1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1t la statue d’Eberhard le Barbu. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit ». Évidemment : la vi
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2explosion. Le géant russe est un enfant : va-t-il rire, va-t-il pleurer ? m’embrasser ou me tuer ? Il sent autour de lui que
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3ouble que je me refusai pourtant à nommer peur de rire. Cette amertume au fond de tous les plaisirs, cette envie de rire qua
4tume au fond de tous les plaisirs, cette envie de rire quand il m’arrivait un ennui, cette incapacité à jouir de mes victoir
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5nçais sur la voie qu’elle m’ouvrait, avec tant de rires amis, vers tout ce que momentanément je choisissais de laisser — et d
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
6ont suivi, les imbéciles », ricane-t-il ; et sans rire : « À mort ceux qui paraphrasent ce que je dis ». Il y a chez Aragon
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
7édant et un brin vulgaire par endroits, mais pour rire), des difficultés, hésitations, paresses, rêves, réactions physiques,
7 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
8 qui s’effeuilla sur les dés, et partit d’un long rire. Elle me regardait et l’étranger aussi se mit à me regarder bizarreme
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
9ges fous. L’horaire dicte un adieu, La mode qu’on rie des pleurs, Lors je baise votre main Comme on signe d’un faux nom.
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
10xé ; vous disparaissiez au milieu d’un cortège de rires empressés. Une autre danse reprenait. Je sentis une invincible lassit
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11public fût de même essence que le nôtre. Les gens rient à l’enterrement au ralenti, à l’éclatement des têtes de poupées, à la
12 de poupées, à la conclusion. Ce n’est pas le bon rire de cinéma. Quand la danseuse paraît, ils n’attendent que le moment où
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13lus en eux. Ni même celui de souffrir. Le dernier rire d’Aragon, c’est l’éclat de sa joie brusque d’être seul sur un faux so
14enfin une solitude défendue de tous côtés par ses rires scandaleux, quelques « goujateries » affectées par mépris de l’honneu
15s haute de l’angoisse humaine, et vous aurez beau rire, pharisiens, et dire qu’elle est née dans un café de Paris. « Je n’at
16tends rien du monde, je n’attends rien de rien. » Riez-en donc, pantins officiels, et vous repus, et vous, dubitatives barbe
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
17vec un tact exquis, qui fut très remarqué. Le duc riait sous une table, complètement ivre, et Bettina lui disait à l’oreille 
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
18main était le premier jour du printemps. Les rues riaient. Le ciel descendait dans la ville, on marchait dans le bleu. Je sorti
14 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
19umière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de sa bouche dans les moments de pire découragement ; et beau
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
20r contre l’époque, et on le peut efficacement. 2° rira bien qui rira le dernier. [p. 11] B. Réponses du type : vous êtes un
21que, et on le peut efficacement. 2° rira bien qui rira le dernier. [p. 11] B. Réponses du type : vous êtes un rétrograde, u
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
22tion helvétique sont capables d’absorber sans fou rire les discours de tirs fédéraux. On a comparé le monde moderne à un vas
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
23 nous nous en irions bras dessus, bras dessous en riant de nous-mêmes et de tout le reste, nous amusant comme des fous ». Mai
18 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
24i parlent une langue totalement incompréhensible, rient et s’enivrent comme plus un Européen ne sait le faire, et dansent à t
19 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
25 Il naissait à son destin des rayons glissent et rient c’est la caresse des anges parmi les formes de l’ombre C’était l’au
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
26 c’est sa « révolte absolue », forcenée, jusqu’au rire dément, — ses injures de Caliban littérateur. Dans un chapitre excell
27ville de Rimbaud. (Ce n’est pas avec un Dieu pour rire que Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littérature que D
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28ses secouent leurs cheveux et tendent les bras en riant pour qu’on les relève. Elles : des Vénitiennes aux yeux de plaine, co
29 pantalon plissé, et cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper,
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
30cations troublantes. Cela donne à penser, prête à rire, mais je réserve pour demain les conclusions de philosophe, on m’entr
31dans mes déserts. [p. 59] (Elle est partie. — Des rires en cape de velours s’enfuient vers les jardins.) Qu’il y ait eu ce re
