1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1e faiblesse, flamme d’une pureté si rare en notre siècle, qu’elle paraît parfois, lorsque la tourmente humaine ne la moleste n
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
2tembre 1929) e Le xxᵉ siècle s’annonce comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle d
3verte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos contemporains accumulent les documents. L
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
4un nihilisme exaspérés, pour notre nouveau mal du siècle, il n’est peut-être pas de pensée plus vivante, ni de plus tonique qu
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
5ms qui permettent, je crois, de parler d’un grand siècle littéraire irlandais ; ce que d’ailleurs Mlle Simone Téry ne fait pas
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6 des doctrines, et qu’il n’existe pas d’esprit du siècle, hors un certain « confusionnisme ». Mais sous les [p. 313] épaves de
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
7 qui est au-delà du calcul… Ce sera la passion du siècle ». p. 797 v. « Le Corbusier : Urbanisme (G. Crès, Paris) », Bibl
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8ures et loyales inquiétudes. Sincérité, le mal du siècle. Tout le monde en parle, et chacun s’en autorise pour excuser sa peti
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
9 encore un Musset, seulement transposé dans notre siècle et chez qui tout est devenu de quelques degrés plus violent, plus ace
10[p. 140] Les œuvres les plus significatives de ce siècle sont écrites en haine de l’époque 12 . Le reproche d’obscurité que l’
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
11lliez le dire — aux surréalistes ?   Si le mal du siècle consistait véritablement dans ces quelques effets, nous donnerions pe
12 article du Journal de Genève sur « La maladie du siècle », écrit : « Plante des pommes de terre, jeune homme ! Quand tu seras
13ui représente quatre kilomètres de plantation, le siècle ne sera plus malade, les temps seront guéris de leur crise, les valeu
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14 que sa civilisation poursuit depuis près de deux siècles, l’Occidental est saisi d’un étrange malaise. Il soupçonne, par éclai
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
15ation ; et où la Démocratie peut se conserver des siècles encore… Or si je dis que l’École est contre le progrès, c’est que le
16formidable expérience négative qui aura duré deux siècles au moins. L’évolution de l’humanité paraît conforme à la dialectique
17 les possibilités formidables que nous réserve le siècle à venir, et vous commencerez à comprendre que votre scepticisme à l’e
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
18libre proprement humain. Ainsi passèrent quelques siècles ; ainsi passa le xixe . On le laissa installer ses machines : elles a
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
19st déchirant en vérité, le chant d’orgueil que le siècle entonne pour annoncer son morne triomphe : « Vous n’avez pas su conju
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
20us deux marchent de pair et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. On peut déplorer qu’une œuvre de cette envergure ait
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
21létariat mondial, ni que nous ignorions que notre siècle est celui des meneurs. Mais le rare, c’est qu’un de ces meneurs écriv
16 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
22mesure au pouvoir d’incarner sa vérité, le mal du siècle c’est l’impuissance. La proie de désirs divergents qui prennent rarem
23et nous vaut une description inégalable du mal du siècle. Ici le mépris ne porte aucune atteinte à la perspicacité parce qu’il
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
24te. La fête de la plus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au do
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
25es auteurs les plus constamment provocants de son siècle, — il faudra s’y remettre. Mais ici je m’adonne aux seuls crus german
19 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
26on la plus concrète de l’égarement des esprits au siècle dernier. Qui dit style d’abord dit sacrifice à une vue de l’esprit. Q
27, dominant sur ces marches de l’Europe depuis des siècles, mais séculairement menacés par l’Asie : ils lui résistent par leur p
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
28 radicalement contraire à notre foi originale. Le siècle, hélas, décorait du beau nom de libéralisme l’absence de toute exigen
29mi. Morne triomphe de l’analyse psychologique. Un siècle de ce régime suffit à nous mener à ce trouble gâchis intérieur où Fre
30 lumière de l’observation scientifique. Reflet du siècle, le roman bientôt s’affaiblit à force de se compliquer, et tend à se
21 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
31lière que les ennemis du christianisme, depuis un siècle, le revendiquent comme leur plus grand païen. Les fragments des Conve
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
32upes un véritable acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectuels, et si violemment accentué qu’
23 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
33 chrétienté, le début de la décadence. Il y a des siècles de lutte sourde entre ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le
34» est sécularisée, et qu’on ne peut demander à ce siècle de rompre avec lui-même, de s’arracher le cœur. Il n’y a de rupture p
24 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
35 Le malaise De même que le « spiritualisme » du siècle dernier mérite et conditionne le « matérialisme » de ce siècle, de mê
