1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1 [p. 1567] Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929) n La Révolution russe va-t-elle usurper dans le rom
2s le grand bouleversement accompli dans la « Cite secrète » de la vie privée, quelques regards sur la foule suffisent pour en p
3 l’âme slave pour deux ou trois scènes de la Cité secrète. Pour celle-ci par exemple (caché dans un réduit, Markovitch, l’idéal
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
4e un appel du Dieu perdu. Il avoue enfin la cause secrète des inquiétudes modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, m
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
5ique (Le Coq et l’Arlequin, la Noce massacrée, le Secret professionnel, etc.) Sans doute faudrait-il préciser ce qu’il entend
6. Sa plus incontestable réussite à ce jour est le Secret professionnel, petit catéchisme cubiste qui dépasse de beaucoup les l
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7orale en disant qu’il révèle ce qu’il y a de plus secret dans la personnalité. Ce serait un moyen de connaissance plus intégra
8frais un visage un peu crispé, signe d’une ironie secrète et pour moi douloureuse encore. Pitoyable, trop visiblement, tu prêta
9e que l’autre. Et l’on conçoit que ce constant et secret assujettissement au moi idéal exige une politique des sentiments plus
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
10est un lien sans durée. Seule la souffrance ou de secrètes anomalies ont un pouvoir d’éternité. » Il est juste, ce me semble, d’
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
11 entre ces deux inconscients : l’époque et l’être secret du héros. Il sait mieux que quiconque aujourd’hui faire éclater dans
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
12? Non, enfin un. Tous les autres y ont apporté de secrètes complaisances, ou une arrière-pensée d’apologie, ou même simplement u
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
13i (presque imperceptible, mais ici décisive), une secrète complaisance à se regarder vivre qui est bien d’aujourd’hui — entre a
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
14le pèche contre les principes chers à l’auteur du Secret professionnel et de la préface des Mariés — principes dont l’énoncé b
15 serait aussi la part de l’humain, l’imperfection secrète qui fait naître l’amour. Parce que la création est venue après la thé
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16mparée de mon être et a saisi les cordes les plus secrètes de mon âme, qu’elle peut faire désormais vibrer à sa fantaisie, même
17 je ne vais pas m’empêcher de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une p
18, parce qu’ils ont la passion et l’incommunicable secret de l’invention.   Il nous faut des entrepreneurs de tempêtes. Un gra
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
19niait obscurément. Je sentais bien que le ressort secret de la vertu dans laquelle on m’avait emprisonné c’était un bas opport
20rrière certaines de mes plaisanteries la dérision secrète qu’elles masquent par caprice. ......................................
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
21yer un petit voyage. C’est l’aveu d’une faiblesse secrète. Et c’est une réaction de défense. On cherche un mot, une phrase, pou
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
22ser toute valeur simplement humaine, et une honte secrète qui exaspérait ce mépris et le rendait agressif. Mais moi, j’avais tr
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
23omme l’instruction privée : et moi je la voudrais secrète. Vous verrez bien. Cela se fera sans vous. Déjà revient le temps des
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
24 croyais fortement en l’existence d’une espèce de secrète et à peu près universelle conspiration pour insister sur la laideur.
16 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
25e point de se livrer, purement et simplement. 7. (Secret). p. 78 r. « Belles-Lettres, c’est la clef des champs… » [Répons
17 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
26aura laissé de Raison à l’Occident, avec certains secrets de la méditation hindoue. Rêves, sans doute… Mais tout commence par d
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
27ible d’un paysage pour peu qu’elle y découvre une secrète parenté de l’âme. Kikou Yamata peint la Suisse avec un pinceau « fait
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28ns une roulotte sous des chiffons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet objet dont [p. 584] parfois, au com
29plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et à d’autres semblables, en vo
30chant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point de cet endr
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
31 rue de Rennes ; je ne vous le confie pas sans un secret tremblement. Nous embarquons Jean Cassou, et le fantôme se fait aussi
32n ». Il ouvre une de ces parenthèses dont il a le secret, et dans laquelle la rédaction s’empresse de faire rentrer la partie
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
33peu le lecteur qui ne se sent pas complice de ses secrets desseins. Au reste, le livre s’achève par sa mort, sans qu’on ait pu
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
34 par cette erreur de Baring ? Cherchons plutôt le secret d’une communion que rompent les discussions, et qu’en tant d’autres p
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
35ne sombre et surhumaine fatalité (Byron), ou « la secrète force des choses » (Shelley), ou encore (Wordsworth) « les types et l
36e qu’au plus obscur de certains cœurs, et dans le secret de certains renoncements, que le regard spirituel saurait encore en d
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
37voit le peuple, comment il l’aime, et quel est le secret de son autorité sur lui. L’état d’esprit de l’homme d’action s’accomm
38sa foi chrétienne. Il peut livrer sans crainte le secret d’une telle action ; sans crainte et sans vanité non plus, car son œu
39atisme haineux des communistes. Et c’est l’un des secrets de sa puissance. ⁂ Mais il est temps de tirer de ce livre une conclus
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
40ement et de l’adoration lui demeurait ouvert, les secrets de la vie intime n’étaient pas révélés parce qu’on les cachait en Die
26 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
41e son apparente obscurité 1 . Il faut savoir être secret pour penser avec autorité. Il faut savoir taire ce qui permettrait au
27 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
42ontraste d’un massif central de sapins et de lacs secrets, cœur noir et tourmenté du continent, — cette région escarpée entre M
43n ne saurait ici serrer de trop près les origines secrètes d’un phénomène qui produit ses effets sur tous les plans, celui de la
44es parlaient lentement, parlaient peu, — c’est le secret de votre bienveillance que je [p. 28] voudrais rechercher maintenant.
