1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1t là, sur le sol, les yeux grands ouverts dans le vide, sans rien voir. Ainsi le moujik devant le bolchevik violant sa patr
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
2uis tout finit dans un râle, brusquement c’est le vide. Centre de soi, l’aspiration du néant. J’ai revu à l’envers le film d
3ité véritable vous pousse à faire le saut dans le vide qu’exige toute foi ; c’est la volonté de sincérité, c’est-à-dire une
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
4l jeta, puis, après un grand coup de pied dans le vide symbolique des systèmes, sortit, c’est-à-dire qu’il fit un pas dans u
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
5 geste incertain quelques bouteilles de champagne vides ; car on pardonne l’ivresse, mais non certaines douleurs. Même, je fu
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6ner nos regards de cela qu’il faut bien nommer le Vide. Tant de séductions nous ont en vain tentés, ô tortures fascinantes d
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
7’infini de la seconde. Des peurs sans cause, plus vides que la mort. Toutes ces choses mystiques, c’est-à-dire réelles, c’est
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
8r détruire, déblayer, et faire des signes dans le vide à des hasards gros de dangers, c’est peut-être à quoi notre génératio
8 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
9obscures les mains de l’absence se ferment sur le vide   Tu pleurerais Mais la grâce est facile comme un matin d’été la grâ
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
10éjà tant de faux dieux — le fascinant éclat de ce vide ? p. 242 b. « Pour un humanisme nouveau », Cahiers de « Foi et
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
11n dit, qu’une paire de babouches dans une mosquée vide que personne n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir q
12 l’Objet inconnu. On passe une barrière, une cour vide ; on prend le sentier qui monte en zigzag à travers des jardins dont
13ba est moins théâtral). D’ailleurs le tombeau est vide. Et les babouches ? Pas de babouches. Je sais bien que ce n’est pas l
14it Noël, — la plus sombre de l’année par les rues vides sous la pluie étrangère. Une porte basse s’ouvre sur un long corridor
15s bouteilles sont placées au hasard dans l’espace vide où tourne la fumée des cigares. Assis sur la banquette, quelques boug
16ongrie… Le tombeau de Gül-Baba est symboliquement vide. Quant à l’arbre de Noël, il ne devait à nulle pendeloque insolite l’
17t-Georges, à Bude, est une place vraiment royale. Vide, elle prend toute sa hauteur. Silencieuse, solennelle de nudité, entr
18.) La liqueur de pêche rend démonstratif, dont on vide trois verres d’un trait en guise de salut. C’est alors que se déplien
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
19ns. J’ai traversé l’angoisse lunaire des villages vides aux portes aveugles (j’avais peur du bruit de mes pas). Au hasard, j’
20t déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? Ah ! toutes les actions précises et courageuses, tout c
21les mystiques appellent leur désert, — cette zone vide qu’il faut traverser avant de parvenir à la Réalité. Entre « déjà plu
22echerche de Gérard par les rues noires aux palais vides mais hantés, et dans les grands cafés du centre… Quelle autre rencont
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
23femmes, les filles, les bateaux à vapeur, même le vide qu’il avait cherché, étaient merveilleux. Les couleurs, la lumière du
13 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
24fait défaut et quelque chose qui vient combler ce vide. Une angoisse qui est un appel, et qui crée sa réponse — en vain. Le
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
25d, un peu ennuyé de me trouver à côté d’une place vide : la jolie femme qu’on attend dans ces circonstances, une fois de plu
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
26e au centre de la pièce. Il y a là dans un espace vide un piano à l’aile levée, et devant le piano, assis sur un tabouret ba
27e des reflets sur le parquet, venir par une salle vide où pénètre le ciel pâli. Transparents sous les lumières qui déjà reti
28. Un peu de nuage flotte sur le bassin, grand œil vide où paraît le vertige. Voici que cèdent les amarres des pelouses, tout
29uit qui s’évapore et l’aube encore vacillante, le vide absurde où s’en vont nos plaisirs et d’où remonte notre peine. Ah ! s
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30u’une [p. 71] paire de babouches dans une mosquée vide que personne n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir q
