1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1ent toutes les simplifications, qu’on les appelle ou non idées générales, et j’avoue bien volontiers qu’il n’est pas une o
2e voir ce qu’il sacrifiera, de la morale sportive ou de la morale jésuite. Mais enfin, voici un homme, et non plus seuleme
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
3 devant la guerre… proviennent de plus d’humanité ou de moins de santé ». À maintes reprises, dans cette œuvre d’affirmati
4ir de l’aventure antique, et dans ce qui fut Rome ou la Grèce, revivre sa tradition. Toute son œuvre pourrait se définir :
5a raison dans la force de la personnalité révélée ou dans la noblesse de sa soumission. Périlleuse carrière de la grandeur
6t-il pas offrir ainsi les romans « intéressants » ou « curieux » ; le « grand lyrisme » à la Chateaubriand, voire à la Bar
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
7aire tirés de quelque terne manuel de philosophie ou de psychanalyse. Ces principes ? Ils se laissent hélas résumer en un
8ison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. » (p. 42). Le Surréalisme ne serait-il donc qu’une sorte de m
9’hui concevable. Mais par quelles tricheries plus ou moins conscientes M. Breton peut-il préconiser l’existence d’une litt
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
10sculent ; de temps à autre une notation d’artiste ou de psychologue se glisse dans leur flot. Voilà le lecteur entraîné, é
11construction apparaissent trop nues. Chef-d’œuvre ou pas chef-d’œuvre d’ailleurs, il reste que le Tarramagnou est un livre
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
12nt quelques-uns des points de vue les plus riches ou les mieux définis. Pour Valéry, la supériorité de l’Europe réside dan
13op rare… Presque toutes les réponses, conclusions ou interrogations, ont le défaut de n’être pas suffisamment motivées par
14en tirer de nouvelles raisons de maudire l’Orient ou chercher la guérison de nos fièvres. Mais nous aurons entrevu peut-êt
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
15e donnent eux-mêmes dans leur pure volonté d’être ou de ne pas être… ». Mais les héros de Pirandello, s’ils veulent être,
16femmes dures et passionnées, Raquel et Catherine, ou cet Alexandro Gomez cynique et puissant de confiance en soi, qu’une v
17ilement un art plus dépouillé de détail extérieur ou d’enjolivure. La lecture de ces trois tragédies, d’une classique sobr
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
18se (octobre 1929) k Peut-être n’est-il pas trop tard pour parler du Vinet de M. Seillière, de ce nouveau chapitre qu’il vi
19raît infiniment plus forte que celle d’un Maurras ou que celle d’un Maritain. Son unité est plus réellement profonde, son
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
20d’images…). Je cite des noms : y a-t-il influence ou seulement co-génération ? Pour peu qu’ils sortent des cafés littérair
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
21 grandes qualités de réalisation d’idées en faits ou en situations dramatiques. Je donnerai tous les essais de M. de Voguë
22s essais de M. de Voguë sur l’âme slave pour deux ou trois scènes de la Cité secrète. Pour celle-ci par exemple (caché dan
23ant : va-t-il rire, va-t-il pleurer ? m’embrasser ou me tuer ? Il sent autour de lui quelque chose qui le gêne. C’est l’em
24e qu’ils créent en nous : Markovitch par exemple, ou Sémyonov, un cynique secrètement tourmenté qui enchantera M. Gide.
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
25 qui ont perdu la croyance en un bonheur possible ou désirable subissent cette rage désespérée de course pure, vers ailleu
26 de fatigués, prophétismes, excessives lassitudes ou faim de violences — on sent l’approche de quelque chose, catastrophe
27 on sent l’approche de quelque chose, catastrophe ou révélation, brusque échappée sur des pays nouveaux ou chute irrémédia
28évélation, brusque échappée sur des pays nouveaux ou chute irrémédiable. Peut-être pouvons-nous choisir encore entre un re
29nt aux meneurs de l’opinion publique, il est trop tard pour les éduquer, il faudrait balayer. Je parle en général, sachant b
30, je ne sais quelle excitation, quelle révélation ou quel oubli. C’est un dilettantisme qu’ils ont peut-être appris dans B
31le grand public reste le témoin souvent sceptique ou railleur. Au cœur de la crise de notre civilisation, il y a un problè
32înons d’inquiétude, de malaises, de révoltes plus ou moins complètes au gré des tempéraments. Le geste de Lafcadio général
33 bien être agi. Donner une conscience à l’époque, ou se défaire avec elle et dériver vers un Orient d’oubli — (mais avant
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
34un songe, sans cesse brisé par les élans alternés ou confondus du désir et de la prière. On sort lentement d’une chambre b
35à la Stendhal, succède à des effusions haletantes ou à une relation [p. 531] cinématographique. Mais tout cela baigne dans
36ve a su tirer des complexes de famille freudiens, ou d’analyses de démences mystiques ; mais tout cela est sublimé dans un
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
37 plus adaptée aux conditions nouvelles de travail ou de repos, ni dans son plan ni dans le détail des rues. Congestion : «
38 jusque dans la statistique. On en sort convaincu ou bouleversé, enthousiasmé d’avoir trouvé la formule même de tant d’asp
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
39ur elles-mêmes dans leur signification historique ou technique, mais tâcherait d’épouser le dynamisme spirituel qu’elle ré
40nie vraiment l’interaction de la vie et de l’art, ou s’il la condamne plutôt, à cause des confusions qu’il y décèle. Le me
41nt de pressentir sous l’expression trop technique ou obscure, une richesse d’idées neuves et fortes, mais péniblement comp
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
42n allure plus que par des qualités de composition ou de perfection formelle. Pour quelques-uns de ces traits d’énergie ou
43rmelle. Pour quelques-uns de ces traits d’énergie ou de savante sensualité, pour ces insolences jolies et les subites viol
15 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
44ence. Des prophètes — hindous à demi-européanisés ou germains désillusionnés — nous annoncent le « crépuscule du monde occ
45ions sur quoi se fondent ces poétiques espérances ou ces craintes imaginaires. Beaucoup pourtant subsistent encore. Or, le
46un album de vues pittoresques, ni le journal plus ou moins lyrique auquel nous ont habitués les voyageurs en Orient, mais
47m qu’il qualifie de « religion du fil de l’eau », ou de « prodigieux stupéfiant », tandis que « l’attrait du christianisme
48es choses, tout près, mais sans jamais s’y perdre ou se confondre en elles, révèle sa personnalité peut-être mieux que ne
