1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1, héritier d’une tradition chevaleresque, mène sa vie comme une ardente aventure. Les épisodes s’appellent : collège, guerr
2s déjà légendaires de Verdun, et ce « haut ton de vie » qu’ils trouvaient au front. D’une phrase, il justifie son livre : «
3 pensante » dans l’Ossuaire de Douaumont. Puis la vie l’exalte de nouveau d’un large vent de joie. p. 380 a. « Henry d
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
4M. Colin s’est contenté de narrer les faits de la vie de Vincent, mais d’une telle manière que des conclusions critiques s’
5in de n’avoir rien caché des médiocrités de cette vie : les reproductions qui suivent sa courte biographie fournissent un m
6 que tout le lyrisme dont on a voulu charger la « vie héroïque » de Vincent. M. Colin n’a pas cherché à expliquer ce miracl
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
7celui-là qui s’avance » avec ce visage d’entre la vie et la mort « où se reflète le passage incessant d’oiseaux de la mer ?
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
8 Révolution sans romantisme, dans le détail de la vie d’une ville. Il sait qu’un grand mouvement est la résultante de milli
9nt comme des gens qui auraient eu faim toute leur vie… Markovitch, derrière sa vitre, tremblait si fort qu’il avait peur de
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
10 contre soi, contre une difficulté.) Dégoût de la vie, dégoût du bonheur, dégoût de soi, — on l’étend vite à la société ent
11 chérissons… Nous apprîmes à mépriser les longues vies heureuses que nous avions jusqu’alors enviées, et une nuit, nous fîme
12l’acte gratuit commis par un héros de roman, à la vie gratuite que prétendent mener les surréalistes, il n’a fallu que le t
13hode de culture de soi, « d’intensification de la vie », et qui consiste à pousser à l’extrême certaines « vertus », les po
14e celui qui n’a pas dormi et qui « assiste » à sa vie, à ses sensations, à ses automatismes. En art, la fatigue est un des
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
15anche, parce qu’il pleut et qu’on s’ennuie. Si la vie est bête à pleurer, sourire est moins fatigant. « Le paon dédaigne en
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
16gion jusqu’à vingt ans, Denise s’abandonne à « la vie », laquelle — un peu aidée par l’auteur — lui révèlera peu à peu le s
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
17nhumains de la nature. Il s’agit de créer à notre vie moderne un décor utile et beau. Or « la grande ville, phénomène de fo
18es ensembles soumis aux lois de l’esprit et de la vie sociale, non plus à un opportunisme anarchique. Tirer des lignes droi
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
19 dénonce la confusion romantique de l’art avec la vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique modernes. Et à ce propos
20ion. Mais s’il est bien établi que les lois de la vie sont essentiellement différentes des lois de l’œuvre d’art, il ne s’e
21se demander s’il nie vraiment l’interaction de la vie et de l’art, ou s’il la condamne plutôt, à cause des confusions qu’il
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
22entielle » que le Chinois distingue au cœur de la vie occidentale apparaît mieux par la comparaison de l’idéal asiatique av
11 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
23s semble-t-il, notre revue a sa raison d’être. La vie d’aujourd’hui, on le sait, nous oblige à nous affirmer ou à refuser d
12 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
24e se livrer à ses déterminants, c’est de mener la vie gratuite que réclament les surréalistes. Le contraire de la liberté.
25des fourrures, personne ne sait la richesse de ta vie…). J’écris ces choses. Puis, dans un ancien carnet de notes, je retro
26ent assez précisément la forme d’un entonnoir. La vie serait le liquide tourbillonnant à l’intérieur. Un arrêt (l’auteur se
27arder vivre, le personnage à douter du sens de sa vie) et les forces centripètes l’emportent peu à peu, une aspiration vers
28nsonge », ce choix faux mais bon, nécessaire à la vie, n’est-ce pas être sincère aussi que de s’y prêter ? Or, il vous tire
29remière fois que certains, peut-être, jouent leur vie. Rien ne paraît plus sinistre à la sincérité presque pure de cet âge.
30bien quelques voiles à mon dégoût d’un moi que la vie me montrait si désespérément vrai, tyrannique, insuffisant. Mais un p
31ne [p. 24] symphonie de joies émanait de toute la vie : chaque chose proposait une ferveur nouvelle, et chaque être un plus
32que cette agilité offensive qu’on appelle dans la vie publique arrivisme, et séduction dans les salons. [p. 25] Constater
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
33crit Gide, au bout de quinze ans, de vingt ans de vie conjugale, la décristallisation progressive et réciproque des conjoin
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
34rire ne soit que le recensement passionné de leur vie, ou l’aveu déguisé d’une insatisfaction qu’elle leur laisse. Montclar
35 y tenir, qu’il manifeste en toute occasion de sa vie est peut-être ce qui nous le rend le plus sympathique. « Officielleme
36ntale indifférence du cœur qui contraste avec une vie voluptueuse et assez désordonnée. Pourtant, entre Montclar et Ameline
37ures. Ce n’est pas le moins troublant d’une telle vie, cette sagesse un peu sombre qui s’en dégage, sagesse qui veut « que
38gesse qui veut « que nous appelions les âmes à la vie après seulement toutes les morts du plaisir », car elle sait « qu’ent
39’insister sur ce qui forme dans le récit de cette vie comme une arrière-pensée inquiète et un peu hautaine. Que la composit
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
40rieur, que je crois décisif, des conditions de la vie moderne.) Après avoir défini quelques « positions en face de l’inquié
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
41il n’est que le triomphe de la littérature sur la vie, mais d’avoir su en garder une passion pour la pureté, un « jusqu’au
17 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
42’il partage avec eux ce goût du rêve préféré à la vie, — à ce qu’on appelle la vie. Jaloux, qui a rencontré plusieurs fois
43du rêve préféré à la vie, — à ce qu’on appelle la vie. Jaloux, qui a rencontré plusieurs fois Rilke, trace de lui un portra
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
44é, un ! » Mais l’étoile chantait dans l’axe de sa vie normale et s’approchait en faisant la roue — celle à qui sourit la Fo
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
45 que c’est que la souffrance, ce que c’est que ma vie, ma mort. Mon Dieu, il n’y a plus qu’un glissement gris, sans fin… Il
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
46ncé, qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la vie. p. 94 h. « L’autre œil », Revue de Belles-Lettres, Lausanne-Ne
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
47 ? »   Nous naissons à quelque chose qui imite la vie dans une époque d’inconcevables compromissions où triomphe sous tous
48itique, un peu bousculé.) Moi. — Vous disiez, ma vie ? La Muse (mais oui, la Muse, sortant de derrière un rideau). — J’at
49es « maudits » ont la grâce, parce qu’ils sont la vie, même quand ils appellent la mort, parce qu’ils ont la passion et l’i
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
50nsieur…, la jeunesse est l’âge où l’on atteint la vie. On s’y maintient cinq ans, dix ans au plus. Après, c’est un long adi
51nts me savaient vierge et c’était la joie de leur vie, car ils aimaient en moi par-dessus tout la vertu que je leur devais.
