1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
1il définit sa propre théorie de la « garantie des sentiments », où l’on est en droit de voir le germe d’un moralisme nouveau qui s
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
2 blanche, je vais écrire ce que je trouve en moi (sentiments, idées, souvenirs, désirs, élans, hésitations, obscurités, etc.). Sup
3s accomplis, je revis plus ou moins fortement des sentiments que je crois avoir éprouvés à tel moment de mon passé. Parfois — rare
4 retrouve un être si différent. Les gestes et les sentiments qui se proposaient à mon souvenir ont été passés au crible de la minu
5 faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’un sentiment intime, ce moi idéal que j’appelle en chaque minute de ma joie est pl
6jettissement au moi idéal exige une politique des sentiments plus subtile et, je pense, moins vulgaire que cette agilité offensive
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
7Maladère une étrange harmonie entre le climat des sentiments et celui des campagnes désolées où ils se développent. Paysages trist
8 n’évoquer plus que des visions où se condense le sentiment du récit. Dans le Cœur gros, c’était un parc avant l’orage, le rose s
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
9t la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réveil des vieux, Maurras, Lounatcharsky, la SdN, et même Edmond
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10sorts de sa joie : l’effort libre et généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris par soi-même, la liberté et une certaine d
6 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
11ns et des rêves de l’enfance et cette féminité du sentiment, du tour de pensée même, qui faisaient déjà du Perroquet Vert un peti
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
12 prix du mètre courant. Encore que je prenne les sentiments trop au sérieux pour faire ici du sentiment, je suis sensible au char
13 les sentiments trop au sérieux pour faire ici du sentiment, je suis sensible au charme de cette fantaisie. Mais ce qui fait très
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
14e une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les sentiments. Maintenant il y a le rationalisme  12 et la sentimentalité. Ce rati
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
15s sensibilités secondes et tout un arc-en-ciel de sentiments dont les accords imitent la blancheur éclatante de l’amour… Que diron
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
16de l’Antiquité, et singulièrement de la Grèce, le sentiment d’une harmonie nécessaire entre nos gestes et nos pensées, nos créati
17pensées, nos créations et notre connaissance ; le sentiment d’une harmonie à sauvegarder au sein de nos connaissances même, et da
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
18nsez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C'est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-
19C'est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J'expliquais donc que
20 l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa véritable légitimité — on comprend que
21. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas d
22côté de l’essentiel 13 . Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
23livrés, ces fragments sont capables d’éveiller le sentiment rare et grandiose que j’appellerais celui du tragique de la pensée. «
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
24ens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiq
25oyage, je me dis que c’est de là que j’ai tiré le sentiment d’absurdité foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action p
26use d’un pari peut-être fou, et qui porte sur des sentiments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul inst
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
27e de lucidité qui ne laisse subsister de tous les sentiments qu’une « fraternité désespérée » devant la mort. Tout cela, dira-t-on
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
28notre intérêt de se concentrer uniquement sur les sentiments, et dès lors elle constitue un milieu privilégié pour l’étude du cœur
29La durée est l’élément tragique par excellence du sentiment, parce qu’elle le transforme sans cesse, alors que nous sommes attach
30nstants parfaits de nos affections ; parce que le sentiment ne souffre pas une ascension continue, mais une fois atteint le momen
31e franchement : « … dans nos églises j’éprouve un sentiment de détresse aiguë, ou bien je m’y ennuie. » Et l’on découvre soudain
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
32s excite, [p. 550] lorsqu’ils frappent la vue, un sentiment d’extase émerveillée auquel la folie n’est pas étrangère. » — « Cepen
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
33nt idéaliste et pourtant jamais dupe de ses beaux sentiments lorsqu’il s’y mêle des motifs tout matériels. Ses larmes augmentèren