16 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
49ion de saint à ceux qui par leur élévation morale ou leurs souffrances semblent s’être le plus rapprochés du Christ ; et d
50ns. On spécialise les « compétences » des saints, ou de leurs reliques qui se multiplient prodigieusement. Alors éclate la
17 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
51Cadier, un jeune pasteur français, on descendit — ou l’on monta suivant M. A. Léo — du domaine de la pensée pure dans celu
18 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
52mps, d’un sourire, d’un sommeil, tant de bonheurs ou de dégoûts étranges viennent m’habiter ; je ne sais plus… Je suis bea
53dépends, je me dois de m’employer à sa sauvegarde ou à sa transformation. Mais il y faut une doctrine, me dit-on. L’avouer
54fiance vont guider ce corps et cet esprit… Créer, ou glisser au plaisir ? Êtes-vous belle, mon amie, — et vous, ma vie ? C
19 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
55oresque, de couleur locale, de détails techniques ou de fastidieuses explications nécessaires, défauts auxquels Montherlan
56envers les taureaux cet amour tourne en adoration ou en une véritable horreur sacrée. Voici Alban devant une bête qu’il de
57même) — il n’« accroche » pas à ce qui est triste ou ennuyeux, que ce soit l’idée de la mort ou les soucis politiques, soc
58triste ou ennuyeux, que ce soit l’idée de la mort ou les soucis politiques, sociaux, etc., et il ne met de la gravité que
59nt tout de trouver des réponses de l’intelligence ou de la foi aux inquiétudes profondes de leurs âmes séparées de Dieu. M
20 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
60ourd’hui, on le sait, nous oblige à nous affirmer ou à refuser de nous affirmer avec une netteté qui a pu paraître parfois
21 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
61us le prétexte toujours de probité intellectuelle ou de courage moral, nous avons élevé à la hauteur d’une vertu première
62s et contradictoires. Êtes-vous sincères en actes ou en pensées ; envers vous-mêmes ou quelque doctrine acceptée ; envers
63ncères en actes ou en pensées ; envers vous-mêmes ou quelque doctrine acceptée ; envers votre idéal ou envers les fluctuat
64ou quelque doctrine acceptée ; envers votre idéal ou envers les fluctuations de votre moi ? Votre sincérité est-elle conse
65ment immédiat à toute impulsion spontanée (Gide), ou « perpétuel effort pour créer son âme telle qu’elle est » (Rivière),
66pour créer son âme telle qu’elle est » (Rivière), ou encore refus de choisir, volonté de tout conserver en soi ? Ou bien u
67oir donner ici la préférence à l’acte volontaire, ou mieux : intéressé, tandis qu’en littérature je défends l’acte gratuit
68je ? Je revois des actes accomplis, je revis plus ou moins fortement des sentiments que je crois avoir éprouvés à tel mome
69ble de la minute où je me penchais sur mon passé. Ou, pour user d’une image plus précise, cette minute est baignée d’une l
70cette minute est baignée d’une lueur de tristesse ou de sérénité qui métamorphose le paysage du passé. Ainsi de certains d
71ui retient de l’oser. [p. 22] Petite anthologie ou que le « style » est de l’homme même J’en étais à peu près à ce point
22 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
72mme l’époque. « Voulez-vous des douleurs, la mort ou des chansons ? » On a l’hallucination du décor des capitales, créatri
73s échevelé en passant par la description réaliste ou imaginée d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n
23 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
74u’au bout, il semble qu’un mot, un geste décisif, ou certaine amitié de la saison suffirait à dissiper le charme perfide q
24 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
75ne soit que le recensement passionné de leur vie, ou l’aveu déguisé d’une insatisfaction qu’elle leur laisse. Montclar est
76ez pour savoir ce qui est en lui de l’homme même, ou de l’amateur distingué, — et ne peut pas nous tromper là-dessus. Il s
77nheur est un lien sans durée. Seule la souffrance ou de secrètes anomalies ont un pouvoir d’éternité. » Il est juste, ce m
25 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
78rs lyriques et sentimentales que la raison ignore ou tyrannise aveuglément, car « nous avons dressé notre orgueilleuse rai
26 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
79ions peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’un dilemme, l’une
27 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
80se féroce de Crevel fouille les pensées de Pierre ou de Diane, les gestes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la for
81an vit et nous touche par la force de ce tourment ou de ce sauvage égoïsme ; mais qu’elle s’acharne sur le détail dégoûtan
28 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
82(mai 1927) al « De quoi s’agit-il ? de détruire ou de rafistoler ? » Entre ces deux tentations, cédant à l’une autant qu
83s autres y ont apporté de secrètes complaisances, ou une arrière-pensée d’apologie, ou même simplement un besoin d’être ai
84 complaisances, ou une arrière-pensée d’apologie, ou même simplement un besoin d’être aimés qui faussaient leurs voix pour
29 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
85ard n’écoute plus : il pense à des Vénézuéliennes ou à Gérard de Nerval. Bientôt vous vous calmez. Car il semble aujourd’h
30 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
86nelle, suivant que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus que tout la poésie, écri
31 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
87steurs proscrits. On espère bien convertir de gré ou de force tous ceux qui resteront « Les enfants seront du moins cathol
32 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
88ois qui nous arriva de Genève il y a de cela cinq ou six ans. Il peignait alors des natures mortes, de petits paysages, il
89annière, fabrique une poupée, compose une affiche ou une mosaïque, c’est elle qui permettra de reconnaître une de ses œuvr
90it se faire délicate quand du haut de San Miniato ou de Fiesole, il peint Florence avec des roses et des jaunes jamais miè
91tes. Mais n’allez pas croire à des grâces faciles ou sentimentales. Il y a une sorte d’aristocratique dissimulation dans l
92ons, en réalité les exprime par ses défauts mêmes ou ses fausses négligences ; mais il faut pour comprendre cet art emprun
93ge pour être compris une complicité de sentiments ou d’état d’âme. Je ne verrais guère que Louis de Meuron, parmi ses aîné
94 est sur le point de reparaitre… Charles Humbert ou comment on passe en cinq ans de Baudelaire à Rubens. Il fut un temps
95flèteront soient aussi beaux que ceux qu’il peint ou modèle, le soir, à la lampe, en compagnie de sa femme (elle peint aus
