1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
1 technique, mais tâcherait d’épouser le dynamisme spirituel qu’elle révèle, puis de les situer dans l’univers humain ». M. Fernan
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
2nheur, peut-être… »). Mais le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste — (cette touche pour peindre un personnage épisodique :
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
3pervers, moins sentimental et plus sensuel, moins spirituel et plus cinglant. Au lieu de vin doux, on nous sert des cocktails (un
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
4s font un péché de notre acceptation des réalités spirituelles parce qu’elles troublent leurs bureaucratiques sécurités. Pourtant, v
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
5? Est-il temps encore de le détourner du désastre spirituel vers lequel il entraîne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des
6e la machine, méconnaissance glorieuse des forces spirituelles, le tout [p. 197] agrémenté d’humour et exposé avec un simplisme qui
7que les êtres encore doués de quelque sensibilité spirituelle deviennent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé
6 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
8uvées par un style brillant, plein de trouvailles spirituelles, malicieuses ou poétiques ; et ce n’est pas qu’il ne s’y glisse quelq
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
9Verne passionne. Pour les autres, divertissant et spirituel. Pourquoi ne veut-on voir en Jules Verne qu’un précurseur ? Jules Ver
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
10rche pas un rendement mais qui dépose une semence spirituelle. Qui sait ?… En attendant, puisqu’il faut attendre, je salue ces jeun
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
11 et cela ne se peut que si les tenants de l’ordre spirituel retrouvent le courage d’être, malgré les mots  14 , des anarchistes e
12’une somme de connaissances mortes. Une technique spirituelle. Et puis, qu’il en fasse ce qu’il voudra. Les Orientaux appellent Yog
13nt de la même manière. Dans un système de culture spirituelle, les différences s’accuseraient, mais se légitimeraient du même coup 
14s enrayent et faussent tout. Imaginez une culture spirituelle indépendante de toute destination religieuse particulière. On peut fa
10 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
15 une rentrée de l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend l’auteur de cet essai — la voyance de R
11 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
16 culture des facultés mystiques ; d’une technique spirituelle 8 indépendante de toute fin religieuse particulière, antérieure à n’
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
17alifiée de bourgeoise, est en réalité la garantie spirituelle qui lui permet de « s’élever au-dessus de lui-même aussi loin qu’il l
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
18n arrangement des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique
14 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
19 Versailles. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est l
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
20stante » de P. Romane-Musculus. Des lithographies spirituelles de Ch. Clément et des illustrations de F.-L. Schmied pour « Ruth et B
21if, de contrainte, de stimulant dans l’atmosphère spirituelle qui préside à l’élaboration d’une œuvre. Pas de style religieux sans
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
22ujourd’hui les masses veulent conquérir des biens spirituels et matériels réservés autrefois à ceux-là seuls qui, par leur naissan
23d’une philosophie de la vie qui rende aux valeurs spirituelles leur primauté : car c’est à cette condition seulement que la vie huma
24it être pour nous qu’une « introduction » à l’ère spirituelle, une préparation nécessaire mais nullement suffisante. Ce n’est pas l
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
25nt il faut situer Kierkegaard dans notre Panthéon spirituel : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le compare
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
26icisme d’un Ruskin, c’est un cantique d’adoration spirituelle que chante la poésie anglaise en de véritables « élévations ». Mais t
27le secret de certains renoncements, que le regard spirituel saurait encore en déceler l’équivalent. Peut-être le goût du sport tr
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
28fficulté. Les rares allusions qu’il fait à sa vie spirituelle n’en sont que plus émouvantes : Un dimanche, sur les collines derriè
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
29 — que son œuvre entre en action parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus lo
30 combinaisons d’idées mais créer de tout son être spirituel des faits nouveaux et vrais, dans un certain style. Car il n’est poin
21 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
31une ville à la campagne ; du même coup, un centre spirituel. Diversités, naissant, vivant les unes des autres, contrastes qui jam
32u rêve et du réel. Ignorer, méconnaître ces faits spirituels, c’est se condamner à ignorer, à méconnaître une vision du monde qui
33Car de la sorte, il s’imagine que [p. 23] réalité spirituelle sera plus vive, son âme plus fortement engagée dans le tragique essen
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
34 que pour nos savants retombés en pleine barbarie spirituelle. Il plaisante. Il dit que sa vie ressemble surtout à un film où les é
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
35n arrangement des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
36 guère, ce double mouvement de matérialisation du spirituel et d’intellectualisation du physique qui justement m’apparaît comme l
37e, — il devient aussitôt patent que toute réalité spirituelle a sa correspondance dans la matière, ou bien n’est qu’une duperie. [
