1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
1aérodrome-gare circulaire, prismes perdus dans le silence de l’azur au-dessus des rumeurs de la ville. Puis s’étendent les quar
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
2enfin Orpha, sa maîtresse, le fuit, parce que son silence devient insupportable : « Orpha ne comprenait pas comment on pouvait
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
3ur d’un feu et le contemplent un certain temps en silence. « Well ! » dit enfin [p. 95] Dardel. Les autres n’en pensent pas moi
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4s pour faire taire en nous l’appel vertigineux du Silence. On nous montre des Dieux, mais c’est pour détourner nos regards de c
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
5ds échappés tombaient, les ailes coupées. Puis le silence se reprit à ses songes désolés. [p. 153] Autre suicide ou la promen
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
6mie quand il voulut m’adresser la parole après un silence vertigineux. Il vit mon sourire et pleura. Alors une rage s’empara de
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
7ntre gens du métier l’on a convenu de passer sous silence. C’est assez drôle de voir le malaise des chers confrères. Ils ne par
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
8ais qu’on nous laisse chercher plus loin, dans ce silence où l’on accède à des objets qui enfin valent le respect. p. 1034
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
9n de savoir s’ils vont se taire ou non. Mais leur silence ne doit pas entraîner, à leur point de vue, celui d’autrui sur eux-mê
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
10s l’Ennemi des Lois — son expression amoureuse du silence et cet ensemble idéal d’étudiant assidu aux sociétés de musique… » Ba
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
11petit livre de poèmes est comme une initiation au silence. Il faut s’en approcher avec une douceur patiente, et le laisser crée
12douceur patiente, et le laisser créer en nous son silence particulier avant d’entendre les signes [p. 763] qu’il nous propose.
13e l’âme quitte, redevient minéral, statue dans le silence « aux yeux gelés de rêverie », il se confond avec l’ombre du monde. E
14 Mais le plus émouvant, c’est ici l’approche d’un silence partout pressenti, qui s’impose, qui apaise le vain débat de notre es
12 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
15ce L’étoile qui l’accueille au sommet ravi d’un silence c’est le miroir d’une absence mais le signe de sa grâce Dans l’or v
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
16iateur d’une miraculeuse et royale Venue. Dans le silence de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutil
17 banquette, quelques bougres isolés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis auto
18tout seul, un archiduc. On salue profondément, en silence (cliquetis des rangées de décorations sur l’uniforme kaki, et du sabr
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
19e aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du gouffre. Je vole sur place, mais tout se met à fuir, alo
20un coup la subtilise, ne laissant plus qu’un long silence soutenu, comme un appel à la rafale dont l’approche déjà fait grésill
21être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que je me heurte, comme réveillé dans l’absurdité d’être n’importe où
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
22 put retenir ses larmes. Tandis qu’il marchait en silence à la suite de la procession funèbre, toutes ses relations avec son pè
23qui cherchait à intimider Eiichi. Eiichi garda le silence ; il ne voulait pas se laisser aller à la colère comme le Procureur.
16 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
24rde. Rien désormais ne pourra plus nous rendre le silence et la lenteur des choses. Derniers refuges, vastes auberges de la Sou
17 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
25rand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un silence qui s’approfondit au long de corridors capitonnés [p. 52] d’amarante,
26n homme qu’on verrait alors s’agenouiller dans un silence impressionnant et rester longtemps, les yeux agrandis, aux pieds d’un
27Parfois, au cœur des grandes fêtes, une sphère de silence descend, s’arrête quelques secondes, et ceux qu’elle baigne d’une grâ
28 invente la passion. Ils reviennent. Tombé de mon silence parmi les bavardages, où irai-je avec peut-être un air de dégoût, par
29ante, et des vaisseaux qui ramènent Iseut dans le silence d’un midi d’été nordique, à l’heure de mourir dans une légèreté éperd
30ous attendions. Les escaliers s’abaissent dans le silence nouveau, nous entendons nos pas jusqu’aux jardins tendus en tapisseri
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
31iateur d’une miraculeuse et royale Venue. Dans le silence de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutil
32 banquette, quelques bougres isolés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis auto
33tout seul, un archiduc. On salue profondément, en silence (cliquetis des rangées de décorations sur l’uniforme kaki, et du sabr
34e aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du gouffre. Je vole sur place, mais tout se met à fuir, alo
35un coup la subtilise, ne laissant plus qu’un long silence soutenu, comme un appel à la rafale dont l’approche déjà fait grésill
36n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que je me heurte, comme réveillé dans l’absurdité d’être n’importe où
19 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
37r quel hasard, donne l’accord qui m’ouvre un vrai silence : déjà je leur échappe — je t’échappe ô douceur de vivre ! Tout redev
20 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
