1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1erfs, serfs des syndicats et des capitalistes des villes. Mais dans une de ces provinces du Midi où le souvenir des luttes rel
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2n sans romantisme, dans le détail de la vie d’une ville. Il sait qu’un grand mouvement est la résultante de millions de petit
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
3ie moderne un décor utile et beau. Or « la grande ville, phénomène de force en mouvement, est aujourd’hui une catastrophe men
4 arrête 1 000 chevaux-vapeurs ». Et pourtant « la ville est une image puissante qui actionne notre esprit » après avoir été c
5ruire le cadre de notre existence… construire les villes de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ».
6es de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ». Pures géométries de verre et de ciment blanc, flambo
7 le silence de l’azur au-dessus des rumeurs de la ville. Puis s’étendent les quartiers de résidence ; les jardins suspendus à
8ains de jeux et des parcs, la nature annexée à la ville. « C’est un spectacle organisé par l’Architecture avec les ressources
9éalisation de ce phénomène de haute poésie — la « ville contemporaine ». Un labeur précis et anonyme concourt obscurément à c
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
10 la plus haute échoue. La tristesse règne sur nos villes. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi,
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
11e sont de belles syllabes sereines, et dans cette ville, Éluard est le plus séduisant, le plus dangereusement gracieux des no
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
12 heures du matin. Premiers appels d’autos dans la ville, mais il me semble que toutes choses s’éloignent de moi vertigineusem
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
13onflent leur tête jusqu’à éclater, tandis que des villes passent au fond à toute vitesse. Rigueur voluptueuse d’une colonnade,
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
14mps. Les rues riaient. Le ciel descendait dans la ville, on marchait dans le bleu. Je sortis avec cette femme, qui m’aimait,
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
15îne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des machines couvre déjà la plainte humaine.
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
16lution de rues, ou la palpitation inquiétante des villes chinoises, Malraux fait preuve d’un art du détail où se révèle le vra
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
17ments « de la mauvaise époque » qui sont dans nos villes l’apport du xixe siècle. Ils ne parviennent ni à la beauté ni à l’ut
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
18et à rebours, les noms des rues et places de leur ville, comme s’ils étaient tous destinés à la profession de chauffeurs de t
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
19t cette naturalisation il continue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur u
20es sociales, pareils aux chauffeurs de toutes les villes, conduisent dans la cour d’honneur ces reliques incroyables et les en
21 mythologique. Nous sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans omb
22ues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous [p. 419] montons vers la maison du p
23anube gris-jaune, brillant, sans rides, la petite ville juste au-dessous de soi, et la basilique sur son rocher. Fraîches, se
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
24se pas de morceaux choisis 16 . Il y a une grande ville, un grand lac, une plaine et une seule vigne de véritable Tokay. Et p
25 terrasses de Debrecen. Debrecen est une sorte de ville indescriptible, à demi mêlée aux sables de la plaine du Hortobágy, au
26rande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu se
27n désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine encore rougeâtre de soleil c
15 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
28i je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la [p. 161] luxure ?
29oujours envie de crâner. L’esplanade d’une petite ville de l’Allemagne du Sud, un soir de mai. Il y a dans les marronniers no
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
30de envergure, commencées dans les bas-fonds de la ville de Kobé et peu à peu élargies à tout ce vaste empire moderne si rapid
17 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
31 perdent en steppes, — démesure et nostalgie. Des villes naissent lentement dans ces campagnes qui ne sont nulle part la « pro
32 villas sur ses collines, s’aère et redevient une ville à la campagne ; du même coup, un centre spirituel. Diversités, naissa
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
33vert au vent glacial, crée autour du centre de la ville une insécurité qui fait songer à la Russie et au sifflement des balle
