1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
1l paraît inconvenant d’introduire le jargon de la science moderne.) Si nous reconnaissons à la base de cette œuvre inégale des
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
2xceptionnelle, suivant que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus que tout la poésie, é
3 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
3re le fera bien voir aux sceptiques. Il a aimé la science parce qu’elle ouvre des perspectives d’évasion — où seuls les poètes
4pes géants. Jules Verne a véritablement soumis la science à la poésie. Et l’on ne veut voir que jolis livres d’étrennes dans le
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
5enfants, d’Henri Roorda. Le premier montre que la science apprise à l’école appauvrit l’homme de tout ce que son ignorance resp
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
6 convient de s’incliner devant les miracles de la science appliquée. On nous faisait voir tout au long de notre histoire le Pro
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
7res de la scolarité, et englobe la totalité de la science [p. 24] nécessaire à tout citoyen, dans une vue aussi large que simpl
8t, il est préférable de savoir aussi les noms des sciences élémentaires. Mais il n’est en aucune façon nécessaire de connaître l
9a psychologie des enfants, ni même le contenu des sciences dont on écrit le nom dans les casiers. Est-ce que l’étude du trapézoï
10s épreuves cyclistes. Les participants du Tour de Science doivent s’inscrire au terme de chaque trimestre. Ceux qui arrivent ap
11umé clair et portatif des résultats actuels d’une science. Le bon sens voudrait qu’on étudie d’abord la science dans sa réalité
12nce. Le bon sens voudrait qu’on étudie d’abord la science dans sa réalité, puis qu’on se réfère au résumé comme à un aide-mémoi
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
13 et retouchées par le pédantisme inhérent à toute science. On a constaté que l’école actuelle est fondée sur une remarquable ig
14il y avait non-science, on a voulu apporter de la science. Mais c’est un art qu’il faudrait. Sinon l’on retombera dans des absu
8 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
15nisme est compromis virtuellement dès lors que la science proclame son autonomie vis-à-vis de la métaphysique. L’équilibre de n
16’égalité de droit de ces deux disciplines. Car la science à peine libérée, demande la tête de la métaphysique. Elle n’entend qu
17de la pensée scientifique. Cherchant des lois, la science ne peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit à ses métho
18érialisme entreprise par certains philosophes des sciences fait-elle songer à l’activité de cet espion anglais qui parvint duran
19laboratoire dont notre pensée reste imprégnée. La science se moque des nuages qui animaient la matière d’intentions morales. El
20lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que l’esprit qui l’a créée, la surpasse 7 . Seul un parti
21u ne méritera pas son nom. … Or, la rigueur de la science ne saurait être surmontée, sinon par la rigueur au moins égale d’une
22jectifs » que les faits physiques élaborés par la science. Mais, participant de notre volonté et de la grâce, ils échappent à c
9 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
23 entreprises démesurées qu’enregistre l’Histoire, science chargée d’illustrer à ses propres yeux l’Humanité. [p. 163] En passa
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
24u’il n’est plus permis de nos jours… bref, que la science a changé tout cela. C’est précisément à ce sécularisme que répond M.
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
25 entreprises démesurées qu’enregistre l’Histoire, science chargée d’illustrer à ses propres yeux l’Humanité. En passant, relevo
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
26il 1932) n Imaginez un membre de l’Académie des sciences qui serait aussi directeur de la Comédie française et ministre de l’I
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
27dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand-Duché.
