1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1e, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
2umour léger, notation suggestive, telles sont les vertus de sa critique. Ce n’est que dans sa discrétion à louer une grande œu
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
3mentaires parfois un peu copieux ; mais elle a la vertu de rendre contagieuse la curiosité de l’auteur à l’endroit de cette â
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
4stes. Égoïstes avec une profonde conviction ; par vertu. Ce qui n’a rien d’étonnant : ils ne sont que les projections du moi
5ections du moi de leurs auteurs. Or l’égoïsme est vertu cardinale pour le créateur. Mais quel est ce besoin si général de s’i
6 légitime à leurs yeux, mais « tabou » ; et c’est vertu que de favoriser son expansion. — Mais je trouve en moi ordre et déso
7et qui consiste à pousser à l’extrême certaines « vertus », les pousser jusqu’à l’absurde. Surenchère morale dont le début de
8n. Ainsi, c’est par humilité qu’on renoncera à la vertu, sous prétexte qu’elle pousse à l’orgueil ; c’est par sincérité qu’on
9 considérer un certain immoralisme comme la seule vertu digne d’une élite. Tel est l’état d’esprit de la plupart de nos jeune
10térêt 6 … » c’est proprement la perversion d’une vertu qui se brûle elle-même. Je ne vais point nier la fécondité psychologi
11si proche de certain mysticisme. Mais pousser une vertu particulière jusqu’à ses dernières conséquences suppose qu’on ait per
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
12s. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi, est douloureuse : le sacrifice. Sans doute, cette « a
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
13ruines de ce temps. Il fallait bien tirer quelque vertu d’une anarchie dont on ne veut pas avouer qu’elle est plus nécessaire
14ourage moral, nous avons élevé à la hauteur d’une vertu première — et qui légitime tous les dénis de morale à quoi nous oblig
15issait le plus sincère. » La sincérité spontanée, vertu moderne en qui renaît un mythe rousseauiste, inspire, explique un vas
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16 souffles à peine parfumés, les vices enlacés aux vertus, c’est [p. 132] un ricanement splendide comme un éclat de rire de con
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
17r vie, car ils aimaient en moi par-dessus tout la vertu que je leur devais. Pourtant, je ne détournai pas mes yeux des yeux [
18érobé des années de joie au profit d’une [p. 183] vertu que tout en moi reniait obscurément. Je sentais bien que le ressort s
19ment. Je sentais bien que le ressort secret de la vertu dans laquelle on m’avait emprisonné c’était un bas opportunisme socia
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
20oit de juger ces faits ; 2° qu’ils ne peuvent, en vertu même de leur scepticisme quant à la valeur réformatrice des idées, m’
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
21d progrès sur la Nature. Quelle peut bien être la vertu éducatrice d’un tel milieu, moral et matériel ? L’école publique, tel
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
22ui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipline primaire forme des gobeurs et des inertes, fournit des
23ement tout entier soit occasion de développer les vertus sociales de l’élève. « Une classe est une société en miniature. » Cec
24e peut pas exiger qu’il soit tout de noblesse, de vertu et de grandeur. Mais on peut s’étonner de voir qu’il n’est que ridicu
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
25ent. Je ne veux pas me poser ici en défenseur des vertus patriarcales. Mais je m’adresse aux démocrates convaincus, partisans
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
26 même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là est véritableme
27is bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu décevante comme ce qui ne ressemble à rien, gênante comme un cadeau d
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
28nter à bon marché, et personne ne croit plus à la vertu de simulacres à ce point galvaudés. (Un Montherlant lui-même, récemme
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
29 une sourdine. Car il sait que la modestie est la vertu de choix du classicisme. Et qu’il est le dernier de nos classiques… P
30ol de nuit, non déshumanisé certes, s’élève à une vertu surhumaine. Je crois que ce qui me plaît surtout dans ce récit frémis
31u’il n’aille pas croire pourtant que désormais la vertu fera prime, les vices ayant épuisé leurs saveurs. La question n’est p
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
32 même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là est véritableme
33is bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu décevante comme ce qui ne ressemble à rien, gênante comme un cadeau d
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
34e désarmée qui ne subsiste que par la force d’une vertu sans égale, sans espoir, — péril pour le monde ! Fable énorme et qui
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
35éalisation, d’actualisation de la pensée, dont la vertu et la grandeur devraient s’imposer à nous tous. Goethe inutilisable,
19 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