38ai vu clairement qu’ils sont en péril d’inanition spirituelle. Ils ne dorment [p. 161] plus assez pour se rendre compte de la décad
39paravant il dédiait à quelque amie de haut parage spirituel. Le corps même y trouve sa part, car l’invention favorise la circulat
40vanouit en lumière. C’est ainsi que dans le monde spirituel, l’ère de la vitesse préparerait l’ère des Illuminés… L’extrême tensi
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
41bert Béguin. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
42e de cette carence de la poésie et du rayonnement spirituel notre fameux moralisme, [p. 61] traître à ses origines, et vidé de to
43 — comme celle d’une Lagerlöf — se lier d’amitiés spirituelles avec Charles Dickens, Jenny Lind, Thorwaldsen). Les romans russes et
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
44vré les confidences, et où la volonté de sobriété spirituelle paraît avoir produit chez le poète une sorte de sécheresse religieuse
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
45u de ce prêtre de l’abstentionnisme et du célibat spirituel. Ils ont tous épousé une cause, une de ces causes qui engagent bien p
46fficace si on la sentait inspirée par un principe spirituel capable de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le ch
47 ou même prêtres, ou même canonisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l
29 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
48hons autour de nous leur lien actuel et leur lieu spirituel. Pareille constatation ne peut nous signifier rien d’autre qu’une inv
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
49lement collectiviste d’ailleurs, mais originel et spirituel. (La révolution russe en tournant au marxisme, a provisoirement confo
50tous les plans, financier, commercial, éthique et spirituel. Que les échanges se ralentissent ou cessent : aussitôt perce l’inter
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
51en dans son évolution une de ces crises où l’être spirituel découvre sa forme véritable. Et si, comme chez Goethe, c’est une form
52e. Ainsi, les premières séductions du dépaysement spirituel, de la connaissance ésotérique dans ce qu’elle peut avoir de purement
53cette « connaissance », à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homme pénètre dans la réalité mystique. Et cet acte ne peut
54e mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est le refus de la magie qui fonde notre éthique, et ce dilemme es
55s les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense et de lenteur. Il avance ainsi pas à
56champ même 15 où Rimbaud se livre à l’expérience spirituelle, où il se livre tout entier. Et c’est là sa pureté, mais c’est aussi
57tions, nous pressent d’affecter toute chose, même spirituelle, d’une sorte de coefficient d’utilité. En ce jour de février 1932, da
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
58ouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirituelle qui existe déjà au-delà des bouleversements nécessaires ; une substan
33 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
59 de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide soci
60endent ses propriétés, je ne sais quelles régions spirituelles dont tout leur être — et cette maladie même ! — prouvent l’inexistenc
34 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
61icace, — ainsi et parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle n
62 mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de l
63nceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conception abstraite et négative qui sévit auj
64onc encore : 1° que si l’erreur initiale fut bien spirituelle, notre tâche constructive est d’abord d’ordre spirituel. Qui dit préc
65lle, notre tâche constructive est d’abord d’ordre spirituel. Qui dit précédence dit primauté. 2° que dans l’ordre, immédiatement
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
66ps croit devoir considérer comme plus réel que le spirituel. Il me paraît certain qu’une dialectique fondée sur l’actualité perma
36 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
67e sont encore en plein xviie siècle, les Sonnets Spirituels d’un Gombaud. Et je cite au hasard d’une mémoire mal informée. Et je
37 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
68 classique ». Il place Saint-Évremond, théoricien spirituel et serein de la sagesse du grand siècle, sous le coup de la question
69ffinement, par leur perfection même, une anarchie spirituelle dont elles constituent probablement l’unique remède. C’est comme la g
38 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
70ible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. Voyons maintenant quelles contingences imprévi
39 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
71s économiques » sont conscients de leur démission spirituelle. D’où la tristesse qu’ils répandent sur l’époque. Et leur seul baume,
72en a plus (Berdiaev). Et dès lors, toute activité spirituelle lui apparaît nécessairement comme un mensonge (Keyserling). L’intelli
40 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
73 [p. 13] Spirituel d’abord (juillet 1933) d I. — La révolution n’est pas, contrairemen
74re de rompre. Tel est pour nous le premier acte : spirituel.   [p. 14] II. — Quand nous disons « spirituel d’abord », nous n’en
75 spirituel.   [p. 14] II. — Quand nous disons « spirituel d’abord », nous n’entendons pas échapper à des responsabilités, à tou
76 couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituelle a pu paraître le privilège d’une caste, d’un niveau de fortune, d’une
77 ne veut, qui ne peut plus rien risquer. Entre le spirituel et le temporel, il y a, pour nous, le lien d’une totale responsabilit
78 d’une totale responsabilité. Quand nous disons « spirituel d’abord », nous ne voulons pas qu’on entende intellectuel, idéaliste,
79 disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel, c’est-à-dire ce qu’il y a
