1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1st capable et qu’il lui faudra livrer au « feu de vérité » qui [p. 382] brûle dans son temple intérieur, s’il veut rester dign
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
2s précises des types d’après-guerre d’une étrange vérité. Aux prises avec les problèmes sociaux et le luxe le moins apaisant,
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3 qui peut-être retrouvera une nouvelle face de la vérité. Bornons-nous à noter le phénomène, puis à en suivre quelques conséqu
4argument d’utilité, et bien que nous niions toute vérité, nous étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que cer
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
5osent plus le mensonge de l’art, et pas encore la vérité pure — Crevel décrit sans aucune transposition romanesque le trouble
6étextes à me dissoudre, à me perdre. » Vouloir la vérité pure sur soi, c’est se refuser à l’élan vital qui nous crée sans cess
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7Il est bien clair qu’on ne saurait atteindre « la vérité sur soi » en se servant de la méthode indiquée dans le premier exempl
8ous aident 3 — mais jamais au point d’oublier la vérité qu’on désirait qu’ils cachent pour un moment. « L’art est un mensonge
9une liberté plus précieuse que toute certitude… Ô vérité, ma vérité, non pas ce que je suis, mais ce que de toute mon âme je v
10 plus précieuse que toute certitude… Ô vérité, ma vérité, non pas ce que je suis, mais ce que de toute mon âme je veux être !…
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
11 de notre absurdité. Car l’homme « s’est fait une vérité changeante et toujours évidente, de laquelle il se demande vainement
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
12a seule revue de langue française où l’on dise la vérité librement et pour elle-même. Nous regrettons de n’en pouvoir citer, f
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
13, trop folle, pour être justiciable encore de nos vérités essentielles ? Il semble bien que notre temps ait prononcé définitive
14e chose de la vie profonde, qui voient encore des vérités invisibles, qui gardent, par quelle grâce ? un peu de cette connaissa
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
15onges exigent, il se reconnaît tributaire de la « vérité trop évidente » ; alors qu’il la faudrait, sans rien fausser, transce
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
16 raisonnements. Pour moi qui cherche à démêler la vérité sans égards aux dérangements, même violents, que cela ne manque jamai
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
17r nous faire comprendre avec enthousiasme que ces vérités-là n’ont aucune importance.) Quant à l’autre « évidence » que je vien
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
18 préjugé pacifiste n’est pas toujours l’esprit de vérité, il s’en faut. Or je ne suis pas de ceux qui subordonnent la vérité à
19ut. Or je ne suis pas de ceux qui subordonnent la vérité à la tranquillité bourgeoise. Je tiens le « gain de paix » pour illus
20s [p. 26] plaisanteries de gros calibre, car à la vérité ce n’est pas d’enseigner qu’il s’agit, mais de soumettre les esprits
21s pas honte de vous faire rappeler sans cesse des vérités aussi élémentaires. 3.c. L’égalitarisme des connaissances De l’exis
22dent de mon expérience scolaire, c’est une grosse vérité que le bon sens m’eût par ailleurs fait voir : il n’y a pas d’égalité
23orts-en-thèmes, voire par d’ex-instituteurs. À la vérité, il s’agit de [p. 33] réussites qui, pour avoir enivré l’espoir et en
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
24tir, je ne le nie pas. Mais du point de vue de la vérité, force nous est de reconnaître que notre dilemme subsiste dans son in
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
25i contraint de lui expliquer un certain nombre de vérités tellement évidentes — que cela n’irait pas sans quelque indécence. Et
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
26maine que ce soit. Si l’Occident comprenait cette vérité élémentaire et en tirait des conclusions immédiates, non seulement il
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
27 ; qui ne serait qu’invention, qui inventerait sa vérité. Ce serait un de ces miracles de liberté dont nous avons besoin pour
28mans « bien faits ». Car il y a toujours assez de vérité dans une histoire où il y a de la poésie. p. 248 az. « Jean Cass
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
29as disputer à M. Benda, c’est son dur amour de la vérité tout court. Celle-là même qui paraît anarchique dans un monde où tout
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
30i, ce n’est pas fantaisie. Je parle simplement de vérité et de mensonge, opposant une réalité vivante à une duperie commercial
31s insulaires pour m’informer de cette irrécusable vérité : les affaires sont les affaires, axiome qui constitue à leurs yeux m
32ntérêt d’un récit de voyage ne réside pas dans sa vérité générale, mais bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu d
33mensonge atteint à peine le degré d’intérêt d’une vérité banale, et seulement à condition de lui ressembler, ne fût-ce que de
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
