1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
1fond en nous, et elle ne manque guère à ce devoir sacré ». M. Jaloux évite le péril d’un réalisme trop amer et celui du roman
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2fond en nous, et elle ne manque guère à ce devoir sacré. » (Edmond Jaloux.) [p. 138] Entre un monsieur en noir : Permettez-m
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
3des reproches acides, et naturellement, la phrase sacrée : « Il faut que tous fassent la même chose ici ! » Dans la suite, on
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
4même pas une classe de gamins répétant la syllabe sacrée Aûm ou se livrant à des exercices de contrôle de la respiration. Il n
5 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
5ropre démarche, mais inspiré par cet enthousiasme sacré que requiert l’œuvre de Rimbaud. [p. 251] Regrettons seulement qu’il
6 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
6e leurs politesses imite dérisoirement la gravité sacrée et l’ascèse adorable que seule invente la passion. Ils reviennent. To
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
7mbien sont dignes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a consum
8 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
8 car c’est, vous m’entendez, « au nom de la cause sacrée de la paix » que ce brave officier réclama pour Martin le maximum de
9ée, emprisonnée — accusée d’attenter à la « cause sacrée de la paix ». Anti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les acte
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
10cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie sacrée de l’humain, comprenons qu’il y va de tout. Mais les Anges enfin élèv
11tale, dont le Second Faust restera comme le livre sacré. Que cette discipline libératrice comporte pour Rimbaud le silence, a
10 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
12ng, des morts communs, et par celui de la terreur sacrée. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets d’effroi, que
13tolérance radicale. (On ne discute pas ce qui est sacré.) De plus, elle est radicalement grégaire et xénophobe. Mais supposez
14che à échapper à la terreur originelle, aux liens sacrés du groupe, et par là-même à son principe de tyrannie. Ce mouvement d’
15incipe de tyrannie. Ce mouvement d’arrachement au sacré sombre, à l’empire des morts, ce mouvement de dissolution de la commu
16omme des criminels, car ils ont profané l’élément sacré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est im
17Alors que la morale de la tribu dicte des devoirs sacrés, dans la cité on parle de droits. Tous les membres de la tribu devaie
18tence individuelle, libère-toi des déterminations sacrées et obscures. Peut-être peut-on rapprocher cette tendance morale de ce
19où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les notions de gloire et de record. Et Alcibiade
20 communauté primitive, à base de sang et de liens sacrés : c’est une régression vers la barbarie, mais qui flatte les instinct
21out au long du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prévoir. En
22ngagements séculiers, considérés de nouveau comme sacrés. Or, toutes les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et
23u comme sacrés. Or, toutes les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et tend à s’imposer par la force, comme ce
24révolté qui oppose ses besoins propres aux dogmes sacrés de la collectivité. Il revendique le droit de discuter, c’est-à-dire
25’une seule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabil
11 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
26tre surtout dans ce cas ! La panique de « l’union sacrée » qui vient de souffler sur notre élite en est l’ahurissant exemple.
12 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
27donne le droit de saisir le salut dont les signes sacrés sont le gage ? On est moins exigeant envers soi-même : il faudrait êt
13 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
28e ne pouvoir parvenir lui-même à prendre le repas sacré plus au sérieux que le menu de sa pension ? « Même pour l’homme le pl
14 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
29 même État, mais on invoque cette fois les droits sacrés de la conscience. Telle étant la pâtée officielle, le point de vue de
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
30 tard un Maurras aimera se répéter les « syllabes sacrées », définit la même assurance prise au nom de la raison sur l’avenir :
16 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