14 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
28 à concevoir l’ordre nouveau, il y a un abîme. Ni science ni bon sens ne seront d’aucune aide pour le traverser. Il faut un sau
29mière, a pris au sérieux la matière, par suite la science et les faits, par suite les lois, polices, servitudes, déterminismes
15 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
30t-être la dogmatique laïque de la philosophie des sciences, durant quelques années encore. Mais ce n’est pas, comme certains le
16 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
31’ailleurs probable que la sociologie n’est qu’une science de mythomanes. J’y verrais même le symptôme d’une espèce de refouleme
17 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
32able, obéissant aux seules lois que lui révèle la science, nouvelle théologie. Elle tend à rendre les hommes interchangeables,
18 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
33ditionnellement, la politique est, d’une part, la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’a
34 l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieur
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
35e des philosophes qui se montre. Sous prétexte de science, la pensée de nos maîtres s’est tellement détachée du concret de nos
20 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
36s. Elle n’est que ma dégradation. Et toutes les « sciences » qui étudient ses « lois » historiques ou sociologiques sont comme u
21 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
37n qu’il faudrait le chercher aujourd’hui dans une science que je n’aime guère, et qui s’appelle la sociologie. La grande faible
22 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
38i est l’étude du comportement humain. Il n’est de science que du régulier, c’est-à-dire de l’inhumain, (à la limite), et c’est
39n, (à la limite), et c’est encore à dire qu’une « science de l’homme » qui se veut purement descriptive est exacte dans la mesu
40t dans l’ordre politique. Et l’extension de cette science mesure assez exactement l’ampleur de notre défection au monde et à no
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
41ns décousues sur quelques résultats récents d’une science entre toutes suspecte, la psychologie de laboratoire. Il s’agit, dans
24 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
42tile de rien savoir du monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, d
25 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
43? On sait que ce régime s’est établi au nom de la Science, qui est son Dieu. On sait aussi qu’il n’a pas hésité à condamner la
44edisait l’hypothèse marxiste. Croyant servir leur science, ils commandent à la science…, etc. Mais, afin que nul ne se croie ju
45 Croyant servir leur science, ils commandent à la science…, etc. Mais, afin que nul ne se croie justifié, voici pour les conser
46antien, conscience, notion humaine de la justice, science, mystique de la vie, droit au bonheur, etc., l’idée de la toute-puiss
47de la seule Justice, de la seule Vie, de la seule Science, du seul Bonheur ; et qu’il a seul le droit de contredire nos notions
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
48les esprits aux méthodes de la recherche et de la science, qui, au degré supérieur, par ses laboratoires, ses subventions, ses
49tions pratiques ». Laissant entendre ainsi que la science et les arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — compren
50ique se résorbe en erreurs. Cette obsession de la science, c’est-à-dire de la description, est tellement opposée au véritable e
51’étude des « facultés » ayant été démasqué par la science dès le début du xxe siècle, on a cru sauver l’apparence en s’occupan
52ce en s’occupant sous le même nom — psychologie : science de l’âme — d’un tout autre ordre de problèmes : à savoir la physiolog
27 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
53t vains, s’ils prétendent, à force d’habileté, de science, de poésie ou d’éloquence, nous rendre « contemporains » de la Parole
28 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
54, tantôt l’humble bon sens de M. Monod, tantôt la science universelle du même auteur. Cette espèce de cacophonie, vous le savez
29 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
55 voulait harmoniser sa petite spécialité avec les sciences fondamentales qui doivent donner le ton à toutes les autres, et qui s
56rmes culturelles, plutôt que d’un historien de la science. Les historiens font la grimace, mais les lettrés et les médecins de
57se n’est pas une superstition de devin, c’est une science de la guérison fondée sur le principe hippocratique des similia simil
58nique (théologique-astrologique) à laquelle notre science est en train de revenir, après une sombre époque cérébrale et matéria
59echniciens de la dissection dont descend toute la science du xixᵉ, et qui nous ont conduits à considérer notre corps comme une
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
60 de l’esprit pur. Sacrifice inutile au reste : la science ne nous apprend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
61 des Choses ; elles croient l’une et l’autre à la Science, qui est le triomphe des lois sur la mythologie, en même temps que la
62 cet « ordre » que l’on déduit des choses par une science exacte, on saura le réduire par la force à une vision plus « objectiv
