1 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
1es-Lettres est en agréable odeur à l’Éternel et à Satan pareillement. Et ceux qu’elle enivre entrent en état de grâce ou de b
2 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
2u dans les cryptes secrètes du grand capitalisme. Satan lui-même y donne ses directives. Et regardez les têtes qui vous entou
3 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
3nt l’Apocalypse nous donne la vision mystérieuse, Satan enchaîné pour mille ans ? Réforme, révolution, utopie d’un monde meil
4 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
4à la prière ; puis retournez ensemble de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance,
5 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
5nd Arrogant, le Démiurge, c’est-à-dire Lucifer ou Satan. Celui-ci a tenté les Âmes ou Anges, en leur disant : « Qu’il leur va
6nifestation sensible. Les Âmes-Anges, ayant suivi Satan et la femme d’une beauté éclatante, ont été prises dans des corps mat
7prit originel, [p. 86] les pécheurs entraînés par Satan seront sauvés, et Satan lui-même rentrera dans l’obéissance du Très-H
8es pécheurs entraînés par Satan seront sauvés, et Satan lui-même rentrera dans l’obéissance du Très-Haut. Le dualisme des cat
6 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
9grante. Le Christ y devient le chevalier du Lion, Satan le chevalier du Serpent, Jean-Baptiste le chevalier du Désert, et les
7 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
10à la prière ; puis retournez ensemble de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance,
8 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
11phrase la plus profonde écrite par un moderne sur Satan : La plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu’il n’existe
12 Serpent, jusqu’à l’avant-dernière où nous voyons Satan lié pour mille ans, puis délié et déchaîné sur les quatre parties du
13se, ils nous paraissent prouver quelque chose sur Satan : notamment qu’il n’existe pas, sinon comme accessoire des mystères m
14ra rudimentaire, et pourtant il est fort habile : Satan se dissimule derrière sa propre image. Il choisit de revêtir une appa
15a Tarnkappe, le manteau qui rend invisible et que Satan lui-même agite devant nos yeux pour nous faire croire qu’il n’est plu
16ants, Samaël, Lucifer, Python, Asmodée, Bélial et Satan. Peu à peu, ces démons se sont fondus dans une entité collective : Sa
17émons se sont fondus dans une entité collective : Satan, ou diabolos en grec, l’Accusateur, l’ennemi du genre humain, qu’on a
18assimile aussi au Serpent de la Genèse. Dès lors, Satan prend son essor comme personnalité bien définie, et de plus en plus f
19s et superficielles. 5. L’Ange déchu Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Luc 10, 18. La Bible nous apprend q
20 c’est Lucifer, le Porteur de [p. 33] Lumière 3 . Satan s’est révolté, il a refusé de servir, il a refusé de transmettre son
21son « métier » et l’envie d’être à l’avant-garde, Satan connaît encore l’Esprit et les esprits, mais non plus la fin et la gl
22sa juste place dans le monde. Tombé de l’éternel, Satan veut l’infini. Tombé de l’Être, il veut l’Avoir. Mais le problème est
23é. On peut voler le pouvoir, mais non l’autorité. Satan peut voler ce monde, non sa divinité. Et cependant, nous les humains,
24éel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens d
25 que la Bible vient de nous apprendre au sujet de Satan. Lucifer est tombé du Ciel pour avoir voulu singer Dieu. Il est deven
26éfinition, ayant été créé par Dieu. Par lui-même, Satan ne peut rien faire, mais il lui reste une possibilité : c’est de nous
27instille en notre cœur au sujet de l’ordre divin, Satan nous porte à désirer un meilleur bien, qu’il nous désigne. C’est enco
28on du bien et du réel vers le néant. Ce mal fait, Satan se dévoile comme un ennemi mortel de l’homme, qu’il avait abusé jusqu
29anière, des déguisements de son malheur originel. Satan craint de se montrer tel qu’il est, c’est évident, puisqu’il craint m
30t à leurs propres yeux. Comment connaîtraient-ils Satan, puisqu’ils ne veulent pas voir leur être véritable, celui qui prend
31ne (et chacun de nous en lui) se rend à la loi de Satan. Mais, du même coup, il devient incapable de connaître celui qu’il se
32devient incapable de connaître celui qu’il sert ! Satan veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’autre monde. Si nous le croy
33’aussitôt nous ne pouvons plus croire à Dieu ni à Satan ! S’il n’y a pas de ciel, comme nous le dit Satan, il n’y a pas non p
34Satan ! S’il n’y a pas de ciel, comme nous le dit Satan, il n’y a pas non plus d’enfer, ni de Maître de l’enfer. S’il n’y a p
35e favorite. Nous avons donc soumis l’incognito de Satan au réactif de la Révélation, qui le rend visible à l’œil spirituel. C
36onfondu Un dernier mot sur la réalité mythique de Satan : Je voudrais corriger par la vertu d’un doute les conclusions trop r
9 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
37us nous faisons illusion sur la réelle stature de Satan. N’oublions pas que Satan est Légion ! Supprimer un dictateur ne suff
38ur la réelle stature de Satan. N’oublions pas que Satan est Légion ! Supprimer un dictateur ne suffirait nullement à débarras
39 Comme il était petit ! » Il n’était grand, comme Satan lui-même, que de la grandeur de nos misères secrètes. En Hitler, le D
40l’ère gnostique, le christianisme ? J’imagine que Satan va nous offrir un choix considérable d’Antéchrists. Tout, et n’import
10 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
41rocédé que l’on reconnaît le mieux la tactique de Satan chez tous ses délégués. Mais ici, prenons garde ! Ce livre est plein
42 commun. « Voyez, je ne suis qu’Hitler ! » disait Satan. Nous n’avons vu qu’Hitler. Nous l’avons trouvé terrible. Nous l’avon
