1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1rs 1925) a Henry de Montherlant, héritier d’une tradition chevaleresque, mène sa vie comme une ardente aventure. Les épisodes s
2, et dans ce qui fut Rome ou la Grèce, revivre sa tradition. Toute son œuvre pourrait se définir : la lutte d’un tempérament avec
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
3vé des Maurras et autres « héritiers de la grande tradition gréco-latine » pour assigner à Minerve le bassin de la Méditerranée c
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
4assons la main au central de Genève, fidèles à la tradition — en ceci au moins. Nous nous retirons : et ce n’est pas que nous ayo
5ve ? Tout est possible : la guerre et la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réveil des vieux, Maurras, Lo
6ral de Genève. Souviens-toi de la grandeur de ses traditions et ne va pas ajouter à cette lourde charge le poids de nos péchés. Il
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
7e par ailleurs un mémorialiste captivant, dans la tradition d’un Ligne par exemple. p. 121 aq. « Princesse Bibesco : Cathe
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
8n progrès que d’avoir remplacé les hiérarchies de tradition, avec tout le vaste arrière-fond de poésie et de grandeur que ce mot
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
9itrines, coffrets, objets ouvragés. Il y a là une tradition qui certainement est bien huguenote : elle remonte aux meubles de Bou
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
10-d’œuvre lyriques à sujets alpestres. « Toute une tradition d’individualisme lui frayait la voie », note fort justement notre aut
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
11il lutterait contre les conventions établies, les traditions et les sophismes. Devant lui était le monde : le monde, l’énorme asil
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
12voyons se complaire beaucoup de « protestants par tradition », pourtant cache assez mal la faiblesse d’un compromis foncier. Le f
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
13en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le pl
11 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
14en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le pl
12 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
15t au rang, au degré de fortune, à la charge, à la tradition, au nom, au métier. Tout cela est nécessaire, légitime jusqu’à un cer
16renoncer à justifier ses actes par le recours aux traditions ou à la révolte : c’est, au sens fort et littéral, s’autoriser dans l
13 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
17l. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni du rang social : on y trouve des esclaves et des citoyens riches.
18unauté fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les morts. Voilà pourquoi elle est intolérante au suprême degré, et
14 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
19e véritable. L’esprit parlementaire a détourné la tradition du socialisme français de ses buts proprement sociaux. Il a fait de l
20si qu’il faut d’abord penser. Elle se cherche une tradition, plutôt que des modèles d’importation récente. Il ne faut pas oublier
21e aux yeux du monde entier, la France possède une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui a ses ancêtres et ses
22e une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui a ses ancêtres et ses idéologues, ses annales et ses descendants
23t la responsabilité spirituelle. C’est dans cette tradition proudhonienne, et non-marxiste, seule vivante encore que peu visible
15 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
24 des idéologies que les partis prétendent servir. Tradition républicaine conservatrice, « doctrine » radicale, idée socialiste, m
16 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
25de toutes les diversités d’opinions, de mœurs, de traditions régionales. Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais d’opérer une synthès
17 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
26 scandale » du Christ s’est atténué. Cette longue tradition nous aurait habitués à admettre que l’homme Jésus était aussi le Chri
27ieu vivant ! » L’Histoire, le développement de la tradition, l’accoutumance religieuse nous faciliteraient cette reconnaissance,
18 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
28ce… Vous êtes devant Nicodème, suspect à toute la tradition, ah ! que c’est donc facile et rassurant de jeter la pierre à Nicodèm
19 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
