1 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
1titutions. Cette politique s’oppose au gigantisme totalitaire ; elle s’oppose à l’émiettement social de la démocratie individualist
2 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
2t absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mais, d’autre part, le réformisme suppose trop de calculs et trop de
3 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
3uelles il faudra revenir, et malgré l’épithète de totalitaire dont il s’orne, le fascisme n’a pas une conception totale et cohérent
4sychiatres. De toutes les idoles modernes, l’État totalitaire est peut-être la plus décevante. L’idole des humanistes (l’homme divi
5 plus intégral de ses puissances. Les prétentions totalitaires du communisme sont fondées, en effet, sur une notion « ouverte » de l
6isme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitaire, à la prétention d’un organe qui se veut plus grand que le tout, et q
7où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. p. 129 39. Ici, d’une manière plus pressante qu’à l’occasion d
4 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
8atale de leur désespoir s’appelle toujours l’État totalitaire. Pessimisme actif Quand on part pour une promenade de deux heures,
5 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
9ur des voies de manœuvres qui conduisent à l’État totalitaire. La force véritable d’un groupe numériquement restreint réside tout e
6 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
10la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses meilleures forces créatrices. Mais dès que le parti
11ant à l’esprit, se dresse le bloc des trois états totalitaires — que menace de rejoindre l’Espagne. Laissons de côté les différences
12le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse d
13aussi radicale et aussi exacte entre la mentalité totalitaire et la mentalité calviniste, va nous permettre une confrontation utile
14outenables dans l’abstrait. Je considère l’esprit totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour
15su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, pendant qu’il en
16e est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Car la politique d’un régime
17se et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
18La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une
19st la condition faite à la personne dans les pays totalitaires ? C’est très simple. On a détruit l’un des deux pôles de la personne 
20ne sauvegarde appréciable contre la contamination totalitaire. Mais du point de vue chrétien, il faut alors rappeler que la personn
21oujours l’adversaire le plus efficace de l’esprit totalitaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réfor
7 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
22 que celles qu’on lui voit prendre dans les états totalitaires (URSS et fascismes). J’essayerai de la définir par quatre de ses prin
8 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
23saient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’
24 précisément, qui est responsable de la brutalité totalitaire. On nous propose donc de défendre une maladie contre la mort, à quoi
25 tâche des intellectuels qui ont compris le péril totalitaire (de droite ou de gauche) ce n’est pas « d’adhérer » à quelque anti-fa
9 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
26où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. p. 3 h. « Destin du siècle ou destin de l’homme ? », L’Ordre no
10 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
27naces réelles, — qui sont la guerre et l’étatisme totalitaire. C’est très simple. Trop simple, sans doute ? p. 305 q. « Ni gau
11 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
28our avoir méconnu le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir préparé ses voies, Israël est devenu le p
12 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
29qu’à des fins provisoires ou dégradantes : l’état totalitaire et la richesse matérielle ? Que vaut alors cette communauté de réflex
13 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
30pour restaurer une mesure commune. Le seul mot de totalitaire qui qualifie les deux régimes fondés par ces révolutions, suffirait à
14 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
31 l’homme résiste à son emprise et à sa prétention totalitaire. Il ne veut pas se laisser mutiler, fût-ce au prix de salaires mervei
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
32 met en lumière le mécanisme fatal de tout régime totalitaire, et cela d’une façon d’autant plus frappante qu’il s’agit ici de régi
16 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
33global quant à l’avenir culturel des deux régimes totalitaires dont j’ai parlé. Rosenberg a beau dire que les dix premiers [p. 116]
34rectement l’objet de cet ouvrage : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur essai de créer, par la force, une comm
17 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
35a vérité totale, la seule qui ait le droit d’être totalitaire ? La fin des fins, le terme universel en quoi l’homme puisse mettre s
36Ce qui est partiel n’a pas le droit de se vouloir totalitaire. (Même si c’est quelque chose de vrai en tant que partiel…) Seule a l
37tant que partiel…) Seule a le droit de se vouloir totalitaire la vérité qui est totale, qui rend compte du tout de l’homme et de se
