1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
1’œuvre de René Crevel un sens de la douleur et un sérieux humain qui forcent la sympathie. p. 690 ai. « René Crevel : La M
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
2 Keyserling, Ferrero, commencent à être prises au sérieux en France par quelques jeunes gens. Il faut louer Drieu d’avoir échap
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
3s lui dites que, « d’abord », son livre n’est pas sérieux. Il sourit. Vous ajoutez que le lyrisme des noms géographiques vous f
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4h ! cette jeunesse, mais voyons des affaires plus sérieuses. Et tout est dit. Ah ! c’est vrai, il allait oublier, il y a encore c
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
5i-même gêné. En deux mots, vous ne me trouvez pas sérieux. Le reproche est grave. Je ne saurais y répondre. Je pourrais vous di
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
6ant. Encore que je prenne les sentiments trop au sérieux pour faire ici du sentiment, je suis sensible au charme de cette fant
7s, des rêveries, des recoins, une longue aventure sérieuse et incertaine, un peu sale et un peu divine, baignée d’une très vague
7 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
8J’avoue prendre cette autobiographie tellement au sérieux que j’ai été bien étonné du passage où il rappelle qu’il écrit la vie
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
9tenir en haleine une salle énorme en parlant avec sérieux de problèmes essentiels : c’est une performance qui vaut d’être enreg
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
10en à quels jeux aboutissent tant d’ambition et le sérieux dans les affaires : une civilisation qui se donne à elle-même un défi
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
11 à mon poignet : « pour que je rêve d’elle ». Son sérieux enfantin devant la vie. « Es ist doch Schicksal, es ist alles Schicks
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
12ies de Bach. Après le Notre Père, chacun s’en va, sérieux, de son côté. Le reste de la matinée se passe à cheval au bord de la
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
13 lui furent plus que d’autres soumis, de par leur sérieux traditionnel. Et quand elle n’est point parvenue à les étouffer, elle
13 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
14u compte il y aura un an de prison pour ce garçon sérieux et maître de lui, qui sourit parfois doucement derrière ses lunettes
14 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
15de témoignage où puissent être dites avec tout le sérieux, toute l’ironie, toute la décence, toute la violence qu’elles imposen
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
16été, la solidité, le manque d’ironie, la bonhomie sérieuse, l’absence de toute complaisance à soi. Certes, j’en vois les défauts
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
17mes matériels, urgents et contraignants. De là le sérieux avec lequel il accepte les conditions de l’initiation : et d’abord la
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
18u mal, quand presque plus personne n’y croit avec sérieux, ni à l’enfer ? Quand personne ne déclare un Bien si haut qu’on se fa
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
19lus nous, mais je. À la question « Prenez-vous au sérieux vos idées, y croyez-vous ? » les hommes de ce temps n’aiment pas répo
19 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
20parti, ou pour se fournir d’arguments précis et « sérieux » qu’on exhibera dans un cercle aussi excité qu’incompétent. De là ce
20 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
21ue nous poserons ici soient accueillies : avec un sérieux et un respect si peu feints qu’ils n’excluent nullement la bonne hume
22s qu’ils n’excluent nullement la bonne humeur. Le sérieux ne consistera jamais, pour nous, dans une attitude d’humilité lugubre
23ur nous, dans une attitude d’humilité lugubre. Le sérieux et le respect, en présence d’une question, c’est tout simplement de s
24uérir personne, mais à montrer que la maladie est sérieuse, si sérieuse qu’il serait ridicule d’attendre de nous ou de qui que c
25e, mais à montrer que la maladie est sérieuse, si sérieuse qu’il serait ridicule d’attendre de nous ou de qui que ce soit un rem
26d’autre que l’injonction de prendre vous-mêmes au sérieux vos questions. Car alors, vous approcheriez de la réponse, vous y off
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
27ue, car les partis de gauche ne prennent guère au sérieux leur intelligentsia, mais du point de vue plus profond de l’activité
28 C’est la bourgeoisie qui, la première, a pris au sérieux la matière, par suite la science et les faits, par suite les lois, po
29iècle. Philosophiquement, ils n’ont aucune raison sérieuse pour refuser le marxisme-léninisme. (Professionnellement, par contre,
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
30rables, non établies par un travail parlementaire sérieux — mais arrachées par démagogie au patronat apeuré par des tribuns ver
23 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
