1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
1herlant beaucoup de défauts bien agaçants pour sa souveraine désinvolture. Elle est tonique comme le spectacle des athlètes. Et c’
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
2songère de l’ancienne Suisse, à l’usage du peuple souverain qui ne manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cette prépara
3 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
3rilité et le respect de soi était de son temps le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
4epose dans la lumière… » Vous avez reconnu ce ton souverain. Pour la première fois, le ton des hauteurs, le ton de celui qui les
5 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
5teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
6 posséder dans sa force. Car la lenteur est chose souveraine, — elle seule domine l’amour. Les plus grands spectacles naturels son
7 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
7par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux romans de Dostoïevski ou d’Émily Brontë ces
8 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
8illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la maxime calviniste par excellence : « Point n’est bes
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
9e ne puis voir dans ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisib
10 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
10illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la maxime calviniste par excellence : « Point n’est bes
11 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
11e. On voudrait que le spirituel soit honoré comme souverain d’une hiérarchie intangible, et l’on oublie qu’un souverain, fût-il d
12d’une hiérarchie intangible, et l’on oublie qu’un souverain, fût-il de droit divin — et peut-être surtout dans ce cas —, ne saura
13s avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degr
14verain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degré jaloux de son aveuglement, impatient à l’égard de q
15 ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se trouve au contraire des centaines de Marat po
12 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
16d’une personne. Croire à la réalité du « destin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — c
13 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
17trine davantage que le mot peut-être apocryphe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phrase, dont on croirait qu’elle con
14 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
18 bien Dieu [p. 22] est présent, et c’est un ordre souverain ; ou bien il se retire, et devient un problème. Problème signifie do
19tent pas cette alternative absolue. Ni totalement souveraines, ni totalement problématiques, même au faîte de leur pouvoir, même au
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
20. Le type à peu près idéal d’une mesure à la fois souveraine et vraie, nous le trouverons chez les anciens Hébreux. Le Moyen Âge à
16 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
21t soustraite à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souverain de Dieu. C’est en s’y soumettant qu’elle se révèle à l’homme, lorsqu’
17 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
22 pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificateur. On les trouvera « chez le traducteur, à Bazoges-en-Par
18 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
23nt les rapports de notre volonté et de l’éternité souveraine, demeure entière. La différence, c’est que Nietzsche nous propose d’a
19 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
24e des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souverain des conflits sociaux, et la notion de Bien commun national s’est subs
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
25qu’il l’ait voulue et accueillie par un obscur et souverain assentiment, tout le trahit dans son action, et jusque dans sa fuite
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
26ndalousie touche aux royaumes espagnols, dont les souverains se mêlent à ceux du Languedoc et du Poitou. L’épanouissement du lyris
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
27de son âme ; plus d’obstacles à ses élans vers le Souverain Bien !… Se souvenant des romans français, François fit de la Pauvreté
28à voir le terme de leur ascension dans la liberté souveraine de l’âme. Saint Jean de la Croix et Maître Eckhart disent en termes d
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
29ne tue bien que son amour, parce que lui seul est souverain. Le crime d’amour impur sauvera la pureté. Lisons maintenant avec cet
30s la Philosophie dans le Boudoir : « Eh quoi ! un souverain ambitieux pourra détruire à son aise et sans le moindre scrupule les
24 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
31 biblique, rapportant tout à Dieu et à sa volonté souveraine, nous permet de prendre une vue du Mal moins locale et plus pénétrant
25 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
32plaintes ne sont pas fondées. Une coalition entre souverains, faite sur les principes d’une morale pure et désintéressée, serait u
33et ordre imposé par l’extérieur est en réalité le souverain désordre. [p. 202] Il n’y a d’ordre vrai que dans la liberté. Il n’y
34r et ni l’amour ne cessent d’attendre, intacts et souverains, notre désir. Il nous suffit de retrouver le courage d’être vertueux.