36r mérite et conditionne le « matérialisme » de ce siècle, de même que cette séparation de l’esprit et de la matière dénature e
37 est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs
38dra bien reconnaître insuffisante, nous a valu le siècle d’égarement que nous tentons maintenant de solder. Un siècle de machi
39arement que nous tentons maintenant de solder. Un siècle de machinisme, ou plutôt d’inflation mécanique, si l’on convient que
25 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
40ricien spirituel et serein de la sagesse du grand siècle, sous le coup de la question capitale qu’on voudrait poser sous cette
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
41ntrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’oppression des déterminismes collectifs, cette démission constitu
42e, afin de se retrouver plus tard, après quelques siècles sans doute, rajeuni et purifié. Cela n’est point leur goût, disent-il
27 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
43ration intégrale d’une dogmatique appartenant aux siècles passés » (p. 14), à propos d’une théologie dont le travail systématiq
28 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
44ur le jour qui tient lieu de vertu politique à ce siècle débile et fiévreux ? On se demande alors de quoi je me mêle. Je répon
45es décrets, ses brimades, représentent dans notre siècle un monstrueux complexe de bêtise officielle, et qui n’a plus de cesse
29 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
46 au nombre des superstitions les plus étranges du siècle athée. Ils font ce qu’ils ont toujours vu faire, ils ne se posent pas
30 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
47 [p. 35] I Destin du siècle ou vocation personnelle ? 7 Depuis des années, dans toutes les conf
48’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ; et si, faisant un pas de plus, nous pos
49r le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire un peu partout, je le sais bien. On répète que l
50ue est la santé de la pensée. [p. 39] ⁂ Destin du siècle : l’expression est courante, mais suspecte 9 . Si nous y regardons de
51 le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souffrons. Il suffit,
52ître, de poser cette simple question : comment un siècle peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personne
53ion. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c’est que l’on a pris l’habitude d’attribuer une sorte
54collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle, par exemple, nous entendons par là une réalité histo
55resque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, de
56 génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du cap
57u capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — des abstrac
58es, les intentions secrètes, — les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et consciemment ath
59ecrètes, — les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et consciemment athée. Mais, en même te
60 divinités maîtresses de cette première moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamm
61rminées par notre classe ou notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en cette année
62millions de nos contemporains dans les destins du siècle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin particulier et l
63 par exemple, sur le développement économique des siècles passés, quand ce ne sont pas des statistiques de phrénologues. Ce son
64ux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les vrais pro
65tout, il est tout et tous le servent. ⁂ Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, avant de pour
66ieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait jalousement sa petite vie intérieure, à
67 la guerre, reparaître le [p. 46] fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni
68 une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde
69urant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimiste à l’excès ? Ce n’est pas cela qu’il nous importe
70ue chacun d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsab
71es positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout puissants sur nous. Dénoncer leurs méfaits, ce n’est pas e
72e monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui est au fon
31 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
73ce et la réalité humaine. Elle a pourtant duré un siècle, et dure encore… Et le capitalisme ! Son unique justification humaine
32 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
74uel il fallait partir pour aboutir, dans quelques siècles peut-être, à un homme nouveau capable de créer un « spirituel » égale
75as plus qu’on ne fait de l’éternité en accumulant siècles sur siècles. Le matérialisme bourgeois, repris en charge par le marxi
76n ne fait de l’éternité en accumulant siècles sur siècles. Le matérialisme bourgeois, repris en charge par le marxisme, empêche
77entique, lequel ne sera réalisé que dans quelques siècles peut-être. Où donc irons-nous chercher ce marxisme authentique ? Chez
33 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
78 chrétienté, le début de la décadence. Il y a des siècles de lutte sourde entre ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le
79» est sécularisée, et qu’on ne peut demander à ce siècle de rompre avec lui-même, de s’arracher le cœur. Il n’y a de rupture p
34 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
80as par hasard que me revient, ici, le souvenir du siècle raisonnable où, pour la première fois, dans l’histoire de l’Europe, l
35 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
81us ces groupes un acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectuels, et si violemment accentué qu’
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