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
38 aiguë, la réponse a été totale, ou tout au moins totalitaire. Là où depuis deux ou trois siècles la nation existait déjà, la crise
39e réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom —
19 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
40 justifiées en vertu de ces lois, c’est le régime totalitaire, c’est-à-dire une glorification de l’État contre les personnes. Voilà
20 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
41 l’homme résiste à son emprise et à sa prétention totalitaire. Il ne veut pas se laisser mutiler. Fût-ce au prix de salaires mervei
42stic global quant à l’avenir culturel des régimes totalitaires. Le composé hitlérien d’irrationalisme romantique et de positivisme j
43i nous intéresse ici directement : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur tentative de créer par la force une co
44la réponse, qui devait être totale, n’a été que « totalitaire ». Là où depuis cent ans ou plus la nation existait déjà, la crise es
45e réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom —
21 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
46 que celles qu’on lui voit prendre dans les États totalitaires (URSS et fascismes). J’essayerai de la définir par quatre de ses prin
22 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
47quelle on pousse l’ouvrier, c’est celle de l’État totalitaire stalino-fasciste. Ces criminelles foutaises inspirent à notre idéalis
48arxiste, au service d’un État « dialectiquement » totalitaire. Tout notre honneur est de défendre ici, depuis quatre ans, une tout
23 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
49 plus en plus semblables d’une même folie, l’État totalitaire ? L’entreprise paraît difficile. Les chances de l’erreur et du menson
50tisme a pu — et même dû — devenir du premier coup totalitaire. L’économie et l’opinion totalement étatisées sont en effet les condi
51ut étatisme est condamné à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’échec assuré. (Nous sommes en train d’en voir un bel e
52rain d’en voir un bel exemple.) Mais pour devenir totalitaire, l’État ne peut se fonder sur des bases purement matérielles. Il lui
24 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
53st sur le plan de la propagande et de la tactique totalitaires, une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur e
54ce de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instaurat
55 fatalité belliciste que représente [p. 6] l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut emp
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
56stalle et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 
57où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus t
58t un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C’est donc que l’homme se défend de moins en moins. Ses « superstiti
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
59ratrice. « Dieu », la tête, l’unité, c’est l’État totalitaire, le fascisme ou le stalinisme. Dans ces conditions, je suis le premie
27 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
60stalle et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 
61où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus t
62t un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C’est donc que l’homme se défend de moins en moins. Ses « superstiti
28 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
63 pour pouvoir s’opposer valablement aux ambitions totalitaires. La littérature agit sur l’époque, c’est évident, mais une littératur
29 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
64 monstrueuse que nous appelons aujourd’hui l’État totalitaire, et à la fonctionnarisation intégrale de toutes les activités humaine
65re « nécessaire ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à charge d’une obéissance absolue, [p
66. Enfin, il a nécessité l’établissement de l’État totalitaire, qui à son tour a sécrété une civilisation dont la seule raison d’êtr
67t le contrepoids d’un centralisme de plus en plus totalitaire. Vers 1912-1913, l’on assiste au phénomène prévisible de la fixation
68 a provoqué des réactions « collectivistes » ou « totalitaires » également inhumaines et désespérées ; enfin il a largement contribu
30 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
69eulent les uns et les autres la même forme d’État totalitaire, notons que la prise de parti des fascistes pour Franco, et des commu
31 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
70t mon deuxième, l’idée que je me fais des régimes totalitaires. Je ne sais si l’on espère me convertir en m’offrant d’en voir un de
71vique, loi générale qui se vérifie dans tout pays totalitaire. D’autre part, le régime nouveau a pris à tâche d’éduquer tout ce mon
72er de ce qui s’y passe de tout nouveau. Un régime totalitaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de po
73ale » des choses ? Faut-il penser que les régimes totalitaires ne sont que des folies passagères ? Ou bien sont-ils ce que l’on [p. 
74’Europe, et qui demain la dominera ? Si le régime totalitaire est le châtiment qu’a mérité l’Europe, si plus rien ne peut s’opposer
75la politique : dans l’un et l’autre cas, l’on est totalitaire. La religion doit y passer, comme le reste, et peut-être avant tout.
