1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
1que sobriété mais d’une brutalité et d’une ironie romantiques, laisse la même impression de grandeur désolée qu’un Greco. Mais il n
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
2 romantisme. M. Seillière cherchait dans l’époque romantique un témoin dont le jugement eut « l’autorité d’un verdict essentiellem
3 champion. Pour ce qui concerne le Vinet juge des romantiques, il n’a pas eu trop de peine à l’annexer à son propre corps de doctri
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
4tes, il était temps que l’on dénonce la confusion romantique de l’art avec la vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique mod
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
5 mieux que personne des poètes scandinaves et des romantiques allemands parce qu’il partage avec eux ce goût du rêve préféré à la v
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6, mais tant pis, nous serons du Nord. Nous serons Romantiques. Nous serons barbares, désordonnés, brumeux, absurdes, vivants, libre
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
7mai 1927) n « On a reproché bien des choses aux romantiques : le goût du suicide, l’habitude de boire et de fumer excessivement,
8récent sur Aloysius Bertrand. Est-ce vraiment aux romantiques de 1830 que ces reproches s’adressent, ou bien plutôt — vous alliez l
9 de l’évasion caractéristique de tous les « vices romantiques ». — Citez-m’en de ces phénomènes ! — Mon Dieu, que dire… Il y aurait
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
10nt les gens de bonne volonté dont mon imagination romantique suppose l’existence. Que faire ? Voir et penser juste d’abord. Simple
8 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
11grandeurs de naguère, tout cela compose un visage romantique et ardent dont le voyageur s’éprend malgré lui, malgré tout, comme d’
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
12s. Le Musée de Budapest enferme quelques paysages romantiques aux ciels pleins de démesure. Et, de Giorgione, ce « Portrait d’un ho
10 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
13posent non sans paradoxe ce recueil de « motifs » romantiques et de frissons anarchiques. Le thème commun, c’est sans doute l’atroc
14t s’en suit. Sarah est donc un recueil de contes romantiques, cas tout à fait rare dans la littérature française, et qui comporte
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
150] Le Musée de Budapest enferme quelques paysages romantiques aux ciels pleins de démesure. Et, de Giorgione, ce « Portrait d’un ho
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
1645] futur ? Est-ce le fait d’une disposition trop romantique que d’avoir cru distinguer dans ces œuvres je ne sais quelle complais
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
17t encore une évasion hors du réel. En cela il est romantique, comme tous ceux que leur violence et leur faiblesse précipitent vers
18 ceci plus chrétienne, plus tragique que l’époque romantique (Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme). Plus goethée
14 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
19la théologie dialectique incriminée de pessimisme romantique, de recours abusif au langage pathétique 5 et au « concept d’angoiss
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
20ie de suicides, qui ne prit pas toujours la forme romantique du coup de revolver, qui prit même beaucoup plus souvent la forme d’u
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
21ie de suicides, qui ne prit pas toujours la forme romantique du coup de revolver, qui prit même beaucoup plus souvent la forme d’u
17 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
22-il se garder d’entendre l’expression au sens des romantiques. Je suis sujet, mais il reste à savoir d’où vient ce je, comment il p
18 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
23ses d’une sobre grandeur : En dépit d’un préjugé romantique, la décadence n’est pas belle, ni la mort. Ce qui est beau, c’est la
19 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
24nt la source pourrait bien être chez les conteurs romantiques allemands, aussi peut-être dans la musique de Schubert, dans tout ce
25t nous rions faute de réflexe appris. L’humour du romantique jaillit des échecs du sentiment. Et certes, c’est le sentiment d’abor
20 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
26ervatrice du régime. Deuxième espèce : les poètes romantiques, chantres de l’Idéal qu’on n’atteint pas, pour l’avoir mis trop haut.