31i que ce j’ai vu. On passe une barrière, une cour vide ; on prend le sentier qui monte en zigzag à travers des jardins dont
32ba est moins théâtral). D’ailleurs le tombeau est vide. Et les babouches ? Pas de babouches. Je sais bien que ce n’est pas l
33it Noël, — la plus sombre de l’année par les rues vides sous la pluie étrangère. Une porte basse s’ouvre sur un long corridor
34t bouteilles sont placées au hasard dans l’espace vide où tourne la fumée des cigares. [p. 78] Assis sur la banquette, quelq
35voici… (Le tombeau de Gül-Baba est symboliquement vide. Quant à l’arbre de Noël, il ne devait à nulle pendeloque insolite l’
36t-Georges, à Bude, est une place vraiment royale. Vide, elle prend toute sa hauteur. Silencieuse, solennelle de nudité, entr
37.) La liqueur de pêche rend démonstratif, dont on vide trois verres d’un trait en guise de salut. C’est alors que se déplien
38ns. J’ai traversé l’angoisse lunaire des villages vides aux portes aveugles (j’avais peur du bruit de mes pas). Au hasard, j’
39t déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? Ah ! toutes les actions précises et courageuses, tout c
40les mystiques appellent leur désert, — cette zone vide qu’il faut traverser avant de parvenir à la Réalité. Entre « déjà plu
41echerche de Gérard par les rues noires aux palais vides mais hantés, et dans les grands cafés du centre. Quelle autre rencont
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
42mps côtoya une rivière, des forêts. Les rues sont vides jusqu’au cœur de la ville, où l’attend une ample demeure. Et maintena
43et des pipes de méditation, — des [p. 132] pièces vides où la lune avance comme un chat sur le lit conjugal, un salon glacé d
44 Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser au fil du désordre lent de la vie d’u
45ux allées aventureuses. Je sortirai dans les rues vides, je monterai jusqu’au signal, voir le pays sous la lune, je choisirai
4653] au collier bleu… Tout d’un coup le sommeil me vide les jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fa
47l’être, mais seulement une usure des nerfs. Lampe vide, la mèche se consume. Bois du lait, perds du temps, bats les lisières
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
48injure dans tant de bouches, — une injure dans le vide, d’ailleurs, [p. 183] car ceux qui l’utilisent ignorent ce qu’elle dé
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
49ts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me suis cru plus grand que le Chérubin… qui pensais en cr
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
50e faire croire. Une révolution n’agit pas dans le vide, mais contre quelque chose : elle se fera contre ces faits. Elle sera
21 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
51 [p. 604] Loisir ou temps vide ? (juillet 1933) e Le malaise De même que le « spiritualisme » du
52lasse possédante en vienne par fatigue à décréter vides les loisirs que ses ancêtres consacraient à la création de leur puiss
53ce, mais la création. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
54 qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien au contraire
23 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
55rvants d’une mécanique parlementaire qui tourne à vide, vaincus par les événements qu’ils subissent, passeront la main aux p
24 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
56e faire croire. Une révolution n’agit pas dans le vide, mais contre quelque chose : elle se fera contre ces faits. Elle sera
25 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
57t fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une co
58her d’une Grèce que nous dirions « atomisée ». Le vide social créé par l’individualisme est toujours un appel à l’État dicta
59vidu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissan
60 manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards, l’étatisme
61e sous son propre poids. De nouveau se reforme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyr
26 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
62 qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien au contraire
27 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
63 [p. 233] 2 Loisir ou temps vide ? Le malaise De même que le « spiritualisme » du siècle dernier méri
64lasse possédante en vienne par fatigue à décréter vides les loisirs que ses ancêtres [p. 237] consacraient à la création de l
65ce, mais la création. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans
28 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
66ar l’État, d’autre part, il ne peut créer dans le vide, et sa création, quelle qu’elle soit, se [p. 254] répercute et prend