32ivres. Rosette Anday levant sa coupe de champagne rit et déchaîne des opéras. — « Comme [p. 61] elle est laide, mais une vo
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
33ses secouent leurs cheveux et tendent les bras en riant pour qu’on les relève. Elles : des Vénitiennes aux yeux de plaine, co
34 pantalon plissé, et cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper,
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
35t la statue d’Eberhard-en-Barbe. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit. » Évidemment : la vi
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
36 seconde, parle vite à sa compagne, rougit. Elles rient et s’en vont, et avant de disparaître au coin d’une maison jaune, se
37s Fritz est un blond géant de vingt-cinq ans, qui rit avec bonté et se distingue dans les concours de gymnastes. La domesti
38’œil. C’est une jolie fille [p. 136] potelée, qui rit, — et qui doit savoir se défendre à l’occasion, mais comme elles font
39nt des cloportes. Je bourre une pipe. Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser
40loportes. Je bourre une pipe. Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser au fil
26 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
41ertifier dans le fond de nos âmes un salut qui se rit des ultimes efforts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
42violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées, des solennelles banalités dont il gratifie
28 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
43vous le beau temps et la pluie ? Est-ce que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que
29 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
44e exprime, par son paradoxe, une espérance qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire
45ce qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire, nous en délivre. Elle espère contre to
46 c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire, nous en délivre. Elle espère contre tout espoir, parce qu’elle espèr
30 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
47 savent trop bien jouer le jeu commun. Le croyant rit un peu de ces adresses. Il s’amuse parfois à perdre quelques coups, p
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
48 par goût de la force et [p. 179] du risque. Elle rit bien. Elle n’a pas ce sérieux engourdi des gens qui font une carrière
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
49courir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
50ez-vous de ce chat, immense et subversif, dont le rire a le don d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori :
51ments, il s’amuse à renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement, la tête
52 renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement, la tête se recompose autou
53recompose autour de cette angoissante mimique. Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règ
54sse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les [p. 610] rangs des troupes d’ass
55s [p. 610] rangs des troupes d’assaut. Ah ! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains ! Il semb
56e infini ». Il faut risquer cette expression : le rire de la charité chrétienne. « Le christianisme a découvert une misère d
57 tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte inf
58iser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte infinie d’un seul danger nous ren
59monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit ! » 56 . [p. 612] C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce
60 rit ! » 56 . [p. 612] C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire
61ue paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule au dépens de l’extravagant.
62 Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule au dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul d
63oule au dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa p
64ante, et c’est ce qu’ils appellent l’amour. 57  » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dos
65de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit au milieu de la foule
34 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
66ent Toepffer dont on peut espérer qu’il les faire rire tous les deux ? Je ne songe pas tant aux traditionnelles farces de pè
67s viennent vous dire : tenez, voilà qui vous fera rire. En général on est plutôt déçu.) Pour comprendre l’humour de Pierre G
68ifeste que par ces « ratés » émouvants, dont nous rions faute de réflexe appris. L’humour du romantique jaillit des échecs du
69e vol-au-vent, inexplicablement. Tâchez de ne pas rire ; si vous réussissez, soyez tranquilles : vous ne pleurerez pas non p
35 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
70bien proche de la mystification. Il eut peut-être ri de se voir présenté tantôt comme anarchiste et pourfendeur de prêtres
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
71si « aidez-moi ! », à sa façon vulgaire, avec son rire insupportable, et fallait-il être bien fin pour le comprendre ? p.