29me dans la mesure [p. 64] où la synthèse des deux traditions sera dominée par l’élément biblique.) Seuls les grands discours proph
30mmercer : l’écriture, la parole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le royaume d’Israël fut davant
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
31aines, en tant que les hommes sont porteurs d’une tradition culturelle commune. Tous les nombres, dit Dante, sont mesurés par l’u
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
32lexe et très malade, un territoire surpeuplé, des traditions culturelles profondément ancrées dans la petite et la moyenne bourgeo
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
33re ; mais nous gardons l’avantage important d’une tradition de liberté. Et vos premières expériences nous enseignent. [p. 120] To
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
34 coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses racines. Notre seule chance de salut,
35ventée que par nous. Non seulement nos meilleures traditions, mais encore notre situation dans l’histoire contemporaine, nous indi
24 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
36ps, en particulier, que la France renoue sa vraie tradition, qui est une tradition d’initiatives et de synthèses, et non pas de c
37 la France renoue sa vraie tradition, qui est une tradition d’initiatives et de synthèses, et non pas de conservation des biens a
38e principe me paraît défini tout à la fois par la tradition même de l’Occident, par le spectacle actuel de ses déviations, enfin
39ividu et masses, telles sont les déviations d’une tradition qui se fondait sur la personne. Privation du pouvoir d’être une perso
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
40int pardonner à Ramuz. Un écrivain français de la tradition des classiques, comme ils le sont tous plus ou moins, paraît toujours
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
41re ; mais nous gardons l’avantage important d’une tradition de liberté. Et vos premières expériences nous enseignent. Toute la qu
42 coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses racines. Notre seule chance de salut,
43ventée que par nous. Non seulement nos meilleures traditions, mais encore notre situation dans l’histoire contemporaine nous indiq
27 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
44 [p. 8] Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936) k Que nos amis catholiques nous perme
45éforme, en France : on oppose dix-neuf siècles de tradition universelle — dont quinze nous sont communs d’ailleurs avec l’église
46rs avec l’église romaine — à quatre siècles d’une tradition que l’on réduit au seul domaine français, sans même compter que nos é
47lation parfaite et suffisante, et le recours à la Tradition comme critère des révélations évangéliques. Ce qui s’oppose en réalit
48ui est son corps ; tandis que Rome affirme que la tradition et le Pape détiennent « le secret du Christ » lui-même. (L’expression
49e, n’avait su les achever en les incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement don
50que de la méthode romaine de médiation 27 . Cette tradition n’est, à vrai dire, qu’une transition, un terme transitif insinué ent
51ise fait. Instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire… Co
52z-moi : « Instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire. Ell
53’est « qu’instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire ». (
54ire de ce qu’il a fait.) Qu’est-ce donc que cette tradition de tous les siècles ? [p. 15] C’est, nous répond l’Enchiridion symbol
55ment !). Voilà qui est clair et sans mystère : la tradition, ce sont des textes. On peut les lire, si l’on sait le latin, réunis
56est la rançon fatale de la croyance romaine en la tradition considérée comme « l’autre source » de la Révélation. En réalité, c’e
57faillible de discernement que représenterait la « tradition ». [p. 16] En effet, sur quelle autorité se fonde-t-elle ? Sur les C
58lier selon les décisions du Concile de Trente. La tradition est ainsi substituée à l’Écriture comme critère des inspirations de l
59itère des inspirations de l’Esprit saint. Mais la tradition, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint, ils ne sauraient
60apitale de la Cène, c’est toute la question de la tradition et par là même de la Révélation. Résumons brièvement ce développement
61r alors dans l’autre source de la Révélation : la tradition. Nous avons vu que, pratiquement, la tradition est index sui et falsi
62la tradition. Nous avons vu que, pratiquement, la tradition est index sui et falsi. On se demande alors sur quelle base « objecti
63eurs catholiques se sont fondés pour opposer à la tradition de leur temps (qui était encore le « Buvez-en tous ») un démenti form