82sition. L’avènement du régime idéal demandera des siècles de travail, de sacrifices et de police. Nous connaissons une jeunesse
37 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
83ctionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration des droits de l’homme. C’est une in
84aisons dans nos pensées un petit saut de quelques siècles, pour retomber tout à la fois dans l’époque de la Réformation et dans
85 Renaissance. Elle apparaît d’abord en Italie, un siècle au moins avant la Réforme. Et l’on peut la caractériser par quelques
86les que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en définitive, c’est de cela qu’il s’agit
87nce calviniste, est appelée à figurer, dans notre siècle, le type même de la sûre doctrine de résistance au paganisme politiqu
38 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
88? Le malaise De même que le « spiritualisme » du siècle dernier mérite et conditionne le « matérialisme » de ce siècle, de mê
89r mérite et conditionne le « matérialisme » de ce siècle, de même que cette séparation de l’esprit et de la matière dénature e
90 est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs
91dra bien reconnaître insuffisante, nous a valu le siècle d’égarement que nous tentons maintenant de solder. Un siècle de machi
92arement que nous tentons maintenant de solder. Un siècle de machinisme, ou plutôt d’inflation mécanique, si l’on convient que
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
93 [p. 143] Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934) q Depuis des années, dans
94’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ; et si, faisant un pas de plus, nous pos
95r le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire un peu partout, je le sais bien. On répète que l
96le risque est la santé de la pensée. ⁂ Destin du siècle ! Expression curieuse et bien moderne ! Si nous y regardons de près,
97 le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont nous souffrons. Il
98ître, de poser cette simple question : comment un siècle peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personne
99ion. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c’est que l’on a pris l’habitude d’attribuer une sorte
100collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle par exemple, nous entendons par là une réalité histor
101resque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, de
102 génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du cap
103u capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — des abstrac
104udes, les intentions secrètes, les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et consciemment ath
105 secrètes, les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et consciemment athée. Mais, en même te
106 divinités maîtresses de cette première moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamm
107inées par notre classe [ou] notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en cette année
108millions de nos contemporains dans les destins du siècle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin particulier et l
109 par exemple, sur le développement économique des siècles passés, quand ce ne sont pas des statistiques de phrénologues. Ce son
110ux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les vrais pro
111st tout et tous le servent. ⁂ [p. 151] Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, avant de pour
112ieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait jalousement sa petite vie intérieure, à
113ôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni
114 une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes, ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde
115urant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimiste à l’excès ? Ce n’est pas cela qu’il nous importe
116ue chacun d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsab
117es positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout-puissants sur nous. Dénoncer leurs méfaits, ce n’est pas e
118e monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui est au fon
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
119s deux marchent de pair, et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. p. 602 s. « Notice biographique », Foi et Vie,
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
120cin sévère que la santé moins déprimée d’un autre siècle avait tué. C’est aussi qu’il est devenu possible de saisir, dans le d
121un porte le poids du monde et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temp
122 s’oppose à l’Ordre. « Ne vous conformez pas à ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devan
123nu. Il n’est pas d’autre « réaction » contre « le siècle », pas d’autre révolution créatrice. Et tous nos appels à l’esprit, s
124, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux de dire qu’
125e-t-il pas que le temps court plus vite depuis un siècle ? C’est que la fuite des hommes devant l’instant présent se précipite
126ient pas de ce qu’elle est « sans Dieu », car nul siècle, comme tel, ne fut jamais chrétien, mais bien plutôt de ce qu’elle es
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
127 à une commune mesure [p. 29] humaine. Mais notre siècle est justement le siècle de la décadence des lieux communs. L’Ordre, l
128. 29] humaine. Mais notre siècle est justement le siècle de la décadence des lieux communs. L’Ordre, le Bien Public, la Riches
43 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
129jouait l’atome aux yeux des physiciens du dernier siècle : il est l’élément insécable qui marque la limite de décomposition d’
44 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