31c une légèreté de bon aloi. Je ne m’excuse pas du sérieux peut-être pesant des considérations qui suivent. Dire que notre époqu
32. Certaines réalités se rappellent à nous avec un sérieux [p. 19] décisif, et qui coupe court aux dernières pirouettes. Il y a
24 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
33t de la cité où s’écoule sa vie. Mais c’est là un sérieux subordonné, et le chrétien peut sans cesse le mettre en question. Il
25 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
34plus nous mais je. À la question « Prenez-vous au sérieux vos idées, y croyez-vous ? » les hommes de ce temps n’aiment pas répo
26 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
35r les affiches électorales. La seule opposition sérieuse La violence de leurs écrits s’accroît, l’aigreur des polémiques s’acc
36à ses récentes opinions ? Allons, ils ne sont pas sérieux. Un chrétien a le droit de faire cette observation simpliste, qui sou
37 font soient très méchants ; mais ils manquent de sérieux humain. (J’ai dit aussi qu’ils manquent d’humour.) Anonymat Ils ont
38p. 179] du risque. Elle rit bien. Elle n’a pas ce sérieux engourdi des gens qui font une carrière ou qui s’apprêtent à faire fi
27 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
39là, ce sont ses véritables adversaires, les seuls sérieux, et il le sait ! Si Niemöller est dans un camp de concentration, pris
40itaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réformée. Il nous reste à prendre au sérieux la doctrine
28 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
41 conçue et pratiquée de nos jours, est une menace sérieuse pour l’intégrité de l’homme, son intelligence, son honneur et ses fac
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
42différence où le public la tient. Un philosophe « sérieux » pour l’Université c’est trop souvent un homme que l’étude des probl
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
43’apprendre. On commencera par mettre en doute son sérieux : « Qui est le docteur Soeren Kierkegaard ? C’est l’homme dépourvu de
44ur Soeren Kierkegaard ? C’est l’homme dépourvu de sérieux », lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physi
45! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les [p. 61
46infini où tu te vois, ou bien tu crois aussi à ce sérieux de l’existence symbolisé [p. 611] par la caisse d’épargne. Ou bien tu
47ais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa peur de toute extravagance. « On peut l
48À qui pressent, dans sa réalité brutale, dans son sérieux dernier, et son risque absolu, ce qu’est la solitude dont Kierkegaard
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
49 du même pas, la vie. C’est pourquoi le drame est sérieux ; et notre vie n’est pas une farce, pour la simple raison qu’elle est
32 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
50s que jamais. Mais alors, vont-ils reconnaître le sérieux réel de ce jeu ? Et qu’il y va vraiment de tout, c’est-à-dire d’un pe
33 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
51arvenir lui-même à prendre le repas sacré plus au sérieux que le menu de sa pension ? « Même pour l’homme le plus pieux… » juge
52 avec beaucoup plus de vraisemblance et même de « sérieux historique ».   Parmi toutes les criailleries de Nietzsche, certaines
34 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
53oratrice et le repliement amer. Enfin, un courage sérieux, nietzschéen sans exaltation. La lecture d’un tel livre, lente et sou
35 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
54rsonne à ma connaissance n’a mis en question leur sérieux, ce qui précisément me paraît remarquable. L’accueil flatteur — ou fl
55ode cartésienne de la division parcellaire.) Le « sérieux » universitaire consiste, en gros, à déconcrétiser 33 les discipline
56t celle qui consisterait dans une psychanalyse du sérieux universitaire, considéré comme traduisant une fuite devant l’actualit
57es humaines, écrit Renan, sont un à peu près sans sérieux et sans précision, c’est un grand résultat pour la philosophie ; mais
58rit pur, s’adonne au culte solitaire des choses « sérieuses et précises ». Et que le monde suive le cours de ses passions ! Pour
59’est pas de ce monde. C’est le royaume des lois « sérieuses et précises » que la pensée peut arriver à reconnaître, mais sur lesq
60inute de silence. Puis ils s’occupent de choses « sérieuses » qui, elles, n’ont pas toujours cette précision d’épure qui séduisai
61de l’art qu’il a [p. 42] sucé. Si l’ouvrage est « sérieux et précis » selon les clercs, l’éditeur, le jugeant invendable, exige
62pratique : il conduit à poser de vraies questions sérieuses. Il est donc irréalisable sous un patronage officiel. Exposer les der
36 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
63uer les directeurs des Recherches d’avoir pris au sérieux le risque philosophique. Et je ne pense pas trahir leur tendance en i
37 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
64 à l’équilibre d’un centre qui seul était pris au sérieux par le pays. On l’a dit et redit : le parti radical, c’est la France.