31e sont les tables de la loi. La Loi est la mesure sacrée. C’est elle qui rappelle à la fois l’origine et la fin du peuple : l’
32à toute métaphysique 22 il contraint les auteurs sacrés à l’invention de métaphores qui enrobent les notions les plus hautes
33n de la mesure chrétienne en tant qu’instituée et sacrée ? Notre culture moderne serait-elle née de cette mystérieuse converge
17 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
34ns des langues nouvelles, au détriment de l’unité sacrée. Ainsi toujours : pour peu que le sens des fins vienne à faiblir et q
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
35rs cérémonies, vibrer à l’unisson de leur panique sacrée : c’est l’animal en nous qui frémira. Mais la protestation totale de
36olutions religieuses qui dressent leurs monuments sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la voca
19 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
37lus indissolubles et les plus féconds d’avoir été sacrés dans un double arrachement ! Mais le retour aux origines n’est qu’un
20 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
38rs cérémonies, vibrer à l’unisson de leur panique sacrée : c’est l’animal en nous qui frémira. Mais la protestation totale de
39olutions religieuses qui dressent leurs monuments sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la voca
21 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
40[p. 468] telle théorie est conforme à cette ligne sacrée. Et malheur à qui chercherait à pousser plus loin ! » Je demande alor
22 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
41 boire. Étonnez-vous donc aussi de ce que la Cène sacrée est séparée du souper commun ! Mais plutôt ne vous étonnez jamais de
23 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
42ents d’opposition. C’est la mystique de « l’union sacrée », autrement dit, le nationalisme. [p. 22] En vérité, les deux terme
24 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
43 activité professionnelle, que je considère comme sacrée ! » En somme, être laïque, c’est être religieux au vrai sens du mot,
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
44tes que pour tomber dans le fétichisme : le franc sacré, les idées à majuscules, toucher du bois, la bouteille de champagne b
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
45ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l’homme, s’étant enfin accordé à la réalité qui est sienne, n’aura
46 sa proclamation. Que « toutes les paroles soient sacrées », c’est la volonté [p. 481] proprement eschatologique des poètes chr
27 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
47l’attitude du sérieux… Arrêtons-nous à ce chiffre sacré, à ces sept jours qui nous menèrent à la nouvelle année tandis que se
28 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
48rythmé lugubrement. 11 mars 1936 Une cérémonie sacrée. — Trois heures de l’après- midi, dans un café près de l’Opéra. Je di
49intenant, c’est cela qu’on doit appeler l’horreur sacrée. Je me croyais à un meeting de masses, à quelque manifestation polit
29 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
50entendant le Führer ; par ce frisson de l’horreur sacrée. Si l’on n’a pas senti cela, je crains qu’on ne comprenne jamais la r
51truction d’une communauté autour d’un sentiment « sacré ». Et ce n’est pas la soif d’une tyrannie, au sens politique et légal
52ce que l’on fait là-bas se fait au nom de l’union sacrée, morale de guerre ; et toutes les mesures d’oppression sont « joyeuse
53nt « joyeusement acceptées » pour peu que l’union sacrée les légitime. Ils ont des canons, mais pas de beurre, dit-on en Franc
30 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
54es mystiques orthodoxes. Sa rhétorique, d’origine sacrée, transformera peu à peu nos sentiments, en leur prêtant des « couleur
55 relâchent, ou disparaissent :   1. — Contraintes sacrées. Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rit
56 de noter que des coutumes d’origine lointaine et sacrée telles que la quasi-publicité du lit nuptial subsistèrent, dans certa
57ncore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. Car l’engagement religieu
58rassurant) les éléments plastiques, militaires et sacrés, qui lui font aujourd’hui défaut. Sa dialectique mortelle pourra de n
31 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
59 points de repère : c’est la guerre. C’est un mot sacré. C’est quelque chose qui se passe très loin, partout, et qui doit êtr
32 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
60tre surtout dans ce cas ! La panique de « l’union sacrée » qui vient de souffler sur notre élite en est l’ahurissant exemple.