27ise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’or
28’elle enseigne assez haut. Pas trop haut — erreur romantique — ni trop bas — erreur soviétique. Mais bien à hauteur d’homme, et c’
21 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
29et de l’objectif ». Idée platonicienne et surtout romantique, et qui vaut bien qu’on la prenne au sérieux, fût-ce après ce Schelli
22 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
30solement, c’est un des tours communs de l’orgueil romantique. On a coutume d’en rendre Rousseau responsable. Mais c’est à ses disc
31saint Paul est évidente. Mais Constant, comme les romantiques allemands, s’il voit bien la question ne va pas jusqu’à l’accepter, e
23 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
32it (exagérée jusqu’à l’absurde par les idéalistes romantiques) [p. 35] peut encore figurer la foi commune des clercs, pourtant mole
33é par Descartes en 1637 — aggravé par l’idéalisme romantique, exploité par l’élite bourgeoise, visant à faire du clerc un inutile 
24 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
34ce et nous donnait une bonne étude sur le lyrisme romantique considéré comme une sécularisation du mysticisme. Il m’a semblé que c
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
35endues 52 . Le composé hitlérien d’irrationalisme romantique et de positivisme jacobin, et d’autre part les ressources humaines co
26 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
36méthode, et tout le reste est bavardage, illusion romantique ou pire encore : dogmatisme ! Le clerc d’église n’avait pas bien vu l
37trice, à l’improvisation géniale et autres mythes romantiques. Mais je voudrais faire observer que la délicatesse de nos balances e
27 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
38rates » ; pour d’autres, qu’il témoigne d’un goût romantique du scandale ; enfin qu’il évoque surtout la « mise au pas » des dicta
28 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
39ages fort curieuses sur la Nature, des élévations romantiques, telle description poignante de réalisme, d’un ensevelissement dans l
29 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
40 poètes du xvie siècle ; puis Goethe et certains romantiques allemands ; puis Rimbaud qui voulait « posséder la vérité dans une âm
41olier type, ce n’est jamais au nom d’un naturisme romantique 48 . C’est parce que toutes ces aides tendent à supprimer ce contact
30 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
42talitaires. Le composé hitlérien d’irrationalisme romantique et de positivisme jacobin, et d’autre part les ressources humaines co
31 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
43iste de l’amour, en opposition avec la conception romantique. Or la gauloiserie, aussi bien que la courtoisie, est une fiction rom
44ie, aussi bien que la courtoisie, est une fiction romantique. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être s
32 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
45opulaire, d’anecdotes, de boutades et d’échappées romantiques (sur le silence de la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Pa
33 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
46ongtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : mes dernières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au
34 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
47us du pays. Je voudrais le dessiner dans le style romantique, avec tous ses détails et toute son opulence, frisé comme une perruqu
48abord la lande est une exaltation, un dépaysement romantique, et ensuite il m’apparaît qu’elle est une terre réelle, travaillée pa
49omaine est bien étroit… Cela n’a plus la grandeur romantique de la désolation d’hiver. Et partout les cultivateurs, au travail sur
50 faut-il dire à sa peur — de vivre. Cette manière romantique, et somme toute vaniteuse, de tenter le destin « pour voir », qui est
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
51t il faut bien reconnaître que ce n’est pas aussi romantique et excitant que mon titre pourrait le faire croire. L’intéressant, à
52-24.) Parler de la Nature comme le firent tant de romantiques, en termes d’extase religieuse, c’est se moquer cruellement des créat
36 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
53t perverse, — cela suffirait pour animer un roman romantique de la grande tradition. Mais tout ce pittoresque humain revêt un dram
37 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
54te unique, c’est à peu près ce qu’en termes moins romantiques nous appelons fédération. Sur ce point, qui est central, l’accord de
38 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
55-24). Parler de la Nature comme le firent tant de romantiques, en termes d’extase religieuse, c’est se moquer cruellement des créat
39 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
56rement eschatologique des poètes chrétiens et des romantiques allemands, c’est la volonté de réintégration générale de la création
40 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
57 condition des écrivains. L’on s’en fait une idée romantique : le poète pauvre et méconnu, dans sa soupente, vit de son orgueil et
41 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
58 [p. 1] L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937) g Le rêve, le romantisme ? Et traités en
59e est d’ailleurs consacré à l’examen des théories romantiques du rêve. Ce sera sans doute pour la plupart des lecteurs non spéciali
60os esprits, notamment le préjugé qui veut que les romantiques allemands n’aient été que de « doux rêveurs », alors qu’ils furent so
42 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
61ongtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : mes dernières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au
62us du pays. Je voudrais le dessiner dans le style romantique, avec tous ses détails et toute son opulence, frisé comme une perruqu
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
63le coup est bon. Vous partez en pleine convention romantique, populaire carte postale. Mais voici que la vie s’y prend, fait saute
44 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
64bjective, qui est devenue tellement étrangère aux romantiques, aux partisans, aux « enfermés » que nous sommes tous plus ou moins.
