1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
1bsen voulait placer sous les arches de la vieille société », pour reprendre la pittoresque définition de M. A. [p. 1163] Eloess
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2s chefs, montre à quelques meneurs aveugles d’une société affolée et ridiculement opportuniste où mène la pente de notre civili
3du bonheur, dégoût de soi, — on l’étend vite à la société entière. Dégoût d’une civilisation qui aboutit logiquement à cet épui
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
4pellent, ridiculement, les fondements mêmes de la société. » C’est avec le produit du vol d’un tronc de chapelle que j’édifiai
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
5in de tous les principes qui sont à la base de la société même. »   Ceci est tiré d’un livre récent sur Aloysius Bertrand. Est-
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6e admirable simplification : « Sur quoi repose la société ? Sur les hommes et les moyens grâce auxquels on cultive, on fabrique
6 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
7lence et cet ensemble idéal d’étudiant assidu aux sociétés de musique… » Barrès cherchait dans ses châteaux en Espagne lamentabl
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
8pathiques que n’importe quelle autre classe de la société. Mais l’esprit petit-bourgeois pris abstraitement et tel qu’il se man
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9 vertus sociales de l’élève. « Une classe est une société en miniature. » Ceci est une énorme bourde. Juxtaposez trente enfants
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
10ie, qu’elle touche à tout dans l’homme et dans la société. Elle a l’absence de scrupules des gens qui ont une mission urgente à
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
11istoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue, « roman-fleuve » que deux dates limiten
12. Il ne s’y passe rien de plus que ce qu’admet la société anglaise. Tout le drame est intérieur ; la passion ne s’y manifeste q
13e l’action, encore que l’évocation de cette haute société anglaise ne soit pas dépourvue d’un charme qui attirera certains lect
14n question les exigences les plus terribles de la société insulaire, possède un sens critique assuré qu’elle applique non sans
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
15volonté de fer, lorsqu’on tombe dans la lie de la société. Le jour des funérailles, Eiichi essaya de garder tout son sang-froid
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
16 grands5 beaux et nombreux, racés et fades. Cette société n’a peut-être pas encore oublié que la race s’oppose à l’individu. Ic
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
17nde qui nous préparait pour autre chose, dans une société organisée (et mal) contre les « risques-vie », livrée aux basses rigu
14 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
18grand public allemand. Il est bien naturel qu’une société qui jouit d’une relative sécurité cherche son divertissement dans des
15 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
19ussi pour Saint-Évremond, expose ses idées sur la société. On y verra comment il se peut faire que les tyrannies sociales, mond
16 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
20 en principe, destiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cett
21nante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 1 de la plupart de ses membres,
22ômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pouvait prévoir ses effets dès l’origine.
17 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
23émoins ou victimes révèlent un vice profond de la société actuelle. De là à se dire révolutionnaire, il n’y a qu’un pas, qu’un
18 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
24’est l’acte créateur de rapports nouveaux dans la société, de forces sociales nouvelles. Le spirituel, c’est le mouvement, c’es
19 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
25le travail de tous et diriger celui qui, dans une société équilibrée, incombe à l’État, c’est ce que nous appelons le domaine d
20 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
26 elle alimentera quelque temps encore les jeux de société des congrès de mathématiciens et de logisticiens ; et pendant ce temp
21 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
27? L’amour du [p. 15] peuple et des victimes d’une société affolée s’étale sur les affiches électorales : j’y vois la preuve que
22 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
28st par eux qu’il peut être humanisé. Le but de la société, c’est la personne. On n’y atteindra jamais que par une politique éta
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
29 qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissionnaire par excellence du déter
30e. Nous avons oublié ce fait très simple : que la société doit être composée d’hommes réels. Nous avons tout calculé, sauf ce q
31réponse de l’Évangile. [p. 51] Faites toutes les sociétés que vous voudrez, bouleversez les institutions, organisez le monde pa
32trainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société si vous n’avez pas, avant tout, retrouvé le rapport primitif, le rapp
33ard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une
34de notre destin personnel et fonde aussi la seule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
35t ainsi à cette bourgeoisie la vraie nature de la société moderne. Aux grands bourgeois libéraux, philanthropes et déjà démocra
36our. (Auto-suppression de l’État, au moment où la société sera devenue homogène, c’est-à-dire sans classes.) Tout cela n’est qu
25 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
37en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Considérer l’homme en tant que personne et fonder sur cette personn
26 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
38es tombeaux, objets d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle adore, c’est ce qu’elle craint, c’est ce qui la
39ce qu’elle craint, c’est ce qui la terrorise. Une société ainsi formée a pour caractère distinctif l’intolérance radicale. (On
40upes naturels subsistants, atomise encore plus la société, afin qu’aucune structure organique ne s’oppose plus à son action d’u
41ement, ont fait faillite. Quelle sera la nouvelle société ? En ce point de l’évolution, dans cette angoisse, deux solutions par
42qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une société d’un type absolument nouveau, qui ne soit pas fondée sur les contrain
43 d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme.
