1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1 [p. 63] M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924) a M. de Montherlant est considéré
2té le collège jésuite pour la tranchée, puis « le sport l’a saisi aux pattes de la guerre encore contus de huit coups de grif
3eux ». Il n’a pas eu le temps de se ressaisir, le sport prolongeant pour lui, d’une façon obsédante, le rythme de la guerre.
4nd les premiers qui lui tombent sous la main : le sport et la morale romaine. Dans sa hâte salvatrice, M. de Montherlant ne s
5é et l’initiative individuelles, et la morale des sports anglais, morale qui veut former des hommes maîtres d’eux-mêmes, c’est
6s premiers Français qui ait compris que le but du sport n’est pas la performance, mais le style et la méthode, c’est-à-dire l
7’est cette domination qui est le but véritable du sport. On accepte une règle ; on l’assimile, à tel point qu’elle n’est plus
8ien : La moitié est plus grande que le tout ». Le sport comme un apprentissage de la vie : tout servira plus tard : Ô garçon
9 romantisme. Je sais bien ce qu’on objectera : le sport ainsi compris, plus que l’apprentissage de la vie, est l’apprentissag
10 renouvelé que nous conduirait cette « éthique du sport » tempérée de raison. Ce qu’on en peut retenir, c’est la méthode, car
11mûr, cette « limitation » que lui ont enseigné le sport et les anciens. J’admets que ses « idées générales » ne vaillent rien
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
12ture. Les épisodes s’appellent : collège, guerre, sport… la Relève du Matin, le Songe, les Olympiques. Et voici le Chant funè
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
13tes de synthèse. Avec une œuvre comme Plaisir des Sports de Jean Prévost, et les essais politiques de Drieu la Rochelle, les M
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
14homogène, facile à surveiller. Mais en matière de sport, la tricherie est difficile, tandis qu’à l’école elle est de règle. C
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
15ore en déceler l’équivalent. Peut-être le goût du sport trahit-il la nostalgie d’une vie qui comporterait des risques extérie
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
16on, partage sa vie entre la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand le négoce installé au rez-de-chaussée
7 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
17? Moi. — Je vous aurais dit, il y a dix ans : le sport… Lui. — C’est quelque chose. Ce n’est pas assez, ce n’est pas sérieux
18t armée. C’est bien pourquoi j’estime que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non. Lui.
8 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
19le regarde : c’est un solide gaillard. Il aime le sport ; très bien, qu’il continue. À son âge, j’étais gardien de but dans u
20s, développement des techniques libératrices, des sports, des moyens de circuler et de s’instruire, résistance à l’état tentac
9 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
21? Moi. — Je vous aurais dit, il y a dix ans : le sport… Lui. — C’est quelque chose. Ce n’est pas assez, ce n’est pas sérieu
22t armée. C’est bien pourquoi j’estime que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non, parce
10 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
23 deux formes : la représentation dramatique et le sport. Celui-ci est, au e, de beaucoup le plus important. Le drame ne trait
24venture amoureuse n’y était qu’exceptionnelle. Le sport médiéval, au contraire, et surtout le tournoi, était lui-même dramati
25ne forte dose d’érotisme. Partout et toujours, le sport a associé ces deux facteurs : dramatiques et amoureux ; mais tandis q
26s : dramatiques et amoureux ; mais tandis que les sports modernes sont presque retournés à la simplicité grecque, le tournoi d
27ournois explique l’hostilité de l’Église pour ces sports. Ceux-ci provoquaient parfois d’éclatants adultères, comme le témoign
28un caractère individuel et l’apparence d’un noble sport ». Mais dans le courant du xve siècle, l’on se met à combattre à pie
11 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
29es règlements. Je compte me livrer désormais à un sport beaucoup plus excitant : la chasse au Diable dans nos idéaux et dans
12 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). La guerre est morte (5 septembre 1945)
30e les militaires n’ont plus qu’à se consacrer aux sports. Que la guerre n’est plus leur métier. Et que par conséquent il n’y a
13 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
31adre trop parfait, cette ambiance d’innocence, de sports et d’ombres vertes, que vivent et pensent quelques-uns des esprits qu
14 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
32e les militaires n’ont plus qu’à se consacrer aux sports. Que la guerre n’est plus leur métier. Et que par conséquent il n’y a
15 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
33adre trop parfait, cette ambiance d’innocence, de sports et d’ombres vertes, que vivent et pensent quelques-uns des esprits qu
16 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
34, les pin-up-girls et le glamour, Superman et les sports à la radio. Et ils s’entourent d’objets polis, luisants, emballés dan
17 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Deux presses, deux méthodes : l’Américain expose, le Français explique (4 avril 1946)