38is. Et je croyais m’enfoncer et me perdre dans le silence d’une mémoire bienheureuse. 21 mai 1929 Matinées végétales, depuis
39bscur qui vit tout près de moi dans son véritable silence, les yeux clos. L’arbre, en sa nuit vivante, rêve de nous. Plus tard,
40nbourg. La lumière délirait doucement, au sein du silence et du regard. Et nous sommes demeurés des heures au-delà de ce que l’
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
41s roues s’enfoncent parfois avec un cahot mou. Le silence grandit ; cris de pics, vibration basse des cylindres. On voit paraît
42ournées À huit heures, tout le monde se réunit en silence dans la grande salle du château. Une douzaine de domestiques, homme e
43rnent, ou scintille une mer dorée. Tout impose un silence heureux.   Les plus proches voisins habitent à 40 km., plus loin vers
44y a une sorte de violence aussi dans ces bains de silence forestier. Qui peut en calculer le bienfait d’énergie ? Les journées,
45ain. Palpitation lointaine [p. 189] et animale du silence. Le long de la crête des forêts, une rougissante lueur avance de l’Oc
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
46e blanc doucement luisant de la surface ; mais le silence a des vagues profondes. L’eau clapote avec tendresse, et se reti
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
47time et péremptoire s’élabore et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut q
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
48 [p. 480] Le silence de Goethe (mars 1932) d « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’ap
49ement se traduire que par une qualité nouvelle de silence. Encore faut-il que le destin favorise concrètement cette assomption
50e l’initiation : et d’abord la plus difficile, le silence. Ainsi, les premières séductions du dépaysement spirituel, de la conn
51fficile et le seul humainement fécond. Car un tel silence n’est pas absence de mots. C’est encore chez Goethe une activité réel
52ffort d’équilibre crée des énergies nouvelles. Le silence mûrit à la faveur du secret, et dans la profondeur, [p. 485] des conc
53acte ne peut se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dans la région où seul accède celui qui sait préserver s
54e est désormais protégé par une cotte d’invisible silence. Vous pouvez lui parler sans le troubler : les mots n’atteignent plus
55teignent plus son rêve profond. Et le cérémonieux silence du ministre renouvelle le vieux mythe germanique de la « Tarnkappe »,
56ce temps au plus dur effort d’organisation de son silence intérieur. Période de repliement et de refus, si douloureuse que le s
57e discipline libératrice comporte pour Rimbaud le silence, alors qu’elle propose à Goethe, comme un exercice de choix, l’écritu
58que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles
59out en se taisant. Et ceux-là seuls entendront ce silence, qui auront su percevoir l’accent dominateur et tendu des pages les p
60puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins dangereux, pour qui sait l’entendre, que l’
25 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
61vous n’aimez pas réfléchir à la souffrance.   (Un silence.)   Sans doute, Sonnette, portez-vous de ces courtes bottes vernies,
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
62anques, l’entente franco-anglaise établie dans le silence du cabinet de Delcassé, l’organisation scolaire élaborée par des fonc
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
63té de ce genre. Le plus souvent, on la passe sous silence, et le système s’établit sur une équivoque fondamentale. C’est le cas
28 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
64, et son recours à la raison pour leur imposer le silence. Ordre géométrique, loi des choses muettes, mesure des apparences per
29 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
65t d’estimer la prose. Ils observent une minute de silence. Puis ils s’occupent de choses « sérieuses » qui, elles, n’ont pas to
66ura leur imposer un conformisme monstrueux, ou le silence. Il n’y a pas de solution pratique dans l’économie actuelle. Ni de so
30 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
67s ; et vous ne recevez pas notre témoignage. » Un silence pesant et solennel accueillit cette brève lecture. Nicodème paraissai
68 vous embrasser. Nicodème se leva, au milieu d’un silence ému, et donna l’accolade à chacun. Puis il fit un grand geste de ses
69os disputes sont si vaines… Minuit sonna, dans ce silence. Il était temps de prendre congé de nos hôtes. Mais un des étudiants,
31 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
70ttre fin aux craintes qu’avait pu faire naître le silence prudent de M. de la Rocque. Le fascisme, en effet, est une mystique d
32 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
71éactionnaire », n’est-ce pas ? Lui. — Ah ! oui… (silence poli). Moi. — Allons au fait. Je vous disais l’autre jour : Comment
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
72 quelques cris rauques de désespoir, épuisé, fait silence et laisse entendre un chant nouveau. Un chant sentimental et rude, qu
34 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
73e ironie ! Et sinon je ne crierais point. Mais le silence n’est pas donné à l’homme par son effort. Le silence et l’intelligenc
74ence n’est pas donné à l’homme par son effort. Le silence et l’intelligence pitoyable sont l’œuvre seule du Pardon. J’assume l’
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
75sement, activement insupportables. Au bénéfice du silence, pour les bavards, et de l’action pour ceux qui pensent. Mais c’est e
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
76rnière est posée : celle de notre destination. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme.