80ne nous paraît dès lors possible entre le ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion
81s ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel chrétien et notre personnalisme. Le spirituel de L’Ordre nouveau veut
82 le spirituel chrétien et notre personnalisme. Le spirituel de L’Ordre nouveau veut être humain et rien qu’humain. Certes, il tra
83veau que de leur attribuer une confusion entre le spirituel, tel que nous venons de le définir, et le Saint-Esprit dont parle la
84s n’ignorons pas que l’expression de « révolution spirituelle » a le privilège de scandaliser les « petits purs » marxisants. Nous
85 on ne le prive pas à jamais de toute possibilité spirituelle, non seulement d’en posséder, mais d’en concevoir d’autres. Une révol
86al, le plus soumis aux instincts de brutalité. Le spirituel à la Von Papen, ou le [p. 16] matériel à la Staline, nous paraissent
87aissent également attenter aux véritables valeurs spirituelles. Une révolution ne consiste pas enfin à développer jusqu’au monstrueu
88lus opposé. Il n’y a pas d’autres révolutions que spirituelles. L’acte libre est à l’origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que
89 pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pas voulu s’accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit
90atie fatiguée ! Quand nous parlons d’un pouvoir « spirituel », nous n’entendons pas le pouvoir des « idées », mais bien celui de
91ose aux résistances ambiantes. Nous disons que le spirituel est le pouvoir sur les choses, et qu’il n’y en a pas d’autres, contra
92, monétaire : on a vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel, c’est l’acte créateur de rapports nouveaux dans la société, de force
93dans la société, de forces sociales nouvelles. Le spirituel, c’est le mouvement, c’est le pouvoir de pousser, de renverser, de bo
94l est efficace et valable, se ramène à un pouvoir spirituel. C’est lui qui rassemble une armée, qui trouve l’argent pour payer le
95’argent pour payer les soldats. Mais que la force spirituelle fasse défaut, l’armée ne sera plus une arme entre ses mains déficient
96Il paraît maître absolu du pays, mais la violence spirituelle est du côté de Hitler, et c’est elle qui vaincra sans coup férir une
97t, de fait et de droit, à la plus grande violence spirituelle. L’ordre nouveau existe dès le moment où cette violence se dresse. Il
98n aux pouvoirs agissants.   VIII. — La révolution spirituelle est non seulement la seule valable, mais encore la seule effective, n
99it matériellement dans la mesure où son privilège spirituel a rompu d’avance la résistance : elle va d’autant plus loin que ce pr
100squ’au bout des faits, si nous restons au cœur du spirituel.   IX. Que d’autres nous reprochent, maintenant, de vouloir sauvegard
41 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
101personnaliste, le symptôme évident de la débilité spirituelle qui favorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irrespo
42 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
102iers de l’esprit. Ils revendiquent la primauté du spirituel, reprenant l’expression lancée par M. Jacques Maritain. Mais le spiri
103xpression lancée par M. Jacques Maritain. Mais le spirituel auquel songeait le philosophe thomiste est très bien défini : c’est l
104ustement qui fonde notre personne. La primauté du spirituel, c’est pratiquement la primauté de la personne. La primauté de la per
105lligence, ni la pensée, ni les fameuses « valeurs spirituelles » dont le xixe siècle a fait une véritable inflation. Mais c’est l’E
43 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
106ine il jugeait inhumain. Il condamna d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire.
107a d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire. Puis il affirma que ce prolétaire é
108ut-être, à un homme nouveau capable de créer un « spirituel » également rénové. C’était là, très exactement, comme le dit l’expre
109 moyen de la dictature étatiste, l’élan créateur, spirituel de la Révolution. On peut dire, très exactement, que le matérialisme
110 bourgeoise, on a pu montrer aussi 15 qu’un fait spirituel, la Réforme, avait été un facteur décisif du développement capitalist
111ain à tout le monde. Nous parlerons ensuite de ce spirituel auquel vous ne tenez tant que parce qu’il vous permet d’éluder le vra
112 Le fascisme a repris à son compte la critique du spirituel bourgeois. Il a su utiliser le rappel à la réalité économique proclam
113 de l’économie, la réalité supérieure de la vie « spirituelle ». Par là même, il paraît plus capable que le marxisme d’entraîner le
114ait bel et bien la libération de l’homme complet, spirituel compris. Enfin, que cette primauté n’était en réalité qu’une précéden
115ques satisfaites, ils comptent passer à une œuvre spirituelle. Mais ce passage serait la négation de leurs principales thèses de co
116tuelles, fondées sur le déterminisme. Si le mot « spirituel » signifie quelque chose, c’est assurément par opposition avec les lo
117tte extraordinaire opération de rétablissement du spirituel et de la liberté, dans un monde où seules sont admises les valeurs ma
118une spiritualité nouvelle ! Même si les germes du spirituel sont semés, ils tomberont désormais dans un milieu de plus en plus st
119création, c’est-à-dire incapables de concevoir un spirituel véritable. Seule une anthropologie établie dès l’origine au niveau de
120trice. Il y a plus. À supposer que le passage au spirituel (selon les marxistes) soit possible, je me refuse à croire que ce pas
121 [p. 73] rationnelles, laïques et collectives, le spirituel soviétique ne pourrait être qu’une réédition standardisée de « l’espr
122aissants à Karl Marx d’avoir montré l’inanité. Ce spirituel-là serait tout bonnement le vieil individualisme français, dont les m
123 ainsi les derniers défenseurs au xxe siècle. Un spirituel qui ne vient qu’ensuite, c’est un spirituel de luxe, « gratuit » comm