34s larmes augmentèrent en pensant à la pauvreté de sentiments des chrétiens ; il pensait aussi que lui-même, à la fin du mois, devr
35nt comme un panorama devant ses yeux. Au-delà des sentiments de Hamlet, voyant la procession funèbre d’Ophélie, pensa Eiichi, il y
36 d’un mot le caractériser. Parmi les innombrables sentiments : doutes, passions, conflits qu’il met en jeu, c’est toujours l’absen
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
37753] déclin de la personnalité, la profondeur des sentiments et leur tristesse, que Frommel exprime au sujet de Mon Frère Yves. I
38on avec l’infini, se trouble et se complique ; le sentiment contredit à la pensée, la pensée contredit au sentiment, et, dans leu
39ent contredit à la pensée, la pensée contredit au sentiment, et, dans leur tumulte intérieur, les forces vives de l’être ont déch
19 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
40i lui importe, comme à nous, c’est précisément le sentiment d’absurdité qui se dégage de pareils faits lorsque l’esprit s’y attac
20 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
41 [p. 11] Le sentiment de l’Europe centrale Un accord sans résolution Il arrive qu’au sorti
42 qui nous frôle, éveille chez ceux qui restent un sentiment confus d’exil et de plaisir dont souvent j’ai cru distinguer la conta
43sailles, Trianon, convenaient mieux au rococo des sentiments qu’à l’hypocrite gravité des politiques. Ce projet, d’autre part, fla
44 fixer, de cerner, de localiser dans l’espace des sentiments [p. 15] ou des désirs sans fin, et qui n’ont de réalité qu’en un cœur
45s manifestations quotidiennes, dans le domaine du sentiment et des rapports sociaux, sont agaçants à l’extrême pour l’autre. Agac
46’idée qu’il était né malin. [p. 20] Paradoxe du sentiment Une rumeur lointaine et continue, nous l’entendons seulement lorsqu’e
47n. Il n’y a sensation que du discontinu. Il n’y a sentiment que de ce qui nous quitte, ou nous surprend, ou bien encore au fond d
48ous déchire et nous ressuscite. À la naissance du sentiment, nous trouvons invariablement une contradiction interne, une séparati
49t un appel, et qui crée sa réponse — en vain. Le sentiment mesure une défaillance de l’être. Mais ici, deux interprétations devi
50ductible à l’ordre imposé. Passant à la limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on peut symbolise
51entimentalisme, dès qu’il devient délectation des sentiments, donne naissance à une lâcheté singulière devant la vie. Né d’un reta
52pe centrale. L’intelligence est sentimentale Le sentiment : un retard, un regret. Mais c’est aussi un retour amoureux, un regar
53tal.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensual
54 et plus débauchée) que la latine. Elle tourne en sentiments dans la mesure où elle refuse de s’accomplir pleinement. L’Italien fa
55gner à se laisser berner et houspiller au jeu des sentiments. Elle perd son mordant à n’ordonner que des idées, trop soumises par
56rise de conscience. Car voici bien le triomphe du sentiment : c’est qu’en définitive il détient plus de réalité que la [p. 27] se
57 véritable est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’était bien notre
58on à l’archéologie des états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en nous déjà, nou
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
59ien de positivement démodé ; je n’eus même pas le sentiment de quoi que ce fût d’immatériel. D’ailleurs le trouble où m’avait jet
60se. Gérard l’attribuait à une certaine anémie des sentiments, à un manque de caractère aussi. La fidélité véritable est une œuvre
61mement précieuse, qu’on n’approcherait qu’avec un sentiment religieux de la beauté. Mais je crois que [p. 44] l’Occident est deve
62ue des décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments, ils ne sont que reflets, épisodes, symboles : le vrai drame de son d
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
63asses du petit orchestre, avec des écharpes et du sentiment. (Vu de près, le sourire éperdu des ballerines est émouvant, masque p
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
64nsez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C’est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-
65C’est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. [p. 75] J’expliquais
66 l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa véritable légitimité — on comprend que
67. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde [p. 86] moderne. Voilà ce qu’on ne d
68 côté de l’essentiel 8 . Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet
69ens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiq
70oyage, je me dis que c’est de là que j’ai tiré le sentiment d’absurdité foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action p
