1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1isard, ce « Tarramagnou », ce « petit homme de la terre », qui va susciter un formidable mouvement de protestation contre les
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2uvres, à droite, à gauche, — nulle part sur cette terre où l’orgueil des hommes croit pouvoir nous le désigner, veut nous l’i
3 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
3ans nos œuvres, dans le prix que nous payons à la terre la satisfaction de nos besoins. » — Ford se moque de la philosophie.
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
4ictoria, 10 ans, écrit : « C’est l’hiver. Déjà la terre a revêtu son blanc manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
5quoi que ce soit. J’aime bien les tremblements de terre, vous tombez mal. J’appartiens à cette espèce de gens qui font confia
6 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
6lui des dieux ; nous aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune, mais une moyenne de nos manières d’être. U
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
7lés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons,
8s sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, e
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
9rrant, de conquêtes vagues… Tout ce qui est de la terre renonce à s’affirmer en détails précis, se masse dans une confusion d
10uillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je veux dire que la bourgeoisie ne s’y est pas encore répandu
11e, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point
12 un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me restera
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
13stement les deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Triste carence d’un jugement qui se préte
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
14lisme ; un asile de fous qui s’étend sur toute la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Ei
15ureusement, personne ne regardait, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C
16rt. Tout était merveilleux, la mort, lui-même, la terre, les pierres, le sable, la nourriture, les femmes, les filles, les ba
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
17ttérature intime sont un produit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques,
18l’âme, qui montait autrefois, est retombée sur la terre et l’anime de tout l’effort qu’elle portait sur les choses invisibles
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
19lés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons,
20s sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, e
21rrant, de conquêtes vagues… Tout ce qui est de la terre renonce à s’affirmer en détail précis, se masse dans une confusion de
22uillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je veux dire que la bourgeoisie ne s’y est pas encore répandu
23e, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point
24 un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me restera
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
25 Vient le temps où le sens de son monologue entre terre et ciel lui échappe. Il jette encore quelques cris brisés : « Ô vieux
26s entrouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait la terre… Mais que cette musique vulgaire, [p. 130] par quel hasard, donne l’a
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
27jardin, dans l’odeur des feuilles vivantes, de la terre noire, des mousses. Des fils d’araignées luisent et des brindilles to
28ne correspondent à rien ni dans le ciel ni sur la terre. Car enfin, qu’est-ce que l’homme ? qu’est-ce donc que ce paradoxal m
15 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
29s violents ; le ciel paraissait plus grand que la terre. Des bois de pins s’approchaient, s’écartaient, livrant passage à la
30ous fit front, et il n’y eut plus qu’une piste de terre entre les sapins noirs, la rumeur du rivage et du soleil derrière nou
31ur. L’après-midi est consacrée à l’inspection des terres. Chaque jour nous partons en break à deux chevaux, pour l’un des onze
32n des jeux infinis sur les vastes ondulations des terres. À l’horizon, des ailes de moulin [p. 175] tournent, ou scintille une
33meur animale tenace comme toutes ces odeurs de la terre, des herbes et des bêtes. Parfois souffle le vent marin ; et des cigo
34out est perdu, mais héroïquement attachées à leur terre, à leur grandeur, — cette race désarmée qui ne subsiste que par la fo
35alors : cela désigne une nouvelle répartition des terres. Question que la nature du sol résoudra seule durablement. Les landes
36on ou d’une sécheresse partielle. J’ai vu sur les terres de Waldburg un village que le burgrave a de son propre chef « libéré 
37st de tous le plus misérable. Le morcellement des terres, le stade démocratique, est ici plus visiblement qu’ailleurs une utop
38s hommes durs, silencieux, et sains, servants des terres conquises par les chevaliers teutoniques, qui sait s’ils n’auront pas
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
39 développement de ces germes ; les produits d’une terre ingrate grandissent comme une dérision de la pauvreté maternelle, com
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
40t jamais été donné, à nous enfants de la [p. 308] terre, de percevoir. » Et certes, on ne voit guère en quoi pareille concept
18 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
41ous devons travailler à établir le Royaume sur la terre, mais elle oublie que cela nous est [p. 25] à jamais impossible. C’es
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
42 qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée et par elle tout un pays et son peuple ; car « c’est ici le