34onges du cœur qui traduisent, à tout prendre, une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le m
35une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit… Et ce
36our est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait attendre pour aimer !… Je me souvien
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
37 pour sentir la force neuve perpétuellement de la vérité religieuse. Il parle des religions avec une incroyable légèreté, — en
38risé, nous dit-on, par « sa terreur sincère de la vérité qui menace ». Mais partout ailleurs, qu’en cette commune antipathie,
39-on de toutes parts aux chrétiens. Assez parlé de Vérité, ce sont des réussites qu’il nous faut. Saluons enfin le règne de l’h
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
40ments qui retiennent l’esprit à la périphérie des vérités religieuses, là où elles paraissent s’opposer, au lieu de nous aider
41 , c’est une adhésion à ce qui lui semble être la vérité. Sa vraie conversion a lieu beaucoup plus tard, lorsqu’elle trouve, à
42r humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peut-être, n’a répété avec autant de force que Baring le f
43ut acte qui entraîne des ruines humaines. Mais la vérité, elle, est indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et
44que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre. Dans Daphné Adeane, dans la Princesse
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
45ua d’avoir été l’un des « grands détenteurs de la vérité, dont la longue chaîne part des apôtres ». Mais Kierkegaard reste sou
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
46onventionnelle, deux lignes qui ne traduisent une vérité vécue et particulière. Telle est la certitude qui se dégage lentement
47 entière à citer, dans son inénarrable et cruelle vérité, pourtant fort émouvante par moments. C’est là qu’il retrouve Tsuruko
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
48Je lui sais gré particulièrement d’éclairer cette vérité paradoxale, pour moi d’une importance psychologique considérable : qu
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
49degré d’être — se mesure au pouvoir d’incarner sa vérité, le mal du siècle c’est l’impuissance. La proie de désirs divergents
50ais, dans un certain style. Car il n’est point de vérité sans forme. Quelques pages étranges et puissantes sur les chimères de
51r, atteint à l’expression la plus virulente de sa vérité — si bien que la conclusion ne peut être qu’implicite et fonction d’u
26 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
52te sorte-là de mensonge n’est guère sensible : la vérité pour lui étant ce qui s’impose, il la confond assez naturellement ave
53ontaire, titanique, du réel. Son mensonge devient vérité dès qu’elle le veut assez puissamment. Mais en revanche, l’habileté p
54reste sous-entendu et bien entendu, qu’en soi, la vérité est immuable, qu’elle n’est nullement atteinte par un mensonge occasi
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
55i, ce n’est pas fantaisie. Je parle simplement de vérité et de mensonge, opposant une réalité vivante à une duperie commercial
56s insulaires pour m’informer de cette irrécusable vérité : les affaires sont les affaires, axiome qui constitue à leurs yeux m
57ntérêt d’un récit de voyage ne réside pas dans sa vérité générale, mais bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu d
58mensonge atteint à peine le degré d’intérêt d’une vérité banale, et seulement à condition de lui ressembler, ne fût-ce que de
59onges du cœur qui traduisent, à tout prendre, une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le m
60une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit. Et ce
61our est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait attendre pour aimer ! Je me souviens
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
62up de pied de l’âne… Écoutons plutôt Bettina — la vérité est plus humaine, est [p. 129] plus divine, quand c’est une telle fem
29 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
63i haut [p. 151] degré le sens de l’enrobement des vérités occultes, de leur symbolisme concret, de leur incarnation, qu’il est
30 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
64liste est avant tout peureuse. Elle « craint » la vérité ; non point au sens de ce verbe qui signifie la révérence, mais comme
65certains cas où celui qui craint de dire toute la vérité n’exprime par là rien d’autre que sa méfiance vis-à-vis de la grâce e
31 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
66 nous jugeons urgent d’accentuer actuellement, la vérité ? N’est-ce point là porter un jugement avant tout partial, et qui rév
32 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
67sa jeunesse. Il critique des erreurs au nom d’une vérité toute statique, au nom de valeurs tout intemporelles qui, n’étant pas
68ets de passion. Ou bien il faut leur rappeler des vérités d’un ordre tel que leur seule existence — si elles existent — rende v
33 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
69tain nombre de choses à dire, un certain ordre de vérités qu’il n’est plus possible de taire. Mais c’est en vain que nous cherc