45 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
65ême temps se trouvent baigner dans une atmosphère romantique entretenue par leurs lectures, par les spectacles, et par mille allus
66littérature, cette idée [p. 660] toute moderne et romantique que la passion est une noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus de
67oviets. La morale des intellectuels nihilistes ou romantiques, qui inspirait les jeunes chefs bolcheviks, se traduisit dans la réal
68 Führer. D’abord on prive la femme de son auréole romantique : on la réduit à sa fonction matrimoniale : faire des enfants, puis l
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
69 ont eu mauvaise conscience devant les ironies du romantique. Mais elles sont mises en pleine déroute par la simple véracité. La f
70 pour un coup trouverait à se justifier. Oui, les romantiques ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont ra
71déjà mieux dit ? Il a su louer le philistin et le romantique, et leur donner raison au point de leur faire honte d’avoir parfois d
72 ? Les incroyants sont renvoyés aux arguments des romantiques, qui valent contre leur moralisme ; et les croyants aux arguments de
73onséquent doit être dit, soit du point de vue des romantiques — si l’on croit à Iseut —, soit du point de vue du clerc parfait — si
74ent, je deviendrai le philistin que dénoncent les romantiques, ou l’homme moral pris dans les rets sociaux, et incapable désormais
75s de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de contradiction profonde, nous l’avons vu 95 . Dans le
76us encore imaginer une grandeur qui n’ait rien de romantique ? Et qui soit le contraire d’une ardeur exaltée ? La fidélité dont je
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
77e de notre Histoire.) Je définirais volontiers le romantique occidental comme un homme pour qui la douleur, et spécialement la dou
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
78it, Brûler de loin — de près geler. Tout l’amour romantique est dans ce dernier vers. Et le secret de cette mélancolie, Pétrarque
79iste de l’amour, en opposition avec la conception romantique. Or la gauloiserie, aussi bien que la courtoisie, est une fiction rom
80ie, aussi bien que la courtoisie, est une fiction romantique. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être s
81d — qui se trouve la mieux adaptée au tempérament romantique. Mais cette conversion-là ne pourra s’opérer qu’à la faveur d’une cri
82 de l’amour réciproque malheureux — chez tous les romantiques allemands sans exception 154 . Quelques textes choisis entre mille en
83 leur mystique fut composé par l’un des plus purs romantiques : c’est l’épopée des Albigeois de Lenau. On peut y lire ces vers qui
84, des fantaisies extravagantes. Il y a une gaieté romantique, comme il y a un attendrissement : moments de détente, entre deux éla
85nt de « religion nouvelle », point de philosophes romantiques 158 , peu ou point de métaphysique, et peu ou [p. 242] point de fanta
86ns désolées. Certes, Chénier décrit comme un vrai romantique : L’enthousiasme errant, fils de la belle Nuit. Et la célèbre invoc
87e merveilleuse inconséquence… Ce qui appauvrit le romantique français, c’est qu’il demeure un sceptique éloquent, c’est qu’il redo
88rtelle mais divinisante. Rares sont toutefois les romantiques français qui atteignirent cette connaissance audacieuse, desséchée, e
89rise et se démocratise. Le droit à la passion des romantiques devient alors la vague obsession de luxe et d’aventures exotiques que
90, alibi de la responsabilité, on lui donne le nom romantique de « fatalité de la passion ». Et les tenants du conformisme n’ont pa
91 ne s’arrange et désir que tout s’arrange — désir romantique et désir bourgeois. La profonde satisfaction que produit à coup sûr l
92à la vie quotidienne, et compense la déception du romantique par le soulagement du bourgeois. Ainsi, dans le théâtre, dans le roma
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
93s spirituelles brimées. C’est une forme d’évasion romantique, en même temps qu’un frein aux instincts. Le formalisme minutieux de
94a puissance passionnelle de la Nation. Les poètes romantiques jouèrent un rôle notable dans les guerres de libération que mena la P
95me que l’on invoquait avait perdu de son prestige romantique : le pavillon couvrait les intérêts de l’État, non les passions ou l’
96keit des Allemands). L’on vit bien que la passion romantique ne trouvait plus de quoi se composer un mythe ; ne trouvait plus de r
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