35 autres journaux) ; et des rubriques régulières : sports, religion, finance, livres, théâtre, correspondance, jardin, etc. Mai
36ques au sujet des rubriques régulières. Celle des sports, contrairement à ce que l’on attendrait, ne tient pas plus de place q
18 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
37 autres journaux) ; et des rubriques régulières : sports, religion, finance, livres, théâtre, correspondances, jardins, etc. C
38ques au sujet des rubriques régulières. Celle des sports, contrairement à ce que l’on attendrait, ne tient pas plus de place q
19 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
39 non moins généralement admis que ce n’est pas un sport public et diurne. Cette petite nouvelle, parue dans le respectable N
40comme chez [p. 117] nous, mais l’autre étant un « sport » d’une nature différente — et c’est la seconde que j’essaierai de dé
20 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
41 « sens social », « l’adaptation au milieu », les sports, les qualités d’initiative, et l’intérêt pris aux leçons. Les petits
42, les pin-up-girls et le glamour, Superman et les sports à la radio. Et ils s’entourent d’objets polis, luisants, emballés dan
21 1948, Suite neuchâteloise. I
43e internationale » comme on dit dans le monde des sports. Ces quelques traits épars ne font pas un portrait. Dès qu’on essaye
22 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
44s suisses que ce n’est le cas en France, mais les sports y sont moins envahissants qu’en Amérique. En général, l’élève suisse
23 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
45ntal se tourne immédiatement vers les voyages, le sport, les jeux et l’érotisme. L’expérience des vacances payées nous l’a fa
46pectacles solennels organisés par l’art ou par le sport préparent les masses et les individus à des liturgies imprévues. Les
24 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
47ntal se tourne immédiatement vers les voyages, le sport, les jeux, et l’érotisme. L’expérience des vacances payées nous l’a f
48pectacles solennels organisés par l’art ou par le sport préparent les masses et les individus à des liturgies imprévues. Les
25 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
49quette. La plupart sont en pantalon et blouses de sport. Quelques-unes ont gardé leurs bigoudis, comme cela se fait dans ce p
26 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
50e. La guerre n’était encore au xvie siècle qu’un sport brutal mais noble et même presque sacré, dont la tauromachie nous don
51ique des Hautes Ligues, en partie [p. 57] pour le sport, mais comme professionnels. « Point d’argent, point de Suisses », bie
52 par leur [p. 61] valet, n’est plus qu’un vol. Le sport des armes est devenu routine sans gloire. Le coup de grâce sera donné
27 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
53eur futur métier de citoyen. Comment apprendre un sport sans exercice ? En vérité, s’il y a tout de même un civisme suisse in
28 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
54s suisses que ce n’est le cas en France, mais les sports y sont moins envahissants qu’en Amérique 120 . En général, l’élève su
55s’interroger sur l’avenir suisse est devenu notre sport national, et je ne vois pas d’autre pays qui puisse nous battre sur c
29 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
56s ce lieu. » Le soir du 26 août, au Pavillon des Sports, en face du Montreux-Palace, voici les trente personnes annoncées par
30 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
57 règles, comme il va de soi dans tous les jeux et sports d’équipe ; 3. ceci exclut, du même mouvement, la sacralisation de ces
31 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
58e musique, d’Églises, de firmes, de syndicats, de sports, coopère, se fédère ou s’unit en dehors des initiatives de l’État, pa
32 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
59l desport ! comme disait l’ancien franglais. Quel sport ! dit l’anglo-normand d’aujourd’hui. Mais voici plus sérieux. Certes,
33 1980, Journal de Genève, articles (1926–1982). Les journalistes sportifs ? On dirait qu’ils aiment les tyrans (31 mai-1er juin 1980)
60it. Il s’intitulait « Monsieur de Montherlant, le sport et les Jésuites » et fut pour moi à l’origine d’un échange de lettres
61 même étonnant. Si vous deviez définir le rôle du sport… Je crois que le sport doit être pour l’individu une sorte de morale 
62 deviez définir le rôle du sport… Je crois que le sport doit être pour l’individu une sorte de morale ; celle de la tolérance
63tes : la commercialisation à outrance de certains sports, dont certains méritent à peine ce nom, et bien évidemment le nationa
64 arrive là, je crois qu’il n’est plus question de sport mais de délire nationaliste. Et la presse sportive dans tout cela… Je
65n grande partie responsables de la dégradation du sport. Voyez les pages sportives des journaux : le langage y est féroce. Be
66. Et tout cela fait bien entendu régner autour du sport un climat de violence, où les pires instincts, l’agressivité peuvent
67l donc pas temps de revenir à une vraie morale du sport telle que je l’admirais comme adolescent dans les premiers livres de
34 1986, Cadmos, articles (1978–1986). Denis de Rougemont tel qu’en lui-même… [Entretien] (printemps 1986)
68ilà qu’un beau jour, comme je faisais beaucoup de sport, j’étais passionné de football, j’ai lu un livre de Montherlant qui é