1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1Prix Goncourt », curieux homme. Il se livre à des travaux de précision : il calcule un plan, un poème. Il écrit un livre sur Ei
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
2le n’est plus adaptée aux conditions nouvelles de travail ou de repos, ni dans son plan ni dans le détail des rues. Congestion 
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
3à que nous ne nous sommes revus. Mais je suis vos travaux avec intérêt, et il m’a paru que depuis quelque temps… enfin, comment
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
4on de ses usines, des salaires, des conditions de travail et de repos qu’il offre à ses ouvriers semblent bien apporter une sol
5 régler pacifiquement le conflit du capital et du travail. « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, p
6s tarifés, soumis plus subtilement encore que son travail aux lois d’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs ré
7il ne lui manque plus rien — que l’envie. Mauvais travail. Il a perdu le sens religieux, cosmique, de l’effort humain. Il ne pe
8 sa véritable valeur. Il sent obscurément que son travail est antinaturel. Il le méprise ou le subit, mais, jusque dans son rep
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9 et à quoi l’on subordonne tout, plaisir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la justice et autres bal
10rdonne tout, plaisir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la justice et autres balivernes, instruction
11qu’ils apprennent. Ils sont forcés de gâcher leur travail. Or ce travail n’a qu’une valeur éducatrice : s’il n’est pas modèle,
12nt. Ils sont forcés de gâcher leur travail. Or ce travail n’a qu’une valeur éducatrice : s’il n’est pas modèle, il est absurde.
13jour durant 8 ans. Il paraît que cela facilite le travail du maître. Il se peut. Tout dépend de ce qu’on attend de ce travail.
14 Il se peut. Tout dépend de ce qu’on attend de ce travail. Je doute qu’il soit de nature à légitimer l’énormité de l’effort [p.
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
15On n’a pas attendu ma colère pour entreprendre ce travail de démolition. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’abondant
16er plus de liberté aux enfants en leur rendant le travail amusant, en leur laissant la possibilité de trouver par eux-mêmes ce
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
17riorités naturelles, l’habitude de l’ersatz et du travail bâclé. Elle apprend à lire pour lire les journaux, mais en même temps
18paré le monde moderne à un vaste établissement de travaux forcés. L’école donne à l’enfant ce qu’il faut pour se résigner à l’é
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
19supporte, on économiserait plusieurs semestres de travail. Si chaque matin l’enfant parvenait à mettre sa pensée au garde-à-vou
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20t à la mastication, entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
21issant ; il est la vibration même d’une pensée en travail de mythes, sur lesquels, bientôt après, [p. 533] s’exercera la réflex
11 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
22romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
23t à la mastication, entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
24nulle gêne, unit le maître et les subordonnés. Le travail aux champs se fait par équipes très nombreuses, à grand renfort de ch
25essaire. Leurs plaisirs ne contredisent pas leurs travaux et n’en figurent ni la revanche ni l’évasion : mais ils s’ordonnent t
26s. [p. 181] Le rythme perpétuellement syncopé du travail et du loisir, créé par l’économie citadine, ici s’apaise et laisse pe
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
27romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
28 leur service militaire et ses humiliations, leur travail, leur chômage, leurs vacances, les guerres, les grèves, les pourritur
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
29inimes. Je lis un article récent de Ramuz (sur le Travail), qui débute ainsi « Pourquoi est-ce qu’on travaille ? parce qu’on y
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
30n entraîne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexorable et dégoûtant, mais comment échapper ? L’hallucinat
31ère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; une seule et unique expé
32évasion. La rage avec laquelle il se rabat sur le travail « à mains », rage de revanche, par son excès même est encore une évas
18 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
33 il semblait qu’elle dût s’occuper de la durée du travail, de la question des salaires, etc. Cette carence subite dans le domai
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
34lle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il
35on du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons
36sance. La division de nos journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir est une dérision brutale des rythmes créateurs.
37e nous en remettons. [p. 605] Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à la mesure exacte de
38’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « travail » n’est plus que souffrance. Il ne s’agit plus d’accoucher, mais seul
39 dignité de l’homme consisterait, dit-on, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance mat
40à moins d’une révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve [p.
41ar la seule défense efficace, c’est l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse
42l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité.
43 de tous par la propagande électorale. Prendre le travail comme point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est
44tion mécanique, si l’on convient que la mesure du travail ne peut être prise ailleurs que dans la capacité humaine d’utiliser l
45dans la capacité humaine d’utiliser les effets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « temps vuide » et c’est chômage. To
46al moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle.
47vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici n
48ps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe
49puissance, du même coup elle décrète « forcé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impens
50. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune
51alité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui per
52; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisi
53vec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’
54. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être,
55tériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleur, non plus que sans volupt
56ien de plus néfaste que la fameuse législation du travail (c’est-à-dire à partir du travail), sinon toutefois l’organisation de
57 législation du travail (c’est-à-dire à partir du travail), sinon toutefois l’organisation des loisirs, qui lui sera tôt ou tar
20 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
58n de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On a l’air d’ironiser, mais lisez donc : vous serez pris, vous donne
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
59’autre jour, en buvant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas. » Qu’il exprime
60 ne travaille pas. » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le pr
61é dont elle est entièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts
62casion de critiquer dans cette revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. No
63tte assimilation en dit long sur la conception du travail qui domine aujourd’hui. Elle en fait d’ailleurs immédiatement ressort
64, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une
65été dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 1 de la
66es membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités
67fecte dès l’origine sa conception de la valeur du travail et conséquemment du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dans
68hiffre et dépourvu de résistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui
69ésistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir d
70mais bien au contraire en figure la plénitude, ce travail véritable a fait place dans les desseins de l’homme au labeur qu’on m
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
71tuel, a deux missions : d’une part, coordonner le travail de tous et diriger celui qui, dans une société équilibrée, incombe à
72dividus. Dans le premier cas il doit accomplir un travail constructif, dans le deuxième il doit défendre des libertés. Or non s
73hit, transportant, quand il agit, les méthodes de travail d’un domaine dans l’autre, aboutissant, en un mot, au désordre. D’abo
74jours, pour chaque chose, une loi sanctionnait le travail du dehors, mais arrachée en fin de séance par un député obscur, ami d
75sociales les plus honorables, non établies par un travail parlementaire sérieux — mais arrachées par démagogie au patronat apeu
23 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
76assés » (p. 14), à propos d’une théologie dont le travail systématique consiste précisément à rejeter toutes les assurances hum
77endant que les théologiens aient mené à bien leur travail historique ? Et qu’arriverait-il si le résultat en était par exemple,
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
78 haine, parqués dans des casernes ou des camps de travail — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
79 serait de croire que le choix est au terme de ce travail comparatif. Le choix, la décision, sur le plan éthique, est toujours
80Christ dit à deux pêcheurs, qu’il surprend à leur travail : « Suivez-moi. » Ils laissent là leurs filets, et sans un mot s’en v
81ouvrier : « Viens avec nous, nous t’assurerons le travail, la nourriture et le logis. » Le capitaliste aussi disait cela, et bi
82ons. Prenons, par exemple, ces trois notions : le travail, le service, l’amour du prochain. Le travail est pour le chrétien un
83: le travail, le service, l’amour du prochain. Le travail est pour le chrétien un pur exercice. Il n’a pas de valeur en soi. Il
84e laïque qu’on voit dans certains cimetières : Le travail fut sa vie, est purement païenne. Or, c’est l’épitaphe idéale pour le
85éale pour le brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qui mesure la dignit
86nité de l’homme. On me dira que j’exagère, que le travail du brigadier de choc est d’abord un service rendu à la collectivité.
26 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
87e de L’Ordre nouveau a exposé dans un ensemble de travaux de détail comment il entendait sauvegarder et orienter ces tensions c
27 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
88vènement du régime idéal demandera des siècles de travail, de sacrifices et de police. Nous connaissons une jeunesse d’Europe q
28 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
89par les émeutes mesure toujours l’imperfection du travail doctrinal de la révolution. À cet égard, on peut bien dire que la doc
29 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
90’autre jour, en buvant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas ! » Qu’il exprim
91ne travaille pas ! » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le pr
92é dont elle est entièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts
93tiquer [p. 226] dans cette revue 71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. No
94tte assimilation en dit long sur la conception du travail qui domine aujourd’hui. Elle en fait d’ailleurs immédiatement ressort
95, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une
96été dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 72 de l
97es membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités
98fecte dès l’origine sa conception de la valeur du travail et, conséquemment, du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dan
99hiffre et dépourvu de résistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui
100ésistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir d
101mais bien au contraire en figure la plénitude, ce travail véritable a fait place dans les desseins de l’homme au labeur qu’on m
30 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
102lle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il
103on du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons
104sance. La division de nos journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir [p. 234] est une dérision brutale des rythmes c
105t dire que nous en remettons. Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à la mesure exacte de
106’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « travail » n’est plus que souffrance. Il ne s’agit plus d’accoucher, mais seul
107 dignité de l’homme consisterait, dit-on, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance mat
108à moins d’une révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve con
109ar la seule défense efficace, c’est l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse
110l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité.