34tive à se passionner pour quoi que ce soit. Cette ville, qui est toute caresses, a peur de l’étreinte… C’est d’ailleurs une c
35te, comme elles le sont presque toutes dans cette ville, — du type que Gérard et Théo nommaient « biondo e grassotto », et qu
36êveur et malicieux. Mais [p. 45] l’ombre de cette ville illusoire est la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez,
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
37naturalisation [p. 73] il continue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur u
38es sociales, pareils aux chauffeurs de toutes les villes, conduisent dans la cour d’honneur ces reliques incroyables et les en
39 mythologique. Nous sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans omb
40ues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous montons vers la maison du poète, sur
41is-jaune, brillant, [p. 91] sans rides, la petite ville juste au-dessous de soi, et la Basilique sur son rocher. Fraîches, se
42se pas de morceaux choisis 11 . Il y a une grande ville, un grand lac, une plaine et une seule vigne de véritable Tokay. Et p
43ses de Debrecen. Debrecen est une sorte de grande ville indescriptible, à demi mêlée aux sables de la plaine du Hortobagy, au
44rande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu se
45n désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine encore rougeâtre de soleil c
20 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
46s cette paresse de jour férié, les clochers de la ville sonnent deux heures. Allons. Un de ces corridors de vieille maison so
47es questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, aux pantalons trop
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
48s forêts. Les rues sont vides jusqu’au cœur de la ville, où l’attend une ample demeure. Et maintenant le chien s’est tu ; des
49un lieu quelconque et paisiblement habité ? Cette ville est pour eux la moins quelconque du monde. Je prétexte des écritures
50qu’on me laisse errer dans la campagne. La petite ville au crépuscule, couchée en rond entre les collines, secrète sous un vo
51ac, le tout dans une couverture sous mon bras. La ville s’éveille et s’aère. Je me mets à grimper la colline parmi le bourdon
52es étroites, déjà brûlantes au matin, dominant la ville, ses bruits de chars, ses cris d’enfants. Je traverse l’odeur des gro
53tables pour la plupart des êtres qui peuplent ces villes, là-bas, que le nom d’homme ne saurait plus les désigner sans fraude.
54 seulement pour le corps. J’ai pensé aux gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu clairement qu’ils sont en péril d’
55sensuelle. N’est-ce point de cela que l’homme des villes a besoin de nos jours ? On parle toujours de son appétit du plaisir.
56e château endormi pour aller faire des courses en ville, probablement ; elle a dû prendre le train des ouvriers, — et c’est à
57pesant que nulle part. Me voici tout environné de ville. Où trouver ici la lenteur des choses ? Où le désir peut-il errer, se
58isse au remords de vous avoir quittées pour cette ville à présent sans [p. 169] relâche, où les orages n’ont pas d’odeur, ter
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
59 défendrai pas les Junkers… J’entends les gens de villes : « Ça ne doit pas être bien drôle à la longue ! » Avec cela que vos
60pourrais leur en témoigner. Bon pour les gens des villes, toujours inquiets, toujours doutant de leurs raisons d’êtres et de l
61l’instrument des folies citadines. C’est dans les villes qu’on parle des temps nouveaux. Et l’on voit bien pourquoi les intell
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
62i je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la luxure ? Quand je
24 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
63s de l’Oracle qui lui avait dit d’aller bâtir une ville là où il trouverait la pluie et le beau temps, il rencontra en Italie
64 courtisane qui pleurait ; et en ce lieu bâtit la ville de Crotone. [p. 59] Sonnette. — J’aime vos histoires, Lord Artur. (
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
65 ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiévreuse. Et, c
66n devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair.
26 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
67dre secret et fraternel au milieu de la foule des villes, je le vois grouper lentement des hommes qui se reconnaissent à ce si
27 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
68ndu unifier les constitutions ecclésiastiques des villes où il avait une autorité immédiate, Strasbourg et Genève. Le problème
69210] Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triomphant dans les p
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
70 ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne [p. 144] une misère fiévreu
71n devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair.