64enu par la suite partie intégrante de la nouvelle tradition, contradictoire à l’Écriture. Le cercle n’est-il pas vicieux ? Le sca
65and, avec le temps, qu’il ne l’était en 1569 ? La tradition serait-elle une sorte de promotion « à l’ancienneté » des erreurs les
66faiblesses humaines par une assurance humaine, la tradition ? Tout l’effort dogmatique des conciles se fonde dans cette inquiétud
67 suffit » 33 , vous retrouvez le sens de la vraie tradition : celle qui n’est pas une « autre source », un vain renfort humain, m
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
68 en soi, ni d’une charge, ni d’un grade, ni d’une tradition, ni de la force du nombre, ou d’un tyran, ou de l’argent ; ni de la p
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
69viennent légalement au pouvoir, et continuent les traditions bourgeoises-capitalistes, se bornant à y introduire un étatisme assez
70iné et sournoisement saboté par l’opposition, les traditions locales et la « liberté » anarchique des « opinions », c’est-à-dire d
30 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
71ne révolution déjà faite, et s’appuyaient sur une tradition de centralisme instituée par la monarchie. Il s’agissait surtout, pou
72ive, une fois encore, sinon le pays dont c’est la tradition que d’inventer ? Sinon le pays qui a pu faire avant tous l’expérience
31 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
73ors, semble-t-il, les villages se dépeuplent, les traditions se perdent et les champs tombent en friche. La Révolution seule a ran
74me, avant la guerre. Mais cela n’a pas marché. La tradition de l’île veut que chaque champ soit partagé à la mort du propriétaire
75é contre solidarité. Le résultat évident de cette tradition sacro-sainte, c’est que les paysans travaillent beaucoup plus qu’il n
32 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
76eux. Mais un miracle est un scandale, après tout. Tradition laïque.) L’autre jour, dans l’autocar, une femme dont j’ai cru compre
77un peu tout : de l’enseignement, des journaux, de traditions et anecdotes locales. Discussion n’est d’ailleurs pas le mot : c’étai
78ces matérielles, leurs difficultés morales, leurs traditions et leurs rancunes — c’est souvent la même chose — leurs idées sur la
79 années de démocratie parlementaire, et toute une tradition de libertés. Bref, un petit sermon élémentaire sur le thème « liberté
33 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
80 dans l’espace et l’histoire, chaque nuance de la Tradition possède sa rue, ou au moins son quartier. On circule à travers les cl
34 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
81aître un des deux ou trois moments décisifs de la tradition fondamentale de l’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la
82e l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un oui et un non absolus,
83Évangile. L’apôtre Paul l’a formulé avant toute « tradition ecclésiastique », et tous les Pères et tous les siècles dont se récla
35 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
84 ou objectivité qu’affecte M. Lamm, selon la pure tradition universitaire et bourgeoise, me paraît doublement onéreuse pour la vé
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
85vocations personnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation communautaire. Mais je me représente volontiers une Sui
867 . Je ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition que tout nous pousse à continuer, et qui, je le crois, n’a pas encore
87un effort pour restaurer l’actualité perdue d’une tradition ou d’une institution ? Pour réveiller leurs pouvoirs créateurs, leur
88bre de structures politiques et morales, et d’une tradition fédéraliste, qui se trouvent réaliser, en théorie, parfois en fait si
37 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
89le-t-il [p. 67] , les villages se dépeuplent, les traditions se perdent et les champs tombent en friche. La Révolution seule a ran
38 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
90s arrêts constituent dans une certaine mesure une tradition juridique, il ne semble pas que cette tradition soit orientée dans un
91e tradition juridique, il ne semble pas que cette tradition soit orientée dans un sens très déterminé ou vise une finalité quelco
39 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
92. Malgré eux, à leur cœur défendant, contre leurs traditions les plus chères, ils ont dû dire non à l’État. Parce que l’État brima
40 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
93ion matérielle supportable, et quelques restes de traditions civiques. (Été 1938.)