29 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
67 En vérité, point de séparation réelle, jamais de vide entre moi et le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps am
30 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
68e d’une façon moins directe. III. Le temple est vide On ne pouvait mieux se moquer de l’intelligence. Craignons toutefois
69t par l’État, la pensée s’évanouit, le temple est vide. Un Palais de l’Esprit ne peut être qu’un palais vide, ou un musée. E
70. Un Palais de l’Esprit ne peut être qu’un palais vide, ou un musée. Et les objets qu’on [p. 31] y conservera, et les discou
71l’esprit pur ne peut être en réalité qu’un palais vide. Et ce vide que d’ailleurs il qualifie de bibliothèque, ne lui paraît
72 ne peut être en réalité qu’un palais vide. Et ce vide que d’ailleurs il qualifie de bibliothèque, ne lui paraît pas moins n
73it, non pas seulement de « dire le vrai » dans le vide. La dénonciation des clercs « intéressés » n’est valable que si elle
31 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
74isent Lénine et ses très rares adeptes à faire le vide autour d’eux, malgré le nom de « majoritaires » que le hasard d’un sc
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
75 [p. 31] II D’une culture qui parle dans le vide Un critique allemand, E. R. Curtius, écrit 6  : « Il y a dans notre l
76ne ne nous commande plus rien. Elle parle dans le vide. Elle parle dans les auditoires d’une université vieillie, dans les r
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
77it encore une rhétorique des lieux communs. Forme vide, forme idolâtrée, c’est-à-dire pure rhétorique — d’où son déclin — ma
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
78te, un leurre consolant, un [p. 126] saut dans le vide les yeux fermés. C’est un acte, c’est un témoignage matériel en faveu
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
79pelle toujours certains courants. Je parle ici du vide ou du vertige que crée en nous la ruine de l’individualisme. Là où nu
36 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
80ile et convaincre, et non point triompher dans le vide, c’est sur l’insuffisance de ses vertus qu’il s’agit d’éclairer l’adv
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
81pelle toujours certains courants. Je parle ici du vide ou du vertige que crée en nous la ruine de l’individualisme. Là où nu
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
82 l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour rien de grand, pour personne de concret, ni pour aucune communa
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
83une illusion, un mythe, ou encore un saut dans le vide ? Et alors il n’y aurait nulle part de vrai sérieux ? Peut-être aussi
40 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
84par l’État, d’autre part il ne peut créer dans le vide, et sa création, quelle qu’elle soit, se répercute et prend toute sa
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
85is. On m’offrait un abri quelque part, une maison vide pendant l’hiver, une occasion de solitude désirée en secret dès longt
86pour partir : la France a des milliers de maisons vides. Dites autour de vous que vous en cherchez une, et vous en trouverez,
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
87ine, deux autres chambres assez vastes et presque vides, auxquelles le toit sert de plafond. Très peu de meubles, comme j’aim
88d siècle. De trois côtés de la place généralement vide, les maisons s’alignent en ordre modeste, peintes en tons clairs et s
89hoses, qui voue les « clercs » à s’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charl
90de personnes de l’île. La moitié des maisons sont vides, et quelques-unes déjà tombent en ruines. Et surtout ce régime d’iner
91ur la façade de la maison plus claire que le ciel vide, et illumine la goutte rose d’une fourmi ailée qui danse au-dessus de
92ufs sous son [p. 120] aile, fait sortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C
93s de ma page, pédale de toutes ses pattes dans le vide, remonte, retombe, et court sur la table verte. L’après-midi, la chal
94rire sur une table en sapin, dans une vaste pièce vide, aux murs nus et aux fenêtres ouvertes, ou passent le vent, une hiron
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
95ûche fume, il fait presque froid. Dans ce silence vide de la nuit campagnarde, me voici seul encore éveillé, les yeux bien o
96 nous parlons au hasard, pour ne pas dire dans le vide (il vaudrait mieux que ce soit le vide, dans bien des cas), quels que
97re dans le vide (il vaudrait mieux que ce soit le vide, dans bien des cas), quels que soient nos efforts vers la rigueur et