52 fais grâce, poursuivit-il, de la chronique de ma vie de rat d’hôtel et de sleepings ; encore que… Bref, depuis quelques mo
53enjolivures où je vois le véritable intérêt de ma vie. C’est vous dire que seule une certaine caresse de l’événement naissa
54us générale et la moins compromettante, sur cette vie dont le récit n’avait pas laissé que de l’agacer en maint endroit. « 
55itique, — c’est l’extraordinaire netteté de votre vie. Elle est sans bavures, sans réticences ; elle m’apparaît comme un di
56donnez la lourdeur de l’expression — une règle de vie. Mais, je vous l’avouerai, ce qui me retient de tirer de [p. 185] vot
57persuadé que moi de l’absurdité radicale de notre vie, la moindre farce, le moindre geste convenu dans le genre « révolté »
23 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
58usé : — Vous l’abandonnez ? Pour quoi ? — Pour la vie ! Or je pense, à part moi : j’ai lu ça quelque part. Voyez ma franchi
59raient-ce les guillemets qui vous choquent ?   La vie ! — proclamiez-vous… Soit. Mais maintenant je vais me fâcher chaque f
60a jaillit, s’entrechoque, s’annule. Poussière. Ma vie est ailleurs. L’addition, s’il vous plaît. Il est temps de sortir de
61e sortir de ce café et de ces jeux, simulacres de vie, qui sont à la vraie vie ce que le flirt est à l’amour. [p. 234] II
62 ces jeux, simulacres de vie, qui sont à la vraie vie ce que le flirt est à l’amour. [p. 234] II Sur l’insuffisance de la
63e » dont je parviens à tirer quelque bien pour ma vie. Le jour où les soins qu’elle exige me coûteront des sacrifices plus
64us me demanderez « alors » ce que j’attends de ma vie. Je serais tenté de vous répondre, comme ce sympathique Philippe Soup
24 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
65 pour mieux dire, une organisation générale de la vie mondiale. Toutes les forces du temps y concourent obscurément ; et, p
66ce que l’époque m’offre de mieux réussi. Voici la vie de Ford, telle qu’il la raconte dans Ma Vie et mon Œuvre. Il naît fil
67ci la vie de Ford, telle qu’il la raconte dans Ma Vie et mon Œuvre. Il naît fils de paysan. Il passe son enfance à jouer av
68résultat secondaire de son activité. Le but de sa vie n’a jamais été de s’enrichir. Son « rêve » était autre, il l’a réalis
69tte des classes. Il se dégage de la lecture de Ma Vie et mon Œuvre une impression de netteté, de solidité, de propreté. Si
70us avons dit tout à l’heure quel fut le but de la vie de Ford, sa « grande et constante ambition ». Il semble que toute sa
71i. Mais par l’importance qu’il a prise dans notre vie, il détourne la civilisation de son but véritable : aller à l’Esprit,
72 plus rare, qui savent encore quelque chose de la vie profonde, qui voient encore des vérités invisibles, qui gardent, par
73our où, comme on dit, sans doute par ironie, « la vie les prend ». Irréguliers aux yeux du monde ; la proie d’on ne sait qu
74 les rendent inutilisables dans les rouages de la vie moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’u
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
758] Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928) ar Livre passionnant pour tous ceux que Jule
26 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
76hommes, en meurtres, en décrets. Qu’il décrive la vie intense et instable des acteurs du drame, l’aspect quotidien et mysté
27 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
77e. D’ailleurs, réussir un livre attrayant sur une vie manquée n’était pas un problème aisé : Guy de Pourtalès l’a résolu d’
28 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
78ui se dit prince russe et entretient autour de sa vie le plus grand mystère. Cependant il aime à raconter certaines scènes
29 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
79 — et nulle part ailleurs. Nous arrivions dans la vie avec des mentions honorables et une inconcevable gaucherie, c’est-à-d
80act avec les réalités les plus élémentaires de la vie.   p. 14 3. Dans le cas le plus favorable, c’est un silence, un
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
81 ces différences sont les premières marques de la vie vécue et l’on aime à y découvrir la seule fraternité véritable. Mais
82es… Dans ce décor s’écoulent huit années de votre vie, citoyens ! Et vous pensez que c’est un grand progrès sur la Nature.
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
83latté. Et puis, quelle est cette préparation à la vie qui commence par nous soustraire à l’influence de la [p. 31] vie ? Qu
84e par nous soustraire à l’influence de la [p. 31] vie ? Quelle est cette éducation sociale qui enlève l’enfant à la famille
32 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
85qui suffit à régler désormais l’automatisme de la vie civique. Le cerveau standard du type fédéral ne laisse craindre aucun
33 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
86 mais encore dans toute la conduite moderne de la vie. C’est notre américanisme et c’est notre sécheresse sentimentale. Et
87le pourchasser dans toutes les démarches de notre vie. Mais cette première tâche constitue un programme si riche qu’il est
88es. Mais le temps vient où elles renaîtront à une vie nouvelle et plus complète, à un degré supérieur d’inconscience, si je
34 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
89anarchie est un degré [p. 59] d’intensité dans la vie, non pas un parti. Tout extrémiste, de droite comme de gauche, se tro
35 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
90 celui d’Anderson : voici un homme qui raconte sa vie avec une émouvante simplicité et il faudrait avoir la grossièreté de
91n étonné du passage où il rappelle qu’il écrit la vie d’un homme de lettres. En réalité, on ne le voit pas encore apparaîtr
36 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
92ravers ses histoires comme son Pierangelo dans la vie. Le hasard, complice des poètes, lui fait rencontrer des êtres bizarr
37 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
93 un matin d’été la grâce tendrement dénouée de ta vie comme de cette nuit le jour d’un grand été   qui consent… [p. 169]
38 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
94s et déjà nous sentons leurs lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que l’esprit qui l’a cré
95J’imagine une méthode, une façon d’appréhender la vie, de hiérarchiser nos entreprises, qui ne bannirait pas de l’existence
39 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
96e Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir, Monsieur, je suis fatigué, je vais au lit… » C’était au
97s regards lucides qu’il arrive qu’on porte sur la vie, tout d’un coup, à trois heures de l’après-midi par exemple, — non sa
40 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
98ouvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la vie a parfois moins de hargne… Déjà je suis repris par le malaise que m’i
99une glace panachée qu’il m’arrive de douter de la vie, comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dan
100désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiques appellent leur désert,
101rêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! La vie est presque partout la même… — Mais en voyage on la regarde mieux. —
102 même… — Mais en voyage on la regarde mieux. — La vie… (une sorte de cauchemar de la pensée, qui ne peut plus s’arrêter de
103e penser). Se peut-il qu’on cherche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véri
104rche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seul au milieu des miens
105encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne
106et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que
107e commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer t
41 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
108sonnes qui ont dit, ne fût-ce qu’une fois en leur vie : « J’ai horreur de la sentimentalité ».) Nous voici donc en taxi, « 
109la notion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis la, comédie n’est pas mon fort, même la triste.