28 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
45mour, c’était parce que je découvrais en elles de secrètes ressemblances, qui pour les autres paraissaient purement [p. 40] myst
46er. Je vois se perdre ce sens des correspondances secrètes et spontanées du plaisir qui seules faisaient sa dignité humaine, par
29 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
47se refusent… Quelle tendresse, auprès de cet être secret, inaccessible et pourtant complice d’une angoisse plus bouleversante
30 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
48ns une roulotte sous des chiffons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet Objet dont parfois, au comble de la
49plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et à d’autres semblables, en vo
50chant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point de cet endr
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
51e doucement dans cette calme [p. 127] Tubingue le secret d’une épouvantable mélancolie. Les étudiants le rencontrent, qui mont
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
52u crépuscule, couchée en rond entre les collines, secrète sous un voile de brume bleue, dans une grande paix. Vue de la hauteur
53-ce point à cause de ce mépris qu’elle a perdu le secret de l’humain ? Car voici bien le monde qu’on nous a fait. Tout encombr
54 la lune, je choisirai une maison isolée, la plus secrète dans les arbres de son verger… pour… ? Le sais-je même ? La fille [p.
55uie dans les campagnes ont un charme consolant et secret qui favorise la vie intérieure. Longues randonnées sur les plateaux d
33 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
56 Et puis, allez donc voir un peu dans les cryptes secrètes du grand capitalisme. Satan lui-même y donne ses directives. Et regar
57 qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de son désespoir… Bastions de l’Occident ? — Duquel ? Ou bien race li
58hâteaux perdus, dans ce Waldburg gardien de quels secrets longuement, lentement fortifiés…   La nuit, les moustiques tissent un
34 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
59 rue de Rennes ; je ne vous le confie pas sans un secret tremblement. Nous embarquons Jean Cassou, et le fantôme se fait aussi
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
60d beaucoup du peuple russe, de « cette immense et secrète réserve d’innocence » d’où peut-être un jour sortira le peuple-poète,
36 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
61the ait pratiqué « le devis des choses grandes et secrètes » comme parle Jérôme Cardan, l’on en trouve dans toutes ses œuvres as
62ergies nouvelles. Le silence mûrit à la faveur du secret, et dans la profondeur, [p. 485] des conceptions s’opèrent. C’est ain
63ert, ein Mensch zu sein. 9 C’est tout le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque l
64poir à la fois l’angoisse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération. Impossible d’isoler ces deux com
37 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
65un évoque la grandeur de l’autre, et peut-être le secret désir de l’éveiller à la conscience. Le but de ce débat, celui de Kie
38 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
66arie Schmidt est d’avoir su déceler la corruption secrète de cet art trop parfait, « qui supprime les plus angoissants problème
39 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
67nique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 1 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle attribue a
40 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
68atiques de l’historicisme et du psychologisme. Le secret de notre adhésion à Barth est dans la pensée de Barth elle-même, et n
41 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
69sonne ne sait plus le prendre au sérieux. Gardons secrets nos élans vertueux. Il vaut mieux faire plus qu’on ne dit, et si l’on
42 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
70andiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous parle du « désarroi
71eux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souffrons. Il suffit, pour le faire apparaître, de p
72ter les caractères, les habitudes, les intentions secrètes, — les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totaleme
43 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
73té le plus longtemps 47 et qui gagnent encore en secret le plus grand nombre d’adhérents. Les raisons de cette double résista
44 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
74s témoignages de la liberté qu’elle assure. Ordre secret et fraternel au milieu de la foule des villes, je le vois grouper len
45 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
75dversaire afin de reconnaître et de tuer les plus secrètes complicités qu’il a su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion
76 n’est jamais que l’incarnation d’une possibilité secrète, d’une tentation que chacun souffre dans son cœur. Alors seulement, p
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
77nique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 72 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle attribue
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
78andiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous parle du « désarroi
79eux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont nous souffrons. Il suffit, pour le faire apparaît
80ter les caractères, les habitudes, les intentions secrètes, les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