111 de tous par la propagande électorale. Prendre le travail comme point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est
112tion mécanique, si l’on convient que la mesure du travail ne peut être prise ailleurs que dans la capacité humaine d’utiliser l
113dans la capacité humaine d’utiliser les effets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « temps vuide. » et c’est chômage. T
114al moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle.
115vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici n
116ps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe
117puissance, du même coup elle décrète « forcé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impens
118. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune
119alité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui per
120; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisi
121vec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’
122. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être,
123tériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleur, [p. 238] non plus que sa
31 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
124yse du pouvoir et des valeurs, et une critique du travail. Cette critique se développa en une doctrine économique, dont on peut
125on prolétarienne par le moyen du service civil de travail 78 . L’analyse du [p. 244] aboutissait d’autre part à une conception
126les numéros volumineux consacrés à la question du Travail, ou à l’Argent misère du pauvre, misère du riche. Un tel titre n’évoq
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
127ontribuant à l’élaboration d’un nouveau régime du travail, voilà l’un des aspects de notre « intellectualisme » ! En vérité, il
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
128 haine, parqués dans des casernes ou des camps de travail, — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
129s souffrent, ce n’est pas seulement de manquer de travail et de ne pas gagner leur pain, mais c’est surtout de constater que l’
130es dont on s’acquitte avec son argent ou avec son travail, mais de sacrifices pour lesquels on joue sa propre existence intérie
35 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
131normales. Nous avons expliqué déjà, dans d’autres travaux, et nous y reviendrons souvent, comment nous entendons sauvegarder et
36 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
132n problème de rééducation qui fait l’objet de nos travaux dans le domaine pédagogique. Les cyniques sont plus dangereux. Ils cr
37 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
133’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un cadre qu’il connaît et qu’il accepte, dans une société à laq
134ec les réalités. C’est pourquoi une expérience de travail manuel devra être instituée… pour tous les jeunes gens se destinant à
135isaient pas sonner leur mandat, leur habitude des travaux politiques… » N’est-ce pas touchant ? Mais je m’en voudrais de cherch
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
136ages de Soulillou qui décrivent les conditions de travail dans l’industrie de la nitrocellulose sont précises, acharnées, saisi
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
137n a parlé : on s’occupait du prix Goncourt et des travaux d’amateurs de quelques dames lettrées. Pourtant, ce roman d’Edschmid
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
138nt offrir aux foules le spectacle vivant de leurs travaux. En liaison étroite avec l’enseignement qui, à tous ses degrés, forme
139nsant la sagesse des vieux artisans passionnés du travail bien fait et les conquêtes des humanistes, ouvre les temps modernes e
140t, de les aider dans l’exercice quotidien de leur travail. Ils s’estiment à bon droit les seuls juges de l’aspect technique du
41 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
141harité patiente et ingénieuse. D’où son amour des travaux manuels. Comme tout cela est rafraîchissant, satisfaisant, fidèle et
42 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
142 a conduit 16o millions d’hommes à l’esclavage du travail étatique. Nous répondrons d’abord que les méthodes de Lénine ont été
43 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
143ter contre la tendance naturelle à la division du travail. Il faut créer des êtres dirigeants qui conservent une vue d’ensemble
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
144comme byzantin — on met du coup au second plan le travail spécifique de la pensée, on la prive de ses résistances, on sabote se
145n objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou même cesse d’être présent et acti
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
146 du créateur ; l’idée de luxe plutôt que celle de travail, de combat spirituel et de puissance en marche. Pour reprendre les te
147 le xiiie siècle était apparue une conception du travail et de la culture qui va caractériser la nouvelle classe opposée à la
148is de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement de révolte contre la fé
149a féodalité. « Que ce fait nouveau, le respect du travail, ait la signification d’une révolution sociale, c’est ce que l’on aur
150is le respect et le pouvoir, parce qu’elle vit du travail de ses mains. La mentalité de cette classe implique en outre une exig
151araît comme une révolution radicale. Alors que le travail du paysan asservi était pour lui « un destin qu’il subissait », le tr
152 était pour lui « un destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation voulue par lui-même ». Le trav
153vient « une réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeoi
154lui-même ». Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale q
155mettra de construire. À ce moment, la culture est travail, revendication constructive ; elle mesure à la fois la pensée et l’ac
156lle fit de la séparation entre la propriété et le travail le fondement de ses prétentions à la suprématie. Elle se servit à cet
157 dès le début considéré le fait de s’adonner à un travail physique et productif comme un motif suffisant pour être exclus de la
158eois, qui les a portés au pouvoir, considérait le travail comme une valeur en soi, comme une valeur culturelle donnant le droit
159 Elle dissocie cette puissance, née de l’union du travail et de la culture, de la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la
160e la pensée. Elle garde la culture et rabaisse le travail. Ce faisant elle adopte une attitude nouvelle vis-à-vis de la culture
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
161et une série économique, traduisant le passage du travail audacieux des producteurs à la gestion prévoyante des propriétaires.
