1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1t prolongeant pour lui, d’une façon obsédante, le rythme de la guerre. Du moins a-t-il ainsi évité le choc fatal pour tant d’a
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 d’une fatigue immense. Nous voyons se fausser le rythme des jours et des nuits [p. 318] à mesure que se développe une civilis
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
3ranscrite en brèves notations lyriques suivant le rythme d’un songe, sans cesse brisé par les élans alternés ou confondus du d
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
4et qu’il trouve une sorte d’unité vivante dans le rythme des désirs jamais simultanés de ses petits héros. M. Spitz cherche à
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
5iolence et de volupté », je me sens envahi par un rythme impérieux au point qu’il faut que certaines voix en moi taisent leur
6palpitation de vie anime ce livre et lui donne un rythme tel qu’il s’accorde d’emblée avec ce qu’il y a de plus bondissant en
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7e de sincérité les retient d’imposer aux héros ce rythme volontaire par lequel un Balzac les fait vivre. Ce serait fausser que
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
8res, ses visions. Un critique qui n’épouse pas le rythme d’une œuvre, mais s’avance à sa rencontre armé de l’appareil à frigor
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9iplines ; de la diversité des besoins ; enfin des rythmes naturels de l’esprit humain, qu’il se trouve que le Créateur n’a poin
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
10la maturité de Hölderlin est à chercher dans leur rythme seulement, — si ces mots séparés par des suites de points ne lui serv
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
11 gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythme constamment imprévu. Il s’agit moins de comprendre que de s’abandonne
12i donnent le vertige, et dont soudain se cabre le rythme, avant la chute stridente et basse, prolongée. Peut-être ce soir-là,
13ndée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante bousculade sur place qu’est un voyage en ex
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
14 chez M. Du Bos. Et dans l’allure des phrases, le rythme même de sa pensée. Parfois certes, un peu gêné par la lenteur de cert
12 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
15s, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes notes fêlées et l’accompagnement
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
16plus de 600 pages dans l’édition française — d’un rythme plus inégal aussi, il ne lui est pas inférieur par l’intérêt humain,
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
17stres, de glaces et d’acajous polis. On entend le rythme assourdi, mais non la mélodie d’une danse, au-dessus, et des voix qui
18dre sur un visage décontenancé, et jusque dans le rythme d’une respiration, l’envahissement de cette dure connaissance ! Elle
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
19 gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythme constamment imprévu. Il s’agit moins de comprendre que de s’abandonne
20i donnent le vertige, et dont soudain se cabre le rythme, avant la chute stridente et basse, prolongée. Peut-être ce soir-là,
21ndée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante bousculade sur place qu’est un voyage en ex
16 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
22s, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes notes fêlées et l’accompagnement
23tion favorise la circulation du sang, amplifie le rythme des marées qui baignent nos membres. J’ai connu peu de joies plus hau
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
24ncière de la nature même des choses. [p. 181] Le rythme perpétuellement syncopé du travail et du loisir, créé par l’économie
25ie citadine, ici s’apaise et laisse percevoir les rythmes naturels, l’ample respiration élémentaire. Je ne défendrai pas les
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
26 dessin se simplifiera jusqu’au schème unique, le rythme se précipitera jusqu’à l’explosion, l’histoire se purifiera jusqu’au
27 Rimbaud, et d’autre part le contraste absolu des rythmes, vont se traduire dans la [p. 490] similitude des conclusions éthique
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
28j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journé
29t 8 heures de loisir est une dérision brutale des rythmes créateurs. Elle exprime simplement l’état accidentel d’un conflit abs
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
30j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journé
31s de loisir [p. 234] est une dérision brutale des rythmes créateurs. Elle exprime simplement l’état accidentel d’un conflit abs
21 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
32ue page. Toute une vie de femme se déroule sur un rythme large à travers un peuple de personnages vivement contrastés, et des
22 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
33temps de la création qui naît de l’acte, c’est le rythme imprimé à l’action générale par cette apparition qui s’y insère. C’es
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
34 en partant d’un donné très réduit et de quelques rythmes lyriques, son style est large, ses périodes font la roue. Mais il se