43age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre. Un tel sens de la communauté put induire certains à parler de l’unan
44 que de toutes parts les Signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
45tant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit de la terre, mais seulement à recevoir le pardon. Or il n’est de pardon que pour
21 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
46 imprécations montent de toutes les parties de la terre contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout c
47 qui dis en toi-même : Qui me précipitera jusqu’à terre ? — Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle. Quand
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
48ù s’engage l’essentiel. Le rôle de l’homme sur la terre ne s’identifie pas pour nous à sa fonction sociale, ni à son utilité
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
49hômage 8 . Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de la richesse. Les
50ement toutes les possibilités d’aménagement de la terre. Pourtant, certaines époques ont connu la grandeur. Ce ne furent pas
24 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
51ous devons travailler à établir le Royaume sur la terre, mais elle oublie que cela nous est à jamais impossible. C’est le pri
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
52 imprécations montent de toutes les parties de la terre contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout c
53 qui dis en toi-même : Qui me précipitera jusqu’à terre ? — Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, quand
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
54 une revanche à bon-marché, permettant, sur cette terre, une scandaleuse économie d’énergie et de courage. Pour eux, le chris
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
55me, nul ne l’ignore, c’est l’établissement sur la terre d’un état de bonheur « moyen » pour tous les hommes. On perd donc son
28 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
56nant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit de la terre, mais seulement à recevoir le pardon. Or il n’est de pardon que pour
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
57 les intérêts de son métier, de son ménage, de sa terre ; [p. 168] enfin ceux de son œuvre. Nous parlons humainement des chos
30 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
58sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
59force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque de nous con
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
60u chômage. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de la richesse. Les
61ement toutes les possibilités d’aménagement de la terre. Pourtant, certaines époques ont connu la grandeur. Ce ne furent pas
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
62absurdité du destin qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a pl
33 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
63ini de notre histoire, mais qu’il est venu sur la terre, et qu’il est dès maintenant — hic et nunc ! — « à la disposition » d
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
64que possible un titre de noblesse en achetant une terre nobiliaire. En revanche le peuple les traitait de « lediggangers » (o
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
65 indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour veiller sur l’Alliance. Et si ces « cler
66discours prophétiques parmi tous les chants de la terre, ont réellement rythmé l’action, et vérifié l’étymologie grecque de p
67es qui sont en haut dans les cieux, en bas sur la terre, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce
68as sur la terre, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’aut
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
69 nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clocher, etc. D’où l’embrouillamini de la politique
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
70voir que des Américains, chargés de coloniser ces terres immenses, [p. 90] n’eussent pas adopté des mesures très différentes d
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
71 Plan s’il n’y a pas un Paradis à venir sur cette terre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfu
72 vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de l’Histoire, sous les figures d’un ciel unique.
39 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
73se livrer à des activités artisanales, piocher la terre, scier du bois, ou monter des jouets mécaniques ; ne veut pas dire no
74que le contact professionnel avec le matériau, la terre, le métal, apporte nécessairement à l’intellectuel une connaissance p
75tout mis à feu et à sang pour installer sur notre terre le règne du « confort moderne ». Peut-être verra-t-on qu’il vaut la p
40 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
76e pierre à la hauteur d’un cintre, de labourer la terre ou d’écrire un ouvrage dont la nécessité n’est sentie tout d’abord qu
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
77age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voy
78 que de toutes parts les signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
79 Plan s’il n’y a pas un Paradis à venir sur cette terre, le Führer s’il n’y a pas l’Empire populaire. Le signe irréfutable de
80 vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de l’Histoire, sous les figures d’un ciel unique.
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
81oite. Par endroits, ce n’est plus qu’une bande de terre aride, portant la route, un mur qui fait digue, une haie de tamaris.