124e. Un spirituel qui ne vient qu’ensuite, c’est un spirituel de luxe, « gratuit » comme on disait naguère, sans efficace, sans res
125 sans responsabilité, sans existence concrète, un spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfait », et de l’approbatio
126ssier, mais au moins franc, à cette caricature du spirituel, à cette douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, q
127tte douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, qui est pour nous l’origine même du désordre actuel. ⁂ Mais ce mot d
128ort humain. Or, je crois, au contraire, que si le spirituel n’est pas à l’origine, il n’est pas non plus à la fin d’un système, d
129tera-t-on, — si vous dites contre les marxistes : spirituel d’abord, vous séparez vous aussi, dans le temps, ce qui n’a d’existen
130is peut-être dû faire plus tôt. Quand nous disons spirituel d’abord, ce d’abord n’a pas le même sens temporel, historique, que da
44 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
131 de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide socia
132endent ses propriétés, je ne sais quelles régions spirituelles dont tout leur être — et cette maladie même ! — prouvent l’inexistenc
45 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
133mum. Il satisfait enfin à certaines aspirations « spirituelles » de deux espèces d’hommes à vrai dire assez différentes : les jacobi
134t des églises, ainsi que toute espèce de création spirituelle. Le véritable malheur du fascisme, c’est d’avoir voulu étendre par la
135es procèdent de cette erreur fondamentale, erreur spirituelle analogue à celle du stalinisme, on le voit, mais sans doute moins gén
136ades, sinon une « mise au pas », une inversion du spirituel soumis de force à la raison d’État ? C’est bien déjà la folie [p. 136
137ciste signifie pour une nation un appauvrissement spirituel dont les conséquences peuvent être séculaires : car c’est aux moelles
138 Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui apprend que le péché maje
46 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
139es-mêmes justes et opportunes, c’est une violence spirituelle qui existe déjà au delà des bouleversements nécessaires ; une substan
47 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
140 ne puis m’attacher ici qu’à définir une attitude spirituelle. Les principes qui seront à la base de l’économie et de politique no
48 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
141rêts d’une civilisation, ce qui peut apparaître « spirituel », mais il se trouve qu’à ses yeux les intérêts de la civilisation se
142mais c’est, dit-il, pour préparer une renaissance spirituelle, dont le présent état social ne permet pas de prévoir la nature. Et j
143» sont singulièrement troublés par des facteurs « spirituels », et même que tout le trouble vient de là. L’économie purement matér
144ause de l’« esprit ». C’est donc par les facteurs spirituels qu’il nous faut commencer la mise en ordre du monde moderne. Importan
145ique de notre révolution en dépend. Humilité du spirituel Les revues bien-pensantes ont trop vanté la primauté du spirituel pou
146vues bien-pensantes ont trop vanté la primauté du spirituel pour qu’il s’agisse encore, chez elles, d’un spirituel vraiment vivan
147tuel pour qu’il s’agisse encore, chez elles, d’un spirituel vraiment vivant. Le spirituel dont je me réclame a sa réalité dans l’
148e, chez elles, d’un spirituel vraiment vivant. Le spirituel dont je me réclame a sa réalité dans l’ordre évangélique. Que dit don
149et rien qu’humain sera au dernier rang de l’ordre spirituel, que Dieu ordonne. Et encore : le plus grand est celui qui s’abaisse
150 cela qu’on perd de vue lorsqu’on réclame pour le spirituel une primauté de droit plutôt que de service. On voudrait que le spiri
151e droit plutôt que de service. On voudrait que le spirituel soit honoré comme souverain d’une hiérarchie intangible, et l’on oubl
152ce fidèle de sa charge. Or, l’exercice du pouvoir spirituel nous est prescrit, par l’Évangile, comme un service dans l’abaissemen
153mme un service dans l’abaissement. La primauté du spirituel n’est donc active et justifiée que pour autant que la personne se met
154 faut savoir, avant de revendiquer la primauté du spirituel. « Calligraphie politique » Les fascistes, lorsqu’ils critiquent le
49 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
155s animées par une certitude qui est de l’ordre du spirituel. Que ce spirituel-là vienne à faiblir, à douter de lui-même, l’armée
156certitude qui est de l’ordre du spirituel. Que ce spirituel-là vienne à faiblir, à douter de lui-même, l’armée n’est plus une arm
157x qui savent témoigner de la plus grande violence spirituelle. L’exemple récent de l’Allemagne le prouve. Schleicher et la Républiq
158me parlementaire avait disparu, et que la force « spirituelle » — par opposition à la force matérielle — était passée du côté hitlé
50 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
159lité de communauté, c’est celle qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une société d’un type absolument nouveau, qui ne so
160logique où je me place ici ? C’est une communauté spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales, que l’on pou
161était le vice du moyen âge, confondant l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel. L’anarchisme, c’était la révolte de la Renais
162onfuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nouveaux, à la fois libres et engagés, constit
163olutisme, la collusion des pouvoirs politiques et spirituels, nous les trouvons chez un Charles-Quint, chez un Philippe II d’Espag
164estante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le même état d’esprit qui explique à la fois le respect d
165un ou de l’autre de ces maux. La coupure entre le spirituel et le temporel n’y était pas faite au bon endroit, ou mal faite, ou p
166t tous les pouvoirs temporels et toute l’autorité spirituelle 68 . Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en u