24 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
35ue page. Toute une vie de femme se déroule sur un rythme large à travers une humanité vivement contrastée, et des paysages bai
25 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
36ce documentaire authentique, et il en a saboté le rythme. Dès qu’il part dans l’idéologie, la critique d’art ou l’érotisme (ef
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
37 (il y en a de beaucoup plus longues). Un certain rythme monotone entraîne une matière vocabulaire disparate, faite de grandil
27 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
38et de fécondes coïncidences est plus conforme aux rythmes de l’esprit créateur que le détachement méditatif du clerc parfait —
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
39ndre un à un ces tumultueux considérants, dans un rythme plus détendu. ⁂ J’ai constaté l’existence d’un problème de la culture
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
40de contemporain. Son mécanisme est simple, et son rythme constant. [p. 46] La raison joue le rôle d’une force d’émancipation t
30 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
41gent de préciser qu’une pensée qui s’abandonne au rythme de ses mécaniques, proprement, se prolétarise. Je veux dire qu’une te
42nsées ou des passions, contre le style, contre le rythme singulier qui trahit en chacun de nous la lutte ouverte de la vie et
31 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
43ut, dont la nature commande le choix des mots, le rythme, les figures. Que chaque phrase implique ce but, et le désigne par so
32 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
44mpagnés par le roulement monotone des tambours au rythme lent, deux coups très espacés, trois coups espacés… Du plafond pendai
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
45aysage et [p. 157] d’un ensemble de coutumes. Les rythmes du temps s’y inscrivent aussi bien que l’allure des pentes. « D’où ce
46harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. ⁂ Une forme, une image vivante : est-ce extérieu
47amuz. On a pu croire qu’il n’avait pas le sens du rythme : c’est qu’il veut le rythme formé sur la nature des choses qu’il évo
48avait pas le sens du rythme : c’est qu’il veut le rythme formé sur la nature des choses qu’il évoque, non point sur les modèle
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
49e au bon moment ses vérités inactuelles. De là le rythme singulier de sa production ; de là ses nombreux masques et pseudonyme
35 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
50verbe, désignant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en communication ave
36 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
51e plus en plus rigoureusement centralisé. Seul le rythme de l’étatisme n’a pas été partout le même. Dans les démocraties bourg
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
52être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale :
53 Enfin, n’est-il point trop facile de trouver son rythme de vie dans les conditions somme toute artificielles où mon chômage m
54e pas assez fort pour faire tourner l’appareil au rythme normal. Tout le monde a l’air très content, bien que le film m’appara
55and fracas de moteurs et de règlements de fer les rythmes de cette île et de ces vies ? 1er mars 1934 Minimum vital. — Il ne
56 que la voiture. Mais aussi elle tient compte des rythmes de la vie locale, du calendrier des marées, de l’heure matinale des f
57pris, devenait légendaire et généreux, prenait le rythme et les couleurs grandioses et irréelles de la page d’histoire. Menson
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
58reprises, les retours, elle s’accorde très mal au rythme de la réflexion spontanée, qui est « péguyste » et non « classique ».
59la coutume des autocars, toujours révélatrice des rythmes du pays. Pauvreté de tous ces villages ! Et sur les routes, quelles a
60ge. Pays sans harmonie, sans lien profond et sans rythme unanime, et qui ne parvient plus à s’expliquer que dans une pauvre pr
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
61ue, mais de la saveur des sons et de la force des rythmes. S’ils tolèrent ces radios, c’est sûrement pour la même raison qui fa
40 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
62 doute pas réglé pour faire tourner l’appareil au rythme normal. Tout le monde a l’air très content, bien que le film m’appara
63 que la voiture. Mais aussi elle tient compte des rythmes de la vie locale, du calendrier des marées, de l’heure matinale des f
64 des partis-pris, devenait légendaire, prenait le rythme et les couleurs grandioses et irréelles de la page d’histoire. Menson
41 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
65e, et déjoue toutes les conven­tions. Surtout, un rythme merveilleux de souplesse, d’imprévu et d’aisance, entretient tout au
66ans mettront en œuvre : il n’y manque rien que le rythme, c’est-à-dire la part libre du génie, de l’imagination fabulatrice. E
42 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
67être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale c
68and fracas de moteurs et de règlements de fer les rythmes de cette île et de ces vies ?   3 avril La solitude est une jeunesse.