82, en demi-cercle devant nous, marquant la fin des terres vers l’ouest. Sur la dernière lande, la dernière maison luit doucemen
83 à la nudité des quatre éléments primordiaux : la terre, la mer, le ciel, et le feu de la lumière. Nous vivrons bien ! ⁂ Je r
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
84 jardin. Quand je lève le nez, je vois la cour de terre battue à l’ombre de ses deux tilleuls, la margelle du puits à gauche,
85broussailleuses qui ferment l’horizon bas. Peu de terre et beaucoup de ciel, et partout cette humide lumière blanche qui met
86r de Sadi Carnot — monument au point où il toucha terre en 1892, — en passant par les drakkars norvégiens, les flottes anglai
87ieu de cette place, qui est un vaste rectangle de terre jaune, les habitants plantèrent à la Révolution un arbre de la Libert
88visés par les nuages lourds et rapides rasent les terres brunies, font luire là-bas une dernière prairie verte, étinceler un t
89quelle travaille le père Renaud. Le sol est de la terre battue recouverte d’une fine couche de sable. Sur les murs blanchis,
90antique, et ensuite il m’apparaît qu’elle est une terre réelle, travaillée par des hommes réels, leur imposant des conditions
91 1934 Les gens. — Du haut des dunes, je vois les terres divisées en parcelles minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des
92onomiques des habitants de l’île. 1. Division des terres. — J’ai pu vérifier à plusieurs reprises l’extraordinaire complicatio
93cessaire à leur subsistance si la répartition des terres était conçue non point selon les principes égalitaires, mais selon le
94vais outils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et l
95ils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femme
96uste au maximum, jambes écartées, pour gratter la terre sablonneuse, d’autre part, les empêche de labourer cette terre à plus
97euse, d’autre part, les empêche de labourer cette terre à plus de dix ou quinze centimètres de profondeur. Trente centimètres
98nt aussi simple. Je connais tout de même assez la terre pour savoir que les mêmes outils ne sont pas bons en tous pays, et je
99ent trop, se plaignent du mauvais rendement de la terre, et refusent cependant de rien changer à des habitudes dont les défau
100e vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre qu’ils grattent lentement pour en tirer tout juste de quoi viv
101ans tristesse. Chacun pour soi sur sa parcelle de terre ingrate, ou dans sa courette pleine de fleurs. Qu’ils n’aient pas de
102Si je gratte pendant des heures ce coin réduit de terre caillouteuse, c’est pour un printemps qui viendra. C’est pour gagner
103sse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le mon
104oussent devant elles les grosses vagues. Entre la terre et l’eau mouvante, quand on ne sait plus ce qui bouge et ce qui est f
105rosages, les salades et les choux sont brûlés, la terre se craquelle, ou devient poussiéreuse. Il n’y a plus que quelques ros
106ette page pour faire mes adieux au jardin. Pauvre terre en désordre et dépouillée. Les salades ont monté, le carré de pommes
107es dernières radicelles qui m’attachaient à cette terre ingrate ! Tout absorbé par ce spectacle — je ne sais pas comment expl
108tiole à son ouvrage, ou simplement le grain de la terre — j’ai repensé à mon journal. Je voudrais n’y avoir parlé que de ces
109t le savoir, on n’en parle jamais. Le grain de la terre ; et aussi le grain de nos idées, de notre vie, plus facile à décrire
45 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
110 cyprès grandiloquent. Et cette maison couleur de terre et festonnée de tuiles roses, elle est bien à la ressemblance des vie
111la nous conduit tout au plus à élargir à toute la terre le champ des querelles de famille. La seule fraternité réelle, la seu
112à le centre vivant de toute réalité réelle sur la terre. Je dois croire qu’à cet événement central doivent se rapporter toute
113ter ce qu’elle découvre sur la face immense de la terre. — Clartés rationnelles : empruntées à l’Astre invisible. Matinée d
114uent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où montent des vapeurs d’aube d’été. « Un v
115s un certain temps, je jette quelques poignées de terre sur tous ces ventres. Ils vont se coucher un peu plus loin. Un ou deu
116onales pour la viticulture ; mettre en commun les terres d’un petit village ; vendre le vin du pays dans les épiceries du pays
117’en être, on approuve la jeunesse qui délaisse la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
118 carton goudronné. Petites allées de campagne, en terre noire. Parfois on voit une haie fleurie, un buisson qui surplombe une
47 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
119l ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bonne volonté »
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
120atique, ésotérique, mais « sévissant à travers la terre entière » et « portant la vie au comble de la volonté de puissance et
49 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
121 cyprès grandiloquent. Et cette maison couleur de terre et festonnée de tuiles roses, elle est bien à la ressemblance des vie
122ter ce qu’elle découvre sur la face immense de la terre. — Clartés rationnelles : empruntées à l’Astre invisible. Matinée du
123uent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où montent des vapeurs d’aube d’été. « Un v
124s un certain temps, je jette quelques poignées de terre sur tous ces ventres. Ils vont se coucher un peu plus loin. Un ou deu
50 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
125vail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’enrichit sans rien créer, tout simplement parce qu’il
51 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
126 jardin. Quand je lève le nez, je vois la cour de terre battue à l’ombre de ses deux [p. 65] tilleuls, la margelle du puits à
127r de Sadi Carnot — monument au point où il toucha terre — en passant par les drakkars norvégiens, les flottes anglaises des g
128ieu de cette place, qui est un vaste rectangle de terre jaune, les habitants plantèrent à la Révolution un arbre de la Libert
129 laquelle travaille le père Renaud. Le sol est de terre battue recouverte d’une fine couche de sable. Sur les murs blanchis,
130Si je gratte pendant des heures ce coin réduit de terre caillouteuse, c’est pour un printemps qui viendra. C’est pour gagner
131sse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le mon
132rosages, les salades et les choux sont brûlés, la terre se craquèle, ou devient poussiéreuse. Il n’y a plus que quelques rose
52 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
133rié par le noble sénateur, propriétaire de vastes terres. Voici comment. Cincinnatus, qui cultive son lopin avec les seuls bra
134Et la loi attribue au créancier non seulement les terres mais la personne même du débiteur insolvable, qui tombe en esclavage.