44 : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du
45étranges constituent bel et bien les germes d’une société véritable. Elles ont leur organisation sociale, leurs chefs locaux, l
46 du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prévoir. En effet, la p
47. C’est à cette seconde déviation que succomba la société au moyen âge. « L’homme médiéval, écrit Burckhardt, ne se connaissait
48es les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et tend à s’imposer par la force, comme ce fut le cas dès le xiie si
49mer libre et sans responsabilité par rapport à la société. Qu’il s’agisse de libre examen, de crimes, de soif de gloire et de r
50il est chargé d’une responsabilité unique dans la société, à sa juste place. Notons que si la personne doit être respectée par
27 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
51 en principe, destiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cett
52nante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 72 de la plupart de ses membres,
53ômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pouvait prévoir ses effets dès l’origine.
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
54 qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissionnaire par excellence du déter
55e. Nous avons oublié ce fait très simple : que la société doit être composée d’hommes réels. Nous avons tout calculé, sauf ce q
56c’est la réponse de l’Évangile. Faites toutes les sociétés que vous voudrez, bouleversez les institutions, organisez le monde pa
57trainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société si vous n’avez pas, avant tout, retrouvé le rapport primitif, le rapp
58ard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une
59e notre destin personnel, et fonde aussi la seule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
60nts » — comme disait Nietzsche — qui domine notre société. p. 415 r. « Deux essais de philosophes chrétiens », Foi et Vie,
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
61ur Général de la Cour, le favori élu par la bonne société ; il paraît devant une assemblée choisie d’élus, et prêche avec émoti
62 races, à l’histoire (ou plutôt à l’évolution des sociétés), à la révolution, au capital, au jugement de l’opinion publique ; no
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
63sition d’un acte indépendant des mécanismes de la société. Il nous faut faire [p. 28] un pas de plus. Il nous faut dire enfin q
64 ne sont pas les descriptions désenchantées d’une société en voie de dissolution atomique. Les civilisations conscientes de leu
65ques est toujours un assez mauvais signe dans une société décadente. Il est poussé à la manie par les suiveurs des maîtres d’ap
32 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
66t le terme dernier de la division objective d’une société au sens des sociologues. Il joue, sur le plan politique, le rôle que
67x autres ? La personne ne sera pas au terme d’une société parfaite, pour la simple raison qu’il n’y a de rapport humain réel qu
33 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
68f à l’infortuné [p. 47] qu’on a « retranché de la société humaine, et qui ne peut plus rien faire ici-bas d’utile et de bon pou
34 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
69en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Thèse II. — Considérer l’homme en tant que personne et fonder sur ce
35 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
70t dans l’attente, la révolte et l’impuissance. La société que veut L’Ordre nouveau a pour mesure fondamentale cette réalité de
36 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
71un cadre qu’il connaît et qu’il accepte, dans une société à laquelle il peut collaborer. » — Enfin le Plan réclame « la sanctio
37 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
72ans une passion grave, exigeante, à l’écart d’une société hostile, dans une ascèse morale soutenue. L’aîné, c’est ce Rouveyre q
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
73et veille, et de ressusciter le type primitif des sociétés irrationnelles, « sous une forme supérieure ». Selon Tzara, ceci doit
74rieure ». Selon Tzara, ceci doit nous mener à une société collectiviste, marxiste. Je ne comprends pas cette déduction. La reve
75donc vain et dangereux qu’au lieu de combattre la société actuelle, tout en préparant la culture à venir sur le solide terrain
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
76’un des rapports fondamentaux qui définissent une société. C’est reconnaître enfin que ce rapport n’est plus perçu par un chacu
77n qu’on vient de lire ne saurait être celle d’une société équilibrée. Où est l’esprit ? Quel est son champ d’action ? Doit-il a
40 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
78 elle-même le germe de sa mort. Une fois toute la société adaptée au cadre fixe des cités, hiérarchisée, soumise au bien d’une
79créer une tension par en bas 22 . La mesure d’une société personnaliste est au contraire infiniment vivante : car la personne e
80r. La personne est par excellence la mesure d’une société ouverte. La société personnaliste a pour fin l’extension maximum du p
