1 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
1 alors, de par la défection, mais aussi de par la souveraineté, désormais usurpée, de l’Église, le désordre se trouve « établi ». No
2 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
2 alors, de par la défection, mais aussi de par la souveraineté, désormais usurpée, de l’Église, le désordre se trouve « établi ». No
3 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
3, — si près qu’ils aient été de la folie et de la souveraineté totale de leur idée, je dis qu’ils n’ont jamais connu la pureté du cœ
4 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
4’utopie la plus dangereuse était la théorie de la souveraineté sans limite des nations. C’était trop simple. Un colonel de cavalerie
5Bombe seule peut nous débarrasser des armées, des souverainetés nationales, et de l’anarchie qu’elles entretiennent sur la planète. J
5 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
6ècle. L’idée que les nations puissent perdre leur souveraineté et leurs armées vous attriste visiblement. Vous avez l’impression que
7 véritable originalité, n’est pas défini par leur souveraineté absolue, n’est pas limité par leurs frontières, et ne saurait être dé
6 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
8ères et visas, renoncent au dogme meurtrier de la souveraineté absolue, créant ainsi une attitude nouvelle, une confiance — ouvrant
7 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
9 fédérale des nations, renonçant au dogme de leur souveraineté absolue, et acceptant, sous une forme ou sous une autre, une constitu
10des gouvernements, dans le monde actuel, c’est la souveraineté absolue. Tous les États-nations qui se sont arrogé ces droits absolus
11transigeaient un seul instant avec le dogme de la souveraineté absolue. L’union, la paix, que la plupart d’entre eux désirent, ne pe
12qu’ils acceptent un jour de renoncer non pas à la souveraineté même de leur nation, mais à son caractère absolu. Et c’est l’agitatio
13 veux que nos pays s’effondrent un à un, en toute souveraineté nationale, qu’ils se cantonnent dans le double refus de l’Amérique et
8 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
14ations tels qu’ils sont, tenter de coaliser leurs souverainetés pour lutter contre les Empires, ce serait vouloir coaliser précisémen
15en de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons, ne nous rendrait [p. 101] pas davantage la vie. No
16nous serons colonisés l’un après l’autre en toute souveraineté nationale, et vous voyez peut-être à quoi je pense. Fédérés, au contr
17les renoncent à temps au dogme tyrannique de leur souveraineté absolue, les partis n’ont de chance de poursuivre leur lutte que s’il
18r son autonomie réelle au prix de l’abandon d’une souveraineté qui, dans le fait, n’existe plus, celui-là ferait mentir le nom de co
19 calculées de manière à nous conduire au-delà des souverainetés nationales absolues, mais en deçà d’une « unité » totale, aussi dange
20 La Haye : non seulement le transfert partiel des souverainetés nationales à des organismes communs (qui reste le point capital), [p.
21se, c’en sera fait pour de bon de la sacro-sainte souveraineté de l’État-nation. Nous voulons bien la limiter, mais pas à ce point…
9 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
22les renoncent à temps au dogme tyrannique de leur souveraineté absolue, les partis n’ont de chance de poursuivre leur lutte que s’il
10 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
23ères et visas, renonçant au dogme meurtrier de la souveraineté absolue, créent ainsi une attitude nouvelle, une confiance — ouvrent
11 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
24, les États et leurs experts voyaient dans le mot souveraineté la réponse décisive à cette « chimère ». Le bon sens dénonçait l’invi
25 fallut une bonne guerre pour briser le tabou des souverainetés cantonales absolues ; que les Cantons suisses vivaient [p. 10] ensemb
12 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
26le nationalisme étatisé et le mythe survivant des souverainetés. L’un nourrit l’autre, parce qu’il y trouve un alibi. Cette passion n
27er sa vraie nature. Car dans le fait, où sont nos souverainetés ? Qui les a vues depuis quelques décades ? Qui donc ose les défendre
28 dévalué. Je cherche en vain : où sont encore les souverainetés de nos États, quand l’armée et l’économie n’en dépendent plus que pou
29 US ou les Cantons de la Suisse de se fédérer. La souveraineté nationale absolue n’est donc plus qu’un prétexte au droit de veto, qu
30’un État étranger qu’ils disent vouloir garder la souveraineté du leur ?) Messieurs les Députés, ce serait pure folie que d’essayer
31 qui est. La question n’est pas de renoncer à des souverainetés [p. 27] illusoires — comment faire abandon de ce qu’on n’a plus ? — m
32rêter l’élan vers notre union. N’attaquez pas les souverainetés, dépassez-les ! Refaites-en une à l’échelle de l’Europe ! Il y va de
33 il y a cent ans, n’a pas voté la suppression des souverainetés. Ses vingt-cinq États sont souverains sur le papier, mais fédérés en
13 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
34e inquiète, ébranlée, incertaine. Le régime de la souveraineté absolue des cantons s’était révélé incapable de faire face à une mena
35’un organisme vicié à la base par le maintien des souverainetés nationales absolues, trop rapidement improvisé, et trop mal enraciné
14 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
36ont des États souverains « dans la mesure où leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution fédérale ; ils jouissent, comme
37e contradictoire dans les termes, la notion d’une souveraineté limitée. Cependant, un siècle d’expérience heureuse a rendu cette not
38ge conscience que de l’air qu’il respire. De la souveraineté cantonale à la Confédération La structure politique de la plupart des
39ntre les partisans de la Fédération et ceux de la souveraineté sans restriction, qu’il s’agisse des cantons ou des États-nations mod
40cer, contre tant d’évidences, les partisans de la souveraineté totale ? Tout d’abord, ils jugeaient que les projets d’union allaient
41discorde 16 . Les cantons, s’ils renonçaient à la souveraineté, perdraient leurs traditions. La suppression des tarifs de péage donn
42on. En effet, si la Fédération limite en droit la souveraineté des cantons, elle sauvegarde en fait leur existence distincte, elle a
15 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
43n de constitutions, de confessions, de partis, de souverainetés et de bourgeoisies, à travers lequel devait être tamisée la majorité
44rands », le droit de veto, le maintien jaloux des souverainetés nationales illimitées, les luttes de puissances et de groupes de puis
16 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
45 ils appellent cela indépendance d’esprit et même Souveraineté nationale, insistant sur la majuscule. Byzance est morte en discutant
46artels. Les nations décident de s’en tenir à leur souveraineté, d’ailleurs fictive. Que se passe-t-il alors ? La France, ayant refus
17 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
47elle Fédération ne suppose pas « l’abandon de nos souverainetés », mais au contraire l’institution d’une souveraineté nouvelle, et ce