37 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
77s, de boutades et d’échappées romantiques (sur le silence de la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Parole) une appréh
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
78s et journaux. Grande facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette d’utiliser la f
79er longuement avec les clients qui attendaient en silence, le nez sur leurs sabots, que je sois sorti. La mère Aujard n’a pas t
80s la multitude en tumulte, tandis qu’ici, dans le silence, se prolonge une rumeur de foule invisible. 6 décembre 1933 Il fait
81et les rires redoublent. L’instituteur réclame le silence, et la projection commence. C’est un film d’avant-guerre, la Course a
82anderai donc de bien vouloir proposer des noms ». Silence. Chuchotements. « Vas-y ! — Non ! moi ? penses-tu ! » « Vas-y Charles
83dent demande s’il y a des questions à poser. Long silence embarrassé. Enfin un type se lève au fond de la salle et demande « s’
84et que tout cela peut bien suffire à expliquer le silence de ces cultivateurs. Mais le type qui m’a parlé avait la langue bien
85ole, et il était trop tard pour aller en acheter. Silence, froid, solitude, et ce vent qui ne cesse pas de siffler autour de la
86 la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeur de la côte, les petits chocs irr
87 champ en costume de moujik, il y a eu un profond silence au lieu des [p. 93] rires que je craignais. (On peut donc gouverner s
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
88rnière bûche fume, il fait presque froid. Dans ce silence vide de la nuit campagnarde, me voici seul encore éveillé, les yeux b
89sans accompagnement profond. Dès qu’on a perçu ce silence où plus rien ne palpite et n’attend, le pittoresque du décor devient
90ucher un peu plus loin. Un ou deux se défilent en silence. « J’ai pris la nature sur le fait. » Vertige de l’animalité. 17 av
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
91racas rythmé qui rejoint parfois l’asymptote d’un silence mort — cette absence de musique quand le silence a été tué, absence q
92 silence mort — cette absence de musique quand le silence a été tué, absence qui se confond avec la présence d’un bruit univers
93 sans rien dire, comme le médecin qui ausculte en silence et déjà votre sort lui est connu. Je conçois un métro silencieux, plu
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
94ucher un peu plus loin. Un ou deux se défilent en silence. « J’ai pris la nature sur le fait. » Vertige de l’animalité. 17 avri
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
95uvrages « spéciaux » que tout le monde passe sous silence, et qui se trouvent des plus aptes à illustrer ou élargir notre visio
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
96s et journaux. Grande facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette d’utiliser la f
97er longuement avec les clients qui attendaient en silence, le nez sur leurs sabots, que je sois sorti. La mère Aujard n’a pas t
98 la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeur de la côte, les petits chocs irr
44 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
99eur de nos études romanes, Sieg heil ! » Un court silence, puis il se reprend : — « Et aussi en l’honneur de l’Allemagne !… » G
100ythme de ces chants — une phrase, puis [p. 14] un silence pendant quatre pas — nous est devenu familier. Le défilé fait partie
101éactionnaire », n’est-ce pas ? Lui. — Ah ! oui… (silence poli). Moi. — Allons au fait. Je vous disais l’autre jour : Comment
102ui n’eût pas manqué de réduire l’un et l’autre au silence, me verrai-je contraint de choisir celui qui résiste le mieux ? Cet h
103lleuse, fragments de chœurs désordonnés, haineux. Silence morne. Alors une voix plus claire s’élève : « Mais la vieille légende
45 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
104us sérieux ? Poussez la première porte venue ! Ce silence que l’épouse est censée ménager autour du vaillant travailleur qui re
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
105he : son énoncé désarme toute critique, réduit au silence la raison, ou tout au moins, la rend inefficace. Or je me propose d’e
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
106lérable, et il est impossible de le conserver. Le silence même n’a pas assez de force pour l’étreindre de ses mains. » Et toute