71use d’un pari peut-être fou, et qui porte sur des sentiments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul inst
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
72ôtoie bien souvent l’angoisse, ou pis encore : un sentiment d’indifférence et d’inutilité. Quant à l’auteur de Saint-Saturnin, il
73spirées, comme le furent les plus grandes, par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
74oquetteries, a-t-on dit, — mais il n’est point de sentiments intermédiaires qui ne conduisent réellement vers une plénitude, pour
26 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
75oire de la fantaisie, de l’héroïsme et des grands sentiments bouleversants. C’était ce qu’il y avait de plus subversif dans les sa
27 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
76représente — l’éloquence, l’érudition, les grands sentiments, la morale en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalism
28 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
77i coupe court aux dernières pirouettes. Il y a un sentiment très juste dans le goût du pratique, des « solutions pratiques » qu’a
29 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
78On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard du voisin, une façon plus commo
30 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
79es que ces moralistes ont décelées dans nos beaux sentiments, toute cette critique reste valable quand on se limite au plan humani
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
80lie, vous retrouverez ce visage, cette allure, ce sentiment de la vie immédiate que vous voyez grandir dans les nouvelles générat
32 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
81nt, se produit fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel
82aite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux
83n de ces pays, se trouvait comme contraint par le sentiment général de reprendre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Ég
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
84s de ce préjugé, si profondément enraciné dans le sentiment du Français moyen, si stérile, si stérilisant, si peu réaliste, si va
85ptation, au profit de l’État et de la finance, du sentiment patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distin
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
86On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard du voisin, une façon plus commo
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
87r héroïque — mais nous prônons tout simplement un sentiment que nous jugeons d’autant plus « idéal » qu’il exige de nous un moind
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
88rde. Et rien n’est plus atroce à supporter que ce sentiment-là ; l’absurdité de sa vie, l’absurdité du destin qu’on subit. Arrach
89certains lecteurs français en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine que le roman d’André Malraux, qui porte préc
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
90i oppose depuis le xviiie siècle, sous le nom de Sentiment de la Nature. L’Occidental rationaliste naît dans une ambiance chréti
91prendre. Rousseau n’a pas trompé sur son état. Le sentiment extatique de la nature, dans la Cinquième Rêverie, comment le décrit-
92ment le décrit-il, sinon, précisément, comme « le sentiment de l’existence dépouillé de toute autre affection » (entendons : déga
93 de toute responsabilité !) ; il note bien que ce sentiment permet l’économie de tout « concours actif de l’âme » ; il pousse la
94mot de awe, qui exprime chez les lakistes ce même sentiment mêlé d’amour et de terreur, que ces mots soient intraduisibles en not
95onaliste, catholique et citadine, théorise sur le sentiment de la Nature, sans jamais atteindre au pathétique existentiel de la q
38 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
96ec l’ensemble vague et contradictoire d’idées, de sentiments, d’habitudes pieuses, de doctrines plus ou moins autorisées, de préju
39 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
97s ne sont pas en rapport avec les mœurs, avec les sentiments, avec les intérêts généraux des hommes à qui ils s’adressent, et si c
40 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
98n de son milieu, aux idoles édifiées par ses bons sentiments ou par sa peur de la réalité, celui-là n’est pas né à la foi. Il [p. 
41 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
99’amour qui les domine. Une analyse racinienne des sentiments s’unit ici à la rigueur d’un idéal orgueilleux, ombrageux. Tout cela
42 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
100, ce n’est pas là une expérience ! Ou plutôt, les sentiments que nous éprouvons lors du Baptême et de la Cène n’ont aucune espèce
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
101cret, sensible, qui convient à la confession d’un sentiment ni partagé ni rebuté, et résigné dès le début à cet état. Le plaisir