48rainetés », mais au contraire l’institution d’une souveraineté nouvelle, et cette fois-ci réelle. Dans quelle mesure nos souverainet
49, et cette fois-ci réelle. Dans quelle mesure nos souverainetés existent-elles encore en fait ? [p. 5] On voit venir le temps où ell
50ui nous sauverait. Il est absurde de parler de la souveraineté d’une nation qui ne pourrait pas se défendre au-delà de quelques heur
18 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
51assion le problème brûlant des relations entre la souveraineté nationale (ou ce qui en reste) et la future communauté supranationale
19 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
52assion le problème brûlant des relations entre la souveraineté nationale (ou ce qu’il en reste) et la future communauté supranationa
53’entends de partisans attardés mais honteux de la souveraineté sans limites des nations. En vérité, c’est la Fédération qu’ils craig
54 n’est plus possible » (Toynbee).   Recouvrer la souveraineté. — Est-il vrai que nos souverainetés doivent être abandonnées, si l’o
55 Recouvrer la souveraineté. — Est-il vrai que nos souverainetés doivent être abandonnées, si l’on veut faire l’Europe ? Est-il vrai q
56l vrai qu’il y ait là un obstacle à l’union ? Ces souverainetés ont-elles quelque réalité et consistance, en dehors des débats où ell
57les évidences européennes ? Voyons le concret. La souveraineté nationale n’est exercée en fait que par l’État. M. van Kleffens l’a d
58de vivre en vase clos. Ces limites décisives à la souveraineté ne sont plus posées par le droit, mais par d’implacables circonstance
59, économiques et politiques. Il en résulte que la souveraineté nationale n’a plus guère d’autre existence que psychologique. Où la v
60ion saugrenus qui caractérisent les débats sur la souveraineté nationale. Tout cela demande une thérapeutique appropriée. Le moyen l
61t sauver leur individualité qu’en sacrifiant leur souveraineté fictive. » C’est ainsi que l’on doit rassurer ceux qui tremblent, dis
62les prévues pour l’Europe) rétabliront en fait la souveraineté du peuple, car le peuple sera associé à leur gestion. Il importe d’ex
63ra dissipée la crainte que suscite la perte de la souveraineté nationale. » Je me résume : il n’est pas exact que nos nations, en vu
64s’unir, doivent sacrifier ce qui subsiste de leur souveraineté nominale. Quant à l’essentiel de cette souveraineté, elles [p. 9] l’o
65uveraineté nominale. Quant à l’essentiel de cette souveraineté, elles [p. 9] l’ont perdu, et sans retour. À la question : pourquoi l
66e l’Europe recouvre, entre les grands empires, la souveraineté qui échappe à ses nations.   Sentir le fédéralisme. — Plus j’écoute
67tant exemplairement fédéraliste, loin d’abolir la souveraineté des cantons, la garantit expressément ? 5 Ces méprises expliquent as
68u contraire de la coalition, le faux problème des souverainetés aigrira ou bloquera les débats. L’éducation fédéraliste de l’opinion
20 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
69 [p. 33] Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954) s 1. Peut-on fédérer des États souverains ? P
70uche, qui lui reprochait son respect excessif des souverainetés [p. 34] cantonales, et par la droite, qui jugeait ces souverainetés d
7134] cantonales, et par la droite, qui jugeait ces souverainetés dangereusement menacées 9 . La solution qui s’imposa finalement au le
72 elle a tranquillement supprimé le problème de la souveraineté cantonale (ou nationale), et cela d’une manière qui me paraît pleine
73Loin d’exiger des Cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution suisse de 1848 garantit expressément cette souverain
74tution suisse de 1848 garantit expressément cette souveraineté, en même temps qu’elle la limite, ou plutôt qu’elle en délègue partie
753. — Les Cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution fédérale, et comme tels, ils ex
76dération garantit aux Cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’article 3, leurs constitutions, la libe
77dre sérieusement. 2. Abandonner ou recouvrer la souveraineté ? Est-il vrai que nos souverainetés doivent être abandonnées, si l’on
78u recouvrer la souveraineté ? Est-il vrai que nos souverainetés doivent être abandonnées, si l’on veut faire l’Europe ? Est-il vrai q
79l vrai qu’il y ait là un obstacle à l’union ? Ces souverainetés ont-elles quelque réalité et consistance, en dehors des débats où ell
80nces européennes ? Voyons le concret. [p. 35] La souveraineté nationale n’est exercée en fait que par l’État. M. van Kleffens l’a d
81de vivre en vase clos. Ces limites décisives à la souveraineté ne sont plus posées par le droit, mais par d’implacables circonstance
82, économiques et politiques. Il en résulte que la souveraineté nationale n’a plus guère d’autre existence que psychologique. Où la v
83saugrenus qui caractérisent les polémiques sur la souveraineté nationale. Lors des débats de la Table ronde de l’Europe, à Rome, deu
84t sauver leur individualité qu’en sacrifiant leur souveraineté fictive. » (Étant entendu que l’accent porte sur fictive.) C’est ains
85les prévues pour l’Europe) rétabliront en fait la souveraineté du peuple, car le peuple sera associé à leur gestion. Il importe d’ex
86ra dissipée la crainte que suscite la perte de la souveraineté nationale. Il n’est donc pas exact que nos nations, en vue de s’unir,
87s’unir, doivent sacrifier ce qui subsiste de leur souveraineté nominale. Quant à l’essentiel de cette souveraineté, elles l’ont perd
88uveraineté nominale. Quant à l’essentiel de cette souveraineté, elles l’ont perdu, et sans retour. À la question : pourquoi l’Europe
89 l’Europe recouvre, entre les grands empires, une souveraineté qui échappe à ses nations. p. 33 s. « Deux notes sur la souvera
21 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
90ure à leurs « droits » et limitant leur « absolue souveraineté ». Pendant cent ans, l’Europe qui se croit rationnelle vivra sur cett
91indigne et matériellement incapable : celui de la souveraineté sans limite, par exemple, qui est un des attributs de Dieu ; ou celui
92’est que les contradictions essentielles entre la souveraineté absolue et la paix, entre l’État-nation et la liberté, entre le sacré
22 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
93e l’Histoire » ; — attachement fétichiste à des « souverainetés nationales » qui ont épuisé leurs vertus au xixe siècle et sont deve
23 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
94st sommée par l’Histoire de dépasser le stade des souverainetés absolues, condamnées par les développements de l’économie et de la te
24 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
95que pose le geste de Nasser n’est pas celle de la souveraineté de son pays, mais bien celle de l’indépendance de toute l’Europe. La
25 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
96que nous allassions les consulter. B. Votre belle souveraineté, qui a su refuser l’Europe, reste impuissante en fait contre l’Égypte
97plus une minute à perdre. Sur l’esclavage et la souveraineté nationale Une conférence internationale qui a passé curieusement inap
98ppuyant le délégué du Caire, serait attenter à la souveraineté nationale de l’Égypte. La cause étant ainsi jugée, l’on ne fera rien.