38 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
65t quelque chose. Ce n’est pas assez, ce n’est pas sérieux. L’adversaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous a
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
66t empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan considéré comme mesure culturelle,
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
67u le réel, où peut-être on retrouvera des raisons sérieuses et urgentes, enfin solides, de s’aimer ? La commune mesure des États
41 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
68ons-nous un arbitre qui rende à notre jeu quelque sérieux, fût-il tout provisoire ? Peut-être l’étymologie peut-elle nous secou
69ations grossières de la sociologie, il ne se veut sérieux qu’en tant qu’il philosophe indéfiniment, [p. 158] et récuse toute fi
70définiment, [p. 158] et récuse toute finalité. Le sérieux de la pensée s’identifie ainsi au caractère purement potentiel de l’e
71exercice de la pensée. (De même que pour Kant, le sérieux moral est purement formel.) D’où l’excessive technicité de leur langa
72Elle est pour la pondération, et elle n’appelle « sérieuse » qu’une pensée pondérée. Le comble du sérieux sera donc pour elle le
73« sérieuse » qu’une pensée pondérée. Le comble du sérieux sera donc pour elle le comble de la pondération, c’est-à-dire, à la l
74nion personnelle. Lorsqu’un clerc enfin louera le sérieux d’un ouvrage, nous saurons qu’il s’agit d’un ouvrage dont la composit
75 68 . Une pensée impartiale, cultivée, objective, sérieuse, c’est ce que nos grandes écoles proposent comme idéal à leurs élèves
76 ressorts presque invisibles qui conditionnent le sérieux technique de la pensée, tout cela est devenu si délicat, si minutieux
77délivre de l’obligation de conclure. La notion de sérieux se confond une fois de plus avec celle d’inefficacité. Et la pensée s
78ni les humeurs peccantes, ni la logomachie, ni le sérieux de l’écolier limousin. Et je gage que les exemples de méthodisme exag
79 plus qu’on puisse parler de la pondération ou du sérieux d’un qui vient par exemple nous condamner Pascal au nom de je ne sais
80ôté.) C’est qu’en effet l’intelligence des clercs sérieux, distinguée de l’action et du risque qui sont peut-être les liens les
81’extraordinaire susceptibilité de ces victimes du sérieux scientifique. Ils supportent au plus mal la polémique. Ils préfèrent
42 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
82 péché et de la foi. L’extrémisme théâtral et non sérieux qui excite aujourd’hui tant d’esprits n’est encore qu’une affreuse my
83sens, là où le jugement devient la grâce. Le vrai sérieux de la vie et sa réalité ne se révèlent à nous qu’au point où nous heu
84enne passible de prison : cela rendrait un peu de sérieux aux esprits libres. Je sais bien que ce vœu signifie pour beaucoup un
85 ; mais je [p. 242] tiens cet « excès » pour plus sérieux que la mesure même qu’il s’agit d’éprouver une dernière fois. L’espri
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
86é, la solidité, le refus de l’ironie, la bonhomie sérieuse, l’absence de toute complaisance à soi, le « dévouement à l’objet ».
87ne question 51  ». Mais une question ne peut être sérieuse que si l’on sait que la réponse existe… Il fallait nous apprendre cet
44 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
88t empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan considéré comme mesure culturelle,
89u le réel, où peut-être on retrouvera des raisons sérieuses et urgentes, enfin solides de s’aimer ? La commune mesure des États n
45 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
90on en use dans l’église romaine, mais le degré de sérieux qu’on leur accorde en fait, mais l’opinion commune qu’elles sont cens
46 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
91iennent tous à la même question, qui est celle du sérieux dernier, de la prise au sérieux de la vérité. Du point de vue du séri
92 qui est celle du sérieux dernier, de la prise au sérieux de la vérité. Du point de vue du sérieux humain, l’éternité doit appa
93prise au sérieux de la vérité. Du point de vue du sérieux humain, l’éternité doit apparaître comme une espèce d’ironie cruelle 
94 cruelle ; mais du point de vue de l’éternité, le sérieux humain apparaît affecté d’un humour désespéré. La dialectique de Kier
95e de Kierkegaard consiste alors à déconsidérer le sérieux et le pathétique purement humains, en les poussant à la limite où se
96tualisée dans l’acte de foi. Il n’y eut jamais de sérieux absolu 39 que dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu,
97a vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieux, poses et amusettes, une ironie, ou ce qui est pire, un soupçon d’ins
98 vide ? Et alors il n’y aurait nulle part de vrai sérieux ? Peut-être aussi cet acte existe-t-il, peut-être que l’illic et tuc
99 nunc de la foi ? Mais alors il n’y a pas de vrai sérieux dans ma vie, tant qu’il n’y a pas eu cet acte de foi, ce renversement
100ertitude combattante — et combattue. [p. 976] Le sérieux de l’ironie, l’ironie du sérieux, voilà les pôles d’une dialectique d
101ue. [p. 976] Le sérieux de l’ironie, l’ironie du sérieux, voilà les pôles d’une dialectique dont le plus étrange, sans doute,
102e démarche ? » Oui, cette question est gênante et sérieuse, et c’est pourquoi il fallait la poser. Et c’est aussi pourquoi je la
47 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
103 conçue et pratiquée de nos jours, est une menace sérieuse pour l’intégrité de l’homme, son intelligence, son honneur et ses fac
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
104conques, il se peut que l’on refuse aussi le vrai sérieux, la vraie difficulté de la question. Le bénéfice le plus certain de m
105un peu lent d’allure, à la physionomie ouverte et sérieuse. « Eh bien, Messieurs et chers amis, nous allons procéder, selon votr
106issimuler, et qui l’empêchent d’atteindre rien de sérieux dans le désordre. “Où fuirai-je devant ta face ?” Cette parole peut ê
107t à rien, et qui par suite ne peut rien exiger de sérieux… — Mais il y a d’autres aspects de la question. Le sel ne se vend plu
108un homme de quarante ans, aux traits réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son iso
109e si vis pacem, et du bifteck. Il n’y a que ça de sérieux. » L’homme est un animal raisonnable. C’est de plus en plus évident.
