refus de la magie qui fonde notre éthique, et ce dilemme est peut-être le p
19on silence intérieur. Période de repliement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne
20e » 12 . L’on découvre ici la source de l’étrange refus de Goethe, dès qu’il s’agit de faire état des causes premières, des f
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
21 n’ont su faire ni maîtres ni doctrines, unité de refus devant la consternante misère d’une époque où tout ce qu’un homme peu
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
22t clair que toute impartialité serait hypocrisie, refus. Qu’on trouve donc ici une prise de parti.   Nous sommes une générati
23révolution, ce n’est plus un état d’esprit, ni un refus des tâches d’homme. Henri Lefebvre l’a montré, je n’ajouterai rien à
24. Je vois clairement que leurs buts provoquent le refus, pour les mêmes raisons, aggravées 23 . Ils jouent sur une révolte de
16 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
25ouver dans cette sentence la justification de son refus de vivre. Mais il existe une sagesse qui semble bien n’être pas affec
26s négations, cette éthique et cette actualité, ce refus de toutes les synthèses et ce principe de synthèse qu’il contient. Ac
27 notre durée n’est sans doute que notre perpétuel refus de l’éternité. Dieu dit oui : l’homme comprend non, se découvrant sou
17 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
28 Contre ce désordre notre attitude est celle d’un refus total. Mais rompre avec ces apparences, ce n’est pas encore faire rév
18 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
29 d’aller jusqu’aux dernières conséquences de leur refus du transcendant. Le communisme seul a poussé jusqu’aux réalisations e
19 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
30ut dire. C’est une des leçons de la guerre. Notre refus est instinctif devant un avenir, un espoir, une action dont les buts
20 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
31orance de cet ordre est bien plutôt une espèce de refus… À chacun de s’examiner et d’éprouver son courage « personnel ». Il y
21 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
32nations physiques et morales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait admettre que les deux termes
22 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
33ient été jusqu’aux dernières conséquences de leur refus du transcendant. 35 Le communisme seul a poussé jusqu’aux réalisati
23 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
34 n’ont su faire ni maîtres ni doctrines, unité de refus devant la consternante misère d’une époque où tout ce qu’un homme peu
35e Marc, René Dupuis, Robert Aron. Ce concert de refus n’avait rien d’harmonieux. On pouvait cependant y distinguer deux thè
36révolution, ce n’est plus un état d’esprit, ni un refus des tâches d’homme. La révolution est une nécessité au sens le plus b
24 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
37e consistant à savoir se dépenser. Pauvre non par refus du monde, mais parce que le monde n’est jamais plus fort qu’une volon
25 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
38iginalité de ces groupes réside d’abord dans leur refus absolu de poser les questions par rapport à une droite et à une gauch
39et à une gauche également condamnées. Par ce seul refus, ils opèrent déjà ce que le vocabulaire de L’Ordre nouveau nomme un «
40d’abord ce qui les unit en principe : 1° Quelques refus massifs, refus du capitalisme créateur d’injustice sociale, de guerre
41les unit en principe : 1° Quelques refus massifs, refus du capitalisme créateur d’injustice sociale, de guerres, de chômage,
42e manifeste jusque dans le domaine de la pensée ; refus du nationalisme mystique, considéré comme une captation, au profit de
43e la finance, du sentiment patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distinction commode qu’elle suppose
44ens concret des responsabilités personnelles. Ces refus et ces affirmations définissent l’attitude spirituelle des jeunes gro
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
45 d’autre existence et pas d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exercer le pouvoir que je suis. Elle n’est
46 Seul, Kierkegaard sait nous la désigner, dans le refus de cette « catégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole
27 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
47en banal jusqu’au péché contre l’esprit, jusqu’au refus d’être sauvé, il y a toujours une révolte de l’homme contre sa condit
28 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
48échec de Bourget qui peut expliquer à lui seul un refus aussi opportun de la part de nos romanciers. La vérité, c’est que la
29 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
49 confusion désirée revient en dernière analyse au refus pur et simple d’agir et de créer, j’entends, de se poser comme auteur
30 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
50istingue du monde n’est pas autre que cet élan de refus ou de tendresse. En vérité, point de séparation réelle, jamais de vid
51conscient ne serait-elle pas, elle aussi, dans ce refus de croire à la réalité tout invisible de « l’homme nouveau » — réalit
31 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
