1 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
1ste qu’il a voulu la vivre et qu’il l’a pu, étant roi. Il offre ainsi l’image d’un romantisme assez morose ; mais à grande
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
2 Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présen
3ens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tête. Donné à Bude. Le roi. » 10. Visite à Babits
4er au roi, vous perdrez la tête. Donné à Bude. Le roi. » 10. Visite à Babits Personne, à ma connaissance, ne se plaint de
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
5e bateau-mouche qui naguère emportait l’infortuné roi Charles. Non, non, plutôt emmener ce désir, comme un tendre souvenir
4 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
6nt les entr’actes, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes notes fêlées e
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
7ation fit quitter, selon Vauban, les vaisseaux du roi à neuf mille marins). Loti est un protestant français de la vieille s
6 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
8 Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présen
9ens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tête. Donné à Bude. Le roi. » x Visite à Babits
10er au roi, vous perdrez la tête. Donné à Bude. Le roi. » x Visite à Babits Personne, à ma connaissance, ne se plaint de
11e bateau mouche qui naguère emportait l’infortuné roi Charles. Non, non, plutôt emmener ce désir, comme un tendre souvenir
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
12ant les entractes, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes notes fêlées e
8 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
13[p. 136] unitaire, le mal fasciste, qui pousse le Roi Soleil à persécuter la Réforme, à révoquer l’édit de Nantes, à décapi
9 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
14on, comme Fénelon [p. 171] avait encouru celle du roi ? Qui donc oserait, comme cet évêque, s’adressant à Louis XIV, c’est-
10 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
15om du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne de Loui
16nsi les Jacobins se firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les r
11 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
17e rejoindrons jamais que Nicodème, ou Salomon, le roi savant, ou Pierre doutant, mais non pas Pierre croyant ; Abraham terg
12 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
18s chambres mi-parties, ou la délégation auprès du roi), exaspère les catholiques en même temps qu’il oblige les églises réf
19ésuites, la prétention toujours plus affichée des rois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fascist
20lus affichée des rois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fasciste, dirions-nous aujourd’hui –, l
21a destruction des Réformés (1660) et exhortant le roi à « terrasser d’un seul coup l’hydre monstrueuse de l’hérésie » (l’év
22ergiquement à se laisser imposer « la religion du roi » ; — la faction « étatiste », plus ou moins contrôlée par le parti u
23oirait qu’elle concerne quelque Führer, et non le roi : « Tout l’État est en lui, en lui est la puissance, en lui est la vo
24fs d’entre eux. Les intendants peuvent envoyer au Roi des rapports annonçant « qu’il n’y a plus de protestants en France ».
13 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
25 à « l’amour qu’ils ont toujours montré pour leur roi » 14 , la Chambre lui oppose dans une adresse fameuse « les sentiment
14 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
26le de Louis XIV, la raison d’État incarnée par le roi ; et nous voyons les Russes bâtir une mesure matérielle et les Allema
27le. L’Arche de l’Alliance, l’Église, le César, le Roi, le Dictateur, l’État : voilà des signes matériels de la mesure. Est-
15 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
28le dit des travailleurs : Jérémie exigeait que le roi payât les ouvriers. L’Ancien Testament nous montre que le système de
16 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
29ront plus tard les prêteurs et « financiers » des rois, du xvᵉ au xviiiᵉ siècle de notre ère. Les classes moyennes se voient
30dépenses de la cour et de l’armée. Les princes et rois deviennent ainsi les nouveaux centres de développement du capitalisme
31eur des producteurs (dont dépendent ses revenus). Rois et capitalistes font du prolétariat une armée industrielle soumise à
17 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
32illions d’hommes. On tire sur un tyran, ou sur un roi, mais les fondateurs de religion sont réservés à d’autres catastrophe
18 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
33e devienne soudain un personnage intéressant ? Le roi David en volant Bethsabé commet un crime et se rend méprisable. Mais
34vélation mythique. (Pas même la couronne s’il est roi.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la pass
19 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
35du brasseur, ou ce jeune fou qui aime la fille du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour
20 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
36e ère, les bardes celtes étaient honorés chez les rois. Tenez, lisez ceci : « La valeur du barde du palais, c’est-à-dire le
37s, on voit que si le barde adresse une requête au roi, il doit lui chanter un poème. S’il s’adresse à un noble, trois poème