26 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
35e ne puis voir dans ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisib
27 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
36nt les rapports de notre volonté et de l’éternité souveraine, demeure entière. La [p. 144] différence, c’est que Nietzsche nous pr
28 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
37dmirables d’Alexandre Vinet (« La tyrannie est le souverain désordre » par exemple), la brochure de Benjamin Constant sur l’Espri
29 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
38 dans le sens d’État, le mot État dans le sens de souverain, dont ils font finalement un dieu, créant d’horribles confusions d’id
30 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
39 au sujet des armées, des frontières, des nations souveraines et du pouvoir mondial. Maintenant, pour quelles raisons d’apparence [
40impossible. Ainsi nous défendons l’idée de nation souveraine parce qu’au secret de notre conscience elle est liée à l’idée de guer
31 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
41es vœux incolores. Il est évident que les nations souveraines s’en moqueront. Il est évident que l’une d’entre elles, Bombe en main
32 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
42’État cesse d’être un vrai État dès qu’il se veut souverain absolu, l’homme cesse d’être un homme intégral dès qu’il absolutise s
33 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
43t par allusions ou par symboles, mais sa présence souveraine [p. 64] est annoncée par certain frémissement de l’assemblée des mots
34 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
44 d’un cerveau, né d’une pensée unique et vraiment souveraine : la royauté dans son état naissant. Je me souviens. J’allais m’asseo
35 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
45 » (prononcez Djie), ainsi qu’on fait parfois des souverains en voyage. Comme elle est gaie ! J’ai passé une demi-heure à causer a
36 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
46 n’y a plus rien à unir. D’autre part, il déclare souveraine la nation [p. 39] unifiée de la sorte, qui se conduit alors vis-à-vis
37 1948, Suite neuchâteloise. III
47nguer avec quelque exactitude les prérogatives du Souverain des franchises du Peuple. » Voici ce qu’il a cru démêler, en une ving
38 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
48Comment fédérer des nations qui se croient encore souveraines ? Voyons l’Histoire. Les Suisses ont réussi : voyons la Suisse. Tout
49acte d’alliance entre vingt‑cinq États absolument souverains. Point de citoyenneté suisse, point de liberté d’établissement ou d’é
50nt elle soumet les résultats aux vingt‑cinq États souverains. Le 15 mai, la Diète est saisie du projet, qu’elle adopte le 27 juin.
51és, neuf mois avaient suffi pour fédérer 25 États souverains. Pensez‑vous que l’Histoire vous en laisse beaucoup plus, pour unir v
39 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
52sion des souverainetés. Ses vingt-cinq États sont souverains sur le papier, mais fédérés en fait. Chacun d’eux a gardé sa personna
40 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
53opose une autre solution que l’Autorité fédérale, souveraine au-dessus des États. Messieurs les Députés européens, je vous salue d
41 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
54 grande confiance dans le jeu politique des États souverains et des partis, quand il s’agit de surmonter les égoïsmes que les État
42 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
55es les unes des autres, à l’imitation des États « souverains » ; par là même, elles se sont rendues dépendantes de l’État. En d’au
43 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
56, la Confédération se composait de treize cantons souverains, flanqués de nombreux alliés, villes libres, abbayes, vallées et pays
57comme elle l’était alors, divisée en petits États souverains différents à la fois par la langue, par la religion et par le mode de
58 de pouvoir central — les États restaient [p. 44] souverains —, livrée aux intrigues des agents français qui excitaient le peuple
59 population actuelle. Avec ses vingt-cinq États « souverains », ses quatre langues, ses deux confessions, ses climats contrastés,
44 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
60ifice fédéral. Les cantons suisses sont des États souverains « dans la mesure où leur souveraineté n’est pas limitée par la Consti
61s un enchevêtrement d’alliances entre républiques souveraines, dont plusieurs gouvernaient des « Pays sujets » et des bailliages. L
62ut de nouveau qu’une alliance conclue entre États souverains. Un lien si lâche n’était qu’une faible garantie pour l’indépendance
63ressemblait à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons souverains [p. 69] étaient les maîtres incontestés de leur politique économique.