99 a parlé ; Nasser est un dictateur de gauche ; la souveraineté nationale est un principe progressiste ; et la France a tort, quoi qu
100le pousse à l’absurdité la logique jacobine d’une souveraineté suprême accordée à ce mythe : la Nation. Elle autorise autant de mora
101de progrès en vous faisant les poches. La fameuse souveraineté nationale révèle ici sa vraie nature : sit pro ratione voluntas. C’es
26 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
102pour avoir financé cette atroce ingérence dans la souveraineté nationale d’innocentes monarchies populaires. Mais voici que Madariag
27 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
103oins à des institutions quasi-sacrées, — comme la souveraineté nationale — qui l’empêchent à la fois de s’unir pour sa défense et de
104ospérité pour ses habitants. Comment concilier la souveraineté absolue des nations et la paix, ou inversement l’interdépendance des
28 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
105ure à leurs « droits » et limitant leur « absolue souveraineté ». Pendant cent ans, l’Europe qui se croit rationnelle vivra sur cett
106indigne et matériellement incapable : celui de la souveraineté sans limite, par exemple, qui est un des attributs de Dieu ; ou celui
107’est que les contradictions essentielles entre la souveraineté absolue et la paix, entre l’État-nation et la liberté, entre le sacré
29 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
108stant ou à prévoir n’intéresse pas directement sa souveraineté ou son intégrité territoriale (cas des trois dernières guerres franco
30 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
109d’hui que nous devons faire l’Europe parce que la souveraineté de ses nations n’est qu’un mythe et que, dès lors, l’indépendance du
31 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
110if. Les États qui le composent gardent toute leur souveraineté. Le Conseil est donc aussi faible que l’était la Diète helvétique ava
32 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
111s organes communs à ses vingt-cinq États (dont la souveraineté, notons-le, est garantie par la Constitution) sont appelés fédéraux.
33 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
112n dit le Littré, un régime où le peuple exerce la souveraineté, elle n’a jamais été réalisée et ne saurait l’être. On a donc tacitem
113ù le peuple, qui ne saurait l’exercer, délègue la souveraineté à qui lui plaît. À partir de là, ce qui règne, c’est la confusion sém
114e décide à une très forte majorité de déléguer sa souveraineté à un seul homme au lieu de 596, on peut dire, dans ce cas, ou bien qu
34 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
115texte de sauvegarder sa sacro-sainte et fictive « souveraineté » par rapport aux voisins européens. Certes, ce sont des Européens su
35 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Avant-propos
116urs prétentions — toujours plus illusoires — à la souveraineté absolue. Au contraire, leur union sauverait l’Europe, en sauvant du m
36 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
117XVI.) Dans un tel système, point de place pour la souveraineté absolue des États, qui ne saurait mener qu’au chaos. Une monarchie un
118riorem in terris… Or, l’affirmation absolue de la souveraineté de l’État doit, poussée à fond, amener l’établissement de l’anarchie
119ant l’anarchie ne fait que grandir en Europe. Les Souverainetés absolues, à l’état naissant et virulent, déchirent son corps. Est-ce
120et tentait de prévenir le péril de l’anarchie des souverainetés. Bien qu’il ait échoué devant la résistance de deux papes, au pouvoir
121édération continentale, limitant expressément les souverainetés nationales tout en garantissant l’autonomie des États membres. Il por
37 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
122sor des nations et les prétentions des États à la souveraineté absolue posent au premier plan le problème de la guerre et du droit d
123rincipale des guerres : l’arrogante et anarchique souveraineté des États 80 . En régression notable sur Dante et Pierre Du Bois, qui
124iques, loin de songer à contester ou à limiter la souveraineté absolue des États, ils s’appliquent à la légitimer, comme Jean Bodin,
125ope, qui reste fatalement livrée à l’anarchie des souverainetés : Tous les royaumes, empires, tyrannies ou républiques de la terre s
126est bien ainsi, dès qu’on admet le principe de la souveraineté sans limites que s’arrogent un prince ou une république. En regard de
38 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
127toires et définitives. À l’égard de ce Conseil la souveraineté des États ne sera qu’une souveraineté conditionnelle. Comme base de l
128 Conseil la souveraineté des États ne sera qu’une souveraineté conditionnelle. Comme base de la république européenne, Sully exige l
129saires pour cette réorganisation de l’Europe : La souveraineté espagnole est limitée à la péninsule ibérique. Les [p. 97] autres roy
130que de territoires en surplus sera placée sous la souveraineté du Pape. La Russie enfin, selon Sully, ne devra pas être admise comme
131suprême supranational, sous l’autorité duquel les souverainetés des divers États deviendront relatives — tout cela, comme il prétend
132taient d’accord aussi pour qu’au cas où l’une des souverainetés participantes refuserait de soumettre au jugement de la Diète ses réc
133rcherait une solution par les armes, … toutes les souverainetés réunies en une seule force obligent cet État à se soumettre et à paye
134payer les dommages à la partie lésée ainsi qu’aux souverainetés ayant dû intervenir…, alors certainement, l’Europe obtiendrait par ce
135e nombre de personnes ou de voix pour chacune des souverainetés. Maintenant que l’Angleterre, la France, l’Espagne, l’Empire, etc., p
136Provinces, quatre ; les treize Cantons et petites souverainetés voisines, deux ; les duchés de Holstein et de Courlande, un ; si les
137bjection : les princes et les États perdront leur souveraineté, ce qu’ils n’admettront jamais. C’est là aussi une erreur, car ils re
138si puissants qu’ils l’étaient auparavant. Ni leur souveraineté, ni leurs revenus ne seront diminués ; au contraire, le budget de la
139t mieux employés au bien public. De sorte que les souverainetés demeurent comme elles étaient ; mais aucune d’elles n’a de suprématie
140epuis que l’empire romain a été divisé en tant de souverainetés. Mais nous pouvons aisément concevoir la commodité et l’avantage de p
141ravers l’Europe avec un passeport délivré par une souveraineté quelconque et que la Ligue rendrait valable. Ceux qui ont voyagé en A
142pétuel à peu près sur le même modèle, ou des Sept Souverainetés de Hollande, ou des treize Souverainetés des Suisses, ou des Souverai
143des Sept Souverainetés de Hollande, ou des treize Souverainetés des Suisses, ou des Souverainetés d’Allemagne, & former l’Union E
144, ou des treize Souverainetés des Suisses, ou des Souverainetés d’Allemagne, & former l’Union Européenne sur ce qu’il y a de bon
145 l’Union Germanique composée de plus de deux cens Souverainetés, je trouvai, dis-je, que les plus foibles auroient sûreté suffisante,
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
146parce que contraires au principe triomphant de la souveraineté des États. Il n’a d’espoirs que dans une lente éducation « de l’espri
147ortantes innovations aux plans précédents : 1° la souveraineté des États participants serait transférée au Congrès ; 2° un « Tribuna
148rs pour assurer la paix, et donc pour juguler les souverainetés que l’on se propose d’unir les puissances chrétiennes par quelque lie
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