76logie du Jacobin : l’analogie des deux mouvements totalitaires y est illustrée d’exemples d’une précision terrible. Le Prussien Anac
77s une parfaite liberté d’esprit ? Les contraintes totalitaires nous hypnotisent. Elles nous privent de toute liberté à la manière d’
32 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
78[p. 68] choses une à une, quand on juge un régime totalitaire. Il ne s’agit jamais que du principe unique au nom duquel s’opère la
79st condamné de nos jours à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’échec assuré. Il lui faut la fameuse confiance, et une
80e comprenne jamais la raison simple des triomphes totalitaires. Évidemment, il sera toujours possible d’invoquer les lois économique
81ssée la nature proprement religieuse du phénomène totalitaire allemand. Mesurons maintenant la naïveté des « réalistes » qui tienne
82tion, toute bénévole, à l’effort de la propagande totalitaire dans nos pays. Ils le font sans malice, et au nom du bon sens. Ils me
83endre justice » au totalitarisme. Comme si le mot totalitaire ne signifiait pas, justement, que tout se tient dans ce régime, et qu
84ommes n’a jamais pesé si peu que dans les régimes totalitaires. Ce n’est pas le Chef qui commande, et ce ne sont pas les désirs cons
85commande tout, c’est le mécanisme de la dictature totalitaire, c’est la structure du régime. Or, la structure de l’État totalitaire
86a structure du régime. Or, la structure de l’État totalitaire — quelle que soit sa doctrine — c’est l’état de guerre. Tout ce que l
87 guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations dé
88imposerait l’Allemagne, ne peut sortir qu’un état totalitaire. Il s’agit donc d’empêcher cette guerre, de se montrer assez forts po
89’est pas s’armer jusqu’aux dents. Réagir au péril totalitaire par des plans de « réarmement », c’est introduire chez nous le Cheval
90ement triompher. Et en s’armant autant que l’État totalitaire, l’État démocratique perdrait ses meilleures forces morales : sa « my
33 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
91st sur le plan de la propagande et de la tactique totalitaires, une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur e
92ce de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instaurat
93ntre la fatalité belliciste que représente l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut êtr
94 d’États centralistes en face de la revendication totalitaire. p. 88 21. L’opération a si bien réussi qu’on entend fréquemment
34 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
95exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire, (et supposé qu’elle n’y succombe point) retrouve le sens d’une fidél
35 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
96ct original (et non plus jacobin) de la dictature totalitaire : l’impérialisme religieux, ou sacral. Il exigea d’entrer en armes et
97ues la réalité pressentie de la nouvelle religion totalitaire. D’ailleurs, les réactions des masses ne tardèrent pas à démontrer qu
98n. — La voie était dès lors ouverte aux ambitions totalitaires, les dictateurs ne trouvant plus devant eux que des États demeurés ce
36 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
99saient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’
100 précisément, qui est responsable de la brutalité totalitaire. On nous propose donc de défendre une maladie contre la mort à quoi e
101 tâche des intellectuels qui ont compris le péril totalitaire (de droite ou de gauche) ce n’est pas « d’adhérer » à quelque antifas
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
102nts pour la passion ; d’autre part, dans les pays totalitaires, le dressage des jeunes par l’État tend à éliminer de la vie privée t
103 fronts » l’indique déjà. Et par ailleurs, l’État totalitaire n’est que l’état de guerre prolongé, ou recréé, et entretenu en perma
104veau de l’être collectif. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifi
105uissance affrontées — il y a déjà plusieurs États totalitaires — ne peuvent en fait que se heurter passionnément. Elles deviennent l
106e. Le but réel, tacite, fatal, de ces exaltations totalitaires est donc la guerre, qui signifie la mort. Et comme on le voit dans le
107lier, c’est l’inquiète susceptibilité des Nations totalitaires. Enfin, je soulignerai un fait assez frappant : c’est que les foules
108er la grandiose catastrophe de la passion devenue totalitaire ? ⁂ Ceci nous mène au seuil d’une conclusion que j’étais loin de prév
109 en premier lieu. Cette solution s’appelle l’État totalitaire. C’est la réponse du xxe siècle, né de la guerre, à la menace perman
110ême des peuples ainsi constitués en blocs. L’État totalitaire est bien une forme recréée, mais une forme trop vaste, trop rigide et
111ra la paix, et le problème renaîtra dans les pays totalitaires, comme il ne cesse de nous travailler dans nos sociétés libérales. C’
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
112epuis la première guerre mondiale, début de l’ère totalitaire. Les Églises font un honorable effort de redéfinition de l’institutio
113azisme appartient au passé. Pourtant la tentation totalitaire subsiste. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’un jour nos démocraties
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
114exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire (et supposé qu’elle n’y succombe point), retrouve le sens d’une fidél
40 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
115lâchetés de tous les citoyens. 19. Tout parti est totalitaire dans son essence, et préfigure l’État totalitaire, brutal et stérilis
