1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1t un livre sur Einstein, des articles sur Valéry, St John Perse. On le vit naguère en province liquider des stocks américa
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une Révolution perpétuelle une perpétuelle
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
3ulien. Vous n’ignorez point que l’on considère ce saint comme le patron des voyageurs… » Saint-Julien parut satisfait de cett
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
4tinue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur un rocher, les bras levés, dir
5ection d’un des quatre Gardiens de la Couronne de saint Étienne. Auprès du porche du Palais, ils n’étaient guère qu’une centa
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
6iquement catholiques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « s
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
7non-résistance au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa d
8rois heures et demie à lire tout l’Évangile selon saint Matthieu, du premier chapitre au dernier, priant continuellement pour
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
9révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente était plus calme pa
8 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
10tinue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur un rocher, les bras levés, dir
11ection d’un des quatre Gardiens de la Couronne de saint Étienne. Auprès du porche du Palais, ils n’étaient guère qu’une centa
9 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
12t-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frères racontait tout ce qui était arriv
10 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
13de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide sociale a pour mission de s
14ée chrétienne 5 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie d’entraide sociale enfin ! Contribution à la « sauvegar
11 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
15de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide sociale a pour mission de se
16e chrétienne 28 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie [p. 107] d’Entraide sociale enfin ! Contribution à la «
12 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
17ommunes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni d
18ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
19la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
20is comparé qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
21 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine
15 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
22ns une mystérieuse signification ? » L’allusion à saint Paul est évidente. Mais Constant, comme les romantiques allemands, s’
16 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
23es, la crainte païenne de se présenter à la table sainte dans un état « moral » insuffisant ; mais sait-il bien que seul l’ave
17 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
24n ne peut se dégager de sa “divinité” (au sens où saint Chrysostome prenait le terme). Et puis, je vous, en supplie, que l’hu
25t, on serait bien bête de ne pas y recourir. Mais saint Jean ne se doutait guère que son Évangile serait un jour transformé e
26ivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs” 21  ? Il n’y a pas tant de différence entre un homme qui
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
27e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable 56 . [p. 140] Nos fins sont d’autres fins,
19 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
28e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable. Nos fins sont d’autres fins, et la mesure
20 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
29xacte de sa substance que dans la personne de ses saints », écrit le père Congar en une fort belle définition 24 . Or, si je c
30 je cite une formule d’Augustin, qui est un grand saint, on me répond que cette formule lui est tout à fait personnelle, et l
31gnages qui nous restent de la « personne » de ces saints… [p. 10] On pourrait remarquer que tout cela, même simplifié dans mo
32riture comme critère des inspirations de l’Esprit saint. Mais la tradition, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint
33tion, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint, ils ne sauraient être, en bonne logique, ses juges. Il faut donc adm
34 seul critère des Conciles ; ou bien que l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternat
35ue l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternative revient à consacrer en droit l’arb
36ment : L’Écriture dit, à propos de la coupe de la Sainte Cène : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intenti
21 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
37 chefs, quelques fanatiques d’une cause, quelques saints. Mais peut-être aussi un grand nombre d’obscurs croyants. Ceux par qu
38on Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. Croyez-moi, ce que nous vous donnons, c’est justement ce qui nous ma
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
39les hommes en communautés pacifiques ? Vendredi Saint (avril 1935) Pour vivre de peu. — (Avoir peu.) Atteindre cet état qu
40   Apprentissage de la pauvreté : devant la table sainte, où tout ce qui te faisait riche t’empêche de recevoir les signes cer
23 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
41de lui, dans cette « attente ardente » dont parle Saint Paul. L’ennui sera la condition des hommes qui auront tout sauf la se
24 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
42 Les autres années, il pleut toujours le Vendredi saint, et il fait beau le jour de Pâques. » Je leur réponds : « Que voulez-