36 (pour ceux qui croient aux « relations »). Cette vertu laïque et démodée, confectionnée par les idéologues de la Troisième R
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
37 a d’insolite, ce n’est pas tant sa forme que les vertus qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le manque d’ironie, la bo
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
38ps il est question de bien, de mal, de vice et de vertu, de péché même, parfois, quels sont les écrivains capables de déclare
39, en donne la référence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’absolu d’un Nietzsche, c’est le Grand Midi ; et sa vertu
40bsolu d’un Nietzsche, c’est le Grand Midi ; et sa vertu : dépassement. Jouhandeau à son tour se place dans ces marches extrêm
41’audace du « choix » ou du « dépassement », cette vertu qui « supprime la morale », Jouhandeau l’appelle imprudence ou généro
42c’est-à-dire ce qui le supprime, ce n’est pas une vertu, mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère.
43prime, ce n’est pas une vertu, mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meu
22 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
44que ce soit la croyance antique et païenne à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins pa
23 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
45spèce d’adresse au jour le jour qui tient lieu de vertu politique à ce siècle débile et fiévreux ? On se demande alors de quo
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
46ident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les homm
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
47 le dit l’expression courante, faire de nécessité vertu. Mais c’était aussi introduire dans la doctrine de la Révolution un
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
48ce. Il n’a pas de valeur en soi. Il n’est pas une vertu, comme voulurent nous le faire croire Benjamin Franklin et les capita
49 brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qui mesure la dignité de l’hom
27 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
50on pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pour modèle le Citoyen-Respectable ou le T
28 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
51es, et que les tyrannies les plus absurdes ont la vertu d’exciter l’enthousiasme. Mais vous êtes moins réalistes que vous ne
52te qu’on lui retourne le reproche. Il accepte, en vertu même de sa foi, qu’on le condamne ; alors que tous les autres veulent
53ée, révoltée, ni droguée, elle ne croit plus à la vertu des « évasions ». Elle sait voyager à pied, camper, nager, vivre en c
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
54s nécessaire de beaucoup discourir sur les autres vertus morales.) 4. Mieux vaut un convaincu sans influence sociale, que mill
30 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
55font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-nous d’une certaine maniè
56et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de louer la Réform
57 perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. Et c’est pourquoi l’on a pu dire que le calvi
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
58ident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les homm
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
59onnant, et s’appelle « patience », parfois même « vertu » sans plus ; « ne pas pouvoir se venger » devient « ne pas vouloir s
60e, et, par ailleurs, qualité pratique (et non pas vertu) recommandée aux pauvres, et aux pauvres seuls, est désormais une ver
61 pauvres, et aux pauvres seuls, est désormais une vertu sans lien avec la notion de sacrifice ou avec l’idéal évangélique et,
62fice ou avec l’idéal évangélique et, pour comble, vertu de riche, mais qui retient encore le pathos chrétien que renferme le
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
63 Que la justice est dans l’égalité de tous, et la vertu dans l’opinion publique. Que l’histoire évolue selon des lois fatales
64ousiasme populaire ; que la justice, enfin, et la vertu, n’ont aucune réalité si chacun n’est pas à sa place là où la vocatio
65sur le pardon, ou bien tu te reposes aussi sur ta vertu. Ou bien tu vois que la question brûlante, c’est de savoir si toi, tu
66n monde plein de coquins, [p. 619] montrer que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rap
34 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
67on mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus trop massives. C’est l’espèce des immoralistes. Sans les valeurs anar
68talent qu’en exige notre littérature, et quelques vertus d’homme et de « penseur » en plus. J’indiquerai trois de ces vertus q
69de « penseur » en plus. J’indiquerai trois de ces vertus qui me paraissent fort peu de mode parmi nos scribes assis ou accroup
70leurs » du romantisme, je proposerais d’ériger en vertu le mépris d’une certaine originalité de forme. Le raffinement des moy
71as fâché. Aucune révolution n’a jamais inventé de vertu réellement nouvelle. Mais toute révolution est d’abord un rappel à ce
72oute révolution est d’abord un rappel à certaines vertus négligées. Une nouvelle insistance sur la définition de l’homme. Une
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
73ut-on vraiment faire plus ? L’événement seul a la vertu de concrétiser le concret, et de manifester à l’évidence son mystère.