167recours, plus de pardon à espérer : la communauté spirituelle ne peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État, puisque c’
168arole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demand
169 simple fait qu’ils affaiblissent nos résistances spirituelles et nous font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus même
170sonnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là, ce sont ses véritables adversaires, les
51 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
171ible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. ⁂ Voyons maintenant quelles contingences impré
52 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
172icace, — ainsi et parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle n
173 mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. [p. 235] Bourgeois et marxistes p
174nceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conception abstraite et négative qui sévit auj
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
175ndividu, le conflit tragique et la responsabilité spirituelle. C’est dans cette tradition proudhonienne, et non-marxiste, seule viv
176rdonné ; affirmation de la primauté nécessaire du spirituel (qu’ils définissent d’ailleurs assez diversement) ; affirmation de la
177 refus et ces affirmations définissent l’attitude spirituelle des jeunes groupes. Ils indiquent assez la nouveauté de leur point de
178 régionalisme, traduisant cette formule de base : Spirituel d’abord, Économique ensuite, Politique à leur service. Il est facile
179on de la personne à un acte, tel est donc le fait spirituel, le fait humain par excellence auquel L’Ordre nouveau voulait rattach
180utes les institutions. Telle est la « primauté du spirituel » qu’il ne cessa d’invoquer au risque, il faut le dire, de créer prov
181lisme et matérialisme-dialectique.) « Primauté du spirituel », nous retrouvons cette affirmation dans la revue Esprit. S’agit-il
182on dans la revue Esprit. S’agit-il là, encore, du spirituel comme acte ? Certes, Emmanuel Mounier, directeur de la revue, définis
183que du mot Esprit, pour y substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte personnel — et cette nuance est capitale —, il es
54 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
184e directrice, les mécanismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposit
185ours à la fois une technique précise et un effort spirituel. Et la plus haute réussite sera toujours d’adapter avec souplesse la
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
186 action trop longtemps dépourvue de tout contrôle spirituel. N’est-ce point l’obscur pressentiment d’un tel péril qui explique, e
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
187, attesta dans sa plénitude la primauté de l’acte spirituel : Kierkegaard. Le grand mal de l’époque, et la terreur que commencent
57 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
188ur avec son public. Une fois posés ces fondements spirituels d’une littérature rénovée, qu’aurions-nous la témérité et la naïveté
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
189nc. Ces deux références peuvent fixer sa position spirituelle. Toutefois, l’exposé qu’on va lire n’est pas un résumé des idées défe
190ersonne est d’ordonner ce corps-à-corps. 10. Le spirituel Descartes a détruit la personne, ou plutôt son lieu naturel, en sépar
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
191réalisme garde une valeur de fait-témoin, d’ordre spirituel ; à ce titre, il marque une époque, bien plus qu’une littérature. Ces
60 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
192 de compte retentir tous les problèmes sociaux et spirituels. C’est en elle, et c’est en elle seule, qu’ils provoquent un écho hum
61 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
193ablement raison : c’est une constatation de décès spirituel, à peine anticipée peut-être. Mais ils se trompent tout à fait quand
62 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
194le ». Nous disons que cet être-là n’a plus de vie spirituelle. Car nous croyons que le spirituel, c’est l’engagement total de l’hom
195 plus de vie spirituelle. Car nous croyons que le spirituel, c’est l’engagement total de l’homme dans la tâche concrète que lui d
63 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
196viter 16 , entre l’économique, le politique et le spirituel, confusion inconsciente ou voulue, mais trop grave pour que nous ne l
197plus franchement nos désordres dans leurs racines spirituelles, il faudrait surtout être, et ils ne sont pas. Ce qui leur manque, c’
198 sens social, la connaissance vivante du principe spirituel, affectif et communautaire de la nation. Qu’est-ce qu’un plan de gouv
64 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
199, de certitudes théologiques, et de cette liberté spirituelle que confère la connaissance vivante de « la seule chose nécessaire ».
200nisme a promis le royaume des cieux à la pauvreté spirituelle. Mais le premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianis
201 spirituelle. Mais le premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianisme sa rhétorique et sa dialectique ; de la sort
202empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir un esprit de la trempe de celui de N
203cistes ne se réclament-ils pas, eux aussi, d’un « spirituel » préalablement « mis au pas » ? Et ne retrouvons-nous pas cette même
65 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
204in trop purement humain dans son effort le plus « spirituel » ? On ne sait si l’auteur veut nous pousser vers cette conclusion. P
66 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
205munautaire, ce réalisme plein, ce sens du concret spirituel, cette amitié des hommes et du pays, qui permettra peut-être un jour
67 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
206’un littérateur qui se consacrent à la défense du spirituel ? La grâce moscovite vous aurait-elle saisi ? L’utilitarisme grossier