25 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
43tte « attente ardente de la créature », comme dit saint Paul. Mais alors, pourquoi fermer les yeux ? (Non pour prier, mais po
26 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
44n parfum de sapin frais. « O Heil’ge Nacht ! », ô sainte nuit d’intimité, où de nouveau j’entends battre le cœur de mon ancien
45promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on nous pa
27 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
46sancta simplicitas ! Oui, réellement, il faut une sainte simplicité pour croire encore qu’on puisse détacher telle ou telle me
28 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
47 elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans, on nous a sommés de choisir entre
48me ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évangile, resteront toujo
49 relativement. Donc il ne peut y avoir de guerres saintes. Et notre dernier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre
50ot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester : vigi
29 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
51e nombreuse est signe d’élection, tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, m
30 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
52puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et c
53leur moralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? « Je pens
54n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
55en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
56tretenir avec son Dieu, — qui est l’Éternel et le Saint— que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
57conte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfai
58 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
59nt d’un peu plus près. [p. 42] L’endemain de la saint Jehan Aconpli furent li troi an. Tristan chassait dans la forêt. Sou
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
60 (« Il vaut mieux se marier que de brûler » écrit saint Paul aux Corinthiens.) De plus, c’est un amour heureux — malgré les e
61création, dissolution de tous les liens mondains. Saint Bernard de Clairvaux (cité par Rahn) a pu dire des Cathares, qu’il co
62ies de l’Inquisition. Mais on s’étonne de voir ce saint docteur qualifier de « chrétienne » une prédication qui nie plusieurs
63 87] de le rappeler ici : la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, co
64rme-t-il pas que les Cathares croyaient bien à la Sainte Vierge, sauf qu’elle représentait pour eux non pas une femme de chair
65 la seule présence d’une image visible des choses saintes suffisait à en démontrer la vérité » (p. 199). C’est dire que le « se
66i eut l’occasion de fouiller dans les archives du saint Office, et qui s’exprime ainsi au sujet des Cathares d’Italie, ou Pat
67rmi les symboles préférés d’un Ruysbroek et d’une sainte Thérèse… d) Dans un poème du « sultan des amoureux », Omar Ibn al-Fa
68çal et de Tristan. C’est l’oraison jaculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant
69rdinatio profonde du siècle, dont les plus grands saints et les plus grands docteurs subissent et souffrent la passion au moin
70 transmuer en vertus et en vérités théologiques : saint Bernard de Clairvaux et Abélard sont les pôles de ce drame dans l’Égl
71contre le mariage, en même temps que la chasteté. Saint Bernard de Clairvaux se met en campagne pour combattre le catharisme,
72une fête de l’immaculée Conception de Notre-Dame. Saint Bernard de Clairvaux eut beau protester dans une lettre fameuse contr
73 de la superstition, fille de l’inconstance ». Et saint Thomas eut beau, cent ans plus tard, écrire de la manière la plus pré
74t, et de la Table ronde une sorte d’autel pour la Sainte Cène. Cependant, même dans le grand roman de Lancelot (qui date de 12
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
75ici aux « déserts » de la Nuit obscure que décrit saint Jean de la Croix ? « Éloigne les choses, amant ! — Ma voie est fuite.
76e vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre toute la vie no
77lle le « rejet des dons » dont parlent Eckhart et saint Jean de la Croix. Les amants se plaignent parfois de leur passion et
78e haut, et rien ne l’attire vers le bas », disait saint Jean de la Croix, et cela « parce qu’il se tient au centre de son hum
79ppant de l’usage des thèmes courtois. On sait que saint François d’Assise avait appris le français dans sa jeunesse et qu’il
80u », les laudes de ses imitateurs, les lettres de sainte Catherine de Sienne, le Livre de la bienheureuse Angèle de Foligno, e
81ourons les textes des grands mystiques espagnols, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix au xvie siècle, nous y retrouvons,
82des grands mystiques espagnols, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix au xvie siècle, nous y retrouvons, jusque dans ses
83méridionale du xiie siècle ; 2° des génies comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse étaient mieux avertis que quiconqu
84e ; 2° des génies comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse étaient mieux avertis que quiconque des dangers de la « luxur
85la « luxure spirituelle ». (C’est l’expression de saint Jean de la Croix.) Or tous les deux en parlent avec une liberté telle
86l’expérience qu’ils ont vécue. J. Baruzi écrit de sainte Thérèse : « On a démêlé les sources de nombre de ses images… Mais tro
87a nature ? » 115 Tous les [p. 178] mystiques, et sainte Thérèse la première, se plaignent de n’avoir pas de mots nouveaux (nu
88 qui a le plus égaré nos savants, le fait est que sainte Thérèse utilise constamment, et même raffine la rhétorique courtoise.