130a piété de nos églises au cours des deux derniers siècles. Non seulement on voit des pasteurs prêcher l’équivalent de la doctri
45 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
131 [p. 3] Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934) h Qu’un homme perde le sens de so
132tifs. C’est ainsi qu’on nous parle du « destin du siècle » avec des yeux hors de la tête, sans se poser jamais cette question
133tte question pourtant bien naturelle : Comment un siècle peut-il avoir un destin ? i Le destin, c’est le fait d’une personne
134ar c’est de tout cela que se compose le destin du siècle, — c’est témoigner tout simplement de son abdication personnelle ; c’
135ue homme est plus grand que tous les « destins du siècle » inventés par nos lâchetés. ⁂ [p. 4] Le banquier croit aux fatalit
136s, nous le reconnaissons, mais qui dominent notre siècle, vous n’avez rien à proposer que votre chétive personne ? Vous serez
46 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
137rné, et qui nie par là même la valeur de tous les siècles qui nous séparent apparemment de cet événement éternel. N’est-il pas
138onnêteté du positivisme primaire qui régna sur le siècle dernier, et dont l’œuvre de Nietzsche a subi trop souvent les atteint
47 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
139haînes » qui, des profondeurs de la nature ou des siècles, ont amené au jour les vérités créatrices. Et, dans cette présentatio
140er l’un des problèmes les plus impressionnants du siècle ? Avait-il conscience de l’aveu que signifiait son entreprise ? Car e
141isi ? L’utilitarisme grossier, le matérialisme du siècle vont-ils trouver en vous leur défenseur ? » — Je réponds simplement q
142ort que nous le voyons aujourd’hui, quand tout un siècle d’enseignement s’est appliqué à le fixer et à l’étendre. Mais il deme
143s de dire : « Qu’est-ce que la vérité ? » À vingt siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cet
144a panique nationaliste dont la culture du dernier siècle est responsable ; vu l’intérêt que présenterait pour l’humanité d’auj
48 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
145riciste, qui tend à nous faire croire qu’après 19 siècles de christianisme, le « scandale » du Christ s’est atténué. Cette long
146git dans les deux cas — nous ne pensons qu’aux 19 siècles qui nous séparent de Jésus-homme, et que nous parvenons plus ou moins
147c’est qu’entre le Christ et nous, il n’y a pas 19 siècles, mais une éternité ; il n’y a pas une certaine quantité de temps et d
148 pas différenciés seulement par l’éloignement des siècles et l’évolution historique de l’humanité. Ils résultent d’attitudes di
49 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
149 exigences possibles : ces deux-là dominent notre siècle.) Du point de vue strictement théologique, qui est tout de même décis
50 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
150cadre de l’État, la France est divisée pendant un siècle en trois factions : — la faction catholique, dont l’opinion est clair
151tains d’obtenir ce qu’ils n’ont pas pu obtenir un siècle plus tôt. L’Édit fut révoqué, dit Saint-Simon, « sans le moindre prét
51 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
152même que défendirent les intellectuels du dernier siècle, et qui nous vaut la Grande Presse, l’éloquence parlementaire et la j
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
153 sont les hommes [p. 25] les plus intelligents du siècle, mais aussi les moins créateurs au sens absolu de ce mot : un Spengle
154humaine, elle a voulu se hisser au sublime, où le siècle, bien trop heureux d’être débarrassé de son contrôle, la laisse polim
155essais de restauration que le premier tiers de ce siècle aura vus naître en Russie et en Allemagne. p. 30 5. Ce monument
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
156société rénovée. Mais la situation se renverse au siècle suivant, c’est-à-dire dès l’instant où la bourgeoisie s’établit, trio
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
157l’histoire de la bourgeoisie a révélée au dernier siècle. Née de l’effort de l’homme contre les choses et contre les mythes ty
158oir atteint ses objectifs au gré des ambitions du siècle ; quand le combat s’apaise et quand retombent les passions, l’agressi
159amen des doctrines les plus puissantes du dernier siècle nous fournira l’illustration de cette thèse. p. 44 9. Je prends
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
160ature des idéologies les plus diverses du nouveau siècle sont contenus en germe dans ces formules de Comte et de Hegel. Les mo
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
161sée pour autre chose que l’unique nécessaire ? Le Siècle fait toujours grand accueil et faveur à celui qui abandonne la quête
162nel et n’y voit plus qu’une « illusion ». Mais ce siècle lui-même, n’est-il pas le produit d’un abandon de la mesure chrétienn
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
163ge Personne ne croit encore sérieusement qu’aucun siècle du Moyen Âge ait jamais été dominé par une seule théologie. Les doctr
164lle fut bien le sous-entendu que les clercs et le siècle entendaient et vénéraient sans discussion possible. Ici, les luttes m
165oyen de régler à la fois l’action et la pensée du siècle. La « grammaire » est devenue rhétorique, et maintenant la rhétorique
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
166i nous disons qu’ils furent les plus grands de ce siècle, quelle est la mesure qui nous permet de porter un tel jugement ? Si
167 et ne rappelait aucune fin supérieure. Le mal du siècle fut d’abord le mal des riches qui n’avaient plus de foi. Et la révolu
168us de foi. Et la révolution sociale fut le mal du siècle des pauvres. Tout cela se passait sur fond d’angoisse. La vraie grand