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
110leur politesse mesurée, leur raison, leur énergie sérieuse, cette façon de ne pas se plaindre de son sort… Pourtant, il en est p
111la faire aboutir. Il faut la prendre tellement au sérieux, la nourrir d’une telle exigence, d’un tel inflexible sens critique,
112te que je ne croyais ? Qu’il y a quelque chose de sérieux à faire là-bas ? Je vais m’y mettre. 28 février 1935 Terminé hier s
113cteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrem
114e pour le communiste. C’est un méridional du type sérieux, un de ces hommes qui pourraient sauver sa région de la totale décrép
50 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
115lorsqu’il parut (en 1936) à louer la mesure et la sérieuse information théologique… Ceci dit, il est juste d’insister sur la gra
116affirmer que Luther est « déterministe ». Mais le sérieux théologique est chose trop rare, et pour beaucoup trop difficile à co
117ît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à de sérieuses objections. Et la démonstration purement biblique qu’on en trouvera d
118sagé la doctrine de la pure grâce jusque dans son sérieux dernier, on peut soutenir que l’homme possède au moins « un faible li
51 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
119t un texte officiel. Il convient d’en parler avec sérieux. Tout d’abord quelques citations : L’homme ne peut penser et créer q
52 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
120te que je ne croyais ? Qu’il y a quelque chose de sérieux à faire là-bas ? Je vais m’y mettre. 28 février Terminé hier soir la
121cteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrem
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
122dont il s’agit ressemble pas mal au néant. Soyons sérieux : la majorité des traits que M. Benda attribue à la jeunesse, convien
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
123mbour, soit dit pour essayer de rassurer ces gens sérieux que sont les Suisses moyens — et même les autres.) 3. — Avec l’armée,
55 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
124e rendre aux mots leur sens. Il n’y a que cela de sérieux dans la politique moderne. Et le Manifeste de Mounier peut y contribu
56 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
125iècle. Le capitalisme moderne Les économistes « sérieux » se refusent à peu près tous à assimiler le capitalisme moderne aux
57 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
126ent à la fois. Et en ce point, ils ne sont vrais, sérieux, ou dignes d’exciter l’angoisse et le plaisir de la résolution que pa
127 7. D’une philosophie du jeu, et de l’attitude du sérieux… Arrêtons-nous à ce chiffre sacré, à ces sept jours qui nous menèrent
58 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
128 nous [p. 12] reçoit et l’on nous renvoie avec un sérieux méfiant et résigné, presque sans nous regarder. À la fin de l’après-m
129 je sortais, vivement impressionné par le courage sérieux (sans nul défi) que suppose hic et nunc une telle prédication, un cha
130t « scientifique ». On n’imagine pas en France le sérieux et l’application qu’apportent les partisans du national-socialisme à
131t quelque chose. Ce n’est pas assez, ce n’est pas sérieux. L’adversaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous a
132tourmenté mais trop habile, serait-il un obstacle sérieux pour l’entreprise de glorification des forces humaines, purement huma
133On me dit que socialement, ils n’ont rien fait de sérieux, et que leur socialisme est une façade. Je réponds : non, c’est leur
134enne passible de prison : cela rendrait un peu de sérieux aux esprits libres » — j’écrivais cela, il y a deux ans. Je n’oserais
135r, devant Niemöller. On ne peut pas jouer avec le sérieux, c’est-à-dire qu’on ne peut pas l’imaginer d’avance, ni même le désir
136orce, malgré soi, et c’est cela justement qui est sérieux ! Le témoignage rendu à Dieu quand Dieu le veut et que les hommes l’i
137uelles » [p. 61] des libéraux ? Non, c’était plus sérieux que cela. Ils ont dit non parce que l’État prétendait modifier et lim
138es tous responsables de tout ; et que la question sérieuse n’est pas de savoir qui l’est le plus ou qui l’est le moins, mais com
59 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
139tatisme, au sens fort du terme, c’est la prise au sérieux systématique, la réalisation systématique des rêveries plus ou moins
140de croire à la Nation… Le seul problème pratique, sérieux, urgent et réellement fondamental, c’est celui que nous pose l’angois
60 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
141st même à cause de cela que vous ne ferez rien de sérieux. Et comme il faut pourtant que quelque chose se fasse, la seule quest