52rne à la puissance infinie le goût du néant, — le refus de la vocation, — qui caractérisera le monde bourgeois aux yeux de l’
32 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
53mporte une injustice, c’est trop clair, mais tout refus de juger comporte une illusion, et souvent une lâcheté. (En termes di
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
54Il y aurait donc une différence profonde entre le refus de Pilate, chargé d’un pouvoir séculier, et le refus de l’intellectue
55us de Pilate, chargé d’un pouvoir séculier, et le refus de l’intellectuel, dégagé par nature de toute responsabilité temporel
56n fin de compte — à leurs yeux seuls — tous leurs refus de conclure 37 , c’est-à-dire de s’engager, où ils voient [p. 40] le
34 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
57et tel autre. C’est tout au contraire exprimer un refus pur et simple de comparer. C’est affirmer une préférence inconditionn
35 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
58t justement ce qu’il faut lui reprocher. C’est ce refus de prévoir jusqu’au bout les conséquences de son action, qui rend cet
59se. Rien de plus frappant que cette communauté de refus à gauche et à droite, parmi les troupes. Il est temps de donner à ce
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
60 déjà la crise est ouverte. Insuffisance de nos refus Si la culture nous pose un problème, c’est donc, et tout d’abord, qu’
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
61lement — en vertu d’un très sûr instinct — par un refus d’user de la mesure linguistique commune aux chancelleries et à l’Égl
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
62érente : des génies qui n’incarnent rien que leur refus individuel, des génies destructeurs de toute communauté, affirmateurs
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
63désespoir, et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lignes droites dans l’univers, et
40 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
64er au détriment de la gravité de penser. D’où les refus que cette critique ne manque pas de prononcer dès qu’elle flaire dans
65 le synonyme d’une certaine lâcheté, d’un certain refus d’être humain, voilà ce qu’il faut expliquer maintenant. L’appareil
66l’homme, c’est l’impartialité du clerc, c’est son refus modeste et scientifique de former l’homme. J’ai dit la condition d’un
67la même erreur sur l’homme et sa mission, le même refus intéressé de faire la loi vivante, qui ont assuré pendant cent ans l’
68Mais dans leur style, tout est prudence, tout est refus, et mes affirmations ou mes questions seraient, à les en croire, naïv
69gieux ? Et leur épistémologie, le témoignage d’un refus de connaître, c’est-à-dire de souffrir et d’aimer ? Est-ce que toute
70orte certaines adhésions, ou ne provoque certains refus dont les motifs seraient bien étrangers à la thèse que je soutiens. S
71fusent pesamment le monde — pour le faire. Car ce refus nous tient debout et rassemblés. Et c’est là notre vocation d’hommes
72permanente dans telle déficience morale, dans tel refus précis dont nous sommes responsables aujourd’hui ? L’implication éthi
73t les ordres concrets ne rencontrent même plus de refus, mais seulement un geste de doute, une allusion à l’infinie complexit
41 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
74tude finale. Il s’agit maintenant de dépasser ces refus — et c’est le meilleur moyen de les préciser — en affirmant directeme
75e la culture tient, comme je l’ai démontré, à son refus d’agir et de se risquer dans les conflits qui existent, ou que la pen
76re, ou d’une passion vulgaire ; ou enfin comme un refus de donner ses raisons, une espèce de mensonge insolent. Et il est vra
77 comme les ruses de la volupté, à ce jeu serré de refus de tentations, d’oublis feints et de brusques retours. Il faut tout c
78jours marqué aussi clairement qu’il le fallait le refus que je veux opposer à la tentation titanique, à l’ambition prométhéen
79e premier et irrattrapable de l’instant, c’est le refus de l’obéissance instantanée à l’Éternel. Nous avons lâché la rampe, e
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
80us qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le refus de l’ironie, la bonhomie sérieuse, l’absence de toute complaisance à
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
81 désespoir et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lignes droites dans l’univers, et
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
82ns une vraie sagesse, et de vraie sagesse dans le refus de toute sagesse qui calcule. Le riche ne vaut pas moins que le pauvr
45 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
83écision totale entre un oui et un non absolus, et refus de tout moyen terme ou médiation plus ou moins rationnelle entre les
84a Diatribe voulait l’embarrasser 69 . Ensuite, ce refus total, ou mieux cette négligence tranquille de toute espèce de consid
46 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
85écision totale entre un oui et un non absolus, et refus de tout moyen terme entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
86 ont en commun, nous trouverions d’abord quelques refus (ceux que nous formulions dès les débuts de cette revue : ni communis
48 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