89, et orthodoxe par-dessus le marché (Ruysbroek ou sainte Thérèse par exemple) l’origine de termes précis dont Jean de la Croix
90la Croix fait usage. Nous pouvons cependant, pour sainte Thérèse, retrouver quelques sources certaines. « On a souvent signalé
91 des mystiques pour la littérature chevaleresque. Sainte Thérèse raffolait dans sa jeunesse des romans de chevalerie (voir sa
92ernardino de Laredo et Malou de Chaide [maître de sainte Thérèse], aussi bien que dans les Exclamations et le Château intérieu
93e la foi. La devise d’Amadis de Gaule et celle de sainte Thérèse pourraient être également « aimer pour agir ». [Ici, je ferai
94 mystique du xiiie siècle par l’intermédiaire de saint François d’Assise. [p. 180] En se limitant à l’évolution de sainte
95ssise. [p. 180] En se limitant à l’évolution de sainte Thérèse, on constate que les romans de chevalerie ont eu sur elle une
96tre l’Église, et que l’Église lui reprend par ses saints ! Résumons les étapes de l’aventure : l’hérésie des « parfaits » desc
97nisme » embourgeoisé d’un xixe siècle incroyant. Saint Jean de la Croix, qui décrivit en une page remarquable de pénétration
98nséquence, de ne plus communier qu’une fois l’an, saint Jean de la Croix conseille de ne pas s’inquiéter, de recevoir le sacr
99n du névrosé. « Il vous semblera peut-être, écrit sainte Thérèse, que certaines choses qui se rencontrent dans le Cantique des
100 : « Amour désigne pour moi l’attrait sexuel — or sainte Thérèse parle sans cesse d’amour — donc cette mystique est une érotom
101 érotomane qui s’ignore. » Mais nous avons vu que sainte Thérèse n’ignore rien, et qu’au contraire les amants « passionnés » s
102 !) 2° Si Jean de la Croix, et même Ruysbroek, et saint François, sont évidemment postérieurs à la naissance de l’amour-passi
103 par leurs répercussions dans la vie quotidienne. Sainte Thérèse ne tenait pour bonnes que les visions qui la poussaient à mie
104ur ascension dans la liberté souveraine de l’âme. Saint Jean de la Croix et Maître Eckhart disent en termes différents la mêm
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
105 l’avoir — à son Seigneur la demande, et tous les Saints implorent cette faveur. Seule, Pitié prend notre parti, car Dieu dit,
106ice comme femme ? Est-ce sa présence que tous les saints implorent et qui serait « l’espérance des bienheureux » ? Ou s’agit-i
107s bienheureux » ? Ou s’agit-il plutôt de l’Esprit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à
108vient m’en arracher, c’est malgré moi ! 134 Et saint Augustin, avec lequel Pétrarque tient ce dialogue fictif, lui répond 
109ux » à cause de leur vie dissolue, et malgré leur saint patronage. 6. Suite de la chevalerie, jusqu’à Cervantès L’influence
110ù elle récapitule leurs épreuves, Julie appelle « sainte ardeur » l’amour chaste qui les ravissait — bien qu’il fût dès ce mom
111al, et par-dessous l’imagerie chrétienne, dans le Saint Graal, la pierre sacrée des Iraniens et des Cathares, la coupe de Gwy
112orique passionnelle au mysticisme des plus grands saints. Lorsque les mythes perdent leur caractère ésotérique et leur fonctio
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
113r divin. Francisco de Ossuna (l’un des maîtres de sainte Thérèse les plus imbus de rhétorique courtoise) écrit dans son Ley de
114l’autre de ces penchants prédomine, nous avons le saint ou le pécheur ; mais en général, ils se tiennent en équilibre instabl
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
115use est signe d’élection [p. 298] tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, m
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
116puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et c
117leur moralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? [p. 326]
118n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
119en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
120ntretenir avec son Dieu — qui est l’Éternel et le Saint — que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
121conte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfai
122 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
123omaine de la religion : la prouesse de l’archange saint Michel était « la première milicie et prouesse chevaleureuse qui oncq
124ice à son beau livre sur la Théologie mystique de saint Bernard (Paris, 1934, p. 193 à 216), M. Étienne Gilson examine le pro
125 1° que l’objet de l’amour n’est pas le même pour saint Bernard et pour les troubadours, ces derniers exaltant, selon lui, la
126on évidente entre la courtoisie et la mystique de saint Bernard n’est pas seulement, comme l’a vu M. Gilson, celle de la « ch
127 la nature de l’amour mystique tel que le conçoit saint Bernard : c’est un amour spirituel, par opposition à tout amour charn