64e qui frappe une Diète formée de délégués d’États souverains et non de députés des peuples : Lequel de nous n’a dû souvent déplor
45 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
65e que les États, sans rien perdre de leurs droits souverains en matière d’enseignement, sont au contraire mis en mesure de les mie
46 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
66nale (mai 1954) s 1. Peut-on fédérer des États souverains ? Parmi les fédérations réussies, l’on peut citer la Suisse sans soul
67e date, la Suisse n’était qu’une alliance d’États souverains. Pendant des siècles, leur lien légal avait consisté dans une Diète,
68e Strasbourg. Composée d’ambassadeurs des Cantons souverains, pourvus du droit de veto, cette Diète « n’avait en fait d’emprise su
69 Article 1. — Les peuples des vingt-deux Cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans leur ensemb
70nfédération suisse. Article 3. — Les Cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution f
47 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
71une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, aussitôt ne s’appartient plus. À peine libéré, l
72a plus rien à faire au monde ». Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre q
48 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
73me pur, opérant loin des hommes par une extension souveraine de leurs pouvoirs sur la matière et la Nature. Elle passa presque ina
49 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
74ranoïaque. « Toute collectivité régie par un chef souverain qui n’est comptable à personne se trouve entre les mains d’un malade 
50 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
75itions politiques ? Sachez, monsieur, que je suis souverain. Je vous refuse le droit de vous mêler de mes affaires B. Je croyais
51 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
76impuissante en fait contre l’Égypte. Si vous êtes souverains, tirez donc ! Et n’allez pas demander partout des permissions. Mais s
52 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
77une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, aussitôt ne s’appartient plus. À peine libéré, l
78a plus rien à faire au monde ». Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre q
53 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
79aux de métal précieux, il obtiendrait l’appui des souverains espagnols : en quoi il se trompait, car l’appui qu’il reçut fut accor
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
80loin des hommes par une délégation prolongée mais souveraine de leurs pouvoirs sur la matière et la Nature. Elle passa presque ina
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
81-cinq petites nations qui s’obstinent à se dire « souveraines », mais dont pas une ne peut se défendre seule, voici le bloc soviéti
56 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
82Europe, pour l’ensemble de nos nations soi-disant souveraines, et fragilement alliées plutôt qu’unies. J’avais énuméré quatre de ce
57 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
83 mort pour toute une civilisation, n’intéresse le Souverain moyen que si quelque anecdote rend la question « concrète » : on veut
58 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
84cause de sa division en petits États soi-disant « souverains » (exemple de la crise de Suez). — L’Europe, foyer vivant d’une civil
59 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
85teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
60 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
86teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
61 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — ii. Misère et grandeur de saint Paul
87 dans l’éloquence [p. 272] polémique, de l’exposé souverain de la vérité en acte (et heureux seront ceux qui La croient) dans l’o
62 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
88range navigation, errante et solitaire. Mais toi, souverain de la mer blanchissante, ébranleur de la terre, montre-toi pour moi b
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
89autant la suprématie du Saint-Empire que celle du Souverain Pontife. Philippe le Bel, contre l’Empereur et contre Boniface VIII,
90II, représente pour la première fois les droits « souverains » de l’État national. [p. 56] Comment se situe Dante dans ce drame ?