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
72n le voyait parcourir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
73 atteignent enfin La Paz, capitale de la Bolivie, ville étrange, perdue à 4 000 mètres d’altitude [p. 813] dans un désert gla
31 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
74avoir traîné son vague à l’âme par les rues d’une ville de province ; mais cela donne au moins une matière. Les pages de Soul
32 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
75ux dépens du nôtre et leur fit bâtir de nouvelles villes, qui leur donna le spectacle d’un si prodigieux peuple proscrit, nu,
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
76rent qualifier de here (monsieur), se bâtirent en ville des « steenen » (manoirs en pierre), servirent dans l’armée comme cav
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
77sé les traces d’une coutume ancestrale : dans les villes créées par l’industrie. Mais ce que l’homme ne fait pas pour l’homme,
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
78de Weimar. Partis, régions, classes, générations, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mes
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
79les haut-parleurs. Et sur toutes les places de la ville, depuis le matin, et dans 45 salles où les formations d’assaut avaien
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
80r les quais déserts de ce port fantomatique, sans ville derrière lui, vaguement américain et militaire, sous un ciel bas coul
81nières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants igno
82le, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants ignobles et des concierges, des Lieux-sombres-et-populeux
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
83 [p. 11] Première partie N’habitez pas les villes ! [p. 13] Début de novembre 1933 Je commencerai par l’inventaire de
84(problème matériel) — si l’on peut vivre loin des villes sans emploi ni gain assuré, et se procurer tout de même le strict néc
85sent observé derrière les fenêtres. Ô liberté des villes ! Mais ne point oublier qu’à Paris, c’est chez soi, dans les petits d
86a vitrine, je vois le vieux port de cette vieille ville, la plus proche de notre île, et où nous devons encore passer deux he
87tion s’expatrient volontiers, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs, et l’auditoire du
88s, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs, et l’auditoire du temple est décuplé : cela
89pparaître, aux yeux des habitants de cette petite ville comme une espèce de fou, d’ailleurs inoffensif. Ou peut-être encore,
90y a pas de raison pour que les habitants de cette ville soient sensiblement plus laids que ceux du reste de la France. Peut-o
91ensée : mon état d’esprit, quand je suis dans une ville étrangère, où rien ne m’appelle ni ne me parle, où je me sens perdre
92 200 000 francs, que leurs fils iront perdre à la ville : je crois cependant que la proportion des fous est moindre ici que s
93au goût de souvenir, que trop de téléphones, à la ville, de tout à l’heure, d’heures de bureau, d’impitoyables rendez-vous d’
94pour l’argent. Si vous prenez N., par exemple (la ville prochaine sur le continent), ils n’auraient pas idée de ça, au contra
95rrait être utile de montrer qu’on peut sortir des villes où se font les « carrières » sans sortir de la vie véritable ; et qu’
96ntement ? Je songe à ceux qui voudraient fuir les villes, et qui peut-être en me lisant, se diraient un instant que c’est poss
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
97 de la vallée, la rivière et la plaine. La petite ville reste invisible, massée au pied des rochers, en retrait sur notre gau
98est certain, nous saurons tout sur les gens de la ville… [p. 139] 5 octobre 1934 Petite cité tassée à la base d’une paroi d
99s mal que la population des faubourgs des grandes villes. Le goût de « la vie saine » et du grand air, vous ne le trouverez qu
100bien y a-t-il de classes entre la bourgeoisie des villes et le prolétariat ? L’opposition que veulent voir les marxistes entre
101es cas concrets, dès que je sors des très grandes villes et de leur caricature de société. — Simard, le jardinier, est à demi
102 est en ruines, — tout le centre. On croirait une ville bombardée. 2 300 habitants. Cent personnes au culte. Dans la campagne
103que les gens s’en vont d’ici pour travailler à la ville. C’est comme partout. Bon. Alors les catholiques descendent de la mon
104ons parfaitement contents de notre sort, loin des villes, pour tout ce qui est de notre vie privée, de nos travaux et de notre
105ité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes et des snobs, nous en sommes arrivés à
106pprouve la jeunesse qui délaisse la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout dans la provin
107itions matérielles plus favorables que celles des villes. Il ne s’agit pas d’échapper à la misère pour tomber dans l’ascèse vo
108hniques beaucoup plus vastes. « N’habitez pas les villes ! », bien sûr. Reste à savoir si la province est habitable, dans l’ét
109s deux formules de notre renaissance : mettre les villes au vert, urbaniser tout le reste du pays… [p. 233] 5 juin 1935 …Et
110s — si jamais ils en ont assez de se plaindre des villes, où ils s’incrustent — la province deviendra vivable. La révolution s
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
111e la banlieue. La campagne ici touche à la grande ville, et aussitôt elles se dégradent l’une l’autre. Zone : mélange de pylô
112ux balcons. (Je distingue nos fenêtres obscures.) Ville aérienne, où la hauteur des murs n’évoque plus les parois d’un puits
113centre — rive gauche, boulevards, Champs-Élysées. Ville des souvenirs ! Rien n’a bougé. Les mêmes têtes aux mêmes heures à la
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
114rs musiques militaires, fier des mouvements de sa ville… ». Voilà l’anti-Lanson qu’on attendait depuis la guerre. Mais peut-ê
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
115ité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes et des [p. 379] snobs, nous en sommes