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
61ial ou religieux. Ils procèdent donc de l’élément sacré autour duquel s’est constitué le groupe. (Récits symboliques de la vi
62ythique de la légende de Tristan, c’est l’élément sacré qu’elle utilise (Appendice 1). Le progrès de l’action, et les effets
63rnier en date), et il en parle comme d’un mystère sacré, en un siècle où pourtant la chevalerie n’était plus guère qu’une sur
64connue ou mal connue — de caractère primitivement sacré — voilant le secret qu’il exprime, le roman mythique de Tristan possé
65isager mon projet. Le Roman de Tristan nous est « sacré » dans la mesure exacte où l’on estimera que je commets un « sacrilèg
66 prévois, mais par la mise à mort du coupable. Le sacré qui entre ici en jeu n’est plus qu’une survivance obscure et déprimée
67oire que cela signifie que la passion n’est point sacrée pour toi ? Ou simplement que les hommes d’aujourd’hui ne sont pas moi
68n ne perdra rien à profaner les causes faussement sacrées : cette littérature de la passion, cette publicité qu’on lui fait, ce
69mythe de la passion dans sa violence primitive et sacrée, dans sa pureté monumentale, comme une ironie salutaire sur nos compl
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
70eligieuses du mythe 1. L’« obstacle » naturel et sacré Nous sommes tous plus ou moins matérialistes, nous autres héritiers d
71s vaudront pour les coutumes et les interdictions sacrées chez les peuplades primitives. C’est un jeu que de retrouver l’« orig
72ives. C’est un jeu que de retrouver l’« origine » sacrée des motifs caractéristiques du Roman. La quête de la fiancée lointain
73 sexe et le Désir sans fin. L’Essylt des légendes sacrées, « objet de contemplation, spectacle mystérieux », c’était l’invitati
74 la philosophie, puis la Science, puis la Science sacrée. Un petit fait encore : deux des plus ardents parmi les troubadours à
75 tout en demeurant l’enjeu final et le personnage sacré (Appendice 7). 2. Œdipe et les dieux. — Freud désigne du nom d’Œdipe
76t des artifices cruels, tantôt [p. 127] des rites sacrés ou des gestes magiques, parfois aussi des disciplines profondes élabo
77 tantriques, la femme devient elle-même une chose sacrée, une incarnation de la Mère. L’apothéose religieuse de la femme est c
78a respiration, répétitions de mantras ou formules sacrées, méditation sur des mandatas ou images enfermant les symboles du mond
79endes « exotiques », c’étaient les vieux mystères sacrés des Celtes, plus qu’à demi oubliés d’ailleurs par un Béroul ou un Chr
80aire d’ailleurs la moindre allusion à son origine sacrée. Tous ces faits rendent vraisemblable la conclusion d’Hubert : à savo
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
81sophie, si ce n’est quand elle devient la Science sacrée. Sincérité bien propre aux troubadours, et toute contraire à celle qu
82seul accomplissement. Mais nous avons des devoirs sacrés en ce bas monde. Il ne nous reste plus rien que la confiance la plus
83es morales s’abâtardissent, et que tout élément « sacré » disparaît de la vie sociale. 17. Stendhal, ou le fiasco du sublim
84agerie chrétienne, dans le Saint Graal, la pierre sacrée des Iraniens et des Cathares, la coupe de Gwyon 165 , divinité celtiq
85 21. La passion dans tous les domaines Le mythe sacré de l’amour courtois, au xiie siècle, avait eu pour fonction sociale
86erdent leur caractère ésotérique et leur fonction sacrée, ils se résolvent en littérature. Le mythe courtois, mieux que tout a
87t à ces puissances obscures privées de leur forme sacrée. C’est à ces vestiges de rites que s’attaqua le romantisme. D’où la v
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
88me ne traitait encore, en général, que la matière sacrée ; l’aventure amoureuse n’y était qu’exceptionnelle. Le sport médiéval
89fanise » : aux Jugements de Dieu, à la chevalerie sacrée, bardée de fer, ascétique et sanglante, succède une diplomatie retors
90ale « profanation » de la guerre et de sa passion sacrée : c’est Law, le financier de la Régence [p. 282] qui la propose, repr
91olence, après le meurtre du [p. 284] Roi — action sacrée et rituelle dans les sociétés primitives — redevient quelque chose d’
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
92se relâchent, ou disparaissent : 1. — Contraintes sacrées. — Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un r
93 de noter que des coutumes d’origine lointaine et sacrée telles que la « quasi-publicité du lit nuptial » (Huizinga) subsistèr
94ncore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. Car l’engagement religieu
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
95 [p. 353] Appendices 1. Caractère sacré de la légende Pour éviter tout malentendu, je préciserai ici que mon
96if ». Il serait aisé de se prévaloir du caractère sacré que certains auteurs du siècle dernier ont cru pouvoir attribuer aux
97bolique des mystères, le « gardien des marcassins sacrés », c’est-à-dire des élèves des Druides, rival de son oncle Markh, le
98on. Ils ignoraient le sens [p. 354] primitivement sacré et symbolique des personnages dont ils nous content les amours. Et le