81me les « courriéristes littéraires ». Ce n’est un secret pour personne qu’ils contribuent pour beaucoup à déterminer le succès
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
82son père, après une sévère éducation piétiste, un secret terrifiant et une belle aisance matérielle. Du secret il tira son œuv
83et terrifiant et une belle aisance matérielle. Du secret il tira son œuvre ; sa fortune, il la confia à l’un de ses frères, ne
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
84ste que le monde, et qu’il n’est pas de réduit si secret où l’on se cache, qui ne soit justement l’un des lieux où l’action gé
51 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
85ins nues, au risque de sa vie, peut-être alors le secret du grand Pan s’ouvrirait-il à son amour ? Mais serait-ce amour ou déf
52 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
86s tout simplement ? Ou bien plutôt, dernier défi, secrète angoisse de ne pouvoir parvenir lui-même à prendre le repas sacré plu
53 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
87 semblable patience ingénieuse dans l’approche du secret des êtres, enfin cette qualité de discrétion qui semble ici encore im
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
88s. » Pour un temps… Il y a dans ces trois mots le secret de l’espérance insensée qui possède la jeunesse hitlérienne. Leurs ép
89guerre pour lire dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à tous ? L’ostracisme de nos critiques est d’ailleurs
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
90 avec vigueur la poésie de propagande et le désir secret de « sécurité » qu’elle trahit. Il veut que l’esprit soit un risque (
56 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
91rd 31 de saisir dans l’histoire quelques raisons secrètes de cette complicité. Pour l’instant, négligeant les causes et les vis
57 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
92troupe de disciples turbulents, à la recherche de secrets qu’il voulait rendre manifestes à tous, et qu’il exprimait, comme Lut
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
93ansigeante qu’elles expriment, qui contiennent le secret décisif de la victoire des extrémistes en octobre 1917. Contre les pa
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
94e. Et ce chiffre n’est pas un « nombre d’or », un secret de la vie, mais une convention de banquiers. Il est contre nature que
60 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
95e de parler de ses « intentions » ou de les tenir secrètes, toute sa tactique enfin, s’oriente vers la bataille, et non pas vers
61 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
96 personne » en termes d’apparence paradoxale : le secret de son œuvre résidait sans doute dans l’union vibrante qu’il incarnai
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
97 Or si tout le monde commence à distinguer que le secret de la crise économique réside dans l’inadaptation de la production à
98stères dont il croit encore qu’ils détiennent les secrets du pouvoir. Cependant que les vrais pouvoirs, libérés eux aussi du co
99ques principes sacro-saints dont ils ont perdu le secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peup
100-saints dont ils ont perdu le secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cul
101ois d’exprimer sans aucun scrupule les fondements secrets de leur puissance. Aussi les écrits [p. 40] des grands clercs du xixe
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
102le fait siennes les lois dont elle a su forcer le secret. Elle n’en veut point connaître d’autres. Bien plus, elle veut tout y
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
103ruc, dont une minorité souvent indigne détient le secret et l’usage. Dès lors, la tâche de la révolution spirituelle est défin
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
104nir, parce qu’elles portent en elles une division secrète, un principe de dissolution. C’est alors l’avènement des fins qu’elle
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
105tte crainte, comme tout vertige, ne cache pas une secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être
106 vertige, ne cache pas une secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être on touchera de nouveau
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
107tte prière qu’il parviendra peut-être à maintenir secrète au cœur de l’acte. S’il faut poser cette exigence exorbitante, (oui,
108r jusqu’à cette pitié corrosive qui s’attaque aux secrètes carences. Mais où se cache le secret d’une époque ? Apparemment là où
109ttaque aux secrètes carences. Mais où se cache le secret d’une époque ? Apparemment là où personne n’aura l’idée d’aller le ch
110s grand que la ruine des banques, s’il détient le secret de cette ruine, et de bien d’autres d’une portée plus longue. Pour il
111ste, surtout en France, c’est à cause de la haine secrète qu’ils vouent à toute espèce de poésie. (Prenant le mot dans un sens
112e distinguée ne suppose pas, en fin de compte, le secret désir de réduire l’humanité à une image bien homogène, qui serait cel
113 croit inaccessible aux coups du sort. Cet esprit secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle inven
114it secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois qu’elle dit fatales. Et l’aboutisse
115tesse des moyennes qui n’est jamais mêlée de joie secrète, ni jamais secouée de sursauts de douleur, puisqu’elle prend son gîte
68 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
116re libérale se révèle impuissante à ressaisir les secrets de sa force, et la conscience de sa mission, les jeunes empires qui l