116totalitaire dans son essence, et préfigure l’État totalitaire, brutal et stérilisant. 20. D’où l’incapacité essentielle des partis
41 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
117la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses meilleures forces créatrices. Mais dès que le parti
118ant à l’esprit, se dresse le bloc des trois états totalitaires — que menace de rejoindre l’Espagne. Laissons de côté les différences
119le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse d
120aussi radicale et aussi exacte entre la mentalité totalitaire et la mentalité calviniste, va nous permettre une confrontation utile
121outenables dans l’abstrait. Je considère l’esprit totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour
122 su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, pendant qu’il en
123e est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Car la politique d’un régime
124se et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
125La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une
126nte qui doit radicalement contraire à la doctrine totalitaire. Le fédéralisme, ce n’est pas seulement un pour tous — qui serait une
127st la condition faite à la personne dans les pays totalitaires ? C’est très simple. On a détruit l’un des deux pôles de la personne 
128ne sauvegarde appréciable contre la contamination totalitaire. Mais du point de vue chrétien, il faut alors rappeler que la personn
129oujours l’adversaire le plus efficace de l’esprit totalitaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réfor
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
130ensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les ri
131otalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les rigueurs de leur régime au nom de lois économiques, ou
132temporaine exténuées par la misère. Les solutions totalitaires, malgré leurs manifestations brutales, et le ton sur lequel on les pr
43 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
133résistance intime aux tentations de la propagande totalitaire. Devons-nous rester neutres ? Liberté, totalitarisme… Ceci nous amè
134ns-le bien, radicalement contraire à tout système totalitaire, et seule base possible et solide de la paix que nous espérons. C’est
44 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
135ée dans mon bureau : c’est une petite catastrophe totalitaire ! Mes dossiers sont « mis au pas », alignés et empilés, rien ne dépas
136eist, c’est-à-dire d’un patriotisme autarcique et totalitaire en miniature ; ceux qui veulent être de leur canton d’abord ou unique
137, portent automatiquement au pouvoir des systèmes totalitaires. Les personnes, telles que je les définis, ne peuvent vouloir qu’un o
45 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
138 s’ignorent ; ceux-ci à leur tour ne sont que des totalitaires timorés, c’est-à-dire quelque chose d’absolument inviable s’ils en re
139ut parti politique est en puissance un petit État totalitaire et unifié, qui voudrait bien tout régler à sa guise, et qui se condam
140er radicalement intolérant envers toute influence totalitaire ou unitaire. Exemple : ceux qui, chez nous, font profession d’admirer
46 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
141ffaiblissent la résistance actuelle aux doctrines totalitaires, mais compromettent les chances d’une solution prochaine, équitable p
142s, à faire un « front commun » contre la religion totalitaire ? L’auteur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la nation éduq
47 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
143ndinave le dilemme entre l’anarchie et l’étatisme totalitaire. Assimiler l’autorité au romanisme est d’ailleurs une erreur des plus
48 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
144dans cette perspective satanique, le terme d’État totalitaire. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalemen
145ique, le terme d’État totalitaire. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
146La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, fondée sur le passé
147ations convalescentes relevant d’une intoxication totalitaire ; régime de la bouteille de lait distribuée par l’État pour peuples r
49 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
148 ne condamnons pas en nous aussi la mentalité des totalitaires, c’est-à-dire : la présence active et personnelle du Démon dans nos p
149écouvrir subitement les « bons côtés » du système totalitaire. C’est pourquoi nous dirons aujourd’hui aux braves démocrates : — Reg
150de votre naïveté invraisemblable devant le danger totalitaire. Vous pourrez échapper à l’hypnose. Nous manquions d’une représentati
151ration, si elle est énergiquement poussée, l’État totalitaire dans sa splendeur native. L’auteur de ce livre étant intimement persu
152tie dépérit sans critique, dénonce d’avance comme totalitaires ceux qui verront dans les prochains chapitres les marques d’un esprit
153s les prochains chapitres les marques d’un esprit totalitaire. Qu’ils se reconnaissent eux-mêmes à ce signe ! Je vais passer en rev
154de la démocratie Avec beaucoup d’intelligence les totalitaires ont mis la bêtise de leur côté. Sous leur régime, les imbéciles n’ont
155s moyennes utilisées. Comme on le voit, le régime totalitaire n’est que la forme basse de la démocratie. Déchaînez parmi nous les d
156 démocraties ne se distingueront plus des régimes totalitaires que par un certain manque de rigueur, un désordre plus apparent, une