110a mansarde, et qui n’a pas peur… ⁂ Le reste de la vie, c’est toujours entre deux voyages d’Allemagne. Cela se passe actuell
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
111, refus surtout. » Refus des « conditions » de la vie sociale, au profit d’une volonté de puissance dont l’objet demeure as
112« comme l’irréfutable preuve de l’absurdité de la vie ». L’agonie lente de Perken, qui est tombé sur les « pointes de guerr
113l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en fin de compte, paraît absurde, parce
114n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en fin de compte, paraît absurde, parce qu’il refuse de lui tro
115e de la religion qui n’est qu’un refuge contre la vie. Elle nous amène à un point de jugement d’où les facilités de certain
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
116n Brunschvicg, il avait le sens du tragique de la vie. De pareilles « conversations » ne ressortent nullement de la critiqu
117rai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie… — Où était placé notre mal ? dans quelle partie de notre vie. Voici
118ait placé notre mal ? dans quelle partie de notre vie. Voici ce que nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme d
119aît la seule entreprise légitime… — Nous pensions vie intérieure, quand il fallait penser dividendes, impérialisme, plus-va
120oncentrée de notre mère l’Europe », un lieu où la vie occidentale se trouve « décantée jusqu’à l’essence, tout ce qui allon
121résidu impitoyable, descriptible et sec ». Ici la vie des hommes se trouve « réduite à son état de pureté extrême qui est l
122rmation radicale des conditions matérielles de la vie humaine. Je crois que l’homme ne peut être transformé que spirituelle
123nte chez les jeunes intellectuels : orgueil de la Vie, haine de cette vie-ci, mépris de la religion et ferveur pour des « v
124intellectuels : orgueil de la Vie, haine de cette vie-ci, mépris de la religion et ferveur pour des « valeurs nouvelles » e
125e reviendra souvent dans les chroniques de Foi et Vie, « résume commodément cette volonté d’émancipation de la civilisation
126res, celle de la technique, celle du primat de la Vie. Ce lui est une occasion de réduire à ses justes proportions l’idéali
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
127nous toutes les curiosités de la couleur et de la vie. Nous reprenions toutes les mesures, tout redevenait neuf : les mots
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
128 la résoudre dans le sens d’une philosophie de la vie qui rende aux valeurs spirituelles leur primauté : car c’est à cette
129té : car c’est à cette condition seulement que la vie humaine gardera sa signification. En somme, on pourrait résumer la pe
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
130tion n’est pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue,
131 C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue, « roman-fleuve » que deux
132ontinue, pour notre agrément. Mais surtout, cette vie dénuée d’aventures ou de difficultés extérieures, permet à notre inté
133u contact de réalités plus pures que celles de la vie courante, on peut dire que les romans [p. 346] « mondains » de Baring
134aliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Baring nous fait suivre de sa naissance à sa mort toute l’existen
135sa mort toute l’existence de Blanche Clifford, sa vie de jeune fille, son mariage avec le prince Roccapalumba, puis avec un
1367 , — il en va tout autrement de l’histoire d’une vie sentimentale. La durée est l’élément tragique par excellence du senti
137’essence éternelle, ses manifestations dans notre vie — dans la durée — sont nécessairement douloureuses. Certains, peut-êt
138lus amer et noble, du consentement aux lois de la vie. Seule épreuve qui permette de nous en libérer. Car au-dessus des fat
139 sein de l’Église catholique…. le seul acte de ma vie que je suis parfaitement certain de n’avoir jamais regretté. » Blanch
140ne tante anglaise qui lui exprime l’espoir que sa vie à l’étranger n’ait point ébranlé sa foi, la princesse répond : « Je n
141e ma misère est plus que je ne peux supporter. La vie humaine me paraît intolérable. — Elle l’est presque, mais pas tout à
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
142nce (Commerce, n° XII). Le grand événement de sa vie fut la mort de l’Évêque Mynster qui avait été très estimé au Danemark
48 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
143 parvenait à oublier la fuite des heures et de la vie : l’existence perd sa fièvre au cours des longues heures silencieuses
144négalable : il y trouvait tous les symboles de la vie dangereuse, du risque, du triomphe conquis par la dureté. Mais l’a-t-
145 inquiétante de l’héroïsme. Dans la lutte pour la vie que nous impose le monde contemporain, c’est l’habileté qui triomphe,
146tre le goût du sport trahit-il la nostalgie d’une vie qui comporterait des risques extérieurs. Mais c’est là se contenter à
49 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
147Mais il n’y a pas là de quoi nous rassurer. Si la vie de Kagawa glorifie l’Évangile, elle accuse formellement la grande maj
148it prend fin au moment où Kagawa débouche dans la vie publique et politique. Espérons qu’une biographie complète suivra cet
149, et qui nous fait pénétrer dans l’intimité d’une vie, aux sources mêmes de ses déterminations. ⁂ Ce qui frappe, dès les pr
150pittoresques ou exceptionnels qui marquèrent leur vie ; ils négligent volontiers ce qui les rend semblables au commun des m
151 activité et qui différencient radicalement notre vie d’un conte de fées. Il n’y a là, de la part de l’auteur, nul parti pr
152 la popularité d’une telle œuvre : c’est toute la vie du Japon actuel qu’elle concrétise sous nos yeux. Certes, ce n’est pa
153l quitterait l’Université pour se plonger dans la vie active et mettre à l’épreuve son grand idéal. Que pouvait-il y avoir
154x intérieure disait : « La bonté est le sel de la vie. L’organisme social demande des sacrifices pour l’amour des vivants. 