87par suite économique, produite en Occident par le refus du concret et de l’acte, avec ce que tout acte comporte de risque dan
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
88n passant sur mille — moi par exemple — oppose un refus de principe à ces bruyantes sollicitations. Le spectacle des pauvres
50 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
89fuser le jeu du fort, et de le déconcerter par ce refus. Je lis dans un ouvrage anglais quelques phrases qui pourraient orien
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
90vre collectif 84 . Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrine de l’Amour, c’est-à-dire de l’Éros divini
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
91a passion, elle se distingue de la passion par un refus constant de subir ses rêves, par un besoin constant d’agir pour l’êtr
92dis que la fidélité de Tristan était un perpétuel refus, une volonté d’exclure et de nier la création dans sa diversité, d’em
93age. Car cette fidélité se fonde justement sur le refus initial et juré de « cultiver » les illusions de la passion, de leur
94 la fidélité, de la personne, du mariage, — et du refus de la passion. Elle suppose l’acceptation du différent, et donc de l’
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
95 Désormais, l’amour n’est plus fuite et perpétuel refus de l’acte. Il commence au-delà de la mort, mais il se retourne vers l
96 qui pourtant s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnation, précisément ! Je ne donnerai pour l’instant qu’un s
97 qui, de Marcion jusqu’à nos jours, traduit notre refus tout « naturel » d’admettre le scandale d’un Dieu-Homme. Les Cathares
98 grande révolution psychique du xiie siècle ! Le refus de comprendre l’un par l’autre et par un même mouvement de l’esprit l
99hérésie et l’amour-courtois, n’équivaut-il pas au refus de les comprendre isolément ? ⁂ Voyons les présomptions en faveur de
100vers la Dame, sont ici rapportées expressément au refus de l’amour physique. Au surplus, nous verrons plus tard les poèmes de
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
101eur doctrine de la « joie rayonnante » ; par leur refus des sacrements et du mariage ; par leur condamnation absolue de toute
102’approche point encor de son affection ; Point de refus pour moi, point d’heures inégales ; Accablé de faveurs à mon repos fa
103i est bel et bon. Mais nous n’oublions pas que ce refus de la contrainte fatale, cette liberté qui fait le prix du don, c’est
104sent se prêtent obscurément, sous le couvert d’un refus, aux passions qui tendent à sa perte.) En composant Tristan, Wagner a
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
105 qu’on pouvait faire des tragédies sans crime. Le refus de trouver belles les catastrophes, voilà qui peut définir l’âge clas
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
106re collectif 188 . Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrine de l’Amour, c’est-à-dire de l’Éros divini
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
107a passion, elle se distingue de la passion par un refus constant de subir ses rêves, par un besoin constant d’agir pour l’êtr
108dis que la fidélité de Tristan était un perpétuel refus, une volonté d’exclure et de nier la création dans sa diversité, d’em
109age. Car cette fidélité se fonde justement sur le refus initial et juré de « cultiver » les illusions de la passion, de leur
110e la fidélité, de la personne, du mariage — et du refus de la passion. Elle suppose l’acceptation du différent, et donc de l’
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
111 encore une fois, si l’on veut déduire d’un tel « refus » que l’Amour courtois était purement sensuel, la déduction vaudrait
59 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
112ier. Et en effet, à la faveur de cet oubli, de ce refus, le moi perd peu à peu de sa réalité : d’où le sentiment si fréquent
60 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
113bsurde que la passion, mais s’en distingue par un refus constant de subir ses rêves, par une constante prise sur le réel. Ell
61 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
114« sérieuse », elle se constitue proprement par le refus d’admettre quoi que ce soit de ce genre. Elle se condamne à l’enregis
115ment s’en réjouir ? Si l’on appelle catholique le refus conscient de renoncer à rien d’humain, sans distinction, je veux bien
62 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
116e ; pour l’individualiste anarchisant, ce sera le refus d’obéir à l’État ; dans tel pays, la [p. 79] liberté consiste à s’arm
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
117i des stratèges, ne suffiraient à justifier notre refus de payer, nous aussi, notre part dans la défense de l’Europe. Je ne d
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
118iste plutôt que de décréter sur table rase ; leur refus d’opposer pathétiquement la tradition et le progrès, tout cela prend
119trait. Je définirais même le fédéralisme comme un refus constant et instinctif de recourir aux solutions systématiques. (C’e
65 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
120e ; pour l’individualiste anarchisant, ce sera le refus d’obéir à l’État ; dans tel pays, la liberté consiste à s’armer jusqu