207us reconnaître ni la nature ni l’action vraies du spirituel. On dira qu’elles ne l’ont jamais su. Je serais prêt à l’accorder. Ce
208ut autre ordre 27 . L’esprit paraît d’autant plus spirituel, et partant, d’autant plus respectable, qu’il est plus dégagé du réel
209domaine de l’action quotidienne. Plus on élève le spirituel au-dessus des humaines contingences, [p. 34] plus sûrement on livre c
210ontraire en s’abaissant. Telle est la parabole du spirituel. VII. Situation des intellectuels dans la cité (suite) b) Les réal
211crits se trouve être l’inverse exact de la valeur spirituelle de ces écrits. Ce n’est pas la création, c’est le rabâchage qui rappo
68 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
212pressionnantes, de métaphores mystiques, d’influx spirituel dans le vieil homme, de grâce infuse et de radioactivité de l’Évangil
69 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
213Paracelse s’était formé de l’homme une conception spirituelle et organique (théologique-astrologique) à laquelle notre science est
70 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
214t pur s’évanouit. L’âge qui s’ouvre sera celui du spirituel décisif. La seule doctrine, ou pour mieux dire, la seule attitude de
71 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
215ent les plus hérétiques, celles aussi où l’hybris spirituelle se pare le mieux d’humilité dévote. Ceci marqué, qui est plus qu’une
216ous avoir ouvert par son anthologie tout un monde spirituel et poétique plein de dangereuses merveilles. Le choix des textes me p
217u mysticisme. Il m’a semblé que cette perspective spirituelle était la seule que dégageât sans équivoque la confrontation des mysti
72 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
218 ils renvoient aux calendes grecques les tâches « spirituelles » et la construction théorique, oublient les conditions qui assurèren
219on humaine, c’est L’Ordre nouveau. Nos fondements spirituels, personnalistes, nous permettront, nous obligeront même à corriger le
73 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
220aisé » quoi que ce soit, en imposant à un conflit spirituel le cadre étatique d’un décret destiné avant tout à raffermir le centr
221ur à deux partis, sans tenir compte des exigences spirituelles fondamentales de chacun des antagonistes ? Fixer, cristalliser de la
222, qui se fonde sur la méconnaissance des réalités spirituelles, se révélera bientôt inefficace dans la pratique. Méconnaissance de r
223cace dans la pratique. Méconnaissance de réalités spirituelles. Que voulaient en effet les Ligueurs ? L’anéantissement de la puissan
224que l’État prétend assurer au mépris des réalités spirituelles, et sous prétexte d’apaiser leur conflit. Si l’on rappelle en outre l
225 est l’évolution : a) On refoule les antagonismes spirituels en y substituant un cadre fixe et centraliste. Ce faisant, on cristal
226ie politique et économique du pays. b) Le conflit spirituel étouffé par la force, sans être en rien résolu pour autant, fermente
227sychanalyse à inventer : l’étude des refoulements spirituels, et des complexes qui en résultent, créés par l’intervention de l’Éta
228complexes). II Rien n’étant résolu, sur le plan spirituel, par l’Édit, mais les parties se trouvant liées bon gré mal gré au ca
74 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
229avons un autre problème à résoudre maintenant. Le spirituel est réglé. Mais qu’allons-nous faire de notre énergie physique ? Et c
230ure. Il faut que nos luttes deviennent des luttes spirituelles, dans le sens où Rimbaud a dit : « Le combat spirituel est aussi brut
231lles, dans le sens où Rimbaud a dit : « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes. » Lui. — Et pour ceux qui
75 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
232est l’achèvement suprême, et non l’humiliation du spirituel. p. 25 y. « René Guisan : un clerc », Revue de Belles-Lettres, L
76 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
233 questions métaphysiques sans ébranler l’autorité spirituelle ou politique qui nous commande — tant qu’elle nous commande vraiment.
234s prétexte que le vrai tragique est de l’ordre du spirituel. Qu’un intellectuel refuse absolument de s’intéresser à quelque loi f
235 ou qu’un brasseur d’actions traite les problèmes spirituels les plus graves de « simples questions de mots », et les écarte avec
77 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
236roblème — pour définir la culture comme un acquis spirituel à transmettre. C’est-à-dire comme une chose faite, et non pas comme u
237ée de luxe plutôt que celle de travail, de combat spirituel et de puissance en marche. Pour reprendre les termes de Sorel, disons
238oint accidentelle mais initiale, et de l’ordre du spirituel. La description historique de de Man se fonde en dernière analyse sur
239s sans doute nous révéler plus aisément la nature spirituelle de l’erreur qui, peut-être, affecta dès le principe l’éthique et la c
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
240u travers d’un chaos sombre ou d’un subtil réseau spirituel, sans remarquer la différence. Il y a toujours une sorte de caporalis
79 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
241on plus « objective » du monde. Le temporel et le spirituel sont devenus dans notre langage : la police et la propagande. Et la r
80 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
242oir, premièrement, de quel complexe économique et spirituel notre culture tire son origine. Elle nous permet ainsi de mieux compr
243. L’anarchie de notre langage révélera l’anarchie spirituelle d’un monde où la mesure est morte. Enfin les tentatives de rénovation
81 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
244intentions divines, pour les offrir en holocauste spirituel au Créateur. Enfin, remarque encore Renan : « L’Esprit prophétique et
245ose nécessaire : l’accomplissement d’une vocation spirituelle. Et les moyens de cet accomplissement sont les moyens les plus élémen