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
63tromper et de se satisfaire d’illusions. Point de science purement technique : la sagesse de Salomon n’est pas une connaissance
64ture ? Philosophie, beaux-arts, fictions écrites, science, industrie, tout cela est sacrifié à la seule chose nécessaire : l’ac
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
65sa liberté pour hâter la conquête du monde par la science et l’orgueil de l’homme, mais il pressent parfois que c’est une vanit
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
66 du monde fondée sur la raison, l’individu, et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
67ai d’éthique de la pensée — qui est peut-être une science nouvelle, et qu’en tout cas il serait bon de mettre au point avant qu
36 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
68fus qui caractérise cette théologie. Le cas de la science est évident : il n’est de science « moderne » que des moyens. Et c’es
69e. Le cas de la science est évident : il n’est de science « moderne » que des moyens. Et c’est précisément à ce modèle scientif
70] pondération ; à la rigueur, commentaire. Que la science vienne à s’en mêler, la tâche sera plus simple encore : réciter l’hom
71nt de s’élancer s’il lui reste du souffle ; cette science qui se croit une ascèse laïque, et qui n’est trop souvent qu’une impu
72 pour les déterminismes inférieurs qu’invente une science inhumaine par système. Il s’est formé en eux un complexe anti-poétiqu
73cessible aux coups du sort. Cet esprit secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois
74ups du sort. Cet esprit secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois qu’elle dit fa
75te personnels. La pensée libre du bourgeois et la science des faits du marxiste restent des abstractions inactuelles, et le cli
76rs soins, entretient une touchante religion de la Science, si enfin l’on admet avec eux qu’ils représentent l’aspect scientifiq
37 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
77 ces lois d’un monde absent : leurs mythes, leurs sciences ; que me fait tout cet appareil qui prétend régler mes rapports quoti
78nos mots. L’étymologie pourrait bien être une des sciences les plus subversives de l’âge du papier imprimé ! Mais ce n’est là qu
79tile de rien savoir du monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, d
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
80n du monde fondée sur la raison, l’individu et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
81hoisir, car l’Étymologie est trop loin d’être une science pour que l’adoption même d’une « origine » soit autre chose qu’un cho
40 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
82 faire ou non. En France 44 , elle est devenue la science ou l’art, également impurs et maléfiques, des rapports de partis à pa
83raditionnellement, la politique est d’une part la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’a
84 l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieur
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
85ui ont fortement exagéré et embelli tout cela… La science réclame de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à n
86ce, de ses rancunes, de son amour caché, et de sa science hétéroclite de praticien et de collectionneur. L’esprit fort et l’esp
87s riches. Il y en a certes qui font progresser la Science, et cela c’est bien. On va les écouter avec plaisir quand ils viennen
88 rien. Si je persiste cependant à faire valoir ma science, ce n’est plus alors que par vanité ou par orgueil, de sorte qu’au fo
89 dans le sens de ce que j’ai noté hier ici. « Les sciences traictent les choses trop finement, d’une mode artificielle, et diffé
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
90 parti de la Raison et du Progrès, qui naît de la Science. C’est ce mari-là qui aura payé le billet, histoire de voir s’il a la
91les lois les plus fondamentales de notre [p. 181] science la plus élémentaire et la plus sûre, l’arithmétique. Mais qui s’avise
92ssible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’un ou l’autre ; ou mieux, l’
93. Mais notre jacobin ne croit à la Raison et à la Science, mère du Progrès, que dans la mesure où cela lui permet de ne pas all
43 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
94s sociales, historiques et économiques ? Toute ta science ne s’occupe-t-elle pas, justement, à les découvrir ? Au besoin, à les
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
95 parti de la Raison et du Progrès, qui naît de la Science. C’est ce mari-là qui aura payé le billet, histoire de voir s’il a la
96démentir les lois les plus fondamentales de notre science la plus élémentaire et la plus sûre, l’arithmétique. Mais qui s’avise
97ssible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’un ou l’autre ; ou mieux, l’
98. Mais notre jacobin ne croit à la Raison et à la Science mère du Progrès, que dans la mesure où cela lui permet de ne pas alle
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
99nborg aurait expliqué « comment il a glissé de la science dans le mysticisme ». Enfin, l’on ne voit pas du tout en quoi la logo
100 de la fantaisie la plus échevelée aux yeux de la science d’avant Einstein… Tout ceci tendait à prouver que le problème mystiqu