128une attitude idéaliste du même genre que celle de saint Bernard. Pour dissiper cette illusion, M. Gilson — après M. Jeanroy —
129 une sensualité déchaînée, que pensera-t-on d’une sainte Thérèse, d’un Ruysbroek ! b) « On n’a jamais entendu saint Bernard so
130rèse, d’un Ruysbroek ! b) « On n’a jamais entendu saint Bernard souhaiter d’être débarrassé de l’amour de Dieu. » Or les trou
131— Mais plus tard, d’autres mystiques catholiques, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, reprendront bel et bien les expres
132d’autres mystiques catholiques, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, reprendront bel et bien les expressions des troubad
133urement sensuel, la déduction vaudrait aussi pour sainte Thérèse ; ce dont M. Gilson ne saurait se réjouir. c) Les troubadour
134 surréalistes, qui apparemment m’ont choisi comme saint patron, pour des fous intégraux (disons à 95 %, comme l’alcool absolu
135ouailles. (Temple ou grotte d’hérétiques ?) 11. Saint François d’Assise et les Cathares Paul Sabatier, dans sa fameuse biog
136ares Paul Sabatier, dans sa fameuse biographie de saint François, se pose la question d’une influence possible de l’hérésie c
137nc peu : l’hérésie était de nature dogmatique, et saint François ne s’occupait pas de doctrine… Mais croit-on que tous les Ca
138 a de plus sérieuses raisons de nier l’hérésie du saint.) Cependant, il décrit fort bien l’ambiance cathare de l’Italie au te
139conflit religieux. D’autre part, on sait bien que saint François avait été le disciple enthousiaste des poètes français (d’où
140dour). Enfin, l’influence de Joachim de Flore sur saint François ne saurait faire de doute. Ce fameux ermite annonçait le règ
141ont certains points de ressemblance. Il reste que saint François, s’il fut influencé par l’atmosphère de la religion d’Amour,
142part, le franciscanisme et la mystique du cœur de saint Bernard de Clairvaux d’autre part. Le nom de « béguine » provient du
39 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
143ge du Ranft, Nicolas ne s’est pas abandonné aux « saintes délices » de la contemplation. Il ne s’est libéré de certaines servit
144seule garde le souci de la vieille foi, celle des saints apôtres et de nos ancêtres ! Car c’est par la seule force de Dieu que
40 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
145ommunes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni d
146ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
147la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
41 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
148 d’un « trône » ou d’une « puissance », ainsi que saint Paul désigne les esprits de second rang, qui peuvent aussi déchoir da
149 pensent les hommes. Mais quand je suis fort, dit saint Paul, c’est alors justement que je suis faible… Si nous avons saisi l
42 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
150rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons meilleurs que les autres. M
151as non plus la démocratie, qui pourtant n’est pas sainte ; mais il agit partout, il est dans tout… Vos descriptions, me dira-t
43 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
152nes… Ainsi l’extrême du don, si l’on n’est pas un saint, rejoint le viol spirituel. Et si l’on veut tout posséder d’un être,
153éjouer les ruses sataniques ? Il faudrait être un saint pour traverser une grande passion sans réjouir le Diable ou susciter
154 dont use le Diable pour posséder nos âmes », dit saint Cyprien, et Tertullien plus énergique : « Porte de l’Enfer ! » Mais G
155 à cause d’Adam que les choses ont si mal tourné. Saint Paul dit que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’
156 une constatation bien plus qu’une prescription. (Saint Paul est le plus grand réaliste de tous les temps.) Mais le culte rom
157t faillir, il eût fallu l’héroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation
158éroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation pareille ! Descendons main
44 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
159dort plus. C’est un écho lointain du grand cri de saint Paul : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » Qu’ai-je donc cru, q
160 la décrire, parlant désormais pour demain. 60. Saint Michel, ou l’ordre céleste, aussi nommé spirituel Le secret de la seu
161 nous fut donnée dans le combat contre Satan. Car saint Michel irrésistiblement triomphe par l’énoncé de son nom seul, par le
162ponsable. Le seul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le
163ul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le mal que déploi
164s nous condamne aussi, car nous ne sommes pas des saints. Et qui donc oserait même, sérieusement, souhaiter d’en devenir un ?