70décence, toute la violence qu’elles imposent, des vérités actuelles, personnelles, dangereuses. Dites à nous-mêmes, d’abord ; à
71 : témoigner, aussi fortement que possible, d’une vérité dont nous ne sommes pas les auteurs, mais dont l’essence même impliqu
72ence même implique notre effort pour la réaliser. Vérité donc essentiellement concrète, vérité qui ne peut s’accomplir dans un
73a réaliser. Vérité donc essentiellement concrète, vérité qui ne peut s’accomplir dans une synthèse satisfaisante en soi, mais
74 ordre, personnellement adressé à chacun de nous. Vérité actuelle aux deux sens de ce mot, qui sont acte et présence. [p. 3]
34 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
75 l’homme cherche sa sécurité, et qui n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à cel
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
76t songer à incorporer le plan de certains actes à Vérité et Poésie. Le drame s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des
36 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
77e demain nous ne verserons notre sang. Il y a une vérité qui domine et condamne tout cela. Entre le communisme et la révolutio
78ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines anti-bourgeoises. Mais ils ne donnent pas de
79 C’est dangereux, c’est grave de penser juste. La vérité ne peut exister parmi nous que sous la forme d’une accusation personn
37 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
80sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide sociale a pour miss
81té, l’idée chrétienne 5 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie d’entraide sociale enfin ! Contribution à la « 
38 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
82pas à avoir raison contre quelqu’un : l’esprit de vérité n’est à personne. Bien souvent, parmi nous, on répond mal aux questio
39 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
83’est ce qui est affirmé ici et qui ici devient la vérité vivante, le contenu [p. 99] décisif d’un vrai discours sur Dieu. Mais
84r le rapport nécessaire de ces deux aspects de la vérité à leur centre vivant ? Le vrai dialecticien sait que ce centre ne peu
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
85pitale qu’on voudrait poser sous cette forme : la vérité est-elle en déca ou au-delà du désespoir, dans les mesures humaines o
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
86 en elle-même aussi fausse que la thèse, la seule vérité résidant dans leur conflit nécessaire, assumé en pleine conscience. T
42 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
87 [p. 55] Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933) x La lecture du bel article de M. Arnold Rey
88à mon endroit, je le crains… 1. S’il n’y a pas de vérité absolue, en ce sens que tout jugement tenu pour vrai peut être modifi
89ut être modifié ou complété, les conditions de la vérité sont, elles, immuables et éternelles… (p. 12). Les conditions de la
90les et éternelles… (p. 12). Les conditions de la vérité sont donc éternelles (p. 13). Les philosophes, de tout temps, ont mon
91chez certains penseurs, à connaître [p. 56] d’une vérité absolue, on put se demander si la philosophie n’allait pas démissionn
92mporte les « conditions » purement logiques d’une vérité, qui, à nos yeux, demeure constamment jugée par une réalité qui juge
93que même. Ce sont les conditions actuelles de la vérité qui nous posent un problème, et non pas ses conditions « éternelles »
94 témoignent par là de beaucoup de respect pour la vérité créatrice. Non, notre adhésion à Barth n’est pas le fait de la mauvai
95 condition humaine) qui est l’état dans lequel la vérité ne peut opérer dans notre existence [p. 58] que par un choix, une déc
43 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
96 dont rien n’atteste la réalité, la puissance, la vérité. Nul idéal humain de l’homme n’a jamais résisté à l’échec, n’a jamais
44 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
97es et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de tout temps désespérée. Seul
98st peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité supérieure se fonde votre personnalisme ? Je ne vois qu’une réponse à
99maritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait [p. 52] pas pu lui faire comprendre : l
45 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
100n polémique extrêmement efficace et qui tirait sa vérité relative de l’état de mensonge dans lequel vivait la bourgeoisie. Ajo
101 la bourgeoisie. Ajoutons tout de suite que cette vérité relative subsiste encore de nos jours dans la mesure où cet état de m
46 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
102ù ils trouvent la sécurité, mais qui n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à cel
47 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
103sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide sociale a pour missi
104é, l’idée chrétienne 28 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie [p. 107] d’Entraide sociale enfin ! Contributio
48 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
105. Je puis leur reconnaître une part importante de vérité, surtout dans leur aspect critique, qui me paraît désormais acquis. M
49 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