149de l’Empereur et du Pape ménageait la liberté des souverainetés fédérées : Dans ce royaume du Christ ayant maintenant le Christ lui-
150 l’Europe, d’un pouvoir, ainsi que d’une sorte de souveraineté suprême correspondant à celle de l’Église ; et de même que, dans notr
41 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
151espectables, et un grand nombre [p. 152] d’autres souverainetés plus petites, mais indépendantes. Les chances de talens dans les rois
42 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
152usse des prix) ne peuvent être enrayées que si la souveraineté absolue est enlevée aux Princes et passe aux peuples : c’est la doctr
43 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
153Le parlement européen devra avoir en propriété et souveraineté exclusive une ville et son territoire. Le parlement aura le pouvoir d
154 de la « monarchie européenne » et « source de la souveraineté de l’Europe ». Mais comment croire à la réalisation de cette grandios
155imes, l’ulcère funeste qui s’attache à toutes les souverainetés et qui les ronge sans relâche, le fils de l’orgueil, le père de l’ana
44 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
156 la Nation, une fois acquise, ne sera rien que la souveraineté de l’État qui s’en prévaudra. Et l’anarchie des souverainetés divinis
157é de l’État qui s’en prévaudra. Et l’anarchie des souverainetés divinisées, refusant toute instance supérieure à leur « égoïsme sacré
158est pas une idéologie libertaire qui fonde ici la souveraineté, mais une théologie autoritaire. Le jeu des antithèses est aussi viol
159élément divin et à proclamer l’indépendance et la souveraineté de l’élément humain… Du reste ce grand retour en arrière était dans l
160de la dialectique idéaliste. D’où le besoin d’une souveraineté nouvelle, d’une instance supérieure aux États, d’une Europe fédérale
161sacrifie ; 2° qu’il conserve toute sa liberté, sa souveraineté et son initiative, moins ce qui est relatif à l’objet spécial pour le
162il leur faudrait abandonner quelque chose de leur souveraineté, et reconnaître au-dessus d’eux, au moins pour certains cas, un arbit
163 souveraines et sont tous décidés à affirmer leur souveraineté et à se soustraire à toute influence due à la suprématie d’un autre É
164eprésentent pour l’unité foncière de l’Europe les souverainetés nationales absolues : Cependant, celui qui s’efforce de ne voir qu’u
165mportance de plus en plus grande que prennent les souverainetés nationales, ignore complètement ce que le tocsin annonce. En effet, à
166upes ethnographiques ou plutôt linguistiques, une souveraineté analogue à celle des peuples réellement existants. Tâchons d’arriver
167iècle qui s’annonce fait prévoir la lutte pour la souveraineté du monde — et l’irrésistible poussée vers la grande politique. 258
45 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
168nsion que celle qui est personnelle, — de même la souveraineté de l’esprit sur la terre est liée à ce que l’accent significatif repo
46 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
169de vue social, le lien fédéral, sans toucher à la souveraineté d’aucune des nations qui pourraient faire partie d’une telle associat
170x aspirations nationales… C’est sur le plan de la souveraineté absolue et de l’entière indépendance politique que doit être réalisée
171entre Nations européennes. […] Avec les droits de souveraineté, n’est-ce pas le génie même de chaque nation qui peut trouver à s’aff
172ibunal européen, elle entendait sauvegarder les « souverainetés absolues » ce qui eût rendu la Fédération inopérante, d’autre part, l
173 raisonnables, échouait devant le déchaînement de souverainetés devenues folles. La guerre de 1939 était dès lors fatale. On n’a pas
174ays du monde acceptent de dépasser le dogme de la souveraineté absolue des États en s’intégrant dans une unique organisation fédéral
175question de « lien fédéral » ni de « transfert de souveraineté », mais seulement « d’union plus étroite » dans l’article 1er du Stat
47 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
176ationalisme, qui est la prétention des États à la souveraineté absolue, dans laquelle ils enferment leur économie, leur culture même
177iance des États nationaux, gardant intactes leurs souverainetés. C’est la position minimaliste. L’autre, qui est en gros celle du Mar
178se, les princes, les communes et les innombrables souverainetés régionales, voire déjà nationales avec le roi de France, lequel survi
179e fédération 25  : car il limite expressément les souverainetés tout en garantissant l’autonomie des États membres. Il porte création
180ux et un Conseil général de l’Europe, limitant la souveraineté des États et garantissant la liberté du commerce. Son mérite historiq
181ays du monde acceptent de dépasser le dogme de la souveraineté absolue des États en s’intégrant dans une unique organisation fédéral
48 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
182ndiquer les avantages de notre civilisation et la souveraineté de leurs États, pour la plupart créés par nous. Quant aux nations col
49 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
183ndiquer les avantages de notre civilisation et la souveraineté de leurs États. Quant aux nations colonialistes de l’Europe — sept su
50 1963, Preuves, articles (1951–1968). Une journée des dupes et un nouveau départ (mars 1963)
184ière indiquait le transfert de certains droits de souveraineté au profit d’un pouvoir supranational. La seconde conduisait pratiquem
51 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
185e autre essence. Si l’on admet que l’anarchie des souverainetés ne peut durer, mais qu’en revanche les diversités réelles ne peuvent
186 se multiplient, s’absolutisent, et prouvent leur souveraineté par de glorieux massacres, qui sont le principal de l’histoire qu’ell
52 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
187. Mais bientôt la dissolution féodale de ces deux souverainetés, dont héritent les rois du Saint-Empire, donne naissance à une bigarr
188. 34] vassaux qui sont en train de se tailler des souverainetés héréditaires aux dépens de l’allégeance impériale, même s’ils se décl
53 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
189leures garanties pratiques de leurs diversités et souverainetés. Que l’union devenue fédérale ait joué à la longue dans le sens d’une
54 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
190 clause européenne limitait quelque peu l’absolue souveraineté de l’État dont elle garantissait l’indépendance : la Suisse se voyait
191 statut de neutralité est une diminution de notre souveraineté : il nous protège en somme contre nous-mêmes. Mais avons-nous encore
55 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
192Diète générale où « les Treize Cantons et petites souverainetés voisines », enverraient deux députés, ce qui trahit quelque flottemen
193bien cohérent ou seulement à une constellation de souverainetés et d’associés dont les limites et le contour extérieur ne paraissaien
194emagne.) Et en effet, le mouvement de retour à la souveraineté absolue des États membres allait s’exagérer pendant toute la période
195upracantonale : Un pour Tous. Les partisans de la souveraineté totale des États membres invoquent inversement les « maximes fédérali
196térêts locaux et pour préserver leur sacro-sainte souveraineté. En 1832, la Diète décide enfin de mettre à l’étude un projet de con
197ersités. Tout en reconnaissant que « l’idée de la souveraineté cantonale est toujours l’idée dominante », il n’hésite pas à préconis
