1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1ue nous sommes chrétiens. (Mais le christianisme, religion missionnaire, ne peut nous donner qu’une supériorité provisoire et qu
2ge », nous pourrons amener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
3’athéisme. Invraisemblablement ignorante de toute religion jusqu’à vingt ans, Denise s’abandonne à « la vie », laquelle — un peu
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
4 lesquelles s’opère l’expérience. On ne prouve la religion qu’aux convertis — qui n’ont plus besoin de preuves. Il reste qu’un l
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
5és, c’est qu’il se fait une très haute idée de la religion. Ainsi, de la littérature : votre mépris pour ses réalisations actuel
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
6 je crois à l’efficace de certaines utopies. (Les religions, la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Europe napoléon
6 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
7ue relativement à un rendement. Rien, pas même la religion. p. 638 bc. « Julien Benda : La Fin de l’Éternel (NRF) », Biblio
7 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
8 : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
9u seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la religion qui n’est qu’un refuge contre la vie. Elle nous amène à un point de j
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
10étuellement de la vérité religieuse. Il parle des religions avec une incroyable légèreté, — en littérateur qui cherche l’effet pi
11il de la Vie, haine de cette vie-ci, mépris de la religion et ferveur pour des « valeurs nouvelles » encore plus vagues d’ailleu
12s d’ailleurs que ce qu’ils peuvent imaginer de la religion. C’est une forme aiguë de ce que les Anglais appellent « sécularisme 
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
13sche pour leurs aînés. Il n’est pas sûr que les « religions » y gagnent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ».
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
14r la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous savions aussi que ce leader social, cet économiste et cet é
15rait tout de l’existence. Il accepterait aussi la religion avec le courage du suicide. Dans sa résolution, il se sentait graduel
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
16ont encore là, mais non plus les espérances de la religion, et l’âme, qui montait autrefois, est retombée sur la terre et l’anim
13 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
17aard, le premier homme qui s’avisa de défendre la religion mériterait-il d’être appelé Judas numéro deux. Car il ne s’agit pas d
14 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
18le paradoxe apparaît aux yeux de ceux pour qui la religion n’est qu’assurance, comme une dérision désespérée. Malentendus sans c
15 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
19 la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, [p. 135] et de ses voisins en particulier.
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
20llement renaissants, et que les adversaires de la religion eurent beau jeu d’exploiter, on le sait. Mais, comme l’établit fort j
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
21’est la politique, et dans un sens plus vaste, la religion, que cela regarde. M. Nizan demande inlassablement ce que les philoso
22tre concret. Seul l’Évangile, — je ne dis pas les religions, ni leurs morales, ni leurs prêtres, ni tout leur appareil d’assuranc
18 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
23e. 5° Il n’y a qu’un rapport de trahison entre la religion chrétienne et la religion de l’Écho de Paris. « Nous avons proposé un
24rt de trahison entre la religion chrétienne et la religion de l’Écho de Paris. « Nous avons proposé un maître à ce jeune homme,
19 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
25’histoire, de la politique, de la morale et de la religion. Des livres comme l’Essai sur la France, de E. R. Curtius, dont il fu
20 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
26 des calculs humains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien »,
21 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
27re : Témoignages spontanés de travailleurs sur la religion (recueillis par Jerome Davis) se fait l’écho de ces revendications an
22 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
28us ; l’athéisme conserve l’orgueil bourgeois, les religions conservent l’orgueil bigot ; « tout n’est que vanité et poursuite du
23 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
29ctif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On a l’air d’ironiser, mais lisez donc : vous serez pris,
24 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
30ur celui qui ne travaille pas. » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mi
31stiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accor
32ans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secr
33même les premières atteintes [p. 14] réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rachète les breve
25 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
34devra-t-on faire appel pour nous persuader que la religion de la matière introduit à la connaissance des cœurs ? 2° Raisons ph
26 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
35eur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait [p. 52] pas pu lui faire comprendre : le prochain, c’est celu
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