45 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
165rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons « meilleurs que les autres 
46 1944, Les Personnes du drame. Introduction
166té [p. 14] scandaleuse. Folie pour les Grecs, dit saint Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus demande à ses ap
47 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
167is comparé qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu
168 son fagot — pieusement. Mais la simplicité n’est sainte qu’en lui, à cet instant. Celle de la vieille est innocence, religion
169 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine
48 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
170de départ du Procès se trouve dans les épîtres de saint Paul 56 . Quel est alors le Juge impitoyable ? C’est le Dieu qui donn
171raisonnables. Le témoignage de bouche, dont parle saint Paul, l’allégation des motifs derniers, voilà le seul critère humain
49 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
172 nouvelles » pour exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faibl
173essant de la bouche qu’on parvient au salut » dit saint Paul. IV Répercussions collectives du romantisme anti-personnaliste
50 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
174voué, horreur et charme, à travers la vision d’un saint qui vivrait sa vie consacrée dans les rues, les cafés, les métros. Je
175; ou de ce temple de Passy, un samedi soir, où la Sainte Cène est partagée dans un silence de catacombes. Centres du monde ! I
51 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
176attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Paul s’étonnait devant les Athéniens. Toutes sont pleines le dimanche
52 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
177 « Nous débarquerons en France. » Juillet 1942 St. J. Perse 12 . — Lorsqu’il est arrivé en Amérique, il n’a paru de lu
53 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
178x de la planète sont précisément deux poètes : le Saint John Perse de l’Anabase et de l’Exil, et Paul Claudel, notre grand éc
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
179ande facilité sous la main des Nazis de l’époque. Saint Paul écrit aux croyants de Corinthe : « Voici, je vous dis un mystère
55 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
180ine, dès lors que nous prononçons : « Je crois la Sainte Église Universelle. » Et nous nous bornerons ici à en souligner quelq
181e communauté humaine fondée dans la communion des saints. Cette communauté ne se révélera pas dans des congrès, mais se manife
56 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
182e qu’il faut mettre en question. On n’imagine pas saint Paul proposant un questionnaire sur le fossé entre le christianisme e
57 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
183e rocher en pleine ville, que domine la statue de saint Gellert, les bras en croix. Elle arrête la voiture près d’une barrièr
58 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
184ondit : « L’affection de la chair, c’est la mort. Saint Paul l’a vu bien avant Freud, et mieux. Il entendait par « chair » le
59 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
185dre de leur succès de vente : Ève Curie, Maurois, Saint Exupéry, Simenon et Jules Romains. Bien loin derrière ces « grands ci
186ncore découvert cet autel « au dieu inconnu » que Saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de croire qu’il existe à
187eau de l’humilité…, couronne-le des dons les plus saints du chef, et permets que dans ces sombres jours, il puisse conduire un
60 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
188haut point de conscience et de signification : le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera
61 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
189t les facteurs principaux de notre décadence. Une sainte alliance de nos microbes ne me paraît pas le moyen de sauver notre sa
190me paraît pas le moyen de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons, ne nous rendrait [p. 10
191nes raisons historiques d’inclure les Russes — la Sainte Russie ou les Soviets — dans une fédération européenne, la question,
62 1948, Suite neuchâteloise. II
192ordre naturel comme un reflet de la communion des saints : notre histoire, le passé qui passe en chacun de nous ; qui par nous
63 1948, Suite neuchâteloise. IV
193ouve d’abord, dès la Réforme, deux « Ministres du Saint Évangile » et deux juges. À partir du xviie siècle, les généalogies
194obles, au lieu d’un demi-dieu, d’un héros ou d’un saint, un singe au naturel, en guise d’armes parlantes du beau mythe de l’É
64 1948, Suite neuchâteloise. VIII