162, l’ambition d’établir et de réaliser un Plan des travaux scientifiques nécessaires pour organiser la société (Comte). Tous les
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
163n vêtement quotidien ; on dirait : un vêtement de travail. Cette « pauvreté » philosophique — mais quand un peuple a des prophè
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
164e nouvelle, c’est une santé énorme, une « joie au travail » dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi, et d’une ma
165ure, et supportent avec enthousiasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays c
166alement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être cri
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
167ire admettre comme « scientifique ».   Valeur du travail : Elle est exaltée en termes à peu près identiques des deux côtés. Le
168n termes à peu près identiques des deux côtés. Le travail doit remplacer la guerre. (« La lutte contre le froid et la faim est
169universités aux ouvriers en URSS, et les camps de travail aux étudiants en Allemagne. Cet effort visant jusqu’ici à une juxtapo
170à des interversions fréquentes des deux ordres de travail, davantage qu’à la création d’une attitude centrale d’où la pensée et
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
171de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en All
172uement nécessaires pour assurer à chaque homme du travail, et pour supprimer finalement les raisons matérielles de se plaindre.
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
173ndements, et par les refaire dans l’esprit. Or ce travail est amorcé de tous côtés, j’en ai rappelé déjà quelques exemples 57 .
52 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
174tre culture [p. 154] décadente une cure de petits travaux manuels, quand nous avons besoin d’abord d’un gros œuvre intellectuel
175lle en vain si la raison ne s’engage pas dans son travail. La main n’est ici qu’un symbole de l’action proprement humaine, qui
176 langage, de méthodes à la mode, d’instruments de travail, d’usages sociaux, de contrôles officiels (examens, diplômes et titre
177ition révèle un emploi maximum des instruments de travail fournis par l’université 68 . Une pensée impartiale, cultivée, object
178le, c’est lui qui, sans douleur, marque tant de « travaux » de son poinçon d’inefficacité 69 . Machines à penser : distributeur
179it, du fait de l’invention des machines, entre le travail créateur et le labeur automatique, cette dichotomie qui devait être à
180omie qui devait être à la base de notre régime du travail, nul n’aurait pu la prendre en considération : elle supposait une cer
181toute une classe assimilée aux instruments de son travail 74 . Toute une classe que son désespoir force à se croire révolutionn
182 elle aussi croit que l’argent est une fin, et le travail un moyen de « gagner », et le loisir un déficit. Fatalité prolétarien
53 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
183st peut-être à ce point de vue particulier que le travail manuel pourrait nous apporter d’utiles disciplines de pensée.) Quand
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
184ieu d’ouvriers, de jeunes miliciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes mal vêtues : ils ne disaient presque rie
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
185 ou inutilement abstrait, ferait un bien meilleur travail — il faudrait qu’il donnât de fortes peines ! — qu’une cour d’assises
186ol est le mobile. Je dis qu’il ferait un meilleur travail éducatif. Car il porterait l’attention des hommes sur le concret de l
187st parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce d
188t parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord cont
189ail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Q
190 travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail es
191’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail est malédiction), jusqu’à ce que tout à coup, par une espèce de renve
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
192sie nouvelle, c’est une santé énorme, une joie au travail dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi et d’une maniè
193ure, et supportent avec enthousiasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays c
194alement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail, et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être cr
195de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en All
196uement nécessaires pour assurer à chaque homme du travail et pour supprimer finalement les raisons matérielles de se plaindre.