142u rang de coutume normale parmi les étudiants, le sérieux accordé aux conflits passionnels « à trois » ou « à quatre » — renouv
61 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
143-t-on la réalité, ou n’a-t-on rien à dire de plus sérieux ? Poussez la première porte venue ! Ce silence que l’épouse est censé
144it, l’idée de fidélité. Mais l’obstacle n’est pas sérieux, on le tourne de tous les côtés. Voyez les excuses invoquées par le m
145la promesse du mariage est le type même de l’acte sérieux, c’est dans la mesure où elle est faite une fois pour toutes. Seul l’
146aite une fois pour toutes. Seul l’irrévocable est sérieux.) Toute vie, fût-elle la plus déshéritée, détient sa chance immédiate
147par l’autre. On admettra que c’est une révolution sérieuse. Et nous pourrons maintenant dépasser la formule toute négative et pr
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
148Histoire scientifique. (Le lecteur d’un ouvrage « sérieux » sera d’autant plus exigeant qu’il sait que le déroulement des faits
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
149t point, c’est l’embarras des romanistes les plus sérieux lorsqu’ils en viennent à reconnaître la question, et la facilité avec
150que arabe et la lyrique provençale : ce n’est pas sérieux, nous dit-on. Brinkmann et d’autres ont supposé que la poésie latine
151e poésie. Ainsi de chaque réponse proposée : le « sérieux » des savants paraissant consister surtout dans une propension à qual
152listes demeurent sceptiques. Un littérateur « peu sérieux » imagine alors l’hypothèse d’une influence de la psychanalyse sur l’
153îtra contredire la thèse de mon littérateur « peu sérieux ». (Eppur ! C’est lui qui aura raison contre les « vingtiémistes » ch
154tonnante encore que n’importe quelle hypothèse, « sérieuse » ou non, sur la nature de ces rapports. Mais je me gardais de démont
155on du lecteur sur certains faits que la « science sérieuse » tient aujourd’hui pour établis. Simplement, je les crois de nature
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
156, par un auteur qui offre toutes les garanties de sérieux et d’information 118 , et en des termes qui me paraissent trop signif
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
157Mélancolie nocturne, s’adressant à cette « Vierge sérieuse », il la prie d’évoquer encore l’âme d’Orphée, l’époux de Canacée qui
158tre époque est diffus dans la médiocrité. Le vrai sérieux dès lors, implique la connaissance, le rejet ou l’acceptation de ce q
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
159st même à cause de cela que vous ne ferez rien de sérieux. Et comme il faut pourtant que quelque chose se fasse, la seule quest
160u rang de coutume normale parmi les étudiants, le sérieux accordé aux conflits passionnels « à trois » ou « à quatre » — renouv
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
161-t-on la réalité, ou n’a-t-on rien à dire de plus sérieux ? Poussez la première porte venue ! Ce silence que l’épouse est censé
162it, l’idée de fidélité. Mais l’obstacle n’est pas sérieux, on le tourne de tous les côtés. Voyez les excuses invoquées par le m
163la promesse du mariage est le type même de l’acte sérieux, c’est dans la mesure où elle est faite une fois pour toutes. Seul l’
164aite une fois pour toutes. Seul l’irrévocable est sérieux.) Toute vie, fût-elle la plus déshéritée, détient sa chance immédiate
165par l’autre. On admettra que c’est une révolution sérieuse. Et nous pourrons maintenant dépasser la formule toute négative et pr
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
166tique Tout à fait indépendamment des travaux très sérieux d’un Asin Palacios sur une possible influence de la mystique soufiste
167 tous les Cathares dogmatisaient ? Il y a de plus sérieuses raisons de nier l’hérésie du saint.) Cependant, il décrit fort bien l
69 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
168’étonnant, dès lors, si les premières biographies sérieuses de Nicolas sont dues à la plume de disciples ou d’amis des réformateu
169’Israël et la nécessité d’une piété purifiée et « sérieuse ». Au dernier acte, après que la Mort ait accompli son Jugement, les
70 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
170hentifie. En tant qu’érudition et critique dite « sérieuse », elle se constitue proprement par le refus d’admettre quoi que ce s
71 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
171ugera toujours « hors de propos » d’envisager. Le sérieux même du christianisme. 51 Alain dit quelque part n’avoir jamais con
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
172 il s’agit de le combler en vérité. La menace est sérieuse, les événements de septembre et toute la suite l’ont fait voir aux pl
173là, ce sont ses véritables adversaires, les seuls sérieux, et il le sait ! Si Niemöller est dans un camp de concentration, pris
174itaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réformée. Il nous reste à prendre au sérieux la doctrine
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
175convient de se taire lorsque la situation devient sérieuse ; — ou bien la culture est action, création et bataille réelle, et al
176llustrer précisément lorsque la situation devient sérieuse. Or le fait même que nous éprouvions tous un doute sur l’opportunité
177nons la culture pour quelque chose d’un peu moins sérieux que l’action, ou que la guerre, par exemple, ou simplement que la déf
178ctivité de luxe, et l’action seule est tenue pour sérieuse. En voici la preuve. Quand la situation devient grave, comme en cas d
179é, pour gagner de l’argent, pour faire des choses sérieuses… Et cependant, une société où les valeurs de la pensée n’ont plus auc
180 la plupart de ces choses ont paru magnifiques et sérieuses aux penseurs du xixe siècle ! Il n’y eut que Kierkegaard et Nietzsch
181sain, juste et infaillible, et que la seule tâche sérieuse était de gagner de l’argent en attendant que les choses s’arrangent d
182ste insatisfait. Il continue à nous poser la plus sérieuse question humaine. Et s’il n’est pas encore aussi tragique dans des pa
183au terme de sa pensée, jusqu’à l’acte qui la rend sérieuse. Refaire un monde et une culture sur la base de la diversité des pers
184conscience, alors seulement j’aurais des craintes sérieuses pour notre indépendance nationale. Mais pourquoi les trahirions-nous 
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
185mbour, soit dit pour essayer de rassurer ces gens sérieux que sont les Suisses moyens — et même les autres.) 3. Avec l’armée, j
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
186privilèges Si nous voulons prendre une conscience sérieuse de nos vraies raisons d’être et de persévérer, il nous faut tout d’ab
187lités matérielles [p. 157] et pratiques sont plus sérieuses que les réalités spirituelles, qu’ils traitent volontiers d’idéologie
76 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
188ement d’obscurantisme, ou simplement de manque de sérieux, si je persiste en mon projet de lui consacrer tout un livre. Le prem
77 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
189e ferment à tout raisonnement, à toute discussion sérieuse, à tout recours aux vérités fondamentales sur lesquelles s’édifia la
78 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
190ugler sur le mal que l’on porte en soi, et sur le sérieux du mal en général. La condamnation trop facile du méchant qui est en
79 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
191es : elle finit par ne plus croire au bien, ni au sérieux, ni à la naïveté, cette insondable ruse des cœurs purs qui leur perme
192 cela doit vous amuser. Si vous le prenez trop au sérieux, vous les perdrez et vous perdrez. Comme le montre l’histoire suivant
80 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
193te une énorme ambition, si l’on prend la chose au sérieux. Dirai-je maintenant mon idéal et ma vision ? Mon horreur des program
194a pas d’avoir confiance ! Le malheur nous rend au sérieux. Il nous apprend à opposer au mal le bien, et non le demi-mal de peti
81 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
195ement d’obscurantisme, ou simplement de manque de sérieux, si je persiste en mon projet de lui consacrer de nombreuses pages. L
82 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
196ugler sur le mal que l’on porte en soi, et sur le sérieux du mal en général. La condamnation trop facile du méchant qui est en
83 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable X : Le Diable homme du monde (17 décembre 1943)
197es : elle finit par ne plus croire au bien, ni au sérieux, ni à la naïveté, cette insondable ruse des cœurs purs qui leur perme
84 1944, Les Personnes du drame. Introduction
198 Comment juger ? Comment prendre ces vies plus au sérieux qu’ils ne les prirent eux-mêmes ? Me voici rejeté dans mon incertitud
85 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
199nts et contraignants : il faut survivre. De là le sérieux avec lequel il accepte les conditions de l’initiation : d’abord la pl
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
200it s’être purifié de cette espèce répugnante de « sérieux » qui s’attache à certains de nos contemporains, de ce « sérieux » qu
201’attache à certains de nos contemporains, de ce « sérieux » qui fait qu’on les salue comme s’ils étaient quelqu’un, alors préci
202e respectée. Mais pour notre maniaque, rien n’est sérieux, sinon le jeu, qui est l’affaire de sa vie. Et c’est pourquoi son ave
203ine d’être méditée. Elle pourrait même définir le sérieux moral à l’état pur : la faculté qu’un homme possède de [p. 60] rappor