169angoisse. La vraie grandeur des vrais génies d’un siècle aussi profondément malade, ce fut l’angoisse. De Kierkegaard à Nietzs
170contre toutes ses caricatures. L’idéal positif du siècle était en vérité une caricature d’idéal, aussi ne trouva-t-il à s’inca
171ée. Et dans ce sens, ils sont les vrais génies du siècle, dès lors qu’il s’agit de construire. Mais que valent ces mesures imp
59 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
172 Vous avez reculé la question, de dix ans ou d’un siècle, je ne sais ; mais ce que je sais, c’est que tous nos pays se trouver
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
173lles et spirituelles qui ont déterminé depuis des siècles cet abaissement de niveau communautaire 55 . Nous en avons défini qu
174us ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a commencé par se manifester dans les pays les plus atteints matériel
175 au moins totalitaire. Là où depuis deux ou trois siècles la nation existait déjà, la crise est bien moins virulente, et la rép
176Là où le cadre national existait depuis plusieurs siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont p
61 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
177t de toute ma faiblesse peut-être), c’est que des siècles d’abandon charmant, derrière nous, aboutissent à une catastrophe dont
178ns de marquer une volonté de confondre ce que des siècles de culture bourgeoise nous ont appris à distinguer et opposer : le ce
179avec les mains. Les mains Quelles mains ? Notre siècle « à mains » ne serait-il pas assez maniaque comme cela ? Oui, tout à
180istinguée de l’action. Voilà sa modestie, — et le siècle passé n’a pas manqué de qualifier cette vertu de scientifique. Soyons
181nd plus et qui domine la morale et la pensée d’un siècle, dans ces réalités dont une sagesse terrible dit justement qu’elles c
182erc invoquera cette objectivité qui jouit dans le siècle d’un si curieux prestige, nous saurons qu’il invoque un ensemble de l
183e, que son devoir… [p. 166] Ainsi les maîtres du siècle dernier, — et nous en subissons encore la coutume — ont réduit toute
184gine de cette complicité tacite qui lie depuis un siècle les clercs sans risque et les meneurs du jeu économique. C’est bien l
185ans la politique et la critique des événements du siècle. Ils y déploient cependant une vulgarité que leur position rend frapp
186me nouveau ? Prudence élémentaire, simplement, au siècle de la presse et de l’éloquence électorale. Si [p. 178] l’on se mettai
187t qui comblait si doucement la débilité morale du siècle. Elle en figura tout ensemble le bon goût, la mesure, et la suprême a
62 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
188 qui demeure l’ouvrière efficace et méconnue d’un siècle collectif. Est-ce à dire qu’une telle pensée n’ait d’autre fin que de
189isé le xixe siècle. Tous les autres débats de ce siècle perdent leur aiguillon si on les y compare. Ils se réduisent pour la
190sé par l’Empire ; le Moyen Âge, la théologie ; le siècle de Louis XIV, la raison d’État incarnée par le roi ; et nous voyons l
191iracle, ce fut d’unir entre ses mains, durant des siècles, l’autorité spirituelle et le pouvoir organisé. Nous ne reverrons pas
192ans la cité, secret que nous avait fait perdre un siècle de sociologies collectivistes ou individualistes. Enfin l’Occident en
193aires », si l’on accepte l’héroïsme personnel. Un siècle bourgeois comme fut le xixe , n’osait imaginer de réalisations que so
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
194nsi fait Goethe, et c’est là sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, des questions que Ramuz ne veut pas esquiver
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
195. Vous avez reculé la question de dix ans ou d’un siècle, je ne sais ; mais ce que je sais, c’est que tous nos pays se trouver
196us ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a commencé par se manifester dans les pays les plus atteints matériel
197à où le cadre national existait depuis un ou deux siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont p
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
198ts humains les plus féconds et authentiques de ce siècle. J’imagine l’historien futur étudiant l’inventaire de Petit, comme no
66 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
199 avec la Réforme, en France : on oppose dix-neuf siècles de tradition universelle — dont quinze nous sont communs d’ailleurs a
200mmuns d’ailleurs avec l’église romaine — à quatre siècles d’une tradition que l’on réduit au seul domaine français, sans même c
201r le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire… Comme je citais cette
202r le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire. Elle a donc le pouvoir
203r le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire ». (Elle sait même qu’il
204.) Qu’est-ce donc que cette tradition de tous les siècles ? [p. 15] C’est, nous répond l’Enchiridion symbolorum et definitionum
67 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
205e la liberté. Ce serait le plus beau « titre » du siècle. Ceci admis, et comment ne point l’admettre — mais c’est admettre la
68 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
206e la crise : 1930-1935. Il a fallu bien près d’un siècle, il a fallu surtout le double truchement de Heidegger et de Karl Bart
69 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
207Claudel, qui domine de son poids les écritures du siècle, je retiendrai d’abord deux mots : « poétique » dans le titre ; et « 
70 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
208uveront commode de vanter les révoltés de l’autre siècle. Et il y aura toujours quelques hommes pour trouver ça plutôt nigaud.