98ue ; d’un bar des quais de Costanza ; de stations vides au cours de voyages fatigants. L’idée de continuer au hasard vers le
99es snobs, nous en sommes arrivés à parler dans le vide, à ne parler qu’à ces lecteurs qui achètent les livres pour remplir l
100ions cru comprendre que les autres pièces étaient vides ou ne servaient que de débarras, et rien ne pouvait nous faire soupço
101y a guère à signaler. Sinon peut-être les maisons vides. Il faut avouer qu’on en trouve d’assez belles. Au fond d’un val qui
102 choses. Tant de régions abandonnées, de villages vides, de champs en friche et de propriétaires ruinés ; et surtout cet ennu
103p. Plus tard, peut-être, quand toutes ces maisons vides des environs seront habitées par des colonies de jeunes gens — si jam
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
1049] snobs, nous en sommes arrivés à parler dans le vide, à ne parler qu’à ces lecteurs qui achètent les livres pour remplir l
105ions cru comprendre que les autres pièces étaient vides ou ne servaient que de débarras, et rien ne pouvait nous faire soupço
106y a guère à signaler. Sinon peut-être les maisons vides. Il faut avouer qu’on en trouve d’assez belles. Au fond d’un val qui
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
107disert, d’une élégance trop aisée, mais non point vide, — l’une des expressions les plus « pures » de la rhétorique valéryen
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
108is. On m’offrait un abri quelque part, une maison vide pendant l’hiver, une occasion de solitude désirée en secret dès longt
109pour partir : la France a des milliers de maisons vides. Dites autour de vous que vous en cherchez une, et vous en trouverez
110ine, deux autres chambres assez vastes et presque vides, auxquelles le toit sert de plafond. Très peu de meubles, comme j’aim
111d siècle. De trois côtés de la place généralement vide, les maisons s’alignent en ordre modeste, peintes en tons clairs et s
112r la façade de la maison, plus claire que le ciel vide, et illumine la goutte rose d’une fourmi ailée qui danse au-dessus de
113ne deux œufs sous son aile, fait sortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
114dont plusieurs sont des caves, si les autres sont vides. Ensuite ce n’est pas un congrès qui se tient là ; car il n’y a jamai
48 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
115ier d’usine, et où n’importe quelle ridicule tête vide toisait avec mépris ceux qui n’appartenaient pas à la « société ». Le
116Comme, au surplus, les porte-monnaie sont souvent vides à cette époque, c’est triple gain pour la police, car une amende dont
117 hauteur des bottes. Derrière nous, la plaine est vide, parfois parcourue de moteurs. Une voix dure et nasillarde s’élève d’
118t se perd dans une belle nuit d’été, vers le ciel vide ! Minuit. La flamme jaillit de l’énorme bûcher, illuminant des faces
49 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
119. Tyrannie, disent les démocrates. Autant de mots vides ou de mensonges pour les fidèles du culte allemand. Il ne s’agit ici
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
120le de la réalité et un pur assemblage de formules vides de sens. » Certes. Mais là-dessus, l’auteur annonce qu’« en historien
121’à plus ample informé « un assemblage de formules vides de sens ». Excellent « matériel » il est vrai, pour un philologue qui
122ont les romanistes assurent que les poèmes sont « vides de pensée » — : n’y trouve-t-on pas la démarche précise de la mystiqu
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
123r « l’abandon divin, tourment suprême ». Sur « ce vide profond… cruelle disette des trois sortes de biens qui peuvent consol
124amour semblent se dérober au comble de l’élan : « Vide de toute convoitise, rien ne le [p. 165] pousse vers le haut, et rien
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
125. Celui qui aime devra ressentir éternellement le vide qui l’environne, et garder sa blessure ouverte. Que Dieu me conserve
126 uniquement par un besoin, par un malaise, par un vide, à la recherche de ce qui le comblerait, mais ignorant d’où cela peut
127illusions… On habite avec un cœur plein, un monde vide. » Alors la femme elle-même cesse d’être le symbole indispensable de
128 âme », c’est-à-dire dans son goût du sublime, ce vide dont parlait Fichte, cet appel insatiable à l’inconnu, à l’Inconnue q
129tte analyse marécageuse de nos doutes et de notre vide ? Que signifie cette libération qui nous laisse tellement démunis dev
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
130actives. L’impératif : « Sois amoureux ! » serait vide de sens ; ou s’il était réalisable, priverait l’homme de sa liberté.