195 Le vers fameux de Valéry : « Honneur des Hommes, Saint Langage !» serait la devise de cette croisade, dont le succès embelli
65 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
196t pour m’en parler qu’il m’offrait l’hospitalité. Saint Paul reste sa bête noire. Et l’idée même d’orthodoxie. Il nie vivemen
197do. J’en donne la preuve : avoir la foi sans être saint lui paraissait la tricherie même, tandis qu’il eût admis la sainteté
198a souhaitée expressément. Mais comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni c
199is comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni chrétien ni hindou, sans myst
66 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
200es qu’on lui vante, les héros, les champions, les saints — et les nécessités de la concurrence. Nous le voyons chercher sa voi
201es grands hommes, héros, savants, législateurs et saints. Nous pensons que tout cela rendra la vie meilleure. Nous nous trompo
67 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
202on, vers l’Est cette fois, et c’est Glaris, c’est Saint Gall, qui restent collés au flanc de la masse compacte. Quelques mouv
68 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
203uerres de Bourgogne, et toutes les prédictions du saint se réalisent : victoire, pillage, flots d’or et disputes sanglantes a
69 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
204ire brutal a provoqué la Révolution d’octobre. Un saint a libéré l’Inde. Un fou a subverti l’Allemagne. Un amateur distingué
70 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
205as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
71 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
206des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïse et Abélar
207tharsis : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Et les chefs d
72 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
208-bas ». Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre les dou
209-dire dans la « chair », telle que la définissent saint Paul et l’Évangile. De la science à la théologie La question se ram
73 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
210même ne vaut rien dans ce cas ; mais alors à quel saint se vouer ?   Les difficultés singulières dont on vient de relever que
74 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
211fidèles l’accès de Médine et de La Mecque, villes saintes, l’Abbasside El Mansour le fait boucher en 762. Le fameux « verrou de
75 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
212d’œil, — « en un atome de temps, comme l’écrivait saint Paul, à propos justement de la Fin du Monde. En fait, on nous assure
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
213 puis tel guru jusqu’à nos jours, c’est-à-dire le saint homme qui se « détache » du clan, de la coutume, de la magie, du dogm
214enance : il forme le bord, la lisière du monde du saint, comme les idoles le bord ou la lisière des Réalités divines. » [p. 
215amorphose. Animal, homme, démon, symbole, dieu ou saint, tout communique en la magie, tout se transmue sans nul obstacle, san
216 fruits ou non » ? Je viens de citer dans l’ordre saint Jean de la Croix, Eckart, et la Bhagavad-Gita. Et pourtant il serait
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
217s que l’Incarnation, comme l’affirment avec force saint Paul et l’Épître aux Hébreux, s’est opérée « une fois pour toutes ».
218l’a reçu doit agir comme s’il le gagnait ! Ce que saint Paul exprime dans cette phrase difficile : « Travaillez à votre salut
219mot) que le message chrétien va bouleverser. Avec saint Paul, nous passons d’un seul coup du règne de la Loi à celui de la Fo
220», mais « tout est pur aux purs ». Semblablement, saint Augustin dira : « Aime Dieu et fais ce que tu voudras. » Or ces phras
221le jugée par une conscience étrangère ? » s’écrie saint Paul 19 . Cette liberté d’ailleurs n’est pas licence, puisqu’elle est
222 non dans la Règle collective, impersonnelle, que saint Paul a trouvé le secret de l’harmonie des libertés humaines, nostalgi
223i l’individu et son mode de relations, la Cité, — saint Paul a défini la troisième dimension : le rapport dialectique avec le
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
224des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïse et Abélar
225tharsis : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, [p. 103] toutes choses sont devenues nouvelles. » Et le
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
226ent impensable. Et c’est bien dans ces termes que saint Paul la présente. Que Dieu se soit manifesté comme une Personne ; par