198es autonomies cantonales ; à droite, on jugea ces souverainetés mal garanties, voire menacées : et un peu partout, on affecta de cons
199ondamental de la Confédération », c’est-à-dire la souveraineté des cantons. — Le 12 septembre, la Diète décrète que la Constitution
200ns d’une Suisse unie, contre les défenseurs de la souveraineté sans limite des cantons. La polémique qui remplit ces quelques trente
201 pour réveiller quelques-uns de ces rêveurs de la souveraineté absolue, et montrer à la majorité que la « réalité politique » n’étai
2023. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la constitution fédérale, et comme tels ils exe
203ration garantit aux cantons leur territoire, leur souveraineté dans les limites fixées par l’article 3, leurs constitutions, la libe
204 pas demandé aux États membres de renoncer à leur souveraineté, mais encore, cette dernière se voit garantie ! Et quelle est la forc
205t justement de la mise en commun d’une partie des souverainetés réaffirmées ! Le tour est joué, non dans les mots et les concepts, ma
206nt que les États-nations renoncent d’abord à leur souveraineté : c’est logique au plan du discours, mais impossible en réalité. Les
207contraire à la Constitution, de leur sacro-sainte souveraineté. Mais chacun voit, ou pourrait voir, qu’en réalité les souverainetés
208 chacun voit, ou pourrait voir, qu’en réalité les souverainetés de nos États européens ont cessé depuis longtemps d’être absolues, et
209est celui de refuser l’abandon d’une fiction : la souveraineté absolue de son pays. En revanche, l’indépendance globale de l’Europe,
210evenant système cette pratique porte atteinte aux souverainetés. À partir de la révision si expressément centraliste de 1874, cette p
56 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
211l’ancien état de choses ? Les Cantons et leur « souveraineté » L’indigénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Au co
212ont les États souverains « dans la mesure où leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution fédérale ; ils jouissent comme
213e contradictoire dans les termes, la notion d’une souveraineté limitée. Cependant, un siècle d’expérience heureuse a rendu cette not
214e fédérale » qui [p. 121] menace de diminuer leur souveraineté. Ce conflit perpétuel et toujours renouvelé trahit le risque essentie
215n de constitutions, de confessions, de partis, de souverainetés et de bourgeoisies, à travers lequel devait être tamisée la majorité
57 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
216’autarcie culturelle est une idée de fou ; que la souveraineté absolue supposerait une [p. 169] arme absolue qu’on serait seul à pos
217e, n’a protesté contre une pareille atteinte à sa souveraineté… Résultats : rythme de construction plus rapide qu’en France, et poin
218fuser cela au nom d’une conception mythique de la souveraineté absolue serait le plus sûr moyen de perdre l’indépendance relative qu
58 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
219e autre essence. Si l’on admet que l’anarchie des souverainetés ne peut durer, mais qu’en revanche les diversités réelles ne peuvent
220 se multiplient, s’absolutisent, et prouvent leur souveraineté par de glorieux massacres, qui sont le principal de l’histoire qu’ell
59 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
221tage du monde entre les Deux Grands, le mythe des souverainetés nationales absolues sont dénoncés et vidés de leur contenu terroriste
222les d’union et d’accepter de réviser le dogme des souverainetés nationales absolues. De son côté l’UEF voyait venir à elle le mouveme
223 bien s’il était plus et mieux qu’une alliance de souverainetés nationales absolues. Le rapport politique (d’inspiration unioniste) p
60 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
224se sacraliser de plus en plus l’idée fatale de la souveraineté absolue, idée qui est à peine supportable quand un prince l’incarne,
225amer leur volonté farouche d’indépendance et leur souveraineté absolue, dont ils refusent de rien déléguer à une autorité supranatio
226ter tous ensemble — et alors ils renoncent à leur souveraineté absolue au profit d’une fédération qui les protège. C’est ce second p
227e et constitutive de l’État-nation, sa volonté de souveraineté absolue, donc d’indépendance totale, donc d’autarcie, qui est son amb
228e, en faire autant avec la notion sacro-sainte de souveraineté ; et c’est ensuite trouver les éléments nouveaux avec lesquels bâtir
229ats régionaux français délégueront partie de leur souveraineté à l’État fédéral français. La lutte pour notre indépendance nationale
230i-même ne peut tenir en main… que son État. Or la souveraineté de l’État est devenue largement illusoire, quand elle n’est pas toute
231les illusions de l’absolutisme, les délires de la souveraineté sans limite. L’autonomie est une notion relative et très précise, qua
232de ne pas heurter de front et d’entrée de jeu les souverainetés nationales, de permettre de les contourner, ou survoler, de passer à
61 1970, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Préface 1970
233’époque. Trop petits pour leurs prétentions à des souverainetés illusoires tant qu’elles ne se réduisent pas au pouvoir de dire non à
62 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
234oir fédéral, mettant un terme au règne féodal des souverainetés nationales absolues. La position dite britannique (en fait, celle de
235: pratiques) qui ne porteront aucune atteinte aux souverainetés nationales, et ne troubleront pas l’économie travailliste dans son au
63 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.2. Rapport général présenté à la Conférence européenne de la culture, Lausanne, du 8 au 12 décembre 1949
236rmations pendant l’ère des nationalismes et de la souveraineté sans limites de l’État. Créatrice des richesses, de la puissance et d
64 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.4. Naissance d’une Fondation
237e l’Histoire » ; — attachement fétichiste à des « souverainetés nationales » qui ont épuisé leurs vertus au xixe siècle et sont deve
65 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.5. Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC
238texte de sauvegarder sa sacro-sainte et fictive « souveraineté » par rapport aux voisins européens. Certes, ce sont des Européens su
66 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.4. À la Table Ronde du Conseil de l’Europe
239ce qu’il a pu garder de valable ; de dépasser les souverainetés nationales devenues largement fictives, et de créer un type nouveau d
240argement fictives, et de créer un type nouveau de souveraineté commune, à l’échelle de notre fédération. Et certes, de telles créati
67 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
241s n’ont aucunement l’intention de renoncer à leur souveraineté, bien qu’elle devienne de plus en plus illusoire. L’exemple de la gue
242r créer des conditions de paix au Viêt Nam. Cette souveraineté se caractérise en outre par son aspect à peu près exclusivement négat
243 discussions interétatiques. (Quand on invoque la souveraineté de la France, ou la neutralité de la Suisse, cela met fin à toute esp
68 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
244rentaine d’États-nations qui tous prétendent à la souveraineté absolue. Vous ne vous sentez pas le citoyen d’une nation de 500 milli
245ays du monde acceptent de dépasser le dogme de la souveraineté absolue des États en s’intégrant dans une unique organisation fédéral
69 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
246i à la volonté fanatique d’opposer les fameuses « souverainetés nationales » comme obstacle majeur à l’union nécessaire du continent.