81ar excellence la mesure d’une société ouverte. La société personnaliste a pour fin l’extension maximum du phénomène de la perso
82 même de la personne, mesure par excellence d’une société ouverte. L’erreur de Nietzsche est manifeste : il a conçu sa nouvelle
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
83u que l’on emploie avec autant d’irréflexion. Une société de gymnastique tenant sa réunion annuelle inscrit à son programme de
84lique en outre une exigence morale, adressée à la société tout entière ; et l’Église, en tant que directrice du devoir universe
85 l’action. Elle est comme la mesure vivante de la société rénovée. Mais la situation se renverse au siècle suivant, c’est-à-dir
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
86 se demande quel est le principe central de notre société bourgeoise, son lieu commun fondamental, son arme défensive et offens
87cipe central, la vertu décisive et première de la société féodale fut l’honneur, vérité de la force et de la confiance jurée, d
88nt à la brusquer. Ces coquetteries morbides d’une société en mal de nouveauté, ces façons de s’offrir à la violence des affranc
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
89avaux scientifiques nécessaires pour organiser la société (Comte). Tous les dogmes rationalistes qui vont constituer l’armature
90minisme historique. Organiser scientifiquement la société : c’est le socialisme, le sociologisme, le collectivisme, le centrali
91rdonner à l’Humanité » (Comte), c’est-à-dire à la société organisée. Elles transportent ainsi le dynamisme de l’Histoire dans u
92istinction qui les honore aux yeux de la nouvelle société. En effet, cette nouvelle société est celle des bourgeois établis dan
93 de la nouvelle société. En effet, cette nouvelle société est celle des bourgeois établis dans une richesse acquise par leurs a
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
94arches de la pensée et de l’action au telos de la société, c’est-à-dire à son but suprême. Encore faut-il savoir, me dira-t-on,
95xistent pas ou cessent d’exister, la mesure d’une société se détruit d’elle-même, fatalement. C’est le cas présent de la mesure
96cclesia qu’une polis. Mais le terme parfait d’une société n’est-il pas justement dans la transformation de la polis en ecclesia
97e concentrer les puissances de la nature et de la société dans les mains de l’homme responsable, et dont l’esprit connaît un bu
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
98e de ces fins est la vraie force animatrice d’une société. Les génies sont ceux qui l’incarnent, soit qu’ils la créent contre u
99e et la réalité fondamentale, dans l’histoire des sociétés et des cultures, de ce que je nomme la commune mesure, le spectacle d
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
100ythe nietzschéen sournoisement introduit dans une société marxiste, dont il trahit les présuppositions fondamentales. Ainsi l’
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
101es dans les deux cas, bien que le but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, qui sont censées configurer
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
102boutirent à la dissolution du principe vivant des sociétés, et de la société bourgeoise notamment. Or il est clair qu’aucune éco
103olution du principe vivant des sociétés, et de la société bourgeoise notamment. Or il est clair qu’aucune économie ne peut surv
104e, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’ère nouvelle, inc
105logie, qui affirme à nouveau l’Église en tant que société de ceux qui croient, ou qui revient à la doctrine du Bien Commun. Ell
106nnie d’un seul, et non le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé e
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
107ubversion. Les révolutions seules maintiennent la société, maintiennent en efficacité les inventions instituées par l’homme. No
108iens avec un monde hors de mes prises, l’État, la société telle qu’ils la font, — avec moi-même hors de ma prise ? Ainsi l’éthi
109ntres auxquels se rapportaient jusqu’à présent la société, l’État, les lois, la pensée et l’action, n’étaient pas le vrai centr
110 la personne ; et que pour cette seule raison, la société, l’État, les lois, la pensée et l’action déformaient l’homme et se l’
111ur situer en ce centre de l’homme le centre de la société, préfigurent dès maintenant la conquête et l’effort ultimes auxquels
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
112ythe nietzschéen sournoisement introduit dans une société marxiste, dont il trahit les présuppositions fondamentales. Ainsi l’i
113 dans les deux cas, — bien que le but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, — qui sont censées configur
114e, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’ère nouvelle, inc
115logie, qui affirme à nouveau l’Église en tant que société de ceux qui croient, et qui revient à la doctrine du Bien Commun. Ell
116nnie d’un seul, et non le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé e
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
117 son œuvre. Rien n’est plus redoutable pour notre société que le regard tranquille, apparemment modeste, d’un homme que son mét