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
116 [p. 63] N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937) ae Je revois, je revis si bie
117nières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants igno
118le, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants ignobles et des concierges, des lieux-sombres-et-populeux
119tion s’expatrient volontiers, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs et l’auditoire du t
120s, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs et l’auditoire du temple est décuplé : cela s
121 au goût du souvenir, que trop de téléphones à la ville, d’heures de bureau, d’impitoyables rendez-vous, d’indifférence avaie
122 pour l’argent. Si vous prenez N. par exemple (la ville prochaine sur le continent) ils n’auraient pas idée de ça, au contrai
123rrait être utile de montrer qu’on peut sortir des villes où se font les « carrières » sans sortir de la vie véritable ; et qu’
44 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
124cial et d’impérialisme. L’immense prolétariat des villes vit en grande partie du trafic de son droit de vote, acheté tour à to
125ès vite, ce genre de travail se localise dans les villes. Ainsi se crée une classe ouvrière réduite, dès ce moment, à tous les
126 Ces nouveaux seigneurs résident d’ordinaire à la ville, et ne connaissent pas leurs justiciables. Ils sont devenus — comme o
127ticulier de la corporation, de la classe ou de la ville. Mais ce Bien commun est entendu au sens de Bien de l’État, c’est-à-d
45 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
128t de son travail. (Des cours à l’Université d’une ville que l’on n’a pas jugé utile de nommer.) Le lecteur sera déçu s’il att
46 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
129an. Et me voici depuis un mois bientôt dans cette ville [p. 10] de l’Ouest, non loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieill
130le [p. 10] de l’Ouest, non loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieille culture, richesse moderne, de la mauvaise époque. J
131rouvé ma vieille Germanie dans les cafés, dans la ville médiévale, dans l’odeur douce des magasins de tabac, dans la tristess
132 quartier de l’Université est le plus riche de la ville. Grandes villas et palais dans des jardins, larges avenues luisantes
133e. On ne se retourne même plus. 9 novembre 1935 Ville pavoisée pour l’anniversaire du putsch de Munich en 1923. Peu de drap
134d’exemple et de propagande, les notabilités de la ville tiennent à prendre ce repas en public, à des tables dressées devant l
135franco-allemand qu’il avait entreprise dans cette ville. Échange d’étudiants, conférences, cercles d’études, aide bénévole au
136933, on ne le recevait plus dans la société de la ville ; depuis, il est devenu un personnage, recherché par ceux-là mêmes qu
1374 . » C’était au terme d’un court séjour en cette ville où je reviens aujourd’hui, après trois ans, constater sans plaisir qu
138 de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est pavoisée. Des cortèges bruns circulent en chantant. Je n’
139t cette euphorie bizarre qui est dans l’air de la ville, dans la circulation de la foule, dans les regards croisés, les propo
140er l’augmentation du volume des affaires dans une ville qui attend son Maître. Nuit du 10 au 11 mars 1936 Le tambour des SS
141rapprochés, n’a cessé de battre hier par toute la ville. Il est trois heures du matin : j’ai été réveillé par son roulement p
142n appel général du Parti dans les 45 salles de la ville, pour la même heure. Avec tout ce que les trains spéciaux ont déversé
143 l’Évangile. Cette Église organise dans plusieurs villes d’Allemagne, successivement, des « semaines évangéliques » au cours d
144es escouades de jeunes filles s’éloignant vers la ville avec la foule nous rappelleront la nostalgie heureuse des Wandervögel
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
145ommes ennemis de Dieu dans les armées et dans les villes ! Ô ! trop heureux encore une fois, et plus, qui avez combattu et vai
146inces, de la beauté d’un grand nombre de [p. 275] villes célèbres et de la majesté du Siège de la Religion. Les Sciences et le
147s et ils recouvrent très aisément la liberté. Une ville a beau se révolter vingt fois, elle n’est jamais détruite ; les habit
148 coup de face, les Provinces furent ravagées, les Villes détruites, et tout le pays fut inondé de sang… L’Italie apprit aussi
149s adversaires a perdu ou gagné plusieurs pièces — villes ou places fortes — alors vient la grande bataille : du sommet de quel
150éra comme une réussite glorieuse d’avoir pris une ville assiégée et ne faisant de part et d’autre que trois morts. C’est l’ar
151es hostilités. Les distinctions arbitraires entre villes ouvertes et villes fortifiées, civils et militaires, moyens de destru
152distinctions arbitraires entre villes ouvertes et villes fortifiées, civils et militaires, moyens de destruction permis ou con
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
153téléphones, en 1947, les opératrices de la petite ville de White Plains reçurent l’appel suivant : « Mon amie et moi voulons
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
154e Alighieri, pasteur de l’Église albigeoise de la ville de Florence, affilié à l’ordre du Temple — donnant l’explication du l
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
155ndu unifier les constitutions ecclésiastiques des villes où il avait une autorité immédiate, Strasbourg et Genève. Le problème
156e de Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triomphant dans les p
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
157t le commerce ont provoqué la brusque création de villes énormes, dix ou cent fois plus grandes que celles qu’on connaissait [
158iècle, de 25 000 habitants à 4 millions. Dans ces villes, se sont entassées des masses humaines informes et démesurées, là où
159nce des machines, des capitaux, des armées et des villes, des états énormes qui s’édifiaient — en présence des énormes questio
160 la lutte des classes et le chômage, et la grande ville, cette catastrophe humaine, l’un des désastres moraux de l’Histoire.