135temps à la merci des possesseurs des plus grandes terres à blé, Siciliens et Carthaginois. C’est ainsi que la logique rigide d
136le remède (ici les sportules) aggrava le mal. Les terres de l’Italie du centre et du nord ne pouvant fournir le blé aux bas pr
137iciennes s’accrurent considérablement, d’abord en terres, puis en capitaux mobiliers (financiers). Et à mesure que le capitali
138re disparaît, et, avec lui, le soldat-citoyen. La terre est aux riches, qui vivent dans leurs palais urbains. Ces rentiers du
139e la loi capitaliste. La concentration des [p. 4] terres et de l’argent 62 entre les mains d’une classe restreinte commande t
140aires plus justes, la plèbe se désintéresse de la terre. Elle ne demande plus sa part au festin de l’impérialisme. Le pain, l
141s campagnes. Le bourgeois s’est mis à acheter des terres, et il a introduit dans leur exploitation plusieurs nouveautés fort i
53 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
142re pour le séminaire un travail sur Barrès : « la terre et les morts », c’est à peu près le Blut und Boden (sang et sol) des
143us en train de faire des canons et des abris sous terre. Ce n’est pas une manière de prouver qu’ils ont quelque chose à défen
54 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
144 perte ! En lui opposant toutes les raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui
145onseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la faute à racheter ! Mais tuer l
146’est ici-bas que notre sort se joue. C’est sur la terre qu’il faut aimer et recevoir le pardon. [p. 245] L’homme naturel ne
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
147ngeais donc [p. 12] nullement à chasser sur leurs terres. Les documents que je cite, les rapprochements que je suggère, sont b
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
148moment.) Tristan et la princesse voguent vers les terres de Marc. En haute mer, le vent tombe, la chaleur est pesante. Ils ont
149t simple occasion de s’enrichir, et d’annexer des terres données en dot ou espérées en héritage. Quand l’« affaire » tournait
150nt file le navire. Frais, le vent souffle vers la terre natale. Ô fille d’Irlande, où t’attardes-tu ? Ce qui gonfle ma voile,
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
151rt. Vie aventureuse, très semblable à celle de la terre, mais épurée, et dont certains héros pouvaient revenir, sous d’autres
152la nostalgie du héros celte revenu du Ciel sur la terre, et qui se souvient de l’île des immortels. Mais cet élan est sans ce
153e la vie. « Dieu est au ciel, et toi tu es sur la terre. » Et ton sort se joue ici-bas. Le péché n’est pas d’être né, mais d’
154 ruine… Les personnages les plus importants de ma terre se sont laissés corrompre. La foule a suivi leur exemple et abandonné
155 procède généralement de haut en bas — de ciel en terre — ce qui réfute les conclusions modernes déduites du préjugé matérial
156barque sur une barque magique » et parvient à une terre merveilleuse. « Il se lasse à la fin de ce séjour, veut revenir. C’es
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
157ni prochain ni devoirs, ni liens qui tiennent, ni terre ni ciel : on est seul avec tout ce que l’on aime. « Nous avons perdu
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
158 reprendre sans cesse aux formes désirables de la terre, oublier, plaisanter follement, tout ardents de curiosité ; d’une mer
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
159op nombreux dans nos frontières, j’exige donc des terres nouvelles ! — et c’est la nouvelle passion. Ainsi toutes les tensions
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
160a perte, en lui opposant toutes les raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui
161onseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la faute à racheter ! Mais tuer l
162’est ici-bas que notre sort se joue. C’est sur la terre qu’il faut aimer. Au-delà, il n’y aura pas la Nuit divinisante, mais
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
163ir que les amants courtois ne sont séparés sur la terre qu’en vertu de cet amour mystique qui les unit à la divinité ! Au con