118t à cette scandaleuse opposition, créée par notre société, entre les deux sens du mot « vivre » : gagner sa vie et mériter sa v
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
119 philosophie, ou de morale, mais en refaisant une société où l’art exerce une fonction nécessaire. Toutes les grandes littératu
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
120s que Paris a, lui aussi, son métro. » — Égalité, société sans classes ? « Comment n’être pas choqué par le mépris, ou tout au
54 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
121ici les modalités du régime de l’édition dans une société O.N., rappelons cependant les principes fondamentaux à faire valoir d
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
122illage comptait autrefois, paraît-il, cinq ou six sociétés de caractère utilitaire ou récréatif. La plus fameuse était la Clique
123ie ! Vous avez un rôle magnifique à jouer dans la société. Vous avez le temps de réfléchir et de nous faire part de vos lumière
124tre. Mais l’importance respective des deux pôles, société et individu, a varié depuis Goethe d’une manière appréciable. Les sui
125ations avec le monde : le commerce [p. 108] de la société, l’action et le service d’autrui lui demeurent indispensables, non po
126Goethe sera l’homme en relation avec le monde, la société, et la nature ; mais de cette relation, de cette tension, la résultan
127otre pensée nous donne des modèles d’ordre que la société toute défaite qui est la nôtre ne paraît plus capable de subir. Il y
128se produit de nouveau entre les pôles individu et société. Mais sa résultante change de signe : elle pointe sa flèche contre la
129change de signe : elle pointe sa flèche contre la société 8 . Nous ne pouvons nous réaliser que dans le corps à corps avec le m
130nt possibles et par avance élaborées : antiquité, société policée, objets d’art, paysages célèbres, tout ce qui met une certain
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
131 des très grandes villes et de leur caricature de société. — Simard, le jardinier, est à demi métayer. Est-ce un prolétaire ? I
132Ce drame est celui [p. 160] du langage dans notre société présente. Et c’est encore une fois le drame de la culture. Qu’on ne c
133voulez-vous ! À la loterie, dans les tombolas des sociétés, n’importe où, elle est sûre de gagner quelque chose à tous les coups
134ique sont notre vraie réalité, ce serait jeter la société dans l’anarchie la plus sanglante. La politique ne doit jamais partir
135 pas parler de « questions matérielles » dans une société distinguée. Vous me direz qu’on ne parle guère que de cela. Oui, mais
136ent » aux disciplines staliniennes en haine d’une société qu’ils sont encore les seuls [p. 220] à croire « chrétienne » — il fa
137. C’étaient des hommes qui ne supportaient pas la société capitaliste, disaient-ils ; mais dès qu’ils en étaient sortis, ils dé
138n étaient sortis, ils découvraient que c’était la société en général qui les vexait. Pensaient-ils faire une colonie en groupan
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
139ne baraque à un seul lit. Tous ceux qui fuient la société et la police, les sans-nom, les rebuts d’humanité, la fin des fins, l
140parmi les danseurs du quartier, alors que dans la société, l’on se montre au moins des têtes, en racontant de petites histoires
141 détente apathique. En somme, que ce soit dans la société bourgeoise ou dans le peuple, les « artistes » aujourd’hui, sont les
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
142fois, sans tricher. Mais non : pour condamner une société, il faudrait plus de charité réelle, c’est-à-dire plus de radicale du
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
143 du seul antifascisme digne de ce nom. « La seule société pleine de vie et de force, écrit G. Bataille, la seule société libre
144e de vie et de force, écrit G. Bataille, la seule société libre est la société bi ou polycéphale qui donne aux antagonismes fon
145 écrit G. Bataille, la seule société libre est la société bi ou polycéphale qui donne aux antagonismes fondamentaux de la vie u
146 mais limitée aux formes les plus riches. » Cette société sans tête unique, c’est à peu près ce qu’en termes moins romantiques
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
147voulez-vous ! À la loterie, dans les tombolas des sociétés, n’importe où, elle est sûre de gagner quelque chose à tous les coups
148ique sont notre vraie réalité, ce serait jeter la société dans l’anarchie la plus sanglante. La politique ne doit jamais partir
149era-t-elle pour nous qu’une évasion hors de cette société maussade, défaite, un alibi pour la mauvaise humeur de ceux qui n’ont
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
150le jour, par profession, s’étend ainsi à toute la société, à tout cet embrouillamini de responsabilités, d’inconsciences, de mi
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
151y avoir encore une orthodoxie de la personne, une société et une économie qui la soutiennent, et qu’elle maintienne. (La questi
63 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
152riciat, posa très vite de graves problèmes. Toute société qui sécrète un chômage « technologique » se voit contrainte de fourni