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
161othard. Un réseau compliqué de pactes reliera les villes aux campagnes. Et chaque fois que l’un des cantons voudra prendre la
162noyau primitif des cantons forestiers s’allie aux villes de Lucerne et Zurich ; puis conquiert avec l’aide de Zurich les pays
163 une double tentative d’hégémonie, de la part des villes et de la part des campagnes. Il se peut que l’union déjà réalisée ent
53 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
164e et la Prospérité. Sur nos têtes, au ciel de nos villes, de grands oiseaux tournaient avec un bourdonnement sinistre, et ces
165 d’une pilule sédative. Ils s’écrasaient dans des villes exténuantes, chaotiques et sentant mauvais. Partout, on payait moins
166ruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville Lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert des hautes pi
167tion stupéfiante de cet homme et de cette [p. 71] Ville était peut-être nécessaire pour faire comprendre au monde entier qu’i
54 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
168« Ils dirent encore : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, af
169 le Temps où l’on meurt. Si nous nous faisons une ville nous resterons unis, se disent les hommes. Ils la font, et c’est là p
170colère de l’Éternel, qui « descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : vo
171t le commerce ont provoqué la brusque création de villes énormes, dix ou cent fois plus grandes que celles qu’on connaissait d
172u’on connaissait depuis des millénaires. Dans ces villes se sont entassées des masses humaines informes, noyant et dissolvant
173est que l’invention des étages a permis la grande ville. La grande ville a permis la formation des masses. Avec les masses so
174on des étages a permis la grande ville. La grande ville a permis la formation des masses. Avec les masses sont nés les grands
175 les métros. Vous ne faites pas deux pas dans une ville sans y trouver quelque allusion. Elle règne sur l’énorme industrie de
176antise qui ressemble à l’amour véritable comme la ville de Lyon à un lion — a déprimé progressivement dans notre époque le se
55 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
177n le voyait parcourir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des
178ar la lutte, il tomba au cours d’une promenade en ville. On le transporta à l’hôpital, où il mourut paisiblement « en saluant
56 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
179afka naquit à Prague en 1883, et passa dans cette ville la plus grande partie de sa vie. Docteur en droit, il travailla d’abo
180’histoire se passe dans la réalité blafarde d’une ville moderne, à peine retouchée, çà et là, par une rapide griffure express
57 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
181it pourtant l’heure H ! » 14 mai 1939 La grande ville traversée dans la fatigue d’un soir pluvieux, Paris, souffrance des v
182 cette église mystérieusement demeurée, malgré la ville environnante, à la campagne… Je suis seul et je pense à un bonheur pr
58 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
183omme par convention le mauvais temps. La pluie en ville et la pluie « en campagne » sont deux phénomènes bien distincts, auss
184ment les quartiers ouvriers les plus modernes des villes allemandes, je comprends, que dis-je : je vois l’opposition tragique
59 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
185e. ⁂ Le capitalisme industriel a créé les grandes villes et des machines. Celles-ci ont produit la question sociale, qui a pro
186des machines est en train de détruire les grandes villes et le capitalisme industriel. Cela s’appelle : retour à la terre. ⁂ D
187es de chefs de quartier nazis qui opèrent dans la ville fédérale. Des camions sont alignés dans la cour pour cette éventualit
188 cour pour cette éventualité. Voici le plan de la ville, les maisons, les étages et les noms de ces messieurs, indiqués avec
189ruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert de hautes pie
190onfrontation stupéfiante de cet homme et de cette ville était peut-être nécessaire pour faire comprendre au monde entier qu’i
191us, des cités-jardins et des usines. Plus loin la ville, la longue façade verdâtre du Palais Fédéral sur une falaise. À l’hor
192ssent, volant très bas. Cette prairie dominant la ville serait un terrain d’atterrissage tout désigné pour des parachutistes.