36 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
74es conflits sociaux se réduirait probablement aux vertus de surdité, de cécité et de mutisme. Par ailleurs, elle pourrait être
37 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
75on pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pour modèle le Citoyen-Respectable ou le T
38 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
76ci d’un chiffre que dépendent la puissance, et la vertu, et l’invention, et l’amour même. Et ce chiffre n’est pas un « nombre
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
77re de M. de la Rocque a le courage de rappeler la vertu, rions à notre tour du reproche de fascisme dont on veut accabler tan
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
78ationalisme. De même que le principe central, la vertu décisive et première de la société féodale fut l’honneur, vérité de l
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
79t démontré nécessaire, faisant ainsi de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvega
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
80s agissons en tant qu’hommes simplement, c’est la vertu qui est notre mesure ; lorsque nous agissons en citoyens : la loi ; l
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
81aine âpreté rationaliste qui rappelle les solides vertus de la bourgeoisie conquérante. Ce n’est point par hasard que ces amis
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
82 les discours de propagande, à faire de nécessité vertu. On se servit du « spirituel » pour justifier le mépris où l’on était
83 la manière la plus simple par la propagande, les vertus et les vices sont simples et facilement reconnus par tous. Toute œuvr
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
84prit perdait d’abord toute efficacité, puis toute vertu spirituelle. Les dictatures sont fondées au contraire sur le primat,
46 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
85ule de départ. 2° En décrivant les attitudes ou « vertus » qui me paraissent nécessaires pour affirmer le sens encore obscur q
47 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
86le siècle passé n’a pas manqué de qualifier cette vertu de scientifique. Soyons donc rigoureux dans l’examen d’une maxime don
87pendant. Cette impartialité, je le répète, est la vertu de l’intellectuel bourgeois. On se tromperait du tout en y voyant une
88her dans le vide, c’est sur l’insuffisance de ses vertus qu’il s’agit d’éclairer l’adversaire. Et c’est au succès même de ses
89ourgeois que son souci d’impartialité méthodique, vertu de laboratoire, dont on fait à peu près le synonyme d’honnêteté, une
90former l’homme. J’ai dit la condition d’une telle vertu et d’un si sobre détachement. Lorsqu’un clerc nous dira qu’en toute i
91, sans doute sommaire, du clerc moderne et de ses vertus. Je me bornerai, pour l’instant, à suggérer un mot qui me paraît susc
92 de pitié, de bonhomie ni de violence — ces trois vertus seront toujours liées — que doit s’adresser la pitié. La pensée san
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
93ée avec les mains. Ce seront, si l’on veut, les « vertus » — ou « valeurs » au sens nietzschéen — qu’un critique devrait retro
94la mesure que nous cherchons. [p. 203] Première vertu : le réalisme Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il ne pose pa
95uit devant les alternatives absolues. La première vertu d’une pensée active sera donc de s’attacher aux problèmes qui se pose
96nous évadions dans des excès imaginés. Deuxième vertu : la violence La violence n’est considérée par l’élite libérale d’auj
97rutalités que son absence a libérées. Troisième vertu : l’autorité « Mais, dit le clerc, on se moquerait bien de ma violenc
98utes nos hiérarchies intellectuelles. Quatrième vertu : le goût du risque Pédagogie du risque : tout ce qui n’est pas dange
99ubversive, non moins qu’ordonnatrice. Cinquième vertu : l’originalité Incarnation et risque ne sont pas séparables. L’origi
100ine de l’autorité spirituelle. [p. 216] Sixième vertu : d’un certain ascétisme de l’expression De tout ce qui précède, et s
101ur rende au langage sa prise et son tranchant, sa vertu, son pouvoir d’ordonner et de toucher. La révolution nécessaire, et n
102agit, c’est celle qui sait où elle va. Septième vertu : l’imagination En somme, la question du langage revient à celle de l
10324] le langage dans sa nouveauté actuelle, par la vertu d’un parti pris un peu plus passionné que savant. L’imagination créat
104certain style de vie, tendre et tendu. Huitième vertu : le style Un style de vie ! On voit des condottieri. Il faudrait voi