38nt, plus précieuse que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, dit le poète, mais sans nobles, sans rois, peut-il y avoir de
39 roi. — Oui, dit le poète, mais sans nobles, sans rois, peut-il y avoir des vilains ? p. 2 z. « Le Poète et le Vilain »
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
40vie, et le ciel d’orage qui couvre la légende. Le roi Marc de Cornouailles, frère de Blanchefleur, prend l’orphelin à sa co
41 C’est le Prologue. Quelques années plus tard, le roi Marc décide d’épouser la femme dont un oiseau lui apporta un cheveu d
42son bain. Alors, il lui révèle la mission dont le roi Marc l’a chargé. Et Iseut lui fait grâce, car elle veut être reine. (
43Tristan reste lié par la mission qu’il a reçue du roi. Il conduit donc Iseut à Marc, malgré leur trahison. Brangien, substi
44r ruse, passera la première nuit nuptiale avec le roi, sauvant ainsi sa maîtresse du déshonneur, tout en expiant l’erreur f
45ise. Cependant des barons « félons » dénoncent au roi l’amour de Tristan et d’Iseut. Tristan est banni. Mais à la faveur d’
46 par ce qu’il prend pour un signe de chasteté, le roi les épargne. Sans les réveiller, il prend l’épée de Tristan et dépose
47, par l’entremise [p. 30] duquel Tristan offre au roi de lui rendre sa femme. Marc promet son pardon. Les amants se séparen
48ais été dans les bras d’aucun homme, hors ceux du roi son maître et du manant qui vient de l’aider à descendre de sa barque
49t à fort peu de choses : Tristan conduit Iseut au roi parce qu’il est lié par la fidélité du chevalier ; — les amants se sé
50r à tous ses adversaires et, particulièrement, au roi. Aucune force extérieure ne saurait donc l’empêcher d’enlever Iseut e
51ment-là ; enfin ils ne prévoient nullement que le roi pourrait les surprendre. Or on ne trouve [p. 32] ni un vers ni un mot
52u tout ce qui s’opposerait à son retour auprès du roi, donc auprès d’Iseut… D’autre part, n’est-il pas fort étrange que les
53 modèle de chevalerie ce Tristan qui a trompé son roi par les ruses les plus cyniques ; ou telle une vertueuse dame cette é
54. Or, dans Tristan, les barons dénoncent Iseut au roi Marc : ils devraient donc passer pour « féaux » et loyaux. Et si l’au
55isser l’institution sociale, d’humilier le mari — roi aux oreilles de cheval, toujours si facilement dupé — et de glorifier
56 avons marqué plus haut qu’étant plus fort que le roi et les barons, il pourrait, dans le plan féodal qu’il adopte, faire v
57in, il se souvient du monde. Il revoit la cour du roi Marc. Il regrette « le vair et le gris » et l’apparat de chevalerie,
58in l’ermite pour obtenir son pardon — et celui du roi Marc pour Iseut. Ici se place le court dialogue si dramatique entre l
59 : lorsque Tristan reçoit la réponse favorable du roi acceptant de reprendre Iseut : Dex ! dist Tristan, quel départie ! M
60nt bien qu’elle se trouve plus heureuse auprès du roi qu’auprès de son ami ; plus heureuse dans le malheur d’amour que dans
61e le trahit. C’est la « marque rouge » qui met le roi sur la trace de l’adultère. Quant à nous, elle nous met sur la trace
62u que cela le conduirait à enlever la reine à son roi. Et que le droit établi n’est soudain respecté, à ce moment, que parc
63pisode des épées échangées le fait voir. Quand le roi vient surprendre les amants, l’on se rappelle qu’il substitue son arm
64riages du Roman : celui d’Iseut la Blonde avec le roi, et celui d’Iseut aux blanches mains avec Tristan. Le premier de ces
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
65ume des missionnaires cheminant deux par deux) : Roi glorieux, lumière et clarté vraie Puissant Dieu, Seigneur, s’il vous
66’échecs, originaire de l’Inde. Au lieu des quatre rois qui dominaient le jeu [p. 123] primitif, on voit la Dame (ou Reine) p
67prendre le pas sur toutes les pièces, sauf sur le Roi, celui-ci se trouvant d’ailleurs réduit à sa moindre puissance d’acti
68scrit en pehlevi, par un médecin de Chosroès Ier, roi de Perse. De là, on peut suivre son progrès rapide vers l’Europe à tr
69uis VII, puis en l’an 1154, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre 78 . Elle emmenait [p. 137] avec elle ses troubadours. C
70’Adélaïde de Carcassonne et d’Alphonse le Chaste, roi d’Aragon. — Trencavel signifie : « qui tranche bellement », et Wolfra
71ès la mort de ses parents, fut élevé à la cour du roi Marc son oncle. Or il était fréquent, chez les plus anciens Celtes, q
72ient ainsi, en vertu du fosterage, le « fils » du roi. (Les psychanalystes ne manqueront pas de voir dans la liaison malheu
73ébuter par une promesse « en blanc » faite par le roi à quelque damoiselle qui lui demande un don, sans dire lequel. Il s’a
74ait qu’Iseut, soupçonnée de trahir sa fidélité au roi Marc, s’offre au jugement par un mouvement d’orgueil et de défi démes
7551] le mariage sans amour d’Iseut la Blonde et du roi Marc. L’un et l’autre se voient stigmatisés comme relevant de la néce
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
76t d’abord, il n’a pas su le reconnaître. Quand le roi Marc — l’autorité constituée — l’envoie chercher la princesse lointai
77 — l’hérésie rentrer au giron. Mais tandis que le roi s’approche avec son cortège de barons, les amants échangent l’anneau
78 la reine, ce sera sa vengeance contre le Dieu du roi, deux fois trompé. ⁂ Pour extérieures et formelles qu’elles soient, d
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