82 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
246vent sans beauté, inhabile à traduire les vérités spirituelles, qu’on en vient donc à méconnaître pour un temps, mais adapté aux con
247t et l’usage. Dès lors, la tâche de la révolution spirituelle est définie : en face de la mesure ancienne qui se survit en tyrannie
83 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
248l’esprit, ou un esprit patriotique, ou une patrie spirituelle… Tandis que d’autres opposent l’esprit à la révolution, l’ordre à la
249jugée vulgaire. Nous décrirons plus loin l’aspect spirituel de cette maladie du langage, dont nous venons d’énumérer quelques cau
250publicité qui ont pris la place des lieux communs spirituels et affectifs ne nous ordonnent qu’à des fins provisoires ou dégradant
84 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
251n eut des orateurs et des pantins. Et le héros du spirituel devint le solitaire par excellence, le méconnu et l’angoissé. Sa gran
252 qui l’opposait à son époque. Telle est l’origine spirituelle, ou culturelle si l’on veut, [p. 87] de la situation intenable que ré
253 s’harmonisent et se confondent les énergies tant spirituelles que matérielles. Bien ou mal, ces deux hommes ont répondu à l’appel a
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
254chaltung comme diraient les nazis — des activités spirituelles et manuelles. Mais la conception [p. 95] qui assimile l’élévation du
255l de la finalité commune à toutes les œuvres tant spirituelles que matérielles ? La réponse me paraît évidente. Tous les témoignages
256grer, dans le monde le plus dépourvu de principes spirituels ordonnateurs. Qu’on baptise cette nouvelle anarchie « humanisme révol
257stes, est d’ores et déjà combattue par une mesure spirituelle toute différente, et à certains égards, contraire. C’est tout le dram
258s. Ils retrouveront avant longtemps nos problèmes spirituels. Toute la question est alors de savoir si nous les aurons résolus, da
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
259ausse communauté, une fausse réponse, une duperie spirituelle ; je le crois, au nom d’une vérité plus haute, et qui n’est pas une o
260de, à faire de nécessité vertu. On se servit du « spirituel » pour justifier le mépris où l’on était forcé de tenir la culture. O
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
261erdait d’abord toute efficacité, puis toute vertu spirituelle. Les dictatures sont fondées au contraire sur le primat, en fait et e
262ous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vous avez reculé la question, de d
263d’urgence et de propagande de masses. Pas d’ordre spirituel sans un minimum matériel, c’est l’évidence. Mais pas d’ordre total sa
264otal sans une soumission organique du matériel au spirituel. C’est encore là une évidence, et qui n’est pas moins actuelle. p.
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
265bourgeoise hésite à s’engager dans une révolution spirituelle dont elle redoute l’impuissance pratique à l’heure où il faudra donne
266inguer les très puissantes raisons culturelles et spirituelles qui ont déterminé depuis des siècles cet abaissement de niveau commun
267t survivre bien longtemps à la ruine de la mesure spirituelle qui avait déterminé sa forme et défini ses buts lointains. Dès lors,
268douter la pauvreté. (Les civilisations à principe spirituel puissant y parviennent seules : yoghis, ordres mendiants, missionnair
269e la Sarre. Prenons-y garde ! Ces deux faits sont spirituels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus igno
89 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
270ter d’avance la part du feu à l’aide d’un critère spirituel ? Sinon l’on risque bien de voir le spirituel pâtir du discrédit d’un
271ère spirituel ? Sinon l’on risque bien de voir le spirituel pâtir du discrédit d’un ennemi devenu trop intime. J’examinerai donc
272ides mécaniques par lesquelles l’acte de création spirituelle peut s’insérer dans le donné, s’assurer une vitesse de choc. La main
273vérité n’est plus justiciable d’aucune hiérarchie spirituelle reconnue, il n’est plus de critère objectif que dans les seules métho
274rmis et conditionné une inversion des hiérarchies spirituelles, normalement dominées par l’acte créateur, aujourd’hui suspendues à c
275rice. La pensée prolétarisée Un très petit fait spirituel est plus grand que la ruine des banques, s’il détient le secret de ce
276e bien homogène, qui serait celle de la démission spirituelle de la pensée bourgeoise ? Nous touchons ici au dernier chaînon de not
277prétendent pas le couper des origines et des fins spirituelles où réside cette liberté. Mais qu’une doctrine de l’État en vienne à s
90 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
278dit le clerc, on se moquerait bien de ma violence spirituelle. Elle resterait purement théorique. Nous n’avons plus d’autorité, aut
279ans causes. Ou mieux : ils croient que les causes spirituelles sont sans effet dans le domaine de l’action, qui serait soumis à des
280la vraie nature de l’autorité, qui est proprement spirituelle. Les uns et les autres ignorent qu’il ne peut sortir d’un système, d’
281yer les soldats. Lorsque nous parlons d’une force spirituelle, il s’agit de la force d’un Pascal ou d’un Nietzsche, mais aussi de l
282vertu d’une autorité, c’est-à-dire d’une violence spirituelle supérieure aux désirs anarchiques de la nature. La vraie révolution n
283 critique, l’exercice et la qualité de l’autorité spirituelle. Ce qu’elles ont refusé de faire, d’autres l’ont fait. Aussi les cria
284n parti pris compensateur, d’un certain fanatisme spirituel, consistant à soumettre sans cesse l’automatisme de la pensée à sa vo
285ais par l’incarnation de plus en plus complexe du spirituel, c’est-à-dire par l’extension consciente du risque à toutes ses activ
286son origine permanente, à l’origine de l’autorité spirituelle. [p. 216] Sixième vertu : d’un certain ascétisme de l’expression De
