1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1re, va-t-il pleurer ? m’embrasser ou me tuer ? Il sent autour de lui quelque chose qui le gêne. C’est l’empire. Il le renver
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2, excessives lassitudes ou faim de violences — on sent l’approche de quelque chose, catastrophe ou révélation, brusque échap
3 que l’orgueil, sachant une chose si forte, de me sentir plus fort encore et de la vaincre. — Mais la joie d’une si haute vict
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
4z un certain recul par rapport à ses idées, on le sent un peu gauche encore dans les positions conquises. Il n’empêche que s
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
5ans, c’est surtout le Montherlant actuel que l’on sent. C’est dire que le livre vaut par son allure plus que par des qualité
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
6ts héros. M. Spitz cherche à faire sourire, on le sent ; pourtant l’on sourit : il faut bien croire qu’il y a là un talent,
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
7certain tragique, mais au filet si acéré qu’on ne sent presque pas sa blessure. Mais c’est ici qu’il s’agit de ne pas confon
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
8 » (Calvin). Le tableau n’est pas beau, mais on y sent une « patte » qui révèle encore dans le fond quelque chose de solide,
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
9de rires empressés. Une autre danse reprenait. Je sentis une invincible lassitude me saisir et m’assis à l’écart. On me demand
10me m’apaisa. Sur la promesse que je fis que je me sentais mieux, on me laissa rentrer seul. Je ne sais comment j’y parvins. Je
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
1183] vertu que tout en moi reniait obscurément. Je sentais bien que le ressort secret de la vertu dans laquelle on m’avait empri
12icatesse quelques gorgées d’eau minérale. Isidore sentit alors que la bienséance l’obligeait à émettre une opinion, même la pl
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
13 popularité universelle sont signe que l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. Qu’on ne m’accuse donc pas d
14et à discuter des points de technique. Il n’a pas senti qu’il touchait là le nœud vital du problème moderne. D’ailleurs, les
15’horlogerie calculé une fois pour toutes et qu’il sent immuable comme la mort le restitue au monde vers 5 heures du soir, da
16s le monde, lui attribuer sa véritable valeur. Il sent obscurément que son travail est antinaturel. Il le méprise ou le subi
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
17radictoires : elles représentent deux manières de sentir l’unité d’une époque obsédée d’action.) Autour de ces individus — chi
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
18e machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquelles je tiens pl
13 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
19 suis un homme (janvier 1929) ax Le critique se sent désarmé et légèrement absurde en face d’un récit comme celui d’Anders
14 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
20st pédestre. Mais à partir de ce jour, on lui fit sentir qu’il était devenu beaucoup moins intéressant. ⁂ Celui qui a des ail
15 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
21tesse par nos inventions matérielles et déjà nous sentons leurs lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
22un paroxysme verbal qui induit à croire qu’il les sentait moins profondément que ses devanciers. Son sadisme n’est pas beaucoup
23ique, certes, mais plus réellement dangereuse. On sent bien ici que le critique a dominé son sujet. Mais pourquoi se refuse-
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
24beau de Gül-Baba Dans Bude il y a des ruelles qui sentent encore le Turc. Tandis que nous y rôdions, un soir étouffant, vous m’
25-être allé se promener. Dehors, les roses crimson sentent le soufre. Trente degrés à l’ombre. Ce sanctuaire indigent est plutôt
26pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atte
27de soi, et la basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28x replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions un
29ans sa fumée, on respire une lourde obscurité qui sent l’enfer. Je ne pense plus qu’ « au souffle »… Mais alors tout s’allum
30ns des jardins luisants ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu qu
31ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’autre chose… Il s’agit toujours d’autre chose que
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
32 la lenteur de certains méandres, aimerait-on les sentir moins insistants, moins concertés. Mais n’est-ce pas là un défaut qui
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
33sine, je reconnais la Jeune fille de neige. On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien él
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
34couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se sent pas complice de ses secrets desseins. Au reste, le livre s’achève par
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
35iste, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle sent son xixe siècle. On peut lui faire un grief plus grave : elle subord