102ec des ustensiles, une scie, un cheval ; avec les sentiments et les idées des autres, et leurs histoires ; avec le train banal des
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
103rien d’autre qu’une rationalisation mensongère du sentiment patriotique. C’est l’intervention abusive de la raison comparative da
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
104cteur de la liberté des personnes, destructeur du sentiment patriotique, destructeur à gauche et à droite des forces vives du pay
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
105ite place à notre doute, à nos questions, à notre sentiment privé. Il ne faut donc pas s’étonner de la multitude des problèmes qu
106er. Il me semble qu’il est d’abord éprouvé par le sentiment, comme une espèce de tragique dont on distingue mal les causes, la na
107un acte, c’est-à-dire une main tendue, non pas un sentiment drapé, non pas un idéal qui passe sur le chemin de Jéricho, devant l’
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
108er des frivoles ou des naïfs sur cette absence de sentiment profond des choses, de pouvoir poétique 9 et de tendresse virile qui
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
109Chambre lui oppose dans une adresse fameuse « les sentiments et la raison de la France ». La Révolution est achevée : son principe
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
110s avons exalté la fierté ; au lieu de cultiver le sentiment d’infériorité, nous avons mis sur le pavois le sentiment de l’honneur
111nt d’infériorité, nous avons mis sur le pavois le sentiment de l’honneur. Et au lieu de cultiver l’angoisse de l’imagination, nou
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
112sinon d’une mauvaise conscience, en tout cas d’un sentiment d’impuissance culturelle. Il est apparu plus tard en URSS qu’en Allem
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
113lture. Par cette méthode négative se précisera le sentiment que trahit ma formule de départ. 2° En décrivant les attitudes ou « v
52 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
114 que l’esprit, livré à des systèmes, y a perdu le sentiment. Résumons-nous : pour la pensée active, rien n’est pratique ou théori
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
115, de concentrer notre vision sur l’objet brut, le sentiment élémentaire. Ainsi les changements de temps à l’intérieur d’une même
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
116contrainte « artificielle » des convenances ou du sentiment… Huizinga, dans son admirable Déclin du Moyen Âge 62 , a là-dessus u
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
117 C’est qu’il ne cherche pas le pittoresque, ni le sentiment pour lui-même, mais l’enseignement objectif, au sens goethéen de ce t
56 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
118t pas le subjectivisme, ce n’est pas le vague, le sentiment incontrôlé, le romantisme et l’anarchie, etc. La subjectivité, c’est
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
119ais bien des passions égoïstes et courtes, ou des sentiments [p. 6] incontrôlés, — c’est-à-dire qu’elle est devenue une culture de
58 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
120ie ; le nationalisme est une « socialisation » du sentiment patriotique. L’un n’est pas possible sans l’autre. Tout étatisme est
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
121s dans une revue. Reste : environ 200 francs. Le sentiment de dépendre entièrement de bonnes ou de mauvaises volontés lointaines
122ointaines, et du hasard, éveille par résonance un sentiment de liberté, de gratuité aventureuse. Mon sort ne dépend plus de ce qu
123rquoi ne [p. 30] puis-je m’empêcher d’éprouver un sentiment de regret pour elle, de resserrement ? 4 décembre 1933 Ma gêne quan
124ne à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorm
125n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorme que personne ne pense à
126ons. Ce n’était pas cette vacance où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du tr
127signifie pas nécessairement qu’ils aient perdu le sentiment de leur commune condition. Ils sont peut-être trop pareils pour éprou
128ait. Mais je n’arrive plus du tout à retrouver ce sentiment d’absurdité que provoquait en moi précisément, la présence physique d
129s, destruction, dévoration, le tout accompagné de sentiments « humains », admiration, répulsion, pitié, etc. En somme, tout se bor
130elle ne fait pas tant d’histoires, ne fait pas de sentiment. Et pourtant, ma sensiblerie n’est hypocrite que parce qu’elle reste
131eux heures, avant le départ, pour faire un peu de sentiment sur l’île, et le bilan de l’année écoulée. [p. 128] Bilan. — S’insta
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
132on moins certain que chacun de ces voyageurs a le sentiment de s’en aller librement. Il se croit libre, et concrètement, il l’est