36, leurs goûts démocratiques, par-dessus tout leur religion, étaient autant de moyens hypocrites — ou peut-être sincères — de dup
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
37 des calculs humains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien »,
29 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
38onde, l’ultime et cruciale contradiction des deux religions, celle qui concerne le sens total de la vie terrestre. Je dis bien le
39 », comme l’écrivait récemment André Gide 38 . La religion n’a pas de sens humain : jamais les hommes n’arriveront à donner un s
30 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
40, mythologies, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’au
41sar est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratis
42tre, et même beaucoup plus rigoureusement, car la religion dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant to
43 la religion dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état
44n’entraînent pas cette conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en temps qu’Église vivante,
45 qu’il a su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, penda
46té spirituelle 68 . Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en une politique d’allure religieuse. Et cela d’
47d’allure religieuse. Et cela d’autant plus que la religion [p. 216] qu’il adopte est, comme dans le cas des fascismes et du comm
48e dans le cas des fascismes et du communisme, une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement
49une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement terrestres ne divergent plus du tout des buts
50 catégories que nous définissions en débutant. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type mêm
51 n’est pas de sang aryen, par exemple — car cette religion n’admet pas que « les choses vieilles sont passées » selon la parole
52s-tu ? mais elle demande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mor
53emande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion de
54igion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterr
55rre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterrées depuis des millénaires, jama
56ire représente l’ordre ? Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur
31 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
57r celui qui ne travaille pas ! » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mi
58stiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accor
59ans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secr
60rte lui-même les premières atteintes réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rachète les breve
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
61e cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais néga
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
62eur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire comprendre : le prochain, c’est celui qui ex
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
63uent le martyre des braves chrétiens, comme si la religion, de toute éternité, n’était pas au contraire la façon la plus sage de
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
64e romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus trop massives.
36 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
65des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtres, si ce savoir n’est pas pour moi, à tel moment, un ordre o
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
66prêchent l’exaltation de « l’âme humaine » par la religion, et qui définissent volontiers l’Église comme une [p. 66] force au se
38 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
67s quelques pages de la première partie intitulées Religion et christianisme. Je ne puis tout citer : je me bornerai donc aux pas
68acuité et la profondeur de l’intellect fait de la religion la chose la plus répugnante qui soit. Oui, je sais bien de quoi il s
69us superstitieux quand ils sont très excités. Les religions se consolident dans des périodes de grands troubles et d’insécurité.
70sion de l’au-delà. Parfaitement valable pour les religions, cette sentence est grossière, voire naïve, si Nietzsche entendait pa
71 le monde contemporain entièrement dominé par une religion de la vie, de « l’intensité » de la vie ? Ne voyons-nous pas cette my
72e la vie prise comme but de la vie, et même de la religion, s’introduire jusque dans les sermons, et s’y substituer au respect d
73« Vous dites que vous croyez à la nécessité de la religion ? Soyez sincères ! Vous croyez à la nécessité de la police ! » [p. 
74ignificatif que les fragments de Nietzsche sur la religion se terminent par cet aphorisme d’une éblouissante vérité. p. 250
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
75discussion. Lorsque l’État vient au secours d’une religion, c’est qu’elle est morte. Ou qu’elle n’en a plus pour longtemps. Lors
76s doit célébrer, et que l’on estime conforme à la religion de l’esprit. Mais ce que Descartes a voulu, c’est que l’esprit « clai
40 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
77il est un homme religieux. Il a raison ! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais
78a raison ! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais tout d’un coup, voilà qu’il ne
41 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
79e sur des mots, et ces mots ne traduisent que des religions vagues, nées de la peur, et comme telles meurtrières. Les faits, ce s
42 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