157s les temps J’ai dit du mal de tout le monde, des totalitaires, et des démocrates, des autres, de nous, et donc de moi aussi. Mais s
50 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
158 une seule et même usurpation. L’impérialisme des totalitaires traduit en politique les mêmes principes dont s’autorise l’anarchie d
51 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
159e la guerre des démocraties contre les dictatures totalitaires. Si vous opposez au Diable la ruse, la subtilité, l’ironie et l’intel
160 une discipline de fer, elles risquent de devenir totalitaires, c’est-à-dire que plus elles cherchent à être fortes à la manière des
161es lois. Alors l’État pour subsister doit devenir totalitaire, c’est-à-dire que l’abstraite contrainte doit se doubler d’une contra
162rement et infailliblement au « nouvel ordre » des totalitaires ; si nous n’aimons pas ça, il faut changer de méthodes ou d’attitude 
163estiment possible, hors de la guerre et de l’État totalitaire, qui n’est rien d’autre que l’état de guerre en permanence ? Beaucoup
164 et à la brutalité proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des vanités courtes et des
165 le courage d’opposer à cet orgueil prôné par les totalitaires, l’humilité et non la suffisance ; à leur brutalité, la virtù 33 sè
52 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
166me de la sûre doctrine de résistance au paganisme totalitaire. La foi de la Réforme, telle que j’ai tenté de la situer dans l’évolu
167r là, elle s’oppose radicalement à toute religion totalitaire, fondée sur le sang, la race, la tradition, les morts. La religion to
168ng, la race, la tradition, les morts. La religion totalitaire n’admet pas que « les choses vieilles sont passées », selon la parole
169nstruction fédéraliste du monde de demain. Si les totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’es
53 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
170de votre naïveté invraisemblable devant le danger totalitaire. Vous pourrez échapper à l’hypnose. p. 2 n. « Les tours du Dia
54 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
171s et ne condamnons pas en nous aussi la mentalité totalitaire, c’est-à-dire la présence active et personnelle du Démon dans nos pas
55 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
172ndinave le dilemme entre l’anarchie et l’étatisme totalitaire. Assimiler l’autorité au romanisme est d’ailleurs une erreur des plus
56 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
173ève active et livré les masses affamées au délire totalitaire. Il me semble aujourd’hui qu’au contraire, la vraie conscience de la
174amertume et notre indignation devant le phénomène totalitaire naissent d’un désir secret, d’une tentation, d’une espèce de dépit am
57 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
175sacrifice sanglant, orgie. ⁂ [p. 62] L’éducation totalitaire abaisse certainement le niveau de l’intelligence moyenne dans une nat
58 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
176tifier (avec les trains à l’heure) tous les excès totalitaires, pourquoi n’a-t-on jamais parlé des superhighways d’Amérique ? Ici, l
177 la « vague de l’avenir » qui serait le mouvement totalitaire, fasciste, nazi ou soviétique. Je crois bien qu’elle oublie que les v
178roit condamner… N’est-ce pas cela, le vrai danger totalitaire, dans un pays où l’opinion gouverne ? La vraie Cinquième Colonne, dan
59 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
179suprême. De fait, qu’opposons-nous à l’exaltation totalitaire ? Pas une idée, ni même un rêve. Pas une violence de l’esprit, et pas
60 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
180igatoire. [p. 50] Politique. La victoire sur les totalitaires de nuance fasciste a mis au pouvoir dans le monde entier les totalita
181asciste a mis au pouvoir dans le monde entier les totalitaires de nuance démocratique et soviétique. Quelques détails de terminologi
61 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
182es ou capitalistes. Ce modèle est celui de l’État totalitaire, qui est l’état de guerre en permanence. Ainsi l’ennemi des nations,
183le cadre national conduit nécessairement à l’État totalitaire, donc à l’état de guerre larvé ou déclaré, qui est le pire des crimes
62 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
184ntique à celle de l’entre deux guerres. Le danger totalitaire n’est pas moindre, les erreurs du marxisme stalinien ne sont pas corr
63 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
185tel. Conflit politique et économique entre l’État totalitaire et les droits de l’homme. Conflit moral entre le collectivisme oppres
186sente entre démocratie individualiste et étatisme totalitaire — se produit l’événement unique de l’Incarnation. Et il apporte à la
187ménisme ecclésiastique — est exclue par le régime totalitaire, qui prétend faire coïncider les frontières de l’État avec celles de
188nemis que forment l’individu déraciné et la masse totalitaire, le couple de frères amis que forment la personne et la communauté fé
189la communauté. Dans le fédéralisme, démocrates et totalitaires de droite et de gauche pourront trouver la plénitude de leurs idéaux
190orel et l’autorité spirituelle, et devinrent donc totalitaires. [p. 636] Dans les pays calvinistes, au contraire, la séparation de l
191t pas traduite par l’éclosion d’une anti-religion totalitaire, mais par un phénomène contraire de dispersion individualiste. Autre
192à moins qu’elle ne soit la formule de la religion totalitaire, sans transcendance, que précisément l’on se propose de combattre !)