133ime, une prétendue « relation » de ses pensées et sentiments. C’est d’abord que cet auteur, s’il a l’intention d’écrire un journal
134ause d’un chiffre, à cause de la coïncidence d’un sentiment ou d’un pressentiment et d’un hasard tout extérieur, à cause d’un cer
135’apparition de délires subits de la pensée ou des sentiments. Aigreur et nervosité qui révèlent surtout un refoulement séculaire d
136 et surtout cet ennui dans la jeunesse rurale, ce sentiment d’être à l’écart du monde, — et de n’être lié à son voisin que par le
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
137ause d’un chiffre, à cause de la coïncidence d’un sentiment ou d’un pressentiment et d’un hasard tout extérieur, à cause d’un cer
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
138lus loin : « Écrire ne m’intéresse que si j’ai le sentiment que ce que j’écris, par la forme et par le fond, serait de nature à m
63 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
139es dans une revue. Reste : environ 200 francs. Le sentiment de dépendre entièrement de bonnes ou de mauvaises volontés lointaines
140intaines, et du hasard, éveille par résonnance un sentiment de liberté, de gratuité aventureuse. Mon sort ne dépend plus de ce qu
141ne à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorm
142n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorme que personne ne pense à
143ons. Ce n’était pas cette vacance où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du tr
144ait. Mais je n’arrive plus du tout à retrouver ce sentiment d’absurdité que provoquait en moi, précisément, la présence physique
145s, destruction, dévoration, le tout accompagné de sentiments « humains », admiration, répulsion, pitié, etc. En somme, tout se bor
146elle ne fait pas tant d’histoires, ne fait pas de sentiment. Et pourtant, ma sensiblerie n’est hypocrite que parce qu’elle reste
147eux heures, avant le départ, pour faire un peu de sentiment sur l’île, et le bilan de l’année écoulée. Bilan. S’installer dans l
64 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
148fennigs par crainte des listes noires, produit un sentiment de honte générale. Tâchons du moins de sauver l’honneur. (Il est vrai
65 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
149 l’économie ; et le nationalisme « socialise » le sentiment patriotique. L’un n’est plus possible sans l’autre, dans l’état de no
150de la reconstruction d’une communauté autour d’un sentiment « sacré ». Et ce n’est pas la soif d’une tyrannie, au sens politique
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
151que, d’origine sacrée, transformera peu à peu nos sentiments, en leur prêtant des « couleurs » religieuses. Et cette immense « mys
152on l’éloigne en rêve, on s’acharne à dépayser les sentiments qui sont en train de se nouer dans une durée étale et trop sereine. C
67 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
153à se recréer, celui du schizophrène qui « perd le sentiment », celui d’une société qu’il faut bâtir « à hauteur d’homme » et non
68 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
154cue et les règles sociales. D’où le cocasse et le sentiment de libération. En outre, quoi de plus important pour un enfant que la
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
155« cimentaient l’union des peuples celtiques et le sentiment de leur parenté » 12 . Les druides formaient des confréries religieus
156ondi faisait remonter aux Arabes le mysticisme du sentiment : on écarte dédaigneusement « cette énormité » 26 . Diez a montré des
157rent étrangers. (Cette idée me paraît éclairer un sentiment fondamental chez l’homme, même de nos jours.) L’âme, dès lors, se tro
158Et d’où viendrait, sinon, l’incertitude, voire le sentiment d’équivoque dont on ne peut se départir à la lecture de ces poèmes am
159x. De même, pour prendre un exemple moderne, le « sentiment chrétien » que l’on reconnaît chez un Baudelaire est autre chose qu’u
160ussi, dans la lyrique courtoise une expression de sentiments religieux de l’époque 53 , Jeanroy écrit : « Dans ces affirmations ha
161eurs siècles plus tard, ne put que sanctionner un sentiment qui n’avait pas attendu le dogme pour triompher dans tous les arts. E
162 père (obstacle à l’amour pour la mère) et par le sentiment de culpabilité qui en résulte. Le poids de l’autorité patriarcale réd
163touche à la femme reste « impur ». Ce complexe de sentiments œdipiens est d’autant plus contraignant que la structure sociale est
164re, chair, sexualité procréatrice, — tandis qu’un sentiment d’adoration purifiée peut se porter sur le Dieu-Esprit. En même temps
165sé aux époux sans qu’il soit tenu compte de leurs sentiments. En même temps, le relâchement de l’autorité et des pouvoirs ménage,
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
166tique n’est pas celle qui, s’élevant d’un état de sentiment, mènerait à une union suprême, au sommet d’un élan d’amour : L’amour