97ême temps se trouvent baignés dans une atmosphère romantique entretenue par leurs lectures, par les spectacles, et par mille allus
98al de la littérature, cette idée toute moderne et romantique que la passion est une noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus de
99oviets. La morale des intellectuels nihilistes ou romantiques, qui inspirait les jeunes chefs bolcheviks, se traduisit dans la réal
100 Führer. D’abord on priva la femme de son auréole romantique : on la réduisit à sa fonction matrimoniale : faire des enfants, puis
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
101 ont eu mauvaise conscience devant les ironies du romantique. Mais elles sont mises en pleine déroute par la simple véracité. La f
102 pour un coup trouverait à se justifier. Oui, les romantiques ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont ra
103déjà mieux dit ? Il a su louer le philistin et le romantique, et leur donner raison au point de leur faire honte d’avoir parfois d
104 ? Les incroyants sont renvoyés aux arguments des romantiques, qui valent contre leur moralisme ; et les croyants aux arguments de
105onséquent doit être dit, soit du point de vue des romantiques — si l’on croit à Iseut — soit du point de vue du clerc parfait — si
106ent, je deviendrai le philistin que dénoncent les romantiques, ou l’homme moral pris dans les rets sociaux, et incapable désormais
107s de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de contradiction profonde, nous l’avons vu, la gauloise
108us encore imaginer une grandeur qui n’ait rien de romantique ? Et qui soit le contraire d’une ardeur exaltée ? La fidélité dont je
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
109conscience sadique est l’inverse de la conscience romantique. Le romantique (Pétrarque) se châtie pour conserver l’objet aimé, tan
110que est l’inverse de la conscience romantique. Le romantique (Pétrarque) se châtie pour conserver l’objet aimé, tandis que Sade ve
53 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
111 [p. 915] L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939) b Le recours à l’inconscient, pour expliq
112t est la grande découverte — ou l’invention — des romantiques allemands. C’est donc l’une de nos origines les plus profondes que no
113ert Béguin, en publiant son gros volume sur L’Âme romantique et le rêve. Livre charmant et capiteux, malgré sa gravité d’ailleurs
114? Telle est la question que posèrent les premiers romantiques [p. 917] allemands. « Ils admettent tous, écrit M. Béguin, que la vie
115t entrer dans la voie mystique. Si la plupart des romantiques n’ont pas choisi en toute clarté — ruse vitale pour des poètes —, tou
116r au froid contrôle de la raison. Toute la poésie romantique, de même que la surréaliste, est à l’affût des « surprises pleines de
117 dépasser ici le domaine circonscrit du rêve. Les romantiques, d’ailleurs, ont été bien au-delà, dans leur exploration de l’inconsc
118maine des mystiques. Toute expérience mystique ou romantique présuppose l’existence d’un centre ou d’un tréfonds divin de l’âme (c
119s bien que les grands mystiques, et après eux les romantiques, passent leur vie à en parler, à [p. 919] en écrire, à tenter de le c
120n’est plus verbeux qu’un mystique, si ce n’est un romantique allemand. Car l’un et l’autre ont l’ambition de communiquer par l’écr
121ire que rien ne saurait être dit… Et pourtant si, romantiques et mystiques sont persuadés que, nonobstant leur impuissance à tradui
122t de l’indicible dont nous parlaient mystiques et romantiques : c’est la négation et la mort du monde des formes et du langage huma
123 chair, le pur Néant. Ainsi, le terme de la quête romantique, à travers les images du rêve, s’identifie avec le terme de toute exp
124ut-être pouvons-nous demander à la biographie des romantiques quelques lumières [p. 921] sur les mystiques proprement dits, tout au
125d’où le sentiment si fréquent chez la plupart des romantiques d’être mal assuré de sa propre identité, et d’avoir à la rechercher p
126e au fond de l’inconscient, représentent pour les romantiques les voies d’un retour au monde perdu, à la « vraie vie » qui est « ai
127 mort. Le sommeil préfigure la mort pour le poète romantique ; et la mort progressive à soi-même est l’ambition de tous les vrais
128 — ou se confond avec elle indiscernablement. Les romantiques n’ont pas été si loin dans la voie des sublimations — sauf peut-être
129Isolde. III. Mystique et Personne L’exemple des romantiques allemands illustre une relation profonde et constante dans l’homme :
130es actes. Mais voilà justement ce qui répugne aux romantiques ! D’où leur fuite dans un monde dont on ne peut rien dire. D’où encor