96n une autre, ce doit être un dessin d’horlogerie, ou quelque plan d’une machine à mouvement perpétuel. Une autre encore :
97xplorer l’au-delà. En vérité il faut être sorcier ou artiste pour changer en instruments métaphysiques ces bonnes montres
33 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
98 [p. 97] Dés ou la clef des champs (1927) k « On sent l’absurdité d’un semblable s
99’abord des images décousues de sa vie, brillantes ou misérables, passionnées. Mais bientôt : — « Destin, s’écria-t-il, tu
100ne angoisse. Ça les dérange terriblement, sauf un ou deux qui s’imaginent gagner à mes dépens, témoin ce brave homme qui e
101 l’étranger. Quelquefois je songe à ses paroles — ou peut-être n’étaient-ce que celles de mes folies ? Je me répète : para
34 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
102on de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatre ou cinq fois dans des lieux de plaisir, comme on dit, sans doute parce q
35 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
103er non plus de soupçonner Cocteau d’en avoir plus ou moins consciemment concerté la possibilité. Orphée, par exemple, sera
36 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
104rémonie de la pose du point final de « Cinématoma ou les épanchements de la jeune Synovie », parade « née du mariage de no
37 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
105 [p. 124] Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927) i Surprendre est peu de chose, il f
106st simple : « Je vous aime » se traduit par trois ou quatre claques sur la poitrine ; et une crise intérieure par un court
38 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
107 Solitude, antichambre du ciel. À travers l’amour ou la poésie — et d’autres, à travers les déserts de la sainteté que han
108sprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit. Jusqu’au-boutisme désespéré. « Il s’agit de re
109 rendre impraticables quelques portes de sortie » ou compromis :   « Nous étions dominés par le sens d’une réalité morale
110ements ! Jouant tout sur une révélation possible, ou la naissance d’un prophète qui rapprenne comment aimer un Dieu. Ce n’
111 sa grandeur, c’est qu’il lui faut atteindre Dieu ou n’espérer plus aucun pardon. II Novembre 1926. Je viens de retrouve
112ntrecoup du christianisme dans les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétiennes. » « Le salut pour nou
113» Nulle part, pensais-je : le salut n’est pas là, ou là, à Rome, à Athènes, à Moscou, dans cette doctrine, dans ces œuvres
114e telle doctrine mystique une exaltation nerveuse ou des troubles organiques. Ils opposent à ces « délires » les thèses ra
115Marx ? Si vous ne dites pas aussi merde pour Marx ou Lénine, je le dirai pour vous. Quand on a entrepris la Révolution au
116ar hasard nasille : Nous avons tous fait ça Plus ou moins, n’est-ce pas ? Et puis l’aiguille divague vers des souvenirs,
117t dites-vous, surréalisme ? — Baptisé il y a cinq ou six ans et mort des suites. Quand cesserez-vous de nous faire la jamb
118ous offrir un billet (simple course) pour Moscou, ou encore pour demander à qui, enfin, à quoi nous en voulons, et finalem
119». Acculés à ce choix : inconscience de ruminants ou neurasthénie, est-ce que vraiment vous vous êtes tellement amusés ave
39 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
120it à ses songes désolés. [p. 153] Autre suicide ou la promenade en bateau À Grego More. Il disait : « Je suis né pour
40 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
121èrement blanchi. Il me regardait avec une terreur ou je crus distinguer je ne sais quelle déchirante nostalgie. Pour lui,
122 joies parfaites de ma jeunesse… Mais il est trop tard, Monsieur, pour critiquer les modalités de ma vengeance. Veuillez ne
123t que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompit Saint-Julien, par piti
41 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
124i” de Lavaux. » Seulement, il y a tout de même un ou deux petits phénomènes sociaux de notre temps que cette méthode ne su
42 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
125 », « invraisemblable », « fou », « hallucinant » ou « purement gratuit ». C’est de la littérature. [p. 233] À force d’av
126et de préparer d’autres choses, d’autres actions, ou des états intérieurs qui sont parfois des actions en puissance 15 . I
127ile à l’agréable selon les rites d’une esthétique ou d’une autre, plus ils perdent leur pouvoir de signifier les choses qu
128 lâchez en liberté, par haine de cette esthétique ou de ce sens social, — et voilà qu’ils perdent même la problématique ut
129ble du monde.) Littérature : un vice ? Peut-être. Ou une maladie ? Ce n’est pas en l’ignorant par attitude que vous la gué
130’aborder sans le mot de passe de la dernière mode ou de savantes séductions. On sait bien, d’ailleurs, qu’elle les entreti
131e nous vaut : les mépris, les haines douloureuses ou grossières de tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent y voir que révol
132ureuses ou grossières de tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent y voir que révoltes contre leurs morales, ou menaces pour
133veulent y voir que révoltes contre leurs morales, ou menaces pour leurs instables certitudes, et qui nous font un péché de
43 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
134’adieu.   On nous a parfois traités de fous (avec ou sans sourire). Nous sommes à l’âge de nous en réjouir. On s’est beauc
135arvient un signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que pouvions-nous espérer d’autre ? Il
44 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
136ssent plus nettement. Un certain ordre s’élabore, ou, pour mieux dire, une organisation générale de la vie mondiale. Toute
137à ces chiffres celui des milliards qu’il possède, ou plutôt qu’il gère, mais ce n’est pour lui qu’un résultat secondaire d
138e conflit du capital et du travail. « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, perfection de l’ind
139e poser à notre temps. II. M. Ford a ses idées, ou la philosophie de ceux qui n’en veulent pas Nous avons dit tout à l’h
140es livres, on pourrait relever les sophismes plus ou moins conscients par lesquels il prétend ramener le bénéfice de la pr
141 que le besoin qu’on a de tel objet est satisfait ou a disparu. Il semble alors que [p. 194] l’industriel n’ait plus qu’à
142 la production pour elle-même, non pas le plaisir ou l’intérêt véritable du client. Le besoin ayant disparu, la production
143 qu’elle exige de l’homme moderne. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui tout réussit, messianisme d
144e, elle est nuisible ». « … Tableaux, symphonies, ou autres œuvres destinées à charmer les loisirs de personnes oisives et
145maladresse de barbare. [p. 199] IV. « En être » ou ne pas en être Une fois qu’on a compris à quel point le fordisme et l