193stent dans les démocraties et dans les mouvements totalitaires. Ceci résulte, théoriquement, de ce que nous avons exposé aux chapitr
64 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
194e pays, aussi impressionnantes que les cérémonies totalitaires, se déroulent dans un cadre chrétien, immédiatement significatif pour
65 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
195 étions quelques-uns à construire en pleine marée totalitaire. Je la voyais à l’œuvre en Suisse, pays où la vie politique épouse mi
196ervice commandé est un nouveau succès de l’esprit totalitaire qui n’a eu qu’à changer d’étiquette pour occuper, sans coup férir, d’
197tres « chefs bien-aimés »… Et là encore, l’esprit totalitaire marque des points. Tous ces maux, et tant d’impuissance à y parer, n’
198trait ; j’ai en vue des exemples précis. Appelons totalitaire, ou soviétique, la déviation collectiviste. Ce que je lui oppose ici,
199 tour en impérialisme tout court. Un gouvernement totalitaire sera toujours impérialiste, c’est une loi que je signale en passant.
200t, je veux dire malgré la contagion des mystiques totalitaires, qui affecte une certaine part de nos esprits, l’Europe garde encore
201du danger yankee. La Russie qui vise à l’autarcie totalitaire sous la férule d’un parti unique, redoute les curieux, épure les oppo
66 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
202ement engagé mais non libre, correspond le régime totalitaire. Enfin, à l’homme considéré comme personne, à la fois libre et engagé
203es Suisses. C’est le défi que représente l’esprit totalitaire, qui les force à faire aujourd’hui [p. 69] la théorie de cette pratiq
204] où c’est la qualité qui prime. Par exemple : le totalitaire voit une injustice ou une erreur dans le fait qu’une minorité ait les
205avec le simplisme brutal qui caractérise l’esprit totalitaire. Je dis bien l’amour et non pas le respect ou la tolérance. L’amour d
206ions conçues dans un esprit unitaire, jacobin, ou totalitaire, brimeraient nécessairement un ou plusieurs de ces groupes, tendraien
207au bénéfice des citoyens. Tandis que les méthodes totalitaires sont anti-politiques par définition, puisqu’elles consistent simpleme
208int, avec une étonnante précision, aux dogmes des totalitaires. Tous les systèmes totalitaires, en effet, sont fondés sur l’hégémoni
209n, aux dogmes des totalitaires. Tous les systèmes totalitaires, en effet, sont fondés sur l’hégémonie d’un parti ou d’une nation, su
210t nos vertiges de démission spirituelle. L’esprit totalitaire n’est pas dangereux seulement parce qu’il triomphe aujourd’hui dans u
211estons pas en garde vigilante contre les réflexes totalitaires qui peuvent affecter nos esprits, même et surtout quand nous parlons
212s devoirs, ont un penchant irrésistible à devenir totalitaires. Et ce n’est point que leurs hommes d’État soient particulièrement bê
213nouvelle consacrer ce besoin d’engagement que les totalitaires ne demandent qu’à tromper ? Ils donnent des mitraillettes [p. 95] à c
67 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
214 des régimes unitaires (qu’on appelle aujourd’hui totalitaires) contre lesquels ne tarde pas à se dresser, avec une passion renouvel
215me l’individualiste, ou seulement engagé comme le totalitaire ; lieu d’une synthèse vivante mais aussi d’un conflit entre des exige
216sme, presse libre, opinion unanime, etc., par les totalitaires de nuances diverses comme par les libéraux de l’Occident. C’est le ca
217s en limitent l’ambition, renoncent à toute visée totalitaire, même inconsciente, et subordonnent leur tactique à la stratégie géné
218este sans lendemain, ou bien prépare un lendemain totalitaire. Quels seront les lendemains de La Haye ? Quels résultats tangibles a
68 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
219dre politique, nous savons bien que certain parti totalitaire ne demande qu’à l’établir à sa façon… [p. 147] Je résumais ensuite c
220 des régimes unitaires (qu’on appelle aujourd’hui totalitaires) contre lesquels ne tarde pas à se dresser, avec une passion renouvel
221s en limitent l’ambition, renoncent à toute visée totalitaire, et subordonnent leur tactique à la stratégie générale d’une action d
69 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
222ement engagé mais non libre, correspond le régime totalitaire. Enfin, à l’homme considéré comme personne, à la fois libre et engagé
70 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
223t les vieux nationalistes, les daltoniens, et les totalitaires cyniques. (Ou bien les staliniens seraient-ils naïfs, quand c’est par
71 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
224 Nous sommes plutôt faibles devant la propagande totalitaire. Beaucoup, angoissés par des possibilités théoriques qui excèdent leu
225 lui son meilleur allié contre les mystifications totalitaires, contre la religion des idoles. Un lecteur m’écrivait récemment : « Q
226n’est pas une doctrine du salut, comme les partis totalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense
72 1951, Preuves, articles (1951–1968). Neutralité et neutralisme (mai 1951)
227me de sa propre pensée. Nulle part donc la menace totalitaire contre la liberté de la pensée ne doit être plus redoutée que pour l’