80s différentes, mais cependant unies dans une même religion de l’irresponsabilité. Voici d’une part les fonctionnaires. Ils ne pe
43 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
81se refuse énergiquement à se laisser imposer « la religion du roi » ; — la faction « étatiste », plus ou moins contrôlée par le
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
82t les principaux articles de foi des [p. 51] deux religions sont bien souvent les mêmes : elles honorent l’une et l’autre un seul
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
83ui nous occupent, qu’il s’agisse de politique, de religion ou de littérature, nous offrent l’image d’un jeu dont les différents
84tous les cœurs. L’homme d’aujourd’hui méprise les religions. Il sait ce qu’il faut penser des prêtres. On lui donnera donc autre
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
85prit, une certaine ambition humaine, une certaine religion fanatique ; et tout cela ne va pas sans doctrine. ⁂ Lorsqu’on critiqu
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
86s raisons, et nous jugeons en vérité au nom de la religion que nous suivons, plus ou moins consciemment d’ailleurs. Il importe a
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
87n oublie les fins dernières, le grand dessein, la religion qui la supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec e
88ir sur cette terre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein,
89ette ruine a laissé le champ libre à [p. 138] des religions toutes nouvelles : communisme, national-socialisme. Là où le cadre na
90e national existait depuis plusieurs siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse
91t à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les plans le grand di
92seul moyen de nous reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles gr
93us pouvons éprouver la puissance de ces nouvelles religions, nous pouvons nous mêler à leurs cérémonies, vibrer à l’unisson de le
94 jalousie, ni par nature mais du seul fait que sa religion n’est pas la nôtre. Étudions les doctrines provisoires ou les tactiqu
95ocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable 56 . [p. 140] Nos fins son
96hains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veul
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
97téchisé par leurs soins, entretient une touchante religion de la Science, si enfin l’on admet avec eux qu’ils représentent l’asp
98la pensée sans douleur par diplômes et titres, la religion [p. 192] sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès main
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
99es exemples : — on parle de la poésie comme d’une religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait
100 activités, non seulement dans la politique ou la religion, où cela va de soi, mais par exemple dans la poésie. Que la poésie ne
101des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtres, si ce savoir n’est pas pour moi, à tel moment, un ordre o
102ons pas à « corriger » de tels faits ou de telles religions. Mais ce que nous pouvons faire, et qui est utile, c’est de juger les
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
103 habituel ; mais les plus grands rapports avec la religion au sens égyptien, chaldéen, aztèque… Pour autant que l’on peut compar
104nds : Miterlebt) une des grandes cérémonies de la religion nouvelle. Par exemple un discours du Führer à son peuple. Je roulais
105t d’amour. Il ne s’agit pas de politique, mais de religion, mais de cérémonies monumentales et sacrales en l’honneur d’un Dieu n
106» ⁂ Chrétiens, retournez aux catacombes ! Votre « religion » est vaincue, vos cérémonies modestes, vos petites assemblées, vos c
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
107n oublie les fins dernières, le grand dessein, la religion qui la supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec e
108hommes, cette ruine a laissé le champ libre à des religions toutes nouvelles, communisme, national-socialisme. Mais là où le cadr
109 national existait depuis un ou deux siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse
110s de fièvre politique ou idéologique. Mais si ces religions nouvelles ne constituent pas un danger interne pour les vieilles nati
111t à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les plans le grand di
112seul moyen de nous reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles gr
113us pouvons éprouver la puissance de ces nouvelles religions, nous pouvons nous mêler à leurs cérémonies, vibrer à l’unisson de le
114alousie, mais par nature, par le seul fait que sa religion n’est pas la nôtre. Étudions les doctrines provisoires ou les tactiqu
115ocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable. Nos fins sont d’autres fi
116hains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veul
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
117ro de janvier de la NRF la phrase suivante : « La religion de l’esprit incarné est celle qui honore l’esprit en tant qu’il veut
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
118s églises établies, les évêques de la cour, et la religion bourgeoise qui veut prendre le christianisme « à bon marché » ; parce
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
119e cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais néga
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
120 norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque sous Richelieu
121les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se taisent bien vite, ou se remettent à raconter