71 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
209ites Pour un pays qui a fait son unité depuis des siècles, et [p. 25] qui peut-être a même été trop loin dans ce sens ; pour un
72 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
210qui fait croire à beaucoup de personnes que notre siècle est celui de l’autorité, c’est l’abondance de pouvoirs tyranniques qu
73 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
211e son opulence, frisé comme une perruque du grand siècle. De trois côtés de la place généralement vide, les maisons s’alignent
212 absurdités sur lesquelles nous vivons depuis des siècles, dans un accord peut-être excessivement tacite. Je voudrais exprimer
213e personne ne pense à la dire… Peut-être, dans un siècle ou deux, se demandera-t-on comment nous avons pu rester si parfaiteme
214déferlantes, et ce serait le chant du destin d’un siècle aveugle en sa révolte… [p. 33] Étrange accord de cette musique de fo
215un monde neuf où la pensée avait perdu, depuis un siècle, la coutume de chercher ses résistances. Or ce monde nous apparaît dé
216au monde et à soi-même conjointement. Problème du siècle, ou des siècles qui viennent. C’est Goethe encore qui l’a vu le premi
217oi-même conjointement. Problème du siècle, ou des siècles qui viennent. C’est Goethe encore qui l’a vu le premier. Et c’est pou
74 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
218 peu défendables : pour garder le contact avec le siècle. — Vaine habileté, je le sais bien pourtant… J’en étais là, et n’écri
219t, d’où vient le vent le plus glacial, depuis des siècles, [p. 155] et en tout cas depuis longtemps avant la construction de ce
220es, nos institutions n’ont guère changé depuis un siècle, et c’est pourquoi l’on s’imagine que l’équilibre s’est stabilisé. Au
75 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
221rasme et son armée de grands docteurs de tous les siècles pour soutenir le libre arbitre religieux, c’est-à-dire le pouvoir qu’
222n ecclésiastique », et tous les Pères et tous les siècles dont se réclame Érasme n’y changeront rien : « Travaillez à votre sal
76 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
223es, nos institutions n’ont guère changé depuis un siècle, et c’est pourquoi l’on s’imagine que l’équilibre s’est stabilisé. Au
77 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
224vre d’un illuminé que toutes les académies de son siècle eussent rejeté avec mépris et pitié. Mais la gloire posthume est un «
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
225 ce pays-ci, tel que l’ont fait sa nature et sept siècles d’histoire : le point de vue du personnalisme. ⁂ La question de la ne
79 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
226rieux les admirables précisions thomistes que les siècles jésuites avaient obnubilées, et que la grande majorité des catholique
80 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
227e son opulence, frisé comme une perruque du grand siècle. De trois côtés de la place généralement vide, les maisons s’alignent
228e personne ne pense à la dire… Peut-être, dans un siècle [p. 74] ou deux, se demandera-t-on comment nous avons pu rester si pa
81 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
229s’est introduit à Rome, et cela dès les vᵉ et ivᵉ siècles avant J.-C. Le caractère essentiel de la civilisation romaine se voit
230is les producteurs et les consommateurs. Après un siècle à peine d’existence, la classe des commerçants tend à se fermer : dès
231ques. Mais le xivᵉ siècle ne fut pas seulement le siècle des luttes de classes : il a vu [p. 9] aussi la première crise économ
82 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
232 de suite : ce petit jeu dure en France depuis un siècle et demi, et tout le monde semble commencer à en avoir assez. Tous les
83 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
233d’anticiper prophétiquement sur au moins quelques siècles d’histoire. Le chrétien seul meurt dans la certitude, parce que [p. 3
234’était pas une réalité qui provoque la stupeur du siècle. On demande sottement s’il est intelligent. Ne voyez-vous donc pas qu
84 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
235 qu’elle soit, sur les masses décomposées par des siècles d’individualisme. Dans une société où tous les liens originels sont d
85 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
236ites Pour un pays qui a fait son unité depuis des siècles, et qui peut-être a même été trop loin dans ce sens ; pour un pays qu
86 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
237tre leurs corps une épée nue. Descendons quelques siècles et toute l’échelle qui va de l’héroïsme religieux à la confusion sans
87 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
238ant nom d’homme, au sens actuel. Car pour ceux du siècle présent, je pense que la fidélité se définit comme la moins naturelle
239e et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive de l’hérésie méridionale, il apparaît qu
88 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
240 tyrannies anonymes qui se multiplient dans notre siècle 49 , et tendent à faire du moindre d’entre nous un prévenu. C’est le
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
241s n’ont guère changé, sous ce rapport, depuis des siècles, réduit l’amour-passion, neuf fois sur dix, à revêtir la forme de l’a
242), et il en parle comme d’un mystère sacré, en un siècle où pourtant la chevalerie n’était plus guère qu’une survivance (Appen
243es chroniqueurs, les sermons et les satires de ce siècle nous révèlent qu’il connut une première « crise du mariage ». Elle ap
244rand mystère de cette religion dont les poètes du siècle passé se firent les prêtres et les inspirés. De cette influence et de
245valerie, c’est la règle sociale que les élites du siècle rêvent d’opposer aux pires « folies » dont elles se sentent menacées.