91ional entre les Princes, qu’il admet d’ailleurs « souverains », ce qui ne facilite rien … Mais si ces cités et ces princes nombre
92 afin qu’elles soient amendées et changées par le Souverain Pontife, si cela est juste ; si non elles doivent être confirmées et
93e pose, c’est la coexistence dans la paix d’États souverains ; il voit également que le moyen judiciaire de vider les litiges entr
94moyen judiciaire de vider les litiges entre États souverains est l’arbitrage. Il recommande des mesures dont beaucoup étaient conn
95raisonnement est l’existence de l’État, du prince souverain, rex qui non recognoscit superiorem in terris… Or, l’affirmation abso
96 point de chef auquel tous veuillent obéir. Ni au Souverain Pontife ni à l’Empereur on ne rend leur dû. Il n’est plus de respect
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
97st imaginée que sous la forme d’une coalition des Souverains. La crise profonde de la Réforme n’est pas ressentie comme divisant l
98es conquistadores vont lui apporter les titres de souverain des Indes et de la Terre ferme de la mer Océane, et de dominateur de
99sité d’instaurer un pouvoir supérieur à celui des souverains nationaux, ils se contentent de vitupérer la guerre et de ridiculiser
100condition qu’ils soient. C’est pourquoi tout État souverain, république ou royaume, quoique complet en soi et fermement assis, es
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
101e que seule la faiblesse pourrait être opposée au souverain de l’Allemagne et d’un si grand nombre de races et de royaumes. Il es
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
102merce par tout le monde. Aux monarques et princes souverains de ce temps. Ses 249 grandes pages ne comportent pas de divisions en
103apporter à l’arbitrage des Potentats et Seigneurs souverains : Ce faisant ils gaigneroient l’amitié de leurs semblables, pour s’en
104roit necessaire de choisir une ville, où tous les Souverains eussent perpétuellement leurs ambassadeurs, afin que les differens qu
105 qui concernent la bonne intelligence de tous les souverains respectivement l’un avec l’autre, dont le premier et le plus importan
106 la Savoie augmentée du Milanais) ; 4 Républiques souveraines : Venise, l’Italie, la Suisse, la Belgique (pour la définition de ces
107pouvoir de trancher tout différend, tant entre un souverain et son peuple qu’entre différents États. Ils ont pour mission de régl
108ispositions prévues par Sully pour l’élection des souverains des trois royaumes chargés d’assurer la défense de l’Europe à l’Est.
109de l’Europe, deux dispositions : d’une part leurs souverains devront être élus par un collège composé de huit souverains : le Pape
110 devront être élus par un collège composé de huit souverains : le Pape, l’Empereur, les rois de France, d’Espagne, d’Angleterre, d
111, de Suède et de Lombardie, d’autre part ces huit souverains seront obligés par devoir d’alliance à défendre ces royaumes contre t
112es cantons suisses. Le devoir d’alliance des huit souverains joue également pour Venise et le royaume de Sicile. Enfin, le plan Su
113ovinces-Unies des Pays-Bas 97 . [p. 102] Si les souverains d’Europe, qui représentent cette société ou cet état indépendant des
114 cela paraîtrait utile ; pour porter devant cette souveraine assemblée tous les différends en suspens qui n’auraient pu être réglé
115ible de connaître chaque année la valeur des pays souverains dont les délégués constitueront cette auguste assemblée, on pourra dé
116ifférents côtés, plus je le trouve avantageux aux souverains. C’est l’établissement d’un arbitrage permanent entre eux pour termin
117iblement de tous les maux que la Guerre cause aux Souverains d’Europe & à leurs Sujets, je pris la résolution de pénétrer jusq
118t attaché à la nature des Souverainetez & des Souverains, qu’il fût absolument sans remède, je me mis à creuser la matière pou
119 quelques réflexions sur la nécessité où sont les Souverains d’Europe, comme les autres hommes, de vivre en Paix, unis par quelque
120e être le plus haut degré de prudence, auquel les Souverains d’Europe & les Ministres ayent porté leur politique. Je ne fus pa
121vation du Commerce. … Je cherchai ensuite si les Souverains ne pourraient pas trouver quelque sûreté suffisante de l’exécution de
122ver sans cela. … En examinant le Gouvernement des Souverains d’Allemagne, je ne trouvai pas plus de difficultez à former de nos jo