153 les chevaliers. Désormais, l’on peut dire que la société romaine est livrée aux mécanismes de la loi capitaliste. La concentra
154 sociale, humaine. Substitut à la mesure de cette société moribonde, qui a besoin pour sentir la vie, de toutes les épices capa
155sont qu’une longue suite de luttes de classes. La société urbaine est désormais divisée en marchands de gros, patrons capitalis
156r cette crise ne fut résolue qu’en apparences, la société n’ayant aucunement renoncé à son statut de privilèges économiques. Là
157 les plus actifs de son aggravation : machinisme, sociétés anonymes 70 , trusts. [p. 12] La libération politique de la bourgeoi
64 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
158anifeste l’existence d’une commune mesure dans la société. Sans vouloir entrer ici dans l’étude détaillée de cette idée de comm
159 traits caractéristiques. La commune mesure d’une société doit être considérée non comme un élément « donné » (au sens philosop
160ons par avance toute tentative d’ordination de la société à un principe matériel (comme l’abondance ou la prospérité) ou irrati
161onsidérée comme une vis a terga qui pousserait la société dans une voie déterminée à l’avance. C’est là ce qui permet de compre
162iste cependant pas en une sorte d’émanation de la société constituée ou de la collectivité, émanation qui sourdrait peu à peu,
163vient assez aiguë pour s’irradier ensuite dans la société qui incarne cet ordre dans des institutions. Est-il besoin d’ajouter
164e fois dans cette revue, — les institutions de la société O.N. ne fonctionneront que si elles sont servies par un État aussi bi
165 circonstance où les principes fondamentaux de la société O.N. peuvent être mis en jeu. Il pourra donc être amené à juger en de
166er la nécessité de l’autorité spirituelle dans la société, séparée du pouvoir matériel. Et quiconque sait interpréter les faits
65 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
167t avec mépris ceux qui n’appartenaient pas à la « société ». Le national-socialisme a détruit les classes et les castes. Il a l
168e 10 . Avant 1933, on ne le recevait plus dans la société de la ville ; depuis, il est devenu un personnage, recherché par ceux
66 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
169st plus possible sans l’autre, dans l’état de nos sociétés. On peut n’aimer ni l’un ni l’autre, mais il serait un peu stupide de
170e l’économie, de la culture, de la race, et de la société. Formule d’oppression maximum ? C’est entendu, c’est tellement entend
171posées par des siècles d’individualisme. Dans une société où tous les liens originels sont dissous ; où les religions n’apparai
172 toute commune mesure a disparu, — dans une telle société il est fatal que se répande par les masses et que s’installe au cœur
67 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
173morales s’affrontaient au Moyen Âge : celle de la société christianisée, et celle de la « courtoisie » hérétique. L’une impliqu
174qu’elle joue un rôle restreint dans la vie de nos sociétés. Ce qui explique, à mon sens, l’état présent de dé-moralisation génér
175nce : d’une part, une morale de l’espèce et de la société en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l
176tionnelle des relations entre les sexes, dans une société libérée des contraintes de classe et d’argent. D’autres enfin s’effor
68 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
177hizophrène qui « perd le sentiment », celui d’une société qu’il faut bâtir « à hauteur d’homme » et non pas à hauteur d’idéolog
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
178passion d’amour signifie, de fait, un malheur. La société où nous vivons et dont les mœurs n’ont guère changé, sous ce rapport,
179et adultère se confondent le plus souvent dans la société qui est la nôtre, n’est-ce pas une première preuve de ce fait paradox
180 un groupe historique donné : l’élite sociale, la société courtoise et pénétrée de chevalerie du xiie et du xiiie siècle. Ce
181errons que ce n’est pas seulement la nature de la société, mais l’ardeur même de la sombre passion qui exige un aveu masqué. Le
182e est toujours aussi dangereuse pour la vie de la société. Elle tend toujours à provoquer, de la part de la société, une mise e
183 Elle tend toujours à provoquer, de la part de la société, une mise en ordre équivalente. D’où la permanence historique non poi
184’il est plus fort et plus vrai que le bonheur, la société et la morale. Il vit de la vie même du romantisme en nous ; il est le
185odin, si l’on songe qu’il se traduisait, dans les sociétés primitives, non par cette répugnance que je prévois, mais par la mise
186 à illustrer le conflit de la chevalerie et de la société féodale, — donc le conflit de deux devoirs ou même, nous l’avons vu p
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
187mentalité du siècle. Elles pénétrèrent bientôt la société féodale. Celle-ci ne connaissait pas toujours l’origine et la portée
188sus les Pyrénées, trouve au Midi de la France une société qui, semble-t-il, n’attendait plus que ces moyens de langage pour dir