167tinien, mais encore elle figure la pureté même du sentiment chrétien dans sa chasteté et sa simplicité élémentaires, sans exaltat
168uire et à communiquer l’essence tout ineffable du sentiment que l’on vit. Là encore, les textes confirment l’exactitude de notre
169en terrestre. Déplorer que les mots trahissent le sentiment « ineffable » et qu’il faut pourtant dire. L’amour qui purifie et cha
170sent par le même réalisme quand ils sacrifient le sentiment du merveilleux à celui d’une intimité plus familière et plus émouvant
171tion des sens, mais à la douloureuse intensité du sentiment. Intoxication par l’esprit. L’histoire de la passion d’amour, dans to
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
172el entraîne et favorise naturellement l’essor des sentiments latents qui se trouvent les plus aptes à s’exprimer de la sorte. C’es
173tif.) En ce domaine, il est aisé de vérifier. Les sentiments qu’éprouvent l’élite, puis les masses par imitation, sont des créatio
174 de conscience. À défaut de cette rhétorique, ces sentiments existeraient sans doute, mais d’une manière accidentelle, non reconnu
175ette, le hardi, etc. — donne à la dialectique des sentiments sa meilleure garantie de précision, et disons même de vérité. Ici c’e
176tre les ordinaires ? Penses-tu qu’il s’arrête aux sentiments vulgaires ? Il le prend de haut : méfions-nous. C’est qu’il se dispo
177nt emprisonner, dans l’artifice de ses pompes, le sentiment. Aussi bien, l’analyse de la passion telle que la conduit un Descarte
178pêtres du dimanche.) Spinoza définit l’amour : un sentiment de joie accompagné de l’idée d’une cause extérieure. C’est juste en u
179usseau avait de Pétrarque, véritable inventeur du sentiment de la nature et du lyrisme de la solitude.) Avec d’Urfé, la courtoisi
180de dépit à peine voilé : « J’ai pris pour toi des sentiments plus paisibles, il est vrai, mais plus affectueux et de plus de diffé
181 son accomplissement ici-bas ! Comprends bien mon sentiment : chercher cette satisfaction serait folie. Mourir ensemble ! (Mais s
182chement de l’esprit, la purification abstraite du sentiment. Les êtres et les choses, ces prétextes, percés par un regard désabus
183volte qui se veut « primitive ». Ce n’est plus le sentiment que l’on idéalise, c’est l’instinct. Je songe à une certaine école de
184s les plus divers : politique, lutte des classes, sentiment national, tout devient prétexte à « passion » et déjà s’exalte en « m
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
185ception pieuse, ascétique, attire à elle tous les sentiments moraux ; la sensualité, abandonnée au diable, se venge terriblement.
186guerre », et n’étaient donc animés « ni par aucun sentiment de gloire ni par aucun motif extérieur », l’armée française se présen
187ces livres du temps dans lesquels il n’y a pas un sentiment exprimé qui ne soit feint ou dissimulé… « N’omettre rien », c’est le
188ériels… parce qu’elles allaient mettre en jeu des sentiments, des passions, c’est-à-dire des éléments de force jusqu’alors inexplo
189ur « troubler » ces petits calculs et ces « beaux sentiments » de série. (Comme une goutte d’eau « trouble » l’absinthe, et c’est
190 foule de la responsabilité de ses actes, donc du sentiment oppressant de sa culpabilité morale. Elle se rend au sauveur terrible
191 l’empoignera plus facilement dans le domaine des sentiments… De tous temps, la force qui a mis en mouvement les révolutions les p
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
192gne en rêve, on s’acharne à dépayser [p. 307] les sentiments qui sont en train de se nouer dans une durée étale et trop sereine. C
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
193totalement absurde d’exiger de l’homme un état de sentiment. L’impératif : « Aime Dieu et ton prochain comme toi-même » crée des
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
194trouvé le verbe avec lequel ils définissent leurs sentiments. La philosophie de Motse (taoïste) — la seule un peu chrétienne, qui
195poursuivre toute la vie cette ombre : l’amour, ce sentiment aussi vague, incertain, indéfini que tous les autres, et dont nous vo
196nous ne pouvons avoir de doutes sur la nature des sentiments dont Thibaut est animé. » Précisément, l’objet de mon ouvrage est, en
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
197nt, se produit fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel
198aite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux
199n de ces pays, se trouvait comme contraint par le sentiment général de reprendre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Ég
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
200l je m’étais engagé à disserter de la culture… Un sentiment d’absurdité et d’impuissance m’envahit. Quel rapport pouvait-il y avo
201s. On ne peut pas additionner des chiffres et des sentiments. Il ne faut pas tout mélanger… Et, en effet, nous mélangeons de moins