106u mensonge officiel. Et quand l’État tiendrait la vérité, il en fait un mensonge dès qu’il y convertit par ses décrets. Ce n’e
50 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
107e demain nous ne verserons notre sang. Il y a une vérité qui domine et condamne tout cela. [p. 148] Entre le communisme et la
108ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines antibourgeoises. Mais ils ne donnent pas de
109 C’est dangereux, c’est grave de penser juste. La vérité ne peut exister parmi nous que sous la forme d’une accusation personn
51 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
110 pratiquement ! Quand on se meut dans l’ordre des vérités qui ne dépendent pas du rendement électoral, et qui sont justement le
111ntellectuels ! » Cela signifie : vous cherchez la vérité politique, et nous, nous voulons des discours, du « pratique », c’est
112que non, et que je suis encore mal assuré dans la vérité que je sais. Je voudrais un aveu plus profond. Qu’est-ce qu’un homme 
52 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
113eprochent d’être sans « force » au service de nos vérités. (Ils disent alors : de nos rêveries.) Ils ne conçoivent, en effet, d
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
114t d’une pensée suppose sa libération. En [p. 262] vérité, c’est le libéralisme qui a répandu l’idée que l’engagement ne peut ê
54 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
115es et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de tout temps désespérée. Seul
116st peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité supérieure se fonde votre personnalisme ? Je ne vois qu’une réponse à
117maritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire comprendre : le procha
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
118ir ? Ceux-là seuls qui n’ont pas à subordonner la vérité de leur message aux calculs de l’opportunisme. Quelques exaltés, pens
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
119endance religieuse » et non pas un « témoin de la vérité » ; c’est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si ab
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
120ui montre, seul. Cette primauté de la foi sur les vérités qui font vivre, cette solitude première devant Dieu, est-ce bien cela
121 des faits, et des plus marquants de l’époque, la vérité des anathèmes dont Kierkegaard salua leur naissance. Nous nous tourno
122ser porter la main sur Caïus Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que
123 contraire nous répète : « La subjectivité est la vérité. » La liberté, la dignité de l’homme, c’est qu’il soit seul le sujet
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
124s aussi opportun de la part de nos romanciers. La vérité, c’est que la bourgeoisie n’ose plus défendre ses vrais buts, et préf
125iétique. Mais bien à hauteur d’homme, et c’est la vérité personnaliste. Enseigner, c’est rappeler aux hommes les fins de leurs
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
126fondement de tout », nous avons à connaître cette vérité de la personne : qu’elle est toute dans sa communication, laquelle do
127 À la lumière de la personne, on voit paraître la vérité de plusieurs doctrines humaines qui s’entrebattent dans la confusion
128 matérialisme et spiritualisme. Voici l’aspect de vérité que la personne éclaire en eux : le matérialisme a compris qu’il y a
60 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
129ent. Il s’arroge des droits sur eux, bien qu’à la vérité il ne résulte que de la somme de leurs altérations. Les hommes qui co
61 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
130uelles bien des fidèles tiennent aussi peu qu’aux vérités qui les réfutent. D’autres fois, nous avons parlé trop haut, à cause
62 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
131’incroyant se juge chaque fois qu’il prononce une vérité. En quoi l’on pourra dire qu’il ressemble fort au croyant, — toutefoi
132t lorsque Kierkegaard défend avec puissance cette vérité fondamentale. Mais si Nietzsche croit autre chose, s’il croit que la
133s les sermons, et s’y substituer au respect de la vérité, soupçonnée, non sans quelque raison, d’être parfois « anti-vitale » 
134se terminent par cet aphorisme d’une éblouissante vérité. p. 250 v. « Notes en marge de Nietzsche », Foi et Vie, Paris, n
63 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
135en vitesse au dernier paragraphe. Tout cela d’une vérité proprement désarmante. M. Meunier atteint sans effort apparent la per
64 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
136e la nature ou des siècles, ont amené au jour les vérités créatrices. Et, dans cette présentation sous un même toit de ces acti
137it ? Ne vient-il pas de dire : « Qu’est-ce que la vérité ? » À vingt siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc par
138parfait lui donnera cette réplique fameuse : « La vérité est peut-être triste. » Réponse qui n’est encore qu’une question dégu
139pçon de Renan trahit un doute, et un doute sur la vérité : ce qui est « peut-être triste », insondablement triste, c’est que «
140insondablement triste, c’est que « peut-être » la vérité n’existe pas. Et si la vérité n’existe pas, comment serions-nous donc