117mne à ne rien découvrir, car le réel ne livre ses secrets qu’aux violents qui acceptent ses violences. Ainsi le veut non la rai
118u’ils illustrent, dans leur structure, visible ou secrète, la dialectique joyeuse de la personne en acte. Que celui qui s’engag
119uvoir d’être une personne responsable, tel est le secret de l’angoisse individuelle et de la révolte des masses. Retour à la p
120ent, au travers de sanglantes erreurs parfois, le secret du service commun dans la cité, secret que nous avait fait perdre un
121arfois, le secret du service commun dans la cité, secret que nous avait fait perdre un siècle de sociologies collectivistes ou
69 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
122mythe si l’on veut saisir la genèse et l’ambition secrète de l’art de Ramuz. Un personnage de Ramuz, c’est d’abord une appariti
70 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
123tte crainte, comme tout vertige, ne cache pas une secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être
124 vertige, ne cache pas une secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être on touchera de nouveau
71 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
125firme que la tradition et le Pape détiennent « le secret du Christ » lui-même. (L’expression est de Bossuet.) À la question ai
126qu’on n’entend pas que c’est l’Église qui sait le secret de Jésus-Christ, qui sait ce qui appartient essentiellement à son ins
127Église, et non pas la seule Écriture, qui sait le secret de Jésus-Christ ! — Et d’où l’a-t-elle appris, si ce n’est de l’Écrit
128 comprenons bien, l’Église prouve qu’elle sait le secret de Jésus-Christ, en ordonnant de faire tout le contraire de ce qu’il
129t nettes maintenant. Examinons alors l’origine du secret que l’Église, selon Bossuet et les Conciles, détient et possède si bi
130omain, caractérise la propriété. Si l’Église a le secret du Christ, c’est « qu’instruite par le Saint-Esprit et par la traditi
131a Sainte Cène : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intention que Bossuet loue l’Église d’avoir exécutée, n’
72 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
132te ferme, tout au fond du Bocage vendéen, pays de secrets obstinés, de voies retorses. Si ces ouvrages font néanmoins quelque c
73 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
133 me suffise d’affirmer que c’est là que réside le secret de tout le mal. En résumé, voici le mécanisme inexorable où se trouve
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
134 la lutte du parti au pouvoir contre l’opposition secrète, informulée, des ennemis du régime, et contre l’inertie des citoyens
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
135Le national-socialisme est le socialisme total Le secret de la « réussite » de tous ces hommes est simple. Ils ont compris que
76 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
136dant l’hiver, une occasion de solitude désirée en secret dès longtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : m
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
137ond d’une de ces courettes charmantes qui sont la secrète beauté des habitations de l’île : toutes claires et propres, tapissée
138e là où il est, et commencer là. Voilà [p. 53] le secret de tout secours… Pour aider réellement un homme, il faut que j’en sac
139nnent pas de quoi je m’occupe. C’est peut-être un secret désir, un inconscient désir que j’ai d’être reconnu par eux à ma just
140 de ma raison ? Et si je n’avais pas une croyance secrète et puissante en l’ordre significatif du monde (quoi qu’il m’advienne)
141 des vertus au-dessus du commun, la révélation de secrets qui suffiraient à rendre heureux les plus indignes, et ingénieux les
142ns barrières ni haies, sans chemins creux et sans secrets, où les hommes vivent sans calcul ni prudence, dans la misère et dans
143ses, soudain porté à la lumière de midi, comme un secret tragique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de
144lle bouleversante, c’est même plutôt une sorte de secret que je donnerais là, une « recette pour vivre de peu »… Qui sait si b
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
145xquels sont condamnés la plupart d’entre nous. Le secret de ma mauvaise humeur, c’est qu’il n’y a plus de communauté. Car s’il
146endre qu’un seul exemple : que de tourments et de secrets désespoirs chez les adolescents troublés par le désir, s’apaisent tou
147de désir, de peur, de préjugés, de revendications secrètes, de jalousie, de snobisme antibourgeois ou prolétarien, de méfiances
148 le Gard. La maison de Simard recèle un effrayant secret qu’on m’avait laissé ignorer : une belle-mère. Nous apprenons son exi
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
149oureuse et difficile dont je préfère tenir le nom secret, encore un temps, et je goûtais la douceur de ces rues, sinueuses et
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
150endre qu’un seul exemple : que de tourments et de secrets désespoirs chez les adolescents troublés par le désir, s’apaisent tou
151 le Gard La maison de Simard recèle un effrayant secret qu’on m’avait laissé ignorer : une belle-mère. Nous apprenons son exi
81 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
152dant l’hiver, une occasion de solitude désirée en secret dès longtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : m
82 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
153fectionner leurs appareils ménagers. C’est un des secrets de l’endettement monétaire de l’Allemagne, et de sa richesse réelle.