37 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
72ui a donné un fils, à l’âge de 70 ans. Il n’a pas ri — comme Sarah, sa femme — de ce miracle. Et maintenant Dieu lui comma
38 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
73sins certains passages qui éveillaient tantôt des rires excessifs, tantôt de véhémentes protestations. Je ne vous rapporterai
74rir tout à fait. » Le dirai-je ? Ce dialogue, ces rires et ces affirmations si délibérément [p. 166] tragiques ne firent qu’a
75t, en toute sincérité, qu’elle soit possible ! Ne riez pas de leurs efforts pour remplacer cette unique expérience par d’aut
39 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
76nce et tout d’un coup les pousse par derrière, et rit. C’est un long enfant maigre au regard narquois et inquiet, et qui s’
40 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
77. de la Rocque a le courage de rappeler la vertu, rions à notre tour du reproche de fascisme dont on veut accabler tant de br
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
78 bonne volonté qui devraient empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan cons
42 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
79e quiconque l’étiquette, sinon la pâtée. Mais ils riraient, je crois, de ma pitié. On les décore comme devant, les chaires sont
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
80 bonne volonté qui devraient empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan cons
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
81nt la projection. Les jeunes gens étouffaient des rires, chatouillaient les filles. Devant moi une grosse luronne s’agitait s
82çoit, attrape la puce en pinçant la fille, et les rires redoublent. L’instituteur réclame le silence, et la projection commen
83nne aussi ce soir une séance de cinéma. On entend rire des enfants. J’ai rencontré le curé ce matin, suivi comme [p. 37] d’h
84 il y a eu un profond silence au lieu des [p. 93] rires que je craignais. (On peut donc gouverner sans être un monsieur en ha
85ecret tragique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de treilles à long manche, les jambes nues, nous co
45 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
86si « aidez-moi ! », à sa façon vulgaire, avec son rire insupportable, et fallait-il être bien fin pour le comprendre ? 1er
87élébrités locales, provoquant chaque fois de gros rires. L’homme du peuple — et je pense qu’il en va de même du bourgeois peu
88, camarades, malicieux et indulgents — leurs bons rires quand l’un ou l’autre dit une bêtise ou bafouille — et comme on a env
89esoin d’actions extraordinaires, surhumaines : se rire des dieux du monde est assez héroïque aux yeux du monde, pour qu’il s
90 ! Toute la grande presse en a parlé. Personne ne rit. Léon Bloy rugit dans sa tombe. 28 janvier 1935 Matinée d’hiver au
91ques et des retraites aux sexagénaires. Eh bien ! riez si vous voulez, je trouve cela touchant et profondément rassurant. Il
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
92vec une espèce d’éclat de rire. Ce n’était pas un rire de vraie gaîté ni de folie. C’était quelque chose d’à peine exagéré,
93sque voulu, à la fois insolite et trop connu — le rire conventionnel des films français, des petites actrices piquantes, de
94ique, l’inutilité de penser dans un monde où l’on rit comme cela. [p. 246] 28 juillet 1935 Le Prochain. — Dans la press
47 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
95jection. [p. 827] Les jeunes gens étouffaient des rires, chatouillaient les filles. Devant moi une grosse luronne s’agitait s
96çoit, attrape la puce en pinçant la fille, et les rires redoublent. L’instituteur réclame le silence, et la projection commen
97nne aussi ce soir une séance de cinéma. On entend rire des enfants. — J’ai rencontré le curé ce matin, suivi comme d’habitud
98 moujik, il y a eu un profond silence au lieu des rires que je craignais. (On peut donc gouverner sans être un monsieur en ha
48 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
99s Löwensköld 15 . Et, grâce à lui, nous pourrons rire de nouveau de cette « défense d’inventer » qui terrorise les romancie
49 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
100es comprendre quand ils se plaignent ou quand ils rient : tu ne verras, tu n’entendras et tu ne comprendras jamais qu’un appe
50 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
101l’idole et s’en moquaient. Nous aussi nous devons rire des idoles colossales qu’on nous vante. Quand je vois les trois dicta
51 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
102us révoltant de l’affaire, c’est que mon auteur a ri très fort de cet article et s’est lâchement refusé à prendre la défen
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
103 bien conquis, que, par Dieu et ma foi ! ses doux ris restent dans mon cœur ! ». Or nous savons que tous ces châteaux sont
104oy d’amour : Al-Hallaj se rendait au supplice en riant. Je lui dis : Maître qu’est cela ? Il répondit : Telle est la coquett
105homme que son mari, si ce n’est, ajoute-t-elle en riant, dans les bras du pauvre passeur qui vient de l’aider à franchir une
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
106. On peut noter encore ceci : Don Juan plaisante, rit très haut, provoque la mort lorsque le Commandeur lui tend la main, a
107là-dessus sa petite explication matérialiste.) Il rirait bien si je lui démontrais que ce n’est là que l’empreinte du mythe da
54 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
108èvres qui semble excuser le sérieux du regard. Il rit malicieusement quand je lui parle du petit scandale que risque de pro
55 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
109t ce que l’on désirait de toute sa fougue ; et se rire des suiveurs, des successeurs, de ces disciples enhardis par le triom
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
110iot, un goitreux, à corps grêle et à face énorme, riait d’un air stupide, le visage en plein soleil, et regardait au hasard d
57 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
111raître, ne laissant plus flotter dans l’air qu’un rire imperceptible aux gens pressés. Cependant, la Bible dénonce l’existen
58 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
112ion », — Schickelgruber habité par un trône… On a ri. On a cessé de rire. Et ce n’était pourtant qu’un petit envoyé… 19.