141ue « peut-être » la vérité n’existe pas. Et si la vérité n’existe pas, comment serions-nous donc fondés à juger, à risquer en
142is venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. » Unanimité contre lui des clercs de droite, des clercs de gauche, e
143 que vient-il faire parmi nous ? Qu’est-ce que la vérité ? demande encore Pilate. (Il lui tend encore cette perche !) Mais l’h
144) Mais l’homme ne répond plus : [p. 41] il est la vérité, la réponse en chair et en os. Il faudrait se « boucher les yeux… » C
145nne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empiriques : d’une part, les clercs nantis, volontiers spiritualistes
65 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
146ormules théologiques. Je ne nie pas un instant la vérité, comme telles, de ces formules. Mais vous tenez le mot d’une énigme q
147ire. Voilà votre folie à vous : vous proférez des vérités littéralement terrifiantes, l’exigence de la mort au monde et à soi-m
148-nous autre chose que de répéter formellement des vérités que nous ne pouvons pas vivre ? Vivons-nous autre chose que des “vend
149de mourir ? Oui, maintenant, je vais vous dire la vérité : Nous sommes tous des Nicodèmes ! et jamais plus qu’en ce moment où
150et je ne suis pas loin de croire qu’il exprima la vérité la plus certaine de la soirée, encore que cette vérité ne soit point
151é la plus certaine de la soirée, encore que cette vérité ne soit point facile à entendre. Je ne sais si c’est un « barthien »,
66 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
152 l’intellection du contenu, et encore moins de sa vérité. Il y a donc de l’équivoque dans notre admiration (ou notre déception
153certainement la plupart d’entre nous à récuser la Vérité que les mystiques ont prétendu traduire, ce qui reviendrait à les tax
67 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
154utionnaire. On ne saurait trop insister sur cette vérité à une époque où l’engouement pour les formes les plus étroites du pra
68 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
155c sa fameuse autobiographie. Mais peu importe. La vérité, c’est que nous avons une conception héroïque de la vie. Tout dépend
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
156on arme défensive et offensive, enfin sa norme de vérité et d’action, il me semble qu’on ne peut éviter un mot qui rend compte
157 et première de la société féodale fut l’honneur, vérité de la force et de la confiance jurée, de même le fondement du régime
158e et de la mentalité bourgeoise, c’est la raison, vérité « générale » hostile à toute foi incontrôlable. Je pense que tous les
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
159inactualité de la culture qui était pour Marx une vérité de fait, — fait qu’il avait tout d’abord dénoncé, puis qu’il avait dé
71 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
160nt il est seul à garantir la cohérence. Alors, la vérité d’une culture n’est autre que la vérité de ce principe. Et la logique
161Alors, la vérité d’une culture n’est autre que la vérité de ce principe. Et la logique interne de celui-ci détermine le destin
162ni par conséquent de valeur. On voit enfin que la vérité de la culture et sa chance de grandeur réelle résident dans la vérité
163 et sa chance de grandeur réelle résident dans la vérité de la commune mesure régnante. Mais un exemple ne saurait suffire qua
164 au service de la force commune, et non pas de la vérité
72 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
165e ». Mais quels sont les critères objectifs de la vérité que j’ai en vue ? Quelles sont les « notes » de la mesure vraie ? Je
166 ce telos lui-même est vrai. Et certes, l’absolue vérité d’un principe téléologique n’est définie que par la vérité du telos m
167un principe téléologique n’est définie que par la vérité du telos même. Mais je ne veux parler ici que de la vérité objective.
168 telos même. Mais je ne veux parler ici que de la vérité objective. Or la vérité du telos n’est saisie que par l’acte de foi,
169veux parler ici que de la vérité objective. Or la vérité du telos n’est saisie que par l’acte de foi, et cet acte n’est pas ob
73 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
170s et souvent sans beauté, inhabile à traduire les vérités spirituelles, qu’on en vient donc à méconnaître pour un temps, mais a
171rg, voilà le clerc, le fanatique de la plus haute vérité. Tandis qu’Érasme qui refuse par deux fois de venir témoigner en fave
172 Érasme est le clerc qui trahit et qui déprime la vérité « pour nourrir une paix fardée 33  ». Ce conflit de la mesure stérili
74 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
173ent vivante et renouvelant ses grands symboles de vérité, de force et de beauté. (Philosophes, savants et artistes.) À partir
174tructeurs de toute communauté, affirmateurs d’une vérité individuelle anti-sociale, des prophètes sans message pour le peuple,
175 Prudhomme, le pharmacien Homais, le Père Uba. La vérité, l’esprit et la culture en présence du triomphe bourgeois furent reje
176s que valent ces mesures imposées ? Quelle est la vérité des fins qu’elles servent ? Et si ces fins se réalisent, échapperont-
177, de porter témoignage en faveur d’une plus haute vérité ?