79gélique, trop fidèle, et lui-même. Il manque un « roi Marc » à ce jeu. C’est la situation des amants au terme des trois ans
80e — l’opinion est toujours avec Tristan contre le roi Marc, avec le séducteur contre le mari trompé ; elle n’est jamais ave
81 de Tristan à la mesure d’une société moderne. Le roi Marc est devenu le Cocu ; Tristan, le jeune premier, ou gigolo ; Iseu
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
82ui ont assigné pour y dormir cette nuit-là. Or le roi « comme celuy qui gardoit le plus les cérémonies d’honneur très loabl
83te pour la paix universelle basée sur l’union des rois, la conquête de Jérusalem et l’expulsion des Turcs. Idées chimériques
84a fille Marguerite devenue reine d’Angleterre, le roi René apparaît en noir, sur un cheval noir caparaçonné de noir, avec u
85« Les gens d’armes étaient presque tous sujets du Roi et gentilshommes » ce qui les empêchait de « changer de maître par am
86guerre, la violence, après le meurtre du [p. 284] Roi — action sacrée et rituelle dans les sociétés primitives — redevient
87866, 1870. Ce sera la thèse au nom de laquelle le roi de Prusse devenu empereur d’Allemagne, revendiquera les provinces all
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
88e devienne soudain un personnage intéressant ? Le roi David en volant Bethsabée commet un crime et se rend méprisable. Mais
89vélation mythique. (Pas même la couronne s’il est roi.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la pass
27 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
90du brasseur, ou ce jeune fou qui aime la fille du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour
28 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
91à condition qu’il cesse d’être [p. 356] vassal du roi. Il épouse Berthe, tandis qu’Elissent devient reine. Au jour où les d
92ainsi que Berthe sa femme, et la reine. Femme de roi, dit-il, que pensez-vous de l’échange que j’ai fait de vous ? Je sais
29 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
93om du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne de Loui
94nsi les Jacobins se firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les r
30 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
95e grandiose dans un Enfer dont encore il reste le Roi. En l’an 547, le Concile de Constantinople le déclare éternel. Pendan
31 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
96illions d’hommes. On tire sur un tyran, ou sur un roi, mais les fondateurs de religion sont réservés à d’autres catastrophe
32 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
97nglican d’Albany. Je connais bien son petit-fils. Roi du pays et chef de tribu politique, il possède la plupart des maisons
33 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
98ent de l’assemblée des mots qui font la cour : le Roi s’approche. Toute éloquence est amoureuse, excitée par l’amour qui la
34 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
99devant la cour d’Irlande est reçu par la fille du roi selon l’usage et l’étiquette. Siegfried et Brunehilde qui s’avancent
35 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
100 rang et selon ses astres. Ainsi les héros et les rois sont les auteurs de leur éclat. Ils donnent et ne demandent rien. Et
36 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
101gordien renoué Un oracle avait annoncé que serait roi celui qui, debout sur son char, pénétrerait au grand galop dans le te
102 et les prêtres s’écrient en chœur : C’est lui le Roi ! Voici le Roi que nous attendions ! [p. 94] Devenu roi par hasard e
103 s’écrient en chœur : C’est lui le Roi ! Voici le Roi que nous attendions ! [p. 94] Devenu roi par hasard et grâce d’innoc
104oici le Roi que nous attendions ! [p. 94] Devenu roi par hasard et grâce d’innocence, Gordius voulut le rester par astucie
37 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
105 d’Amérique. Le président a plus de pouvoir qu’un roi, dit-on. Mais ce n’est pas beaucoup dire, de nos jours. Il choisit se
106 qui ne respecte que la quantité ; le dollar sera roi, etc. Toutes ces méfiances sont sans fondements, toutes ces accusatio
38 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
107 foyer, les parents jouent à peu près le rôle des rois dans les États démocratiques. Pratiquement, ils ont démissionné. Souv
39 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
108 Lombardie, prirent Milan et battirent l’armée du roi de France. Ils passèrent le Rhin, envahirent la Souabe et battirent l
109, bientôt suivis par les envoyés des princes, des rois, du pape lui-même, car son conseil est devenu si puissant parmi les S
110 foudroyantes. À la bataille de Novare (1509), le roi François Ier fut complètement battu. Mais à Marignan, en 1515, les Su
111massacrer sur les marches du palais du Louvre, le roi leur ayant interdit de tirer sur la foule. On trouvait des troupes de
112n trouvait des troupes des cantons au service des rois de France, de Prusse, d’Angleterre et d’Espagne, des États généraux d
40 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
113 la forme d’un spectre. Assassiné, dit-il, par le roi actuel, qui n’est donc qu’un usurpateur, le père ordonne au fils de l
114rte, aux yeux de Kierkegaard, le même rôle que le roi Claudius aux yeux d’Hamlet. Seulement, tandis que le roi Claudius ava