101lème mystique n’est nullement justiciable de « la science » d’aucune époque, et qu’il se pose au seul jugement métaphysique et
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
102ui ont fortement exagéré et embelli tout cela… La science réclame de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à n
103ce, de ses rancunes, de son amour caché, et de sa science hétéroclite de praticien et de collectionneur. L’esprit fort et l’esp
47 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
104’argent. D’autres enfin s’efforcent de fonder une science des rapports conjugaux. Jung analyse le « conflit psychologique » et
105sions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale trouvera sa juste application dans l’esprit de Lycurgue
48 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
106re était fini), et que vous disposiez d’une telle science de l’humain que leurs valeurs vous soient connues et leur hiérarchie
107s éléments, tout balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux »). Il faut le reconnaître honnêtement : le prob
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
108eur formation technique condamne ? À défaut d’une science universelle qu’il faudrait plusieurs vies pour maîtriser, je me suis
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
109trouve dans notre existence — et non dans quelque science hypothétique — son immédiate vérification. [p. 19] ⁂ Mais d’abord, d
110hes, par exemple, pour exprimer les vérités de la science : nous les considérons en effet d’une manière parfaitement « profane 
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
111La mythologie comparée est la plus périlleuse des sciences, si l’on excepte l’étymologie dont elle procède bien souvent : l’une
112stiques, figurant d’abord la philosophie, puis la Science, puis la Science sacrée. Un petit fait encore : deux des plus ardents
113 d’abord la philosophie, puis la Science, puis la Science sacrée. Un petit fait encore : deux des plus ardents parmi les trouba
114s ; 4° qu’enfin l’on distingue mal comment, d’une science qui se donnait pour objet l’analyse et la cure des névroses, aurait p
115torique de la folie, c’est-à-dire un défi à toute science en général et à toute science psychiatrique en particulier… Or il se
116ire un défi à toute science en général et à toute science psychiatrique en particulier… Or il se trouve que nous savons exactem
117’attention du lecteur sur certains faits que la « science sérieuse » tient aujourd’hui pour établis. Simplement, je les crois d
118rotte nous est décrite comme une église, avec une science réelle du symbolisme liturgique et de l’architecture gothique naissan
119ns érudits, parfois, semblent confondre avec la « science ». Tristan est un roman bien plus profondément et plus indiscutablem
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
120pure par la passion humaine. Elle a fondé cette « science » nouvelle sur l’observation du langage, et spécialement sur la simil
121s ferons de même ensuite, et nos savants. Notre « science » reste donc valable à condition qu’on change le signe de chacune de
122hacune de ses propositions. Par exemple, là où la science proclame que la mystique résulte d’une sublimation de l’instinct, il
123exemple, victime des réflexes que lui a donnés la science matérialiste, tranche toujours le débat au bénéfice de ce qui est le
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
124la Philosophie, si ce n’est quand elle devient la Science sacrée. Sincérité bien propre aux troubadours, et toute contraire à c
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
125res et de la majesté du Siège de la Religion. Les Sciences et les Arts fleurissaient dans son sein, elle possédait de grands hom
126l, c’était d’avoir voulu « faire de la guerre une science exacte, méconnaissant sa nature même de drame effrayant et passionné
127le de Valmy fut gagnée par la passion contre la « science exacte ». C’est au cri de Vive la Nation ! que les sans-culottes repo
128rtie classique, Wagram par exemple, combinant une science devenue rhétorique et la surprise massive, brutale… Et il n’est pas s
129que Waterloo fut une bataille perdue par excès de science, peut-être, ou par défaut d’élan national-révolutionnaire… Ce qui est
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
130’argent. D’autres enfin s’efforcent de fonder une science des rapports conjugaux. Jung analyse le « conflit psychologique » et
131sions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale eût trouvé sa juste application dans l’esprit de Lycurgu
132jour nos démocraties y succombent, au nom d’une « science » ou d’une hygiène sociologique. La pratique forcée de l’eugénisme pe
133exigences iront croissant avec la diffusion des « sciences humaines », dont les premiers balbutiements ont déjà modifié d’une ma
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
134bre était fini) et que vous disposiez d’une telle science de l’humain que leurs valeurs vous soient connues et leur hiérarchie
135s éléments, tout balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux ».) Il faut le reconnaître honnêtement : le prob
57 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
136t-il encore formulable en noms et en rythmes ? La science moderne ne tend-elle point à nous le rendre proprement inimaginable ?