99ant que mythe de l’amour-passion. 2. Chevalerie sacrée La pensée médiévale en général est saturée de conceptions religieuse
39 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
100ng, des morts communs, et par celui de la terreur sacrée. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets [p. 16] d’eff
101tolérance radicale. (On ne discute pas ce qui est sacré.) De plus, elle est radicalement grégaire et xénophobe. Mais supposez
102che à échapper à la terreur originelle, aux liens sacrés du groupe, et par là-même à son principe de tyrannie. Ce mouvement d’
103incipe de tyrannie. Ce mouvement d’arrachement au sacré sombre, à l’empire des morts, ce mouvement de dissolution de la commu
104omme des criminels, car ils ont profané l’élément sacré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est im
105Alors que la morale de la tribu dicte des devoirs sacrés, dans la cité on parle de droits. Tous les membres de la tribu devaie
106tence individuelle, libère-toi des déterminations sacrées et obscures. Peut-être peut-on rapprocher cette tendance morale de ce
107où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les notions de gloire et de record. Et Alcibiade
108 communauté primitive, à base de sang et de liens sacrés : c’est une régression vers la barbarie, mais qui flatte les instinct
109out au long du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prévoir. En
110ngagements séculiers, considérés de nouveau comme sacrés. Or, toutes les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et
111u comme sacrés. Or, toutes les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et tend à s’imposer par la force, comme ce
112révolté qui oppose ses besoins propres aux dogmes sacrés de la collectivité. Il revendique le droit de discuter, c’est-à-dire
113’une seule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabil
114vertu régénératrice du sang et le culte des morts sacrés, même s’il s’agit, comme c’est le cas, de métaphores anodines, d’éloq
115ral, de développements lyriques sur les ossements sacrés des héros suisses, sachons reconnaître les premières racines de quelq
40 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
116re, il suffisait à une nation de déclarer son sol sacré, pour avoir le droit de le défendre jusqu’à la dernière goutte du san
117éfendre, le territoire, symbole unique, symbole « sacré » de la nation. Et qu’est-ce que le « sacré », sinon précisément ce q
118ole « sacré » de la nation. Et qu’est-ce que le « sacré », sinon précisément ce qui ne souffre pas de doute, et même pas de r
41 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
119’aux éternelles vérités transmises par les livres sacrés. L’homme moderne — en moi-même d’abord et par la voix que vont lui do
42 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
120n sa présence par une espèce de frisson d’horreur sacrée, qu’il était le siège d’une « domination », d’un « trône » ou d’une «
43 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
121a mort. Que ce soit un sorcier, un profanateur du sacré, un animal, [p. 87] un nuage, un bout de bois colorié, toujours la ca
44 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
122e la vertu est un thème millénaire de l’éloquence sacrée. Mais je signale ici un trait plus inquiétant : la décadence de la vi
123si le Diable en propose quelques-uns — et le sens sacré du contrat, sous peine de déchaîner la tyrannie, bientôt sanglante, d
45 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
124a mort. Que ce soit un sorcier, un profanateur du sacré, un animal, un nuage, un bout de bois colorié, toujours la cause du m
46 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
125que fois que Goethe invoque la catégorie pour lui sacrée de l’humain, comprenons qu’il y va de tout. Mais les Anges enfin élèv
126tale, dont le Second Faust restera comme le livre sacré. Que cette discipline libératrice comporte pour Rimbaud l’abandon de
47 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
127onde où s’installe peu à peu le régime de l’union sacrée et de la discipline de l’opinion. Dans quelle mesure un citoyen a-t-i
48 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
128 éprouvé la sensation de pénétrer dans une aire « sacrée », dans un territoire réservé pour quelque fonction solennelle. Il es
49 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
129-Gothard comme au cœur de l’Europe, à son bastion sacré. C’est pour le garder libre que nos premiers cantons ont reçu la libe
50 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
130t le vin, symboles de la terre de France, marques sacrées d’une civilisation. Pour un Français, leur absence représente bien au
131ble où nos passeports attendent, près des tampons sacrés. C’est bien le mien qu’il tâte et saisit sur la pile, d’une main appa
51 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
132 postmarxiste ou en freudien hétérodoxe. Une fois sacré génie, il a sa carrière faite. Les jeunes professeurs le vénèrent, on
52 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
133r inculquer dès la plus tendre enfance le respect sacré de la définition légale et objective de quelques mots. Responsable es