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
69u’au moment où l’imagination, ranimant les grands rythmes naturels, libérant les vertus et les vices des entraves du respect hu
70c le diable, vient mourir dans la nuit de Noël au rythme familier des marteaux de la forge rebâtie. Les Cavaliers, « appelés à
44 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
71timent de la journée vide, du temps qui a pris le rythme des vies simples. Et la nuit retrouvée, la vraie nuit noire et muette
45 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
72îner nécessairement l’indépendance croissante des rythmes de production et de consommation.) Et c’est la guerre de 1914. Cet in
46 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
73es filles ou très jeunes garçons 3 . Mais déjà le rythme de ces chants — une phrase, puis [p. 14] un silence pendant quatre pa
74aussi que l’on chantait mieux que naguère, sur un rythme moins alangui. Le pasteur a parlé de l’héroïsme. Le héros chrétien n’
75la boue, maintenus au sol et humiliés… » Quelques rythmes de tambour lugubres en sourdine. « Le Peuple était divisé, égaré… » O
47 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
76ense « mystification » de l’instinct faussant ses rythmes naturels, invertissant sa direction, exaltant le « désir de mort », d
77t c’est par là que cette passion se détachait des rythmes du désir charnel ; mais tandis que pour Tristan l’infini, c’est l’éte
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
78it dans la vie quelque chose de tout étranger aux rythmes de l’attrait sexuel : un désir qui ne retombe plus, que plus rien ne
79» 26 . Diez a montré des ressemblances de formes (rythmes et coupes) entre la lyrique arabe et la lyrique provençale : ce n’est
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
80ns l’allure extérieure des personnages, dans leur rythme. On imagine Don Juan toujours dressé sur ses ergots, prêt à bondir qu
81de printemps ! 16. Intériorisation du mythe Le rythme intime du romantisme allemand, la diastole et la systole de son cœur,
82français. Ici, les données sont les mêmes mais le rythme est moins ample et l’esprit va trop vite au but. La France de la Révo
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
83t c’est par là que cette passion se détachait des rythmes du désir charnel ; mais tandis que pour Tristan l’infini, c’est l’éte
84humaine ses meilleures chances de durer : buts et rythmes de vie, vocations comparées, caractères et tempéraments. Si l’on veut
51 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
85e des fêtes sacrales organisées par le Führer, au rythme lent et envoûtant des défilés et des tambours pendant des heures… On
52 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
86saut nous dresse à résister, il faudra changer de rythme et rectifier la tenue, bander tous les ressorts, mobiliser les cœurs…
53 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
87de là vient sa puissance apparente, sa furia, son rythme dionysiaque. ⁂ Or si le don juanisme est une passion de l’esprit et n
54 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
88concevoir à nouveau, si l’on veut entrer dans ces rythmes, goûter ce vocabulaire, et dégager le pittoresque enfoui sous des ama
89Dieu », de recenser les objets et les formes, les rythmes et les lois cosmiques, afin de les parfaire par le Verbe et, finaleme
90otre monde est-il encore formulable en noms et en rythmes ? La science moderne ne tend-elle point à nous le rendre proprement i
55 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
91volontiers que c’est parades et bottes, fanfares, rythmes virils, flatteuses géométries garantissant l’ordre social contre le m
56 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ?