122uite pour tous, sans distinction de fortune ou de religion ! Être laïque… » Ah ! surtout être laïque, ce n’est pas combattre les
123! surtout être laïque, ce n’est pas combattre les religions, comme le prétend le voisin, « car je les respecte toutes, les religi
124tend le voisin, « car je les respecte toutes, les religions, sauf quand elles viennent m’attaquer dans mon activité professionnel
125 s’excuse encore de ne pas s’y connaître assez en religion, mais assure qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues s
126er et à souligner : Seules les guerres de [p. 78] religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer au
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
127 au salaire, c’est évident, mais seulement à leur religion. En vérité, ce qui compte dans ce pays, c’est la religion — celle des
128. En vérité, ce qui compte dans ce pays, c’est la religion — celle des ancêtres, tout au moins ! — l’éducation et le métier. C’e
129un ou l’autre ; ou mieux, l’un contre l’autre. La religion la plus naïve, le fanatisme religieux le plus obtus s’opposent infini
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
130ou personne ? » Cet argument de Diderot contre la religion de son temps ne ferait pas moins de scandale aujourd’hui si l’on s’av
59 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
131umain purifié, « divinisé » par les efforts de la religion s’ajoutant à ceux de la raison), et d’un christianisme absolu, qu’on
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
132un ou l’autre ; ou mieux, l’un contre l’autre. La religion la plus naïve, le fanatisme religieux le plus obtus s’opposent infini
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
133ombattre les « idées de propriété, de famille, de religion, de patrie ». Les idées de qui ? Si ce sont celles que les bourgeois
134mble. Mais avec cela nous n’aurons pas liquidé la religion et la patrie, nous n’aurons liquidé que leur « ignoble » exploitation
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
135 de l’action, vénèrent la force, et pratiquent la religion de la lutte et de la vie dangereuse : en conclusion, M. Benda fit obs
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
136rope, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait
64 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
137 norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque sous Richelieu
138les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se taisent bien vite, ou se remettent à raconter
65 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
139e soit détruite, l’autorité des parents sapée, la religion dénaturée, éliminée de l’éducation, persécutée par mille moyens sourn
140les bourgeois en n’attaquant pas tout de suite la religion… » Tout d’un coup il se lève de son tabouret et avec un grand geste,
141 social.   Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseux des hommes ; Mussoli
142ont les plus paresseux des hommes ; Mussolini une religion de l’Empire, et c’est à peine si les Italiens avaient jamais été une
143aliens avaient jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent péniblement, avec un pédanti
144antisme pathétique… N’allons pas faire, nous, une religion de la Liberté ! Ce serait le signe que nous en perdons le goût et l’u
145er, lorsqu’il se donne pour le protecteur de la « religion » contre les sans-dieu bolcheviks. 15 janvier 1936 Conversation av
146e à dépouiller enfin tout l’élément humain de nos religions. Il fallait cette épreuve du feu pour les chrétiens embourgeoisés.
147éroule, la grande [p. 49] cérémonie sacrale d’une religion dont je ne suis pas, et qui m’écrase et me repousse avec bien plus de
148 : « Chrétiens, retournez aux catacombes ! Votre “religion” est vaincue, vos cérémonies modestes, vos petites assemblées, vos ch
149r un tyran, ou sur un roi, mais les fondateurs de religion sont réservés à d’autres catastrophes. Je sais qu’il y a des fous, de
150ans l’un et l’autre cas, l’on est totalitaire. La religion doit y passer, comme le reste, et peut-être avant tout. Ici et là, mê
151 vieillies » et « divisées ». Il faut créer « une religion d’hommes sans Dieu », disait Naigeon ; « une foi concrète et patrioti
152éductible et de « proprement germanique » dans la religion nationale-socialiste. Je dis ceci pour les Français qui croient conna
153 et de notre lucidité. Que sert de critiquer la « religion » des autres ? Il vaut mieux croire d’une foi plus vraie, et le prouv
154endre au sérieux. La foi seule nous délivrera des religions nées de la peur des hommes. p. 11 1. « Propagande de haine » :
66 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
155idèles du culte allemand. Il ne s’agit ici que de religion. Ce n’est pas pour défendre le capitalisme que les mineurs de la Sarr
156 Mais c’est l’attraction passionnée qu’exerce une religion naissante, si basse qu’elle soit, sur les masses décomposées par des
157où tous les liens originels sont dissous ; où les religions n’apparaissent plus au peuple et aux élites que sous l’aspect de surv
158s peuples vers un principe d’union, donc vers une religion, que les dictateurs ont su répondre. Tout le reste est littérature, b
159u’elle prend par rapport au mouvement total, à la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective
160 la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance ? [p. 73] Devant cette volonté r
161 fait, l’Église chrétienne ; c’est-à-dire qu’à la religion de la Nation et de la Race ne s’oppose plus que la foi proprement dit