66 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
121onversion devient pour lui le problème négatif du refus de la fausse conversion, ou de la conversion trop « facile ». « Je ne
122vangile. » Mais n’y a-t-il pas, à l’origine de ce refus de toute église (tant reformée que catholique), un attachement à sa v
67 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
123s ; dans notre ignorance du prochain ; dans notre refus enfin de tout Absolu qui transcende [p. 90] et qui juge nos intérêts
68 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
124ans, dans notre ignorance du prochain, dans notre refus enfin de tout Absolu qui transcende et qui juge nos intérêts « vitaux
69 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
125évolution de l’esprit dont procèdent à la fois le refus de la magie et le goût passionné de l’effort immédiat. Ce qui ne cess
126 qui constitue notre Occident spirituel. C’est le refus de la « magie » 6 qui fonde notre éthique, et ce dilemme est peut-êt
127on silence intérieur. Période de repliement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne
128. 10  » L’on découvre ici la source de l’étrange refus de Goethe, dès qu’il s’agit de faire état des choses premières, des f
70 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
129veau. Et la simplicité ne résulte jamais que d’un refus de nous complaire dans nos données et dans nos virtualités rêvées. La
130u monde est durée, et c’est la forme du péché, du refus de l’instant éternel, — le temps, la succession et le désir 36 . C’es
131 pas d’autre existence et d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exercer le pouvoir que je suis. Elle n’est
132rkegaard sait nous la désigner : elle est dans le refus moderne de cette « catégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
133 péché, qui est bien moins la faute morale que le refus d’aimer Dieu en Christ. Si la foi survenait, Josef K. renoncerait aux
134aust. Au lieu d’y voir une modestie virile, et un refus de la speculatio maiestatis, ils y distinguent la tentation prométhée
72 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
135écision totale entre un oui et un non absolus, et refus de tout moyen terme ou médiation plus ou moins rationnelle entre les
136a Diatribe voulait l’embarrasser 63 . Ensuite, ce refus total, ou mieux cette négligence tranquille de toute espèce de consid
73 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
137» Mais n’y a-t-il pas chez Gide à l’origine de ce refus de la visibilité de toute église (tant réformée que romaine), un atta
74 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
138us qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le refus de l’ironie, la bonhommie sérieuse, l’absence de toute complaisance à
75 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
139n effet, à la faveur [p. 210] de cet oubli, de ce refus, le moi perd peu à peu de sa réalité ; d’où le sentiment si fréquent
76 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
140itanisme au prix d’une frustration de l’âme, d’un refus ricaneur du spirituel. Le mot de transcendance les rend malades, leur
77 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
141 sourdine mise à l’éloquence traditionnelle et le refus de se complaire dans le lyrisme de la catastrophe ; c’est pour tout d
78 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
142ris de la vie humaine en gros et en détail, de ce refus d’ouvrir leurs frontières, de l’esclavage où ils tiennent leur presse
79 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
143complit, notre temps, qui n’était pour nous qu’un refus de l’instant éternel. Et l’Histoire tout entière dans l’acte de ce ou
144s pensées et de ses gestes, de son savoir, de ses refus, de ses aveuglements, de sa tendresse. C’est ainsi que fut déclarée l
80 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
145e et m’épargna le soupçon de mauvaise foi que mon refus allait éveiller. Cette familiarité de n’importe qui avec tous les pro
81 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
146e qui peut se présenter. Restez cordial devant un refus : les seuls échecs irrémédiables sont ceux qu’on a l’air de subir en
147ris de la vie humaine en gros et en détail, de ce refus d’ouvrir leurs frontières, de l’esclavage où ils tiennent leur presse
82 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
148ituation dans laquelle elle se trouve, et que ses refus mêmes, s’ils n’étaient pas exploités sur le plan passionnel, définira
83 1947, Carrefour, articles (1945–1947). La France est assez grande pour n’être pas ingrate (26 novembre 1947)
149tions et de dédains, de demandes d’emprunts et de refus de rembourser, de recours à leurs capitaux et de dénonciations de leu
84 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
150r représentait exactement, et point par point, le refus et la destruction de tous ces éléments — l’anti-Europe. Qu’était-il e
151p. 26] dans son ensemble, se contente d’un double refus de la Russie et de l’Amérique, se résigne à la décadence, ou la déplo
152ide. C’est la volonté d’unifier qui provoque leur refus de s’unir, c’est elle qui excite en eux la volonté morbide de s’enfer
153e prise de conscience fut aussi celle du « double refus ». Il semblait que l’Europe ne pût se concevoir qu’en s’opposant à ce