57 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
197citais cette page à un abbé fort écouté, dont les travaux marient avec aisance théologie et humanisme, il me répondit simplemen
58 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
198ier, des conclusions pratiques dans le domaine du travail. Et sa première expérience de service civil, organisée l’été dernier,
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
199 cinq en cinq ans, de l’origine jusqu’à 1930 ? Ce travail de base permettrait de résoudre un délicat problème de Critique litté
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
200ontribuant à l’élaboration d’un nouveau régime du travail, voilà l’un des aspects de notre « intellectualisme » En vérité, il s
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
201es à l’extrême » afin de « diminuer au maximum le travail servile et indifférencié ». (Révolution nécessaire, p. 251.) (C’est s
202es pharamineux. L’on chercherait en vain, dans ce travail habile, le moindre rapprochement entre les méthodes de Taylor et le s
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
203ue des réserves provisoires : les passages sur le travail « obligation universelle », sur le rôle de l’État, — en quoi Mounier
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
204rs et sur le tiers de ses revenus, sans parler du travail obligatoire et de la démagogie populiste.) L’homme de gauche est renf
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
205es, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette
206est petit. Laissons [p. 18] donc de côté ce petit travail qui a dû valoir les palmes à son auteur. Le second bouquin, c’est l’œ
207 mais je ne viens pas pour mes vacances ! J’ai du travail chez moi, des tas de choses à écrire… Elle n’ose pas m’en demander da
208nt l’entreprise de lui expliquer la nature de mon travail. « Écrire », qu’est-ce que cela signifie ? Écrire pour les journaux,
209tre les gens d’ici et moi dès qu’il s’agit de mon travail et de ses conditions pratiques. Petits ennuis sans gravité, bien sûr.
210mps, et j’aime cela comme tout le monde ; de leur travail aux champs ou à la côte, et je les écoute avec toute l’attention d’un
211— et que j’en fais parfois la matière même de mon travail… J’ai quelque peine à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un se
212ou aussi leur fatigue après une longue journée de travail. Mais beaucoup ne font plus rien en hiver ? Ils sont venus pour tuer
213vec les gros. D’autre part, c’est une question de travail, de salaires, de prix de la vie, et là les intellectuels ne servent à
214e porte en porte. On ne peut pas dire que tout ce travail épuisant dans l’inertie soit resté absolument vain : il y a eu quelqu
215» une soirée, depuis six mois que je n’ai plus de travail fixe. Quand je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas
216t. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire. Il se définit psychologiquement non par rap
217l se définit psychologiquement non par rapport au travail, mais par rapport à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travai
218port à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travail, soit la fortune, soit, dans mon cas particulier, l’amitié. Un chômeu
219eulement un accident, une privation provisoire de travail rémunérateur. Il ne relève plus seulement de la statistique économiqu
220ma guise dans une simplicité très favorable à mon travail, surpassant finalement mes ennuis matériels. De là à croire que je ne
221s un homme démoralisé par la privation de [p. 63] travail. Au contraire, il peut travailler davantage. Il ne se distingue donc
222l chômeur est celui qui ne peut plus vivre de son travail, soit qu’il ait perdu l’emploi régulier qui assurait son budget, soit
223surait son budget, soit que la nature même de ses travaux l’empêche d’en tirer de quoi vivre. (Combien y a-t-il en France d’écr
224, ou chefs, — kolkhozes, corporations ou camps de travail. Mais ici, que feraient-ils de tout cela ? Ils ont la liberté, et cel
225sent : on est plus jeunes que toi, on va aller au travail, et toi tu iras à la pêche. Ils partent pour le marais, vont tirer le
226et gais, et qui ont toutes les raisons d’aimer le travail et de le faire bien : c’est moderne, c’est sportif, cela vous pose da
227, sans direction. Nous ne savons pas que lire. Le travail est dur, ici. Il faut lutter contre les parents, contre la concurrenc
228moi aussi, je ne parviens plus à avancer dans mon travail. Obsession du sifflement furieusement modulé dans les cheminées et à
229llait encore le revoir ! (C’est sur le prix de ce travail, payé d’avance, que nous avons vécu depuis janvier, je crois que j’av
230ndeur est dans l’attente qu’ils trahissent. Si le travail moderne est dégradant, c’est qu’on a limité ses gestes à l’immédiat,
231aradoxe assez étrange, utile en soi 7 , le « beau travail » du vivre goethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfai
232ortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C’est fascinant. C’est grave et mystér
233t pourquoi elle ne changera guère… Mais il y a le travail au jardin : enfin, une chose qui rassure du seul fait qu’elle donne d
234solation d’hiver. Et partout les cultivateurs, au travail sur leurs petits champs, nous crient quand nous passons : — Alors, o
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