155 mais en même temps décide de l’orientation de sa vie : Il avait vu mourir Sanuki au logement ouvrier, et il ne pensait pa
156 la boue, sous la pluie. Il renaîtra bientôt à la vie, mais cette fois pour se donner tout entier à la misère des bas-fonds
157euxième partie de l’ouvrage est extraordinaire de vie et de pathétique, sobre et directe plus que tout ce qu’on a pu [p. 62
158es aussi inutiles que les procureurs passent leur vie, pensait Eiichi, il est impossible de ne pas leur témoigner de la sym
159alement. Quant à lui, la complexité vivante de sa vie morale n’a d’égale que la violence de ses réactions. Une fois, désesp
160n tel état de désespoir que soudain l’amour de la vie revient s’emparer de lui et décide de sa conversion : Il se décida à
161ida à tout accepter, oui, tout. Il accepterait la vie et toutes ses manifestations dans le temps. Il était ressuscité de l’
162a difficulté. Les rares allusions qu’il fait à sa vie spirituelle n’en sont que plus émouvantes : Un dimanche, sur les col
50 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
163ur raffinée. [p. 727] « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui veut la perdre la rendra vraiment vivante »
164nt, celui qui, de propos délibéré, veut perdre sa vie, et non pas pour Christ, mais pour la rendre vraiment vivante, celui-
51 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
165s, chez Pierre Loti, à ce spectacle étrange d’une vie toute pleine de nobles penchants et d’affections élevées, tandis que
166ur, car quoi qu’on dise de la différence entre la vie et le roman, la composition de celui-ci dépend toujours de la manière
167 de la manière de concevoir celle-là. Tant que la vie était considérée comme le lieu où s’exerçait la volonté, où se formai
168nt une unité, un terme auquel ils arrivaient ; la vie n’est plus aujourd’hui qu’une suite d’événements qui se succèdent, et
169adoration lui demeurait ouvert, les secrets de la vie intime n’étaient pas révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’un
170ort qu’elle portait sur les choses invisibles. La vie, désormais sans au-delà, sans relation avec l’infini, se trouble et s
52 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
171thème commun, c’est sans doute l’atrocité de la « vie normale », ou si l’on préfère, l’amertume du cœur humain découvrant s
172it besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la vie est une espèce de marâtre et n’a que faire de nos tendresses. Les suj
173lement incompatible avec les « conditions » de la vie que mort s’en suit. Sarah est donc un recueil de contes romantiques,
53 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
174 et de vergers — c’est la Souabe, la Thuringe, la vie bourgeoise sans avarice ; — puis le contraste d’un massif central de
175t nulle part la « province ». Elles condensent la vie de leur contrée, en donnent la visible formule, petites capitales enr
176ractéristique des organismes humains isolés de la vie végétale. C’est ainsi que Berlin réglemente la circulation de ses fer
177tuelles, sur une petite superficie minérale où la vie se décompose avec virulence. Mais Stuttgart, plus moderne, plante des
178fondé sur cette vision de la réalité humaine : la vie est manque et compensation de ce manque ; contradictions et dépasseme
179onne naissance à une lâcheté singulière devant la vie. Né d’un retard dans l’actualisation, il peut tourner alors en un ref
180 c’est-à-dire, un état d’intensité mortelle de la vie. Car la conscience de vivre implique une réflexion [p. 24] concrète q
181ique une réflexion [p. 24] concrète qui exalte la vie ; et dans le même temps, un jugement abstrait, qui la tue. Le sentime
182, notre dernière gravité. C’était encore vivre sa vie. Mais ils s’achètent des Bugatti pour brûler les étapes d’un destin q
54 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
183es, répondit Gérard, malgré les apparences, cette vie sentimentale est une des seules réalités qui correspondent encore à l
184 le rattachaient aux buts les plus hauts de notre vie. Ces citadins blasés s’amusent plus grossièrement que des barbares, i
185ils s’imaginent pouvoir faire une place dans leur vie aux « divertissements » entre 10 heures du soir et 4 heures du matin,
186qu’elle entraîne, nous révèle le sens réel de nos vies, et peu à peu, de leurs moindres rencontres. La fatigue calme son lyr
187barbarie spirituelle. Il plaisante. Il dit que sa vie ressemble surtout à un film où les épisodes s’appellent par le simple
188orrespondances, chaque geste, chaque minute d’une vie résume cette vie entière, et fait allusion à tout ce qu’il y a sous l
189haque geste, chaque minute d’une vie résume cette vie entière, et fait allusion à tout ce qu’il y a sous le soleil, et même
190me ailleurs. Croyez-moi, vous pourriez écrire une Vie simultanée de Gérard : elle tiendrait toute en une heure, en un lieu,
55 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
191a l’idée d’y croire. Le pire mensonge est dans la vie réputée pratique, parce qu’il n’y est pas avoué. — Ce que je me dis l
56 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
192e Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir, Monsieur, je suis fatigué, je vais au lit… » C’était au
193s regards lucides qu’il arrive qu’on porte sur la vie, tout d’un coup, à trois heures de l’après-midi par exemple, — non sa
194ouvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la vie a parfois moins de hargne, et les petites gens plus de bonté… Déjà je
195une glace panachée qu’il m’arrive de douter de la vie, comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dan
196désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiques appellent leur désert,
197t à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! — La vie est presque partout la même… — Mais en voyage on la regarde mieux. —
198 même… — Mais en voyage on la regarde mieux. — La vie… (une sorte de cauchemar de la [p. 111] pensée, qui ne peut plus s’ar
199e penser). Se peut-il qu’on cherche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véri
200rche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seul au milieu des miens
201encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne
202et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que
203e commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer t