54 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
131amour courtois !… dites-vous. Mais voilà, je le « vide de sa riche, émouvante réalité humaine », Et vous citez la légende de
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
132t fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une co
133her d’une Grèce que nous dirions « atomisée ». Le vide social créé par [p. 19] l’individualisme est toujours un appel à l’Ét
134vidu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissan
135 manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards, l’étatisme
136e sous son propre poids. De nouveau se reforme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyr
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
137jourd’hui, nouvelle oscillation du balancier : le vide social créé par l’individualisme du siècle passé appelle une puissant
57 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
138nd ses énergies dans une défense orientée vers le vide, cependant que l’Ennemi s’approche par derrière. Identifier l’Ennemi,
58 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
139xtinguible. Le monde entier ne saurait combler le vide que forme au cœur d’une créature la conscience d’avoir quitté sa just
59 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
140e. Ils somnolaient dans des églises presque aussi vides de fidèles que de foi. Ils épargnaient de l’argent [p. 60] pendant un
141uels drames nouveaux pour remplacer, sur la scène vide, l’Ennemi déchu ? [p. 79] Les maîtres de la politique mondiale ont sa
60 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
142à des sentiments religieux qu’elle dirige vers le vide non sans grandiloquence. Combien de milliers de réfugiés ont pleuré e
143oint de vocation, la liberté qu’il revendique est vide ; le Diable s’y mettra sous mille formes diverses, dont l’Opinion pub
144ssé sur un ciel commercial de la Liberté aux yeux vides 17 , ne [p. 102] tardent pas à recevoir un rappel aux réalités. C’est
61 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
145’aura plus rien à dire, le pouvoir de Pierre sera vide. L’Église est posée dans l’Histoire pour y représenter le permanent r
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
146ts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me suis cru plus grand que le Chérubin… qui pensais en cr
63 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
147certain point est théâtral, est une prise dans le vide, une illusion. Seul, le tout ou rien étreint réellement l’absolu. » L
148, une illusion, un mythe, un saut dans le [p. 65] vide… Et alors il n’y a nulle part de vrai sérieux. Mais peut-être aussi q
64 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
149raison et aggrave la conscience de l’angoisse, ce vide où l’homme demeure et ne peut demeurer. Si la foi survenait dans sa v
65 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
150a colombe de Kant qui croyait voler mieux dans le vide… L’homme n’est pas fait pour vivre sans menaces, sans résistances, sa
66 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
151du village. Une heure creuse à l’armée, quel beau vide, ou quelle plénitude du loisir ! Amusons-nous à dire un peu de quoi s
152raît être le mien, mais je l’avais quitté presque vide et il est plein de dormeurs débraillés, de musettes et de masques à g
153 l’on parvient dans la grand-rue : comme elle est vide ! Les toits d’ardoise ne dépassent pas les façades nues, brunies par
154s aux champs   Paix du village, silence des rues vides, ouvertes sur le ciel et sur les blés. J’étais là fasciné comme par l
67 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
155ù, cette mince artère par où notre vieux monde se vide peu à peu de son élite en même temps que de ses parasites ! (Une élit
68 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
156ion a laissé le milieu actif… Plus simplement, ce vide est encore un appel ; ce désespoir, s’il est conscient, un dernier si
157 d’essence sur l’asphalte des avenues, c’était ce vide. C’était le sens absent. Dans le milieu archi-humanisé de la grande v
69 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
158u’elles fassent un pas de trop et tombent dans le vide, pour peu que leur lecture les passionne. Mercredi des Cendres, fév
159dison Avenue. La salle étroite et profonde paraît vide. Il doit être environ neuf heures et demie. J’hésite sur le seuil : v
70 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
160ipitent, arrachent les tiroirs, — et les trouvent vides ! La plupart de ces animaux montrent alors les signes extérieurs du b
161plus. C’est la neurasthénie. Ô parabole du tiroir vide ! Irrésistiblement, je l’applique à l’Amérique, habituée par cent ans
162es d’histoire l’accoutumèrent à trouver le tiroir vide neuf fois sur dix. Survient la guerre, survient la famine hitlérienne
71 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
163 grande série et soudain, nous trouvons le tiroir vide — la vie à faire. Sommes-nous donc une génération sacrifiée, qui aura
164s le 15 et les rayons de jouets sont déjà presque vides à New York. Depuis cinq ans, les usines travaillaient pour autre chos
72 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
165ssons à la Suisse minuscule un gigantesque palais vide, pour nous ruer vers la grande Amérique où l’on ne trouve pas une cha
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
166uels drames nouveaux pour remplacer, sur la scène vide, l’ennemi déchu ? » Au lieu de la Fête, nous avons eu le Drame. Ou pl
74 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
167s l’anarchie. À ce moment se crée un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une co
168vidu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissan
169 manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards même, l’état
170n appareil collectiviste. De nouveau se recrée le vide social. Quelle sera la nouvelle société ? En ce point crucial de l’hi
171ter normalement. Il ne reste donc à prévoir qu’un vide économique, idéologique et social sans précédent dans notre histoire.