235le. Les petites entreprises qui leur donnaient du travail font faillite l’une après l’autre. Il y a 400 chômeurs pour une popul
236là, et n’écrivais plus rien, tout absorbé par mon travail de traduction, et n’en [p. 149] sortant que pour les bricolages habit
237 filatures fermées. La dernière fournit encore du travail cinq jours par semaine à une centaine d’ouvrières, dont le salaire mo
238ne salamandre devant la cheminée de ma chambre de travail. Je ne sais si c’est à cause des efforts prodigieux qu’il a fallu fou
239oit subir des métamorphoses non moins effarantes. Travail, liberté ou union, richesse et pauvreté, tous ces vocables dont nous
240a Sixtine sont épinglées au-dessus de ma table de travail.) 28 novembre 1934 « Aidez-moi ! » dit à Jean Giono l’héroïne d’une
241e sont surtout les femmes qu’on voit. Eux sont au travail, ou au café. — Pourquoi n’iriez-vous pas au café avec eux ? — C’est d
242écès, « avec doublage », vieillesse, accidents du travail, incendie, et une histoire très compliquée de capitalisation-loterie,
243 exemple, il a écrit au ministre — au ministre du Travail — pour avoir une pension de 5 000 francs pour son beau-frère. [p. 179
244illeur. Je lui ai bien dit, dès le début, que mon travail c’était d’écrire des livres. Il a dû trouver l’excuse assez faible. J
245 pour tout ce qui est de notre vie privée, de nos travaux et de notre confort. Mais du seul fait que ma condition n’est pas soc
246ssibilité de travailler, pour autant que son vrai travail est de penser. Mais je l’appelle chômeur, faute d’autre terme, s’il n
247ilité de s’assurer un gagne-pain régulier par son travail, s’il n’a plus d’emploi, et ne sait plus de quoi sera fait le lendema
248le pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptation à l’homme réel, m’a conduit à une conc
249von pour la toilette, le moyen de se libérer d’un travail domestique pénible et monotone (eau courante au lieu de pompe commune
250ieux travailleurs ; — les Mutilés et Invalides du Travail ; — l’Amicale des Anciens Musiciens du 7e Génie ; — les Blessés du Po
251 leurs clichés. Mieux encore, parlez-leur de leur travail, de celui qu’ils sont en train de faire tandis que vous causez, vous
252 presque toujours cet ennui par les conditions du travail créées depuis la guerre dans les campagnes : nomadisme des employés e
253 à l’isolement pour tomber dans la discipline des travaux forcés. Il faut que la communauté soit pour chacun la possibilité de
66 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
254 il est juste d’insister sur la grande valeur des travaux de quelques spécialistes français qui, au niveau de la haute culture,
255ir l’affirmer. L. — Soit, c’est une hypothèse de travail… Pour moi, je crois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur abso
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
256le pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptation à l’homme réel m’a conduit à une concl
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
257son enthousiasme. C’est ce que l’on nomme du beau travail d’universitaire : l’absence de tout intérêt existentiel garantit « l’
258e notre époque ». Or il se trouve que les récents travaux de Minkowski (en particulier les études sur la métaphore 71 que le p
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
259 juste contrepartie des risques qu’on y court, du travail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’e
70 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
260es, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette
261 ce qui est petit. Laissons donc de côté ce petit travail qui a dû valoir les palmes à son auteur. Le second bouquin, c’est l’œ
262 mais je ne viens pas pour mes vacances ! J’ai du travail à faire chez moi, des tas de choses à écrire… Elle n’ose pas m’en dem
263nt l’entreprise de lui expliquer la nature de mon travail. « Écrire », qu’est-ce que cela signifie ? [p. 69] Écrire pour les jo
264mps, et j’aime cela comme tout le monde ; de leur travail aux champs ou à la côte, et je les écoute avec toute l’attention d’un
265— et que j’en fais parfois la matière même de mon travail. J’ai quelque peine à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un se
266e porte en porte. On ne peut pas dire que tout ce travail épuisant dans l’inertie soit resté absolument vain : il y a eu quelqu
267» une soirée, depuis six mois que je n’ai plus de travail fixe. Quand je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas
268t. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire. Il se définit psychologiquement [p. 76] non
269init psychologiquement [p. 76] non par rapport au travail, mais par rapport à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travai
270port à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travail, soit la fortune, soit dans mon cas particulier, l’amitié. Un chômeur
271ndeur est dans l’attente qu’ils trahissent. Si le travail moderne est dégradant, c’est qu’on a [p. 78] limité ses gestes à l’im
272ortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C’est fascinant. C’est grave et mystér
71 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
273 lors les méthodes capitalistes de la division du travail et du salariat. Ils font travailler à domicile tout un prolétariat de
274ire fixé, le produit fini. Très vite, ce genre de travail se localise dans les villes. Ainsi se crée une classe ouvrière réduit