75 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
178u Plan quinquennal nos deux critères objectifs de vérité de la mesure. 1° Le Plan joue-t-il parmi les communistes russes le rô
76 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
179e duperie spirituelle ; je le crois, au nom d’une vérité plus haute, et qui n’est pas une opinion de partisan, de politique. M
77 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
180 droit de la dénoncer…) Mais alors, où trouver la vérité totale, la seule qui ait le droit d’être totalitaire ? La fin des fin
181tant que l’homme est le porteur d’une vocation de vérité ? Voilà, me dit-on, qui introduit une exigence métaphysique. Et le ju
182l’on peut aussi, et l’on doit, mettre en doute la vérité qui vérifie ces mêmes critères. Or, à ce doute, il n’est pas de répon
183acte qui obéit non pas à un peut-être, mais à une vérité certaine, affirmée par cet acte même. Il n’est de fin vraiment unique
184nique — et par conséquent unifiante — que dans la vérité dernière de l’homme. Mais, d’autre part, cette vérité dernière n’exis
185té dernière de l’homme. Mais, d’autre part, cette vérité dernière n’existe vraiment qu’au lieu et à l’instant précis où je lui
186cte, c’est un témoignage matériel en faveur de la vérité, et non pas en faveur d’un idéal rêvé ou désirable. Ainsi l’acte de f
187ée et action se confondent en un seul élan, où la vérité est attestée par un geste, et le geste sanctionné par la vérité. Voil
188estée par un geste, et le geste sanctionné par la vérité. Voilà l’indivision cherchée, la garantie certaine de l’unité intime
189 mesure se ramène alors à ceci : quelle est cette vérité dernière assez certaine, et en même temps assez totale pour mériter n
190ulons des réponses simples et faciles, ou bien la vérité qui est souvent difficile. Si nous refusons de descendre au cœur de c
191qui ne sont ordonnées qu’à une tactique, non à la vérité. Ou encore elles prétendent réduire la vérité elle-même à une tactiqu
192 la vérité. Ou encore elles prétendent réduire la vérité elle-même à une tactique. Enfin, et du seul fait qu’elles sont des me
193l…) Seule a le droit de se vouloir totalitaire la vérité qui est totale, qui rend compte du tout de l’homme et de ses fins les
194e ses fins les plus lointaines. Seule aussi cette vérité a le pouvoir d’unifier tout notre être lorsqu’il tend activement vers
195 ne peut donc être définie qu’en relation avec la vérité dernière de l’homme ; elle est l’attitude de pensée et d’action, indi
196ion, indistinctement, qui nous rapproche de cette vérité. Mais à l’inverse, on pourrait dire que cette vérité même est indiqué
197ité. Mais à l’inverse, on pourrait dire que cette vérité même est indiquée par une attitude de notre être, telle que la pensée
198ement dit : notre chemin est éclairé par la seule vérité du but. Mais à l’inverse, le but ne nous devient visible que lorsque
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
199-dire choisissons nos buts prochains au nom d’une vérité finale qui ne connaît pas nos contingences. Voilà la tension créatric
200ingences. Voilà la tension créatrice : réalité et vérité assumées dans une seule volonté. Il reste à remplacer chacun des term
201raire. Elles veulent la force, et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, et nous voulons la force per
202 voulons la force personnelle, celle que donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre pers
203otre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre, avec un maximum de violence créatrice. p. 134
79 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
204, lequel est d’incarner l’esprit au service de la vérité. Je définirai donc mon attitude comme un opportunisme de la vérité.
205rai donc mon attitude comme un opportunisme de la vérité. Je ne perds pas de vue nos conditions actuelles, le temps et les li
206’est pas l’urgence matérielle, mais la plus haute vérité. Qui est la vérité à hauteur d’homme. Et j’ajouterai : à portée de la
207matérielle, mais la plus haute vérité. Qui est la vérité à hauteur d’homme. Et j’ajouterai : à portée de la main. p. 146
80 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
208 revenir avec toute l’insistance que requiert une vérité si importante 58 , — car elle a le malheur d’être évidente, et il n’e
209tre de se préciser à sa façon, au détriment d’une vérité plus générale qu’elle est simplement destinée à illustrer. Penser ave
210icherie. J’appelle sanction le simple jugement de vérité ou d’erreur, dans un domaine où quelques vérités fondamentales sont r
211e vérité ou d’erreur, dans un domaine où quelques vérités fondamentales sont reconnues. Je doute qu’il en existe de cette sorte
212dogmes et de déterminismes figurant à ses yeux la vérité en soi, la mesure de toutes les mesures, et le correctif nécessaire à
213a peut aisément s’expliquer : dans un monde où la vérité n’est plus justiciable d’aucune hiérarchie spirituelle reconnue, il n
81 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
214 le choix qui nous est imposé n’est plus qu’entre vérités statistiques, et vérités personnifiées. Ou encore : entre la réalisat