92 actuels vont vite. Il s’agit de les précéder. Un rythme accéléré d’actions et de décisions est la condition primordiale de to
93est quelqu’un qui se montre capable de prendre le rythme exigé par l’époque. [p. 8] VI. Que faire tout de suite ? À ces homm
57 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
94e être défini séparément — style, sujets abordés, rythme, idées ou lyrisme —, mais bien plutôt c’est la complexité secrètement
95e que celle de l’œuvre : il faudrait s’imposer un rythme égal et sans lacunes, une relation automatique et monotone des petits
58 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
96tifs auxquels il cède en choisissant tel mot, tel rythme ou tel accent ; et de quel insondable imbroglio, cette petite phrase
59 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
97 nous ont parlé. (La naissance d’un poème ou d’un rythme de phrase, quelque part en nous-mêmes, nous donne une faible idée de
60 1944, Les Personnes du drame. Introduction
98prendre la personne. Voir des formes, épouser des rythmes — qu’ils soient de verbe ou de pensée — c’est percevoir les résultats
99 qu’un effort. Je lui demande d’éprouver certains rythmes dont l’ampleur ou l’élan propagent un pouvoir. Initiation au drame do
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
100 dessin se simplifiera jusqu’au schème unique, le rythme se précipitera jusqu’à l’explosion, l’histoire se purifiera jusqu’au
101et chez Rimbaud, et d’autre part le contraste des rythmes, vont se traduire dans la similitude des conclusions éthiques et dans
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
102et le rédime, puisqu’il lui rend une mesure et un rythme en le liant au destin personnel. Ainsi l’acte absolu serait création
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
103e être défini séparément — style, sujets abordés, rythme, idées, anecdotes, — mais bien plutôt c’est la complexité secrètement
104e que celle de l’œuvre : il faudrait s’imposer un rythme égal et sans lacunes, une relation automatique et monotone des petits
64 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
105s, d’un paysage et d’un ensemble de coutumes. Les rythmes du temps s’y inscrivent aussi bien que l’allure des pentes. « D’où ce
106harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. Une forme, une image vivante : est-ce extérieur
107amuz. On a pu croire qu’il n’avait pas le sens du rythme : c’est qu’il veut le rythme formé sur la nature particulière des cho
108avait pas le sens du rythme : c’est qu’il veut le rythme formé sur la nature particulière des choses qu’il évoque, non point s
65 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
109 verbe, désignant ce geste appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en communication ave
66 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
110se des fêtes sacrales organisées par le Führer au rythme lent et envoûtant des défilés et des tambours pendant des heures… On
67 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
111on, et tout crépitant d’inventions étonnantes. Le rythme est cahotant, trop coupé, mais quand il s’établit sur une ou deux séq
112vons en voir sans l’aide d’une caméra, et sur les rythmes habituels de notre vie. C’est dire qu’ils oublient ou refusent de pre
113aque Noël en Amérique.) Mais il a le secret de ce rythme endiablé, cette ingéniosité foisonnante, follement gaspillée, et cett
68 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
114saut nous dresse à résister, il faudra changer le rythme et rectifier la tenue, bander tous les ressorts, mobiliser les cœurs…
69 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
115voici que soudain, un « à venir » m’est rendu, un rythme heureux du temps, pour vingt-quatre heures, une plénitude de l’attent
70 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
116volontiers que c’est parades et bottes, fanfares, rythmes virils, flatteuses géométries [p. 35] garantissant l’ordre social con
117 plus tard, sans doute, mais c’est encore le même rythme de vie — vient mêler sa guirlande à mes images, comme la devise du ta
118sa vie ? Peut-être à la recréation d’une unité de rythme et de vision au sein d’un monde qui perdait ses mesures. Et quand le
71 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
119tte joie de dire vrai ? Et comment les séduire au rythme sans défaut, sans relâche et sans repentir, d’une pensée qui soit dig
72 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
120e cinq cents tonnes. On dirait du Disney, pour le rythme. L’esprit de Mickey-Mouse s’empare de Superman (le héros favori des p
73 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