67 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
162la nouvelle conception du monde, et une guerre de religion lui serait fatale. » Finalement le chef des étudiants du Reich arrive
68 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
163 religieux de notre Histoire. Le fascisme est une religion, le communisme une antireligion. Croix gammée, faisceaux de licteur,
164 partis sont, dans le fait, au service de grandes religions adversaires de la foi chrétienne : Prolétariat, Empire, Race, Droits
165 est religieuse. Et la foi seule peut vaincre une religion païenne. p. 1 a. « Le temps des fanatiques », La Vie protestante
69 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
166ciété en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une mo
70 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
167le du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour d
168nhumain ». Leur revendication fondamentale : leur religion de la vie, s’y oppose diamétralement. Ils considèrent la fidélité com
169illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui d
170re l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secr
171cercle s’ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est
172lus profondément lié au fait de vivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut d
173le de l’Éros et de l’Agapè, c’est-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de se
174 les moins christianisées, précisément, là où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l
175 Dieu » 102 . Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plus exactement, il est né de la complicité de cette rel
176s exactement, il est né de la complicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en r
177nie, ce sera pour avoir trop longtemps cultivé la religion antichrétienne de la passion. ⁂ Faut-il conclure que la passion serai
71 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
178ment diplomatique n’eût pas compté à ses yeux. La religion dont il était le fondateur voulait le sacrifice sanglant (ou son symb
179s classiques la réalité pressentie de la nouvelle religion totalitaire. D’ailleurs, les réactions des masses ne tardèrent pas à
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
180’elles « chantent » en prose et en vers ce que la religion tient pour un crime, et la loi pour une contravention, soit au contra
181« ordres » de chevalerie furent souvent appelés « religions ». Chastellain, chroniqueur de la Bourgogne, nomme ainsi l’ordre de l
182, les poussées de l’instinct destructeur : car la religion, en l’attaquant, l’exaspérait. Les chroniqueurs, les sermons et les s
183ntisme en nous ; il est le grand mystère de cette religion dont les poètes du siècle passé se firent les prêtres et les inspirés
184me, nous l’avons vu page 21, le conflit de deux « religions » — l’on s’aperçoit que bien des épisodes s’éclairent, et qu’en tout
185isemblable, que le Roman illustre un conflit de « religions », nous avons pu préciser et cerner les principales difficultés de l’
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
186e souligner ce fait du dualisme fondamental de la religion des druides. Car c’est ici que se révèle la convergence des mythes ir
187thes iraniens, gnostiques, et hindouistes avec la religion fondamentale de l’Europe. De l’Inde aux rives de l’Atlantique, nous r
188a de l’Inde à la Bretagne, nous constatons qu’une religion s’y est répandue, d’une manière à vrai dire souterraine, dès le iiie
189mes que l’on éprouve de nos jours à définir cette religion ne sont pas sans nous renseigner sur sa nature profonde et sa portée
190ation est la négation radicale de toute espèce de religion. Il est le suprême scandale, non seulement pour notre raison qui n’ad
191rtout pour l’esprit religieux naturel. Toutes les religions connues tendent à sublimer l’homme, et aboutissent à condamner sa vie
192nverse. (Mais je ne fais pas ici une histoire des religions.) ⁂ Maintenant, rappelons-nous qu’Éros veut l’union, c’est-à-dire la
193ait pas tarder à matérialiser les préceptes d’une religion qui pourtant s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnati
194 et qui consiste à garder le signe matériel d’une religion dont on trahit l’esprit. Platon liait l’Amour à la Beauté. Mais la Be
195ésie puissante se répandait. L’on a pu dire de la religion cathare qu’elle représenta pour l’Église un péril aussi grave que cel
196ines de Mani ou Manès, plonge des racines dans la religion dualiste de l’Iran. Quelle était la doctrine des cathares ? On a répé
197d’une manière plus générale du dualisme, dans les religions les plus diverses comme dans la réflexion de millions d’individus fut
198t : comme ce fut le cas pour tant de sectes et de religions orientales — jaïnisme, bouddhisme, essénisme, gnosticisme chrétien —
199les surmonter. On a dit et on me dira : 1° que la religion des Cathares nous est encore mal connue et qu’il est donc au moins pr
200oubadours n’ont jamais dit qu’ils suivaient cette religion, ou que c’était d’elle qu’ils parlaient ; 3° qu’au contraire l’amour
201rs. Je répondrai dans l’ordre à ces critiques. 1. Religion mal connue Si elle n’était pas connue du tout, le problème du lyrisme
202tions semblables furent portées contre toutes les religions nouvelles, sans excepter le christianisme primitif. Et il est juste d
203é-Renaissance individualiste ; à l’invasion d’une religion dualiste ; enfin, à cette montée puissante du culte de l’Amour, dont
204ui devaient s’y nouer, qu’apparaît la cortezia, « religion » littéraire de l’Amour chaste, de la femme idéalisée, avec sa « piét