154es papiers joints à ce livre ? — Oui, des papiers secrets comme vous le voyez, puisque c’est imprimé sur la couverture. Il lanc
155va de toute notre culture. Comment sauver au plus secret d’un tel régime les valeurs qui nous sont vitales ? Pour un chrétien,
156llemand ne pouvait reconnaître ni ses souffrances secrètes ni son espoir. « Il doit y avoir une clé », écrivais-je à ce moment.
157aye d’évoquer ce discours qui m’a révélé « leur » secret, pour peu de passion que j’y mette, on m’apprend que je suis hitlérie
158e providentielle de sa puissance et de vos désirs secrets « d’ordre » à tout prix, au prix même de l’humain… À croire que ceux-
83 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
159 la lutte du parti au pouvoir contre l’opposition secrète, informulée, des ennemis du régime, et contre l’inertie des citoyens
84 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
160capacité d’ennui presque morbide — ou l’intention secrète de tricher. Il est probable que cette intention, ou cet espoir, d’ail
161lle, la femme de son désir et de sa plus [p. 662] secrète nostalgie 88 , l’Iseut du rêve ; elle est mariée, naturellement. Qu’e
162ue le mythe vient tourmenter sans lui révéler son secret, il n’est d’au-delà de la passion que dans une passion nouvelle, — da
163uses d’une passion débile pour s’inventer de plus secrets obstacles. Je songe à la psychologie de la jalousie, qui envahit nos
164te du mythe primitif, c’est pourtant là qu’est le secret de l’inquiétude qui tourmente aujourd’hui les couples. Rien ne répugn
165homosexualité très générale dans les associations secrètes qui préludèrent à l’hitlérisme, le déchaînement sadique des corps fra
166e sociale (ou sabotage) devra se réfugier dans le secret. Mais alors elle retrouvera pour s’exprimer dans un langage symboliqu
85 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
167 conclusion, il me semble que son dessein le plus secret m’échappe encore. L’aveu sera jugé insolite. Mais je pressens d’assez
168calculable. (Au xiie siècle). J’ai cru cerner le secret de son mythe. La découverte ne serait pas négligeable. Mais peut-on d
169s et de sonder en vérité ses préférences les plus secrètes, du moins peut-il connaître ses actions, et reconnaître à leurs effet
170e qui s’appelle Iseut, mais à sa plus profonde et secrète passion. Le mythe s’empare de l’« instinct de mort » inséparable de t
171tre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secret de la passion, au-delà de ce que les psychologues peuvent y lire. ⁂ «
172 illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un mystérieux surcroît de vie. [p. 246] J’essaiera
173 servant d’Éros. Mais de combien de complaisances secrètes se compose une « fatalité » ! Quant au coup de foudre, il est censé j
174s. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianis
175où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l’amour chrétien, ni même le « sous-produi
176réé dans ce qu’il a de particulier. C’est tout le secret de notre fidélité. La sagesse orientale cherche la connaissance dans
177s demeure en partie mystérieuse 107  : c’est « le secret » essentiellement impartageable et indicible, qui s’opposait aux yeux
178dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent
86 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
179t que le livre de Kuncz tire son tragique le plus secret du fait qu’il symbolise, [p. 146] illustre et concrétise une conditio
87 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
180un jeu qu’il s’agit. Alice en garde la conscience secrète — comme dans le rêve — et peut s’en libérer dès que l’absurdité devie
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
181rodigieux du roman. Il est d’autres raisons, plus secrètes, d’y voir comme une définition de la conscience occidentale… Amour et
182iment oublié ce malheur ? Ou faut-il croire qu’en secret nous préférons ce qui nous blesse et nous exalte à ce qui semblerait
183squines de rêves, d’obligations, de complaisances secrètes — la moitié du malheur humain se résume dans le mot d’adultère. Malgr
184. D’où peut venir une telle contradiction ? Si le secret de la crise du mariage est simplement l’attrait de l’interdit, d’où n
185malheur ? Quelle idée de l’amour trahit-il ? Quel secret de notre existence, de notre esprit, de notre histoire peut-être ?