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
246du mal, qui domine toute la Création visible. Des siècles avant l’apparition de Manès, on peut déceler la même opposition dans
247. Le platonisme, au temps de Platon et durant les siècles suivants, ne fut jamais une doctrine populaire, mais une sagesse ésot
248nrent largement vivantes en Occident que dans les siècles où elles se virent condamnées par le christianisme officiel. Et c’est
249 des complaisances profondes dans la mentalité du siècle. Elles pénétrèrent bientôt la société féodale. Celle-ci ne connaissai
250urait plus douter. « Oui, entre les xie et xiie siècles, la poésie d’où qu’elle fût (hongroise, espagnole, portugaise, allema
251édent dans toute l’Antiquité ni dans les quelques siècles de culture romane qui succèdent à la renaissance carolingienne. Ou bi
252nt supposé que la poésie latine des xie et xiie siècles avait pu fournir des modèles : tout compte fait, cela ne se tient pas
253délivrés. Les manichéens connaissaient depuis des siècles les mêmes sacrements que les Cathares : l’imposition des mains, le ba
254une éthique de l’amour d’où sont issues, dans les siècles suivants, les plus belles œuvres de la littérature occidentale. D’aut
255uerait, sans doute, des amants de tous les autres siècles ?). g) Enfin, la louange de la mort d’amour est le leitmotiv du lyri
256épanouissement du lyrisme andalou aux xe et xie siècles nous est aujourd’hui bien connu. La prosodie précise du zadjal est ce
257rgissent dans l’époque, l’inordinatio profonde du siècle, dont les plus grands saints et les plus grands docteurs subissent et
258glise menacée et entraînée… La papauté, plusieurs siècles plus tard, ne put que sanctionner un sentiment qui n’avait pas attend
259ligieuse dont l’influence s’épanouira pendant des siècles. « Du point de vue formel, le tantrisme se présente comme une nouvell
260éisme, qui triomphe du jugement de l’Église et du siècle, complices aux yeux de Gottfried et des cathares. Mais ceci jette un
261’espèce de trahison géniale opérée par Wagner six siècles et demi plus tard. Même si l’on ignorait que la source de Wagner fut
262âme pour échapper à l’inordinatio fondamentale du Siècle, à la contradiction tragique entre le Bien — qui ne peut être que l’A
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
263est fuite. » Et Thérèse d’Avila disait, plusieurs siècles avant Novalis, que dans l’extase, l’âme doit penser « comme s’il n’y
264serait qu’une belle femme — comme le croiront les siècles à venir — les similitudes mystiques que nous venons de dégager ne ser
265nfluencer si profondément le langage mystique des siècles suivants. Souviens-toi, ô créature, que ta nature est celle des ange
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
266imes de ce que l’on baptisera plus tard le mal du siècle : Des autres passions, je ressens des assauts fréquents, mais courts
267, qui annonce le naturalisme polémique du dernier siècle. Mais je ne crois pas qu’ils se soient engendrés en ligne directe. Ch
268nes de textes à travers les xiiie , xive et xve siècles. Elle couvre la même étendue que l’influence des troubadours : l’Euro
269s ? ⁂ [p. 209] En marge des luttes religieuses du siècle, qui refoulaient les anciennes hérésies dans une obscurité plus profo
270ce et à l’oubli, jusque dans les manuels de notre siècle, la féerie romanesque née de l’Astrée, et le roman comique, son paras
271Et déjà l’on pressent que cet abandon au « mal du siècle » (sécularisation de la passion) ne peut conduire Racine qu’au jansén
272 de base : il atteint un point d’équilibre où les siècles suivants auront grand-peine à se maintenir, et que les siècles précéd
273nts auront grand-peine à se maintenir, et que les siècles précédents n’ont pas connu. Les « alliances » privées se traitent dan
274rendre garde, se rangent aux lois de la raison du siècle, reniant l’absolu chrétien. Les « mérites » et [p. 226] non plus la g
275sur les mœurs ne s’est guère fait sentir que deux siècles plus tard. (Il a fallu que les philosophes de Sturm und Drang le trad
276es encore qu’à la « guerre en dentelles ».) Or ce siècle de la Volupté n’est pas celui de la santé sensuelle, s’il a cru se gu
277oriquement, une invention du xviiie , du moins ce siècle a-t-il [p. 229] joué par rapport à ce personnage le rôle exact de Luc
278, impérieuses, pourront de même assassiner chaque siècle des millions d’individus, et nous, faibles et malheureux particuliers
279 du roman de Rousseau, qui naît comme en marge du siècle, nous allons parcourir le même chemin en sens inverse : par Werther,
280ature romanesque qui aboutit, au cours du dernier siècle, à ce renversement des rôles : l’instinct devenant le vrai support d’