204périmenter ses puissances. 3. Digression sur le sérieux et le jeu Le jeu en général peut être défini comme une activité nette
205: il commence et finit à un signal donné. Mais le sérieux le baigne de toute part ; le sérieux ne finit jamais, il est aussi lo
206nné. Mais le sérieux le baigne de toute part ; le sérieux ne finit jamais, il est aussi long que la vie. Et de même que la vie
207sible du péché consiste à refuser de connaître ce sérieux qui ne peut aboutir qu’à l’échec. Sans cesse, nous essayons de « joue
208arbitraire, que nous appelons maintenant la « vie sérieuse ». Aussi n’est-il plus guère possible de reconnaître et de séparer le
209us guère possible de reconnaître et de séparer le sérieux et le jeu dans nos vies, ce qui est vraiment de la personne et ce qui
210’autre jour que le Palais de Versailles manque de sérieux. C’était bien vu. Mais en écrivant cela, notre auteur était-il sérieu
211 vu. Mais en écrivant cela, notre auteur était-il sérieux, ou bien ne faisait-il qu’une phrase ? Ce qui est sérieux reste seul
212 ou bien ne faisait-il qu’une phrase ? Ce qui est sérieux reste seul important, mais tant d’hommes font les importants, tant d’
213ont les importants, tant d’hommes « jouent » leur sérieux : où est la différence ? « L’apôtre Paul avait-il un emploi officiel
214ar marié. — Mais alors, Paul n’était pas un homme sérieux ? — Non, Paul n’était pas un homme sérieux. » Ici paraît la dialectiq
215 homme sérieux ? — Non, Paul n’était pas un homme sérieux. » Ici paraît la dialectique du sérieux et de l’ironie. C’est en la r
216 un homme sérieux. » Ici paraît la dialectique du sérieux et de l’ironie. C’est en la reportant sur l’existence apparemment la
217egaard dégagera finalement la seule définition du sérieux absolu. « Le christianisme officiel ne ressemble pas davantage au ch
218ciale, cette situation est celle d’un jeu, non du sérieux. « Elle ne ressemble pas plus à la situation du Nouveau Testament que
219temps, et qui veut gagner dans ce temps n’est pas sérieuse : elle se limite. Kierkegaard la déconsidère par l’ironie de l’éterni
220 amoureux — Kierkegaard peut enfin parler avec ce sérieux infini dont le seul Nietzsche, dans notre ère, paraît avoir gardé le
221dernière fuite devant l’Éternité. La substance du sérieux vrai ne saurait exister que dans l’acte qui rend l’éternité présente.
222t accompli de l’acte de la foi jette sur tous nos sérieux, poses et amusettes, un soupçon d’ironie infiniment plus grave qu’une
223p. 65] vide… Et alors il n’y a nulle part de vrai sérieux. Mais peut-être aussi que cet acte existe quelque part, et alors il n
224cte existe quelque part, et alors il n’y a pas de sérieux dans ma vie tant que je n’ai pas trouvé la foi, ou mieux : tant que l
225nacer tout le désordre et l’ordre humains avec un sérieux décisif. Une seule réalité pour nous menacer de grandeur. Et c’est la
226 la seule prophétie que relèvent la réalité et le sérieux, le risque et la splendeur d’une vie d’homme. L’homme se distingue du
227’apprendre. On commencera par mettre en doute son sérieux : « Qui est le docteur Soeren Kierkegaard ? C’est l’homme dépourvu de
228ur Soeren Kierkegaard ? C’est l’homme dépourvu de sérieux » lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physiq
229! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les rangs
230fini où tu te vois, — ou bien tu crois aussi à ce sérieux de l’existence symbolisé par la cote de la Bourse. Ou bien tu joues t
231ais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa peur de toute extravagance. « On peut l
232 À qui pressent dans sa réalité brutale, dans son sérieux dernier et son risque absolu, ce qu’est la solitude dont Kierkegaard
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
233ns tantôt puérils, tantôt subtils, pour éluder le sérieux fou de la vie réelle, pour l’assimiler à un jeu dont il serait possib
234resterait alors une évasion : se réveiller. Et le sérieux dernier de la situation s’évanouirait. Je ne crois pas que Kafka ait
235», nous adresse une vocation…) Or, pour avouer le sérieux dernier, le tragique absolu de notre condition, pour avouer qu’on ne
88 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
236affirmer que Luther est « déterministe ». Mais le sérieux théologique est chose trop rare, et pour beaucoup trop difficile à co
237ît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à de sérieuses objections. Et la démonstration purement biblique qu’on en trouvera d
238sagé la doctrine de la pure grâce jusque dans son sérieux dernier, on peut soutenir que l’homme possède au moins « un faible li
89 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
239, la solidité, le refus de l’ironie, la bonhommie sérieuse, l’absence de toute complaisance à soi, le « dévouement à l’objet ».