131u de tous les historiens : c’est l’incapacité des romantiques à donner des œuvres achevées. En effet, le mouvement de ces poètes es
132. Elle engage dans le monde actif, au lieu que le romantique voulait s’en évader. Elle nous rend enfin responsables vis-à-vis de n
133gue radicalement de la « dissolution du moi » des romantiques. C’est une « activité » qui ne commence qu’au-delà de la mort à soi-m
134 voulons une passion nouvelle ! Et de même que le romantique oubliait son moi détesté en se perdant dans les fêtes du rêve, l’Alle
135de, imitant au niveau le plus bas l’évolution des romantiques cherche à récupérer son unité perdue dans un monde supra-personnel, o
136dira jamais trop à quel point ce pseudomysticisme romantique détermine l’action du Führer et son pouvoir hypnotique sur les masses
54 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
137al comme les classiques, ou l’Idée comme certains romantiques, mais bien plutôt le moment décisif. Par exemple, l’histoire n’a pour
55 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
138nt notre âge classique, et que ressusciteront les romantiques allemands, à partir de Hamann et de Herder. La création entière, disa
56 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
139: par manque de foi. Vous reconnaissez cette idée romantique qu’il leur suggère : faire mieux que Dieu, « se faire un nom » à eux,
140s découvert l’Ennui. Non pas le spleen des poètes romantiques, non pas les blues. Mais cette phrase entendue partout : « Je ne sais
141nt le foyer dans l’ère moderne fut la littérature romantique, et dont les romans et les films sont les agents de diffusion. Cette
142de ses droits absolus. Mais nous avons une morale romantique exaltant la passion « fatale » : c’en est fait de la toute petite cha
143ture, ou lui rend un culte obsédé. L’idéalisation romantique de l’amour dans l’époque victorienne, entraînant une pruderie morbide
144 : « Porte de l’Enfer ! » Mais Goethe et tous les romantiques la divinisent. Souvenez-vous de l’exaltation finale du Second Faust :
145 porte du Ciel. Montaigne le dit bien, contre les romantiques de tous les temps : « Entre nous, ce sont choses que j’ai toujours vu
146Il ne fait jamais rien sans calcul. Mais voilà ce romantique d’Adam qui s’y laisse prendre. Il s’imagine que la belle Ève, grâce à
147 grand réaliste de tous les temps.) Mais le culte romantique de la femme a inverti cet ordre naturel. Trop d’abus de pouvoir mascu
148… Mais il en fait, hélas, une théorie. Tout amant romantique parle ici comme une femme, s’il n’est plus maîtrisé par l’homme en lu
57 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
149 et quand nous sommes abêtis de discours, lui, le romantique qui nous suggère que l’indicible est peut-être plus vrai que la parol
58 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
150ture, ou lui rend un culte obsédé. L’idéalisation romantique de l’amour dans l’époque moderne, entraînant une pruderie morbide du
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
151te la créature la plus poétique du monde, au sens romantique de ce terme. Il est beau aux yeux des naïfs qui croient que le mal do
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
152t encore une évasion hors du réel. En cela il est romantique, comme tous ceux que leur violence ou leur faiblesse précipitent vers
153 ceci plus chrétienne, plus tragique que l’époque romantique — Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme. Plus goethée
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
154on de ces valeurs en elles-mêmes, le nationalisme romantique, conduit [p. 48] à la guerre. L’affaiblissement de ces valeurs dans c
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
155-il se garder d’entendre l’expression au sens des romantiques. Je suis sujet, mais il reste à savoir d’où vient ce je, comment il p
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
156 et futur ? Est-ce le fait d’une disposition trop romantique que d’avoir cru distinguer dans ces œuvres je ne sais quelle complais
157olier-type, ce n’est jamais au nom d’un naturisme romantique 78 . C’est parce que toutes ces [p. 186] aides tendent à supprimer ce
64 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
158? Telle est la question que posèrent les premiers romantiques allemands. « Ils admettent tous, écrit Albert Béguin 85 , que la vie
159t entrer dans la voie mystique. Si la plupart des romantiques n’ont pas choisi en toute clarté — ruse vitale pour des poètes — tout