41 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
94ne révolution déjà faite, et s’appuyaient sur une tradition de centralisme instituée par la monarchie. Il s’agissait surtout, pou
95ive, une fois encore, sinon le pays dont c’est la tradition que d’inventer ? Sinon le pays qui a pu faire avant tous l’expérience
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
96« preuves » suffisantes. Plusieurs théologiens de tradition romaine ou grecque m’ont amicalement reproché de contraster l’Éros et
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
97t une victoire de l’idéal courtois sur la robuste tradition celtique qui affirmait l’orgueil de vivre. C’est une manière de purif
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
98anichéennes et néo-platoniciennes, sur un fond de traditions celtibériques, aurait pu naître une rhétorique aussi précise que cell
99lise ignore, que la raison n’approuve pas, que la tradition n’autorise point… et qui introduit la nouveauté, sœur de la superstit
100u que la religion druidique, d’où sont issues les traditions des bardes et filids, enseignait une doctrine dualiste de l’Univers,
101e courtoise rejoignît et fît resurgir d’anciennes traditions autochtones, elle n’en était pas moins pour les trouvères une chose a
102reurs. Est-ce un défaut d’initiation ? Est-ce une tradition imparfaite ? Ou encore une tendance hérétique au sein de l’hérésie mê
103écessité à telle date, à l’intersection de telles traditions hérétiques et de telles institutions qui les condamnaient farouchemen
104mariage il n’y a pas moins que le conflit de deux traditions religieuses, [p. 154] c’est-à-dire une décision que nous prenons pres
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
105ystique. Certains « moments » relèvent de la pure tradition cathare, d’autres peuvent être rapprochés d’une expérience mystique p
106ossible par le fait qu’il existe au moyen âge une tradition mystique parallèle à celle de Sankara. « Mystique de l’ivresse sentim
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
107rsant les derniers troubadours. Que va devenir la tradition d’Amour ? Il semble bien que, dès le xive siècle, les hérétiques rép
108constants témoignent d’une origine commune, d’une tradition fidèlement conservée. Toutes ces sectes en effet sont caractérisées p
109u’à la Nouvelle Héloïse… Et par Jean de Meung, la tradition antique — celle qui condamne la passion comme une « maladie de l’âme 
110e des bardes. En Cornouailles et en Écosse, leurs traditions resteront vivantes jusqu’à l’époque où Macpherson les transcrira en l
111e, il est vain de se demander s’il connaissait la tradition secrète des troubadours. Mais on peut relever ce fait : que Vérone fu
112mour comme une maladie de l’esprit — dans la pure tradition antique, sauf qu’il s’affirme heureux d’être malade. Le voici donc da
113 fissures dans le réel, fuites de rêves. C’est la tradition alanguie, intellectualisée, sophistiquée. Voie décidément trop étroit
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
114bataille « rangée », un siège « en règle », et la tradition chevaleresque dans ce qu’elle a de plus élevé et de plus fou retrouve
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
115renouvelant la mystique courtoise et les vieilles traditions celtiques. En même temps, elle échappe à l’abaissement bestial qui tô
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
116s. Il est incontestable que maints éléments de la tradition bardique (orale) sont incorporés dans la légende. (Cf. livre II, chap
117de la Folie Tristan n’étaient pas initiés à cette tradition. Ils ignoraient le sens [p. 354] primitivement sacré et symbolique de
118famille, et la famille sur l’absence d’amour. Les traditions chinoises insistent sur ce point. Toute manifestation de tendresse en
50 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
119 [p. 8] Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939) b Tout ce que le Suisse romand moyen
120entin Boltz devaient être à l’origine d’une riche tradition dramatique. Mais à partir de la fin du xvie siècle, les pièces d’ins
121testants, de nos jours, s’avisent de renouer leur tradition de Nicolas, et précisément au théâtre ? C’est dans cette idée que j’a
122lique, conscient de me ranger ainsi dans la vraie tradition du théâtre protestant, telle que l’illustre, par exemple, l’Abraham s
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
123l. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni du rang social : on y trouve des esclaves et des citoyens riches.
124unauté fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les morts. Voilà pourquoi elle est intolérante au suprême degré, et
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
125. Mais pourquoi les trahirions-nous ? Toute notre tradition civique et culturelle nous y prépare, nous a dressés pour l’accomplir
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
126. 120] ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition que tout nous pousse à continuer, et qui, je le crois, n’a pas encore
1275] effort pour restaurer l’actualité perdue d’une tradition ou d’une institution ? Pour réveiller leurs pouvoirs créateurs, leur