63 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
164uteurs. Une aube vient. C’est encore l’aube de la terre. Personne n’a parlé. Dieu est mort ! De chaque idée, de chaque croyan
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
165sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
166force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque de nous con
65 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
167déralisée, nous ne demanderons pas un paradis sur terre. Nous demanderons simplement un monde humain. Non pas un monde d’utop
168ujours ouverte, tant qu’il y aura du péché sur la terre. Non, l’heure n’est pas [p. 102] au facile optimisme, dans une Europe
66 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
169vail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’enrichit sans rien créer, tout simplement parce qu’il
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
170 durant des siècles, il soit demeuré une pratique terre à terre, et n’en ait que mieux fonctionné. Ce qui est certain, c’est
171des siècles, il soit demeuré une pratique terre à terre, et n’en ait que mieux fonctionné. Ce qui est certain, c’est qu’une p
172re hommes, créatures de l’esprit autant que de la terre, chargés d’une vocation et non seulement d’hérédités problématiques !
173trop bas, dans cette fausse réalité des réalistes terre à terre, mais au niveau de notre action, à hauteur d’homme. 3. Promou
174, dans cette fausse réalité des réalistes terre à terre, mais au niveau de notre action, à hauteur d’homme. 3. Promouvoir une
175l’habitude du travail en équipes pour cultiver la terre dans ces parages. Tout cela s’exprime plus ou moins consciemment dans
68 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
176t la foi profonde de ce peuple. En défendant leur terre, les soldats finnois avaient conscience de défendre aussi leur Église
69 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
177, où l’on voit des anges mauvais descendre sur la terre — et c’est la première chute — pour s’y unir aux filles des hommes et
178 à faire abus de notre liberté et des biens de la terre. Ni le Diable ni l’homme pécheur ne peuvent réellement faire le mal,
70 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
179sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
180 tout, il n’a rien gagné. Car les religions de la terre sont religions de la mort. Vieille vérité théologique, que les malheu
181après la guerre et la victoire, les peuples de la terre vont s’éveiller dans un lendemain d’ivresse, une gueule de bois mondi
182e : elle était l’état d’exception proclamé sur la terre entière et dans tous les domaines de l’existence publique. Elle figur
71 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
183 lampe qui me faisait mal aux yeux. Il la lance à terre et me fait une de ces scènes ! J’ai pleuré toute la nuit, sur un cana
184cial, et nuisible aux affaires ? Que le sel de la terre est malsain ? Et que la sagesse démocratique se résume dans une « tec
72 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
185ds pouvoirs vicariaux : « Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera déli
186 lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » Mais voici qu’aussitôt après, — au parag
187s.) Reprenons ce récit trop mal connu. « Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. » En somme tout allait bien
188s ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. » Vous reconnaissez Satan à ce doute qui les prend, à ce besoin qu’i
189 « l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre ». Cette déconvenue mémorable est attribuée par le récit biblique à
190es surveillants, les transporteurs par eau et par terre. Et les corporations d’ouvriers. Les uns faisaient la brique qui leur
191ue de barbares. Prendre la femme du voisin ou ses terres parce qu’on a découvert soudain que c’est « vital », puis justifier l
192nsez-vous triompher du mal immense qui envahit la terre ? Le moindre mal sera-t-il plus fort que le mal même dans son éclat ?