75 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
172une Léda, comme cette Léda, celui-là juge dans le vide, parle pour ne rien dire et se comporte en moraliste, non point en ho
173 de les railler, c’est déprimant, on tape dans le vide. Je sais un cas bien plus intéressant : le vôtre. Le cas peut-être un
76 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
174uelques moments, l’homme éprouve une sensation de vide, de légèreté et en même temps de lourdeur, comme s’il était un peu en
77 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
175 nous offrit la rituelle liqueur de pêche dont on vide trois verres d’un seul trait, en se regardant dans les yeux. Je me se
78 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
176dans l’illusion tomberont en grand nombre dans le vide. Mais ceux qui auront vu, et qui auront cru leurs yeux, retrouveront
177 le visage affreusement nu. Il désirait un palais vide à la mesure de sa tristesse. Il devint donc une tristesse errante, em
79 1947, Doctrine fabuleuse. 16. Le feu
178silence appelle une autre histoire, car il met le vide sur les têtes. Le vide est quelque chose d’insatiable… Alors elle se
179re histoire, car il met le vide sur les têtes. Le vide est quelque chose d’insatiable… Alors elle se mit à conter : « Les In
180ipice était admis. Mais bientôt ils ont vu que le vide, et l’abîme, et le précipice, quelques-uns se mettaient à en douter.
181dmettre la Lumière. Que la Lumière était comme le Vide. Puis d’autres prêtres ont trouvé que la lumière signifie : l’Eau, pa
182au rejette les corps et ne les veut pas, c’est le Vide. L’Eau a été admise. Et de l’Eau est sorti le Monstre-qui-sort-de-l’E
183, insatiable, et qui veut tout manger. C’était le Vide, le Monstre fut admis. Et le Monstre leur fit craindre le Feu, l’enne
184ée. Je pensais à l’amour insatiable autant que le vide et le feu, et j’admettais l’amour, la femme-flamme. Je pensais à la j
185seul. À l’Occident qui veut le plein mais crée le vide, nourrissant malgré lui les monstres et le feu. Et à la voie négative
186. Et à la voie négative des mystiques, témoins du Vide parmi nous, la voie qui mène au Commencement de tout, qui est la vrai
80 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
187ttes, le dos tourné à la piste, regardent dans le vide. Peu ou point de plaisanteries échangées. Ils sont ici pour rêver, po
81 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
188. L’écrivain aux États-Unis vit dans une sorte de vide social. Il évolue entre la réalité de tous les jours, qui le repousse
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
189s fédéralistes de toute l’Europe de l’Est restera vide. Et cela n’a pas manqué de donner prétexte à des arguments défaitiste
83 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
190eptez pas, vous ne trouverez derrière vous que le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier. Si vo
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
191ormes sociales. En sortant de chez lui, les mains vides, je me dis ceci : cet homme tire sa puissance de la turbine, mais apr
85 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
192onner qu’un but très vague, mal défini et presque vide de contenu proprement culturel. (En fait, on se borne à dire qu’on tr
86 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
193opéennes, [p. 43] ne revinrent pas tous les mains vides dans leur pays. Beaucoup rapportaient de leurs campagnes exotiques, d
194t d’être achevé à la veille de la guerre, restait vide, battant neuf, protégé par des canons antiaériens et des sentinelles
87 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
195emain de la guerre, le Palais des Nations restant vide, par suite de la dissolution de la SDN, fut racheté par les Nations u
88 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
196onner qu’un but très vague, mal défini et presque vide de contenu proprement culturel. (En fait, on se borne à dire qu’on tr
89 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
197es lugubres de Berlin, entre leurs façades sur le vide, les blocs blanchis aux petites fenêtres myopes des privilégiés du ré
90 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
198nouvelle. Et non point qu’elle renonce à des mots vides de sens, à des privilèges périmés, et plus anachroniques, au xxe siè
91 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
199ormes sociales. En sortant de chez lui, les mains vides, je me dis ceci : cet homme tire sa puissance de la turbine, mais apr
92 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
200e l’individu ne se sent plus encadré ni relié, le vide social appelle un ordre autoritaire. Ici peut naître la révolution. D
93 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
201matérialité, l’atome se résolvait en une sorte de vide animé d’on ne savait trop quoi, sauf que « cela » restait calculable.