113ruber habité par un trône… On a ri. On a cessé de rire. Et ce n’était pourtant qu’un petit envoyé… 19. Le Directeur d’inco
59 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
114violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées, des solennelles banalités dont il gratifie
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
115courir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des
116lire cette inscription nue : « Le solitaire ». Le rire et la passion sévère, le ricanement puissant et le message d’amour me
117ez-vous de ce Chat, immense et subversif, dont le rire a le don d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori :
118oments il s’amuse à renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement la tête
119 renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement la tête se recompose autour
120recompose autour de cette angoissante mimique. Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règ
121sse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les rangs des troupes d’assaut. Ah !
122i dans les rangs des troupes d’assaut. Ah ! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains. Il sembl
123e infini ». Il faut risquer cette expression : le rire de la charité. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme
124 tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte inf
125iser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte infinie d’un seul danger nous ren
126nde les petits et les méprisés ; — et personne ne rit. 50 C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le
127 personne ne rit. 50 C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire
128ue paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule aux dépens de l’extravagant
129 Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule aux dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul
130ule aux dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa p
131’est ce qu’ils appellent l’amour 51 . » [p. 95] Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dos
132de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit, au milieu de la foul
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
133m de la crainte d’un Dieu inaccessible, et qui se rit de notre lucidité, sans parler de nos efforts tragi-comiques pour le
62 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
134ndant un bon quart d’heure, avec l’assentiment du rire de la foule. ⁂ Les créations géniales de Disney remontent à la périod
63 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
135présentant calamistré d’une marque d’auto. Et ces rires, ces éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une musique de rad
64 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
136n casque. Les hommes me regardent sans bouger, ne rient même pas. J’entends cette phrase grommelée : « On se demande ce qu’on
65 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
137 cas de résistance, le jeune Lord D. me disait en riant : « C’est comme dans Carmen : ‟Si tu ne m’aimes pas, je t’aime — Mais
66 1946, Journal des deux Mondes. 6. Intermède
138sassinats et tortures en moins. Les mêmes peuvent rire de l’armée suisse parce qu’elle n’eut pas l’occasion de se battre. Po
67 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
139is, ne point dépasser l’heure. Mais ces Latins ne rient ni ne sourient à ces petites plaisanteries d’orateur qui amusent si f
140 directions, à grands coups de baguette et grands rires. ⁂ Société. — Pour être plus espagnole d’origine que n’est anglo-sax
68 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
141« Voilà le diable ! » Ils se retournent à demi et rient. J’ai fui. Pas d’autre restaurant dans ce quartier. Je suis monté san
142ouché sur le ventre et relevant les jambes. Tonio rit comme un gosse : « Vous direz plus tard en montrant ce dessin : c’est
69 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
143e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
70 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
144n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme, et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immo
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
145nonder ou de brûler la terre entière. Personne ne rit. Personne non plus n’ose protester. Car ces essais seront faits « dan
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
146va-t-il se passer ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux
147ser ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux affaires coura
73 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
148e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
149n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immob
74 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
150 en décrivant la puissance d’Hitler, au lieu d’en rire et de répéter qu’il n’avait pas l’appui des masses prolétariennes. C’
75 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Demain la bombe, ou une chance d’en finir avec la terre (30 juin 1946)
151n des risques en est la fin du monde. Personne ne rit, ne ricane, ou ne hurle. Serait-ce qu’au fond de nous-mêmes, à l’insu
152tains le prévoient, je vous conseille de n’en pas rire, ou pas si vite : attendons le grand concert de la fin de juillet.