186ant ses lois sont encore les nôtres d’une manière secrète et diffuse. Profanées et reniées par nos codes officiels, elles sont
187e — de caractère primitivement sacré — voilant le secret qu’il exprime, le roman mythique de Tristan posséderait-il au même de
188e « vogue » d’allure commerciale de ce qui fut un secret religieux… Il faut s’attaquer à tout cela, fût-ce [p. 26] même pour s
189dais. La reine d’Irlande [p. 28] détient seule le secret du remède qui peut le sauver. Mais le géant Morholt était le frère de
190est bien connue : félon sera celui qui révèle les secrets de l’amour courtois. Ce seul exemple suffirait à démontrer que les au
191les actions de ses deux héros, et les préférences secrètes qu’il suppose chez son lecteur. Les « faits » ne sont que les images
192 vie même… ⁂ Nous commençons à distinguer le sens secret et inquiétant du mythe : le danger qu’il exprime et voile, cette pass
193, au fond de la nuit qui vient, poindre la flamme secrète, ravivée par l’absence. 9. L’amour de la Mort Mais il nous faut pou
194ant à nous, elle nous met sur la trace du dessein secret des amants : leur recherche du péril pour lui-même. Mais tant que le
195 alors qu’il s’éloigne, en quête d’aventures plus secrètes et plus profondes, l’on dirait même : plus intérieures. Lorsque Trist
196e de cette mort qui transfigure. Nous touchons au secret dernier. L’amour de l’amour même dissimulait une passion beaucoup plu
197a passion initiée par le philtre. Au fond le plus secret de leur cœur, c’était la volonté de la mort, la passion active de la
198 propositions. Masque idéal ! Garantie de [p. 50] secret, mais aussi garantie d’approbation sans condition de la part du lecte
199rce aveugle ou le Néant, qui s’emparaient de leur secret vouloir, mais le Dieu qui promet sa grâce, et la « vive flamme d’amou
200vraiment, et elle nous chante immensément le beau secret : c’est lui qui a voulu son destin : Ce terrible philtre qui me cond
201esse, et nous anéantit par son triomphe. C’est un secret dont l’Occident n’a jamais toléré l’aveu, et qu’il n’a pas cessé de r
202 simplement l’amour le plus intense, on désire en secret l’obstacle. Au besoin, on le crée, on l’imagine. Il me paraît que cel
203ropéen : connaître à travers la douleur, c’est le secret du mythe de Tristan, l’amour-passion à la fois partagé et combattu, a
204mour pour lui-même. Et cela suppose une recherche secrète de l’obstacle favorable à l’amour. Mais ce n’est encore là que le mas
205é. Cette analyse du mythe primitif livre quelques secrets dont l’importance est appréciable — mais dont la conscience commune d
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
206ée par le récitatif du psaume. » Et l’on songe au secret de Tristan, qu’il ne peut « dire » mais seulement chanter… ⁂ Toute co
207 — à ne plus nous séduire que par le charme et la secrète incantation d’un mythe ? 3. Agapè ou l’amour chrétien Prologue de l
208 de le « libérer ». C’est ainsi que les doctrines secrètes, dont nous avons rappelé la parenté, ne devinrent largement vivantes
209it des formes ésotériques, se déguisa en hérésies secrètes d’apparences plus ou moins orthodoxes. Ces hérésies se propagèrent tr
210s le souvenir de la mère « fixé » dans sa mémoire secrète ? ⁂ Si telles sont bien les causes de la curieuse contradiction qui a
211ants seront liés par les lois de la cortezia : le secret, la patience, et la mesure, qui n’est pas tout à fait synonyme de la
212. Et je me demande, après Aroux et Péladan, si le secret de toute cette poésie ne devrait pas être cherché beaucoup plus près
213e qu’elle fit en Occident des millions de fidèles secrets, malgré la très sanglante croisade des Albigeois, au xiiie siècle et
214ès raffinée dont ils avaient été l’âme austère et secrète. Et cependant, de cette culture et de ses doctrines fondamentales, no
215t-ils tous à jurer que jamais ils ne trahiront le secret de leur grande passion — comme s’il s’agissait d’une foi, et d’une fo
216e ? » 48 [p. 101] 2. Les troubadours gardent le secret À la thèse du catharisme secret des troubadours, plusieurs auteurs ré
217adours gardent le secret À la thèse du catharisme secret des troubadours, plusieurs auteurs récents ont objecté que jamais un
218montrer la vérité » (p. 199). C’est dire que le « secret » des troubadours était en somme une évidence symbolique aux yeux des
219urir à des symboles [p. 113] dont le sens restait secret. (Ainsi la louange du vin, dont l’usage était interdit, devint le sym
220ge qui se nomme l’Idée voilée. Elle « connaît les secrets qui guérissent et c’est d’elle que l’on apprend la magie ». (L’Iseut
221es arabes insistent sur la nécessité de garder le secret de l’Amour divin. Ils dénoncent sans relâche les indiscrets qui voudr
222dire qui révèlent à la censure dogmatique le sens secret des allégories. Or dans la plupart des poèmes provençaux apparaissent
223les amants du xiie siècle tenaient énormément au secret de leurs liaisons (ce qui les distinguerait, sans doute, des amants d
224ce qui est [p. 117] interdit, qui garde son amour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih
225, qui garde son amour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih » devint, jusqu’en Andalous
226en plaignent pas ! On dirait qu’ils ont trouvé le secret d’une conciliation vivante des inconciliables. Ils semblent refléter,
227e manifestation triomphante du çaktisme. La force secrète (çakti) qui anime le cosmos et soutient les dieux (en premier lieu Çi
228uit la Ténèbre du monde et doit être tenu pour le secret des secrets. » Les précisions données par le texte font allusion à un
229bre du monde et doit être tenu pour le secret des secrets. » Les précisions données par le texte font allusion à une technique
230ivent « sont écrits dans un langage intentionnel, secret, obscur, à double sens, dans lequel un état de conscience est exprimé
231ure, Service, Prouesse, Longue Attente, Chasteté, Secret et Merci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garant
232s trouvères anglo-normands reçurent le code et le secret de l’amour courtois 79 . Chrétien de Troyes déclare tenir le fond et
233 il a voulu que ses romans fussent des chroniques secrètes de l’Église persécutée (thèse de Rahn, Péladan et Aroux) ou de simple
234n de Troyes n’était pas instruit du sens païen et secret de ces traits mystérieux qu’il rapportait » 82  ? Ou bien se vit-il c
235astrophe, tandis que de l’autre, c’est la volonté secrète, mais infaillible, des deux amants mystiques. Dans les légendes celti
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
236es visions pittoresques. Presque tous publient le secret… Tristan, lui, a trouvé l’amour. Mais tout d’abord, il n’a pas su le
237 Novalis, ce mystique de la Nuit et de la Lumière secrète. Cette maxime traduit d’ailleurs, parmi tant d’autres sens possibles,
238 échangent l’anneau de l’éternelle fidélité et du secret. La soumission ne sera donc qu’apparente. Et le jugement par le fer r
239 sépare de Dieu est perçu de nous au lieu le plus secret de nous-mêmes. Il est la distance essentielle… » ⁂ Or voici le point
240 un mystère du Jour, dont le Jour seul détient le secret dernier 123 . Mais ils ignorent que la Nuit, c’est la Colère de Dieu
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
241a naissance à d’innombrables sectes plus ou moins secrètes, plus ou moins révolutionnaires, et dont les traits constants témoign
242) que la Dame est purement symbolique. Tel est le secret paradoxal de l’amour courtois : guindé et froid quand il ne vante que
243e ! Dante la définira, dans son Banquet, comme le secret qu’il faut voiler d’un « beau mensonge ». Les Cathares savaient bien
244te, mais aussi des rhéteurs qu’il attaquait. Le « secret » dont je parlais plus haut s’est volatilisé : il ne joue plus. Le la
245’amour romantique est dans ce dernier vers. Et le secret de cette mélancolie, Pétrarque a su l’analyser mieux que les plus luc
246e colère, âpre et sévère qui fait que tout penser secret monte droit à mon front où tous le voient : aimer une chose mortelle,
247lucidité même d’un tel cri, où s’avoue le dernier secret du mythe courtois, c’est le signe d’une grâce reçue. Ce qui peut arra
248 païen tourmenté par la loi chrétienne — c’est la secrète volonté qui devait donner naissance au mythe. Mais la confusion de la
249 adonnés à une illusion dont ils avaient perdu le secret. Don Quichotte ne serait [p. 208] grotesque que parce qu’il veut imit
250vain de se demander s’il connaissait la tradition secrète des troubadours. Mais on peut relever ce fait : que Vérone fut un des
251mais l’obstacle n’est plus la volonté de mort, si secrète et métaphysique dans Tristan : c’est simplement le point d’honneur, m
252r ce qu’il n’ose chérir que dans son cœur le plus secret, et sans se l’avouer. Mais la crise de sa passion pour une femme qui
253on d’un matérialisme inhumain qu’une preuve de la secrète persistance du mythe au cœur des hommes du xviiie . Il fallait bien q
254 renouvelée à chaque rencontre, et c’est aussi la secrète faiblesse de celui qui ne peut pas posséder, parce qu’il n’est pas as
255rquis de Sade avait été interrogé sur les mobiles secrets de sa morale, il se fût sans nul doute réfugié derrière un verbiage c
256pour le vivant, la mort est une nuit de noces, un secret de doux mystères. L’ivresse des sens appartient peut-être à l’amour c
257té ineffable de la vie supérieure, germée au plus secret de l’âme. L’esprit déploie mille antennes toutes vibrantes de désir,
258’honneur, ou le devoir social, ou la vertu, ou le secret mélancolique de l’amant, ou quelque scrupule religieux, enfin le narc
259corps, l’on a fait la « sublimation » d’un pauvre secret du plein jour : l’attrait des sexes, la loi toute animale des corps —
260il se trouve privé de son cadre sacral, et que le secret mystique qu’il exprimait en le voilant se vulgarise et se démocratise
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
261conde qui flatte ou légitime obscurément, au plus secret de la conscience occidentale, le goût de la guerre. Cette liaison sin
262lités les plus profondes, ses ressources les plus secrètes, et comme un génie de duplicité tout inattendu du caractère français.