189s plus révéré. Imaginons maintenant un état de la société où le principe de cohésion se relâche ; où la puissance économique dé
190 mal gré dans la lutte qui divise profondément la société, les pouvoirs, les familles, et les individus eux-mêmes : celle qui o
191 mauvaise conscience), dans la grande masse d’une société partagée non seulement entre la chair et l’esprit, mais encore entre
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
192lier ni la lyre ni l’épée symbolique du défi à la société constituée ! Est-il beaucoup de nos poètes qui aient trouvé leur « am
193leur passion étant inavouable tant aux yeux de la société (qui la réprouve comme un crime) qu’à leurs yeux propres (puisqu’elle
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
194moyen d’une littérature idéalisante l’élite de la société médiévale. D’où la réaction « réaliste » qui ne pouvait manquer de s’
195 l’on veut que tout rentre dans l’ordre, c’est la société qui l’emporte, et dès lors la fin du roman ne saurait être qu’un reto
196ise en ordre (pour ne pas dire mise au pas) de la société féodale par l’État-Roi entraîne des modifications assez profondes dan
197jours quelque séparation et quelque obstacle : la société, le péché, la vertu, notre [p. 227] corps, notre moi distinct. Et de
198p. 231] Richelieu ou un Lauzun dans la plus haute société, un Casanova au niveau de l’aventure scélérate, tels sont les parango
199he » du romantisme, et fréquentant d’ailleurs une société des plus sceptiques, Stendhal nous offre un exemple parfait pour l’an
200ociale des mythes. (Mensonges d’autodéfense d’une société qui veut sauver sa forme, tandis que les individus qui la composent s
201 loi toute animale des corps — ce qu’il faut à la société pour procréer et se consolider, ce qu’il faut au bourgeois pour resse
202’adaptation du mythe de Tristan à la mesure d’une société moderne. Le roi Marc est devenu le Cocu ; Tristan, le jeune premier,
203t à la propagation de l’espèce et à la guerre, la société devait la persécuter. Ce fut Rome qui porta le fer et le feu dans les
204 un art aristocratique. Et quand les cadres de la société vinrent à craquer — sous l’effet de poussées d’un tout autre ordre d’
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
205st, selon J. Huizinga, l’aspiration suprême de la société médiévale dans l’ordre éthique. « C’est une nécessité sociale, un bes
206 bien des jugements sur l’unité spirituelle de la société médiévale !) Or s’il est vrai que cette morale courtoise ne parvint g
207 manière à la rendre acceptable au jugement de la société. Le tournoi « joue » le mythe, physiquement : — « Les transports de l
208s dans les pays nordiques. Les femmes de la haute société recevaient une éducation aussi complète que celle des hommes, et joui
209 de jeu dans la guerre, on peut en déduire que la société et sa culture font un effort pour recréer le mythe de la passion, c’e
210[p. 284] Roi — action sacrée et rituelle dans les sociétés primitives — redevient quelque chose d’horrifiant et d’attirant à la
211 même fonction sociale (mais à la mesure de notre société). Ce n’était plus, en effet, un principe spirituel qui inspirait les
212assion et l’instinct de mort font peser sur toute société. La réponse du xiie siècle avait été la chevalerie courtoise, son ét
213es, comme il ne cesse de nous travailler dans nos sociétés libérales. C’est l’éventualité de la paix que j’envisageai dans les d
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
214morales s’affrontaient au moyen âge : celle de la société christianisée, et celle de la courtoisie hérétique. L’une impliquait
215le ne joue plus un rôle direct dans la vie de nos sociétés, qu’elle a tant contribué à former. Ce qui explique, à mon sens, l’ét
216nce : d’une part, une morale de l’espèce et de la société en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l
217tionnelle des relations entre les sexes, dans une société libérée des contraintes de classes et d’argent. D’autres enfin s’effo
218 donnera peut-être aux historiens futurs de notre société occidentale, la clé d’une crise dont nous ne voyons encore que des sy
75 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
219imitifs » qu’on nous décrit. Don Juan suppose une société encombrée de règles précises dont elle rêve moins de se délivrer que
220ie. En dérivant cette passion vers le plaisir, la société se trouve lui ménager des satisfactions qui l’épuisent, sans que l’or
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
221aux, objets [p. 16] d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle adore, c’est ce qu’elle craint, c’est ce qui la
222ce qu’elle craint, c’est ce qui la terrorise. Une société ainsi formée a pour caractère distinctif l’intolérance radicale. (On
223upes naturels subsistants, atomise encore plus la société, afin qu’aucune structure organique ne s’oppose plus à son action d’u
224ement, ont fait faillite. Quelle sera la nouvelle société ? En ce point de l’évolution, dans cette angoisse, deux solutions par
225qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une société d’un type absolument nouveau, qui ne soit pas fondée sur les contrain
226 d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme.