115udius aux yeux d’Hamlet. Seulement, tandis que le roi Claudius avait séduit la reine, c’est de l’Église qu’abuse la doctrin
116 moyen par lequel je surprendrai la conscience du roi. » Tous les deux choisissent donc des moyens indirects — Hamlet des c
117t. Blessé, Hamlet ne peut plus hésiter. Il tue le roi. Quel fut, chez Kierkegaard, l’équivalent de ce sommet du drame, ou d
118e qu’il doit faire : tuer l’usurpateur, venger le roi assassiné. Son but est donc sans équivoque, son rôle clairement tracé
41 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
119Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre qu’à Dieu seul — mais il n’
42 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
120pporter la subvention spéciale qui eût permis aux Rois Catholiques de lancer la dernière Croisade, mais nous avons le dollar
43 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
121, de l’amour et de la grâce de Dieu. Le fils d’un roi de ce monde quitte son palais princier pour aller dans la solitude la
122ement de la campagne contre les Grecs, demande au roi cette faveur : exempter de la guerre un de ses cinq fils. Sur quoi Xe
44 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
123ner un diable trop puissant, la querelle entre un roi et des dieux, la rivalité de deux castes, etc. Buddha fut la neuvième
45 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
124s droits, cet individualiste mérite mieux que les Rois la réaction romaine que sera le jacobinisme. Il s’imagine qu’il veut
125 totale, tandis que la responsabilité maxima d’un roi idéalement consciencieux (ou de tout homme qui serait entièrement abs
46 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
126Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre qu’à Dieu seul — mais il n’
47 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
127parer le Dauphin, son élève, à sa future tâche de roi. Cette Histoire pourvoyeuse d’exemples et de leçons n’a d’autre autor
48 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
128es militaires et commerciales entreprises par les rois d’Europe « au nom du Christ »… Tous ces motifs éclairent diversement
129e que Colon offrait aux princes d’Europe ; et les Rois catholiques de Castille-Aragon furent enfin convaincus par son délire
130e de la condition de berger Il a élevé au rang de Roi de Judée ? Tourne ton visage vers Lui et connais enfin ton erreur : S
49 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
131de Haïti, mais se voit fortement combattu par les Rois catholiques et par les grands théologiens de l’époque. En 1537 enfin,
50 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
132e pat, « coup où l’un des joueurs n’ayant que son roi qu’il puisse jouer, et ne l’ayant pas en échec, ne peut le jouer sans
133 s’il n’y avait plus sur l’échiquier que les deux rois, dès lors invulnérables l’un à l’autre. Mais en fait il y a d’autres
134ent. On peut encore les manœuvrer sans bouger ces rois impossibles, paralysés par leur puissance. Et voilà Suez et Budapest.
135imaginer les règles d’une partie d’échecs à trois rois. C’est à quoi nous contraint le problème d’une neutralité de l’Europe
51 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
136menés aux problèmes d’une partie d’échecs à trois rois. Il s’agit maintenant d’en prévoir les principales combinaisons et ou
52 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
137rd’hui, — bref, qu’elle soit devenue le Troisième Roi sur l’échiquier du monde occidental. Chemin faisant, j’ai signalé que
138ndaires, dans la partie jouée par les deux autres Rois. Quelques coups à prévoir Supposons l’union faite et la neutralité n
139alité de l’Europe, on décide que chacun des Trois Rois garantit la neutralité des deux autres et se range automatiquement au
140voie à l’éventualité prévue sous 3). 6. Les Trois Rois de l’Occident restant « cloués », le jeu ne s’en poursuit pas moins e
141dent ; mais il en va de même pour les deux autres Rois. D’autre part, les entreprises anti-européennes au Moyen-Orient ou en
53 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
142l’ouverture du « Guillaume Tell » de Rossini. Les rois déchus s’attablent chez « Quadri », et les régimes de tous les temps
54 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
143parer le Dauphin, son élève, à sa future tâche de roi. Cette Histoire pourvoyeuse d’exemples et de leçons n’a d’autre autor
55 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
144re des Républiques françaises : la mise à mort du Roi, ce symbole du Pouvoir. Acte sacrificiel et bouleversant, dont les pa
145puisé, s’abandonne au médecin paternel — image du Roi dans l’inconscient — qui l’envoie d’un ton ferme et gentil se détendr
56 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
146 les surhommes. » Si donc les Français veulent un roi, c’est qu’ils cèdent au mirage du « Grand Un », à l’attrait du « Gent
57 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
147 un tiers qui fait obstacle à leur étreinte, — un Roi Marc qui sépare Tristan d’Iseut — l’obstacle étant généralement socia
148 Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Marc, qui est la Morale commune, la Société ou le Régime — ces trois
149, dont il semble être le Tristan ? Et quel est le Roi Marc qui l’en sépare ? Je me mis à lire plus avant. Une jeune fille,
58 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