76 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
153e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
77 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
154n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme, et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immo
78 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
155nonder et de brûler la terre entière. Personne ne rit. Personne non plus n’ose protester bien sérieusement. Car ces essais
156va-t-il se passer ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux
157ser ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux affaires coura
79 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
158vous le beau temps et la pluie ? Est-ce que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que
80 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
159a carte postale La beauté physique Un peintre, riant, … et il disait en rajustant ses écailles oculaires de critique d’art
81 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
160umière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de sa bouche dans les moments de pire découragement ; et beau
82 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
161t ce que l’on désirait de toute sa fougue ; et se rire des suiveurs, des successeurs, de ces disciples enhardis par le triom
83 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
162t observer que s’il parvient à pleurer à force de rire, ce ne sera qu’un vol pur et simple, mais l’Alsacien proteste que s’i
163 pur et simple, mais l’Alsacien proteste que s’il rit, « c’est par pure plaisanterie, et non pas dans une intention plus sé
84 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
164e puis en disposer, feindre assez facilement d’en rire. Elle n’est pas plus forte que moi. Peut-être même n’est-elle qu’une
165nt. Quelques-uns cependant continuent de marcher, riant de joie aux paliers du matin, s’avançant vers Midi avec le naturel de
85 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
166ndant un bon quart d’heure, avec l’assentiment du rire de la foule. ⁂ Les créations géniales de Disney remontent à la périod
86 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
167ard, on ne se demande pas ce qu’on est devenu, on rit, on boit, on ne s’étonne de rien, tout glisse et passe, il y a tant d
87 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (décembre 1947)
168nverse. Je garde le droit de répondre, et même de rire. Et vous, lecteurs, vous gardez le droit de juger toute cette affaire
88 1947, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (5 décembre 1947)
169nverse. Je garde le droit de répondre, et même de rire. Et vous, lecteurs, vous gardez le droit de juger toute cette affaire
89 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
170’autre députés. Me voici partagé entre l’envie de rire de vos craintes dérisoires, de vos alinéas, et le sentiment très vif
90 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
171ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier. Si vous me dites que c’est prématuré, je vous sup
91 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
172’autre députés. Me voici partagé entre l’envie de rire de vos craintes dérisoires, de vos alinéas, et le sentiment très vif
92 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
173ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier ! Si vous me dites que c’est prématuré, je vous su
93 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
174ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier. Si vous me dites que c’est prématuré, je vous sup
94 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
175 Psychose de l’homme moderne Nous aurions tort de rire d’une pareille attitude. Elle a des motifs très profonds dans la psyc
95 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
176eur. Je me garde de répondre. Finalement, Gide en riant : « On va dire que c’est un complot de protestants ! » Le mot ne manq
96 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
177d, à se moquer de soi-même. Mais avant de pouvoir rire de soi-même, il s’agit d’exister comme une personne consciente, et de
97 1952, Journal de Genève, articles (1926–1982). Au pays du Patriarche (29-30 novembre 1952)
178e. Mais ce n’est pas ce petit corps maigre, et ce rire édenté de vieillard polisson qui le rendent présent parmi nous. Plutô
98 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
179de négociations. » Relisez ces deux phrases et ne riez pas. Leur juxtaposition est un simple accident. L’allusion au sens de
99 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
180 » Je ne pus qu’acquiescer, et je lui déclarai en riant que je comprenais maintenant la réponse qu’un fonctionnaire de la Gué
100 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
181nce, décrite comme la patrie du conservatisme — « rira bien qui bougera le dernier ! » serait sa devise — ce petit livre inc