105 et incarné, l’esprit qui crée et qui éduque. Les vertus qu’il suppose sont concevables ; leur lieu commun, définissable : c’e
106gne plus seulement comme un péché, mais comme une vertu glorifiée par la culture « distinguée », et codifiée légalement par l
107es conflits sociaux se réduirait probablement aux vertus de surdité, de cécité et de mutisme. Par ailleurs, elle pourrait être
108nt de l’action créatrice, dans l’exercice de deux vertus maîtresses de notre éthique, l’imagination et le style. Enfin, nous
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
109 a d’insolite, ce n’est pas tant sa forme que les vertus qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le refus de l’ironie, la
110e à nos prises. Ainsi fait Goethe, et c’est là sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, des questions que Ramuz n
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
111aine âpreté rationaliste qui rappelle les solides vertus de [p. 252] la bourgeoisie conquérante. Ce n’est point par hasard que
51 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
112d » disait Baudelaire. Celui d’Aron unit ces deux vertus, par une sorte d’ellipse tout [p. 436] à fait révélatrice du mouvemen
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
113adie vraiment mortelle, dont la foi seule, non la vertu, peut nous guérir. Quant à ceux qui le qualifient de « métaphysicien
53 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
114menses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la jeune
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
115devant un présent ouvert de tous côtés… Une seule vertu peut alors nous sauver de cette tentation du désespoir et c’est l’hum
116qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là des vertus au-dessus du commun, la révélation de secrets qui suffiraient à rendr
117 est plus juste, et plus digne de l’homme que ces vertus de carnassiers que nous partageons, d’ailleurs maladroitement, avec l
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
118lus précisément, se suppose plus ressemblant à sa vertu (ou à son vice) qu’il n’oserait l’affirmer devant autrui. [p. 154] L
119bilisent, les « courtes habitudes » épuisent leur vertu. C’est le moment de lever son camp. Plus tard, peut-être, quand toute
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
120oi qui rappelle d’une double manière la fameuse « vertu dormitive »… 2. Les auteurs qui s’occupent des mystiques et, en génér
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
121cience très vivace. Et dès lors toutes ces belles vertus dévient ou agissent à contre-fin. Que l’armée soit proche du peuple,
58 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
122devant un présent ouvert de tous côtés… Une seule vertu peut alors nous sauver de cette tentation du désespoir, et c’est l’hu
123 est plus juste, et plus digne de l’homme que ces vertus de carnassiers que nous partageons, d’ailleurs maladroitement, avec l
59 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
124animant les grands rythmes naturels, libérant les vertus et les vices des entraves du respect humain, nous jette dans le grand
60 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
125l’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, le verbiage politique d’aujourd’hui est un hommage que les partis re
61 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
126pathétique avec le vieux pasteur, ce champion des vertus germaniques s’écrie : « Je ne crois qu’à un Dieu qui sauve l’honneur
127 pas, n’a pas de qualités propres, de vices ou de vertus, ni même de compte en banque, et à peine un état civil. Il est le lie
62 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
128menses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la Jeune
63 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
129e danger de pécher et le remords, devient soudain vertu mystique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en
64 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
130 devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux »,
131 fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans
65 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
132. Staline a d’autres plans, et Ce soir a d’autres vertus. S’il se fait une révolution, elle sera donc improvisée, donc sanglan
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
133’on veut être un gentleman — perdra ses dernières vertus, la passion « contenue » dans le mythe primitif se répandra dans la v
134assion s’est tellement démocratisé qu’il perd ses vertus esthétiques et sa valeur de tragédie spirituelle. Reste une confuse e