150 un tiers qui fait obstacle à leur étreinte, — un Roi Marc qui sépare Tristan d’Iseut — l’obstacle étant généralement socia
151 Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Marc qui est la Morale commune, la Société ou le Régime — ces trois r
152, dont il semble être le Tristan ? Et quel est le Roi Marc qui l’en sépare ? Je me mis à lire plus avant. Une jeune fille,
59 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
153e d’un spectre. Assassiné, dit-il, par [p. 86] le roi actuel, qui n’est donc qu’un usurpateur, le père ordonne au fils de l
154rte, aux yeux de Kierkegaard, le même rôle que le roi Claudius aux yeux d’Hamlet. Seulement, tandis que le roi Claudius ava
155udius aux yeux d’Hamlet. Seulement, tandis que le roi Claudius avait séduit la reine, c’est de l’Église qu’abuse la doctrin
156 moyen par lequel je surprendrai la conscience du roi. » Tous les deux choisissent donc des moyens indirects — Hamlet des c
157t. Blessé, Hamlet ne peut plus hésiter. Il tue le roi. Quel fut, chez Kierkegaard, l’équivalent de ce sommet du drame, ou d
158e qu’il doit faire : tuer l’usurpateur, venger le roi assassiné. Son but est donc sans équivoque, son rôle clairement tracé
60 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
159là, visiblement, que pour tenir le rôle obligé du Roi Marc. L’extrême de la séparation étant la mort, Emmanuèle devra mouri
61 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
160Oui, c’est possible. » Voici l’explication : « Le Roi dit : Nagasena, y a-t-il quelqu’un qui ne reprenne point l’individual
62 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
161; vers soi : suicide. Conception de l’amour : un roi de pique dira que « l’Amour n’est pas un sentiment, mais la situation
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
162pe non plus déesse mais femme légendaire. Agénor, roi de Tyr en Phénicie, et descendant de Neptune, est son père. Elle est
163re en Crète, où elle deviendra reine, et mère des rois de la dynastie de Minos. De cette légende, qui inspira sans nul doute
164Keret (retrouvée à Ras Shamra en 1929). Keret est roi des Sidoniens-Tyriens, c’est-à-dire des Cananéens, que les Grecs nomm
165 mieux filer ta tâche d’esclave. Toi, le sang des rois, livrée à une maîtresse des pays barbares. » Ainsi elle se lamentait,
166es Tyrrhènes, avec autres filles, Europe fille du roi prisonnière. Y en a qui disent, qu’il y eut une légion de gens de gue
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
167ue. Voyons d’abord les légendes grecques. Agénor, roi de Tyr venu de la région du Delta pour habiter le pays de Canaan, est
168ayant été enlevée par le taureau divin (ou par le roi de Crète Taurus), les cinq fils d’Agénor partent à sa recherche, sur
169ère Cadmos, « l’Oriental », que leur père Agénor, roi de Tyr, avait envoyé à la recherche : de Phénicie en Crète, en Béotie
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
170rappellerait fâcheusement les coupables amours du roi des dieux païens et d’une fille de Tyr, cette ville cent fois maudite
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
171s grande partie de l’Asie étant gouvernée par des Rois, il en résulte que partout où les hommes ne sont ni maîtres de leurs
172si, les Européens n’étant point gouvernés par des Rois, comme les Asiatiques, car j’ai déjà observé que partout où les peupl
173ervé que partout où les peuples sont soumis à des Rois, ils sont nécessairement très-lâches, en raison de ce que l’âme asser
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.8. « Europa vel regnum Caroli »
174emagne conquiert les Lombards, ajoute le titre de roi d’Italie à ceux de roi de Neustrie, d’Aquitaine et d’Austrasie, débor
175mbards, ajoute le titre de roi d’Italie à ceux de roi de Neustrie, d’Aquitaine et d’Austrasie, déborde largement l’ancien l
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.1. Sur plusieurs siècles de silence « européen »
176ombinés chez le juriste Pierre Du Bois et chez le roi Georges Podiebrad, chez le guerrier François de la Noue et chez l’hum
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
177 la terre. Mais survient un troisième larron : le roi de France, qui se dira plus tard « empereur en son royaume » et qui r
178de tranquillité les bienfaits de la cité, un seul roi doit régner et gouverner ; autrement, non seulement les membres du ro
179la durée de cette lutte, nous le voyons à côté du roi, recevant ses inspirations, lui fournissant des arguments, tenant la
180France, Du Bois entrait au service d’Édouard Ier, roi d’Angleterre. … En 1306, il composa le plus important de ses ouvrages
181 donner la direction générale de la chrétienté au roi de France. En 1307 nous trouvons de nouveau Du Bois en Normandie. En
182 les mains de Philippe le Bel, Du Bois proposa au roi de profiter de l’occasion pour se faire élire empereur… Une fois nomm
183faire élire empereur… Une fois nommé empereur, le roi se mettra à la tête de la chrétienté et marchera sur Jérusalem par te
184luttes intestines et brûle en son propre feu. Les rois d’Espagne prennent les armes l’un contre l’autre… La Grèce laboure po
185accès libre ni sûr. … Qui eût jamais pensé que le roi des Gaules dût vivre en une geôle britannique, et peut-être y mourir 
186tes de Paris ? Et voici qu’elle y est. 68 Le roi Georges Podiebrad et Antoine Marini Le roi de France n’avait guère éc