228itique quelconque, cette politique tend à devenir totalitaire, par un penchant inexorable. p. 20 b. « Neutralité et neutralism
73 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
229r sa catégorie native. Quant au citoyen d’un pays totalitaire, le parti sait pour lui quel est son bien, et lui prouve au besoin qu
230 toute initiative expose le sujet d’une dictature totalitaire à l’accusation de sabotage. S’ils tombent dans cette erreur et s’ils
231ns magiques de l’Asie et les modernes entreprises totalitaires, l’Europe nous apparaît comme une espèce de révolution permanente, ré
232t vous n’en jouerez pas impunément dans les États totalitaires, où il se voit réduit à la plus stricte clandestinité. Et c’est pourq
233nce à la bombe atomique, nos révolutions à l’État totalitaire ; que le Progrès n’est donc nullement fatal ; qu’il n’est plus même u
234y a la menace de guerre d’abord. Il y a la menace totalitaire, la négation pratique de nos raisons de vivre. Il y a la menace de ru
74 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
235ion spontanée, — voilà la vraie formule de l’État totalitaire. Or la plupart de nos États démocratiques tendent obscurément vers ce
75 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
236’asservir à des fins étatiques, comme le font les totalitaires (qui eux, au moins, n’ont pas négligé le problème !). Mais au contrai
76 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
237. 67] ne sont pas les mêmes. La formule du régime totalitaire, c’est la coïncidence exacte et imposée des frontières de tous les do
77 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
238vidualisme sans frein que des fausses disciplines totalitaires, et sur une doctrine de l’État qui prévient l’extension illimitée de
78 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
239 une vérité que l’on n’éteindra plus : le système totalitaire est un crime contre l’homme et ses jours désormais sont comptés. L’in
79 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
240pe avec une Italie dont 42 % des électeurs votent totalitaire, sont donc anti-Européens sinon par raison, [p. 4] du moins par consi
80 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
241uissante, dans tous les domaines, que l’idéologie totalitaire appuyée par les nationalismes. « Pas d’action révolutionnaire sans do
81 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
242es, décomposition des résistances à la propagande totalitaire, et démission finale entre les mains d’un petit groupe « d’apaiseurs 
82 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
243 ; par suite invasion irrésistée de la propagande totalitaire, et démission finale entre les mains d’un petit groupe « d’apaiseurs 
83 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
244t le secret du succès provisoire des régimes dits totalitaires : ils offrent et imposent des certitudes massives.) Nous, au contrair
245 et asiatiques, comme des essais de civilisations totalitaires. À la vérité sacrée et [p. 12] intangible réglant chaque détail de la
84 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
246ême, qui définit la politique des Jacobins et des totalitaires de toute couleur. Il s’agit pratiquement de se maintenir au pouvoir,
247 déterminée par les États, conduit aux dictatures totalitaires. (On remplace Dieu par Société, et l’État seul représentant la Sociét
248de ce terme — qui englobe ici les grandes parades totalitaires — en bénéficieront très certainement. Et l’on sait, d’autre part, que
85 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
249es de la vie et de la culture avec une conception totalitaire. Or il est clair que nos gouvernements ne sont pas les porte-parole d
250qu’ils se distinguent radicalement des dictatures totalitaires. Un dialogue qui n’aurait donc lieu qu’entre l’URSS et ses partisans,
251e d’infériorité dans le dialogue avec la doctrine totalitaire des Russes. L’étalage de nos diversités d’écoles et de jugements fait
86 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
252ont pas seulement des systèmes, mais des systèmes totalitaires. Il n’y a donc pas, en eux, à prendre et à laisser. (Je prends le Pla
253K. suppose Staline, qui l’a fait. Dans un système totalitaire, par définition tout se tient. Il est parfaitement stupide, ou d’une
254ement parler, il n’y a pas d’excès dans un régime totalitaire, faute de critères d’évaluation indépendants de la ligne fixée par le
255délire de persécution, comme la plupart des chefs totalitaires ; 2. que la guerre contre Hitler (celle que les communistes qualifiai
256; ils étaient les moyens généraux de tout système totalitaire, ou les moyens particuliers d’un impérialisme national conduit par un
257quel point le PC se distingue de tout autre parti totalitaire, limité à une seule nation et privé de doctrine universelle ; mais el
87 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
258raste entre les collectivismes (sacré, magique ou totalitaire) et l’individualisme ? Oui sans doute, mais à condition de ne jamais
259, pour se voir de nouveau refoulée, dans les pays totalitaires, au xxe siècle. L’équilibre en tension des deux tendances — l’autori
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