123cet Ouvrage… Extraits du IV e Discours I. — Les Souverains présens par leurs Députez soussignez sont convenus des articles suiva
124 une Union permanente & perpétuelle entre les Souverains soussignez, & s’il est possible entre tous les Souverains Chrétie
125oussignez, & s’il est possible entre tous les Souverains Chrétiens, dans le dessein de rendre la Paix inaltérable en Europe, &
12610] vue l’Union fera, s’il est possible, avec les Souverains Mahometans ses voisins, des Traitez de Ligue offensive & défensiv
127ant toutes les sûretez possibles réciproques. Les Souverains seront perpétuellement représentés par leurs Députez dans un Congrez
128re les Séditieux & les Rebelles. IV. — Chaque Souverain se contentera pour lui & pour ses Successeurs du Territoire qu’il
129u qu’il doit posséder par le Traité ci-joint… Les Souverains ne pourront entr’eux faire d’échange d’aucun Territoire, ni signer au
130ce, ou autres matières entre les Sujets de divers Souverains, au-dessus de dix mille livres : les autres procez de moindre conséqu
131es Juges du lieu où demeure le Défenseur : chaque Souverain prêtera la main à l’exécution des Jugemens des Chambres du Commerce,
132me si c’étoient ses propres Jugemens… VIII. — Nul Souverain ne prendra les armes & ne fera aucune hostilité que contre celui
133ion, & aux trois quarts pour la défensive… Le Souverain qui prendra les armes avant la déclaration de guerre de l’Union, ou q
134at d’Europe vingt-quatre Sénateurs ou Députez des Souverains unis, ni plus, ni moins ; sçavoir, France, Espagne, Angleterre, Holla
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
135vingt ans pour apaiser les fièvres guerrières des souverains d’Europe. Un grand seigneur livonien, J. H. von Lilienfeld, publie à
136s serait transférée au Congrès ; 2° un « Tribunal souverain » appliquerait aux États un Code de droit international, et désignera
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
137ccident, et mettre l’Église dans un bon ordre. Un Souverain qui le veut bien peut préserver ses États de la peste ; la maison de
138te s’est arrêtée de mon tems à ses frontières. Un Souverain pourrait encore garantir ses États de la famine. Mais pour faire cess
139ingulières. Car outre le Tzar Pieter Alexiewiecz, souverain Seigneur des Russes et presque de tout le Nord, nous apprenons que Ca
140ême n’est qu’un ensemble de cités libres dont les souverains sont indépendants et à la tête desquelles se trouve l’Empereur… Lorsq
141lles se trouve l’Empereur… Lorsque des puissances souveraines s’unissent en des ligues perpétuelles ou temporaires, elles forment n
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
142mmerce, des arts, des colonies, ont mis entre les souverains ; la multitude des rivières et la variété de leur cours, qui rend tou
143i bien des difficultés, ils auront ordre de leurs souverains respectifs de signer la confédération générale que je suppose sommair
144perpétuelle dépend uniquement du consentement des souverains, et n’offre point à lever d’autre difficulté que leur résistance. San
145ésistance. Sans doute ce n’est pas à dire que les souverains adopteront ce projet (qui peut répondre de la raison d’autrui ?) mais
146ques plus sévères. Pour l’Abbé, c’est aux princes souverains qu’il appartient de convoquer le Congrès européen. Pour Rousseau, c’e
147on de Dieu même que parce qu’il est au ciel ? Les souverains se soumettront-ils dans leurs querelles à des voies juridiques, que t
148en comprend plusieurs ? Partagera-t-on l’autorité souveraine ? ou bien doit-on la concentrer dans une seule ville et assujettir to
149aire ni l’un ni l’autre. Premièrement, l’autorité souveraine est simple et une, et l’on ne peut la diviser sans la détruire. En se
150 et de la liberté, et que ces mots de sujet et de souverain sont des corrélations identiques dont l’idée se réunit sous le seul m
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
151sont au moins multipliées en raison du nombre des souverains ; et un Julien et une Sémiramis peuvent régner dans le nord en même t
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.4. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
152ncipes étaient refusés en fait par tous nos États souverains. C’est pourquoi l’Anglais Penn, s’il n’a pu faire l’Europe, a contrib
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