135andestins. Mais les barons félons veillent sur la vertu de la reine. Celle-ci demande et obtient un « jugement de Dieu » pour
136 toujours si facilement dupé — et de glorifier la vertu de ceux qui s’aiment hors du mariage et contre lui. Mais cette fidéli
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
137fin de rendre les guerriers plus valeureux. Or la vertu d’une telle discipline est relative à la vie même, non à l’esprit. El
138athares glorifient — sans toujours l’exercer — la vertu de chasteté ? Est-ce pure coïncidence si, comme les « purs », ils ne
139corps. Soulignons enfin ce fait capital : que les vertus de la cortezia : humilité, loyauté, respect et fidélité envers la Dam
140ns autant qu’ils ne parviennent à la transmuer en vertus et en vérités théologiques : saint Bernard de Clairvaux et Abélard so
141Longue Attente, Chasteté, Secret et Merci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garantie de Vray Amor. Voici M
142angage, la rhétorique courtoise et son système de vertus, de péchés, de louanges et d’interdits, demeure un fait patent : il s
143stés, parce qu’ils réfutent le préjugé moderne en vertu duquel toute communication entre le tantrisme ou le manichéisme boudd
144e les corps et les séparations), voilà la suprême vertu, et la vraie voie divinisante. Entre ces deux extrêmes illustrés par
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
145élité d’Iseut, c’est l’hérésie, [p. 158] c’est la vertu mystique des « purs », c’est une vertu, selon les auteurs de la légen
146] c’est la vertu mystique des « purs », c’est une vertu, selon les auteurs de la légende. Et la faute n’est pas dans l’amour,
147our « pathologique ». L’amour, pour lui, c’est la vertu chrétienne de l’agapè, forte comme la mort, mais non point ivre ; int
148t et chantent ses louanges, pratiquent toutes les vertus. Ils connaissent et ils aiment ; ils cherchent ; ils trouvent… » Bref
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
149es petits, qu’un chasseur lui a pris, ce sont les vertus, et le chasseur c’est le Démon, qui nous fait voir ce qui n’est pas.
150tion volontaire, et la chevalerie fait place à la vertu qui conclut en faveur du monde… 9. Corneille, ou le mythe combattu
151r, c’est que je n’ai point fait de tragédie où la vertu soit plus mise au jour que dans celle-ci ; les moindres fautes y sont
152on et quelque obstacle : la société, le péché, la vertu, notre [p. 227] corps, notre moi distinct. Et de là vient l’ardeur de
153mais non plus même pour celle de l’amour. « Belle vertu, dit Mme d’Épinay, qu’on s’attache avec des épingles ! » (Il me sembl
154célératesse. Antithèse vraiment parfaite des deux vertus de l’amour chevaleresque : la candeur et la courtoisie. Il me semble
155 voit libéré du jeu des règles, des péchés et des vertus, par la grâce d’une vertu qui transcende le monde de la Loi. Enfin to
156les, des péchés et des vertus, par la grâce d’une vertu qui transcende le monde de la Loi. Enfin tout se ramène à cette oppos
157fusions intéressées de l’Éros et de l’Agapè. « La vertu est si nécessaire à nos cœurs que, quand on a une fois abandonné la v
158milation du préjugé social et des exigences d’une vertu déclarée religieuse par opportunité. Mais on distingue les mobiles in
159n, c’est celle qui lèse la « courtoisie », non la vertu bourgeoise trop souvent invoquée. Et ainsi de suite : il serait aisé
160 ignore, mais dont il redécouvre, par éclairs, la vertu sacrale et mortelle. Du Tristan de Thomas par Pétrarque et l’Astrée j
161 mariage et l’honneur, ou le devoir social, ou la vertu, ou le secret mélancolique de l’amant, ou quelque scrupule religieux,
162vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous vengerons de vos « divines
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
163iège de sa Dame. Il livre d’amoureux assauts à sa vertu. Il la serre de près, il la poursuit, il cherche à vaincre les derniè
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
164e danger de pécher et le remords, devient soudain vertu mystique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
165 devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux »,
166 fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs [p. 331] yeux
167blouissante, — dire non en vertu de l’absurde, en vertu [p. 333] d’une promesse ancienne, d’une déraison humaine, d’une raiso
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
168rtions d’une belle image d’honneur princier et de vertu courtoise, et créait l’illusion de l’ordre. (Ibid., p. 80.) 3. Cha
74 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