36maintenant. Mais M. Nizan a trop de préjugés pour sentir la force neuve perpétuellement de la vérité religieuse. Il parle des
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
37 le plus rare de ce livre est sans doute de faire sentir et « réaliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Bari
38ns-nous un peu à l’examen de ce passage auquel on sent que Baring attache une importance qui n’est pas uniquement « romanesq
39 ils ne disent rien, eux !) Comment Blanche ne se sentirait-elle pas attirée par la Rome papale, qui la console de la Rome de son
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
40nnaissance de la misère, et par là même nous fait sentir combien nous sommes mesquins, sans exigences véritables et sans grand
41é singulière de l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent tout avec force et délicatesse, éprouve tous les penchants humains, s
42 le courage du suicide. Dans sa résolution, il se sentait graduellement attiré par le Christ. Il se disait que ce n’était pas d
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
43orsqu’il « veut prendre mesure de lui-même, il se sent aussitôt incomplet et coupable. Il est donc possible de dire que le p
26 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
44rrait-on dire. (On appelle inhumain l’être qui ne sent rien.) Selon l’autre, elle indique seulement un [p. 21] défaut qu’il
45e monde latin — si l’on considère ses manières de sentir et de penser — qu’il est essentiellement antithétique, déchiré (« déc
46 qu’il imagine ; aussi, dans ce qu’il veut. Il se sent moins porté à généraliser, et borne son désir à l’immédiat. — À la li
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
47 il y avait juste assez de passants pour qu’on la sentît déserte ne me proposait qu’une frileuse nostalgie. Mais qui fallait-i
48apparut, pâle dans son collier de barbe noire. Je sentis que je l’avais déjà reconnu. Il portait une cape bleu-sombre, à la mo
28 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
49beau de Gül-Baba Dans Bude il y a des ruelles qui sentent encore le Turc. Tandis que nous y rôdions, un soir étouffant, vous m’
50-être allé se promener. Dehors, les roses Crimson sentent le soufre. Trente degrés à l’ombre. Ce sanctuaire indigent est plutôt
51pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atte
52de soi, et la Basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons
53x replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions un
54ans sa fumée, on respire une lourde obscurité qui sent l’enfer. Je ne pense plus qu’« au souffle »… Mais alors tout s’allume
55ns des jardins luisants ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un [p. 103] monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais
56ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’autre chose. — Il s’agit toujours d’autre chose qu
29 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
57e ne sais quelle revanche du médiocre dont ils se sentent bénéficiaires. Ah ! vraiment les malins ! qui ont préféré faire tout
30 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
58trait de lumière sous la porte disparaît. Il aime sentir autour de lui vivre la grande maisonnée, cet espace cloisonné de mura
59accoudent au parapet, tout près d’ici. Vont-elles sentir que je les regarde ? Vraiment la plus petite est jolie, très brune, a
60s yeux écarquillés. « Maintenant, dit-il (et l’on sent qu’il pense : maintenant que nous avons clos cette journée par une ré
61ont briller les yeux souriants et généreux. On se sent très près de ce qu’il y a de plus pur dans la nature et toutes sortes
62 à l’autre coin de la pièce brodait, bâillait, se sentait seule aussi. Ah ! pensai-je — et ce ah ! que j’écris ici, c’était alo
63ne me suis pas serré contre la fenêtre. Elles ont senti cette sourde résistance et se sont assises plus loin en maugréant. La
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
64s la mer.   Dans la bibliothèque de Waldburg, qui sent encore le cuir, la chasse, j’ai trouvé tous les classiques français,
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
65sine, je reconnais la Jeune fille de neige. On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien él
33 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
66de la portée religieuse des trois œuvres, l’on se sentait tenté de marquer ici d’une pierre blanche « l’année du roman protesta
67l’actualiser, de le rétrécir, si de la sorte nous sentons mieux sa pointe. Les héros du Scandale, provinciaux énervés par la vi
68 dilemmes religieux d’une vie intérieure que l’on sent parfois sous-jacente, mais trop timide à s’exprimer. Le couple que Ja
34 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
69t une équivoque réelle, mais plutôt pour en faire sentir l’acuité. Mais, dira-t-on d’emblée, le simple fait qu’une équivoque s
70e part, il faudrait un libéralisme dont nous nous sentons incapables pour admettre dans la communauté de la foi chrétienne l’ho
71ui que ce soit. Il suffit que nous puissions nous sentir à la fois accusés et exhortés par un tel exemple. Que nous importe, d
35 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