227 : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du
228étranges constituent bel et bien les germes d’une société véritable. Elles ont leur organisation sociale, leurs chefs locaux, l
229 du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prévoir. En effet, la p
230. C’est à cette seconde déviation que succomba la société au moyen âge. « L’homme médiéval, écrit Burckhardt, ne se connaissait
231es les fois que l’élément sacré reparaît dans une société et tend à s’imposer par la force, comme ce fut le cas dès le xiie si
232mer libre et sans responsabilité par rapport à la société. Qu’il s’agisse de libre examen, de crimes, de soif de gloire et de r
233il est chargé d’une responsabilité unique dans la société, à sa juste place. Notons que si la personne doit être respectée par
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
234illustre à merveille le vice fondamental de notre société et aussi de notre culture : c’est une absence totale de vues d’ensemb
235it par ne plus les voir. Il est admis, dans notre société, que les hommes de la pensée n’ont rien à dire d’utile aux hommes d’a
236our faire des choses sérieuses… Et cependant, une société où les valeurs de la pensée n’ont plus aucun rapport avec les lois de
237plus aucun rapport avec les lois de l’action, une société qui manque à ce point d’harmonie, [p. 68] et où ce manque n’est même
238n ? Et que va faire la culture ? Il semble que la société devienne trop gigantesque pour être dominée d’un seul regard. [p. 70]
239es de l’esprit rationaliste, et le panorama de la société devient confus. Plus rien n’est à la mesure de l’homme individuel. Qu
240ais une action qui ne sait pas où elle va ! Et la société à son tour ne tarde pas à se défaire. Dès que la pensée se sépare de
241pe qui doit harmoniser toutes les activités d’une société donnée. Dans la cité grecque, par exemple, tout était rapporté à la m
242urs des siècles précédents, les hommes d’une même société s’entendaient sur le sens de certains mots fondamentaux que j’appelle
243esprit que sortira la possibilité de repenser une société. [p. 90] Raisons d’espérer : la culture et les groupes Je voudrais
244t décrire objectivement les lois rigides de notre société. En vérité, il n’est de lois fatales que là où l’esprit démissionne.