169re inviolables ! Qui donc se ferait tuer pour une vertu dont on ne sait plus quelle est la [p. 66] fin ? Et toutes ces vérité
170taient excitantes pour l’esprit que par la fausse vertu qu’on leur prêtait. Mais aussitôt qu’elles ont trahi leur commune vul
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
171emple : partout où l’on exalte ici, chez nous, la vertu régénératrice du sang et le culte des morts sacrés, même s’il s’agit,
172font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-nous d’une certaine maniè
173et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de louer la Réform
174 perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. Et c’est pourquoi l’on a pu dire que le calvi
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
175uelle voie ? Je n’aime pas beaucoup la tolérance, vertu qui naît en somme d’un scepticisme, car elle suppose que la pensée de
176 une mort de l’esprit. La tolérance était la pâle vertu des libéraux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des p
177raux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des partisans collectivistes. De leur lutte est sortie la guerre. Le
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
178ceci : La prudence est le vice des timides et la vertu des audacieux. p. 200 40. Peut-être me croira-t-on si je déclar
78 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
179 la vérité, et pour l’étendre et confirmer par la vertu du témoignage, il est clair que la grande ambition satanique devait ê
180sourire de l’acheteur et la satisfaction de votre vertu. C’est là le mensonge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’in
181faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » sont au service du mal et sont complices de l’œuvre du Malin. « Le
182maintient le monde en dépit de nos fautes, par la vertu recréatrice d’une mort qui est le centre de l’Histoire, et de chacune
183s plus l’idée d’aller chercher le Diable dans nos vertus. En vérité, le Diable n’est pas dangereux là où il se montre et nous
184catégories, transforme ce péché habituel en une « vertu » délirante, en un vertige de fausse innocence, en une exaltation de
185e peut agir que dans le bien, par le moyen de nos vertus. Car nous savons qu’il ne peut rien créer, pas même le champ de son a
186éritables créations du Diable, mais seulement des vertus mal orientées. Le sens originel de leur élan, gauchi ou inverti par n
187sible à la conscience humaine. Un vice, c’est une vertu désorbitée ou réduite à l’insignifiance. C’était le bien, mais le Dia
188sait le Christ. Je lui donne rendez-vous dans nos vertus. 14. Le psychanalyste confondu Un dernier mot sur la réalité mythiq
189é mythique de Satan : Je voudrais corriger par la vertu d’un doute les conclusions trop rationnelles encore qu’un lecteur peu
79 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
190 pas, n’a pas de qualités propres, de vices ou de vertus, ni même de compte en banque, et à peine un état civil. Il est le lie
191is elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que l’esprit seul sait porter jusqu’au paroxysme. Et comment vivre s’
80 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
192 avec plus ou moins de détermination nos vieilles vertus démocratiques. Nous n’avons plus su voir le Démon parmi nous. Le tour
193exclusivement vers la recherche du confort et des vertus moyennes. Par là, nous avons provoqué Hitler et l’éruption des « forc
194ion concentrée) de divinisation prométhéenne. Nos vertus comme nos vices n’avaient plus l’air de rien, et leur insignifiance é
195es, n’ont pas produit d’exemples d’héroïsme et de vertu 14 comparables en grandeur aux atrocités rigoureuses produites par l
196t avoir trouvé le système. Ils aiment la paix, la vertu, l’ordre et la santé. Ils ont raison, mais le Diable les mène, car il
197mène, car ils voudraient la paix sans lutte et la vertu sans tentations, et l’ordre par l’anesthésie, et la santé par la dési
198e mal, si le mal est au premier chef l’absence de vertus créatrices. Dans une passion violente et dans un conflit déclaré, le
199fait signe dans nos vices et nous attend dans nos vertus. Sachant qu’il se révèle trop aisément à l’occasion de nos malheurs,
200e ce culte n’est autre que l’insignifiance de nos vertus autant que de nos vices. Or les vertus insignifiantes, privées de sen
201nce de nos vertus autant que de nos vices. Or les vertus insignifiantes, privées de sens et qui n’ont l’air de rien, sont en r
202ur telle, respectant les catégories et défiant la vertu purifiée par l’affront. Il gardait, dans le vice, un style de l’âme.
