1 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
1 homme sur une femme : c’est l’enjeu habituel des tournois. Pourquoi Tristan n’use-t-il pas de ce droit ? Mise en éveil par cett
2 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
2t beaucoup se refusent à y voir autre chose qu’un tournoi verbal. Il peut traduire aussi les réalités précises, mais non moins
3git en général d’un service très périlleux. « Les tournois, note Hubert, font certainement partie de ce vaste système de concurr
3 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
4 » qui chantèrent d’une voix grave et solennelle tournois et trophées remportés, forêts, enchantements terribles et dont le sen
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
5s essentielles ; les cérémonies, l’étiquette, les tournois, la chasse et surtout l’amour ». Elle a même exercé une influence dét
6 des règles semblables à celles qui gouvernent le tournoi et la chasse. » L’Arbre des Batailles d’Honoré Bonet est un traité su
7énormes écarts de la balance. » [p. 271] 4. Les tournois, ou le mythe en acte II est pourtant un domaine où s’opère la synthès
8nettement circonscrit de la lice où se jouent les tournois. Là, les fureurs du sang se donnent libre cours mais sous l’égide et
9a rendre acceptable au jugement de la société. Le tournoi « joue » le mythe, physiquement : — « Les transports de l’amour roman
10e. Le sport médiéval, au contraire, et surtout le tournoi, était lui-même dramatique au plus haut point et contenait, en outre,
11ont presque retournés à la simplicité grecque, le tournoi de la fin du moyen âge, avec ses riches ornements et sa mise en scène
12 rêve du Roman de Tristan que les descriptions de tournois qu’on peut lire dans les œuvres de Chastellain et les Mémoires d’Oliv
13 de toute manière assurée. » La mise en scène des tournois emprunte ses idées aux romans de la Table Ronde. Ainsi, au xve siècl
14 aux larmes noires ou or. » L’élément érotique du tournoi apparaît encore dans la coutume du chevalier de porter le voile ou un
15nde.) « L’atmosphère de passion qui entourait les tournois explique l’hostilité de l’Église pour ces sports. Ceux-ci provoquaien
16latants adultères, comme le témoigne, à propos du tournoi de 1389, le Religieux de Saint-Denis et, sur la foi de celui-ci, Jean
17al des Ursins. » ⁂ Cependant, la grande vogue des tournois est l’indice d’un déclin de la chevalerie. Celle-ci se heurte dès le
18rier, représentée par le duel et la « prouesse » (tournoi, combat singulier des deux chefs en présence) ; l’idée de régler les