72rtinente, mais elle serait plus efficace si on la sentait inspirée par un principe spirituel capable de rendre une force offens
73ectuel déchaîné plus qu’un partisan convaincu. On sent bien que le triomphe de M. Nizan est dans l’insolence plus que dans l
36 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
74en se tenir. La réussite est si complète qu’on se sent pris de malaise. Voyons, sommes-nous encore en 1916 ? s’agit-il encor
37 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
75 quotidienne. Mais l’homme qui toute la journée a senti peser sur son œuvre la menace des forces terribles déchaînées dans le
38 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
76es œuvres mieux qu’Une Main n’en convaincra. On y sent, plus directe qu’ailleurs, sa pensée ; on y voit de tout près, dans l
39 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
77rance. 1° Raisons sentimentales Beaucoup de gens sentent que les injustices dont ils sont chaque jour témoins ou victimes révè
40 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
78lement malfaisants. Beaucoup de gens commencent à sentir cela. Beaucoup commencent à douter de la valeur de ces méthodes qui s
41 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
79rgeois, précisément parce que, contre lui, ils se sentent privés de défense intérieure : il est comme l’expression brutale de l
42 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
80ns. C’est aussi dans l’espoir de vous faire mieux sentir à quel point l’humanisme, loin d’être une simple conception philosoph
43 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
81iente et volontaire. Certes, il m’est arrivé de « sentir communiste ». Cela nous arrive à tous, et plus souvent que nous ne le
44 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
82 fait fasciste étant avant tout national. Nous ne sentons pas l’hitlérisme comme des Allemands, ni le fascisme comme des Italie
83s, ni le fascisme comme des Italiens. Nous ne les sentons pas en France. Nous nous élevons contre une méthode de gouverner imag
45 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
84 du prochain dans la mesure précisément où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux
85plement intéressante. Je ne fais pas ici, vous le sentez bien, une description désintéressée et académique de divers régimes é
86 individualiste 69 . Un dernier exemple vous fera sentir, je crois, toute l’importance pratique de cette distinction entre per
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
87t aperçu, dans l’élite de la nation. [p. 248] On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens critique, se
88 temps de participer à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos
89érieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreu
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
90e « transmutation des valeurs » que tout le monde sent nécessaire, mais que la foi seule rend possible. ⁂ Max Scheler se rat
91renfermer l’essentiel de son livre. Le lecteur se sent pris de vertige à découvrir la profondeur et la gravité des confusion
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
92oyable. Remède du pire ? Il fallait bien qu’on se sentît malade pour aller rechercher le médecin sévère que la santé moins dép
93bien que dans l’imitation : c’est pourquoi ils se sentent unis en elle d’une manière si touchante, et c’est ce qu’ils appellent
94 croit qu’il s’agit des autres, et personne ne se sent atteint, mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
95le ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages pour faire sentir à quelle hauteur se situe le drame de ce livre. Nous sommes bien loin
96s ? Serait-ce bientôt l’heure de l’Allemagne ? On sent partout cette interrogation, cette anxieuse espérance, dans le livre
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
97i nous blesse que la nature des réalités que nous sentons, en nous, obscurément blessées. Notre conscience à moitié endormie ne
98 l’on se découvre légalement grugé, il est bon de sentir qu’au-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une
99 émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des actes irréparables. Mais
51 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
100 si nous étions assez détachés d’eux pour ne plus sentir le tragique que ce faux-désespoir maquillait. Il y a dans tout ce qu’
52 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
101s êtres, on n’a pas besoin d’arguments pour faire sentir l’absurdité des « lois » qui, pour certains intellectuels, figurent l
53 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
102ire dans un sens plutôt que dans l’autre. Nous ne sentons plus comme cela ; nous ne voulons plus de cette résignation. » Il y a
103aute le chapitre sur les Affaires étrangères, qui sent son député radical. « Nous savons trop qu’au point où on a laissé all
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
104iable. Rouveyre ne laisse pas un instant de faire sentir qu’il écrit, et l’on aime jusqu’au retors de cette écriture contracté
105es et vulgaires. Que dire encore qui fasse un peu sentir la qualité, voisine de la grandeur, de cet ouvrage ? Je crois que mai
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