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
202it de créer, avant tout, c’est une disposition du sentiment public favorable à des entreprises éventuelles, qu’il serait impruden
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
203rce est à peine formulable : il est de l’ordre du sentiment. Oui, [p. 182] ce n’est guère qu’un sentiment communautaire informulé
204 du sentiment. Oui, [p. 182] ce n’est guère qu’un sentiment communautaire informulé — je dirais même : soigneusement informulé —
205 . La crise réelle ne commencera qu’au jour où ce sentiment sera dit, traduit en lois, et par là-même soumis au risque de se voir
206es fins. De même pour le fédéralisme européen. Un sentiment commun se formait peu à peu, depuis la guerre de 1914-18. La SDN fut
207 à quatre, en fut un autre. Dans les deux cas, le sentiment fédéraliste fut promptement détourné au profit de politiques d’hégémo
208au profit de politiques d’hégémonie. Toutefois ce sentiment ne cessait pas de croître et de se renforcer dans la plupart des peup
80 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
209 gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son sentiment… » Kierkegaard, lui aussi, répétait : je ne suis pas chrétien. Mais c
81 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
210ce au Diable, résultant de la « projection » d’un sentiment de culpabilité. Guérissez ce sentiment-là, vous n’aurez plus de croya
211ion » d’un sentiment de culpabilité. Guérissez ce sentiment-là, vous n’aurez plus de croyance au Diable, ni donc de Diable. Le Dé
82 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
212de tentateur a consisté à priver les individus du sentiment de leur responsabilité morale, donc du sens de leur culpabilité. En l
213urs de conscience. Mais la misère des temps et le sentiment d’impuissance qu’éprouvent les individus dans notre monde démesuré, f
214a défaite irrémédiable devant l’esprit, devant le sentiment, devant ce qui fait la valeur de la vie. Je songe au chef de guerre q
83 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
215est pas moins sentimentale. Elle fait appel à des sentiments religieux qu’elle dirige vers le vide non sans grandiloquence. Combie
216autant d’absolutions. Mais loin de me procurer le sentiment d’une bonne conscience civique brevetée par l’État, elles me laissaie
84 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
217ls de ce génial Souffleur. « C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature », dit encore Gide. Et William
218 édifiants. Non, ce n’est pas la vraie beauté des sentiments mais leur fausse beauté (donc leur laideur réelle) qui [p. 134] fait
219 voilà bien la misère du vieux monde. Aux « beaux sentiments » conformistes, nous ne savions plus ou n’osions opposer que des sent
220 nous ne savions plus ou n’osions opposer que des sentiments pervertis, tout aussi faux que ceux dont ils n’étaient que l’inversio
221avions plus concevoir et illustrer de vrais beaux sentiments, de vrais types de vie haute, de vrais idéaux qui propagent une énerg
222ourt, dans le cadre de nos vies, à nous priver du sentiment d’être une personne responsable. Nous vivons tous, de plus en plus, d
223 rase pas mal, ces derniers temps. 49. L’ennui, sentiment moderne La somme du bien et du mal dans chaque siècle est vraisemblab
224stratégie des tentations. Je crois pourtant qu’un sentiment nouveau, et comme indépendant de nos catégories, se manifeste dans l’
225on besoin — obnubile chez le plus grand nombre un sentiment fondamental d’ennui, mais ce n’est encore qu’un camouflage. On fait c
226poque, c’est à certaines nuances « modernes » des sentiments et de leurs modes que se révèle de la manière la plus précise l’œuvre
227s encore un ridicule. Certes l’amour, de tous les sentiments, est celui qui se prête le mieux à justifier l’abdication de soi, pui
228 bien sûr, il y a de bons ménages et [p. 164] des sentiments authentiques, mais il y a ce que décrivent les romanciers, et certain
85 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
229? L’action du Diable étant d’obnubiler en nous le sentiment de la culpabilité, et de nous faire croire que c’est l’autre toujours
230ctification consiste dans l’augmentation de notre sentiment d’être complices de tout le mal qui se fait dans le monde. Dans la Co
231 responsable de rien ni de personne. Mais sans le sentiment de la responsabilité de chacun envers autrui, il n’est point de liber
232dance indiscutable à certaines choses, à certains sentiments, c’est le fait qu’il engage nécessairement des actes. Or cette corres
86 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
233ourt, dans le cadre de nos vies, à nous priver du sentiment d’être une personne responsable. Nous vivons tous, de plus en plus, d
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