154éra, et qu’ils tiennent la balance égale entre le refus du stalinisme et le refus de « l’américanisme », cette fausse fenêtre
155 balance égale entre le refus du stalinisme et le refus de « l’américanisme », cette fausse fenêtre pour la symétrie. Tel est
85 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
156 pourrait définir l’attitude fédéraliste comme un refus constant et instinctif de recourir aux solutions systématiques, aux p
157té nationale, qu’ils se cantonnent dans le double refus de l’Amérique et de la Russie, qu’ils y ajoutent un troisième refus,
158e et de la Russie, qu’ils y ajoutent un troisième refus, celui de l’Europe, jusqu’à ce qu’ils soient dûment colonisés ! » Per
159 tout régime démocratique. Un grand but commun Le refus sur deux fronts n’est pas une politique. Quand il est autre chose que
160e affirmation centrale, il n’est même pas un vrai refus : il ne peut mener qu’à accepter par force ce qu’on a combattu dans l
86 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
161l’homme et de sa destinée se [p. 111] fonde notre refus simultané de l’individualisme et du collectivisme, nous voyons se déf
162légation officielle. Et le fait est que malgré le refus des socialistes [p. 121] de donner ce que personne ne leur avait dema
163e l’on vit toutes les tendances s’accorder sur un refus commun. J’aurais souhaité un refus de justesse, non point cette déban
164ccorder sur un refus commun. J’aurais souhaité un refus de justesse, non point cette débandade vers la prudence, surtout de l
87 1948, Le Figaro, articles (1939–1953). Sagesse et folie de la Suisse (13 octobre 1948)
165doctrine), jalouse de ses diversités, unie par le refus de les uniformiser, libérale et disciplinée, traditionnelle et progre
88 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
166oisie, dans son ensemble, se contente d’un double refus de la Russie et de l’Amérique, se résigne à la décadence, ou la déplo
89 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
167 antérieures et supérieures à l’État ; un certain refus de l’uniformité, un certain sens du dialogue permanent, condition de
90 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
168ans la mesure où elle reste impuissante — d’où le refus d’un Parlement européen ; secundo : que les champions d’un régime féd
169plus dangereux de l’unité européenne », — d’où le refus de toute Autorité politique supranationale. Cet ami de l’unité siège
91 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
170ans la mesure où elle reste impuissante — d’où le refus d’un Parlement européen ; secundo : que les champions d’un régime féd
171plus dangereux de l’unité européenne », — d’où le refus de toute autorité politique super-nationale. Cet ami de l’unité siège
92 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
172 valeurs positives Nehru peut-il fonder le double refus qui paraît inspirer sa politique ? Au nom de quelle fidélité profonde
93 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
173protesté au double sens du mot, qui est à la fois refus et témoignage. Notre concert inaugural, dans une église, était dédié
94 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rapport moral présenté par M. Denis de Rougemont (novembre 1952)
174Parfois, nous découvrons que ces résistances, ces refus de coopérer, sont dus à des malentendus. Un bon service de public rel
95 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
175 de fait des plus grands. Dans le plan social, ce refus instinctif de toute hégémonie devait se traduire, dès les premiers te
176re avec l’Empire, c’était comme on l’a écrit « un refus de s’intégrer à un Empire désormais dénaturé », — un acte de fidélité
177e mesquin autant que de réaliste. Par exemple, le refus [p. 52] permanent de s’agrandir, qui caractérise la politique général
178iscité son rattachement à la Confédération, et ce refus semblait motivé beaucoup moins par une sagesse à longues vues que par
96 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
179x. Cependant, les cantons s’obstinaient dans leur refus de s’ouvrir les uns aux autres, et croyaient pouvoir se borner à conc
97 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
180aire. Chute immense, dont la cause directe fut le refus d’un sacrifice minime. Les Croisés, débarqués devant Constantinople,
98 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
181aire. Chute immense, dont la cause directe fut le refus d’un sacrifice minime. Les Croisés, débarqués devant Constantinople,
99 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
182igne pas une unité définissable, sinon celle d’un refus global d’entendre et d’essayer de comprendre tout ce qui fut composé
183ces. Si tant de négations et de ruptures, tant de refus de prendre la suite de quoi que ce soit, de ressembler à qui que ce s
184unité que confère aux œuvres des contemporains le refus où beaucoup les englobent, ne peut donc procéder que d’une méconnaiss
100 1955, Preuves, articles (1951–1968). De gauche à droite (mars 1955)
185leurs commandes off shore au lendemain du vote du refus de la CED… » (Esprit, p. 665.) Les gens du MRP, etc., avaient donc ra
186etc. (p. 668). Ou encore : « Ce geste libérateur (refus de la CED) a renforcé immédiatement les socialistes allemands » (p. 6