146 le monde moderne impose ce dilemme : « en être » ou ne pas en être, c’est-à-dire se soumettre à la technique et s’abrutir
147tre à la technique et s’abrutir spirituellement — ou se soumettre à l’Esprit, et tomber presque fatalement dans un anarchi
148tisfactions matérielles, il a laissé se détendre, ou il a cassé les ressorts de sa joie : l’effort libre et généreux, le s
149t libre et généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris par soi-même, la liberté et une certaine durée normale et cap
150nt que son travail est antinaturel. Il le méprise ou le subit, mais, jusque dans son repos, il en est l’esclave. Pour s’êt
151asses privilégiées de l’esprit : fortunes oisives ou misères sans espoir. On en rencontre encore parmi les jeunes gens, ju
45 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
152t, plein de trouvailles spirituelles, malicieuses ou poétiques ; et ce n’est pas qu’il ne s’y glisse quelque préciosité ou
153 n’est pas qu’il ne s’y glisse quelque préciosité ou quelques « pointes » faciles mais cela même ne manque pas de naturel…
46 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
154 Je ne demande aux écrivains que des révélations, ou mieux, qu’ils les favorisent par leurs écrits. Aragon, qui a le sens
155qui ne sont pas atteints par ces épithètes drôles ou quelconques. Mais la seconde partie du livre est admirable ; il suffi
156rthodoxes de l’absurde confondu avec le poétique, ou ces disciples de Rimbaud, ou enfin ces littérateurs anti-littéraires,
157du avec le poétique, ou ces disciples de Rimbaud, ou enfin ces littérateurs anti-littéraires, ces « Messieurs les Nymphes 
47 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
158battent la question de savoir s’ils vont se taire ou non. Mais leur silence ne doit pas entraîner, à leur point de vue, ce
48 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
159 tempéraments qui fait opter ces chefs pour l’une ou l’autre de ces attitudes. (Elles ne sont pas essentiellement contradi
160) Autour de ces individus — chinois nationalistes ou terroristes, Européens expérimentateurs, juifs russes méthodiques — s
161quotidien et mystérieux d’une révolution de rues, ou la palpitation inquiétante des villes chinoises, Malraux fait preuve
162 ici… » L’évasion dans l’action — révolutionnaire ou autre — rêvée par tant de jeunes hommes de l’après-guerre, Malraux l’
49 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
163 [p. 1549] Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928) av L’histoire de Louis II exalte et déço
50 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
164eu, en commémoration polie d’un passé imaginaire, ou peut-être pour essayer de se prendre encore au rêve de valse qu’on ét
165tue l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme
166s fatigués et épaissis. Regardez ces yeux mornes, ou luisants de concupiscences élémentaires : Ce sont vos contemporains l
167eurs faisaient les cent pas dans la neige fraîche ou s’accoudaient à la banquette d’une boutique à « Würstel » où nous nou
51 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
168 [p. 37] Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928 m « Remonte
52 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
169vraiment exagéré pour la jugeotte de l’adversaire ou s’il traduit simplement cette mauvaise foi pas même consciente, cette
170mps — je n’aurai plus qu’à renvoyer aux lettres A ou B, selon. A. Réponses du type : on ne peut pas aller contre l’époque,
53 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
171t toujours des robinets qui coulaient pour emplir ou pour vider un bassin (et souvent les deux), (pour emplir et vider ens
172cerveau saturé d’évidences du type 2 et 2 font 4, ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatre,
54 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
173 son mépris pour les paysans. Qu’il soit officier ou troupier, on le reconnaît à une façon pédante d’être consciencieux, à
55 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
174te à repousser la difficulté dans l’avenir, d’une ou [p. 23] deux générations. Pendant ce temps elle s’aggrave, et nous vo
175 3.a. Le programme a) l’horaire : c’est un cadre, ou plutôt un moule, dans lequel on verse les matières les plus hétérocli
176uffit pour établir ce programme de disposer d’une ou deux feuilles de papier, d’un crayon et d’une règle (pour diviser la
177la nature humaine. L’histoire enregistre bien une ou deux autres bêtises de cette épaisseur, mais il faut reconnaître que
178 Le gavage Moyen de réaliser les précédents. Plus ou moins rationalisé. Son instrument le plus parfait s’appelle le manuel
179e, — tout cela qui deviendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La
180l’école. (Cet argent de poche, ni plus ni moins). Ou encore : que le bon élève soit celui qui supporte le mieux le traitem
181galisme écoeurant  6 , un conformisme d’imbéciles ou d’impuissants, qui d’ailleurs ne peut être qu’à l’avantage des gens e
56 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
182marcher dans le couloir en s’écriant : je marche, ou : j’arpente ; un autre restera assis, en affirmant : je siège ; un tr
183t porte à craindre qu’à la faveur du tumulte l’un ou l’autre proclamant : je sors ! ne traduise incontinent ce verbe en ac
57 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
184ersellement et obligatoirement l’art du saxophone ou de la balalaïka. Soyez certains qu’il ne manque à cette plaisanterie,
58 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
185’enfonce de son propre poids dans l’abrutissement ou se laisse prendre à des théories non point fumeuses, comme le veut le
186nfants au sortir de l’école primaire, arrive trop tard. Elle sème dans un terrain que l’instituteur a méthodiquement desséch
59 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
187ucoup des servants de la machine sont socialistes ou conservateurs : voilà qui ne change pas le rendement, j’imagine, ni l
188r ce qui est — par la comparaison avec ce qui fut ou ce qui devrait être ; ensuite, préparer le terrain pour les jeux nouv
60 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
189r si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés. (Qui tiendra les ficelles, peu importe.) Les é
190aime est simplement un homme libre qui a une foi (ou un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !… Je vois à votre mine st
191ez-vous. Vous ne savez pas ce que c’est que libre ou consacré.) L’utopiste, c’est l’inventeur. Les sots vont répétant que
192s demande une fois pour toutes si vous tenez, oui ou non, M. W. Rosier, auteur de manuels d’histoire et de [p. 60] géograp
193scolaire des mots. Ce terme hindou agace, trouble ou fait sourire les étriqués. On croit devoir se défendre : on se moque.