128bre de structures politiques et morales, et d’une tradition fédéraliste, qui se trouvent réaliser, en théorie, parfois en fait, l
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
129otre vocation fédéraliste : elle s’appuie sur une tradition et sur des données très solides. De par notre situation de fait, nous
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
130ble rase ; leur refus d’opposer pathétiquement la tradition et le progrès, tout cela prend l’allure d’une réaction contre les « m
131nticité ; non seulement par le fait (naissance ou tradition) mais encore et surtout, par volonté. Leur esprit, leur personne, ret
132qui peut et doit connaître l’Europe, [p. 195] par tradition, par goût et par nécessité. Et la connaître non pour l’utiliser au bé
56 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
133Ce sont les rabbins encore qui ont popularisé les traditions relatives aux esprits malfaisants, Samaël, Lucifer, Python, Asmodée,
57 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
134ssive, fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les morts. Voilà pourquoi elle est intolérante au suprême degré, et
58 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
135iques. Ignorer la théologie, c’est rompre avec la tradition la plus féconde de la culture occidentale. C’est donc se condamner à
59 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
136sein d’un groupe ou d’une communauté vivante. Une tradition, un droit, une foi et une autorité communes, sont seules capables de
137 du langage précis et nuancé, gagé par une longue tradition et par les étymologies. Un Ministère du Sens des Mots, doté de pouvoi
60 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
138gion totalitaire, fondée sur le sang, la race, la tradition, les morts. La religion totalitaire n’admet pas que « les choses viei
139ue si elles se laissent guider et inspirer par la tradition spirituelle qui a fait leur force : la tradition personnaliste et féd
140 tradition spirituelle qui a fait leur force : la tradition personnaliste et fédéraliste de la Réforme. Enfin, la troisième persp
141ans les travaux du Conseil œcuménique. Toute leur tradition les prépare à ce rôle de fédérateurs religieux, comme elle les prépar
142ou par un attachement excessif à certaines de nos traditions secondaires. Le but de nos Églises n’est pas d’imposer le protestanti
61 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
143aître un des deux ou trois moments décisifs de la tradition d’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la grande discussi
144e l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un oui et un non absolus,
145l’Évangile. L’apôtre Paul l’a formulé avant toute tradition ecclésiastique ; et tous les Pères et tous les siècles dont se réclam
62 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
146point pardonner à Ramuz. Un écrivain français, de tradition classique, comme ils le sont tous plus ou moins, s’excuse de l’emploi
63 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
147ées et toujours neuves, c’est la continuité d’une tradition et d’une volonté créatrice qui n’ont jamais perdu la mesure de l’huma
64 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
148nd pour moderne ; l’Amérique sans passé vivant ni traditions instrumentales, s’imagine qu’elle invente sans cesse : mais en fait e
149 section, aussi célèbre par ses crimes que par sa tradition mondaine. L’ornement en est Beekman Place. [p. 190] Parallèle à l’Ea
65 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
150munale, patriarcale et paroissiale, dans la vraie tradition républicaine que « ces gens » de Washington sont en train de détruire
151 avoir lu parfois que l’Amérique est un pays sans traditions ni religion, où toutes les races se mêlent, où l’argent seul existe…
152e l’Amérique n’a pas encore très bien compris les traditions, parce qu’elle les respecte un peu trop… Times Square, tous ses feux
66 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
153scipline aveugle, les grands coups de gueule, les traditions de corps, le génie du poker et la cravache, n’ont pas d’emploi dans l
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
154me communautés de gens apparentés, soit par leurs traditions, soit par leurs idéaux, c’est-à-dire par destin ou par choix. Croyez-
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
155 Il dit en atomo — dans un atome ! Et les grandes traditions occultistes, décrivant l’âge matérialiste où nous vivons, l’âge de l’
69 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
156convaincu, soit par un bénéficiaire éprouvé de la tradition dite nationale… [p. 743] Et si nous ne sommes pas là pour consentir
70 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
157admettre qu’elles existent — c’est contraire à sa tradition — sinon pour être dépassées. Ses ancêtres ont été amenés sur les rive
158am comme ils disent, prolonge vers l’avenir cette tradition. Leurs ancêtres appelaient frontier la ligne de démarcation, sans ces
159les cas et automatiquement par une longue [p. 34] tradition. Leur opposition reste fluente, mal définie. Elle ne se cristallise,