160heur, de libération, d’aventure ! Toute la poésie romantique de même que la surréaliste, est à l’affût des « surprises pleines de
161 dépasser ici le domaine circonscrit du rêve. Les romantiques, d’ailleurs, ont été bien au-delà, dans leur exploration de l’Inconsc
162maine des mystiques. Toute expérience mystique ou romantique présuppose l’existence d’un centre ou d’un tréfonds divin de l’âme (c
163que les grands mystiques, et après eux les grands romantiques, passent leur vie à en parler, à en écrire, à tenter de le cerner par
164n’est plus verbeux qu’un mystique, si ce n’est un romantique allemand. Car l’un et l’autre ont l’ambition de communiquer par l’écr
165re que rien ne saurait être dit… Et pourtant si : romantiques et mystiques sont persuadés que, nonobstant leur impuissance à tradui
166t de l’indicible dont nous parlaient mystiques et romantiques : c’est la négation et la mort du monde des formes et du langage huma
167a chair, le pur Néant. Ainsi le terme de la quête romantique, à travers les images du rêve s’identifie avec le terme de toute expé
168ut-être pouvons-nous demander à la biographie des romantiques quelques lumières sur les mystiques proprement dits, tout au moins su
169d’où le sentiment si fréquent chez la plupart des romantiques d’être mal assuré de sa propre identité, et d’avoir à la rechercher p
170e au fond de l’inconscient, représentent pour les romantiques les voies d’un retour au monde perdu à la « vraie vie » qui est « ail
171 mort. Le sommeil préfigure la mort pour le poète romantique ; et la mort progressive à soi-même est l’ambition de tous les vrais
172drait-on mourir ? La biographie de la plupart des romantiques fournit ici la même réponse. En effet, la blessure dont ils souffrent
173 — ou se confond avec elle indiscernablement. Les romantiques n’ont pas été si loin dans la voie des sublimations — sauf peut-être
174’Isolde… III Mystique et personne L’exemple des romantiques allemands illustre une relation profonde et constante dans l’homme :
175es actes. Mais voilà justement ce qui répugne aux romantiques. D’où leur fuite dans un monde dont on ne peut rien dire. D’où [p. 21
176. Elle engage dans le monde actif, au lieu que le romantique voulait s’en évader. Elle nous rend enfin responsable vis-à-vis de no
177stingue radicalement de la dissolution du moi des romantiques. C’est une activité, et qui ne commence qu’au-delà de la mort à soi-m
178 voulons une passion nouvelle ! Et de même que le romantique oubliait son moi détesté en se perdant dans les fêtes du rêve, l’Alle
179de, imitant au niveau le plus bas l’évolution des romantiques, [p. 218] cherche à récupérer son unité perdue dans un monde supra-pe
180ira jamais trop à quel point ce pseudo-mysticisme romantique détermina toute l’action du Führer et son pouvoir hypnotique sur les
65 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
181beaucoup plus puissantes et dynamiques. Il serait romantique de supposer que la guerre actuelle a détruit toutes les éternelles il
66 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
182ux, comme les idylles du xviiie , non pas l’opéra romantique, bien moins encore ces planches de minéralogie que nous bariolent les
183’un seul mot l’exemple d’une vie trop ardente : « romantique » ou « aventurier » ou mieux encore « homme de la Renaissance ». Rapp
67 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
184ouvante et très précise description de l’individu romantique, dans ce qu’il a de démissionnaire, d’impuissant à saisir le monde po
68 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
185titué, sous le manteau d’hermine, à Bonaparte. Le romantique qui rêvait d’être empereur est mort le jour du couronnement. Tous nos
69 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
186s sa vie amoureuse et sexuelle me paraît fort peu romantique. On compare les salaires en toute simplicité, on divorce pour des que
70 1947, Carrefour, articles (1945–1947). L’art dirigé [Réponse à une enquête] (23 janvier 1947)
187ujets, et peu à peu son public : c’est l’ambition romantique, c’est le destin de l’artiste individualiste, et c’est trop pour un h
71 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
188ncelles. Le nationalisme fait rage, cette maladie romantique de l’Europe. Lui seul, sous le couvert de je ne sais quels prétextes
72 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
189klores l’illustrent à l’envi, et presque tous les romantiques allemands ont subi l’obsession de ce thème : pour eux, comme pour les
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
190hristianisme » — comme on l’a ressassé depuis les Romantiques — fut bien plutôt dans son ensemble une longue réaction de défense co