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
137uelle fatalité mauvaise tous les progrès de notre science contribuent-ils à ravager la civilisation qui les produit ? Vous vous
138tymologique. L’étymologie, vous le savez, est une science très incertaine, mais c’est un art très significatif. Lorsque j’emplo
139tte idée de lois fatales avait été empruntée à la science et transportée abusivement dans les domaines plus humains de l’histoi
140oups décisifs : ce sont précisément les hommes de science qui, les premiers, cessent d’y croire. Ils ont reconnu, depuis quelqu
141de mesures inventés par l’esprit humain. Or si la science elle-même vient nous dire que même dans l’ordre matériel, il n’est pl
59 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
142e ses mystères. Mais quoique déchu, il a gardé sa science d’esprit pur. Comme un artiste qui a perdu son génie et ne croit plus
143 cultive un rêve de déification de l’homme par sa science ; où il nie toute transcendance ; où il s’enferme dans les autarcies
60 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
144aïve dans l’élimination progressive du mal par la Science et la Prospérité. Sur nos têtes, au ciel de nos villes, de grands ois
61 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
145l’on dirait presque instinctif que l’on rend à la science angélique de Satan. Il est vrai que sous le nom de Python, il représe
146 Si la divination n’est encore aujourd’hui que la science incertaine de découvrir l’avenir, craignons qu’elle devienne dans l’a
147’elle devienne dans l’avenir une découverte de la science. Nous regretterons alors le temps des clins d’œil de la destinée, qua
148 dans les masses ou dans l’énorme, qu’il croie la science ou invoque le mystère, l’homme d’aujourd’hui montre une constante et
149as, que ce n’est pas lui, qu’il n’y peut rien. Sa science lui dit : tu étais déterminé, ce n’est pas ta faute ; et sa passion l
150up de pouce du Diable. Certes, je n’accuse pas la Science — rien de moins diabolique qu’une observation juste — mais seulement
151en fait de prétextes, il en a de meilleurs que la science et que ses vulgarisations imprudentes. L’adjectif vital, par exemple.
62 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
152elié ! Avec les choses, avec les êtres, avec leur science, avec leur mystère, et le mien, — un voisinage m’est rendu. 63. L’o
153e serait de lui opposer la sémantique, qui est la science des significations, du langage précis et nuancé, gagé par une longue
63 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
154dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand Duché.