70 1970, Lettre ouverte aux Européens. II. L’union fédérale
247sibles désormais : l’unir, au-delà de nos fausses souverainetés, pour préserver nos vraies diversités, créer un pouvoir fédéral pour
248 petit pour assurer ce qu’on persiste à nommer sa souveraineté (car nul pays de notre Europe n’est plus en mesure de jouer un rôle m
71 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
249se toute union, alléguant une indépendance et une souveraineté absolues aussi peu défendables en droit qu’elles deviennent illusoire
250Europe des patries, des nations, des États ou des souverainetés, l’union de l’Europe ne se fera pas sur la grande confusion, si chère
251exes acquis sur les bancs de l’école primaire. La souveraineté nationale d’abord. On a remarqué, lors des débats sur la CED, que les
252éellement les concepts de patrie, de nation et de souveraineté. Édouard Herriot, par exemple, s’écria solennellement que la CED étai
253 parce que cette convention prétendait limiter la souveraineté de l’État dans le domaine militaire. À ses yeux donc, une France non
254. La seule évocation d’une atteinte possible à la souveraineté absolue lui paraissait suffisante pour trancher le débat. Vouloir sim
255 trancher le débat. Vouloir simplement limiter la souveraineté, c’était trahir, attenter à l’honneur du pays ; c’était se déclarer c
256is. Tout se passe donc comme si, en touchant à la souveraineté, on touchait au sacré. Le très laïc M. Herriot était en réalité un fa
257tition jacobine, il eût vu comme nous tous que la souveraineté absolue n’est qu’un mythe, inventé par les prêtres de la nation dans
258ns le dessein d’asservir les esprits à l’État. La souveraineté absolue n’existe pas, et cependant la France existe bel et bien. Pour
259bel et bien. Pour Jean Bodin, au xvie siècle, la souveraineté est le droit de poser et de casser les lois, le fait du prince, et se
260 le seul interprète… Par la suite, on a défini la souveraineté comme « la faculté pour un État d’agir à sa guise, tant à l’intérieur
261ou de jouer au pirate. Ces limites décisives à la souveraineté ne sont point posées par le droit, mais par les circonstances réelles
262ques et politiques. [p. 133] Il en résulte que la souveraineté nationale vis-à-vis de l’extérieur n’a plus d’autre existence que cel
263saugrenus qui caractérisent les polémiques sur la souveraineté nationale. Le fédéraliste ne peut donc adopter, devant la croyance à
264ste ne peut donc adopter, devant la croyance à la souveraineté nationale absolue, qu’une attitude de scepticisme intégral, tempérée
265le, et n’existe pas, même en Chine. Tout comme la souveraineté absolue, elle ne représente rien d’autre qu’une tendance psychologiqu
266n sens. 36. Une solution pratique Renoncer à la souveraineté nationale paraît tellement inconcevable à la plupart de mes contempor
267je tiens pour décisives : — Faut-il sacrifier les souverainetés absolues ? — Suffirait-il de les limiter ? — Peut-on les conserver to
268ulent bien de l’Europe unie, si elle respecte les souverainetés nationales. Ce qui revient à dire : Je veux bien me marier, à conditi
269gager la bataille sur le thème de « l’abandon des souverainetés » ? Je ne le pense pas, pour deux raisons. La première, c’est que la
270pas, pour deux raisons. La première, c’est que la souveraineté nationale est encore un mythe puissamment agissant sur les esprits pr
271à tout dialogue. La seconde raison, c’est que les souverainetés nationales n’existent plus. J’estime donc que les fédéralistes doiven
272es fédéralistes doivent refuser le faux dilemme : souveraineté ou fédération. Et sur la base d’une expérience historique probante, j
273t se heurtait au veto des cantons, jaloux de leur souveraineté sacrée. La solution qui s’impose finalement, au lendemain de la guerr
274loin d’exiger des cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution fédérale allait garantir expressément cette souverai
275ution fédérale allait garantir expressément cette souveraineté, en même temps qu’elle en déléguerait partiellement l’exercice au pou
2763. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution fédérale, et comme tels, ils ex
277dération garantit aux cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’article 3, leurs constitutions, la libe
278 celle de la Suisse, et pourtant elle garantit la souveraineté de ses membres ! Souveraineté plus ou moins fictive, direz-vous ? Rai
279nt elle garantit la souveraineté de ses membres ! Souveraineté plus ou moins fictive, direz-vous ? Raison de plus pour ne point s’ép
280ution suisse a gardé le concret : elle a créé une souveraineté nouvelle et bien réelle au niveau de la Fédération. [p. 140] Tout ce
281 l’Europe recouvre, entre les grands empires, une souveraineté qui échappe de toute manière à ses nations. 37. La puissance ou la
282ons conservant jalousement leurs prétentions à la souveraineté absolue. Je ne crois pas à cette Amicale des misanthropes. [p. 144]
72 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
283se sacraliser de plus en plus l’idée fatale de la souveraineté absolue, qui est à peine supportable quand un prince l’incarne, s’il
284amer leur volonté farouche d’indépendance et leur souveraineté absolue, dont ils refusent de rien déléguer à une autorité supranatio
285ter tous ensemble — et alors ils renoncent à leur souveraineté absolue au profit d’une fédération qui les protège. C’est ce second p
286e, en faire autant avec la notion sacro-sainte de souveraineté ; et c’est ensuite trouver les éléments nouveaux avec lesquels bâtir
287ats régionaux français délégueront partie de leur souveraineté à l’État fédéral français. La lutte pour notre indépendance nationale
288les illusions de l’absolutisme, les délires de la souveraineté illimitée. L’autonomie est une notion relative et très précise, quand
289de ne pas heurter de front et d’entrée de jeu les souverainetés nationales, de permettre de les contourner ou survoler, de passer à t
73 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
290es ignorent ce que signifieraient les abandons de souveraineté qu’implique l’union européenne ? Je réponds que les peuples ne retrou
291s que les peuples ne retrouveront l’usage de leur souveraineté véritable qu’au jour où leur État-nation cessera de prétendre à l’exe
74 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. I. Pour une nouvelle définition du fédéralisme
292 persiste à nommer [p. 12] son indépendance et sa souveraineté absolue : car nul pays de notre Europe n’est plus en mesure de jouer
75 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. II. La Cité européenne
293ssible désormais : s’unir, au‑delà de nos fausses souverainetés, pour préserver nos vraies diversités — créer un pouvoir fédéral pour
294se toute union, alléguant une indépendance et une souveraineté absolues aussi peu défendables en droit qu’elles deviennent illusoire
295ons conservant jalousement leurs prétentions à la souveraineté absolue. Je ne crois pas à cette Amicale des Misanthropes. Je crois à
76 1970, Preuves, articles (1951–1968). Dépasser l’État-nation (1970)
296se toute union, alléguant une indépendance et une souveraineté absolues aussi peu défendables en droit qu’elles deviennent illusoire