215posé n’est plus qu’entre vérités statistiques, et vérités personnifiées. Ou encore : entre la réalisation fatale d’une doctrine
216s ici, si je pouvais un seul instant confondre la vérité et le succès. Je n’attaquerai pas d’ailleurs cette permanence en soi,
217ent. Il s’arroge des droits sur eux, bien qu’à la vérité il ne résulte que de la somme de leurs altérations. Les hommes qui co
82 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
218 cette phrase : « Authenticité, [p. 155] réalité, vérité, matière : autant de synonymes ou presque. 42  » ⁂ « Qu’on n’aille pa
219crée les formes en même temps que notre œil. « La vérité est une pensée matérialisée, la vérité doit exister non seulement en
220 œil. « La vérité est une pensée matérialisée, la vérité doit exister non seulement en nous, mais devant nous. Non seulement e
221llemands ; puis Rimbaud qui voulait « posséder la vérité dans une âme et un corps ». Aujourd’hui, c’est un Rilke, un Claudel,
222mensonges, surtout lorsqu’ils essaient de dire la vérité. Contre cette inflation nominaliste, il n’est pas de défense plus sûr
223. 168] totale, — ou sa révolte, mais au nom d’une vérité qu’il faudrait dire. Maintenant il y va de notre tout. La question de
83 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
224-dire choisissons nos buts prochains au nom d’une vérité finale qui ne connaît pas nos contingences. Voilà la tension créatric
225ingences. Voilà la tension créatrice : réalité et vérité assumées dans une seule volonté. Il reste à remplacer chacun des term
226traire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, et nous voulons la force per
227 voulons la force personnelle, celle que donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre pers
228otre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre avec un maximum de violence créatrice. p. 251
84 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
229se que par un académicien ! » Boutade, en [p. 13] vérité, mais très « catholique » je le crains, si la « prudence » catholique
230 si Bossuet, en écrivant cette page, a déformé la vérité, il le faut déclarer hérétique, de même que ceux qui lui donnèrent l’
231nt l’imprimatur. Et si Bossuet n’a pas déformé la vérité, pourquoi serait-on gêné par sa franchise ? Il ne dit rien dans ce qu
232taire la nature, d’enseigner « objectivement » la vérité à l’homme « subjectif ». Et tout en mentionnant la Bible pour mémoire
85 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
233 jalousement pris souci de dire au bon moment ses vérités inactuelles. De là le rythme singulier de sa production ; de là ses n
234» l’amère passion de faire mourir un témoin de la vérité ? Si tu veux ce résultat… apprends d’abord à bien connaître ta généra
235x : La Pureté du cœur, le Droit de mourir pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificateur. On les tro
236 est dans cette phrase : « La subjectivité est la vérité. » La subjectivité, ce n’est pas le subjectivisme, ce n’est pas le va
237ectivité, c’est le fait de devenir le sujet de la vérité, et non pas seulement son admirateur enthousiaste. On dirait, dans le
238gage d’aujourd’hui : c’est le fait de réaliser la vérité que l’on connaît ; ou encore, de la prendre au sérieux et de la voulo
239 du sérieux dernier, de la prise au sérieux de la vérité. Du point de vue du sérieux humain, l’éternité doit apparaître comme
240leur impuissance ; puis à montrer que l’éternelle vérité n’est encore qu’une grandiose ironie tant qu’elle n’est pas actualisé
241ui seul eut vraiment « le droit de mourir pour la vérité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de foi, qui saisit
242oit de mourir pour la vérité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel par
243’injustice qui l’accompagne plus onéreuse pour la vérité que ne serait l’affectation d’impartialité ; et je suis loin de trouv
86 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
244nte ? Et si personne ne veut plus s’occuper de la vérité, sous prétexte que le mensonge a plus de succès, croit-on que c’est l
245tuels », certes, dans ce sens que nous croyons la vérité plus utile que les mensonges intéressés, au bout du compte. Nous somm
87 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
246in derrière elle les violences fascistes 52  ; la vérité humaine par des idéologies de propagande ; et la raison par la raison
88 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
247 toujours plus prochaines que celles de la simple vérité. Mais il y va du succès même de la révolution personnaliste. Désespér
89 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
248ersécutions de ceux qui ont intérêt à étouffer la vérité, etc. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « 
249’accord ? — Ben quoi, fait-il convaincu, c’est la vérité ce qu’il a dit ! Comment donc ? Ai-je affaire à un chrétien ou même à
250ie de le faire parler. Je lui dis : Oui, c’est la vérité pour les chrétiens, mais tout le monde ne pense pas comme ça ici ? — 
251osture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou l