275line : le fouet pour l’ouvrier qui a mal fait son travail, les grèves interdites, et la fixation des salaires maxima ! Du xviᵉ
276uts principaux à l’économie de faire vivre par le travail « le mulet populaire » (Richelieu), et de faire entrer dans le pays l
72 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
277l’art, — c’est-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alors une rhétorique, non pas au sens injurieux des mod
73 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
278cteur plané que dans celle entre service civil et travail qualifié ou dans la tension entre communes autonomes et organes admin
74 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
279 vit en Allemagne hitlérienne, et il y vit de son travail. (Des cours à l’Université d’une ville que l’on n’a pas jugé utile de
75 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
280heliers sont obligés de faire six mois de camp de travail, deux ans de service militaire, et parfois une année de Lehrakademie
281raudoux, mieux que moi. L’un d’eux me présente un travail sur les Nouvelles Nourritures [p. 22] de Gide, que je viens de recevo
282es ont l’air moins ouvert. Ils sortent du camp de travail. Le professeur ne leur inspire plus ce respect dû au titre et même à
283s temps nouveaux. Il prépare pour le séminaire un travail sur Barrès : « la terre et les morts », c’est à peu près le Blut und
284ns eu assez chez nous. Maintenant nous voulons du travail et notre tasse de café au lait le matin. Qu’on nous donne ça, Hitler
285phique de l’Europe centrale, le rôle des camps de travail dans la création d’une éthique communautaire, l’erreur des conception
286Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseux des hommes ; Mussolini une reli
287a jeunesse hitlérienne qui va sortir des camps de travail, et la jeunesse des démocraties. Laquelle des deux est en retard sur
288s de hauts mâts blancs. Des équipes du service de travail installent des haut-parleurs tous les cent mètres, entre les tilleuls
289serre de plus en plus. Des formations du front du travail viennent occuper les couloirs, la pelle sur l’épaule. Les affiches an
290ieu d’ouvriers, de jeunes miliciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes pauvrement vêtues : ils ne disent presqu
291ler, il vous donnerait un grade dans son Front du Travail, comme à vos camarades… Mais je rencontre un peu partout des gens qui
292nberg ? 1er mai 1936 En l’honneur de la fête du travail, le journal du Parti publie un photomontage qui couvre toute sa premi
293Je les interroge sur leurs expériences de camp de travail. Ils en parlent avec nonchalance et même avec ironie, mais sans rancu
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
294alistes », j’ai profité autant que je l’ai pu des travaux réputés classiques, et de quelques autres ; et si je n’en ai cité qu’
295 des spécialistes si je n’avais pas tiré de leurs travaux des conclusions… Dans cette situation fâcheuse, il ne me reste qu’un
296endait assez cher : « Il m’a demandé une heure de travail, et toute la vie. » D. de R. 21 juin 1938.
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
297 certaines convergences générales se dégagent des travaux récents, renforçant l’hypothèse d’une communauté originelle des croya
298e l’état des études arabisantes à son époque. Des travaux plus récents ont décrit en détail l’histoire et l’œuvre, dès le ixe
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
299’Église catholique et ses masses populaires ; les travaux tout récents de C. G. Jung et de son école sur la Sophia, Sagesse et
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
3008. Dante hérétique Tout à fait indépendamment des travaux très sérieux d’un Asin Palacios sur une possible influence de la myst
80 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
301la personne de son prochain. II n’a renoncé à ses travaux de paysan que pour mieux travailler au bien de tous. En fin de compte
81 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
302encore utilisable. Il me semble d’ailleurs que ce travail apporte plus d’incitations aux créateurs qu’il ne comble les amateurs
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
303ens, de spécialistes et de « compétences » : leur travail est indispensable, mais il ne saurait être utile que s’il est orienté
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
304es est double : il est d’une part d’économiser du travail d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part,
305séculaire, entreprennent, dès maintenant, un gros travail de déblaiement, d’études précises, de calculs réalistes. Ces hommes n
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
306 juste contrepartie des risques qu’on y court, du travail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’e
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
307 modèle valable pour l’Europe de demain. Voilà un travail immédiat. Nul besoin, cette fois-ci, d’attendre que la paix s’approch
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
308xiste entre « faire de l’ordre » sur une table de travail et « arranger » des papiers. Il arrive que ma femme de ménage fasse d
309 pas à définir, mais que m’indique à coup sûr mon travail, j’entends l’œuvre que j’ai en train. Il n’y a pas de petits exemples
310les grands vassaux, la nécessité et l’habitude du travail en équipes pour cultiver la terre dans ces parages. Tout cela s’expri