53 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
134’est un secret que nous garderons, c’est un dépôt sacré, disent-ils. Et sans l’avis d’aucun savant autorisé, ils parlent de d
135man ajuste ses lunettes et veille sur son « dépôt sacré ». Le monde n’a pas de gouvernement. Je ne suis pas sûr que les natio
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
136qui provoque ces magnifiques mouvements « d’union sacrée » où chacun s’écrie dans sa langue « right or wrong, my country ! » M
137lait une menace planétaire pour provoquer l’union sacrée du genre humain ? Eh bien, madame, si j’ose le dire : vous êtes servi
55 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
138isation parce qu’elle contient ces trois syllabes sacrées, et l’on traite de fasciste celui qui demande à voir. (La prochaine f
56 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
139 militaire ». Nous sommes donc dans le domaine du sacré. Glissez mortels, mourez sans insister… En somme, j’aurais bien tort
57 1946, Lettres sur la bombe atomique. i. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
140 la vraie » ! Quand je vous disais que ses règles sacrées sont toutes violées sans exception par l’usage de la Bombe atomique…
58 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
141 se révolter contre les tabous et les conventions sacrées du groupe. Alors le groupe expulse le « non-conformiste ». Ce sont ce
142 cité moderne, et basées non plus [p. 628] sur le sacré, le sang et les morts, mais sur l’intérêt commun et les contrats. Tou
143 respect des tabous et à la stricte observance du sacré collectif. Mais ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d
59 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
144 n’ont point jugé nécessaire de proclamer l’union sacrée, au terme de négociations dramatiques, coupées de pathétiques interve
145s de partis baissent le nez, font appel à l’union sacrée, et délèguent tout pouvoir à l’État, qui est en l’espèce un nouveau c
60 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
146me cherche à le dissimuler comme quelque chose de sacré, et que les fds de Noé couvrirent la nudité de leur père ivre en marc
147ue l’on sache son secret le plus profond, le plus sacré, qui est le pouvoir de création que l’on possède, c’est naturel, mais
148l’absence d’ombre, donc de secret. Or le secret « sacré » étant le lien de la créativité de l’homme, celui qui a perdu son om
61 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
149à sa manière que l’amour est le lieu d’un mutisme sacré. Angérone, déesse du Silence : on croit qu’elle avait sa statue dans
150aux amants leur silence, fascination de l’horreur sacrée, attirance de l’effroi mortel. [p. 66] Dans le silence du désir, la
62 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
151ut les résoudre, en cas de crise, que par l’union sacrée aux ordres de l’Armée, contre un adversaire extérieur suscité pour le
63 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
152breuses activités sociales, programmes de musique sacrée, annonces détaillées des services que célébreront les principales par
64 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
153 n’ont point jugé nécessaire de proclamer l’union sacrée, au terme de négociations dramatiques, coupées de pathétiques interve
154s de partis baissent le nez, font appel à l’union sacrée, et délèguent tout pouvoir à l’État, qui est en l’espèce un nouveau c
65 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
155dénonciation partisane, non pas le régime d’union sacrée. Autant de succès remportés par l’esprit du vaincu sur celui des vain
66 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
156it à le rendre conforme aux modèles collectifs et sacrés, fixés par les dieux implacables de la fécondité et de la mort. Dans
157nc, comparée et contrastée avec les civilisations sacrées de l’Antiquité, les civilisations magiques de l’Asie et les modernes
158ies que l’Ordre du Monde et l’obéissance aux lois sacrées. Prenons maintenant le phénomène de la passion dans les rapports indi
159s créations individuelles, et non des conventions sacrées. Ils imitent moins des [p. 6] rites millénaires que des révolutions d
67 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
160t pourquoi le Pacte de 1291 est resté le document sacré par excellence de la Confédération. Une abondante imagerie populaire
68 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
161u nom de l’ordre, et de la loi, au nom des droits sacrés de la propriété, au nom des intérêts de la production, les policiers
69 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
162trésor inestimable des œuvres d’art et des objets sacrés, dilapidés ou « réquisitionnés ». Les richesses de Byzance, enfin « m
70 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
163trésor inestimable des œuvres d’art et des objets sacrés, dilapidés ou « réquisitionnés ». Les richesses de Byzance, enfin « m
71 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
164Diên Biên Phu diplomatique — et proclamer l’union sacrée des libertés occidentales. Un tel sursaut vital est-il inconcevable ?