227? « Au monde comme n’étant pas du monde », disait saint Paul. Mais l’Histoire absolue veut que l’homme tout entier soit uniqu
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
228te à partir de la doctrine trinitaire. De Nicée à saint Augustin, puis à Anselme de Canterbury, à Thomas d’Aquin ou à Joachim
229-bas ». Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre les dou
230-dire dans la « chair », telle que le définissent saint Paul et l’Évangile. [p. 178] De la science à la théologie La quest
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
231as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
232e loin dans le temps ou l’espace) qu’il nomme des saints. Mais prenons garde que s’il les nomme ainsi, c’est moins pour la val
233avoir réalisée, vécue, incarnée parfaitement. Les saints rassurent donc davantage quant à la faculté de devenir une personne q
234anisé. Condamné en tant qu’institution sacrée par saint Paul et les premiers chrétiens, rendu pratiquement inutile par certai
235s inventions techniques, mais encore justifié par saint Thomas d’Aquin, l’esclavage ne fut rétabli qu’en 1452 par une bulle d
82 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
236lin ? Et Poznań ? Et le peuple, après tout, de la Sainte Russie colonisée par un parti impérialiste ?) Je réprouve le massacre
83 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
237 par un petit groupe de savants, d’esthètes et de saints. A. — Le Vrai, le Beau, le Bien, en somme, un vieux système… Il a bie
84 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
238mu. Et Jean Genet, dont Sartre essaya de faire un saint, n’est-ce pas français, n’est-ce pas cynique, et n’est-ce pas déprima
239Faites voir : « Simone Weil, Teilhard de Chardin, Saint John Perse, Jean Paulhan, André Breton, Paul Morand, Jean Giono, Andr
240 tragique militant à la métaphysique de l’art. Et Saint John Perse, poète des conquêtes impériales, devenir le poète de l’amo
85 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
241ent impensable. Et c’est bien dans ces termes que saint Paul la présente. Que Dieu se soit manifesté comme une Personne ; par
242? « Au monde comme n’étant pas du monde », disait saint Paul. Mais l’Histoire absolue veut que l’homme tout entier soit uniqu
86 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
243 point de réponse rationnelle au cur deus homo de saint Anselme. Kassner gravite autour de ce mystère, l’approche par le moye
87 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
244ickens et Diderot, cité comme « Di Commines F. », saint François d’Assise entre « D’Argenson » et Dawson, Madame de Staël ent
88 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Luis Diez del Corral, El rapto de Europa (septembre 1959)
245ers — mais aussi à Auguste Comte, à Toynbee, et à saint Augustin, c’est-à-dire aux grands auteurs de systèmes de l’Histoire ;
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
246 les Évangiles : il se déclare dès les épîtres de saint Paul. Et s’il est remarquable que les Évangiles, rédigés peu après, n
247radicalement nouvelle : « Dieu est Amour » répète saint Jean. Religion créée par un acte de l’amour : « Dieu a tant aimé le m
248chair ne sert de rien » (quant au salut), déclare saint Paul. Et l’on eut bien vite fait de réduire au sexuel le sens de « ch
249du mariage diffèrent et même se contredisent chez saint Paul. Tantôt il pose une sorte d’analogie mystique entre l’amour des
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — f. Soulèvement des puissances animiques
250 les troubadours et l’invention du désir sublimé, saint Bernard de Clairvaux et la mystique d’amour, Héloïse et la passion vé
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
251coup des héros, beaucoup des poètes, beaucoup des saints — mais pas un ne fut un génie par la jeune fille qu’il posséda, car p
252 elle il ne devint que père ; et pas un ne fut un saint par la jeune fille qu’il posséda, car il n’en posséda aucune, et ne v
253Kierkegaard, qui à leur tour répétaient celles de saint Paul lui-même ! Sur le mariage, par exemple, voici chez Nietzsche qui
254is celui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint Paul, parlant en tant que Spirituel, — et c’est le point de vue qu’ad
255e la première partie de Zarathoustra, à « l’heure sainte » — tiendra-t-il à préciser plus tard — où Richard Wagner meurt à Ven
256ions antiques et primitives : celui qui est assez saint ou assez fort pour oser assumer les périls supposés de l’acte de défl
257 un symbole mystique. « Tout est permis » déclare saint Paul. « Aime et fais ce que tu veux » dit Augustin. L’Orient hindouis
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