121Burckhardt considérant l’Histoire du monde, et le rythme vital d’un Nicolas Manuel : c’est vers quoi je reviens, après six ans
74 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
122ts que nous aurons bien voulu acheter ; et si son rythme plus rapide met en péril certaines coutumes avares, ce sera tant mieu
75 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
123de l’amour sans malice : c’est de former quelques rythmes de phrases où l’indicible jette par moments une espèce d’émotion ou d
76 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
124de là vient sa puissance apparente, sa furia, son rythme dionysiaque… [p. 80] Or, si le don juanisme est une passion de l’esp
77 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
125mérique, si d’abord on ne l’a pas sentie dans les rythmes de sa vie quotidienne. Prenons maintenant l’Américain, devant le mond
126, le nombre de divisions dont Staline dispose, le rythme de sa production de guerre, ses pertes, ses réserves, et son plan. Je
127ous aurons bien voulu acheter ; et si son [p. 54] rythme plus rapide met en péril certaines coutumes avares, ce sera tant mieu
78 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
128on, et tout crépitant d’inventions étonnantes. Le rythme est cahotant, trop coupé, mais quand il s’établit sur une ou deux séq
129vons en voir sans l’aide d’une caméra, et sur les rythmes habituels de notre vie. C’est dire qu’ils oublient ou refusent de pre
130aque Noël en Amérique.) Mais il a le secret de ce rythme endiablé, cette ingéniosité foisonnante, follement gaspillée, et cett
131intonations de passer ? Vous avez si bien pris le rythme du siècle qu’on se demande parfois si vous restez capables de le modi
132er les problèmes, votre vocabulaire critique, vos rythmes et vos procédés. Et pourtant ne serait-ce point cela, au sens propre
133 envoûter le lecteur et soi-même par une sorte de rythme ou litanie de faits, — en prise directe sur l’émotivité du temps prés
79 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
134a nôtre. Si la production industrielle atteint un rythme étourdissant, ce n’est pas que les ouvriers travaillent fiévreusement
135n éloge à leurs yeux. Ils jugent un homme sur son rythme vital. [p. 150] Sur son avenir. Nous le jugeons sur le bilan de son p
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
136fédéraliste ne saurait être mieux comparé qu’à un rythme, à une respiration, à l’alternance perpétuelle de la diastole et de l
81 1948, Suite neuchâteloise. II
137 se souvenir de ce qui vient ? D’où remontent ces rythmes de mots, cette épithète, ce nœud d’idées, où je ne reconnais rien de
138au carrefour d’autres destins croisés, soudain le rythme change en nous aussi, rompant la prévision, cette inertie.) Dix jours
82 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
139ges, quelques statues de leurs dieux, ou quelques rythmes de leurs danses. Finalement, que sont les empires qui prétendent part
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
140 de chevaliers, cependant que la musique monotone rythme les coups avec une implacable exactitude. Decrescendo. Maintenant les
141opaque, leur animalité totalement possédée par le rythme léger des instruments, et ces coups décochés à intervalles précis, pa
142Le fait certain, c’est qu’elle n’a pu le faire au rythme accéléré de notre histoire. Elle a manqué la Renaissance, les Lumière
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
143ir par la vertu magique d’un acte sacrificiel les rythmes du Cosmos et les lois de la fécondité — on dirait aujourd’hui : pour
85 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
144les églises suisses de cantiques anglo-saxons aux rythmes tantôt allègres, tantôt traînants et nostalgiques, et d’un vocabulair
86 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
145s la suite de ses ouvrages composés et publiés au rythme accéléré de trois ou quatre volumes par an, le public s’écarta, effra
146ait et ne saura jamais s’il ne fait qu’épouser un rythme errant, ou s’il le crée tout en croyant le suivre. S’avancer ainsi da
87 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
147 liberté… On proteste au nom de la Nature, de ses rythmes majestueux, et du contact avec la terre, contre un monde qui devient
148 plutôt que du bien, tout en séparant l’homme des rythmes naturels, considérés sous leur seul aspect régulateur. Pessimisme hum
149niement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement calculé. C’est alors du rendement
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