107 telles qu’ils les vivent dans leur âme. Et leurs silences furent plus réels que leurs paroles. Il ne s’agit donc, ici, que de t
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
108Dialogue sur les Héros de Roman — pour réduire au silence et à l’oubli, jusque dans les manuels de notre siècle, la féerie roma
109atisfaction serait folie. Mourir ensemble ! (Mais silence ! ceci paraît exalté, et pourtant c’est si vrai !) Voilà le seul acco
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
110us sérieux ? Poussez la première porte venue ! Ce silence que l’épouse est censée ménager autour du vaillant travailleur qui re
50 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
111l va de défi en défi, excité puis exaspéré par le silence ou les lâchetés de l’adversaire. Les idées se retournent au caprice d
51 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
112ains détails, certaines allusions, et beaucoup de silence, font pressentir un drame secret, un nœud vital où peut-être réside l
52 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
113tais un Blanc… Autour de moi régnait un religieux silence. Chacun savait qu’il en devait passer par là. Passer, c’était la seul
114 le bruit et la fureur qui se déchaînent dans vos silences conjugaux, sans même que vous le sachiez, sauf quand une lampe s’étei
53 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
115es cartes parlent, les pensées se transmettent en silence. Tous les signes du monde nous appellent. Pourquoi se rendre sourd à
54 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
116 qui remonte à travers nos rumeurs et rétablit le silence adorant : nous ne sommes pas maîtres de détruire la vraie Parole ! To
117e, au secret d’un cachot. Ils pourront réduire au silence les bavards et les grands orateurs, les remplacer par des disques off
55 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
118 [p. 23] 1. Le silence de Goethe « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que ce qu
119ement se traduire que par une qualité nouvelle de silence. Encore faut-il que le destin favorise concrètement cette assomption
120s de l’initiation : d’abord la plus difficile, le silence. Ainsi, les premières séductions du dépaysement spirituel, de la conn
121fficile et le seul humainement fécond. Car un tel silence n’est pas absence de mots. Il est encore chez Goethe une activité, et
122r l’équilibre a dégagé des énergies nouvelles. Le silence mûrit à la faveur du secret, et dans la profondeur, des conceptions s
123acte ne peut se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dans la région où seul accède celui qui sait préserver [
124e est désormais protégé par une cotte d’invisible silence. Vous pouvez lui parler sans le troubler : les mots n’atteignent plus
125ce temps au plus dur effort d’organisation de son silence intérieur. Période de repliement et de refus, si douloureuse que le s
126que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles
127out en se taisant. Et ceux-là seuls entendront ce silence, qui auront su percevoir l’accent dominateur et tendu des pages les p
128puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins dangereux, pour qui sait l’entendre, que l’
56 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
129rer, il veut guérir. Et ce sont ces dix années de silence et de repli, si émouvantes, si pures, c’est-à-dire si conformes à la
57 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
130t gravé, qui ne cessent de nous accuser dans leur silence d’éternité. Trois rapsodies sur des thèmes empruntés à Kierkegaard
131t-il, s’appuyant sur lui-même, s’imposer un autre silence que le silence de la mort ? La raison s’y emploie, communément. On lu
132t sur lui-même, s’imposer un autre silence que le silence de la mort ? La raison s’y emploie, communément. On lui délègue volon
58 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
133tains détails, certaines allusions et beaucoup de silences font pressentir un drame secret, un nœud vital où peut-être réside la
134ns convenues, aux partis-pris de la morale, à ses silences intéressés, bref aux censures qui tendent à réduire les contradiction
59 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
135e est posée : celle de notre origine décisive. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme.