240’une question 81  ». Or une question ne peut être sérieuse que si l’on sait que la réponse existe. Il fallait nous apprendre cet
90 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
241osé Ortega y Gasset. [p. 23] Ortega spirituel et sérieux, parlant sur le même ton du grand panda, le nouvel hôte du Jardin des
91 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
242comment dire, c’est quelque chose d’immense et de sérieux. On y pénètre de tout son corps, de tout son sentiment charnel, on l’
243de contre les tentations de la grandeur. Elle est sérieuse parce qu’elle est menacée et menaçante ; parce qu’elle est tout le co
244le est tout le contraire d’un pays d’« assurés ». Sérieuse et impétueuse comme ceux qui savent que la vie n’est pas le but de la
245flamber, et non pas rapporter du trois pour cent. Sérieuse comme ce qui compte avec la mort, comme ce qui compte avec l’esprit,
246e religion. Ce dernier trait achève de peindre le sérieux de ce fantastique. Mais je m’aperçois un peu tard que j’oubliais de c
92 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
247quoi, sans relâche ? voulant ma mort à moi. C’est sérieux, cette fois-ci ça y est !… Vivant un cauchemar qui est vrai, nous all
248une seconde je n’ai pas su s’il était ironique ou sérieux.) Une bonne idée… Seulement ce n’est rien d’en parler. Il faut le fai
249u de ce qui s’est passé la nuit dernière. C’était sérieux. Attaques de saboteurs contre nos aérodromes. Mais on veillait partou
93 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
250 d’inavouable, d’incertain par définition, de pas sérieux vraiment, qui vous a fait « écrire »… Petits bureaux miteux et encomb
251 ne l’avait encore fait paraissait l’acte le plus sérieux du monde, le plus digne de l’homme, le plus adulte ! 16 janvier 194
252 et que celui qui s’y abandonne n’en retire qu’un sérieux mal de mer. Et peut-être oublie-t-elle aussi que l’Angleterre rules t
253 humour bonhomme, un peu loufoque, et beaucoup de sérieux professoral : car les poètes ici sont professeurs, tandis que les rom
254seur de théologie, socialiste militant, polémiste sérieux et sarcastique, il mène campagne pour l’intervention de l’Amérique da
94 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
255i amusent si facilement l’Américain. Il faut être sérieux et éloquent, devant un premier rang de diplomates, de marquises et de
95 1946, Journal des deux Mondes. 11. Intermède
256sa menace. Autant dire qu’on les tient pour moins sérieux. Nous étions mal placés pour discuter cela, donc en somme pour défend
96 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
257e la France est grave. Ou plus exactement, il est sérieux. Il n’est pas avant tout charmant et spirituel, bien disant, bon viva
258t comme par luxe. Dans le fond et d’abord, il est sérieux, plus qu’aucun autre peuple dont j’aie vécu la vie. Seulement, il est
259 peuple dont j’aie vécu la vie. Seulement, il est sérieux sans pose, avec pudeur, préférant affecter la blague ou le scepticism
260me Talleyrand, que « ce qui est exagéré n’est pas sérieux ». Ce qui me frappe le plus dans les films que je citais et dans les
261une force étrange et qui l’intimidait : le regard sérieux de l’homme et de la femme du peuple, ce jugement précis et humain, bi
97 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
262te personnel, cette mort venant de loin vers moi, sérieuse et lente, et chargée d’un sens inconnu. Nous roulions tous ensemble d
98 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
263’ai quelques raisons de prendre la France plus au sérieux, plus au tragique, que les chiffres stupides n’y inviteraient. Je rep
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
264iculise sans espoir. Puisse la disparition de mon sérieux habituel vous faire sentir, par homéopathie, la gravité de ce qui vie
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
265ls étaient à bout de ressources, et sans défenses sérieuses contre un débarquement. Notre presse s’est gardée d’insister sur les