73 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
193d’un fleuve, produit à la fin un amoncellement de terre qui le détourne. Je dis que nous pouvons participer à cette victoire
74 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
194Quels sont tes morts ? ». Religion du sang, de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
75 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
195Kassner 30 — toutes les créatures, le soleil, la terre, la lune, les plantes, les animaux et les pierres parlaient et prophé
196 fine, sed nunc stans. L’éternité a marché sur la terre : ainsi le Christ est le chemin. Mais nous avons refusé l’éternel et
76 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
197Parce qu’il réside au ciel, et nous sommes sur la terre : l’instance suprême existe et délibère au-delà de toutes nos imagina
198connaît pas « le chemin » qui relie le Ciel et la terre. Parce qu’il ne connaît pas celui qui a dit : « Je suis le chemin. »
199telle façon qu’il retombait les deux pieds sur la terre et pouvait dès lors y agir et s’y promener comme si de rien n’était.
200u le duper. Le chevalier de la foi, revenu sur la terre ferme, aurait pu accepter, lui aussi, la leçon de morale du Second Fa
77 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
201l ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix aux hommes de b
78 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
202age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voy
203 que de toutes parts les signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
204 qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée, et par elle un pays et son peuple. Car « c’est ici le pays
79 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
205veilleux jardin, dans un vallon bien abrité, à la terre ocrée, sous les pins. Pendant que nous choisissons ensemble quelques
206but de cette année. « Étranger et voyageur sur la terre », ainsi pensais-je d’autres fois, dans ces périodes de nomadisme inv
207atastrophes, les incendies et les tremblements de terre. Notre amertume et notre indignation devant le phénomène totalitaire
80 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
208ard, au matin, quand l’attaque se prépare, un « à terre » prolongé à la lisière d’un bois, cela peut être un des plus beaux m
209 J’empoigne une pioche et tape quelques coups. La terre gicle sur mes joues glacées et sur mon casque. Les hommes me regarden
210noncent encore que l’approche des richesses de la terre… ⁂ Une connaissance intime et personnelle de ce que l’on appellera l’
211 gueule n’est fendue !… Tu t’es creusé un trou en terre comme un cochon dans [p. 49] son fumier !… Ô toi mon doux petit faise
212r tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. » Le secret de la vie généreuse est la conscience de sa brève vanité
213es peintres d’Alpe. Ce qu’il peint, lui, c’est la terre des hommes, vue par les yeux de qui l’habite et l’utilise, et non poi
81 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
214nouvelle s’était répandue et l’on saluait jusqu’à terre. ⁂ Le capitalisme industriel a créé les grandes villes et des machine
215italisme industriel. Cela s’appelle : retour à la terre. ⁂ Des populations entières, déracinées par l’industrie, puis par la
216ys libres, hier encore presque aussi vaste que la terre, se rétrécit de jour en jour et d’heure en heure, à chaque fois que j
82 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
217c et vin rouge… Le pain et le vin, symboles de la terre de France, marques sacrées d’une civilisation. Pour un Français, leur
218 visages se détendent. Nous venons de quitter les terres où s’étend l’ombre du [p. 90] destin le plus cruel qu’ait jamais méri
219Suisse, l’invasion des herbes sauvages venant des terres abandonnées du Nord et que nos paysans s’efforcent d’arrêter avant qu
220ière leurs grands portiques. Et comme on aime une terre qui s’approche, avec l’immense sécurité du continent qu’on imagine au
83 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
221lles, est l’un des lieux les plus exclusifs de la terre. Autour d’un lac d’un bleu violent où nagent des cygnes sous les saul
222pagne primitive ne subsiste, plus un seul coin de terre à nu, et plus une ligne indécise, ni d’eau qui court, ni de feuillage
84 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
223ises immenses et striées de tous les rouges de la terre jusqu’au bleu pur, contemplées de la terrasse du cimetière où s’abrit
224peuplé que le nord : on n’y trouve guère d’autres terres que l’Australie, l’Afrique du Sud, et l’Argentine, portant une faible
225i, plus encore qu’au Canada et aux États-Unis, la terre soit vierge, et qu’elle impose à l’homme tous les vertiges de l’imagi
226 vent tiède. Couché sur l’herbe je sens vivre une terre étrange, plus jeune et plus ancienne qu’aucune autre. Homme infime, i
227 des merveilles — hochant la tête et crachant par terre. Le résultat de leur examen m’est carrément défavorable. Ils m’emmène
85 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