258t pour m’en parler qu’il m’offrait l’hospitalité. Saint Paul reste sa bête noire. Et l’idée même d’orthodoxie. Il nie vivemen
259do. J’en donne la preuve : avoir la foi sans être saint lui paraissait la tricherie même, tandis qu’il eût admis la sainteté
260a souhaitée expressément. Mais comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni c
261is comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni chrétien ni hindou, sans myst
262nception traditionnelle des gnostiques et même de saint Paul, l’homme consiste en un corps physique, un corps psychique, un c
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
263sque seuls : Valéry, Gide, Eliot, Auden, Paulhan, Saint John Perse, Keyserling, C. J. Burckhardt. La France l’ignore encore,
264et Newman, le Philoctète de Gide et les Éloges de Saint John Perse.) Intimement hé avec Rilke et avec Hofmannsthal, il procèd
265 point de réponse rationnelle au cur deus homo de saint Anselme. Kassner gravite autour de ce mystère, l’approche par le moye
94 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
266aisonnable et simple exemplaire de l’espèce. Pour saint Paul, le vrai moi est l’homme nouveau, « appelé » par un Dieu personn
267s « deux hommes en moi » dont la lutte fait gémir saint Paul ; mais, préalablement à tout jugement moral, il s’agit de la rec
268, ou haine de soi. — Dans son langage dramatique, saint Paul parle parfois de la haine de soi-même, formule reprise au pied d
269 choses, ô amant, ta voie est fuite ! » s’écriait saint Jean de la Croix. Écarte le prochain ! ajoutent les spirituels du véd
270rience du divin, comparons-les aux diatribes d’un saint Paul annonçant la « colère de Dieu, révélée du Ciel » contre les « im
271seul en tout. À la consommation des temps, répond saint Paul, « Dieu sera tout en tous. » Depuis six millénaires, les sages d
272e vision de sa fin anticipée. La petite phrase de saint Paul au début de notre ère, « Dieu tout en tous », d’un seul trait fu
273entre deux Créations totalement insensées. Si les saints de l’Occident ont raison, ils seront seuls à être là pour le savoir.
274la révélation des fils de Dieu » (Romains, 8). Et saint Justin, l’Œcuménique du iie siècle, ose parler d’un salut de la Mati
95 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
275 ; or ce sont les « hommes de mœurs impures » que saint Paul ordonne à ses disciples non seulement de « ne pas fréquenter »,
276 pas fréquenter », mais de « livrer à Satan. » 5. Saint Paul écrit que « les impudiques n’entreront pas dans le royaume ». Ma
277 riches ». L’Occident n’a retenu que la phrase de saint Paul. 6. Le péché signifie de nos jours, pour le chrétien moyen (si l
96 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — ii. Misère et grandeur de saint Paul
278 [p. 271] Annexe II Misère et grandeur de saint Paul Du point de vue de la psychologie du xxe siècle, la morale sexu
279psychologie du xxe siècle, la morale sexuelle de saint Paul semble conditionnée par une névrose, sans doute liée à cette « é
280e, sous tous les deux et de tous les temps. Juger saint Paul à la manière dont un critique littéraire ou un psychanalyste jug
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
281s dans l’Évangile. On le trouve au contraire dans saint Paul (I Corinthiens 6, 10 et 11) : « Ne vous y trompez pas : ni les i
282 téléphone rouge déclenchant la guerre atomique ? Saint Chrysostome écrivait au ive siècle : Il y a deux raisons pour lesqu
283à tort ou à raison des Évangiles, mais surtout de saint Paul, entendent discipliner le désir naturel dans le seul cadre du ma
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
284e déesse, l’une des trois mille Océanides, « race sainte de filles qui, avec Apollon et les fleuves, nourrissent la jeunesse d
285é, les autres, comme Lactance, qui sera suivi par saint Jérôme, s’efforcent d’en évacuer le merveilleux : Europe fut enlevée
286 : — Ô Vierge ne crains rien. Viens ! Voici l’île sainte aux antres prophétiques Où tu célébreras ton hymen glorieux, Et de to
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
287ce : nous l’appellerons le Mythe de Japhet. Selon saint Jérôme (346-420) dans son Liber hebraicarum questionum in Genesim, co
288er hebraicarum questionum in Genesim, comme selon saint Ambroise (né en 340), les trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, ont
289ent et précisent la tripartition d’Ambroise. Pour saint Augustin, Japhet est l’ancêtre des peuples de l’Occident, qui compren
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
290criptions géographiques de l’Europe, d’Hérodote à saint Augustin. Hérodote, écrivant au ve siècle av. J.-C., définit l’Euro