57 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
204 sagement des odes à la liberté… Et voici dans sa vie cette double venue de l’amour et du chant prophétique, confondant leu
205ier — vivra très doucement, inexplicablement, une vie monotone de vieux [p. 124] maniaque. Le buisson ardent quitté par le
206te… Quel est donc ce sommeil « dans la nuit de la vie » — et cet aveu mystérieux : « La perfection n’a pas de plainte… » Vi
207 leurs chopes. « Gemütlichkeit. » Évidemment : la vie normale. [p. 128] Il y a pourtant cette petite chambre… Est-ce que to
58 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
208(Ils l’aiment bien, — ne la voient plus.) La vie du pont m’occupe, comme les remous dans l’eau. Un char traverse lente
209x-nouveau riche ruiné par l’inflation, partage sa vie entre la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand
210l me confiera quelques fragments du « livre de sa vie », dont il compose chaque matin deux pages à la machine. Il y juge du
211Merveille de penser au fil du désordre lent de la vie d’un jardin, dans l’odeur des feuilles vivantes, de la terre noire, d
212s bien curieuses dans les « considérations sur ma vie » du père Reinecke. Il y est beaucoup question de la vie éternelle, e
213u père Reinecke. Il y est beaucoup question de la vie éternelle, et d’expériences vécues avec l’Ange gardien, mais c’est to
214ques. De là peut-être cette dignité conférée à la vie bourgeoise, qui fait un peu sourire, et qui est si réconfortante. j
215vec un sourd gémissement de la pensée. J’ai vu la vie, c’est fini, je rentre en moi ; n’ai pas bougé. Le père Reinecke ferm
216rop doux, hein !… » Tout cela est très juste ; la vie doit être ainsi : parfaitement compréhensible et d’une vulgarité tout
217 je rêve d’elle ». Son sérieux enfantin devant la vie. « Es ist doch Schicksal, es ist alles Schicksal ! » Avec un [p. 156]
218ssédaient sans mesure tout ce que l’anxiété de la vie nous dérobe : la nudité, la plénitude et la violence infiniment combl
219jours, je crois, oui je crois bien que je sens la vie tout le temps… 15 juillet 1929 Le père Reinecke me félicite de ma b
220’ai pensé aux gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu clairement qu’ils sont en péril d’inanition spirituelle. I
221ont un charme consolant et secret qui favorise la vie intérieure. Longues randonnées sur les plateaux de la Souabe, vous re
222ous resterez pour moi comme une introduction à la vie lente — celle que mène l’esprit humain parmi les formes désirables du
223n des visages devant [p. 167] l’atrocité de notre vie sociale ! Je baisse les yeux sur mon livre. Et la foule menaçante se
224st libéré dans tout mon être et s’élance vers ces vies proches. Oh ! s’ils savaient, s’ils pouvaient seulement savoir ! Part
225, c’est de donner sans mesure un amour dont notre vie, peut-être, n’a que faire. ⁂ Le reste de la vie, c’est toujours entre
226e vie, peut-être, n’a que faire. ⁂ Le reste de la vie, c’est toujours entre deux voyages d’Allemagne. On peut s’éprendre d’
227des arbres désirables, que ne vous ai-je donné ma vie ! Encore un peu, qu’on me laisse au regret de vos paysages, de vos fi
59 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
228ux de glace. À ces détails près, le même train de vie bottée. Les écuries résonnent sous les coups de pied des étalons de c
229 et la violence [p. 178] physiques jouent dans la vie de chaque jour leur rôle naturel et tonique. On lâche les garçons à c
230ais mis en question la nécessité de leur genre de vie, et verraient une sorte d’inconvenance dans l’approbation que je pour
231naie : cela n’a rien changé à l’organisme de leur vie sociale. Ils vivent en paysans, de leurs produits. Ils consomment for
60 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
232re et leur songe… Odeur de l’eau, — pour toute la vie. (1929)
61 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
233es qui ont pu dire, ne fut-ce qu’une fois en leur vie : « J’ai horreur de la sentimentalité ».) Nous voici donc en taxi, « 
234la notion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis, la comédie [p. 197] n’est pas mon fort, même l
62 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
235Les héros du Scandale, provinciaux énervés par la vie des bars de la capitale nous apparaissent incapables de transporter d
236porter dans ce décor les dilemmes religieux d’une vie intérieure que l’on sent parfois sous-jacente, mais trop timide à s’e
237sen et Soeren Kierkegaard. (Féerie du Conte de ma vie d’Andersen, où l’on voit ce « poète des poètes » à la sensibilité si
63 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
238 de toutes ces activités et domina constamment sa vie et son œuvre. Il n’y a peut-être pas d’individu plus significatif dan
239 chrétien ? Nous ne saurions, surtout dans Foi et Vie, aborder cette question sous l’angle de la curiosité littéraire ou hi
240e. Dès lors, pourquoi faire intervenir dans notre vie une recherche qui risque surtout d’être nuisible à la vie ? Bornons-n
241recherche qui risque surtout d’être nuisible à la vie ? Bornons-nous à l’utile. Bornons-nous à « réaliser » dans nos action
242transcendance divine, sans cesse, se mêle à notre vie pratique et vient bouleverser nos sagesses. Goethe, prônant dans Faus
243i qui nous juge. Il y a dans le Faust, et dans la vie de cet homme, dont le Faust n’est qu’une figuration symbolique, une l
64 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
244 défendre et illustrer la notion bourgeoise de la vie, et payée — en la personne de ses grands maîtres — par l’État bourgeo
245tion tragique, la force et la joie d’envisager la vie comme un combat perpétuel dont l’enjeu est à chaque instant total, ét
246ncernent chaque homme dans chaque situation de sa vie de chaque jour, si cet appel n’a pas trouvé la seule réponse possible
65 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
247 que nous devons envisager les perspectives de la vie publique et privée, dans l’état où se trouve la France en 1932. Est-c
248description méthodique des circonstances de notre vie concrète, à seule fin d’en démontrer l’absurdité latente et souvent m
249ait une méthode d’« observation affectueuse » des vies privées. Ah oui ! si la Révolution était faite déjà ! Elle ne l’est g
250toire s’élabore et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue.