72 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
165essais de civilisations totalitaires. À la vérité sacrée et [p. 12] intangible réglant chaque détail de la vie, à l’ordre tota
73 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
166enté de mettre en doute leur valeur religieuse et sacrée, je lui suggère d’en prendre pour mesure sa propre réaction à propos
167ent qu’elle sera moins chrétienne. Il y a donc un sacré moderne. Et ces trois noms révèlent ses puissances d’envoûtement. Enn
168ux et religieux ; Iseult trahit tous ses serments sacrés, et dans la scène de l’ordalie par le fer rouge, en arrive à duper Di
169rai civisme, inconnue dans les sociétés closes et sacrées ; enfin, l’idée de la mission reçue ou vocation, transcendante par ra
170ies que l’Ordre du Monde et l’obéissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident
171offrir au dieu — pour qu’il pleuve. En vérité, le sacré n’a cure des résultats : il trouve sa preuve dans le sang. Mais si, p
172enseignement, en devenant elle-même une source de sacré. L’Aigle, les Trois Couleurs et le Petit Chapeau jouent au début le r
173que nul n’oserait dire de son moi, il a le devoir sacré de le dire de son nous. Pourtant, cette religion demeure bien incapab
174paix, entre l’État-nation et la liberté, entre le sacré national et la foi chrétienne, etc., contradictions qui ont éclaté dè
175u christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct religieux que la Foi véritable transcende.
74 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
176e au groupe, à la tribu, à leurs lois et coutumes sacrées, que l’on prend pour l’Ordre et le Bien. L’eppur de Galilée me paraît
177les rites des « primitifs » continuent des gestes sacrés dont le secret semble perdu, ou comme certaines de nos propres coutum
75 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
178 un soin jaloux, c’est le système des conventions sacrées entre l’homme et les forces naturelles. Ce n’est donc pas des lois de
76 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
179s les sociétés « traditionnelles », régies par le sacré, la transmission des connaissances prend régulièrement la forme d’une
180Réforme, l’initiation aux mystères, aux rites, au sacré social, tend à disparaître ; elle est remplacée par une instruction a
181 apprendre. Au lieu de croyances indiscutables et sacrées, on lui donne donc à la fois un savoir présenté comme objectif ou sci
182imiter exactement les conduites prescrites par le sacré religieux et social. (Équivalent dans notre xxe siècle : le drill mi
183aché de tout contexte religieux, de tout prestige sacré, est distribuée à n’importe qui, sans autres graduations que celles q
184nt encore, au contraste entre les collectivismes (sacré, magique ou totalitaire) et l’individualisme ? Oui sans doute, mais à
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
185rinages, sanctuaires, lieux et quartiers de ville sacrés ; arbres, fleuves, animaux sacrés ; hommes et femmes en prière accrou
186rtiers de ville sacrés ; arbres, fleuves, animaux sacrés ; hommes et femmes en prière accroupis sur leur seuil, au bord des ru
187ages et des villes, quelques pèlerinages ou lieux sacrés, quelques centaines de vieux châteaux (symboles de l’âme pour la myst
188mboles de l’âme pour la mystique) témoignent d’un sacré dont l’âge fait le prix, mais que l’on isole de la vie, et que cernen
189s de la technique. En Amérique : pas un seul lieu sacré en dehors des églises en faux gothique luxueux, dominées de très haut
190anciens : celui qui entoure la grande pièce d’eau sacrée, rectangulaire. Petites rues sinueuses, bordées de maisons étroites,
191oute le lecteur de poèmes : il s’agit de légendes sacrées. Jamais la vie ne m’a paru plus solennelle ni plus simplement adorabl
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
192 le déluge, la menace d’engloutissement d’un mont sacré, l’urgence d’éliminer un diable trop puissant, la querelle entre un r
193cette révolution, il faut imaginer ce qu’était le sacré, ce qu’il est encore en Orient. La morale des Anciens est basée sur l
194t être jugée par sa conformité avec les règles du sacré ou du social, mais que son sens dépend d’une attitude intime, d’une l
195’une dimension réelle : sa relation avec le corps sacré ; si la seconde dimension, inventée par les Grecs, est celle qui fond
196-même, répondant à l’amour de Dieu, remplaçant le sacré, et fondant la personne. Ces termes ne définissent que la voie du chr