64 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
155 point à Goethe comme le problème technique d’une science qu’il s’agirait d’approfondir. C’est bien plutôt pour lui un problème
65 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
156l’homme est soumis au calcul, tout cet effort des sciences et des sociologies établit à grands frais l’évidence du désespoir : l
157uis. Elle n’est que ma dégradation. Et toutes les sciences qui étudient ses lois, historiques ou sociologiques, sont comme une i
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
158confier, probablement, des travaux relevant de sa science. Mais il ne parviendra jamais à rejoindre Monsieur le Comte. Tout le
67 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
159 sociales, historiques, et économiques ? Toute ta science ne s’occupe-t-elle pas, justement, à les découvrir ? Au besoin à les
68 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
160hoisir, car l’Étymologie est trop loin d’être une science pour que l’adoption même d’une « origine » soit autre chose qu’un cho
69 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
161s soifs mystiques élémentaires après un siècle de science positiviste. [p. 202] Est-il vrai que la nuit et le rêve n’aient rie
70 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
162rris scientifiquement et vierges de complexes. La science et le progrès vous guident vers la richesse et l’Apocalypse n’est pas
71 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
163nt. Que le Nord domine, voilà qui signifie que la science domine sur l’émotion, la logique sur l’astuce vitale, la pensée discu
72 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
164même le pire. Il pressent que le sort, l’État, la science, le monde moderne et sa prospérité ne sont pas les garants infaillibl
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
165uer que la bombe confirmait son point de vue : la science n’est qu’une mythologie, ses lois et sa matière elle-même sont de pur
166dé nommé comparaison, dont la portée échappe à la science vulgaire. J’ai méchamment ajouté que les médecins n’avaient pas lieu
74 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
167n application à 300 000 Japonais non prévenus. La science ira beaucoup plus loin. Les morts seront oubliés dans une génération.
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
168 ce ne sont là que des « faits », comme disent la science et les politiciens cyniques. Les faits sont les déchets de l’imaginat
169 est très joli ! disait le Docteur, mais quoi, la science reste la science, la seule méthode honnête, rigoureuse, éprouvée, d’a
170disait le Docteur, mais quoi, la science reste la science, la seule méthode honnête, rigoureuse, éprouvée, d’analyse ou de cons
171orte quoi, et que cela changera tout. Pardon ! La science produit des preuves que les superstitions seraient bien en peine de r
172s enfantillages. — Bien, dis-je, la preuve que la science n’est pas folle, c’est qu’elle nous permet aujourd’hui d’aller beauco
76 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
173 l’opinion publique est égarée par sa foi dans la science, que les savants sérieux ne partagent point. On parle de radars omnis
77 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
174rets que ceux de l’industrie, qui sont ceux de la science, qui n’a d’autre désir que de les publier. Je maintiens que la guerre
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
175é récemment la question : « Quel est le but de la science ? Faire sauter le monde ? Si les savants pensent vraiment ce qu’ils n
79 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
176et de l’orgueil de parvenus de l’industrie et des sciences appliquées dont ils font montre même quand ils viennent chez nous. Ce
80 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
177ventée par Descartes est donc devenue celle de la science. C’est elle dont usent nos physiciens, chimistes et mathématiciens, p
178ra-t-on. Je n’en crois rien. Ouvrez un ouvrage de science : vous y trouverez au terme de chaque analyse un certain nombre de ph
179ctoires des mots. Ainsi les lois formulées par la science, ces modèles d’expression claire, se réfèrent en réalité à des formes
180 danger quand il est appliqué par les savants, la science légale n’étant, c’est entendu, qu’une manière de parler du réel, et s
81 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
181histoire. Le dernier même y mêle une assez opaque science, sans détriment pour le mystère qui reste entier. Cependant, à voir t
82 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
182avaient étaient exclus de la compétition par leur science même : on exigeait l’innocence de l’âme. Quant au peuple, il vaquait
183u’il était dans sa nature… Celui qui prévoyait la science de nos jours, et me disait : « Il n’est de science que des phénomènes