66 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
251st la démarche paradoxale, « dialectique », de la vie chrétienne : elle rejette tout espoir qui ne serait pas le seul espoi
252t pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaine
253e la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui
254des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la po
255oi. Il ne s’agit jamais pour nous de rendre cette vie possible, mais tout au plus d’abattre les obstacles à la foi, les ido
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
256ce point commun, « ce point qui est au-delà de la vie ». Le communisme qui règne au jugement dernier et qui régnait aux Ori
257événement perpétuellement possible, qui reçoit la vie comme un moule reçoit la matière en fusion et la réalise soudain — la
68 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
258e soulèvera toujours à nouveau l’exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus que l
259ais, la fièvre tombée, poursuivra durant toute sa vie une « activité littéraire ». Ces deux expériences seraient antithétiq
260it de le subordonner au problème personnel de ces vies, à leur équation d’existence, pourrait-on dire. Or c’est, chez l’un c
261endre plus concrète, grâce au recoupement de deux vies qui l’ont réalisée selon des voies totalement divergentes, une attitu
262gure en raccourci tout le drame dialectique de sa vie. Mais cette maladie, et la convalescence, ont éveillé dans son esprit
263ant le renouveler perpétuellement durant toute sa vie. Et comprendre, éprouver jusqu’à la souffrance — qui est la « substan
264les concrets dans le Faust, œuvre longue comme sa vie de créateur exactement, et à tel point autobiographique qu’il put son
265érubin… qui pensais en créant pouvoir jouir de la vie des dieux et m’y égaler… combien je dois expier tout cela ! » Faust s
266! » Faust se reprend au seuil de la mort. Mais la vie ne lui sera plus qu’un profond renoncement ; même si la passion l’occ
267 vieille dépouille » par l’effort aveuglant de la vie, pénètre dans le Nouveau Jour et contemple l’Indescriptible. Si Faust
268sé. Transportez la dialectique faustienne dans la vie d’un être jeune et libre encore de toute contrainte sociale, culturel
269 : c’est l’attrait d’une vision qui transcende la vie médiocre. Rimbaud s’y lance avec l’emportement d’une [p. 487] révolte
270francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; une seule et unique expérience la remplit
271t à tout un monde faux pour en créer un autre. Sa vie en Afrique est un second renoncement. Nous aurions combiné tout cela
272 C’est une forme dialectique, « agonique », de la vie de l’âme, une forme cruciale, c’est-à-dire une de ces contradictions
273nce occidentale. Supprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragique s’évanouit. Que ce mythe dialectique soit prof
274utes de l’existence terrestre. « Un fait de notre vie ne vaut pas en tant qu’il est vrai, mais en tant qu’il signifie quelq
275supérieur. C’est pourquoi l’on fait bien, dans la vie ordinaire, [p. 492] de garder ces choses-là pour soi et de n’en décou
276empus sine fine, sed nunc stans). Elle veut cette vie-ci. Et tout le reste, qu’elle soit marxiste ou nietzschéenne, elle l’
69 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
277s aspects orduriers et bassement mécaniques de la vie moderne, illustre avec un talent qu’il n’est plus temps de discuter,
70 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
278e : actuelle. Il y va de la qualité même de notre vie ; de notre choix. Il y va de cette qualité même d’impossible qui seul
279cette qualité même d’impossible qui seule rend la vie possible, c’est-à-dire grande. Devant les solutions qu’on nous propos
280nflits d’intérêts. Mais pour nous, entrés dans la vie sous le coup d’une menace de faillite planétaire, il ne peut s’agir d
281un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup éclatant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit de la
71 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
282mme une fièvre, le romanesque éclate, remplit nos vies, ou s’il n’y pénètre pas encore, les baigne d’une atmosphère menaçant
283. L’homme se prend d’un intérêt passionné pour la vie du monde. Et ce fait est nouveau dans l’Histoire. Jamais le document
284cinq ans, autant sur les formes américaines de la vie sociale, des albums de photos qui pour la première fois, nous semble-
285ion à l’humain, de J. Guéhenno, enquête de Foi et Vie sur l’humanisme nouveau, ouvrages de Ramon Fernandez, de Drieu La Roc
72 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
286nsuite parle de la même façon, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origi
73 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
287n, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance matérielle. La dignité du singe alors 
288apparaît très supérieure. Les singes gagnent leur vie et ne font pas d’histoires. Ils ne font pas tant de publicité et de p
289 voulu mettre l’esprit au service du « minimum de vie » que n’importe quel animal s’assure à moins de frais. Sinistre farce
290la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépas
291stes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la liberté du risque, — perdre sa vie. Cette opposit
292Nous partons de la liberté du risque, — perdre sa vie. Cette opposition est tellement radicale, tellement fondamentale, qu’
293’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve [p. 606] condamné par là même à ne jamais suffire à cette
294 le travail-nécessité frappe toutes les règles de vie que l’homme essaie de se donner pour justifier à ses propres yeux, vo
74 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
295ure, ni le pourquoi, ni le « vers quoi » de notre vie, ayant perdu la clef de l’Origine et de la Fin, qu’il s’agisse de not
75 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
296 la plus élémentaire oblige à reconnaître que nos vies comportent d’autant moins de solutions que nous sommes plus exigeants
297stions étranges et cruelles que poserait sinon la vie de tous les jours, — on conçoit que ce brave homme s’effare, et vitup
298re en cause. C’est qu’aussi bien ce oui, c’est la Vie en Dieu, et ce non c’est la mort où nous sommes. Ce oui, c’est l’éter
299on [p. 100] de son salut paraît : il reconnaît la Vie au travers de sa mort. Si, par un souci peut-être vain, en tous cas d
300 porter sur nos actions, nos doctrines et notre « vie religieuse » ? Il y a la mort, et notre acceptation de cette mort. Et
301s affirmations orgueilleuses ou modestes de notre vie mortelle ? Il y a l’acceptation de la Vie qui n’est pas nôtre, qu’il
302e notre vie mortelle ? Il y a l’acceptation de la Vie qui n’est pas nôtre, qu’il faut croire. Dissymétrie vertigineuse : la
76 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
303ement édifiant. Ceux qui ont aimé le Chemin de la Vie retrouveront ici l’atmosphère salubre, la naïveté puissante de ce fil
77 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
304e parmi les camarades : quand on s’avance dans la vie politique sans autre intention claire que de prendre toujours à gauch
78 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
305organisent tout sans satisfaire personne. Dans la vie familiale ou individuelle elle-même enfin, tout effort constructif qu
79 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
306que réelle, existentielle, la problématique de la vie de l’homme en 1933, assumée dans ses aspects les plus scandaleux, les
80 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
307 « milieux » dirigeants, pour [p. 25] toute cette vie politique sans rapports organiques avec la vie réelle du pays. Elle a
308te vie politique sans rapports organiques avec la vie réelle du pays. Elle affirme la plus totale incompétence en ces matiè
81 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
309raient vraiment ordonnés au vrai but assigné à la vie de l’homme. Le souci des moyens et de leur convenance à l’idéal qu’on
82 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
310ins d’entre nous sont prêts à leur sacrifier leur vie même. Les noms de ces divinités, vous les connaissez bien : ce sont l
311nt pas fui les risques et qu’ils ont exposé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des [p. 