194e classe de gamins répétant la syllabe sacrée Aûm ou se livrant à des exercices de contrôle de la respiration. Il ne s’agi
195nt que je veux [p. 63] militariser l’enseignement ou transformer les collèges en couvent. Tant pis. Le drill offre un exem
61 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
196 couplet humanitariste, lui s’en va dans un rêve, ou dans un autre souvenir. Qui parmi nous sait encore parler de sa mère
197 m’approchais tout à coup par derrière d’un homme ou d’une femme quelconque, et disais “houu !” il ou elle se secouerait e
198 ou d’une femme quelconque, et disais “houu !” il ou elle se secouerait enfin, que moi aussi je me secouerais, et que nous
62 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
199ont des perceptions de l’âme plus que de l’esprit ou des sens. « Reste immobile et sache attendre que ton cœur se détache
63 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
200. Une rude épreuve : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus larg
201 mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je tiens à le leur d
202. Et ceux qu’elle enivre entrent en état de grâce ou de blasphème, selon. Mais ce qui importe d’abord, n’est-ce point de s
64 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
203ermettre quelques malices, quelques jeux d’esprit ou de méchanceté, assuré que l’on est désormais d’être absous avec le so
204es librairies romandes, en mal de cadeaux de Noël ou de première communion. Parmi les compatriotes d’Amiel, Godet restera
65 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
205nisme moderne sera ce parti pris, spiritualiste — ou ne méritera pas son nom. … Or, la rigueur de la science ne saurait êt
66 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
206n lieu de miracles le plus souvent malencontreux, ou qu’il invente des animaux dont la complexité ne le cède en rien à cel
67 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
207de et minutieuse, décrire la vallée du jeune Rhin ou les pentes de Chésières en les parant d’une grâce malicieuse et sensu
68 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
208 poésie fatale, où se mêle, selon l’auteur un peu ou pas mal de littérature. Et c’est à un tel amour qu’on va demander sa
69 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
209du réel. Mais nous vous montrerons notre Hongrie, ou tout au moins ce qu’il en reste. Sur quoi l’on m’entraîna dans un mus
210 au milieu, recouvert d’un très beau tapis mince, ou bannière, avec des caractères turcs brodés en or. L’histoire de Gül-B
211oêle immense, à plusieurs étages et marches. Deux ou trois tables avec des verres et des bouteilles sont placées au hasard
212e la Toison d’Or, sur la fourrure du dolman rouge ou jaune, laisse pendre son petit mouton. Aiguillettes, brandebourgs, ai
213ons perdues étaient parfois en majorité roumaines ou slovaques, la minorité hongroise y comptait cependant pour plus ; ell
214trine, au lyrisme neuf et parfois sauvage, social ou futuriste, et dont la « furia » serait assez hongroise… Mais l’expres
70 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
215bourgs de Pest, au-dessous de nous. 12. Un bal, ou de l’ivresse considérée comme un des beaux-arts Ils n’ont plus de nom
216eintre. Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas-à-pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tour
217Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas-à-pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant,
218ilitaires, leurs joues rouges, leurs yeux hilares ou bassement mélancoliques. Souvent laids — sauf les demi-juifs — mais l
219té. Ailleurs, on la laisse traîner dans la sciure ou dans le gâtisme. On trouve que ça n’est pas distingué, et en effet, q
220 vifs du buste, et des mains pleines de drôleries ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des ch
221 aiment les femmes comme ils aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les
222u les catastrophes, selon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût d’en bien parler. Les Sui
223en bien parler. Les Suisses aiment avec une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être
224té des voyages : les titres en étaient de Sénèque ou de Swift, et je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goet
225 je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissa
226ou d’y retrouver l’émotion d’un miracle imminent… ou moins encore : l’image, née en rêve, d’une plaine, d’un couchant plus
71 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
227urir tourne le dos ferme les poings ne fais qu’un ou deux pas que les souvenirs s’épousent entre eux pendant que tes yeu
72 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
228n convient seule l’activité de la critique. Trois ou quatre grands écrivains — Claudel, Gide, Valéry… — suffisent à nous r
229œur sur les lèvres, qui ait quelque chose à dire, ou une qualité, une richesse d’âme comparable à celle d’un Goethe ou sim
230une richesse d’âme comparable à celle d’un Goethe ou simplement d’un Rilke, par exemple… » — Exigence et reproche égalemen
231ès lecture de ses œuvres, si M. Brunschwicg croit ou non à la divinisation finale de l’homme par le progrès des sciences e
232croit pas du tout, le troisième parce qu’il croit ou ne croit pas selon les sautes brusques de son tempérament. Attendons
233Enfin, l’ultime raison de ne pas désespérer, cinq ou six poètes.      4. « Quelque grande que soit » mon envie — comme dis
234e de Maldoror. « Qu’on nous montre un homme… » Un ou deux. Il suffit de très peu de sel pour rendre mangeables beaucoup de
235ns qui dépassent un certain plan. C’est mal vu. » Ou si on les pose, ajouterai-je, c’est pour les résoudre aussitôt et d’u
236ns pas à Barrès de quitter sa chambre, son cigare ou son moi. »      8. « La France… n’a pas su faire la révolution morale
237ès bien ! Mais qu’ensuite on fasse appel à Valéry ou au Surhomme, jamais absent d’ici, et je reprends ma liberté. Beausire
238blement qu’elle est en Dieu — et soit qu’il sache ou qu’il ignore que la grâce seule permet de vouloir… C’est Nietzsche, e
73 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
239tômes m’apparaissent quand je suis faible, malade ou ivre, c’est-à-dire quand je suis dominé par le monde. Ils ont tous le
240définies, naissent autour de moi quand la passion ou la prière me font centre de mon univers. [p. 8] La vision « autre »
241ce des fantômes nés du relâchement de leur esprit ou de celui des autres. Nous avons vu des amateurs de pittoresque essaye
242de spirituel. Ce n’est pas en détraquant nos sens ou notre raison, ce n’est pas en nous efforçant de délirer que nous atte
74 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
243blie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie, et la Franc
244, comme la pluie dans les campagnes au printemps. Ou encore : comme la lecture des romans anglais, les loisirs obsédés du
245vite, je n’ai pas le temps de me laisser envoûter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humai
246⁂ Lorsque l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté.