187 Le roi Georges Podiebrad et Antoine Marini Le roi de France n’avait guère écouté son Pierre Du Bois. Cent cinquante ans
188-même qu’un hussite modéré ou « utraquiste ». Élu roi de Bohême en 1458, il se met à persécuter les Frères Moraves, qui cep
189n Bohême ; dans une de ses lettres de créance, le Roi appelle Antoine carbonista, charbonnier. On doit supposer que c’est c
190résenté le projet aux princes étrangers au nom du Roi de Bohême ; il est allé à Venise, il s’est adressé au Duc de Bourgogn
191 le Pape Paul II a excommunié et déclaré déchu le roi Georges. Celui-ci tint bon cependant ; il mourut sur le trône en 1471
192e et confédération entre le Roy Louis XI, Georges roy de Bohême et la Seigneurie de Venise, pour résister au Turc. Podiebra
193d comptait y faire participer d’entrée de jeu les rois de Pologne et de Hongrie, ainsi que les ducs de Bourgogne et de Baviè
194om de notre Seigneur Jésus-Christ, Nous, Georges, roi de Bohême, faisons savoir à tous et à chacun, pour qu’on en garde le
195 X en soit le père et la tête, et que nous autres rois et princes de la chrétienté en soyons les membres ; que ledit Collège
196s. D’autre part, nous disons et voulons que nous, roi de France, avec les autres rois et princes de la Gaule, ayons une voi
197 voulons que nous, roi de France, avec les autres rois et princes de la Gaule, ayons une voix dans l’Assemblée elle-même, no
198 ayons une voix dans l’Assemblée elle-même, nous, rois et princes de Germanie, une autre, et nous, doge de Venise, avec les
199Communes d’Italie, une troisième ; mais que si le roi de Castille ou d’autres rois et princes d’Espagne se joignaient à not
200ième ; mais que si le roi de Castille ou d’autres rois et princes d’Espagne se joignaient à notre union, amitié et fraternit
201son Collège ; mais si, entre les ambassadeurs des rois et princes d’une seule et même nation, des votes contraires sont donn
202e même, notons-le, où Georges Podiebrad était élu roi de Bohême. Byzance venait de tomber aux mains des Turcs. Pour Æneas S
203x appels du Pontife, comme à ceux de son rival le roi de Bohême. Il eut beau joindre à ses prières l’annonce, qu’il croyait
204r comme des noms, des fictions. Chaque cité a son roi, chaque maison a son prince. 74 p. 56 55. Lorsque Dante se f
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
205faut pas chercher le coupable dans la personne du Roi de France et moins encore de l’Empereur. Que Dieu pardonne aux prince
206Olaus Petri (1497-1552), qui fut le chancelier du roi Gustav Vasa, et le premier pasteur de Stockholm : Nos chroniques sué
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
207 il recourt à l’argument turc, dans une lettre au roi d’Angleterre : Vous êtes deux ou trois dans le monde chrétien : les
208a Thrace. Par la suite, les dissensions entre les rois de l’Europe et les guerres naissant l’une de l’autre comme les têtes
209 Un tel monarque universel ne saurait être que le Roi de France, puisque ce roi descend du fils aîné de Japhet, Gomer, fond
210 ne saurait être que le Roi de France, puisque ce roi descend du fils aîné de Japhet, Gomer, fondateur de la race gallique
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
211nistre confiné dans son château depuis la mort du roi son maître, et ils s’adressent au duc à la deuxième personne du pluri
212Henry IV, plus de vingt ans après l’assassinat du roi. Les états successifs du plan qu’il nous révèle (sous forme de lettre
213enry IV contre les Habsbourg : Suivant ce que le roi d’Angleterre vous avait mandé, vous vous rendîtes à Greenwich sur une
214us semble, par le comte Derby, et conduit vers le roi d’Angleterre, lequel vous prit aussitôt par la main, et faisant demeu
215s embrassa par deux fois, puis loua les vertus du Roi et votre franchise, et vous dit encore derechef qu’il se reconnaissai
216econnaissait de plus en plus grandement obligé au Roi son bon frère, lui ayant ainsi envoyé le plus ancien et confident de
217crètes instructions et hautes propositions que le Roi vous avait ordonné de lui faire, mais seulement comme de vous-même, v
218sistance de la vraie religion que je professe, au Roi mon maître, ma fortune, ma femme, mes enfants, ma patrie et toutes au
219nes. Or, j’ai reconnu que le Pape, l’Empereur, le roi d’Espagne, les archiducs, les princes ecclésiastiques d’Allemagne, et
220rce qu’ils n’ont point encore pu faire joindre le Roi mon maître à ce même dessein. Mais il est à craindre que par la dimin
221 faire, s’il y a moyen que j’y puisse disposer le Roi mon maître, une ligue offensive et défensive entre lui, vous et les p
222 des Pays-Bas ; associer à icelle tous les autres rois, princes, et surtout ceux de Danemark et de Suède, États, républiques
223es, et en embrasser l’exécution, que j’y porte le Roi mon maître, avec des conditions tant avantageuses pour tous ses assoc
224rtures, quoique d’abord en général et en gros, le roi d’Angleterre fît démonstration d’y prendre goût, voire de les louer e
225osé de huit souverains : le Pape, l’Empereur, les rois de France, d’Espagne, d’Angleterre, du Danemark, de Suède et de Lomba
226s voisins : ces différends seront tranchés par le roi d’Espagne et les cantons suisses. Le devoir d’alliance des huit souve
227e suprême prophète, le suprême prêtre, le suprême roi), c’est-à-dire le Christ qui seul a pouvoir de tout diriger puissamme
228 ; Apocal. 11, 15), c’est selon la justice que le roi régnera, et les princes gouverneront avec équité (Is. 32, 1). L’Es