106sants de nostalgies naïves et de jeunes ruses. On sent que Breuil est mêlé de très près à l’existence de ses personnages : [
56 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
107ogues, aux partisans de l’expérience religieuse « sentie et vécue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons
108temporain de son Sauveur. Ce dernier exemple fait sentir l’échec final de toute méthode historique qui voudrait nous rendre « 
57 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
109ture que ceux de M. Dürrleman… Je ne sais si vous sentez comme moi, mais cette « clarté latine » me donne toujours envie de di
110ue tout d’abord, je n’osai pas élever la voix. Je sentais cependant, que je devais dire certaines choses, traduire au moins, ta
111 ça ! Vraiment, c’est excellent ! » À ce coup, je sentis le rouge me monter au front, et j’éclatai : « Non ! non ! et non ! ce
58 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
112ire » et vous soupirez profondément. Vous ne vous sentez pas bien, aussi après le déjeuner vous vous mettez à frotter le parqu
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
113cela pour nous. Nous avons honte devant eux. Nous sentons que nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout de nos forces. Il y a u
114versaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dangereux, il nous faut cela pour
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
115à ses préjugés, tout en souffrant vaguement de se sentir exclu de mystères dont il croit encore qu’ils détiennent les secrets
61 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
116 en effet le symbole agrandi d’un désespoir qu’il sent vivre dans tous les cœurs. L’homme d’aujourd’hui méprise les religion
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
117933, le défaut de conscience nationale se faisait sentir aux Allemands plus fortement que le défaut de liberté civique ou de b
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
118politique » qu’en France, l’opposition s’est fait sentir dès le début. La résistance des universités est caractéristique à cet
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
119lan, ou le Führer, ou le Parti. Or, tout le monde sent et sait très bien que ce mot n’est pas le dernier mot de notre vocati
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
120é par ses relations prochaines et actives peut se sentir à la mesure des temps nouveaux. Sinon, il n’est qu’angoisse et arbitr
66 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
121ns fin, le procès même de la conscience : se voir sentir ou penser, ou parler… (« Parler pour dire », sans définir l’objet, pa
122 accrue depuis qu’ils portent la livrée ? Cela se sent, à de petits riens, à je ne sais quelle affectation de modestie… à je
123attribuer à je ne sais quel satanisme dont ils se sentent bien incapables. Ainsi les confusions et les contradictions du monde
124ice 80 . Seuls les bourgeois de toutes classes se sentiront à l’aise dans le monde moyen que fabriquent les courtiers d’assurance
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
125ents collectifs et sentimentaux !) Il faut que le sentir cède maintenant la place au faire, et cela dans tous les ordres de no
126re ou d’écrire un ouvrage dont la nécessité n’est sentie tout d’abord que par l’auteur qui l’imposera. Tout acte créateur cont
68 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
127sentier. Et il y a aussi cette malédiction, où on sent bien qu’on est (car rien autour de nous n’est vraiment éclos, vraimen
69 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
128é par ses relations prochaines et actives peut se sentir à la mesure des temps nouveaux. Sinon il n’est qu’angoisse et arbitra
70 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
129moins l’indifférence, que ceux qui sont et qui se sentent du “bon côté”, marquent à l’égard des “inférieurs”, des domestiques,
130bien l’échec de ses prévisions pratiques. Gide le sent-il ? « D’autres plus compétents que moi diront si ce changement d’ori
71 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
131mon erreur, je m’en réjouirai hautement. Et je me sentirai d’autant plus libre de leur demander sérieusement, c’est-à-dire sans
72 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
132 beaucoup en tirent de l’énergie ; tous savent et sentent qu’elle est essentiellement humaine, c’est-à-dire qu’elle exprime un
73 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
133 clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens critique, se
134 temps de participer à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos
135érieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreu
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
136ur mieux lutter contre l’étranger. Hitler de même sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes pour tenir têt
75 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
137u-dessus, repères pour les navigateurs. L’autocar sent la marée fraîche. Des paysannes en coiffe, assises au fond, jacassent
76 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
138doute appeler moyen ce qui est très bas — pour se sentir un peu au-dessus… 19 novembre 1933 Premiers contacts avec les gens