247impossible de nommer tous les officiants visibles ou virtuels, et cela pour différentes raisons, la plupart suffisantes. F
248hôtel tragi-comique en cinq étages et un prologue ou vestibule, plein de bruits de lavabos et de coups de cloche débile au
249out temps ; Rodolphe Toepffer (admiré par Goethe) ou Jérôme Cardan (xvie siècle) à certains moments.   Paris, le 28 avril
75 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
250royale, mérite mieux que notre curiosité humaine, ou que notre admiration littéraire 11 . [p. 81] Le courage presque agre
76 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
251nt voix au forum discute autant qu’elle n’invente ou qu’elle ne stylise. On peut dire, avec plus de louange d’ailleurs que
252nne. Je répondrai tout [p. 188] d’abord que c’est ou que cela veut être l’Esprit de tout le monde ; et nous savons depuis
253mment un astronome peut-il croire à l’Incarnation ou aller à la Messe ? On n’aura d’autre ressource que de nous opposer un
254Messe, il se comporte en homme du xiiie siècle — ou en enfant : il y a lieu de s’attrister. Si vous demandez au philosoph
255nnement, il aura beau se recommander de la Raison ou de l’Esprit, nous resterons inquiets, d’autant que, s’il ne s’interdi
256ndre compte par des considérations psychologiques ou même sociologiques de ces survivances chez l’astronome, il nous inter
257er en ce qui le concerne lui-même, à des analyses ou à des réductions du même ordre. Lui est des pieds à la tête un homme
258r là même, il postule une réalité transcendante — ou alors le suicide d’un monde empoisonné par sa propre haine. Le sécula
77 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
259oute carrière artistique, un facteur de stérilité ou tout au moins de sécheresse. Et voici que s’alignent sur une même aff
260rave, on touchait avec notre jeunesse le tragique ou le merveilleux, on mettait notre volonté aimante, entre toutes les pa
261erveur qui rendront vaines beaucoup d’objections, ou qui expliqueront dès l’abord, et légitimeront aux yeux de beaucoup, l
262 un peu sceptique de certains critiques, artistes ou écrivains, s’est muée le soir du premier vernissage en une sympathie
263avoir de commun, ce qu’ils doivent à leur origine ou à leur foi réformée, — et si ces traits ne constituent pas, en défini
78 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
264 à l’organisation du monde-termitière type Lénine ou Ford. Soucieux de comprendre notre temps avant de le condamner ou de
265x de comprendre notre temps avant de le condamner ou de l’absoudre, défenseur convaincu d’une spiritualité dont il annonce
266autrefois à ceux-là seuls qui, par leur naissance ou leur milieu, se trouvaient préparés pour en jouir convenablement. Il
79 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
267ame n’hésitent pas à louer une villa à Heidelberg ou à Séville quand la situation n’est plus tenable à Londres, et l’histo
268ément. Mais surtout, cette vie dénuée d’aventures ou de difficultés extérieures, permet à notre intérêt de se concentrer u
269nière d’accepter une destinée, de la transfigurer ou d’y succomber. C’est cela qui forme le sujet implicite, nous l’avons
270ir la doctrine ?). Voici quelques traits amusants ou cruels qui les caractérisent. « Naturellement, vous allez à l’église
271man le contredisent. Ceci entraîne cela — bonheur ou catastrophe — non parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une lo
272, est indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre. Dans Daphn
80 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
273 ni du Caïn de Byron, il a dépassé le romantisme. Ou plutôt, le romantisme fut la jeunesse, le passé de « l’Isolé ». Et l’
81 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
274s le thème de la montagne une inspiration lyrique ou philosophique génératrice d’œuvres marquantes. Qu’aurions-nous à oppo
275, cherche un refuge. « Dans l’isolement des cimes ou des hautes vallées, seul avec la nature dans une sorte d’ivresse morn
276, mais une sombre et surhumaine fatalité (Byron), ou « la secrète force des choses » (Shelley), ou encore (Wordsworth) « l
277n), ou « la secrète force des choses » (Shelley), ou encore (Wordsworth) « les types et les symboles de l’Éternité ». Du p
278nsforme les sommets en images d’un Dieu vertueux, ou en remparts de la liberté. La montagne n’est ni bienveillante ni mate
82 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
279 par exemple. Que l’on songe à l’œuvre d’un Ford, ou à celle de presque tous nos hommes d’État. Le privilège admirable de
280uelques articles parus dans des revues françaises ou suisses nous avaient appris à connaître les résultats considérables d
281es s’attachent d’ordinaire aux faits pittoresques ou exceptionnels qui marquèrent leur vie ; ils négligent volontiers ce q
282end semblables au commun des mortels ; bref, plus ou moins inconsciemment, ils contribuent à créer leur légende. Ici, bien
283 et humiliantes, à ces moments de doute, de désir ou d’ennui qui constituent la trame réelle de notre activité et qui diff
284’embarras d’argent, de difficultés sentimentales, ou de mauvaises nouvelles qu’on reçoit de sa famille. À la suite d’une d
285 la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Eiichi décida que, de ce jour-là, il entrerai
286it. Une minute, deux minutes s’écoulèrent. Quatre ou cinq moineaux sautaient de branche en branche sur le camphrier du jar
287essant à lui-même en poussant au noir le tableau, ou au contraire en s’excitant sur ses belles actions. Il les note, simpl
288ent. Et pas trace d’ostentation dans son humilité ou dans son impartialité. C’est toujours à l’effarante sincérité de ce r
289vite rigoureusement les expressions sentimentales ou rassurantes qui pourraient dépasser une action immédiate ou voiler sa
290ntes qui pourraient dépasser une action immédiate ou voiler sa difficulté. Les rares allusions qu’il fait à sa vie spiritu
291réfléchir. Mais à tout prendre, cet ennui traduit ou marque notre paresse et notre lâcheté naturelles, et l’incertitude qu
83 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
292 [p. 725] André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931) k La manière e
293e laisser entraîner sur le terrain purement moral ou immoral où Gide provoque ses lecteurs à le juger, sûr d’avance que l’
294 Gide ne soit pas si « mauvais » qu’on l’a dit, — ou qu’il a bien voulu s’en donner l’air — je suis prêt à le concéder au-
295oins intelligents, moins conséquents que M. Gide, ou qu’ils reculent devant l’audace de conclusions en toute logique inévi
296 complaire, il croit y découvrir son originalité, ou comme il le dit : son « paysage intérieur ». « Je puis dire que ce n’
297on interne, une fois reconnue, doit être acceptée ou surmontée. Pour moi je tiens que le seul problème éthique est de se r
298ns que ne s’ouvre jamais une perspective poétique ou métaphysique. À cette heure où le monde tourne lentement et formidabl
84 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
299uvres récentes comme les Faux-monnayeurs de Gide, ou Contrepoint d’Aldous Huxley. Combien actuelles aussi ces remarques su
85 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
300s créatures très silencieuses, comme les belettes ou les étoiles filantes. ») Mais plus encore que leur conception de l’« 
301propre, il les mine et les ruine intérieurement ; ou encore les dissout dans une réalité plus absolue. Telle est la forme
86 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
302’est sans doute l’atrocité de la « vie normale », ou si l’on préfère, l’amertume du cœur humain découvrant son impuissance
303faits lorsque l’esprit s’y attache et que l’amour ou la pitié essaient sur eux [p. 805] leurs forces. Le monde est habité
304s) l’on assiste à un réveil, explosion de révolte ou de joie, tellement incompatible avec les « conditions » de la vie que
87 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
305ges — états d’âme imposant tour à tour le cynisme ou la bonhomie, tout cela baigne dans une inguérissable nostalgie, celle