263s choisies au sein d’une atmosphère d’orageuse et secrète dévotion. La crainte morbide des entraînements « naïfs » et des « dup
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
264capacité d’ennui presque morbide — ou l’intention secrète de tricher. Il est probable que cette intention ou cet espoir expliqu
265. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus secrète nostalgie, l’Iseut du rêve 191  ; elle est mariée, naturellement. Qu’
266ue le mythe vient tourmenter sans lui révéler son secret, il n’est au-delà de la passion que dans une passion nouvelle — dans
267uses d’une passion débile pour s’inventer de plus secrets obstacles. Je songe à la psychologie de la jalousie, qui envahit nos
268te du mythe primitif, c’est pourtant là qu’est le secret de l’inquiétude qui tourmente aujourd’hui les couples. Rien ne répugn
269homosexualité très générale dans les associations secrètes qui préludèrent à l’hitlérisme, le déchaînement sadique des corps fra
270pour durer — ou n’a pas de sens. Voilà le premier secret de la crise actuelle, crise qui peut se mesurer simplement par les st
271 priver de nos chances d’en comprendre un jour le secret. Et ce serait en même temps une sorte de tricherie, soit que la solut
272a crise nous apporte sur nous-mêmes, sur nos vœux secrets, sur la tendance réelle, peut-être créatrice, que traduisent parfois
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
273 conclusion, il me semble que son dessein le plus secret m’échappe encore. L’aveu sera jugé insolite. Mais je pressens d’assez
274 dont le cours est calculable. J’ai cru cerner le secret du mythe. La découverte n’est pas négligeable. Mais peut-on décrire l
275s et de sonder en vérité ses préférences les plus secrètes, du moins peut-il connaître ses actions, et reconnaître à leurs effet
276e qui s’appelle Iseut, mais à sa plus profonde et secrète passion. Le mythe s’empare de l’« instinct de mort » inséparable de t
277tre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secret de la passion, au-delà de ce que les psychologues peuvent y lire. « N
278 illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un mystérieux surcroît de vie. J’essaierai de le fa
279 servant d’Éros. Mais de combien de complaisances secrètes se compose une « fatalité » ! Quant au coup de foudre, il est censé j
280s. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianis
281où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l’amour chrétien, ni même le « sous-produi
282réé dans ce qu’il a de particulier. C’est tout le secret de notre fidélité. La sagesse orientale cherche la connaissance dans
283e nous demeure en partie mystérieuse : c’est « le secret » essentiellement impartageable et indicible, qui s’opposait aux yeux
284dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
285 bien que je la déteste : instruit de ses affreux secrets… j’ai éprouvé une sorte de plaisir à copier ses noirceurs. » (D’où le
96 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
286irme, à savoir la mort des partis. 4. On garde le secret désir — avoué parfois dans le feu de la discussion, lors d’un congrès
287uelle impossible partout ailleurs. 5. On garde le secret désir d’arriver à une « prise du pouvoir » de type léniniste ou fasci
97 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
288nous fait pressentir la nature spirituelle de son secret, si bien masqué par le prétexte de l’instinct. Aux sommets de [p. 63]
289e ce que l’on croit, il souffrirait d’une anxiété secrète déjà voisine de l’impuissance. Et il est vrai que celui qui cède à ce
290impuissance à se déprendre d’une image à lui-même secrète. Et de là vient sa puissance apparente, sa furia, son rythme dionysia
291aux règles du jeu. Imaginons un don juanisme plus secret, une table de pharaon où l’on mette sur les cartes des « valeurs » in
292ce, de chaque valeur, Nietzsche a voulu violer le secret ; et leur défaite rapide les rend toutes méprisables après la premièr
293oursuit l’image obscure, et à lui-même infiniment secrète, d’une Vérité qui ne se rendrait point, mais qui le posséderait à tou
98 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
294dversaire afin de reconnaître et de tuer les plus secrètes complicités qu’il a su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion
295 n’est jamais que l’incarnation d’une possibilité secrète, d’une tentation que chacun souffre dans son cœur. Alors seulement, p
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
296 à diriger, à avertir, à orienter. Et c’est là le secret du triomphe des grands mouvements collectivistes. Si le marxisme, par
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
297s parlent en nous-mêmes. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces sifflements pleins de mystères qu
298 une fois pour toutes, de déchiffrer ces messages secrets, que rien ne saurait empêcher de passer, et qui peut-être vont nous a
299ieu, quand le principal a été fait par les agents secrets et les propagandistes. Et que disent ces propagandistes ? Ils proclam
300rui. Car seul un vrai chrétien connaît et aime le secret de la liberté, que Vinet nous révèle en écrivant : « C’est pour obéir