153a totalité des hommes. Une corporation qui se dit souveraine, blesse grièvement l’humanité, elle est en pleine révolte contre le b
154e ne s’est élevé au véritable principe de l’unité souveraine, de la confédération individuelle. Au nom — pour le moins paradoxal 
155rporations (États) et des individus qui se disent souverains, déclare solennellement, sous les auspices des Droits de l’Homme : Ar
156roits de l’Homme : Art. I. — Il n’y a pas d’autre souverain que le genre humain. Art. II. — Tout individu, toute commune qui reco
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
157re à aucune contrainte légale extérieure ; et son souverain met sa gloire à pouvoir disposer, sans qu’il ait lui-même à courir au
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
158De même que les rapports de citoyen à citoyen, de souverain à sujet furent complètement transformés par la Réformation, de même d
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
159 qu’on m’a volées. Dans cette réunion de tous les souverains, nous eussions traité de nos intérêts en famille, et compté de clerc
160s fussent réduites désormais à la seule garde des souverains, etc., etc. Dans son esprit, demeuré jacobin — et nullement fédérali
161t la confédération des grands peuples. Le premier souverain qui, au milieu de la première grande mêlée, embrassera de bonne foi l
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
162possible de la Sainte-Alliance fut imposé par des souverains qui, très loin d’« embrasser de bonne foi la cause des peuples », ne
163e savoir : Comment on peut restreindre le pouvoir souverain sans le détruire. On s’est demandé si le vrai but du livre n’était p
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
164manière la nécessité de la [p. 221] présence d’un souverain dans un pays d’une étendue raisonnable avec l’unité d’ensemble d’une
165depuis, et bien qu’elle existât à côté du pouvoir souverain et se mêlât quelquefois à lui, était dès lors une puissance purement
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
166entre les nations libérées à l’anarchie des États souverains Vers 1826, un philosophe français spiritualiste et libéral, Théodore
167mblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui
168ples, par le véritable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la
169st-à-dire la Multitude, la Masse ; il est le vrai Souverain, le Législateur, la Puissance, la Domination, la Patrie, l’État, il a
170ationalité européenne » sur le modèle des Nations souveraines et uniformes qui composent l’Europe ? Le problème s’est révélé insolu
171s d’une vraie fédération pour les Cantons jadis « souverains » de son pays, recule devant cette solution lorsqu’il s’agit de l’app
172tats européens se considèrent comme des personnes souveraines et sont tous décidés à affirmer leur souveraineté et à se soustraire
173tat européen unique, auquel les États jusqu’alors souverains devraient s’incorporer, est irréalisable. Bluntschli propose alors u
174able. Bluntschli propose alors une Union d’États souverains (Staatenbund) dirigée par un Conseil Fédéral représentant les États e
175es des deux capitales, Berlin et Vienne, dont les souverains sont les seuls obstacles… … Au besoin, si le cas le requiert, il jett
176 et la France qui a toujours possédé une habileté souveraine à présenter, sous une forme charmante et séduisante, jusqu’aux tournu
177r toutes les nationalités ayant pris forme d’État souverain est aussi contraire à l’Histoire et étrangère à la réalité, que l’Éta
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
178pe ne comptait en 1914 pas moins de vingt nations souveraines. Après les Traités de Versailles, Trianon et St-Germain, elle en comp
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
179e 1930. La dernière tentative pour unir des États souverains considérés comme raisonnables, échouait devant le déchaînement de sou
180gine l’existence sur ce continent de trente États souverains. Il importe de remédier à cette anarchie par la création d’une Union
181le de la Suisse d’aujourd’hui. Quel est ce remède souverain ? C’est de reformer la famille européenne, dans toute la mesure où no
182e de [p. 411] transférer certains de leurs droits souverains pour les exercer désormais en commun. » En fait, le Conseil de l’Euro
81 1961, La Vie protestante, articles (1938–1961). Bilan simple (29 décembre 1961)