297ons conservant jalousement leurs prétentions à la souveraineté absolue. Je ne crois pas à cette amicale des misanthropes. Je crois à
77 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
298at totalitaire, aboutissement normal de l’idée de souveraineté revendiquée par une entité politique. [p. 5] Au reste, l’État totali
299s affaires qui relèvent, leur dit-on, de la seule souveraineté nationale — c’est-à-dire de la seule religion qui ait encore un bras
300 nos États-nations affirmer en dépit de tout leur souveraineté absolue et s’en autoriser non seulement pour refuser toute mesure d’u
78 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
301faut. Ils empêchent tout et ne créent rien : leur souveraineté est purement négative, elle n’a plus d’autre preuve que le veto. Ils
79 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
302soudre. Ou plus exactement : c’est le dogme de la souveraineté nationale absolue et illimitée, c’est-à-dire sacro-sainte, matérialis
303que l’État est plus totalitaire d’ambition. Si la souveraineté de l’État est limitée aux tâches administratives, les frontières sont
304onomiques, n’est que la traduction du dogme de la souveraineté totale, universelle et indivisible de l’État-nation de type moderne,
80 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Confrontation des régions transfrontalières [Nos conclusions] (été 1972)
305x utopistes. Pour les politiques au contraire, la souveraineté absolue de l’État-nation n’est qu’un mythe, quand elle n’est pas simp
81 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
306l’État-nation, la religion de l’État-nation et sa souveraineté absolue. L’État-nation, tel que le définissait dès 1932 le groupe per
307u’ils n’en ont ni l’intention ni le pouvoir. La « souveraineté nationale absolue » dont ils se réclament toutes les fois qu’il s’agi
308onstituent les prétentions de l’État-nation à une souveraineté sans limites, amènent à constater que si l’on veut faire l’Europe, il
309surtout des fonctionnaires, au nom du dogme de la souveraineté nationale absolue ? Et comment créer ou recréer des cadres de partici
82 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
310n ; erreur aussi sur la région, qui n’est pas une souveraineté ni un fief, ni un État.) À quoi M. Michel Debré fait écho quelques jo
311ranationaux et le démantèlement correspondant des souverainetés nationales. L’ordre international [p. 63] actuel est basé sur la conc
83 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi des régions ? (printemps-été 1975)
312urel ou ethnique ou économique, par deux ou trois souverainetés nationales, comme c’est le cas de la Regio Bâle-Alsace-Bade, ou de la
313bilité, puisqu’ils sont fondés sur le dogme de la souveraineté illimitée dans leurs frontières, dites « géographiques », mais établi
84 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
314ge et n’en sont que plus aptes à revendiquer leur souveraineté stato-nationale illimitée. Là réside le plus grave danger pour la sur
315our la survie du genre humain. [p. 14] Car cette souveraineté sans limite se présente toujours comme quelque chose qu’il s’agit de
316 au-delà du xxe siècle. En effet, le dogme de la souveraineté nationale interdit aux États-nations de répondre victorieusement aux
317ux défis mortels qu’on vient de citer 127 . Or la souveraineté nationale ne sera bientôt plus garantie que par la possession de l’ar
318ques, au prix de l’abandon de leurs sacro-saintes souverainetés nationales, on ne voit pas comment le Tiers Monde perdrait sa croyanc
319rmettre 1°) un [p. 16] dépassement du dogme de la souveraineté nationale illimitée ; — 2°) une restauration du sens civique et des p
85 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
320oins continentale, ruine les prétentions de nos « souverainetés » (et les efforts pathétiques que la France s’impose pour sa force de
321iques et techniques de guérilla ruinent ces mêmes souverainetés par en bas, et pourraient correspondre aux régions autonomes (sinon c
322e de nos États-nations, au nom de la sacro-sainte souveraineté nationale, décide de se libérer de toute « dépendance de l’étranger »
86 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
323u même coup, l’ont enfermée dans le cadre de leur souveraineté. Ils en ont fait par les impôts de toute nature, la source principale
324er et surtout d’abuser) qu’exprime le dogme de la souveraineté sur un territoire donné, sur les hommes qui l’habitent, sur leur envi
325ntière. En revanche, s’il existe des limites à sa souveraineté, posées par l’intérêt général de l’humanité, il ne peut plus se préva
326de l’humanité, il ne peut plus se prévaloir d’une souveraineté relative pour refuser toutes mesures supranationales ou infranational
327s-nations, préoccupés de délimiter leurs zones de souveraineté en mer, ne se tiennent pas pour autant responsables de la sauvegarde
328te et inquiétant : loin de renoncer à exercer une souveraineté dont ils n’ont cure d’assumer les charges, les États-nations ne pense
329ire étendre aux mers, au ciel et aux déserts leur souveraineté d’incompétence. Et s’ils vont sur la Lune, c’est pour y planter un pe
330prix de leur vie, s’il le faut, et qui affirme sa souveraineté quoi qu’il puisse en coûter aux voisins. Ainsi la force principale de
331ieuses, refus de l’union de l’Europe au nom d’une souveraineté que l’union pourrait seule garantir et qu’aujourd’hui n’importe quel
332ant pour la paix devant une loi supérieure à leur souveraineté absolue : ils y perdraient du même coup le Pouvoir (par non-réélectio
87 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
333 fœdus, d’où confœderatio, ou fédération 126 . La souveraineté est exercée par le collège, non par le chef : « le peuple en est prop
334 selon Jean Bodin (qui définit au xvie siècle la souveraineté), de la Genossenschaft ou communauté germanique, de la résistance cal
335nt qu’elle « fonde la démocratie véritable par la souveraineté du peuple, l’autonomie des communautés naturelles, la liberté inexpug
336que donne, en effet, pour évidence, que la pleine souveraineté appartient au monarque, à qui le peuple en a fait abandon, une fois p
337don, une fois pour toutes, et sans conditions. La souveraineté est définie par « le pouvoir de donner et casser la loy », par celui
338n seul est l’interprète autorisé. En revanche, la souveraineté, pour Althusius, résidera toujours dans le peuple, et ne sera délégué
339 Pouvoir, ou avec celles de Nation, de Peuple, de Souveraineté et de Gouvernement. Soit qu’elles appellent son « renforcement » (dro
340 la Nation (par décret de ses représentants) à la souveraineté absolue. Cette souveraineté avait « toujours » été (nul n’en doutait)
341s représentants) à la souveraineté absolue. Cette souveraineté avait « toujours » été (nul n’en doutait) le fait du Roi. Et comme le
88 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
342dénoncer l’État-nation comme une usurpation de la souveraineté du peuple, comme une machine de guerre, comme une tyrannie anonyme, c
89 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 13. Les variétés de l’expérience régionale
343eur sacrée, tabou, et à jamais indiscutable de la souveraineté absolue, une et indivisible de l’État. Mais l’avantage tactique trop