81 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
203l est moins dangereux dans nos vices que dans nos vertus satisfaites. Il est moins dangereux dans les antres des dictateurs év
204ar les moyens plus raffinés de la raison et de la vertu. Sa première chance réside dans notre propension à réduire le mal et
205ès les plus grandioses nos propres découvertes, « vertus » et idéaux. Kierkegaard a compris mieux que quiconque, et avant tous
206 Progrès. Seule, la distribution des vices et des vertus se modifie, selon que le Diable renouvelle la stratégie des tentation
207n aime, et dont tout le plaisir est d’altérer nos vertus dans leur source. Vous le sentirez présent, dans sa force immobile, d
208la tenue morale, du sacrifice au bien commun, des vertus viriles et dures. Le bonheur individuel est devenu notre tabou : sign
209avec l’approbation des foules. La décadence de la vertu est un thème millénaire de l’éloquence sacrée. Mais je signale ici un
210par excellence des quiproquos entre le vice et la vertu. Nulle part l’homme ne se dupe mieux sur ses motifs et ne se paye plu
211ce, car cette sincérité garde encore le nom d’une vertu. Mais voici comment elle agit dans un monde où elle ne sert plus que
212’est une question de physique sociale plus que de vertu, une question de vie ou de mort pour notre civilisation et pour tout
82 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
213 nous ne serons pas joués, mais les trois grandes Vertus sauront nous préserver de l’abus des vertus mineures, par où le Diabl
214andes Vertus sauront nous préserver de l’abus des vertus mineures, par où le Diable pourrait nous asservir. La solution est d’
215pparaissent résulter de notre état. Je crois à la vertu de l’élucidation, qui dit le vrai en baissant le ton, sans nul effort
216e ce genre : mais je sais trop qu’ils seront sans vertu dans le monde informe et gigantique où nous vivons. Et puis enfin, je
217st elle à présent qui nous parle ! [p. 210] 65. Vertus J’ai désigné les dimensions de l’Ordre indestructible au sein duquel
218ge d’être vertueux. Il nous suffit de rendre à la vertu sa gloire. Certes, nous avions fait de la vertu si triste chose qu’i
219 vertu sa gloire. Certes, nous avions fait de la vertu si triste chose qu’il paraissait mesquin de s’y tenir. Personne n’osa
220re. À l’orgueil et à la brutalité proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des va
221e autre chose. Quand une démocratie rougit de ses vertus, sur quelle force peut-elle compter ? Et quand l’élite d’une société
222e pour nos cris ? Je voudrais dire le bien et les vertus que j’aime et la libération qui vient après la ruine, quand le même c
223nd ordre de vivre et d’assumer un destin neuf. La vertu n’est plus ennuyeuse quand les vertueux ont disparu avec les vieilles
224us absurde et plus simple que jamais. J’élève ces vertus devant mes yeux non comme une utopie de lendemains meilleurs, car l’E
225randeur : elle nous rend à la réalité. Les vraies vertus ne vont pas au bonheur, mais à l’Ordre et à sa justice. Elles ne vont
226able toutes les choses du monde dont il ignore la vertu et la splendeur. Je lui oppose les gages d’une confiance que n’attein
227dans la cité, l’ordre de la parole et l’ordre des vertus. Je lui oppose l’Esprit, l’Eau et le Sang, « qui rendent témoignage e
228’il ouvre à l’aventure du désir, embrouillant nos vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonheur dans le vertige du ma
83 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
229 la vérité, et pour l’étendre et confirmer par la vertu du témoignage, il est clair que la grande ambition satanique devait ê
230sourire de l’acheteur et la satisfaction de votre vertu. C’est là le mensonge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’in
231faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » sont au service du mal et sont complices de l’œuvre du Malin. « Le
84 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
232exclusivement vers la recherche du confort et des vertus moyennes. ⁂ De même que nous disions, en présence d’un miracle du bie
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
233l est moins dangereux dans nos vices que dans nos vertus satisfaites… Voyez plutôt. Un jour, un Philanthrope s’en allait le lo
86 1944, Les Personnes du drame. Introduction
234ierkegaard, un Rimbaud agissent bien moins par la vertu de leurs conclusions que par celle de leur drame personnel, rendu [p.