205ondaine dans toute l’Europe. Or nous voyons cette religion de l’amour ennoblissant célébrée par les mêmes hommes qui persistent
206te de nature normale, à laquelle la culture et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette illusion touch
207vilisés dans une confusion proprement insensée de religions jamais tout à fait mortes, et rarement tout à fait comprises et prati
208Celtes gaéliques et bretons. Nous avons vu que la religion druidique, d’où sont issues les traditions des bardes et filids, ense
209’est un miracle qu’elle contienne des éléments de religion brittonique : elle s’est formée dans un pays chrétien, romanisé, puis
210 reviviscence de la Grande Mère des plus vieilles religions de l’humanité. Mais sitôt absorbé, le philtre de la passion place ses
211l’aboutissement de toutes nos pérégrinations. Les religions antiques, certaines mystiques du Proche-Orient, l’hérésie qui les fit
212ent au xiie siècle, date de son apparition, une religion dans toute la force de ce terme, et spécialement une hérésie chrétien
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
213ns tiré du fonds religieux des Celtes, donc d’une religion déjà morte, de même notre littérature et nos passions utilisent par a
214mène : [p. 169] « l’abus » du langage amoureux en religion doit être rattaché, historiquement, au courant le plus orthodoxe. J’e
215is peu à peu, cette rhétorique se détachant de la religion qui l’a créée, passe dans les mœurs, et devient langage commun. Maint
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
216ssé de recourir à l’expression littéraire de leur religion. Le catharisme se cachera désormais dans les couches profondes et mue
217aît de nos jours ? Alors que les mystiques et les religions prennent au contraire une grande vigueur dans les réfutations et rail
218r l’amour : ceux-là finissent presque toujours en religion. Mais notons-le : dans une religion de retraite — dernière injure peu
219e toujours en religion. Mais notons-le : dans une religion de retraite — dernière injure peut-être au jour intolérable… 12. Éc
220 Pétrarque à la fin de sa vie, n’est dupe de la « religion » d’amour. Qu’on relise la grande lettre de Julie mariée (IIIe partie
221s qui sont une sorte de profession de foi de la « religion nouvelle » rêvée par Novalis et ses amis : Elle aussi, l’ère du Chri
222 la spéculation spirituelle : elle n’a point de « religion nouvelle », point de philosophes romantiques 158 , peu ou point de mé
223écialement de la littérature, puisque mystique et religion, pour lui, sont mortes. Mais il est obligé de constater que ce désir
224du drame. Mais le drame ne peut pas tout dire, la religion de la passion étant « essentiellement lyrique ». Dès lors la musique
225ement invertis par rapport à l’amour courtois. La religion des troubadours se prêtait aux complicités les plus sournoises avec l
226s à l’hérésie. En détruisant matériellement cette religion, l’Église romaine la condamnait à se propager sous la forme la plus a
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
227as. L’aristocratie, en dehors des préceptes de la religion, avait sa culture à elle, à savoir la courtoisie, et elle y puisait l
228] villes célèbres et de la majesté du Siège de la Religion. Les Sciences et les Arts fleurissaient dans son sein, elle possédait
229 siècle. Il ne s’agit plus d’intérêts, mais de « religions » antagonistes. Or les religions ne transigent point, à l’inverse des
230érêts, mais de « religions » antagonistes. Or les religions ne transigent point, à l’inverse des intérêts : elles préfèrent la mo
231t la mort héroïque. (De tous temps les guerres de religion ont été de beaucoup les plus violentes.) Ceci vaut pour les trois pre
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
232ciété en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une mo
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
233le du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour d
234inhumain ». Leur revendication fondamentale, leur religion de la Vie, s’y oppose diamétralement. Ils considèrent la fidélité com
235illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui d
236re l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secr
237cercle s’ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est
238lus profondément lié au fait de vivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut d
239le de l’Éros et de l’Agapè, c’est-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. [p. 342] La connaissance de ce conf
240 les moins christianisées, précisément, là où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l
241 Dieu » 206 . Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plus exactement, il est né de la complicité de cette rel
242s exactement, il est né de la complicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en r
243nie, ce sera pour avoir trop longtemps cultivé la religion para ou même antichrétienne de la passion. ⁂ Faut-il conclure que la
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
244e. Cette conception envahit même le domaine de la religion : la prouesse de l’archange saint Michel était « la première milicie
245estée principalement chez les peuples et dans les religions de l’Asie. L’Iran, l’Islam, l’Arabie et le Judaïsme ne sont pas cet O
246ançois, s’il fut influencé par l’atmosphère de la religion d’Amour, en transporta toute la passion dans l’Église et l’orthodoxie
80 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