344elle est déterminée par leur prétention même à la souveraineté absolue. Mais le sentiment d’impuissance (civique) de l’individu n’en
90 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 14. L’autogestion politique
345x ; une double erreur sur la région, qui n’est ni souveraineté, ni fief ; une erreur sur l’Empire qui n’était pas l’Europe puisque l
346gleterre refusaient déjà d’y adhérer au nom d’une souveraineté qu’ils voulaient « sans limites sur leurs terres » ; enfin, une doubl
347us laissons les États-nations persister dans leur souveraineté négative, ou bien nous régionalisons — universalisons nos sociétés. L
348tre, un « dangereux utopiste ».   5. — Où sera la souveraineté ? « Votre système tend à la suppression des Pouvoirs publics qui, de
349torité, de l’establishment, la contestation de la souveraineté nationale, croyez-vous qu’elles soient sans relation avec la criminal
350par excellence qui ne paie pas. Au surplus, cette souveraineté dont vous dites craindre que les Régions la mettent en péril en s’acc
351nce et le caractère toujours plus illusoire de la souveraineté nationale. Ni la [p. 319] France ni la Grande-Bretagne ne seraient pl
352ns la mesure où elle est utile et même vitale, la souveraineté ne peut plus consister que dans le pouvoir du peuple d’une communauté
91 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
353érée et de plus en plus brutale des impossibles « souverainetés » stato-nationales. (Interaction mutuellement créatrice de la Fédérat
354tériels. Il faut que l’École cesse d’enseigner la souveraineté nationale comme un absolu religieux, le seul que l’on vénère encore e
355érence dans les affaires qui relèvent de la seule souveraineté nationale ». Force est de constater alors, que le culte de l’État-nat
356os États-nations affirmer, en dépit de tout, leur souveraineté absolue et s’en autoriser non seulement pour refuser toute mesure con
357at totalitaire, aboutissement normal de l’idée de souveraineté revendiquée par une entité politique — ou du moins son bureau exécuti
358it à Poitiers en janvier 1974, sur le thème de la souveraineté et de l’unité nationales opposées aux Régions, permet de mesurer la g
359plus faciles à obtenir que les grands abandons de souverainetés étatiques qui resteront peut-être sans lendemain, une fois obtenus de
92 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
360ps que les États refuseront de rien céder de leur souveraineté nationale. S’agirait-il enfin de l’Europe réelle, celle des Européens
361mension, se révèlent insolubles dans le cadre des souverainetés nationales, et qui appellent donc des solutions d’union continentales
362es « impératifs technologiques » au service des « souverainetés nationales absolues ». Or, aujourd’hui, c’est la deuxième Europe qui
363l, l’idéal de l’État-nation centralisé et de sa « souveraineté absolue », et enfin et surtout l’équation : « Bonheur de l’homme égal
364 adopté le modèle européen de l’État centralisé à souveraineté illimitée. Du fait que tous veulent à tout prix copier les structures
365cipes et valeurs de la deuxième Europe, celle des souverainetés nationales et de la puissance matérielle, opposée à la première Europ
366traités. La division du continent en quelque 28 « souverainetés nationales absolues » explique seule que les motifs d’union [p. 25] d
367bornant à leur opposer fermement nos prétendues « souverainetés nationales », c’est-à-dire de la rhétorique. Le choix est simple : ou
368 supergrands en protectorats, satellites, zones à souveraineté limitée, etc., comme les tribus de l’Afrique noire l’avaient été par
369 28] C. Évolution des motifs d’union Dépasser les souverainetés nationales En 1944, les délégués des mouvements de résistance de neuf
370t temps, disent-ils, de « dépasser le dogme de la souveraineté nationale absolue ». Seule une fédération des démocraties pourra prév
371se de ne porter aucune atteinte aux sacro-saintes souverainetés nationales, tout en favorisant, bien sûr, la formation d’une opinion
372bloquée tant à Bruxelles qu’à Strasbourg, par les souverainetés nationales, auxquelles tous les partis ont renouvelé leur incondition
37330 États souverains qui, pour mieux affirmer leur souveraineté, refusent de se fédérer à l’Ouest, ou qui, n’ayant qu’une souverainet
374t de se fédérer à l’Ouest, ou qui, n’ayant qu’une souveraineté surveillée, ne peuvent y renoncer, à l’Est, force est de constater qu
375d’être. Dans leur état actuel de division, nos « souverainetés » ne peuvent en effet : — ni résister à la colonisation économique pa
376fédéral, nos États-nations, retranchés dans leurs souverainetés nationales, ne pourront échapper au cours des prochaines décennies au
377aussés, enrayés ou bloqués par l’intervention des souverainetés nationales. « Ils avaient été conçus dans une optique politique bien
378e unie ne peut avoir réponse à tout, mais que les souverainetés nationales ne peuvent plus avoir réponse à rien. Nous allons chercher
93 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
379squerait de porter une atteinte quelconque à la « souveraineté nationale ». Nos États réagissent comme un malade qui invoquerait l’h
380tés les dogmes du profit financier privé et de la souveraineté absolue des États, en tant qu’ils sont considérés comme les critères
381gration des équilibres naturels dans le cadre des souverainetés nationales. [p. 104] Parmi les mesures à la fois écologiques et écon
382excluent absolument le recours automatique à la « souveraineté nationale absolue » et au principe sacro-saint de la « non-ingérence 
383n ne peut accepter que les États invoquent leur « souveraineté » pour se soustraire à des obligations écologiques vitales, sous prét
94 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. IV. Les Régions
384 supérieure à celle des États et coiffant leurs « souverainetés indivisibles » pour que renaisse la possibilité [p. 113] de prise au
385ropos leur volonté de ne rien sacrifier de leur « souveraineté nationale absolue et indivisible », tout en réitérant leur volonté d’
386déralisation interne préparent le dépassement des souverainetés nationales au profit des communautés régionales, unités de base de to
387tripartite. Cette voie ouverte au dépassement des souverainetés nationales absolues et indivisibles est la voie même de la Fédération
388ns toujours l’avouer — de dépasser le dogme de la souveraineté nationale absolue : toutes les réalités technologiques, écologiques,
95 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. V. La défense de l’Europe
389ropéennes, et de la nécessité de sauvegarder « la souveraineté et l’indépendance nationale » face à l’« aide intéressée des Américai
390ce qu’il y aurait lieu de défendre par priorité : souveraineté nationale ? système capitaliste ? ou libertés civiques, telles que dr
96 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VII. Programme pour les Européens
391eurs ressources fiscales. Dépasser le dogme de la souveraineté nationale absolue : reconnaître et favoriser les solidarités transfro
392otre décision, contre votre liberté, contre votre souveraineté. Regardez-les faire sans inquiétude, toujours avec douceur, quelquefo