229échange d’une créance laissée par son père sur le Roi Charles II, le vaste territoire américain qui allait prendre le nom d
230us la direction de Guillaume III d’Orange, devenu Roi d’Angleterre. La guerre est générale. C’est le spectacle des « tragéd
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
231manuscrit retrouvé à Nancy, et datant de 1748, le roi Stanislas Leczinski critique lui aussi le Projet de l’Abbé, et propos
232 lui aussi le Projet de l’Abbé, et propose que le Roi de France prenne la tête d’une union des républiques européennes, car
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
233l’Orient. De là l’ébauche du plan qu’il soumit au Roi, intitulé Consilium Ægypticmorum. Il s’agissait de se tourner contre
234 interdit et une excommunication fît trembler des Rois et des Royaumes, comme du tems de Nicolas Ier ou de Grégoire VII. Et
235ares les plus orientaux , et Jakso Adjam-Saugbed, roy des Abyssins, qui a fait aussi des grandes conquêtes sur ses voisins
236u, furent bien gênés, lorsqu’ils durent suivre le Roi dans ses expéditions. Bossuet n’alla jamais à Rome ; ni Fénelon. Les
237 curiosités du monde ; tels Locke et Leibniz. Des rois voyageaient ; Christine de Suède meurt à Rome en 1689 ; et le Czar Pi
238ue de récits en reviendront, « faits par ordre du Roi » ! Le Roi ne se doutait pas que de ces récits eux-mêmes, naîtraient
239s en reviendront, « faits par ordre du Roi » ! Le Roi ne se doutait pas que de ces récits eux-mêmes, naîtraient des idées c
240hine ; quant au négus d’Éthiopie et aux puissants rois de Fez et du Maroc, ils régnent sur des peuples faibles et très simpl
241apparaître avec l’union des pères, ces véritables rois de l’âge des familles qui gouvernèrent aristocratiquement les premièr
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
242 de choisir un Allemand pour être, sous le nom de roi, le conservateur de notre liberté, l’arbitre entre les lords et les c
243its de certains princes, comme de l’empereur, des rois et des autres moindres potents et qu’elles s’accordent surtout, dans
244nal des maréchaux de France, et vous voulez qu’un roi porte les siennes à la diète européenne ? Sans cesse abusés par l’app
245subalternes qu’une gradation nécessaire force les rois de leur donner… La première réforme dont vous auriez besoin serait ce
246me jadis les villes grecques résistèrent au grand roi, et comme plus récemment la Hollande et la Suisse ont résisté à la ma
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
247rope… William Robertson (1721-1793), chapelain du Roi pour l’Écosse et principal de l’Université d’Édimbourg, peut être con
248ais indépendantes. Les chances de talens dans les rois et les ministres sont au moins multipliées en raison du nombre des so
249euples de la servitude des nations soumises à des rois, de la barbarie des peuplades africaines, de l’ignorance des sauvages
250 échangée en une pauvreté hideuse. Les palais des rois sont devenus le repaire des fauves ; les troupeaux parquent au seuil
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
251itre. Friedrich von Gentz (1764-1832) ministre du Roi de Prusse, puis conseiller intime de la politique autrichienne, bras
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
252es concepts romains concernant les Imperators aux rois modernes et à l’empereur moderne qui, sans doute à l’origine, ne fut
253 de remarque. On peut traiter de la Suisse et des rois de Sardaigne et de Portugal après la maison de Bourbon, dont l’un est
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
254vel ordre des choses » 162 et devint ministre du roi Jérôme de Westphalie. C’était le temps où la Gazette de France écriva
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
255 au nom de la stabilité qu’une précaire Ligue des Rois. Toutefois, l’idée européenne avait pris [p. 199] assez de force et r
256e (1754-1821) né en Savoie, longtemps ministre du roi de Sardaigne à St-Petersbourg, représente en marge de la France, — qu
257e son voisin de Chambéry, le ministre savoyard du Roi de Sardaigne. Elle est née pour unir, pour admirer, Maistre pour prov
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
2581814 aux empereurs de Russie et d’Autriche, et au roi de Prusse, il propose une fédération chrétienne de l’Europe, fondée s
259uchés nationaux soumis à la suzeraineté d’un seul roi ou empereur ; quoique là aussi l’union ne soit pas restée inébranlabl
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
260ourte mais « positive » de la Sainte Alliance des Rois. Puis les derniers saint-simoniens, les fouriéristes, un agitateur it
261aîné dans la poussière les couronnes, humilié les rois ; la Confédération germanique n’existe plus ; l’Allemagne aujourd’hui
262si que l’écrira plus tard Jules Romains : Ni les Rois, ni les Empereurs ni les Peuples ne savaient au juste pourquoi ils te
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
263cun vêtement sur la grève de l’île d’Alcinoüs, le roi lui-même et sa fille Nausicaa l’accueillent en hôte d’honneur, sans s
264Descartes et Kant, les empereurs médiévaux et les rois « par la grâce de Dieu » de France et d’Espagne, dans l’évolution com
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
265e quel autre continent. En Europe, l’individu est roi… Ceci explique la qualité active de l’esprit européen. Il ne se borne