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
197 — libère tout homme, noble ou esclave, des liens sacrés de la caste ou du clan ; en même [p. 64] temps, elle le met au servic
198ers le salut individuel, et celui de l’abandon au sacré collectif — maladie « grecque » et maladie « romaine » de la personne
199re, ni le mort du vif. Stade grégaire, où seul le sacré différencie quelques fonctions. Celui qui sort du clan s’éloigne des
200r une répression vigilante. Il « reconstitue » le sacré, — un sacré d’État, sans magie, mais non pas sans prestige théâtral,
201sion vigilante. Il « reconstitue » le sacré, — un sacré d’État, sans magie, mais non pas sans prestige théâtral, et dont le d
202xcès, vide social, réaction de l’État, dictature, sacré restauré, lassitude, vide de l’âme et retour des Barbares… [p. 69] C
203Le Moyen Âge est un retour au grégarisme. Mais le sacré chrétien y combat la magie, et l’Église y résiste à l’Empire. Les tro
204sant fracas des avions volant bas sur les parades sacrées de la Place Rouge ne couvrira jamais ce murmure obsédant, échappé voi
205s le voyons rétablir les castes 28 et recréer un sacré synthétique [p. 76] qui, faute de tradition, s’impose par la Terreur 
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
206enté de mettre en doute leur valeur religieuse et sacrée, je lui suggère d’en prendre pour mesure sa propre réaction au propos
207ent qu’elle sera moins chrétienne. Il y a donc un sacré moderne. Et ces trois noms révèlent ses puissances d’envoûtement. Enn
208ux et religieux ; Iseult trahit tous ses serments sacrés, et dans la scène de l’ordalie par le fer rouge, en arrive à duper Di
209rai civisme, inconnue dans les sociétés closes et sacrées ; enfin, l’idée de la mission reçue ou vocation, transcendante par ra
210ies que l’Ordre du Monde et l’obéissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident
211dieu, — pour qu’il pleuve. En [p. 110] vérité, le sacré n’a cure des résultats : il trouve sa preuve dans le sang. Mais si, p
212enseignement, en devenant elle-même une source de sacré. L’Aigle, les Trois Couleurs et le Petit Chapeau jouent au début le r
213que nul n’oserait dire de son moi, il a le devoir sacré de le dire de son nous. Pourtant, cette religion demeure bien incapab
214paix, entre l’État-nation et la liberté, entre le sacré national et la foi chrétienne, etc., contradictions qui ont éclaté dè
215u christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct religieux que la foi véritable transcende.
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
216décrets uniformes de la morale et de la tradition sacrée, comme aussi des caprices du hasard insensé, comme enfin de la roue d
217osait de tous les mythes, rites et comportements (sacrés)… Depuis l’“invention” de la foi au sens judéo-chrétien du mot (= pou
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
218uetzalcoatl : c’est que ce dieu, selon la légende sacrée, avait peau blanche et barbe blonde, venait de l’Est porteur d’une bo
83 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
219e au groupe, à la tribu, à leurs lois et coutumes sacrées, que l’on prend pour l’Ordre et le Bien. L’eppur de Galilée me paraît
220mme les rites des primitifs continuent des gestes sacrés dont le secret semble perdu, ou comme certaines de nos propres coutum
84 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
221 un soin jaloux, c’est le système des conventions sacrées entre l’homme et les forces naturelles. Ce n’est donc pas des « lois 
85 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
222clavage organisé. Condamné en tant qu’institution sacrée par saint Paul et les premiers chrétiens, rendu pratiquement inutile
86 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
223décrets uniformes de la morale et de la tradition sacrée, comme aussi des caprices du hasard insensé, comme enfin de la roue d
87 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
224ieu de les enfermer dans l’apaisante horreur d’un Sacré hiératique ou cyclique. Quelle est l’autre culture ou civilisation qu
88 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
225’une capitale, c’est justement pour des raisons « sacrées », comme on va le voir. Fausses analogies Si l’on pense automatique
226trée de jeu. Nous voulons une Europe fédérale. Le sacré national, ce culte jacobin dont Hegel et Fichte dirent le dogme après
227inces en meurent 70 . Nous ne mangerons pas de ce sacré‑là. D’ailleurs, le phénomène est à peu près unique. Ni l’Allemagne, n