228 qui couvrent neuf dixièmes des continents… Notre terre est à peine habitable, dans l’ensemble ! Et dans les régions plutôt r
229de termites ; rien à craindre des tremblements de terre, des fleuves envahissants, des sécheresses périodiques ou de ces moit
86 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
230riel des Appalaches, et le ciel s’alléger sur des terres plus nues, j’ai senti que nous passions un seuil, comme on le sent un
87 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
231mique, avant-hier sur Hiroshima. Et la face de la terre en est changée, mais combien de temps nous faudra-t-il pour le compre
232 le texte original dit simplement : « Paix sur la terre, bonne volonté (de Dieu) envers les [p. 233] hommes ». Est-il besoin
88 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
233 Que Bernanos s’est écrié : Mais partez donc ! la Terre est vaste ! Que d’autres ont protesté que ce débat était antipatrioti
234ais sans hésiter : il ne s’agit ni de choisir une terre et ses morts contre le globe et ses vivants ; ni de choisir le nomadi
235 diversité des êtres et des coutumes. Aimez votre terre et quittez-la. Quittez-la trois fois et revenez-y trois et quatre foi
236n l’arithmétique du cœur. Le nomade n’aime pas sa terre, n’y revient donc jamais vraiment. Le paysan n’aime que sa terre, ne
237ent donc jamais vraiment. Le paysan n’aime que sa terre, ne l’aime donc pas de la meilleure manière, s’il refuse tout le rest
238, et qu’il exige enfin sa pleine mesure, toute la Terre promise à tout l’homme ! Début d’avril 1946 La Guardia Field dans u
239s nous sentons certains d’entrer dans l’ère de la Terre unifiée, qui était le but de nos travaux diserts. Nous y touchons, me
89 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
240son, d’un accès de bon sens. C’est l’espoir d’une terre unie, comme contrainte à se fédérer par la menace de la guerre atomiq
90 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
241son enfance. (Elle est née dans un tremblement de terre.) — C’est sacrilège, ce qu’on vient de faire, ajouta-t-elle. On a tou
242là la nouveauté, et l’une des grandes dates de la terre : ce n’est qu’un rien qui s’est défait. Le docteur n’avait pas atten
91 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
243mmuniquer, c’est de faire rentrer les villes sous terre. (Réflexe de honte, si j’en crois l’expression.) L’un d’entre eux ima
244usage en une seconde le mécanisme du rentrer sous terre. Je m’en tiens à la suggestion qui me venait à l’esprit dans une préc
245 urbains, mais une circulation perpétuelle sur la Terre et les Morts des autres. Vous voyez que les relations humaines, senti
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
246 ne peut qu’augmenter l’importance des troupes de terre. C’est bien [p. 42] l’avis qu’on attendait d’un général. Et il illust
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
247ion, qui est la suivante : Guerre. Les armées de terre et de mer seront privées de ravitaillement et immobilisées en moins d
94 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
248pour 100 de la population américaine, grattant la terre entre les ruines, pour y chercher sa subsistance. Comme c’est passion
249e autre dame, que la Bombe puisse faire sauter la Terre ? Cela se discute… Certains de mes collègues ont envisagé l’hypothèse
95 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
250s-nous continuer ce jeu jusqu’à l’explosion de la Terre ? Allons-nous confier le destin de la planète à trois hommes surcharg
96 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
251n’avait jamais très bien compris, à savoir que la terre est ronde. D’où il résulte, entre autres conséquences, que si vous ti
252 instants dans ce jeu gravitant des symboles : la Terre, le Globe, la Boule, la Tête, la Bombe, et l’Unité considérée partout
253ts de nos compagnons de planète restent pour nous terres inconnues, et psychologiquement inexplorées. Hic sunt leones inscriva
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
254réer leur culture, et d’habiter paisiblement leur terre, si la France renonce un beau jour, en même temps que toutes les autr
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
255 un général d’infanterie. Elle rend les armées de terre inutiles, réplique un amiral, mais elle décuple l’importance de la ma
256e : elle était l’état d’exception proclamé sur la terre entière et dans tous les domaines de l’existence publique. Elle figur
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
257allons courir le risque d’inonder ou de brûler la terre entière. Personne ne rit. Personne non plus n’ose protester. Car ces
258pluie de feu suffirait à réduire la surface de la terre et la vermine humaine qui s’y livre à ses vices. La Renaissance croya
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
259 prévus ? La souffrance sera pire, l’agonie de la terre un peu plus longue, la fin de l’humanité non moins certaine, le triom
260réponde ? S’il permet que nous fassions sauter la Terre, elle sautera et ce sera très bien. Au delà de ce « clin d’œil », il