281ue l’on appelle hérédité, dans le jargon de notre siècle, ce que l’Église appelle péché originel, cela désigne la perte irrémé
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
282 dans notre histoire à partir des xiie et xiiie siècles. On voit alors le langage amoureux s’enrichir de tournures qui ne dés
283ormer à ses règles : la guerre, aux xive et xve siècles, était faite d’approches furtives, d’incursions et de raids. » Cepend
284s. Autre transformation significative à la fin du siècle : les lansquenets introduisent l’usage du tambour, d’origine oriental
285e déterminer les modes de guerroyer à travers les siècles suivants. Si bien que l’on pourra considérer tout changement dans la
286ffort des hommes de guerre, aux xviie et xviiie siècles, sera de dominer le monstre mécanique, afin de sauver autant que poss
287 le formalisme étonnant de l’art militaire de ces siècles. 178 [p. 279] Avec Vauban, le siège d’une place forte devient une
288est dans cette guerre et ce jeu de l’amour que le siècle révèle peut-être ses qualités les plus profondes, ses ressources les
289tes.) Ceci vaut pour les trois premiers quarts du siècle et particulièrement pour la période qui va de 1848 à 1870. Après quoi
290rs sanglantes qu’avaient accumulé en Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des résultats le
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
291tre leurs corps une épée nue. Descendons quelques siècles et toute l’échelle qui va de l’héroïsme religieux à la confusion sans
292é de proposer, fût-elle jugée « la bonne » par le siècle à venir, serait aujourd’hui frappée d’inefficacité, ou si elle pouvai
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
293ant nom d’homme, au sens actuel. Car pour ceux du siècle présent, je pense que la fidélité se définit comme la moins naturelle
294e et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive de l’hérésie méridionale, il apparaît qu
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
295valoir du caractère sacré que certains auteurs du siècle dernier ont cru pouvoir attribuer aux personnages de Tristan et d’Ise
296d’anachronisme. A-t-on seulement remarqué que les siècles passés usaient très couramment d’un langage plus « grossier » que le
297die et quelque peu aventureuse de deux auteurs du siècle dernier : Eugène Aroux et, à sa suite, Péladan. Aroux expose le résul
97 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
298icolas dans l’actualité la plus brûlante de notre siècle : il n’était que de mettre en relief les traits de cette figure qui f
98 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
299t de sa rigueur. ⁂ Nietzsche s’est dressé face au siècle. Et l’adversaire qu’il s’est choisi, c’est l’esprit de lourdeur, notr
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
300ctionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration des droits de l’homme. C’est une in
301ans nos pensées [p. 26] un petit saut de quelques siècles, pour retomber tout à la fois dans l’époque de la Réformation et dans
302 Renaissance. Elle apparaît d’abord en Italie, un siècle au moins avant la Réforme. Et l’on peut la caractériser par quelques
303les que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en définitive, c’est de cela qu’il s’agit
304nce calviniste, est appelée à figurer, dans notre siècle, le type même de la sûre doctrine de résistance au paganisme politiqu
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
305historique et de civilisation. Jamais, dans aucun siècle européen, on n’avait constaté pareil écart entre les créations de la
306cuser. Les plus marquantes se situent au début du siècle passé. Le phénomène le plus remarquable des débuts du xixe siècle a
307voirs, les penseurs et les philosophes du dernier siècle, dans leur ensemble, n’ont répondu que par la fuite, et par ce qu’ils
308ants ou très stupides que les penseurs du dernier siècle ont adopté cette attitude. Le vrai reproche qu’il convient de leur fa
309ilosophiques. Tous les grands systèmes en isme du siècle dernier, même les plus contradictoires, ont en commun ce postulat : l
310ui osa écrire ce blasphème contre les préjugés du siècle : « Le plus grand adversaire de l’esprit, c’est la presse quotidienne
311 décadence du langage, en tous pays. Au cours des siècles précédents, les hommes d’une même société s’entendaient sur le sens d
312étaient donc à la base de toute la vie sociale du siècle. Que sont-ils devenus parmi nous ? Prenons trois mots [p. 78] parmi l
313ier : le vide social créé par l’individualisme du siècle passé appelle une puissante réaction collective. Sortirons-nous jamai
314 mission dont nous sommes responsables depuis des siècles, depuis les temps du Saint-Empire : notre mission vis-à-vis de l’Euro