245ne pense pas que les principes fondamentaux d’une société plus harmonieuse puissent être formulés dès maintenant comme un progr
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
246s-nous la grâce de n’en point vouloir. » Car « la société qui veut m’ôter ma religion m’effraie bien moins que celle qui veut e
79 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
247s-nous la grâce de n’en point vouloir », car « la société qui veut m’ôter ma religion m’effraie bien moins que celle qui veut e
80 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
248 l’âme humaine depuis la formation de la première société ; et il existera sans aucun doute jusqu’à la fin de l’histoire de not
81 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
249cédures sont justifiables en temps de guerre. Une société démocratique doit se protéger comme les autres. Elle devra même s’org
250e volonté mystérieuse qui est celle du chef d’une société secrète. On veut amener Wilhelm à son salut, par les voies plus ou mo
251 ni pour la guerre. Mais je constate que dans une société où le sens spirituel s’endort, la correction des mœurs devient un idé
252ent la politesse à tous les [p. 112] degrés de la société. Elles offraient des modèles dans l’art de courtiser un supérieur, de
82 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
253rusque, dans l’espace de cinquante à cent ans, la société est devenue trop gigantesque pour être dominée d’un seul regard. Une
254qui la [p. 165] désigne au plus juste dédain. Une société déprimée comme la nôtre doit recourir aux valeurs dures et rationnell
255ncevables toutes les interdictions que mettent la société, la charité, et la nature elle-même, — que ces interdictions soient «
256er [p. 177] ce qui va se passer à l’échelle de la société. La femme qui n’est plus dominée par l’homme — que la faute en soit à
83 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
257ible : la dictature devient inévitable dans toute société dont la maxime est le « chacun pour soi et Dieu pour tous » de ceux q
258tre et [p. 204] de se sentir responsables dans la société et dans la politique, donc d’être libres ; cette irresponsabilité anx
259 force peut-elle compter ? Et quand l’élite d’une société n’attache plus que du ridicule aux disciplines qui l’ont fondée et ma
84 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
260ur général de la Cour, le favori élu par la bonne société ; il paraît devant une assemblée choisie d’élus, et prêche avec émoti
261 races, à l’Histoire (ou plutôt à l’Évolution des sociétés), à la Révolution, au Capital, au jugement de l’Opinion publique ; no
85 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
262propagées par l’apparition du mythe au sein d’une société donnée, bien définie. Il ne saurait être question d’une société bourg
263, bien définie. Il ne saurait être question d’une société bourgeoise et citadine : celle-ci reste, en principe, justiciable d’u
86 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
264uvent déjà. Impression soudaine, émouvante, d’une société secrète que rassemblent l’appréhension des catastrophes prochaines et
87 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
265 que n’est anglo-saxonne celle des États-Unis, la société d’ici n’en compte pas moins bon nombre de noms italiens, anglais, fra
266ante familles tiennent le haut du pavé et sont la société de Buenos Aires. Elles possèdent des domaines infinis, peuplés de bœu
88 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
267omme cent autres pareilles, fait voir en coupe la société américaine. C’est une coupe mégaloscopique — le contraire de microsco
89 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
268rdages sentencieux, qui rappellerait l’état de la société française à la veille de la Révolution. Tout le monde voit les abus,
90 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
269 la collectivité et l’individu dans le plan de la société. Et de même que l’œcuménisme retrouve la position spirituelle central
270se recrée le vide social. Quelle sera la nouvelle société ? En ce point crucial de l’histoire — dans une situation qui rappelle
271t, elles constituent bel et bien les germes d’une société véritable. Elles ont leur organisation sociale, leurs chefs locaux, l
91 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
272onde convenance des rôles qu’ils tiennent dans la société, sous l’égide des plus intangibles hiérarchies. Et Don Juan triche, u
92 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
273imitifs » qu’on nous décrit. Don Juan suppose une société encombrée de règles [p. 78] précises dont elle rêve moins de se déliv
274ie. En dérivant cette passion vers le plaisir, la société se trouve lui ménager des satisfactions qui l’épuisent, sans que l’or
93 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
275 le temps ? Mais j’aime les jeux. Ce petit jeu de société mondiale qu’est la comparaison des peuples, deux à deux, voilà qui se
94 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
276ialisme accroissent au contraire par système. Une société qui perd le respect des élites est obligée de le compenser par le cul
277s agences. Finirons-nous tous fonctionnaires ? La société entière se transformera-t-elle en un cauchemar de statistiques, de di
95 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
278x de morale civique et privée sans lesquels nulle société n’est possible. Il ne s’agissait pas de « moralisme » (les ismes n’ap
279iècle, l’organise, et tend à se confondre avec la société terrestre, mais alors la foi tend à se confondre [p. 112] avec la mor
96 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
280firmait l’autre jour qu’il en remplit 145 pour sa société). Il se plaint, mais il met son point d’honneur à payer ce qu’il doit
97 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
281ue l’arrêt artificiel, à un certain niveau, d’une société en décadence. On isole de cette société les éléments que l’on considè
282au, d’une société en décadence. On isole de cette société les éléments que l’on considère comme bons, et l’on en compose un sys
98 1948, Suite neuchâteloise. VII
283e, je viens de subir l’épreuve d’initiation d’une société de collégiens. J’ai refusé de raconter devant tous, debout sur un ton
99 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
284uissance du Pacte. Il y eut un long branle‑bas de sociétés, de mouvements, de projets, de discours et de vœux. À la faveur de ce
100 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
285ve, de créer des coopératives, des syndicats, des sociétés d’entraide ; de changer d’habitation, de condition sociale, de profes