312erme, la seule chose qui intéresse chacune de nos vies, — c’est qu’il y ait parfois, par exemple, un ivrogne qui s’arrête de
313s croire qu’ils aient le droit de disposer de nos vies, je suis bien obligé de reconnaître qu’en fait, ils nous dominent. Ne
314 sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre mode
315 plus d’attention pour les vrais problèmes de nos vies. [p. 45] Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispos
316s. [p. 45] Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaî
317es miliciens en chemise brune. On nous dit que la vie, en Amérique, est impossible, parce que tous les appartements sont pa
318l’homme isolé qui cultivait jalousement sa petite vie intérieure, à l’abri de la Déclaration des Droits de l’Homme, ne méri
319rminisme historique. Il faut croire qu’ils ont la vie dure, et que le mieux à faire pour nous, c’est encore de compter avec
83 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
320s qui croient très fermement à la mission de leur vie : ils l’appellent leur dignité. Ils savent que c’est là ce qu’ils ont
321es s’insèrent naturellement dans le concret de la vie, et revêtent par là-même une espèce de… régularité. L’Esprit souffle
84 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
322 l’homme, et nous disons : tant que le minimum de vie n’est pas assuré, c’est un leurre que de parler de spiritualité. Comm
323éalité de l’économie, la réalité supérieure de la vie « spirituelle ». Par là même, il paraît plus capable que le marxisme
324homme, elles créent des habitudes de pensée et de vie entièrement soumise aux lois du nombre et de la matière, pour ne rien
325à cette douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, qui est pour nous l’origine même du désordre actuel. ⁂ M
85 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
326st la démarche paradoxale, « dialectique », de la vie chrétienne : elle rejette tout espoir qui ne serait pas le seul espoi
327t pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaine
328e la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui
329des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la po
86 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
330e dépendait de la leur ? Ils ne respectent que la vie, ils savent trop bien jouer le jeu commun. Le croyant rit un peu de c
331lent être battus et en gémir. Ils n’ont un peu de vie que dans le désespoir de la révolte, et c’est ce qu’ils cherchent. Co
332er sérieusement du sort de la cité où s’écoule sa vie. Mais c’est là un sérieux subordonné, et le chrétien peut sans cesse
87 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
333nsuite parle de la même façon, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origi
88 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
334 chacun de nous, une question qui se pose dans la vie, que vous vous posiez avant de venir ici, et à laquelle, réellement,
335 sujet, cherchons à dégager leur réalité dans nos vies. 1. Il nous faut tout de suite dissiper un malentendu : par le terme
336précis, qui désigne une conception générale de la vie — politique, économique, éthique — fondée sur la croyance au salut de
337bien de savoir quel sens l’homme veut donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux
338rétiens, volonté de se soumettre à ce qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout
339 vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vie était le bien absolu. C’est ici que nous entrons dans l’ordre de l’ét
340 lui permettra d’assurer ce bien absolu qu’est sa vie. Le chrétien cherche à obéir aux ordres de sa foi, fût-ce même au mép
341aux ordres de sa foi, fût-ce même au mépris de sa vie : tel est le fondement de l’attitude de service et de sacrifice qui,
342s. Un chrétien qui contracte une assurance sur la vie n’agit pas comme chrétien à cet instant et dans cet acte ; il agit en
343ire d’un homme, pour qui la valeur absolue est la vie, non l’obéissance. Et de même un chrétien qui dit, parlant des autres
344ption philosophique, est une attitude devant la « vie pratique », — comme on dit, mais y en a-t-il une autre ? — une attitu
89 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
345ment les modes de vie, mais encore les buts de la vie humaine, il faut croire à cette doctrine. Y croire, c’est-à-dire s’y
346aine. Et c’est à cette conception totale, à cette vie, que je ne puis participer, même en imagination, d’une manière effica
347matériel qui se retrouve à tous les moments de la vie chrétienne, le marxiste oppose son idéal d’assurance matérielle. Il d
348voit dans certains cimetières : Le travail fut sa vie, est purement païenne. Or, c’est l’épitaphe idéale pour le brigadier
349e fait qu’aggraver l’opposition. En consacrant sa vie au service du Plan Quinquennal, le brigadier de choc travaille pour d
350religions, celle qui concerne le sens total de la vie terrestre. Je dis bien le sens, la direction. Le sens de la vie chrét
351 Je dis bien le sens, la direction. Le sens de la vie chrétienne est vertical, le sens de la vie marxiste est horizontal. L
352 de la vie chrétienne est vertical, le sens de la vie marxiste est horizontal. Le sens de la vie du chrétien c’est de sorti
353 de la vie marxiste est horizontal. Le sens de la vie du chrétien c’est de sortir de sa vie individuelle pour s’ordonner au
354 sens de la vie du chrétien c’est de sortir de sa vie individuelle pour s’ordonner au transcendant dès ici-bas. C’est la mo
355i prononce : Que Ton règne vienne ! Le sens de la vie du marxiste, c’est d’organiser cette vie-ci pour elle-même : notre rè
356ns de la vie du marxiste, c’est d’organiser cette vie-ci pour elle-même : notre règne arrive ! Mais les chrétiens le savent
357 Que toutes les promesses du Christ concernent la vie de celui qui d’abord est mort ? Que non seulement le Royaume ne sera
358ransformer ? Cette dialectique inconcevable de la vie et de la mort, ce commandement que nous avons reçu d’être dans ce mon
359me. Toutes les promesses du Christ concernent une vie [p. 126] qui est au-delà de la mort. Toutes ces promesses sont eschat
360 le « point de vue mystique » pouvait servir à la vie dans le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme
361avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable en soi et propre à maintenir l’ordre, la prospérité et les r
362ettre. Car c’est le marxisme qui est une règle de vie dans le monde, au sens où le christianisme est une règle de mort au m
90 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
363 d’un régime ne saurait être mesurée au nombre de vies d’hommes que ce régime a supprimées pour s’établir. Cherchons plutôt
364 n’a pas une conception totale et cohérente de la vie humaine. Ou plutôt, il n’est cohérent que dans un domaine restreint.