184cience de nos jours, et me disait : « Il n’est de science que des phénomènes que l’on peut reproduire à volonté. Quel est ce nœ
185able, cet objet devant moi indubitable, et que la science ne saura vérifier ni dénouer, faute de pouvoir le répéter selon la re
83 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
186thériens, Juifs réformés, Hindouistes, Huguenots, Science divine, Congrégationalistes, Réformés hollandais, Scientistes, Baptis
187trice. Elle leur est disputée de nos jours par la science vulgarisée, les commentateurs de radio, l’école publique, le cinéma e
84 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
188et de l’orgueil de parvenus de l’industrie et des sciences appliquées dont ils font montre, même quand ils viennent chez nous. C
85 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
189’empire des Soviets. Comme aussi le respect de la science appliquée qui régit dans ces deux pays l’éducation de l’enfant et l’e
190ention dans les arts ou de la découverte dans les sciences, et l’insouciance et l’inquiétude, et l’humour et l’esprit de révolte
86 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
191ssez bien aux formes de pensée introduites par la science relativiste. À mon sens, le mouvement intime de la pensée fédéraliste
192t les bienfaits possibles instaurés par sa propre science. L’homme moderne pense encore dans le cadre des nations, quand le jeu
87 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
193n, respect de la tradition et passion du progrès, science et sagesse, germanisme et latinité, individualisme et collectivisme,
88 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
194n, respect de la tradition et passion du progrès, science et sagesse, germanisme et latinité, individualisme et collectivisme,
89 1948, Suite neuchâteloise. IV
195es ? Rien, dit l’époque, non sans irritation. Une science assez récente, mais déjà démodée, pensa réduire l’orgueil [p. 42] hum
90 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
196ar notre religion, par nos révolutions et par nos sciences, décorent du nom de « mystiques puissantes » de simples propagandes q
91 1951, Preuves, articles (1951–1968). Neutralité et neutralisme (mai 1951)
197ligions, en même temps qu’elle perd ses vertus de science pratique. D’autre part, dès que la culture est subordonnée à la polit
92 1951, Preuves, articles (1951–1968). Culture et famine (novembre 1951)
198re qu’il y eut de créations, dans les arts et les sciences, provoquées par la nécessité et seules capables de la surmonter. À l’
93 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
199 jamais moins de scrupules d’expression, dans les sciences, les arts et les lettres ; et jamais non plus de conformismes plus pe
94 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
200eur ; mais cela donne aussi le chercheur dans les sciences et l’innovateur dans les arts. Cela donne tout ce qui a compté dans l
201ndustrie aboutit à la misère prolétarienne, notre science à la bombe atomique, nos révolutions à l’État totalitaire ; que le Pr
202ité. Influencé par le piétisme, il pensait que sa science abstraite ne devait pas l’empêcher de se rendre utile aux hommes. Aus
95 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
203ns stratégiques dans les lettres, les arts et les sciences, le dernier carré de ses adhérents lutte en retraite, médiocrement so
96 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
204culturelles, le roman, le théâtre, la poésie, les sciences, à leur plan général de propagande, de production industrielle et de
205, moyens matériels ridiculement faibles (pour les sciences) ou reçus en échange de certaines libertés essentielles : tout cela p
206de l’histoire ou d’une grande découverte dans les sciences, suppose des chances librement provoquées, des rencontres d’amour et
207musique, la peinture et la littérature, comme les sciences et la philosophie, naquirent sans le secours des experts officiels. M
97 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
208ns stratégiques dans les lettres, les arts et les sciences, le dernier carré de ses adhérents lutte en retraite, médiocrement so
98 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
209losophique qui ont permis le développement de nos sciences, et donc de notre puissance économique. Car l’Europe, ce n’est pas le
99 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
210la qualité des œuvres d’art, de littérature ou de science, et leur diffusion dans les masses, serait vraiment une aide à la cul
211rner 3000 grands prix de littérature, d’art et de science ; ou réunir 4000 séminaires de discussions et de recherches ; ou dist
100 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
212ale renferment peu de faits aussi surprenants. La science historique suisse aura toujours pour tâche essentielle de rendre cet
213 prenne ce mot au sens étroit et tout pratique de science ou d’art des compromis, soit qu’on le prenne au sens plus général de