74 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
191hristianisme » — comme on l’a ressassé depuis les Romantiques — fut bien plutôt dans son ensemble une longue réaction de défense co
75 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
192 et de son frère : « Nous aurons été les derniers romantiques de l’amour… Au fond, c’est la dernière histoire d’amour possible… San
193 de vivre et peut-être même la vie ». Exagération romantique ? Non, c’est la vérité vitale d’un poète. « Depuis son enfance, il ai
76 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Heinz Gollwitzer, Europabild und Europagedanke (septembre 1959)
194 sera surpris de découvrir à quel point la pensée romantique allemande est nourrie de la Reichsgedanke, [p. 27] c’est-à-dire du my
77 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Luis Diez del Corral, El rapto de Europa (septembre 1959)
195 pas « expropriable ». Pourtant, nulle exaltation romantique dans cette conclusion confiante. Derrière la figure prométhéenne du F
78 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
196 siècle : c’est la [p. 20] grande découverte des Romantiques, qui redécouvrent en même temps le lyrisme des troubadours, et plusie
79 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
197 et de son frère : « Nous aurons été les derniers romantiques de l’amour… Au fond, c’est la dernière [p. 50] histoire d’amour possi
198 de vivre et peut-être même la vie. » Exagération romantique ? Non, c’est la vérité vitale d’un poète. « Depuis son enfance, il ai
80 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
199 C’est dans l’énigme jamais résolue de ce Nirvana romantique (où le Souffle du Monde est encore une « tourmente » !) que nous lais
81 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
200 à la révélation d’un amour angélique. La passion romantique trouve ici sa genèse. Exaltée jusqu’à la mystique de l’ascèse autopun
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
201de Progrès. Volney cède au contraire, premier des romantiques, aux vertiges de la Décadence. Quant à Wieland, dernier des philosoph
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
202l’âme des peuples » en précurseur du nationalisme romantique, « l’équilibre européen » en précurseur de la Sainte-Alliance, les ve
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
203e, Saint-Simon. Domaine germanique : un groupe de romantiques catholicisants, [p. 200] Novalis, Görres, Baader et Adam Müller ; et
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
204 s’est pas exercée sur la première génération des romantiques, il n’en exprime pas moins, par anticipation, l’idéal romano-germaniq
205e l’Histoire Universelle le monument de la pensée romantique. L’Asie — l’Inde en particulier — est la patrie de toute religion vér
206erne. Elles distinguent fortement Schlegel et les romantiques allemands, même romanisés, de Joseph de Maistre et des catholiques fr
207survivant de la grande génération des philosophes romantiques. Avec la fin de sa carrière, nous voyons se fermer les cycles inaugur
208nera une idée de l’espèce de délire rationnel (et romantique à sa façon, quoiqu’il se dise « positif ») dans lequel se meut généra
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
209ésent s’occuper. 191 Jouffroy pensait avec les romantiques, Hegel surtout, que chaque nation, de même que chaque individu, a son
210vons déjà constatée chez Herder et la plupart des romantiques allemands. Elle a pour axe, ici et là, la passion d’une liberté conçu
211, l’union n’est nullement, comme le pensaient les romantiques, un âge d’or primitif qu’il faudrait restaurer ; bien au contraire, e
212Saint-Simon, de Fourier, et de la philosophie des romantiques allemands. Le grand problème qu’elle se pose est celui des relations
213ues et moraux que pose le fait national. À l’idée romantique et herderienne d’une nation fondée sur la race, la langue, la naissan
214er rang les moralistes français et la musique non romantique, les valeurs dures, nettes, sans mélange. Quant au chaos moderne, il
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
215res, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs criti
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
216eaucoup d’elle, à se discipliner. La dialectique romantique de Spengler concluait à la décadence inévitable. Ortega, concluant à
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
217époque moderne, soit par suite d’une idéalisation romantique du passé, soit au profit d’une propagande religieuse ou patriotique.