247 [p. 704] Propos sur la religion, par Alain (avril 1939) ao Ces « propos » s’égrènent de 1908 à 1935
248emps. Elle se ramène, me semble-t-il, à ceci : la religion, c’est la pratique moyenne du catholicisme français. II s’agit moins
249éricalisme, car « devant le regard positif, toute religion finit par être vraie », et même « l’obligation de croire ne digère pa
250foi, au sens biblique, s’oppose expressément à la religion en général, avec ses rites et ses croyances dont Alain respecte la fo
251specte la forme et laïcise le contenu. « La vraie religion est le culte des morts », dit-il après Auguste Comte. Je le pense aus
252is, en tant que, vidé de la foi, il demeure une « religion » ? Qu’il poursuive donc son enquête, si toutefois il ne tient pas à
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
253, mythologies, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’aut
254sar est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratis
255tre, et même beaucoup plus rigoureusement, car la religion dont ils étaient les chefs était [p. 41] une religion de guerre, poss
256gion dont ils étaient les chefs était [p. 41] une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état
257n’entraînent pas cette conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en tant qu’Église vivante,
258s qu’il a su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, penda
259ité spirituelle 9 . Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en une politique d’allure religieuse. Et cela d’
260d’allure religieuse. Et cela d’autant plus que la religion qu’il adopte est, comme dans le cas des fascismes et du communisme, u
261e dans le cas des fascismes et du communisme, une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement
262une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement terrestres ne divergent plus du tout des buts
263 catégories que nous définissions en débutant. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type mêm
264 n’est pas de sang aryen, par exemple — car cette religion n’admet pas que « les choses vieilles sont passées » selon la parole
265s-tu ? mais elle demande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mor
266emande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion de
267igion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterr
268rre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterrées depuis [p. 46] des millénair
269ire représente l’ordre ? Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
270s, va remplacer la bienveillante Providence. « La religion est l’opium du peuple », disait Marx. Je lui réponds que la croyance
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
271ope, symbolisées par nos quatre langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
272e actuelle est une guerre de doctrines et même de religions. Des raisons spirituelles la dominent, et il s’agit de les prendre au
273 quelques traits : ils ont une conception de la « religion » plutôt déiste qu’évangélique ; ils prônent un moralisme plutôt bour
274Jeanne d’Arc. Bref, l’intérêt qu’ils portent à la religion paraît subordonné à celui qu’ils portent à l’État suisse. Or nous dev
275is, Alexandre Vinet. « Veuillez d’abord avoir une religion pour vous, et si vous n’en voulez pas pour vous, mais seulement pour
276nt vouloir. » Car « la société qui veut m’ôter ma religion m’effraie bien moins que celle qui veut en avoir une ». ⁂ Faut-il me
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
277Par la force des choses, l’union paisible de deux religions, de quatre langues, de 22 républiques, et de je ne sais combien de « 
278s et politiques soient en même temps celles de la religion des citoyens, de leur culture, de leur honneur, de leur amour… sinon
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
279rie (réalisme d’hier). Notre époque est celle des religions politiques, sociales, nationales. Le commerce, l’industrie, l’économi
87 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
280r ailleurs, à faire un « front commun » contre la religion totalitaire ? L’auteur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la
88 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
281uelques traits : elles ont une conception de la « religion » plutôt déiste qu’évangélique ; elles prônent un moralisme plutôt bo
282anne d’Arc. Bref, l’intérêt qu’elles portent à la religion paraît subordonné à celui qu’elles portent à la conservation de notre
283inet : « Veuillez d’abord, écrivait-il, avoir une religion pour vous, et si vous n’en voulez pas pour vous, mais seulement pour
284nt vouloir », car « la société qui veut m’ôter ma religion m’effraie bien moins que celle qui veut en avoir une. » C’est parce q
89 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
285 catholiques. Gide fut élevé dans un milieu où la religion paraissait se réduire à ces deux éléments que Calvin considère comme
90 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
286ionalisme avait amené le monde, en détruisant les religions et les mythes détenteurs du sens général. Le temps est venu de dépas
91 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
287le peuple vivait de cinéma comme il avait vécu de religion. — Si cela continue, se dit le Diable, les hommes s’apercevront que j
288r un tyran, ou sur un roi, mais les fondateurs de religion sont réservés à d’autres catastrophes. Certes, il y a des fous, des a
289torité spirituelle. Il se transforme alors en une religion politique, ou en une politique d’allure religieuse. Et cela d’autant