139cière. Ennui de traverser le village, quand on se sent observé derrière les fenêtres. Ô liberté des villes ! Mais ne point o
140êtres ferment très mal, — comme partout — et nous sentons l’air froid qui souffle jusqu’au milieu de la chambre. Chaque matin,
141rocurer une Bible pour étudier un peu tout ça. On sent bien que c’est important de s’y connaître dans ces questions. » Il s’
142M. Palut n’a jamais l’occasion de discuter, il se sent terriblement isolé au milieu de cette population bigote ou indifféren
143ns qui m’ont paru évidentes et importantes. On se sent réfléchir avec une énergie particulière en pédalant contre le vent da
144t de prendre position effectivement. S’il s’était senti interpellé personnellement, invité à choisir, sommé d’approuver ou de
145and je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas la bonne conscience de l’employé qui a fait sa journée et qui pen
146ur d’autrui, d’un malheur en l’espèce dont ils se sentent peut-être, obscurément, responsables de par leur prospérité même. (Do
147rtillards cahotants, jamais à l’heure, où l’on se sentait relégué à l’écart de la « vraie » circulation. Et l’on ne voyait guèr
148la vous pose dans l’esprit des populations, on se sent maître à bord de sa puissante machine, et l’on bénéficie de ces petit
149 se gouverner sur place, dans chaque commune ? On sent bien ce qu’il faudrait. Mais qu’est-ce qu’on peut, tout seuls dans ce
150e j’éprouvais, mais aussi l’impossibilité de la « sentir » avec quelque vivacité, sauf par éclairs, dans la rue par exemple. D
151omme, avec ce même « intérêt personnel » que j’ai senti entrer en cause au moment où je découvrais les Affinités électives. G
152 absolument atteint. Et pourtant comment ne point sentir le précepte individuel, la leçon de sagesse intérieure qui se dégage
153s vrais et qui résistent, avec des faits qu’il se sent maladroit à [p. 114] formuler ou à bien voir, parfois même à prendre
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
154ils se considèrent comme des privilégiés, cela se sent à la manière dont ils nous parlent de quelques familles des environs
155re le monde, contre soi-même… Et pourtant il a dû sentir que j’avais de l’amitié pour lui. Il me parlait de ses lectures, avec
156 s’il a l’intention d’écrire un journal, pense et sent en vue du journal, donc autrement qu’il ne ferait sans ce projet. C’e
157 Car, en effet, la condition commune, c’est de se sentir une exception, un type spécial, différent de tous les autres… Et ce n
158aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à l’écrivain ce qui est solide et ce qui est artificiel dans ce qu’il
159t formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lunaire incapabl
160c Simard. Après l’algarade d’hier matin, je ne me sentais pas le cœur à lui jouer une comédie de sympathie, d’autant qu’il n’a
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
161rêts qu’ils sont à applaudir [p. 244] Diderot, ne sentent plus guère la force de cette similitude si je l’applique à leurs croy
162s d’êtres y dansent sur les voûtes, et chacun s’y sent seul, tournant le dos au soleil toujours absent de l’imagerie des cau
79 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
163n. Car en effet la condition commune, c’est de se sentir une exception, un type spécial, différent de tous les autres… Et ce n
164aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à l’écrivain ce qui est solide et ce qui est artificiel dans ce qu’il
165t formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lunaire incapabl
166c Simard. Après l’algarade d’hier matin, je ne me sentais pas le cœur à lui jouer une comédie de sympathie, d’autant qu’il n’a
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
167 à ce qui est, dire ce qui est comme un homme l’a senti, — c’est assez rare. « Ce serait si bien si l’on pouvait, chaque soir
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
168européenne de la Suisse qu’on perd de vue. On l’a senti à l’occasion des sanctions contre l’Italie : la participation de la S
82 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
169and je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas la bonne conscience de l’employé qui a fait sa journée et qui pen
170que j’éprouvais, mais aussi l’impossibilité de la sentir avec quelque vivacité, sauf par éclairs, dans la rue, par exemple. Dé
83 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
171ure de cette société moribonde, qui a besoin pour sentir la vie, de toutes les épices capables, comme on dit, de « réveiller u
17295). L’emprise étatique se faisant trop fortement sentir sur le marché européen, le libre-échangisme ne peut en effet jouer qu
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
173ndre pour des modèles, mais dont l’évocation fera sentir que, dans toute Révolution se produit à un certain instant — décisif
85 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
174i en l’honneur de l’Allemagne !… » Gêne. Tous ont senti l’hésitation. Ce n’est guère qu’à de très petits signes de ce genre q
175il me l’affirme solennellement. Mais lui aussi se sent trop vieux pour continuer la lutte, il a 50 ans. Se bagarrer encore ?