311le-ci : centraliser tout ce qui est de l’ordre du travail « indifférencié » ou parcellaire, afin de permettre une plus grande a
87 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
312sque tous nos usages, coutumes et costumes, arts, travaux et loisirs. Au point qu’on étonne un moderne en lui demandant quel pe
313ie, la morale, le civisme et la religion. Le beau travail ! Le bel avenir ! Revenons au Diable. 36. La cinquième colonne de t
88 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
314nt plus. La multiplicité des langues était née du travail lui-même. Mais ce travail bientôt traîna, puis s’arrêta, parce que pe
315es langues était née du travail lui-même. Mais ce travail bientôt traîna, puis s’arrêta, parce que personne ne savait plus en d
89 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
316minorité, jouent un rôle de premier plan dans les travaux du Conseil œcuménique. Toute leur tradition les prépare à ce rôle de
90 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
317n entraîne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexorable et dégoûtant, mais comment échapper ? L’hallucinat
318ère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; une seule et unique expé
319évasion. La rage avec laquelle il se rabat sur le travail « à mains » — rage de revanche — par son excès même est encore une év
91 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
320 de montagne, pour lui confier, probablement, des travaux relevant de sa science. Mais il ne parviendra jamais à rejoindre Mons
321nant d’un de ces bureaux. On le félicite pour son travail, quand il en est à se ronger d’inaction ; ou bien on lui fait espérer
92 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
322oir l’affirmer. L. — Soit, c’est une hypothèse de travail… Pour moi, je crois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur abso
93 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
323né, inutilement abstrait, ferait un bien meilleur travail — il faudrait qu’il donnât de fortes peines ! — qu’une cour d’assise
324t le mobile. Je dis qu’il ferait un bien meilleur travail éducatif. Car il porterait l’attention des hommes sur le concret de l
325ou de si minimes. Un court essai de Ramuz (sur le Travail), débute ainsi : « Pourquoi est-ce qu’on travaille ? Parce qu’on y es
326st parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce d
327t parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord cont
328ail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Q
329 travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail es
330’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail est malédiction), — jusqu’à ce que tout à coup, par une espèce de ren
94 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
331la propagande se chargerait très volontiers de ce travail de Heimatschutz.) Si nous sommes là, c’est pour exécuter la mission d
332 où je corrige ces notes de voyage, ayant fini le travail de la journée — me décourage un peu, ce soir. C’est le contraire de c
95 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
333oslovaquie, cela veut dire qu’ils vont achever le travail de désorganisation entrepris par leur cinquième colonne. Et quand ils
96 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
334crire, ou sortir. — Après trois jours et nuits de travail acharné, j’ai tenté hier soir une sortie. Deux signes m’ont prouvé qu
335é et une demi-heure plus tard, je me mettais à ce travail, nouveau pour moi : écrire des textes d’information et des commentair
336lui de l’enfance retrouvée dans une vacance où le travail lui-même est jeu. Tous les prétextes que les hommes se donnent pour e
337aut être fou pour rentrer… Mais à l’Office, notre travail s’intensifie, et les échos nous en reviennent de France. Leur dire là
97 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
338 baignoire. Février 1943 De l’Imitation. — Mon travail à l’OWI me permet d’observer de près le comportement américain, et de
339uand il s’agit d’imposer un point de vue. Pour le travail concret, c’est autre chose. La section française produit des idées et
340r qui enseigne à l’Université de Yale et dont les travaux sur les singes établirent la célébrité, ce qui distingue l’homme du s
341ie, dans l’école de Pavlov, l’auteur des célèbres travaux sur les réflexes conditionnés des chiens. Les disciples de Pavlov ont
342uffi pour déceler l’influence sur mon style de ce travail de propagande. Ou bien serait-ce l’influence de l’Amérique en général
343s des premiers nuages. Une grande nuit s’ouvre au travail paisible. D’heure en heure, je me lève et sors. Je me promène sur cet
98 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
344 donne. En retour, elle me doit les moyens de mon travail. Si j’exige trop, j’en serai le premier gêné. Qu’on fasse confiance a
99 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
345nc pour tout cela… » Fin décembre 1945 Du vain travail de décrire un pays. — Le peu que j’avais retenu, parce que frappant,
100 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
346uvoir m’envoler vers la fin de mars au terme d’un travail commencé en janvier dans une douzaine de bureaux différents. Mais je
347’ère de la Terre unifiée, qui était le but de nos travaux diserts. Nous y touchons, messieurs, vraiment — il ne s’en faut que d