160t stéréotypés. Peu ou point d’esprit de corps, de traditions administratives, et d’institutions « vénérables », formalistes et ine
161as au passé, mais à l’avenir. On n’invoque pas la tradition, mais l’utopie. On pense moins aux ancêtres qu’aux descendants, consi
71 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
162, c’est nettement en notre défaveur. Par [p. 144] tradition, éducation et situation, l’Américain est l’un des êtres les plus ouve
163ur notre inconscient, résidu des plus solennelles traditions religieuses de l’Occident. C’est pourquoi les Français avancent sous
164convaincu, soit par un bénéficiaire éprouvé de la tradition dite nationale… Et si nous ne sommes pas là pour consentir un prêt, p
72 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
165ert de je ne sais quels prétextes parés du nom de tradition, en réalité villageois et naïvement machiavéliques, entretient parmi
166use s’autoriserait trop facilement d’une certaine tradition européenne, non la meilleure. Je préfère emprunter, pour un moment, à
167tion — alors que les empires sans précédent, sans tradition, s’épuiseront à redécouvrir ce que nous savons depuis des siècles, ce
73 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
168ue sont les nations, les régions économiques, les traditions politiques, et c’est les arranger selon leurs caractères particuliers
169e national et l’autre étatique. Ce ne sont pas la Tradition et le Progrès, qui prétendent également défendre la liberté. Et ce ne
74 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
170 l’universel, mémoire et invention, respect de la tradition et passion du progrès, science et sagesse, germanisme et latinité, in
171Conserver ce qui mérite de l’être dans toutes nos traditions européennes suppose, implique, commande l’union de l’Europe. Un conse
75 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
172 l’universel, mémoire et invention, respect de la tradition et passion du progrès, science et sagesse, germanisme et latinité, in
76 1948, Suite neuchâteloise. I
173té prussienne [p. 13] et canton suisse français ; traditions aristocratiques à peine éteintes (moins de cent ans) dans la plus vie
174fini. Comment un peuple aussi jaloux des moindres traditions locales, aussi sensuellement lié à sa nature, peut-il produire tant d
77 1948, Suite neuchâteloise. IV
175es, on en trouve quelques-uns, mais là encore les traditions intellectuelles et politiques restent les plus marquées. François-Ant
176, qu’il faut aimer si l’on veut le comprendre. Sa tradition, cependant, était d’autorité, de justes proportions et de raison gard
177où [p. 47] s’est fondée ma vie. Sur le fond d’une tradition qui la reliait à notre histoire et à l’ancienne communauté, j’ai mieu
78 1948, Suite neuchâteloise. V
178sprit qui les croit comme il croit au passé, à la tradition, à l’avenir. Plus tard, dans les archives et les voyages, dans l’aven
179abord je l’ai trouvée dans ma famille, où tant de traditions se croisent et se marient. Pour moi comme pour tant d’autres Suisses,
79 1948, Suite neuchâteloise. VIII
180socialistes. C’est un pays qui est « avancé » par tradition. Dans ma vallée natale, où se réfugia Jean-Jacques, Bakounine présida
80 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
181it. Lorsqu’il entre en conflit avec les lois, les traditions, les préjugés de son milieu, il les déclare absurdes ou scandaleux. C
182s c’est elle qui dans bien des cas retrouve leurs traditions perdues, et favorise leur réveil. Je connais tel chargé de mission cu
183de leur retraite les derniers représentants d’une tradition grandiose, pour les aider, les admirer, les éditer — c’est-à-dire pra
81 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
184 état d’une culture supérieure et de ses antiques traditions, mais on refuse d’en payer les frais courants ; l’Américain se demand
82 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
185 état d’une culture supérieure et de ses antiques traditions, mais on refuse d’en payer les frais courants ; l’Américain se demand
83 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
186on ne peut lui répondre qu’en se réclamant de nos traditions culturelles, ainsi que des libertés qu’elles nous ont assurées. Mais
84 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Conférence de compositeurs, critiques musicaux et exécutants (décembre 1952-janvier 1953)
187unes et les amène à dépendre plus étroitement des traditions et techniques de leurs prédécesseurs immédiats. Exécutants et orchest
85 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
188(canonisé en 1947) représente la plus authentique tradition suisse : réalisme, sobriété, spiritualité, fidélité à l’Alliance prim
189n inextricable enchevêtrement d’institutions, une tradition de libertés civiques dont on put mesurer toute l’importance lors de l
190atie » au sens actuel de ce terme. Mais sa longue tradition de civisme, l’autonomie demeurée considérable de ses communes et de s
86 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
191tables lapsus. Manifestement ces assises ont leur tradition et l’on n’est pas disposé à y supporter les raseurs, car il faut que