365 appelé « dieu » le principe de cohérence de leur vie sociale et privée. Le fascisme aboutit donc nécessairement à la divin
366u étendre par la force, à tous les domaines de la vie, un principe de cohérence étroit, pauvre et stérilisant. Toutes les m
367 maniaque d’établir l’uniformité aux dépens de la vie multiple du pays. Cet exemple est pour nous d’un rude enseignement. T
91 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
368nflits d’intérêts. Mais pour nous, entrés dans la vie sous le coup d’une menace de faillite planétaire, il ne peut s’agir d
369un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup, en la donnant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit
92 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
370nt l’aboutissement fatal serait la ruine de toute vie organique et de toute solidarité réelle, tandis qu’il était, en régim
371isait pas le besoin qu’on avait créé 55 . Dans la vie de tous les jours, la revendication [p. 159] de l’égalité ne pouvait
372s réels, et s’hypnotisa sur l’idée du standard de vie, défini par comparaison avec « les autres », déterminé par une série
373sont identiques à ceux qui seront à la base de la vie sociale quotidienne. Nous n’établissons pas de distinction théorique
374théorique et inopérante entre la vie privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Et tout ce que nous disons s
93 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
375hées du marxisme apprenons-nous qu’il conforme sa vie à ses récentes opinions ? Allons, ils ne sont pas sérieux. Un chrétie
376ité subsiste. Bien plus, on la voudrait dès cette vie. Aussi bien n’en espère-t-on pas d’autre. L’Évangile ne parle jamais
377tre part, elles entravent le cours habituel de la vie. Elles créent une aigreur permanente, surtout sensible dans la petite
378nalisme est aussi fatal que la continuation de la vie. Pas davantage. Qu’est-ce que la continuation de la vie ? C’est la re
379as davantage. Qu’est-ce que la continuation de la vie ? C’est la renaissance permanente d’une élite, aux dépens de laquelle
380qui lui refusent leur reconnaissance. (Mais si la vie s’arrête ? Si les hommes renoncent ? Si le confort moyen imposé par l
381s années, comme une première vision d’un style de vie personnaliste. Cette jeunesse est pauvre par goût de la force et [p. 
382elle est en train de se créer un nouveau style de vie. Prendre ses responsabilités, c’est renoncer à justifier ses actes pa
383ant la mort, à la mesure de sa violence devant la vie. Sobre et prodigue. Grattez un peu le conformisme politique, en Allem
384verez ce visage, cette allure, ce sentiment de la vie immédiate que vous voyez grandir dans les nouvelles générations de Fr
94 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
385e sa famille et de sa cité, aux dépens même de la vie d’autrui. Un grand nombre de crimes furent commis dans l’Italie du xv
95 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
386n, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance matérielle. La dignité du singe alors 
387apparaît très supérieure. Les singes gagnent leur vie et ne font pas d’histoires. Ils ne font pas tant de publicité et de p
388 voulu mettre l’esprit au service du « minimum de vie » que n’importe quel animal s’assure à moins de frais. Sinistre farce
389la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépas
390stes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la liberté du risque, — c’est peut-être perdre sa vi
391la liberté du risque, — c’est peut-être perdre sa vie. Cette opposition est tellement radicale, tellement fondamentale, qu’
392’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve condamné par là même à ne jamais suffire à cette nécessité.
393 le travail-nécessité frappe toutes les règles de vie que l’homme essaie de se donner pour justifier à ses propres yeux, vo
96 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
3943] la politique, l’homme se voit entraîné dans la vie civique par devoir, au nom des « intérêts » de l’État, ou au nom des
395ritable. D’où la distinction bien connue entre la vie publique et la vie privée. Cette distinction conduit nécessairement à
396, parce que personne au monde n’a jamais mené une vie parfaitement morale, pour renoncer à affirmer une morale ? Est-ce une
397es êtres ignorants des conditions concrètes de la vie actuelle, nous les invitons cordialement à participer à notre prochai
398tent ? Toutes ces questions sont des questions de vie ou de mort pour l’ensemble de la nation. Ceux qui leur donneront une
97 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
399notre domination et poursuivant, en dehors de nos vies personnelles, leur évolution fatale, leur destinée. Autant dire que n
400ins d’entre nous sont prêts à leur sacrifier leur vie même. Les noms de ces divinités, vous les connaissez bien : ce sont l
401nt pas fui les risques et qu’ils ont exposé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des jeun
402erme, la seule chose qui intéresse chacune de nos vies, — c’est qu’il y ait parfois, par exemple, un ivrogne qui s’arrête de
403s croire qu’ils aient le droit de disposer de nos vies, je suis bien obligé de reconnaître qu’en fait, ils nous dominent. Ne
404 sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre mode
405 plus d’attention pour les vrais problèmes de nos vies. Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des jou
406e nos vies. Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaî
407es miliciens en chemise brune. On nous dit que la vie, en Amérique, est impossible, parce que tous les appartements sont pa
408l’homme isolé qui cultivait jalousement sa petite vie intérieure, à l’abri de la Déclaration des Droits de l’Homme, ne méri
409rminisme historique. Il faut croire qu’ils ont la vie dure, et que le mieux à faire pour nous, c’est encore de compter avec
98 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
410aîtres s’est tellement détachée du concret de nos vies que l’on comprend sans peine l’indifférence où le public la tient. Un
411monde croit vivre et des valeurs qui jugent cette vie. C’est à elle, en particulier, et non pas au marxisme ni au fascisme,
99 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
412t mourir de faim. Ce blasphème assombrit toute sa vie ; il ne l’empêcha pas de faire fortune. Et c’est ainsi que Kierkegaar
413il, il l’avait donc dilapidé, surtout en dons. Sa vie était très simple. Il travaillait une grande partie de la nuit. Il ai
414s les hommes ». Le seul événement extérieur de sa vie fut la rupture de ses fiançailles avec Régine Olsen. Mais son acte, a
415et devant les hommes. Ce ne fut qu’à la fin de sa vie qu’il s’offrit sans masques à la lutte contre l’Église établie, lutte
100 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
416nd nombre est plus précieux que le petit : Que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord assuré l’autre vie,
417est possible que si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des corps, les conditions physiques de l’existence. Que la ju
418ible que si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des corps, les conditions physiques de l’existence. Que la justice es
419taire est plus grand que la foule anonyme, que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord renoncé à l’autre vi
420de peine que ses idées sont faites pour rendre la vie impossible, puisqu’elles impliquent le martyre des braves chrétiens,
421 puissance que le savoir d’un homme exerce sur sa vie. 52  » Ce n’est pas le savoir ; ce n’est pas la puissance, mais la pu
422ar la caisse d’épargne. Ou bien tu joues toute ta vie sur le pardon, ou bien tu te reposes aussi sur ta vertu. Ou bien tu v
423i-là seul connaît sa fin et l’ordre éternel de sa vie. Celui-là seul peut juger de ce monde, et s’y tenir comme n’étant pas
424 suscités. « Le philosophe dit à bon droit que la vie doit être comprise en arrière, mais il oublie l’autre proposition : q
425ce un effet de notre choix, ou un moment de notre vie ? Ils en parlent bien aisément…) Certains des plus lucides entrevoien
426 de l’homme, c’est qu’il soit seul le sujet de sa vie. Mais encore faut-il se garder d’entendre l’expression au sens des ro
427gner de la puissance que ton savoir exerce sur ta vie. Tu te croyais un moi : témoigne que tu n’es pas foule, imitation et