287y a guère que deux types de mesures : le principe spirituel ou le cadre institutionnel. Le grand prestige de l’Église catholique,
288r entre ses mains, durant des siècles, l’autorité spirituelle et le pouvoir organisé. Nous ne reverrons pas ce miracle. C’est que n
289situer, à baptiser, l’incarnation de cette mesure spirituelle. L’Arche de l’Alliance, l’Église, le César, le Roi, le Dictateur, l’É
290 devait faire notre génération. C’est le principe spirituel de la mesure qu’il nous faut tout d’abord définir, et le signe naîtra
291rique. À eux de compenser par leur intransigeance spirituelle une disproportion matérielle qui pourrait effrayer beaucoup d’esprits
292 de compte retentir tous les problèmes sociaux et spirituels. C’est en elle qu’ils provoquent un écho véritablement humain. C’est
293orma. Ainsi l’acte nous réincarne. La primauté du spirituel, c’est la primauté du créant, de la « pensée qui pense » sur la « pen
91 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
294n même temps, dans le temps de leur lutte. Ici le spirituel devient tangible, le matériel lisible et significatif. Nous sommes ic
92 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
295chaltung comme diraient les nazis — des activités spirituelles et pratiques. Mais la conception qui assimile l’élévation du niveau d
296rappel de la finalité commune à toutes les œuvres spirituelles et matérielles ? La réponse me paraît évidente. Tous les témoignages
297stes, est d’ores et déjà combattue par une mesure spirituelle toute différente, et à certains égards, contraire. C’est tout le dram
298s. Ils retrouveront avant longtemps les problèmes spirituels qui sont les nôtres. Toute la question est de savoir si nous les auro
299ous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vous avez reculé la question de di
300d’urgence et de propagande de masses. Pas d’ordre spirituel sans un minimum matériel, c’est l’évidence. Mais pas d’ordre total sa
301otal sans une soumission organique du matériel au spirituel. C’est encore là une évidence, et qui n’est pas moins actuelle. [p.
302bourgeoise hésite à s’engager dans une révolution spirituelle dont elle redoute l’impuissance pratique à l’heure où il faudra donne
303e la Sarre. Prenons-y garde ! Ces deux faits sont spirituels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus igno
93 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
304condition matérielle, et la seconde notre mission spirituelle. La dictature tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps
305era mieux de la qualité de tension et de décision spirituelle que supposait un tel ouvrage. M. Thibaudet réclamait ici même une cri
94 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
306raduit : c’était une des nécessités de notre état spirituel. Seulement, il eût fallu le traduire autrement, pour prévenir certain
307r qui attache autant d’importance à l’opportunité spirituelle de ses œuvres qu’à leur contenu intrinsèque. Personne peut-être n’a s
308à une époque plongée dans la plus grande mollesse spirituelle » l’amère passion de faire mourir un témoin de la vérité ? Si tu veux
95 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
309es le diviseur, ne connaît pas de localisation du spirituel, ne connaît pas de lois mais seulement des formes. C’est un monde en
310e, il n’y a plus de distinction du matériel et du spirituel. L’homme « se connaît donc à son pas et à l’extension de ses mains, à
96 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
311entation fasciste, n’a plus de sens historique ni spirituel. Il importe d’insister sur cette conclusion, au moment où nous critiq
97 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
312que créatrice et initiatrice, est essentiellement spirituelle. Là-dessus les plus gros malentendus se donnent libre cours. Le « spi
313lus gros malentendus se donnent libre cours. Le « spirituel », aux yeux de la grande masse, est à peu près synonyme d’impuissance
314t-on que les foules aient plus de respect pour le spirituel que les élites elles-mêmes n’en montrent lorsqu’elles se vantent de n
315omité des Forges font profession de défendre le « spirituel » ; s’il est vrai que les « bourgeois » de toutes classes ont fait de
316sens que nous attribuons aux mots « esprit » et « spirituel » 39 . Mens agitat molem. Mais ce mens n’est [p. 4] pas l’esprit pur
317 aux affairistes et aux politiciens. L’esprit, le spirituel, au sens où on l’entend ici, est par définition ce qui « agit », ce q
318sance d’acte. Ainsi quand nous parlons d’autorité spirituelle, ou mieux d’autorité tout court, il s’agit bien d’autorité concrète :
319 commandement. Or cette confiance est une réalité spirituelle, au plein sens du mot, cette fois. (Il est toujours désagréable de se
320ce matérielle, mais déjà victorieuse dans l’ordre spirituel. 5. La révolution est essentiellement l’affirmation d’une nouvelle au
98 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
321e directrice, les mécanismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposit
322ours à la fois une technique précise et un effort spirituel. Et la plus haute réussite sera toujours d’adapter avec souplesse la
99 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
323esclavage, sous le couvert des fameuses « valeurs spirituelles ». Nous ne dirons pas avec M. Aragon l’ancien : « Moscou la gâteuse »
100 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
324 en France : c’est sans doute un signe de surdité spirituelle totale. Seule la politique est encore capable de pousser les hommes à
325re une conquête quelconque, matérielle [p. 77] ou spirituelle. Or c’est cela seul, menace ou entreprise commune, qui rassemble les
326aises, ou à leur rang, etc. ou même à leur valeur spirituelle. Ils sont très peu. Ou plutôt, disons qu’on en connaît très peu : que
327d pas de l’opinion. Ni de la bêtise plus ou moins spirituelle de, etc. Parlons plutôt de nos bains, les premiers vrais bains de la