43te et facilement reconnaissable de la personne de Satan ? C’est que le Diable, par nature, ne sera jamais clairement et honnê
44fut l’âme de la cinquième colonne du siècle, mais Satan reste l’essence même de la Cinquième Colonne au siècle des siècles. E
11 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
45ns l’Église Un jour l’Église a été qualifiée de « Satan » par Jésus lui-même. Ce fut quelques minutes après sa fondation, et
46e fait [p. 124] dire par Jésus : « Arrière de moi Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Di
47 d’administrer, nous son indigne serviteur… C’est Satan qui a soufflé le conseil de prudence. Car vouloir conserver ce bien,
48 le Pierre auquel Jésus disait : « Arrière de moi Satan ! Car tu m’es en scandale. » 40. Le Diable théologien Mais tout cel
49on modèle. Jakob Boehme raconte qu’on demandait à Satan : Pourquoi es-tu sorti du Paradis ? — J’ai voulu me faire auteur, dit
50nstinctif que l’on rend à la science angélique de Satan. Il est vrai que sous le nom de Python, il représente le Devin, et so
51a paix non moins, et même à moindres risques pour Satan. Le mal et le bien traduits par les voyantes en termes d’obstacles ou
52classique au point d’en être presque démodée. Car Satan marche avec son temps, et paraît se soucier de moins en moins de pers
53la vieille tactique, la sempiternelle tactique de Satan. Dès la première tentation en Eden, il a recours au même et unique ar
54 de responsable, il suffit qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa grande stra
55ur la face de toute la terre. » Vous reconnaissez Satan à ce doute qui les prend, à ce besoin qu’ils ont soudain de s’assurer
56de toutes les langues est pipé sur nos lèvres par Satan. Nulle époque n’a parlé davantage de l’amour, avec si peu d’exigence
57ue nous aimons. Entre ce don de soi et l’abandon, Satan ménage plus d’une pente insensible. Il sait que l’amour est le domain
58ement, l’on serait tenté de regretter le temps où Satan proposait des combats plus féconds. 54. L’Éternel Féminin L’amour n
59. Quelle soit moins bien armée que l’homme contre Satan, c’est ce que fait voir le récit de la Chute. Croyez bien que ce n’es
60grabuge où nous sombrons ? J’ai décrit l’œuvre de Satan, et cela finit dans un cauchemar qui ressemble à s’y méprendre à notr
61 le mal même dans son éclat ? Et si vous croyez à Satan, vous savez bien qu’il est aussi dans vous : intelligence avec l’enne
12 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
62 grande qui nous fut donnée dans le combat contre Satan. Car saint Michel irrésistiblement triomphe par l’énoncé de son nom s
63aître, par la plus évidente analogie, l’action de Satan dans nos vies et le mensonge de l’éternelle Tentation. C’est déjà la
64i nous perdons toutes nos batailles, le destin de Satan n’en est pas moins scellé. Tout ce qui nous est demandé, c’est de coï
65. Ainsi armés et appuyés, nous pouvons porter sur Satan et sur ses sinistres desseins un regard qui toujours les déconcerte,
13 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
66phrase la plus profonde écrite par un moderne sur Satan : « La plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu’il n’existe
67 Serpent, jusqu’à l’avant-dernière où nous voyons Satan lié pour mille ans, puis délié et déchaîné sur les quatre parties du
14 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
68ement, l’on serait tenté de regretter le temps où Satan proposait des combats plus féconds… p. 2 i. « Les tours du Dia
15 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
69éel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens d
16 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
70classique au point d’en être presque démodée. Car Satan marche avec son temps, et paraît se soucier de moins en moins de pers
71la vieille tactique, la sempiternelle tactique de Satan. Dès la première tentation en Eden, il a recours au même et unique ar
72 de responsable, il suffit qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa grande stra
17 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
73te et facilement reconnaissable de la personne de Satan ? C’est que le Diable est justement celui qui n’est jamais clairement
18 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
74s enterrements, le cadavre à tous les mariages. » Satan, dit-on, sait occuper les mains oisives. La mère américaine, libérée
19 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
75ment de « ne pas fréquenter », mais de « livrer à Satan. » 5. Saint Paul écrit que « les impudiques n’entreront pas dans le r
20 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
76nales, la Révolution, et finalement « l’empire de Satan », celui de Napoléon. Tous les thèmes favoris de Joseph de Maistre (D
21 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
77iècles » (chap. 19) en un énorme champignon. Puis Satan lié pour mille ans — le Millenium — et les justes ressuscités règnent
78s justes ressuscités règnent avec le Christ. Puis Satan délié pour peu de temps et rassemblant les nations pour la guerre con
79 le substitut du règne de mille ans durant lequel Satan, principe du mal, sera jugulé, ce qui signifie l’exploitation de l’ho
22 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 8. Deuxième histoire de fous : Hitler
80: — Comme il était petit ! Il n’était grand comme Satan lui-même, que de la grandeur de nos misères secrètes 112 . » Petit, a
23 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
81s ennemis, dont il est sans conteste le premier — Satan signifiant en hébreu l’Adversaire par excellence —, je me sens incapa
82ation qu’il a créée et à sa fonction spirituelle. Satan, c’est l’animal au sang froid, plus « monstre froid » que l’État même
83t épuisants s’éteindront enfin dans la grâce — et Satan oubliera d’exister ! III Je n’ai pas encore répondu… Mais je me su