176mmes que des civils pour nos enfants. Eux, ils se sentent des militaires. » Plainte vingt fois entendue. Les enfants sont ravis
177ue. Les enfants sont ravis, naturellement. Ils se sentent libres. Car la liberté, pour un adolescent, c’est tout ce qui ne dépe
178cela pour nous. Nous avons honte devant eux. Nous sentons que nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout de nos forces. Il y a u
179versaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dangereux, il nous faut cela pour
180forme aux préjugés français-moyen, comme s’ils ne sentaient rien de ce qui se vivait autour d’eux, comme s’ils ne sentaient pas c
181 de ce qui se vivait autour d’eux, comme s’ils ne sentaient pas ce je ne sais quoi dans l’atmosphère qui faisait que toutes les d
182trouvée, cette clé, mais à présent, comment faire sentir aux Français ce que j’ai senti, ce que j’ai miterlebt ? (Le mot n’est
183nt, comment faire sentir aux Français ce que j’ai senti, ce que j’ai miterlebt ? (Le mot n’est même pas traduisible.) Les plu
184dant un discours. Une énergie de cette nature, on sent très bien qu’elle n’est pas de l’individu, et même qu’elle ne saurait
185face avec un jeune Russe, un jeune Allemand, vous sentirez, mes jeunes amis Français, la vanité d’avoir seulement raison. Hélas,
86 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
186r ce frisson de l’horreur sacrée. Si l’on n’a pas senti cela, je crains qu’on ne comprenne jamais la raison simple des triomp
87 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
187ur mieux lutter contre l’étranger. Hitler de même sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes pour tenir tèt
88 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
188 bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait, de l’analyser et de le goûter afin de pouvoir l’
189anger d’avis. Tout bonheur que l’on [p. 659] veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci, — au lieu d’y être comme par grâce —
190r à la mort, elle se dénoue en infidélité. Qui ne sent la dégradation d’un Tristan qui a plusieurs Iseut ? Or ce n’est pas l
191s parts que choses à envier, qualités dont ils se sentent privés, et motifs de comparaisons qui toujours tournent à leur détrim
192’amour-passion, ni d’où il vient, ni où il va. On sent bien qu’il y a là quelque chose d’inquiétant, mais on a peur, en le c
89 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
193 toujours à l’encontre des buts allégués. Chacun sent très bien que l’autre triche. D’où cet affaiblissement du sens civiqu
194 dans le rictus d’une dictature. Tout le monde le sent, tout le monde le craint — et le désire sans se l’avouer. Voilà pourq
90 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
195que fois un monde nouveau, et chaque fois elle se sent plus forte ou plus faible que les règles sociales admises. Supposées
91 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
196 s’éleva contre la prétention allemande, que l’on sentait, obscurément, ruineuse pour l’avenir confédéral de l’Europe. Hitler c
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
197, une béatitude ardente. Dans « passion » nous ne sentons plus « ce qui souffre » mais « ce qui est passionnant ». Et pourtant,
198 la critique certaines réalités humaines que nous sentons ou pressentons fondamentales. Le mythe exprime ces réalités, dans la
199 nature de la passion qu’elle met en jeu. Il faut sentir qu’ici tout est symbole, tout se tient, tout se compose à la manière
200t s’entr’aiment de bonne amor L’un par l’autre ne sent dolor. Dira-t-on que les poètes de cette époque furent moins sentime
201… En vérité, comme tous les grands amants, ils se sentent ravis « par-delà le bien et le mal », dans une sorte de transcendance
202 pas une pensée pour « s’amie ». Quant à elle, on sent bien qu’elle se trouve plus heureuse auprès du roi qu’auprès de son a
203obstacle absolu, qui est la mort. Tristan aime se sentir aimer, bien plus qu’il n’aime Iseut la Blonde. Et Iseut ne fait rien
204z qui pert s’amie », soupire Tristan. Pourtant il sent déjà, au fond de la nuit qui vient, poindre la flamme secrète, ravivé
205vent d’opposer aux pires « folies » dont elles se sentent menacées. La coutume de la chevalerie fournira donc le cadre du Roman
206arcissisme. À tel point qu’à certains moments, on sent percer dans l’excès de leur passion une espèce de haine de l’aimé. Wa