252 les paroles de l’orateur, parce que c’était « la vérité ». Autrement dit, parce que c’était correct, parce que ça se tenait e
253ien dit. Il ne lui est pas venu à l’esprit que la vérité est quelque chose qui peut être réalisé. Et qu’il s’agit de prendre p
254le ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à rien. Ils bornent le rôle de l’esprit à la constatation
255raire leur confort. Au lieu de faire respecter la vérité, en montrant par l’exemple qu’elle implique des actes, ils la disqual
256 que vous. Il faudrait croire fanatiquement à une vérité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser boulev
257l, sous ce grand [p. 83] ciel… Au nom de quelle « vérité » brutaliser et bouleverser à grand fracas de moteurs et de règlement
258Mensonge de la distance et de la simplification ; vérité [p. 92] de la fable qui donne une forme grande à nos obscurs et grand
259provoquer à l’invention de prises nouvelles ou de vérités plus touchantes que cette découverte du monde à un niveau où elle n’e
90 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
260sée, sans danger, par suite sans nulle utilité ni vérité, on préconise une sorte de malthusianisme cérébral. D’autres demanden
261ient en fait à biffer simplement le critère de la vérité, et à ne respecter plus que les indications très équivoques de l’inst
262stes » ? Que l’on supprime la préoccupation de la vérité ? Mais alors on aimerait qu’ils le sachent, et le disent, comme un St
263oses le vrai. Si l’on décrète qu’il n’y a plus de vérité, on prive en effet la pensée de son aiguillon créateur… 1er novembr
264llectualisme : elle indique, je crois, la part de vérité qu’il peut y avoir dans cette réaction déplorable. Mais ce qu’elle me
265mot s’évade dès qu’on veut le serrer de près.) La vérité de l’homme est dans le dialogue. Dans son affirmation, dans ses quest
266plement en témoignant, en annonçant aux hommes la vérité et le chemin. Point n’est besoin d’actions extraordinaires, surhumain
267sse. Il est totalement impossible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’
268 gens, au contraire. Ce qui gêne, c’est plutôt la vérité telle [p. 198] quelle, surtout la vérité sur une situation matérielle
269lutôt la vérité telle [p. 198] quelle, surtout la vérité sur une situation matérielle. Il est entendu qu’on ne doit pas parler
270 des titres, une sauce aigre où nagent de grandes vérités brutales, toujours bonnes à dire, mais mal dites. J’accepte à la rigu
271x ou socialistes, ce serait d’être le parti de la vérité et du bon sens. Ils auraient avec eux tous les hommes, — bourgeois ou
272t de comprendre, dont le métier est de vouloir la vérité, dont la seule dignité est d’avoir foi dans le pouvoir d’une pensée d
91 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
273conques » sur le fait de l’invraisemblable, de la vérité mystérieuse, de l’abyssale originalité qui est pour chacun ce qu’il a
92 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
274discutables, suffit à établir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même d
93 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
275 où les clichés romanesques retrouvent enfin leur vérité originelle. Et l’on se laisse aller à de vieux trucs trop éprouvés, a
94 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
276sse. Il est totalement impossible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’
95 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
277es : « Je suis plus près de leur erreur que de ma vérité. » Parfois l’on songe au Rilke des Cahiers, — sans la vibration slave
96 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
278M. Benda décrivait l’autre jour à l’Union pour la vérité, une « querelle des générations » dont il définissait comme suit les
279 méprisaient l’action politique, — cultivaient la vérité désintéressée, — respectaient les principes éternels, — la liberté in
280alheureux, respectent la politique, ne veulent la vérité qu’au service de l’action, vénèrent la force, et pratiquent la religi
281 non pas « à son service », mais au service de la vérité. Le mot d’incarnation résume cette position. On nageait en pleine con
282elui qui refuse d’endosser les conséquences de sa vérité prouve par là qu’il en a plus de respect que celui qui s’efforce de l
283elui qui s’efforce de la réaliser, — c’est que la vérité dont il s’agit ressemble pas mal au néant. Soyons sérieux : la majori
97 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
284bourgeoise, me paraît doublement onéreuse pour la vérité, voire pour l’intelligence. D’abord en ce qu’elle rend un livre de ce
98 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
285 du sol, sous ce grand soleil… Au nom de quelle « vérité » brutaliser et bouleverser à grand fracas de moteurs et de règlement
99 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
286ais il s’agit de savoir ce que l’on révère, de la vérité ou de la sécurité. Ce serait une raison bien débile, qui n’oserait s’
100 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
287tion en prose de la poésie »… Sa rhétorique, sa « vérité »… 5. De la sexualité, et notamment de la signification de l’ambivale