306de localiser dans l’espace des sentiments [p. 15] ou des désirs sans fin, et qui n’ont de réalité qu’en un cœur, lorsqu’il
307nu. Il n’y a sentiment que de ce qui nous quitte, ou nous surprend, ou bien encore au fond de l’être nous déchire et nous
308érir par des moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une part l’on tient la déficience pour essentielle 
309te du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on peut symboliser l’opposition des deux visions du mo
310es de pierre taillée : conflits d’actes, de faits ou de droits ; l’Europe centrale, de ces choses « déchirantes » et sans
311enne. Goethe en ce sens est bien l’anti-allemand, ou encore comme le disait Curtius, le premier classique allemand. Bien p
312 et la rendent rayonnante, au lieu que le plaisir ou la fuit, ou la tue. La sensualité adore la bêtise. Mais l’intelligenc
313nt rayonnante, au lieu que le plaisir ou la fuit, ou la tue. La sensualité adore la bêtise. Mais l’intelligence véritable
88 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
314eu, en commémoration polie d’un passé imaginaire, ou peut-être pour essayer de se prendre encore au rêve de valse qu’on ét
315tue l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme
316s fatigués et épaissis. Regardez ces yeux mornes, ou luisants de concupiscences élémentaires : Ce sont vos contemporains l
317attaient la semelle dans la neige [p. 49] fraîche ou s’accoudaient à la banquette d’un kiosque à « Würstel » où nous nous
89 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
318es spectacles ; pourquoi veut-il qu’on les ignore ou qu’on le feigne ? D’un balcon, entre deux hautes colonnes, je vois de
319la neurasthénie, avec parfois des cris admirables ou des caresses déchirantes, — mais ici l’on aime que tout soit exprimé
320 il serait là. En attendant, les autres s’en vont ou disparaissent on ne sait comment. Presque tous les truismes se sont é
90 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
321du réel. Mais nous vous montrerons notre Hongrie, ou tout au moins ce qu’il en reste. Sur quoi l’on m’entraîna dans un mus
322arbustes sèchent, vers une espèce de grande villa ou palais baroque assez décrépit, un décor en pierre brune peu solide, r
323 au milieu, recouvert d’un très beau tapis mince, ou bannière, avec des caractères turcs brodés en or. L’histoire de Gül-B
324oêle immense, à plusieurs étages et marches. Deux ou trois tables avec des verres et bouteilles sont placées au hasard dan
325e la Toison d’Or, sur la fourrure du dolman rouge ou jaune, laisse pendre son petit mouton. Aiguillettes, brandebourgs, ai
326ons perdues étaient parfois en majorité roumaines ou slovaques, la [p. 85] minorité hongroise y comptait cependant pour pl
327trine, au lyrisme neuf et parfois sauvage, social ou futuriste, et dont la « furia » serait assez hongroise… Mais l’expres
328Pest, au-dessous de nous. [p. 94] xii Un bal, ou de l’ivresse considérée comme un des beaux-arts Ils n’ont plus de nom
329eintre. Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas à pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tour
330Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas à pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant,
331ilitaires, leurs joues rouges, leurs yeux hilares ou bassement mélancoliques. Souvent laids — sauf les demi-juifs — mais l
332s, chez nous, on la laisse traîner dans la sciure ou dans le gâtisme. On trouve que ça n’est pas distingué, et en effet, q
333 vifs du buste, et des mains pleines de drôleries ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des ch
334les femmes comme ils [p. 99] aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les
335u les catastrophes, selon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût du bavardage. Les Suisses
336t du bavardage. Les Suisses aiment avec une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être
337té des voyages : les titres en étaient de Sénèque ou de Swift, et je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goet
338 je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissa
339ou d’y retrouver l’émotion d’un miracle imminent. Ou moins encore : l’image, née en rêve, d’une plaine, d’un couchant plus
91 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
340é de telles heures consiste à n’écrire que quatre ou cinq phrases mais en tenant compte de tout ce qui bouge. Il importe d
341eminements brisés et délicats d’insectes rampants ou volants, ces formes et ces voies qui sont celles mêmes par où la pens
342s de tous les jours, et peu importe si les coudes ou le fond de mon pantalon brillent. En aucun cas je ne veux être emball
343 ses vers en guise de proverbes à propos du temps ou des affaires locales ; mais les bourgeois de Meister parlent exacteme
344et sentencieux, qu’il s’agisse des choses du ciel ou de l’ordonnance du ménage. Une fois de plus, je m’émerveille du réali
345s de la comtesse. Va-t-elle apostropher le destin ou pousser de beaux cris raciniens ? Elle envoie le capitaine au château
346ns-nous même privés de certains témoignages oraux ou de quelques textes irréfutables. Cependant il possède à un si haut [p
347e fille tzigane. Le dirai-je ici comme un rêve ? ou comme quelque chose de bien vrai et qui s’est passé cette nuit ? Plus
348ssance de l’esprit qui se concentre dans un désir ou dans un rêve. Le vin de Souabe grise insensiblement, c’est plutôt qu’
349pectacles naturels sont des spectacles de lenteur ou d’immobilité dans le mouvement. Et c’est par là qu’ils parlent à notr
350 incapables de nous libérer de barrières sociales ou de pudeurs qu’en pensée nous tenions pour nulles. Si j’étais vraiment
351ue brusque et de mauvaise humeur, les yeux mornes ou trop brillants ; ou lisent des feuilles communistes. Le « Bummelzug »
352vaise humeur, les yeux mornes ou trop brillants ; ou lisent des feuilles communistes. Le « Bummelzug », interminablement c
92 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
353 repart en voiture ouverte à travers les prairies ou le long des lisières surprendre les chevreuils et repérer les « bocks
354l’horizon, des ailes de moulin [p. 175] tournent, ou scintille une mer dorée. Tout impose un silence heureux.   Les plus p
355tâches précises, dans l’organisation des domaines ou des chasses ; des commandements, des décisions pratiques, tout l’appr
356ces. Jeux des enfants prussiens : s’asseoir à six ou [p. 179] sept sur un bœuf jusqu’à ce que ses genoux plient. Dresser d
357des, l’intérêt et la sympathie qu’on a pour vous, ou qu’on n’a pas. Nulle gêne d’aucune [p. 182] sorte. Le confort véritab
358ande bourgeoisie, de ces gens qui croient devoir, ou se devoir. De ces gens grossièrement distingués qui ne vous ont pas v
359s bourgeois-là, bassement incapables de brutalité ou d’orgueil physiques, en revanche hérissés de vanités morales et de pr
360tranger je ne sais quelle admiration sentimentale ou esthétique. Que feraient-ils de mes éloges, même sincères ? Ils n’ont
361tes ses formes, animales, végétales, domestiquées ou catastrophiques. Je suis scandalisé quand je vois se croiser dans la
362nnaître un patron d’usine et l’un de ses mécanos. Ou encore, quand le patron salue avec ce mélange de hauteur, de méfiance
363prises « tiennent le coup » lors d’une inondation ou d’une sécheresse partielle. J’ai vu sur les terres de Waldburg un vil
93 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
364 nous : il y a une grande lenteur. C’est l’avenir ou l’éternité qui ouvre la [p. 191] bouche pour dire quelque chose, écou
94 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
365blie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est la Poésie, et la Fra
366, comme la pluie dans les campagnes au printemps. Ou encore : la lecture des romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux
367vite, je n’ai pas le temps de me laisser envoûter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humai
368⁂ Lorsque l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté.