60 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
136it. C’est l’ineffable, l’indicible, le royaume du Silence absolu ; et pourtant — voici le paradoxe — nous voyons bien que les g
137e « passivité » nous fait comprendre la nature du Silence et de l’indicible dont nous parlaient mystiques et romantiques : c’es
138ir par la parole et l’acte, et ils recherchent le silence passif. Aussi n’ont-ils laissé pour la plupart que des fragments, des
61 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
139medi soir, où la Sainte Cène est partagée dans un silence de catacombes. Centres du monde ! Il s’en va, coudoyant la foule et t
62 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
140: martine je suis aux champs   Paix du village, silence des rues vides, ouvertes sur le ciel et sur les blés. J’étais là fasc
63 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
141ire nuit à son pays. » Fort bien. Mais il y a des silences plus dangereux pour l’âme d’un peuple que les paroles imprudentes… Il
64 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
142 pas le temps de bâtir. C’est le mauvais temps du silence et de l’ascèse purifiante avant la lutte ! Mais vous ne le savez pas,
65 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
143s paquets de cordage ; et ce départ enfin vers le silence, à minuit, dans la ténèbre chaude. Un vrai départ, déjà dépaysé. Rien
66 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
144e, modèle de grand luxe, elle s’orne d’arbres, de silence et de grands portiers galonnés. Une buée bleue, pendant l’été, emplit
67 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
145d’un bleu très pâle et dur. Il n’a pas salué. Son silence nous supprime. C’est sans doute le nouvel intendant. — « Je vous retr
68 1946, Journal des deux Mondes. 14. Intermède. Mémoire de l’Europe
146 J’ai tout dit. L’Europe était patrie d’amour. Le silence attendait, l’absence était profonde, et chaque être présent questionn
147e possession la plus tenace, il nous réduisait au silence. La force était chanson fredonnée sur le seuil, au matin d’une journé
69 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
148impide. Une grande flèche rouge rase les cimes en silence, [p. 213] devient oiseau, devient petit avion luisant au cirque lumin
70 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
149 retrouvé les grandes mesures de Paris. Dans quel silence, à quatre heures du matin. Trouverons-nous quelques chambres pour le
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
150e une jetée de bois, où parfois vient accoster en silence un canoë dont la rameuse est lasse. Vous ne sauriez imaginer lumière
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
151 découvrira ce luxe inouï : la lenteur au sein du silence. C’est la grâce que je vous souhaite.
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
152 bords de mon lac. J’ai perdu cette lenteur et ce silence aimés. Je doute de les retrouver jamais dans cet « âge atomique » don
74 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
153lace ; et de musiques qui empêchent d’entendre le silence. Ils s’imaginent qu’un certain nombre de recettes et de martingales,
75 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
154ité. Vous n’aimez pas penser à la souffrance. (Un silence.) Sans doute, Sonnette, portez-vous de ces courtes bottes vernies, qu
76 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
155rend fleurissante. Mais l’amour même est chose du silence. Cela dont je ne puis parler sans l’offenser dans sa grandeur, c’est
156t le lieu d’un mutisme sacré. Angérone, déesse du Silence : on croit qu’elle avait sa statue dans le temple de la Volupté. Et c
157iment. Il n’aime que cela : regarder longtemps en silence, se perdre dans des yeux. (Certaines heures, soirs, aubes, passages.)
158ssages.) L’ivresse naissante des amants, c’est le silence qui s’établit entre eux. L’approche des yeux, dès qu’ils ont accepté
159it… Adolescence ! Le charme du désir est celui du silence : il éloigne sans fin le terme. Tu n’entends que ce qui s’interrompt.
160 du viol de l’interdit qui impose aux amants leur silence, fascination de l’horreur sacrée, attirance de l’effroi mortel. [p. 