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
235croyait à la Raison, Robespierre qui croyait à la Vertu, les grands collectionneurs, les grands chefs d’entreprise et quelque
236 Que la justice est dans l’égalité de tous, et la vertu dans l’opinion publique. Que l’histoire « évolue » selon des lois fat
237ousiasme populaire ; que la justice, enfin, et la vertu, n’ont aucune réalité si chacun n’est pas à sa place, là où la vocati
238sur le pardon, ou bien tu te reposes aussi sur ta vertu. Ou bien tu vois que la question brûlante, c’est de savoir si toi, tu
239t donné un monde plein de coquins, montrer que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rap
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
240irige les destinées humaines (le « village »), la vertu des hasards et des délibérations mystérieuses qui planent au-dessus d
89 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
241 d’insolite, ce n’est point tant sa forme que les vertus qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le refus de l’ironie, la
242à nos prises. Ainsi fait Goethe ; et telle est sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, des questions que Ramuz n
90 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
243 Witz, personne n’a mieux traduit et illustré les vertus qui devraient nourrir, aujourd’hui, notre esprit de résistance. Ce ré
244 je ne cesse d’admirer chez Manuel la plupart des vertus qui nous manquent. Böcklin manque de sobriété, Hodler aussi. D’où l’e
91 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
245ils que les excès, et jamais le défaut de grandes vertus ? Pourquoi disent-ils sans cesse de leur voisin : il boit trop, il co
92 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
246’y perdre, et n’atteint finalement Lisbonne qu’en vertu, semble-t-il, d’un étrange caprice, ou d’une négligence ironique des
93 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
247 la salade. Dans ce pays où le gaspillage est une vertu, et peut-être une nécessité économique, comment l’artisanat se mainti
248il chérissait, ou dont il avait fait de nécessité vertu. [p. 124] Situation véritablement romanesque : faites vos jeux, tout
94 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
249vie quotidienne autant que dans la politique. Ces vertus, cette prudence avare, s’expliquent sans doute par les dimensions du
95 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
250 cette surenchère épuisante. Il ne croit pas à la vertu de la masse, mais bien à celle du retrait. Il prend un gramme de remè
96 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
251ées en bel arroi qui s’avanceraient avec une mâle vertu au-devant de la bombe atomique, nous reviendraient après quelques min
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
252enaient encore pour une nécessité, voire pour une vertu, étaient les véritables éléments de désordre ; et que l’utopie la plu
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
253sais mieux que vous, les hommes perdront quelques vertus et quelques vices de caractère dont ils ne se montraient pas peu fier
254es femmes ont longtemps honorés. Ces vices et ces vertus se trouvent sans emploi depuis que la cavalerie tout d’abord mise à p
255is elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que l’esprit seul sait porter jusqu’au paroxysme. Et comment vivre s’
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
256de leur utilité au service des nations et de leur vertu d’ordre. Admettons qu’elles arrivent encore à se battre. Admettons qu
100 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
257pas un livre de ce genre sans lui faire perdre sa vertu de prise de position dans le vif, à tous risques. Et surtout, je n’ai