1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
1, il faudrait sans doute être né sous le signe du Taureau. Mais il sera pardonné à Montherlant beaucoup de défauts bien agaçant
2rop pittoresque. « Honneur et longue fidélité aux taureaux braves et simplets d’esprit ! Qu’ils paissent éternellement dans les
2 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
3a se vend mieux. Ce récit des premiers combats de taureaux du jeune Montherlant est en réalité un nouveau tome de ses mémoires l
4e traite de naturaliste. Mais comment montrer des taureaux sans que cela sente un peu l’étable ? L’étonnant, c’est de voir à que
5 que sur la plaine s’élève le long beuglement des taureaux et le ohéohéohé des bouviers « comme un chant mystérieux entendu au-d
6ieux sont d’immenses amants » 6 . Mais envers les taureaux cet amour tourne en adoration ou en une véritable horreur sacrée. Voi
7nu. Nulle part mieux que dans la description des taureaux ne se manifeste ce passage du réalisme le plus hardi à un lyrisme ple
8yrisme plein de simple grandeur. Voici la mort du taureau dit « le Mauvais Ange » : La bête chancela de l’arrière-train, tenta
9ns un syncrétisme effarant, où Mithra, Jésus, les taureaux et Alban confondent leurs génies dans une sorte de cauchemar de solei
3 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
10’est l’Exposition agricole, où l’on peut voir les taureaux de concours amenés dans la capitale de toutes les grandes estancias.
4 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
11e qui est à tous, comme on le dit d’un cœur, d’un taureau ou d’un four « banal »). Fin de la vie d’un Tolstoï ou d’un Goethe ;
5 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
12 : le caducée, l’arbre, la pierre, le serpent, le taureau, et la Déesse-Mère.) Admettons que le régime des castes, [p. 20] impo
6 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
13r, que Zeus lui-même s’en éprend. Métamorphosé en taureau, il l’enlève aux rives de l’Asie pour la conduire en Crète, où elle d
14ue au dieu, transforma sa personne, se changea en taureau ; non pas en taureau comme ceux qui sont nourris dans les étables, ni
15a sa personne, se changea en taureau ; non pas en taureau comme ceux qui sont nourris dans les étables, ni comme ceux qui tiran
16 qui lui tombait, abondante, de la bouche ; et au taureau elle donna un baiser. Lui, poussa un tendre mugissement ; on aurait c
17agnes, compagnes de mon âge, asseyons-nous sur ce taureau, pour notre divertissement ; à coup sûr, il nous recevra toutes sur s
18aimable, sans aucune ressemblance avec les autres taureaux ; un esprit intelligent l’anime, comme un humain ; il ne lui manque q
19parole. » Elle dit, et elle s’assit sur le dos du taureau, souriante ; et les autres jeunes filles allaient en faire autant ; m
20ras ; mais elles ne pouvaient pas l’atteindre. Le taureau parvint au rivage et poursuivit sa course, comme un dauphin, marchant
21t retentir le chant nuptial. Assise sur le dos du taureau, Europé d’une main, serrait la grande corne de la bête ; de l’autre,
22 elle fit entendre ces mots : « Où m’emportes-tu, taureau divin ? Qui es-tu ? Comment peux-tu parcourir des chemins dangereux a
23les navires prompts à fendre les flots ; mais les taureaux ont peur de la voie marine. Quelle boisson capable de te plaire, quel
24auphins marins ne circulent pas sur terre, ni les taureaux sur la mer ; toi, tu bondis sans peur et sur terre et sur mer, et tes
25 ai quitté la demeure de mon père, et, suivant ce taureau, accomplis une étrange navigation, errante et solitaire. Mais toi, so
26e je suis ces humides chemins. » Elle dit ; et le taureau aux belles cornes lui répondit : « Rassure-toi, jeune fille ; ne crai
27ersonne, bien que, de près, j’aie l’air d’être un taureau ; il est en ma puissance de paraître ce que je veux. C’est mon amour
28urir une telle étendue marine, sous l’aspect d’un taureau. Mais la Crète te recevra bientôt ; elle m’a nourri moi-même ; c’est
29 y voit un symbole lunaire, tandis que Zeus et le Taureau seraient tous les deux solaires par excellence. [p. 18] À la vérité,
30 L’ode d’Horace À Galatée Ainsi Europe confia au taureau séducteur son flanc de neige, Europe, devant les monstres pullulant s
31quelqu’un, maintenant, le livrait à ma colère, ce taureau qui me déshonore, je voudrais, de toutes mes forces, déchirer, briser
32lères et de bouillantes querelles, quand l’odieux taureau viendra te donner ses cornes à déchirer. Tu es, sans le savoir, la fe
33es Crétois dans un navire dont l’insigne était un taureau. 9 Cependant, Isidore de Séville, au viie siècle, se borne à résu
34e le fils de Dieu qui pour sauver l’âme se mua en taureau, c’est-à-dire qu’il prit une forme corporelle en prenant l’humaine ch
35vée en un navire, portant en proue la figure d’un taureau. Et aucuns reconnaissent la nef, portant l’effigie de Jupin tutélaire
36a nef, portant l’effigie de Jupin tutélaire et du taureau. Palephatus dit qu’un Candiot nommé Taurus enleva d’Italie ou région
37 de guerre, qui portait entre autres enseignes un taureau. Quelques-uns disent qu’elle fut ainsi appelée, à cause de sa beauté
38auté par la ressemblance de cette fille ravie. Le taureau certes, par lequel ils veulent qu’Europe fût portée, ne représente pa
39e Europe dont un dieu n’écoute pas la plainte. Le taureau blanc l’emporte. Europe, sans espoir, Crie, et baissant les yeux, s’é
40na, seul ardent, sur la glauque étendue, Le divin Taureau dit : — Ô Vierge ne crains rien. Viens ! Voici l’île sainte aux antre
7 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
41: Europe. Cette dernière ayant été enlevée par le taureau divin (ou par le roi de Crète Taurus), les cinq fils d’Agénor partent
42e de leur père. Comme ils ignorent où est allé le taureau, ils prennent chacun une direction différente. Phœnix se dirige vers
8 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
43a Prêtresse lunaire chevauchant triomphalement le taureau solaire, sa victime. La scène est dépeinte par huit plaques moulées d
9 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
44de Tyr par le grand dieu des Grecs, transformé en taureau, traduit l’Histoire : notre Europe est effectivement venue du Proche-
10 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
45resques, affiches, illustrations, et toujours des taureaux, comme à Lascaux : ce plus vieux symbole de l’Europe. La sculpture 
11 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
46anglaise, de la Botte italienne, ou de la Peau de taureau ibérique. p. 31 bu. « La région n’est pas un mini-État-nation »
12 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
47ale ou insulaire, en forme de botte ou de peau de taureau, est finalement la moins sociable de toutes celles qui prétendent à n
13 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
48 anglaise, de la Botte italienne ou de la Peau de taureau ibérique. 56. Passage de l’Europe des mythes nationaux à l’Europe d
14 1985, Cadmos, articles (1978–1986). Trente-cinq ans d’attentes déçues, mais d’espoir invaincu : le Conseil de l’Europe (été 1985)
49ugueuse divinité de l’Occident, Jupiter changé en Taureau. On nous dit qu’Europe aujourd’hui risque à nouveau d’être séduite, c