161e, attirance de l’effroi mortel. [p. 66] Dans le silence du désir, la possession a fait une brusque rumeur de vagues affrontée
162 point la femme qu’ils viennent de posséder, leur silence meurt à cette minute du plaisir. Ils fuient, bavardent. Tristesse pla
163acial : vous n’irez pas au-delà de votre union. Ô silence des astres ! Fondues nos âmes ? Deux corps s’endorment dans leur paix
164ou encore, il n’y a que deux doctrines : celle du silence et celle de la parole. La négation du désir amoureux par l’acte même
77 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
165lui, et de moi aussi, je crois. Nous voici seuls. Silence. Silence encore dans la voiture qu’elle conduit avec une expression c
166e moi aussi, je crois. Nous voici seuls. Silence. Silence encore dans la voiture qu’elle conduit avec une expression concentrée
78 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
167l va de défi en défi, excité puis exaspéré par le silence ou les lâchetés de l’adversaire. Les idées se retournent au caprice d
79 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
168e démesure, mais il y eut alors comme un [p. 118] silence qui s’imposa sur nous et jusqu’assez haut dans les cieux, en sorte qu
80 1947, Doctrine fabuleuse. 16. Le feu
169. 125] Le feu Quelquefois au coin du feu un grand silence appelle une autre histoire, car il met le vide sur les têtes. Le vide
81 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
170le ne fera pas de cène criarde, mais affichera un silence offensé qui signifie à son mari d’intervenir, sinon elle va se lever
171me si » l’instinct sexuel pouvait être passé sous silence ou nié ; les sexologues qui tenteront follement de faire « comme si »
82 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
172lace ; et de musiques qui empêchent d’entendre le silence. Ils s’imaginent qu’un certain nombre de recettes et de martingales —
83 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
173es urbains. Cet effort gigantesque se poursuit en silence à travers tout le continent. Personne n’en parle. On n’a pas eu besoi
84 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
174r faire une révolution fédéraliste ! » — un froid silence fut seul à lui répondre. Après cela, l’on fut moins surpris de voir q
85 1948, Suite neuchâteloise. II
175’y aurait jamais de plénitude du présent. Dans le silence d’une vaste pièce où j’étais seul devant l’admirable visage, debout a
86 1948, Suite neuchâteloise. V
176 mémoires. L’année finit. J’écris sans hâte. Quel silence ! Et je m’attarde à suivre encore ces harmoniques, comme à l’écoute c
87 1948, Suite neuchâteloise. VII
177ort et la vitesse. Mais soudain la tempête a fait silence autour de lui, et seul reste distinct le bruit profond des vagues. Il
88 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
178 En phrases lentes et difficultueuses, coupées de silences et de reniflements, il se met à parler sur « le drame de sa vie ». Je
179it mal » de ses propos.) Et, subitement, après un silence : « C’est ainsi que j’ai commis, à cette époque — je parle de mon pre
89 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
180e l’homme qui se sent défié — même pas, écrasé en silence, et méprisé par les colosses blancs qu’il ne cesse de voir se profile
90 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
181ation que tout le monde s’accordait à passer sous silence : ce résumé d’Hamlet ne vaut-il pas identiquement comme résumé de la
91 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
182ntendre pour la première fois depuis vingt ans de silence, vingt ans de dictature : « Frères, marchons ensemble vers la liberté
92 1955, Preuves, articles (1951–1968). De gauche à droite (mars 1955)
183 « corollaire fatal, qu’on passe d’ordinaire sous silence » ( ?), « la création d’une force équivalente à l’Est ». Le schéma lo
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
184oir les ignorer par gain de paix, les passer sous silence ou les minimiser, ce serait perdre d’avance les deux vertus majeures
185nombre. Corps tassés en prière, dans les recoins. Silence et dignité profonde. Un groupe d’hommes attentifs dans une cour écout
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
186e s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Silence, où Dieu parle. Or l’Incarnation c’est le Verbe entré par la chair da
187 Voici donc le Logos, la Parole — et non point le Silence des mystiques ou de l’Asie hindo-bouddhiste 15 — devenue par le même
188ue première de l’homme occidental. Parole et non Silence ; faite chair et non concept. Grâce au lieu de mérite ou de technique
95 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
189tre de la désapprouver si elle va trop loin. Leur silence à propos de Berlin, de Poznań, leur permettrait ainsi de parler de Bu
190rait ainsi de parler de Budapest ? Tandis que mon silence sur le Guatemala me l’interdirait aujourd’hui ? Cela paraît dément, o
191sées, sous les projecteurs, pendant une minute de silence. Quatre-vingt mille personnes, dit un journal. C’est la moitié du peu
192 nous descendre ? Poème de Petőfi, 1848, intitulé Silence de l’Europe. Mercredi 14 novembre 1956 Comment répondre à des cent
96 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
193adiateurs et je devais avoir l’air de souffrir en silence, si j’en crois les regards chargés de compréhension dont me gratifièr
97 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
194us tôt exactement, comme par hasard, réduisait au silence de la mort l’un de ses satellites de l’Est européen. L’élimination de
98 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
195en de certain tant qu’elle n’a pas été réduite au silence définitif, recouverte par une « barbarie » durable, ou remplacée par
99 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
196 de son amour, dût-il vivre auprès de lui dans un silence humilié et sans espoir. Mais quelle peut être la nature de cette « Is
100 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
197assant, gratuite… Et qu’elle vienne après tant de silence, après tant de phrases que vous n’aurez jamais écrites — et dont je v