85 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
266Oui, c’est possible. » Voici l’explication : « Le Roi dit : Nagasena, y a-t-il quelqu’un qui ne reprenne point l’individual
86 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
267tance symbolique. Europe était la fille d’Agénor, roi de Tyr. Celui-ci donna l’ordre à ses cinq fils de partir à la quête d
268, opposant l’Église à l’Empire, l’empereur et les rois aux féodaux, les cités aux princes et l’orthodoxie aux hérésies, cett
269 et pour en ramener les trésors avec lesquels son roi comptait payer l’ultime croisade et délivrer Jérusalem. C’est tout un
270ès Jérusalem, barrant la route de l’Asie, que les Rois Catholiques eussent besoin d’or non pour eux-mêmes [p. 18] mais pour
87 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
271ainetés régionales, voire déjà nationales avec le roi de France, lequel survient comme un troisième larron dans le conflit
272re gentilhomme hussite, Georges Podiébrad, devenu roi de Bohême, reprend le flambeau. Il propose aux princes chrétiens et a
273er qu’une amicale des misanthropes. Refusé par le roi de France Louis XI et par le pape Pie II, le plan de Podiébrad n’eut
274les œconomies 28 , rédigés bien après la mort du roi, par quatre secrétaires qui s’adressent au duc à la deuxième personne
275orique est d’avoir attaché le prestige d’un grand roi à un beau titre, « le Grand Dessein », qui sera repris et invoqué par
276illiam Penn 30 , fondateur, gouverneur et presque roi de la Pennsylvanie, relevons surtout le pacifisme intransigeant, le s
277déal du Saint-Empire et de la Sainte-Alliance des rois de Metternich, il substitue l’idée de la « Sainte-Alliance des peuple
88 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
278ilisation européenne remontent à 1729, lorsque le roi Agadja et son régiment de femmes, ayant battu les Popos aidés par l’A
279ffrayant despotisme auquel le pays est soumis. Le roi, qui est l’objet d’une espèce d’adoration, se signale par d’horribles
89 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
280istrativement centralisée. « Une foi, une loi, un roi. » « Ein Volk, ein Reich, ein Führer. » Des puissances économiques et
281la mort. » Au même moment, la Sainte-Alliance des rois donne une finalité expressément européenne à la neutralité de la Suis
90 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stage d’Oosterbeek (septembre 1964)
282un peu différentes et avaient été conquis par des rois ou des États différents. Je voudrais enfin qu’on me montre comment, d
91 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
283dale de ces deux souverainetés, dont héritent les rois du Saint-Empire, donne naissance à une bigarrure indescriptible de fi
92 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
284tte dernière signifiant le rattachement direct au Roi romain des libres et de leurs communes. Mais comment rattacher ce pay
285trois États, principauté dont le souverain est le roi de Prusse, ne deviendra-t-il tout à fait « suisse » qu’après une brèv
93 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
286ir à bout, puis sur l’Empereur lui-même et sur le roi de France, ont fait d’eux la première puissance militaire d’Europe :
287orps de mercenaires. La Diète avait signé avec le roi une série de traités d’alliance qu’on nommait « capitulations ». Les
288olonel. Les premiers souverains alliés furent les rois de France. Le régiment Pfyffer, recruté à Lucerne, sauva Charles IX e
289 . Les Suisses formaient la garde personnelle des rois — comme d’ailleurs celle du pape, jusqu’aujourd’hui. Ils furent donc
290 au service de bien d’autres princes et nations : rois de Prusse, d’Angleterre, d’Espagne et des Deux-Siciles, États générau
94 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
29165] discussion. (C’était jadis le droit divin des rois, c’est aujourd’hui le suffrage universel.) Le phénomène est bien conn
292ine la petite ville en pierre jaune fut celui des rois de Bourgogne transjurane, au xe siècle, puis des comtes dont les sta
293es » ou anoblies par les Longueville puis par les rois de Prusse. Ce régime très particulier de monarchie républicaine ne fu
95 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
294ances nouées avec l’empereur, le pape, Venise, le roi de France, Mathias Corvin, la Savoie, la Lorraine et Milan, les princ
96 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
295du législatif, et quant au « souverain », nouveau roi fainéant, il n’aime pas qu’on le dérange trop souvent — d’autant qu’o
97 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
296rès Lausanne) lui demanda de mettre en musique Le Roi David, pièce du Vaudois René Morax. Il avait alors vingt-neuf ans. Il
98 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
297istrativement centralisée. « Une foi, une loi, un roi. » Ein Volk, ein Reich, ein Führer. Des puissances économiques et des
298la mort. » Au même moment, la Sainte-Alliance des rois donne une finalité expressément européenne à la neutralité de la Suis
99 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
299qu’on peut la contrôler — sera vite suivi par les rois d’Espagne et d’Angleterre, puis par les princes de l’Italie, de l’Eur
100 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
300us temps constitué la force principale d’un chef, roi, dictateur ou État républicain. Or ce pouvoir paraît mieux assuré, de