290’allure religieuse. Et cela d’autant mieux que la religion qu’il adopte ne connaît point de transcendance, et que ses buts purem
291s seules fins, et qu’il n’existe rien au-delà. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type mêm
292 n’est pas de sang aryen, par exemple — car cette religion n’admet pas que « les choses vieilles sont passées » selon la parole
293s-tu ? mais elle demande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mor
294emande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion de
295igion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterr
296rre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterrées depuis des millénaires, jama
297représente « l’Ordre » ? Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur
298ictoire. Gagnant tout, il n’a rien gagné. Car les religions de la terre sont religions de la mort. Vieille vérité théologique, qu
299’a rien gagné. Car les religions de la terre sont religions de la mort. Vieille vérité théologique, que les malheurs du temps ill
300endront alors les nouveaux prêtres. « Il faut une religion pour le peuple. » Entendons : pour qu’un peuple subsiste. Toute la so
301, Hitler l’aurait fait voir par le moyen de cette religion synthétique (comme le caoutchouc) que fut le national-socialisme. Je
302 Je ne parle pas ici du Christianisme, mais de la religion en général comme phénomène humain, cause et produit de toute communau
303e à croire que nous allons entrer dans une ère de religions aberrantes. Ou comme le dit une grande légende indienne, dans l’ère d
304ir faim. Dira-t-elle qu’il a tort d’avoir soif de religion ? de tromper cet instinct rendu furieux par des siècles de privations
305omme celle-ci nous avait privés des secours de la religion. Après avoir eu mal à droite, nous aurons mal à gauche — c’est la dia
306us dira : « Faisons au moins du christianisme une religion comme toutes les autres, un écran entre l’homme et Dieu, une fantasma
92 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
307tous-risques. Et qui dira qu’elle n’est pas notre religion, que nos religions elles-mêmes ne s’y rangent pas ? Qui peut soutenir
308ui dira qu’elle n’est pas notre religion, que nos religions elles-mêmes ne s’y rangent pas ? Qui peut soutenir qu’elle vise à aut
309ans, pour l’économie, la morale, le civisme et la religion. Le beau travail ! Le bel avenir ! Revenons au Diable. 36. La cinqu
93 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
310 idéaux et de nos vérités trop humaines, dans les religions que nous confabulons en dehors de la foi révélée. Le Diable nous empê
311aire de notre civilisation en temps de paix, — la religion de ceux qui n’en voulaient plus. Son empire s’est étendu sur les doma
312entimentalisme normal ce que la mystique est à la religion moyenne. Mais la passion comme la mystique sont de ces attitudes capi
313l, et l’on entre en passion comme on entrerait en religion, ou comme on s’engagerait dans une voie mystique. On renonce au monde
94 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
314roupe. Par là, elle s’oppose radicalement à toute religion totalitaire, fondée sur le sang, la race, la tradition, les morts. La
315sur le sang, la race, la tradition, les morts. La religion totalitaire n’admet pas que « les choses vieilles sont passées », sel
316 », mais elle demande « Quels sont tes morts ? ». Religion du sang, de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, re
317 ? ». Religion du sang, de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles mortes et enterré
318rre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles mortes et enterrées depuis des millénaires, jamai
319res, jamais « passées ». Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement et de toute sa nature la foi chrétienne, tournée ve
95 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
320 idéaux et de nos vérités trop humaines, dans les religions que nous confabulons en dehors de la foi révélée. Le Diable nous empê
96 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
321e précis contre les innombrables tentations d’une religion qui n’est pas Dieu ; et soudain, sur son lit de mort, cette phrase in
322’emporter avec soi sans le payer trop cher. » Une religion qui se rapporte au temps, et qui veut gagner dans ce temps n’est pas
323à cet instant. Celle de la vieille est innocence, religion naturelle et craintive. Elle appartient à la forme du monde, mais le
324îme entre l’imitation et l’acte, l’abîme entre la religion et la foi, — entre le temps et l’instant créateur — entre la forme et
325justement à la « vraisemblance » doctrinale d’une religion mise à la portée de « la masse », alors que la foi véritable est cell
326uent le martyre des braves chrétiens, comme si la religion, de toute éternité, n’était pas au contraire la façon la plus sage de
97 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
327s. Gide fut élevé dans un milieu calviniste où la religion paraissait se réduire à ces deux éléments que Calvin considère comme
98 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
328era toujours le même : c’est l’affrontement d’une religion de l’Inconscience collective et d’une foi qui veut témoigner par la P
99 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
329pendant les pestes noires, pendant les guerres de religion qui obscurcissaient l’image du monde chrétien. Quel pouvait être l’av
100 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
330 la modération de ses discours lors des débats de religion. Ce dernier trait achève de peindre le sérieux de ce fantastique. Mai