228re au niveau des formes visibles certaines formes sacrées dont l’image est en lui. Les belles analyses de Mircea Eliade, dans s
229nfinité de centres. » Comme tout ce qui tient au sacré, le Centre ainsi déterminé doit satisfaire à deux séries d’exigences
230ntre géométrique de l’humanité Dans le domaine du sacré tout est sens, mais dans la vie publique de notre temps, on n’ose guè
231inant les motifs géodésiques et la dialectique du sacré avec mon point de vue personnel, j’avance alors un candidat : le Pays
232rie de conditions que nous savons requises par le sacré. Il les affirme dès l’abord, tandis que tous ses concurrents, dans l’
89 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
233uniraient pour rejeter au nom de leurs traditions sacrées toute tentative de libérer la République de ce qui la tue, après l’av
90 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
234emi et ses viles intentions, en vertu d’une règle sacrée sans nul rapport aux situations toujours nouvelles. Cette espèce d’id
235tionnels, cherchent à renouveler le grand frisson sacré quand ils renversent un ministère. Mais c’est chaque fois moins excit
91 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
236s ce pays. On observe en effet que les monarchies sacrées, fondées sur le rite catholique, ont été renversées dans toute l’Euro
237’est que la royauté, dans ces nations, n’est plus sacrée mais respectable et respectée. Elle ne peut exciter ces fureurs œdipi
92 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
238e et formée par une polémique millénaire entre le sacré, créateur des tabous, et le profane, qui naît de leur violation, mais
239es allégeances et de la foi jurée, profanation du sacré féodal et des sacrements catholiques, faux serments, sorcellerie, mag
240el, secret de l’amour tristanien. Et l’absence de sacré exténue les passions, que la conscience d’une profanation faisait fla
241t respectés par nos mœurs en transition rapide du sacré primitif vers une hygiène scientifique : l’amour des petites nymphes
242, modèle du chevalier, est contraint de violer le sacré féodal, devient traître et félon et se voit exilé de la communauté de
93 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
243 que sérieuse comme la mort. Ce qui devait rester sacré est profané par cette mise en scène, ce qui devait rester profane est
94 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
244rospective de l’esprit non liée par les règles du sacré ou les décrets de la politique, est un concept typiquement européen.
95 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
245e préférence, allant de la castration à la luxure sacrée, ou de la « communio spermatica » de certaines sectes basilidiennes a
246de Dieu, de Soi et du Prochain) n’a pas de livres sacrés sur l’Amour. — Dans cet ensemble infiniment varié de phénomènes que l
247nte de type personnaliste, et non plus sociale ou sacrée comme dans les autres religions. Il n’en est que plus frappant d’obse
96 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
248otidiennes, mais par leur pouvoir d’expression du sacré et de l’âme ; non par leur valeur figurée, mais par leur valeur figur
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
249e et formée par une polémique millénaire entre le sacré, créateur des tabous, et le profane, qui naît de leur violation, mais
250es allégeances et de la foi jurée, profanation du sacré féodal et des sacrements catholiques, faux serments, sorcellerie, mag
251el, secret de l’amour tristanien. Et l’absence de sacré exténue les passions, que la conscience d’une profanation faisait fla
252t respectés par nos mœurs en transition rapide du sacré primitif vers une hygiène scientifique : l’amour des petites nymphes
253, modèle du chevalier, est contraint de violer le sacré féodal, devient traître et félon et se voit exilé de la communauté de
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
254eur. Dans la nuit, sous le masque, hors la loi ou sacré, « l’homme sans nom » vient d’ailleurs comme un ange, passe, étreint,
255 commun des hommes tient pour vrai, nécessaire et sacré ? « Lorsque les Croisés se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
256i de s’arrêter à la logique exotérique d’un texte sacré, disons à son seul sens éthique. Penchant bien protestant, ou simplem
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
257s mystique. La maithuna tantrique (union sexuelle sacrée) et la cortezia des troubadours correspondent à ce second sens. Les é