183il de l’ère des convergences, au-delà des nations souveraines et des églises refermées sur elles-mêmes. Une nouvelle Renaissance, q
82 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
184 l’ère absolutiste, ère de la formation des États souverains, du xvie au xviiie siècle. Enfin, la prospérité générale qu’il faut
185 Nations, dès lors qu’ils se déclarent absolument souverains, et ne reconnaissent donc plus l’autorité commune supérieure à leurs
186es, et qui nous ramènerait à une Europe des États souverains, alliance paradoxale en son principe, et dont on peut craindre qu’ell
187ples, par le véritable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la
188gine l’existence sur ce continent de trente États souverains. Il importe de remédier à cette anarchie par la création d’une Union
189 par la fédération, jugulant l’anarchie des États souverains ; la prospérité par une économie à la fois libérée et organisée ; et
83 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
190ue fois qu’il s’agit de justifier la politique du souverain ou du parti au pouvoir 56  ; à quoi s’ajoute 50 % du marxisme plus ou
191communautaires, et la mise en commun des droits « souverains » qu’aucun de nos pays n’est plus en mesure d’exercer à lui seul, dan
84 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
192 termine en 1960 par la création d’une république souveraine et démocratique de plus de 2 millions d’habitants, dont le président
85 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
193s, et de traités économiques entre pays prétendus souverains. C’est la formule d’une Sainte-Alliance des monarques, transposée au
194tive pour prolonger le statut des nations dites « souveraines », mais qui ne le sont plus qu’au niveau des discours, cette Europe m
195isse a résolu, avec ses vingt-cinq petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au temps des d
86 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
196 fjords, présente un intérêt particulier pour les souverains qui tiennent à garder libre de toute intervention des seigneurs locau
87 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
197e dernier de ces trois États, principauté dont le souverain est le roi de Prusse, ne deviendra-t-il tout à fait « suisse » qu’apr
88 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
198adre de ces traités, et ces troupes servaient les souverains, mais sous les ordres de leurs propres officiers, les régiments porta
199ents portant le nom de leur colonel. Les premiers souverains alliés furent les rois de France. Le régiment Pfyffer, recruté à Luce
200r de nouvelles capitulations militaires avec huit souverains, mais le noyau d’une armée fédérale est créé : chaque canton doit fou
89 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
201de noblesse « suisse », créée ou confirmée par un souverain autochtone. Faute d’un tel souverain, tous les titres portés par des
202irmée par un souverain autochtone. Faute d’un tel souverain, tous les titres portés par des familles actuellement suisses ont été
203égiale. Les Orléans-Longueville qui en furent les souverains dès 1529, s’étant éteints en 1707, quinze prétendants à la succession
204ement curieusement compliqué de ce minuscule pays souverain, le Conseil d’État formait l’exécutif. Ses membres étaient choisis da
205e, de celui qu’on appelle toujours en Suisse « le souverain », voilà bien le seul exemple, depuis la Grèce antique, d’une démocra
206lu sans retour du nombre des éligibles au Conseil souverain ». C’est sans doute à ces mesures contre la noblesse prises par le pa
90 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
207 y survit à la dislocation de l’Empire en nations souveraines n’admettant plus aucune instance supérieure. À cet égard, en théorie
2087 . Rien ne pouvait mieux servir les intérêts des souverains qui levaient des troupes dans les cantons. La Révolution française et
91 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
209 système d’alliances « confédérales » entre États souverains, sans pouvoir supérieur ; 2° Qu’il a fallu exactement neuf mois, au l
210isse à l’agresseur. L’un après l’autre, les États souverains furent soumis et pillés, deux d’entre eux annexés par la France, et t
211sances du lien « confédéral » (alliance des États souverains) se révélèrent en premier lieu et sous les formes les plus criantes.