150des hommes, est née de la même rupture des grands rythmes cosmiques et des fatalités astrologiques, et de la même victoire sur
151ème de morts et de résurrections dominées par des rythmes et par des archétypes qui s’accordent à ceux de l’âme. Ainsi le rêve
152 tard, au Moyen Âge, la théorie des cycles et des rythmes cosmiques de l’Histoire sera reprise — contre l’esprit des Pères — pa
153ce qui rend supportable l’idée d’un temps vidé de rythmes et de mythes, c’est la croyance à la Fin imminente : encore « un peu
154limitée de l’Histoire qui lui permet de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui le commenc
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
155iberté… On proteste au nom de la Nature, de ses « rythmes majestueux », ou du « contact avec la terre », contre un monde qui de
156 plutôt que du bien, tout en séparant l’homme des rythmes naturels, considérés sous leur seul aspect [p. 201] régulateur. Pessi
157niement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement calculé. C’est alors du rendement
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
158tre Histoire, mais l’humanité s’est accrue sur un rythme sans précédent. La désunion des nations de l’Europe atteint son combl
159e sa valeur universelle. Enfin nous constatons le rythme accéléré de l’application sociale des inventions : il avait fallu au
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
160’œuvre sous nos yeux. Désormais, les temps et les rythmes des civilisations et de leurs nations sont destinés à s’accorder : pa
161change des vertus et des vices dans la lutte. Les rythmes de l’histoire sont dictés aujourd’hui par deux puissances antagoniste
162ressemblent déjà : l’Euramérique et l’Eurasie. Le rythme communiste ou le rythme occidental semblent bien devoir s’imposer néc
163amérique et l’Eurasie. Le rythme communiste ou le rythme occidental semblent bien devoir s’imposer nécessairement à l’Asie mèr
92 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
164des hommes, est née de la même rupture des grands rythmes cosmiques et des fatalités astrologiques, et de la même victoire sur
165ème de morts et de résurrections dominées par des rythmes et par des archétypes qui s’accordent à ceux de l’âme. Ainsi le rêve
166 tard, au moyen âge, la théorie des cycles et des rythmes cosmiques de l’Histoire sera reprise — contre l’esprit des Pères — pa
167ce qui rend supportable l’idée d’un temps vidé de rythmes et de mythes, c’est la croyance à la Fin imminente : encore « un peu
168limitée de l’Histoire qui lui permet de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui [p. 408] l
93 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
169tiques. Le décalage sans cesse croissant entre le rythme d’expansion de nos produits et celui de nos valeurs régulatrices est
170 inhumain tant que l’ouvrier devait y adapter son rythme, devient au contraire libérateur dès qu’il est poussé jusqu’au bout,
171 communiaient pas davantage avec la nature et ses rythmes. Au contraire, nous voyons aujourd’hui nos villes se mettre au vert,
172 habitudes morales, leur habitat physique et leur rythme de vie, les amenant de la sorte à se ressembler davantage et à se con
94 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
173la distingue dans le monde). Ces deux nécessités, rythme et finalité, paraissent en fait aussi contradictoires que la vie et l
95 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
174ion, c’est-à-dire du désir infini qui échappe aux rythmes naturels et joue le rôle d’un absolu préférable à la vie elle-même. L
96 1960, Preuves, articles (1951–1968). Les incidences du progrès sur les libertés (août 1960)
175 mieux préservées (par le chant, par la danse, le rythme, l’émotion) ; — celles de l’esprit enfin, apanage millénaire de l’Ind
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
176uelle. Je vois ainsi Don Juan dans l’allure et le rythme de la polémique nietzschéenne ; mais aussi dans les alternances d’eng
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
177ion, c’est-à-dire du désir infini qui échappe aux rythmes naturels et joue le rôle d’un absolu préférable à la vie elle-même. L
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
178s la suite de ses ouvrages composés et publiés au rythme accéléré de trois ou quatre volumes par an, le public s’écarta, effra
179ait et ne saura jamais s’il ne fait qu’épouser un rythme errant, ou s’il le crée tout en croyant le suivre. S’avancer ainsi da
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 3. Don Juan
180de là vient sa puissance apparente, sa furia, son rythme dionysiaque… Or si le don-juanisme est une passion de l’esprit, et no