260 suite aux pays qui l’adopteront les mises au pas totalitaires. La vraie période hellénistique — tyrannies et dissociation pulvérule
261re est sur le point de mal finir, car les régimes totalitaires risquent bien d’en poser le terme. Et il est vrai qu’ils sont interve
262e le Parti se conforme à sa loi lorsqu’il devient totalitaire, c’est-à-dire dès l’instant qu’il s’arroge les pouvoirs propres d’une
263, réaction de l’État, anarchie intérieure, régime totalitaire (da capo al fine), chacun de ces moments dialectiques de notre histoi
2642] et clôturés (chien méchant) ; le collectivisme totalitaire dans ses parades et leurs décors austères et plats… Mais la personne
265iècle (malgré le marxisme et contre les doctrines totalitaires). Et c’est encore au xxe siècle qu’elle inspire la première théorie
266 à tout prix, et nous trouvons la [p. 89] société totalitaire ou les nations, qui nous divisent. Il faudra donc chercher plus loin…
267ndividualiste (ou nationaliste) et de la réaction totalitaire : il s’agit là de la recherche d’un optimum entre deux maxima contrad
268e leur immédiate application. [p. 92] Le militant totalitaire parfait se trouve dans ce cas. Il ne peut pas assumer vraiment la res
269sulaire de l’homme, le collectivisme, sa tendance totalitaire, le premier semble exalter le moi et le second le sacrifier. Mais en
270s l’impersonnel immobile. Car à la limite, l’État totalitaire devient une île, tandis que l’île de Robinson représente le seul État
271le de Robinson représente le seul État idéalement totalitaire. On voit par là qu’un dosage égal des deux tendances ne pourra jamais
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
272ses modernes, et c’est sur lui que les dictatures totalitaires fondent leur pouvoir. Le droit d’opposition se justifiait, en effet,
273nsées par le Pouvoir. Utopies optimistes chez les totalitaires : ce sont les mêmes, mais ils s’en félicitent. Et les unes comme les
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
274même qui définit la politique des Jacobins et des totalitaires de toute couleur. Il s’agit pratiquement de se maintenir au pouvoir,
275 déterminée par les États, conduit aux dictatures totalitaires. (On remplace Dieu par la Société, et l’État seul représentant la Soc
276 de ce terme, qui englobe ici les grandes parades totalitaires — en bénéficieront très certainement. Et l’on sait, d’autre part, que
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
277is été plus puissamment combattu, soit par l’État totalitaire, soit par des conceptions du monde tirées de la Science ; jamais non
278t le secret du succès provisoire des régimes dits totalitaires : ils offrent et imposent des certitudes massives.) Nous, au contrair
279 que ceux des religions orientales ou des régimes totalitaires, offrant ou imposant leurs Vérités indiscutables et englobantes. Mais
280nces que d’autres d’éviter le péril des tyrannies totalitaires et des évasions illusoires ? Ainsi l’idée de Progrès semble contradic
92 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
281mule fédéraliste, contraire à l’étatisme jacobin, totalitaire et centralisateur. La seconde condition permettant au bon sens de cor
93 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur deux écrivains politiques (juin 1957)
282garder les libertés politiques ; 2° que la menace totalitaire étant nouvelle, il convient d’innover pour la prévenir. p. 54 a
94 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
283n le traite aussitôt de fasciste, c’est-à-dire de totalitaire, sans lui concéder pour autant les privilèges qu’entraîne cette étiqu
284qu’on lui fait. Car il est clair qu’un vrai parti totalitaire a tous les droits, en régime libéral, y compris le droit de préparer
95 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
285ses modernes, et c’est sur lui que les dictatures totalitaires fondent leur pouvoir. Le droit d’opposition se justifiait, en effet,
286nsées par le Pouvoir. Utopies optimistes chez les totalitaires : ce sont les mêmes, mais ils s’en félicitent. Et les unes comme les
96 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aux racines de l’Europe de demain (avril 1957)
287 d’histoire ? Car le nationalisme belliqueux puis totalitaire fut la cause principale de ces conflits. Or il est clair que le natio
97 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
288cette idée au pied de la lettre, dans un esprit « totalitaire » comme le dit un correspondant, et de croire à la vertu d’interdicti
98 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
289siècle : celle du régime fédéraliste et du régime totalitaire. Ce sera pour le mois prochain. p. 59 ao. « Sur le régime fédér
99 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
290ffet de déployer toutes ses virtualités, qui sont totalitaires. Chaque parti, s’il est né d’une idéologie, non d’une réalité bien dé
291. Il en résulte que la différence entre un régime totalitaire et un régime de partis multiples ne tient pas au libéralisme de ces p
100 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
292, qui est celui du général de Gaulle, la tyrannie totalitaire est impensable. J’entends qu’elle serait condamnée par la Vérité même