207 jouissance de la vie. Mais cette perte n’est pas sentie comme un appauvrissement, bien au contraire. On s’imagine que l’on vi
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
208’une foi réelle, un tel homme, fatalement, devait sentir en lui s’exalter la révolte du sang barbare. Il était prêt à accueill
209sans se soucier de ce que pensaient, croyaient et sentaient les seigneurs aux dépens desquels ils vivaient ? On a rétorqué à cela
210des thèmes « courtois » de la mystique arabe fera sentir à quelles profondeurs le parallélisme trouve ses origines, et jusque
211mour (vrai) et de sa « joie » que Jaufré Rudel se sent le plus éloigné de l’amour coupable et de son « angoisse ». Il va plu
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
212el mensonge ne saurait être que « l’esprit ». (On sent ici à quelle profondeur l’amour-passion, l’expression et le mensonge
213e la Croix, l’âme parvient à aimer Dieu sans plus sentir son amour. C’est un état d’indifférence parfaite, croirait-on ; en vé
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
214« d’expliquer » à soi-même ou aux autres ce qu’on sent. Plus un homme est sentimental, plus il y a de chances qu’il soit ver
215souvent les hommes sur le point de mourir Se sont sentis joyeux ! Ceux qui veillent sur eux Disent : l’éclair avant la mort. M
216lui résistant, bien qu’entraîné (ou pour mieux se sentir entraîné…) L’invitus invitam 143 qui fait le sujet de Bérénice, c’e
217obligée, comme elle, de renoncer à la vie. » L’on sent tout l’artifice et la faiblesse du « raisonnement » qui se voit oppos
218luxe heureux, dernière touche d’une fantaisie qui sent presque l’impertinence. (Le xviiie la jugera vite de mauvais goût.)
219s son influence sur les mœurs ne s’est guère fait sentir que deux siècles plus tard. (Il a fallu que les philosophes de Sturm
220Amour. Aux premières lignes de la préface vous le sentez en pleine polémique : « Quoiqu’il traite de l’amour, ce petit volume
221. » Et encore : « Une âme faite pour les passions sent d’abord que cette vie heureuse (le mariage) l’ennuie, et peut-être au
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
222étail des règles de combat individuel que se fait sentir l’action de l’idéal chevaleresque, mais dans la conduite même des bat
223 dispendieusement. » ⁂ Les Goncourt ont très bien senti l’identité foncière des phénomènes de la guerre et de l’amour au xvii
224 collectif. À vrai dire, il est plus facile de le sentir que de l’expliquer rationnellement. Toute passion, dira-t-on, suppose
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
225 bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait, de l’analyser et de le goûter afin de pouvoir l’
226 faire changer d’avis. Tout bonheur que l’on veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci — au lieu d’y être comme par grâce —
227r à la mort, elle se dénoue en infidélité. Qui ne sent la dégradation d’un Tristan qui a plusieurs Iseut ? Pourtant ce n’est
228s parts que choses à envier, qualités dont ils se sentent privés, et motifs de comparaisons qui toujours tournent à leur détrim
229’amour-passion, ni d’où il vient, ni où il va. On sent bien qu’il y a là quelque chose d’inquiétant, mais on a peur, en le c
230es superficiels, sporadiques et incohérents. ⁂ On sent combien serait vaine toute tentative actuelle pour « résoudre » les c
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
231mages à une autre : il y fut autorisé et cessa de sentir pour sa première amie la tendresse qu’il lui avait portée d’abord. Ap
99 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
232jamais la Nature n’a rien produit de pareil. Vous sentez bien qu’il y a du démoniaque dans son cas, une sorte de polémique anx
233lent que par ces règles et dans la mesure où l’on sent qu’elles les violent. Pour peu qu’il les impose, elles perdent leur s
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
234 chrétien, beaucoup, jusque parmi les incroyants, sentent le besoin de reprendre pied sur les vieilles bases spirituelles, rude
235 du prochain dans la mesure précisément où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux
236plement intéressante. Je ne fais pas ici, vous le sentez bien, une description désintéressée et académique de divers régimes é
237aliste 10 . [p. 52] Un dernier exemple vous fera sentir, je crois, toute l’importance pratique de cette distinction entre per