21215, à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons étaient souverains, maîtres incontestés de leur politique économique. On comptait alors
213 la Suisse unie, celle qui s’en tient aux cantons souverains — sont transposables terme à terme dans la conjoncture d’aujourd’hui
214 stade de la simple « confédération » 54 d’États souverains. La « transaction » intervenue est en réalité un optimum difficilemen
215Article 1er. — Les peuples des vingt-deux cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance [suit l’énumération des É
216fédération suisse. Article 3. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la constitution f
92 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
217éclarant neutres. Et Neuchâtel enfin, principauté souveraine, fut un État dès le haut Moyen Âge, lentement élargi aux frontières a
218ommunes, les cités, les ligues et les républiques souveraines portaient en allemand le nom générique de Ort (littéralement : lieu o
219 les cantons, en droit public ? Ce sont les États souverains « dans la mesure où leur souveraineté n’est pas limitée par la Consti
93 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
220est demandé, la décision finale sera prise par le souverain, c’est-à-dire par la double majorité des voix populaires et des canto
221acceptée cette fois-ci sans opposition — car le « souverain » se lasse plus vite que les bureaux.) Quoique un peu simplifié et st
222nne partie l’opinion du législatif, et quant au « souverain », nouveau roi fainéant, il n’aime pas qu’on le dérange trop souvent
94 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
223dit, les gens bien, gracieusement mêlés au peuple souverain de la région, dans cette égalité scolaire que créent en Suisse les ba
224t du service militaire, les assemblées populaires souveraines apparaissent à certains historiens modernes comme des survivances du
95 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
225s, et de traités économiques entre pays prétendus souverains. C’est la formule d’une Sainte-Alliance des monarques, transposée au
226tive pour prolonger le statut des nations dites « souveraines », mais qui ne le sont plus qu’au niveau des discours, cette Europe m
227ue la Suisse a résolu, avec ses 25 petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au temps des d
96 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. V. Appendice. Bref historique de la légende de Tell
228nt pas leur place ; les Habsbourg ont été de bons souverains et de grands mainteneurs de l’ordre dans l’Empire ; une révolte contr
97 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
229ions clés telles que « transférer certains droits souverains des nations pour les exercer en commun », ou « créer une citoyenneté
230jamais sur la base « réaliste » des États-nations souverains, formule oppressive, négative, quoiqu’aussi coriace que désuète. Elle
98 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
231 irréductiblement, de tout leur être de nations « souveraines » ? 54 Quand on nous affirme que le xxe siècle ne sera pas celui d
232qui l’un après l’autre se déclareront eux aussi « souverains absolus », superiorem in terris non recognoscentes selon la formule d
233is, c’est-à-dire d’environ cent trente pays (plus souverains les uns que les autres) confrontés aux trois seuls vrais Grands. Ils
234 dépassement de l’ère des États-nations prétendus souverains, unitaires à tout prix au-dedans mais fauteurs de divisions au-dehors
235vers l’union politique à partir des États-nations souverains étant demeurée nulle au cours des vingt-deux dernières années, il n’e
99 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
236 votre utopie ! » « On ne peut passer des nations souveraines aux régions fédérées sans transition. Cela prendra des décennies. Ce
237et même territoire sur lequel cet État se déclare souverain. — Cette superposition forcée de réalités radicalement hétérogènes co
238il les serve, au lieu de prétendre à les régir en souverain. Je demande la division du phénomène État en autant de foyers, et sa
100 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
239reusement inopérante tant que les États resteront souverains. Car c’est la protection des droits de la personne et des droits des