218 le plus redoutable des deux, puisque l’historien romantique traite au moins l’histoire comme une fin en soi — et ce sont en fait
219ne fin en soi — et ce sont en fait les historiens romantiques qui, les premiers, ont étudié la civilisation médiévale pour elle-mêm
220atholiques du Moyen Âge depuis que la renaissance romantique en a exalté « les [p. 349] siècles de foi » et qu’elle a présenté la
221mettait en garde contre une certaine idéalisation romantique du Moyen Âge, trop souvent décrit comme une époque de foi universelle
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
222 décomposée par l’esprit humain. (D’ailleurs, les romantiques ont-ils fait autrement ?) Parallèlement l’Européen, en isolant la con
91 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
223 C’est dans l’énigme jamais résolue de ce Nirvâna romantique (où le Souffle du Monde est encore une « tourmente » !) que nous lais
92 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
224 à la révélation d’un amour angélique. La passion romantique trouve ici sa genèse. Exaltée jusqu’à la mystique de l’ascèse autopun
93 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
225re chose qu’au rêve des Suisses, à la littérature romantique et aux intérêts du tourisme. 3°) Entre ces deux visions d’un comporte
94 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
226 » de la Suisse : c’est la « libre Helvétie » des romantiques et de nos chants patriotiques, ou l’Helvetia des inscriptions latines
95 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
227présente la patrie, au sens le plus classique (et romantique !) du mot. William Rappard l’a très bien dit : Le canton, c’est pour
96 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
228on l’invoque dans les discours, n’est qu’un mythe romantique. Nous savons bien que l’autarcie économique n’existe pas ; que l’auta
97 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
229tes et fermées. Ainsi la Suisse est la patrie des romantiques contraints par les dimensions mêmes de leur État au classicisme vérit
230rance et l’Allemagne sur la foi de leurs penseurs romantiques. L’idée qu’il y aurait en Europe un certain nombre de cultures nation
231lisme en termes catholiques, et par un philosophe romantique et radical d’une profonde originalité, Ignaz Vital Troxler. Dans la p
232me les idylles du xviiie siècle, non pas l’opéra romantique, bien moins encore ces planches de minéralogie que nous bariolent les
233’un seul mot l’exemple d’une vie trop ardente : « Romantique » ou « aventurier » ou mieux encore « homme de la Renaissance ». Rapp
234s au front grec, à l’œil noir, sur un fond de mer romantique. C’est assez nervalien, et Baudelaire l’aimait. Il s’ôte la vie à qua
235près lui de voir les Alpes comme les voyaient nos romantiques — Calame, Diday, Meuron —, majestueuses et bien composées dans une di
236llène ou [p. 234] Helvète, populaire ou cosmique, romantique ou bien classique — autant de mots d’ordre passager qui n’atteignent
98 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
237re chose qu’au rêve des Suisses, à la littérature romantique et aux intérêts du tourisme. 3. Entre ces deux visions d’un comportem
99 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. V. Appendice. Bref historique de la légende de Tell
238ues de Victor Hugo, de Michelet, de tant d’autres romantiques, les déclarations politiques des grands chefs de partis en Europe, de
100 1965, Fédéralisme culturel (1965). Fédéralisme culturel
239aines devises mises à la mode par le xixe siècle romantique et nationaliste, telles que : conserver ses racines, cultiver le géni