234oquetteries, a-t-on dit, — mais il n’est point de sentiments intermédiaires qui ne conduisent réellement vers une plénitude, pour
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
235penser que le détail de l’existence banale, et le sentiment d’étrangeté qui par moments l’accompagne en sourdine, s’expliquent de
236ngoisse nouvelle. Certes, le monde des corps, des sentiments et des idées demeure seul perceptible à nos diverses facultés, et res
237ous une forme négative : dans l’angoisse, dans le sentiment d’un étrange défaut de sens dernier. Et en effet, l’Absurde dont parl
238ause révélée, — le péché — n’est chez Kafka qu’un sentiment diffus mais en même temps inéluctable. La précision du regard le plus
239e chose » — dont la nature reste inimaginable. Ce sentiment d’angoisse métaphysique, mais ressenti négativement, dans le détail c
89 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
240 gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son sentiment… » Kierkegaard, lui aussi, répétait : je ne suis pas chrétien. Mais c
241 l’objet ; mais cela nuirait à l’élan spontané du sentiment, non moins qu’à l’élégance du style. Tout cela relève d’une conceptio
90 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
242oncentrer notre vision sur l’objet brut et sur le sentiment élémentaire. Ainsi ses changements de temps à l’intérieur d’une même
243de pour la première fois en public, on éprouve le sentiment de savoir par avance tout ce qu’il doit en dire. Je n’ai pu me défend
91 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
244rsqu’elle est trop complète laisse l’homme sur un sentiment de déception et d’indicible appauvrissement. Le monde rationnel est r
245algie de l’être en exil. » II L’Être en exil Ce sentiment d’exil que nous trouvons à l’origine des expériences mystiques les pl
246nt dits, tout au moins sur les causes humaines du sentiment d’exil où leur passion s’éveille. Prenons l’exemple de Karl Philip Mo
247us, le moi perd peu à peu de sa réalité ; d’où le sentiment si fréquent chez la plupart des romantiques d’être mal assuré de sa p
248ouvée : car le moi, qui s’y perd, y perd aussi le sentiment de sa culpabilité. Mais d’une autre manière encore, et plus précise,
249ère dans ses rapports avec le monde réel. D’où le sentiment d’une culpabilité, inacceptable et inavouable (à cause de l’orgueil n
250 sommes les fils des vertueux Germains ! Et de ce sentiment de culpabilité, refoulé avec force et bruyamment nié, (tous les disco
251ands n’ont pas perdu la guerre), doit résulter un sentiment de manque d’assurance nationale. La vraie Allemagne ne peut pas être
92 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
252, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le romantisme — encore
93 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
253ieux. On y pénètre de tout son corps, de tout son sentiment charnel, on l’accepte avec toute la nature, sans préjugés ni fausse p
94 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
254a défaite irrémédiable devant l’esprit, devant le sentiment, devant ce qui fait la valeur de la vie. Je songe au chef de guerre q
95 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
255ur réduire l’homme à l’anonyme, pour le priver du sentiment de sa vocation, de sa différence personnelle, cependant qu’on lui dem
256k Je me suis éveillé dans ma cabine moite avec le sentiment que tout était changé autour de moi. Eh oui ! des verdures proches dé
96 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
257nsée discursive sur l’intuition, et la culture du sentiment sur celle des sensations. Un jour ce qui est « en bas » remontera vio
97 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
258ont eux qui changent et qui s’éloignent. Un autre sentiment que je connais d’avance et ne pourrai que retrouver là-bas, c’est cel
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
259de la guerre va provoquer dans le monde entier un sentiment de vague et vaste frustration. (L’Europe sera plus touchée que l’Amér
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
260a beaucoup fait pour éveiller dans les nations le sentiment de leur relativité. La guerre de Chine, cette plaisanterie de chanson
261ous nos écrivains, ceux que je vois manifester le sentiment le plus direct et le plus contagieux de la planète sont précisément d
100 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
262s’oriente vers l’anarchie. À ce moment se crée un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel
263atisfaisante. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’Église et l’État formaient un tout, et constituaient à eux deux
264oindre, un Mussolini, se virent contraints par le sentiment général de reprendre à leur compte le césaropapisme ou la théocratie
265nté de formuler certaines réponses partielles. Le sentiment obscur des peuples n’attend que des réponses plus claires et convainc