192s renonçaient à la souveraineté, perdraient leurs traditions. La suppression des tarifs de péage donnerait le coup de mort à leurs
87 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
193 principale source de richesse des Suisses. Leurs traditions artisanales les préparaient à cet effort depuis des siècles. Bien ava
194génération en génération, la main se formait, des traditions s’établissaient, qui subsistent encore au xxe siècle, et se manifest
195é technique, l’invention. Ce fut dès lors à leurs traditions scientifiques qu’ils firent appel. Nous découvrons ici l’un des trait
196 psychologie profonde du peuple suisse et par ses traditions les plus solides. C’est pourquoi l’on peut affirmer qu’à peu d’except
197 elles font revivre de nos jours la plus ancienne tradition suisse, et répondent comme les Markgenossenschaften des premiers cant
198sence d’une [p. 114] société hiérarchisée par des traditions, non par l’argent. La distinction très nette qui subsiste entre les c
88 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
199x plus anciennes, gardent avec une commune et des traditions locales, contribuent à neutraliser les désordres que pourraient provo
200es, dans ce domaine, [p. 124] on devine certaines traditions germaniques. L’homme libre, le citoyen, prend son épée pour aller vot
201énie technique, surtout en Suisse, est affaire de tradition, de transmission personnelle de père en fils, de maître en apprenti :
202ire et de « bonne conduite ». L’autre attitude ou tradition pédagogique, qui se développe parallèlement à la première, est celle
203eures 37 dans un si petit pays, et leurs solides traditions locales, ont pour effet naturel de rendre plus étroites les relations
89 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
204quel il appartient par la langue officielle et la tradition littéraire. Alémaniques et Romands descendent respectivement des Alam
205rd plus ou moins slavisé, le Suisse formé par une tradition chrétienne beaucoup plus ancienne, et fortement [p. 165] romanisée au
206éficiait d’un statut spécial, dans la suite de sa tradition d’« immédiateté impériale ». Pendant la guerre de [p. 176] 1939-1945,
207que, elle trahirait sa mission de gardienne d’une tradition féconde et pacifique. Elle reculerait, sans profit pour personne. Ell
90 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
208ité des exemples connus. De toute la force de ses traditions, mariant la liberté et l’efficacité, elle tend vers la Fédération, ve
91 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
209 inséparables. Je les rattache à nos plus grandes traditions : le christianisme et l’esprit scientifique. Notre inquiétude provien
92 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
210ue. Les petits pays se borneront à invoquer leurs traditions, leur folklore, ou même leur langue : c’est ainsi qu’on a vu dans not
93 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
211rs un statut d’églises autocéphales, conforme aux traditions de l’Orthodoxie. Imaginons encore un peu plus loin. Une fois détachés
94 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
212 sans distinction de classe, de race, de rang, de tradition, de profession ou de croyance familiale, ce que nous appelons « les b
213urs tout autant qu’à son électeur de hasard ou de tradition périmée. Voilà notre démocratie. Que peut faire un citoyen ? Commen
95 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe s’inscrit dans les faits [Introduction] (novembre 1956)
214orales et sociales, d’institutions politiques, de traditions et de créations communes. Sur cette base d’unité, l’union peut s’édif
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
215t des choses, encore moins du recours à quelque « Tradition » universelle, remontant à la nuit des temps, et noyant les [p. 19] p
216s castes tendaient à se reformer ; les rites, les traditions multipliées primaient sur tout essai d’innovation ou de variation ind
217ntale. Tautologies que tout cela ! c) Individu et Tradition. — Que l’Occident soit individualiste et l’Orient traditionaliste, il
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
218t peu croyable, survenu au carrefour hasardeux de traditions diverses, parfois incompatibles. Et ce fait initial nous semble accid
219nt structuré à la fois par la pensée grecque, les traditions religieuses du Proche-Orient, et l’ordre impérial des Romains. Utilis
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
220ecréer un sacré synthétique [p. 76] qui, faute de tradition, s’impose par la Terreur : le Soleil Invaincu de Dioclétien annonce l
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
221ue. Les petits pays se borneront à invoquer leurs traditions, leur folklore, ou même leur langue : c’est ainsi qu’on a vu dans not
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
222le-ci des décrets uniformes de la morale et de la tradition sacrée, comme aussi des caprices du hasard insensé, comme enfin de la
223ropension croissante du Moyen Âge à substituer la tradition, l’allégorie mystique et la légende aux faits dont seules les Écritur