369impossible de nommer tous les officiants visibles ou virtuels, et cela pour différentes raisons, la plupart suffisantes. F
95 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
370plus caractéristiques d’une éducation protestante ou catholique, que d’une inspiration vraiment chrétienne. Car c’est à ju
371 d’autre part certaines « célébrités » politiques ou intellectuelles plus récentes et discutables, dont nos apologètes se
372si précaire qu’il côtoie bien souvent l’angoisse, ou pis encore : un sentiment d’indifférence et d’inutilité. Quant à l’au
373de réduire l’homme à sa seule virtu. Donc : refus ou ignorance des catégories de la grâce et du péché ; un certain ascétis
374r un malentendu qu’ils jugent peut-être flatteur, ou commode. Cette espèce de stoïcisme moral, dans lequel nous voyons se
375 nous désolidariser de certaines formes de pensée ou d’action dans lesquelles nos pères crurent trouver des appuis, mais d
376 de notre force de conquête. Que nous le voulions ou non, en fait, sinon toujours en droit, l’héritage intellectuel du pro
377ture humaine, qui, selon cette vue, serait bonne, ou du moins meilleure, si on la « préservait » du mal. Ainsi Rousseau le
378 l’art que l’évangélisme dans sa pureté, héroïque ou sereine, il faudrait pour en douter que l’on ait oublié les plus gran
379e. C’est cela qui donne aux romans de Dostoïevski ou d’Émily Brontë ces prolongements poétiques, ces perspectives boulever
96 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
380 question sous l’angle de la curiosité littéraire ou historique. Elle pose cependant un problème que la conscience intelle
381s effusions piétistes trop verbeuses d’un Lavater ou d’un Jacobi. Mais ce « reste », cette connaissance mystique, il ne ta
382ffirmons que nous ne savons presque rien de Dieu, ou plutôt qu’il est vain de chercher à en savoir plus que ce que la natu
383n qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois d
384ethe, à des affirmations nettement immanentistes, ou comme on disait alors, panthéistes. Source de malentendus perpétuelle
385 pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il doit être envisagé com
386s qui s’arrêtaient à des boutades anticatholiques ou à des moments d’humeur provoqués par les bavardages piétistes. Ici, n
387 christianisme » de Goethe paraît avoir négligées ou niées : le scandale divin, le péché radical. Mais un homme de l’enver
388 lors, que ce Goethe exemplaire soit « chrétien » ou « païen » ? Nous n’avons pas besoin d’avoir raison (contre lui, contr
97 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
389s pour elle une justification idéale de l’égoïsme ou de l’indifférence, mais une obligation urgente à se risquer en faveur
390s ne comporte qu’un choix profond : christianisme ou marxisme. Ce qui revient à dire que seuls les chrétiens, en tant que
391ose d’emblée aux thèses des économistes bourgeois ou marxistes, pour lesquels la crise est dans les institutions. Il paraî
392 ses contemporains qu’ils ont tort de penser ceci ou cela avec passion. Il faut encore leur donner d’autres objets de pass
393toire, ironique et hargneux. Elles redisent trois ou quatre fois de suite la même chose, sans ajouter aucune clarté au des
394té de tel homme [p. 483] concret et réel que vous ou moi pouvons connaître. Mais, en vérité, la lecture du livre de M. Niz
395ès de philosophes secrètement avides de prêtrise, ou même prêtres, ou même canonisés, une sécurité spirituelle que la Paro
396 secrètement avides de prêtrise, ou même prêtres, ou même canonisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désign
98 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
397, entre vérité collective et vérité personnifiée. Ou encore, entre la réalisation fatale d’une doctrine du fait et la réal
398ant » à des « penseurs » comme Victor Margueritte ou Barbusse. À droite on parle plutôt de « rigueur », en serrant les den
399toute création absolue est héroïque. Socialisme (ou Marxisme). Penser en actes : ce n’est pas descendre au social, si l’o
400ublie. Ainsi de tant d’autres pensers, d’un désir ou d’un idéal : ils ne s’incarnent qu’à ce prix. Combien d’étreintes, de
99 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
401la Révolution. Mais quelle révolution ? Humanisme ou Révolution : défense de l’homme total contre tout ce qui tend à le mé
402ennent de Marx, les autres de Proudhon ; de Hegel ou de Kierkegaard ; de la Raison sous ses formes violentes et créatrices
403a Raison sous ses formes violentes et créatrices, ou de la Foi. Peu de malentendus pourtant. Car c’est le plus souvent sou
404s, certains éléments subsistants de Philosophies, ou naissants, de Réalité. (Et je ne parle ici à peu près que d’amis, par
405onnaissons la vérité. Qu’elle soit tombée du ciel ou qu’elle éclate dans les choses, on nous demande seulement l’acte de l
100 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
406égaler les célèbres galipettes du père de Salavin ou le « Français chez eux ». Mais lorsqu’il croque un Allemand, l’on doi
407on sans sadisme, dans l’exercice de cette avarice ou de cette férocité spéciales décrites par Léon Bloy. Joli monde, comme