202er se résout en un voile tissé d’ondes animant le vide 30 . Le monde phénoménal n’est plus qu’une apparence flottant sur l’o
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
203 bas prix ces conditions élémentaires, le « temps vide » du loisir 41 deviendra le vrai temps de nos existences quotidienne
204e grandir dans nos villes, occupant rapidement le vide de l’âme créé par le matérialisme. D’où le succès sans précédent des
95 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
205t pas le seul possible. Il y a beaucoup de places vides dans les camps sibériens. Quelques années de « rééducation » ne ferai
96 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
206s. Un rocket nommé Coexistence ira porter dans le vide cette abstraction fuyante, concrétisée en forme de ballon de football
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
207a le bras, et deux des gardes se jetèrent dans le vide, pour s’écraser sur le sol rocheux. Puis il demanda au comte s’il dev
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
208 étranger à soi-même dans une cité trop vaste. Du vide social créé par l’individualisme monte l’appel à l’ordre à tout prix.
209le 25 . Que pourrait [p. 68] exiger maintenant ce vide de l’âme qui se déclare, — maladie mortelle de tout Ordre qui n’a su
210 sur le seuil, vont seuls répondre à cet appel du vide : ils y tombent comme on cède au vertige. Ils tombent dans l’Empire,
211ang, réinvention de l’individu puis de ses excès, vide social, réaction de l’État, dictature, sacré restauré, lassitude, vid
212 de l’État, dictature, sacré restauré, lassitude, vide de l’âme et retour des Barbares… [p. 69] C’est ici qu’intervient le
213’arroge les pouvoirs propres d’une Église 29 . Au vide de l’âme et à l’angoisse des isolés, l’Église offrait le type absolum
214En fait, la liberté de Robinson est d’autant plus vide qu’elle est plus totale, tandis que la responsabilité maxima d’un roi
215l’individu à l’état pur. Je parlais de sa liberté vide, parce que totale. Mais vide de quoi ? Ce qui rend la liberté « vide 
216arlais de sa liberté vide, parce que totale. Mais vide de quoi ? Ce qui rend la liberté « vide », c’est l’absence de tout po
217ale. Mais vide de quoi ? Ce qui rend la liberté « vide », c’est l’absence de tout point d’application possible du désir et d
218 la contrepartie de Robinson : une responsabilité vide parce que totale. Ce qui la rend vide, c’est l’absence de toute volon
219ponsabilité vide parce que totale. Ce qui la rend vide, c’est l’absence de toute volonté et de tout désir distincts de leur
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
220e l’individu ne se sent plus encadré ni relié, le vide social appelle un ordre autoritaire. Ici peut naître la révolution. D
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
221matérialité, l’atome se résolvait en une sorte de vide animé d’on ne savait trop quoi, sauf que « cela » restait calculable.
222er se résout en un voile tissé d’ondes animant le Vide. 99 % de la matière cosmique consiste en hydrogène et en hélium produ