193enêtre donnant au nord, j’ai regardé longtemps la ville, apparemment paisible, et la ligne précise des crêtes du Jura sur un
194s barricades ont été dressées dans les rues de la ville. La troupe a arrêté des automobilistes munis de passeports français,
60 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
195rt en trombe à grands coups de corne à travers la ville endormie. Tous les fauteuils sont occupés dans notre voiture et point
196[p. 85] ses moyens d’expression, éteindre Paris « ville lumière ». On peut aussi, tout simplement, ne plus réimprimer de livr
197retrouvent entre eux, avec leurs ruines, dans ces villes à demi mortes ? Que penseront les Européens, d’ici quelques années, l
198chambre libre à cinquante kilomètres autour de la ville. Comme il n’y a pas de wagon-restaurant, le chef de train accepte de
199x claquant et ses rues débouchant sur le ciel, la ville aux sept collines renie la guerre, oublie l’Europe. Demain nous embar
61 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
200 une île en forme de gratte-ciel couché. C’est la ville la plus simple du monde. Douze avenues parallèles, dans le sens de la
201ne ne m’avait dit, non plus, que New York est une ville alpestre ! Je l’ai senti le premier soir d’octobre, quand le soleil c
202. Ils pensent, dans leur ignorance, que c’est une ville « trop européenne »… Mais moi je m’y sens contemporain de la préhisto
203’idéal du paysan américain est de se retirer à la ville ! Washington, 30 octobre 1940 Depuis le temps qu’on nous vante en E
204 sphérique. [p. 104] Je n’aime guère Washington, ville de nulle part, peu convaincante, pareille à une cité d’exposition qu’
205ont liquidés ! » [p. 105] New York, 3 novembre Ville pure. — Entre la Trente-troisième et la Soixantième rues, le cœur de
206a Soixantième rues, le cœur de Manhattan c’est la ville pure. Ici, tout ce que le regard touche et mesure dans les trois dime
207mètres du sol. Pour la première fois, je vois une ville aussi purifiée de nature que l’est de prose un objet de mots de Malla
208dans un dernier éclat d’avion fuyant, et c’est la ville alors qui s’empare du ciel, s’en fait un dôme à sa mesure et le refer
209 un dôme à sa mesure et le referme sur sa nuit de ville. New York, 6 novembre Première victoire de la démocratie. — Roosev
210es à toutes les croyances du monde. C’est bien la ville où l’on s’attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Pau
211bsent. Dans le milieu archi-humanisé de la grande ville, connais le poids mortel de cette parole : « Si le sel vient à perdre
212, l’Université de Harvard, au milieu de la petite ville de Cambridge qui n’est qu’un faubourg de Boston. Le premier soir en a
213’a fait faire le tour d’un des lacs voisins de la ville. Tout au long de la route assez étroite, nos phares illuminèrent des
214egie-Hall, la plus grande salle de concerts de la ville. Triomphe de la musique d’Honegger. Salué pour lui. [p. 128] 15 mai
62 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
215sous un ciel au bleu délavé. Buenos Aires est une ville d’un grand commerce et plus purement américaine que rien de ce que j’
216ctoria Ocampo, royalement, m’a prêté sa maison de ville où je vis seul, comblé, mélancolique. Grande maison blanche, aux hall
217ampa à quelques heures de Buenos Aires, c’est une ville de 5000 habitants presque tous fils ou petits-fils de Suisses. On m’y
218ères, entre deux rounds. À quelque distance de la ville, j’avais vu la sortie d’une école de campagne : les enfants se hissai
219our me conduire à 300 km seulement de la [p. 144] ville. J’aurai deux chevaux, deux autos, une cuisinière française envoyée t
220ard dans les pays du Sud. C’était au-dessus de la ville, dans ces collines pointues, frisées de pins, de palmiers et de casca
221gé du ministre. Dans les rues fort étroites de la ville basse, tout encombrées de trams, d’autos et de parapluies, — une exal
63 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
222s. Je n’en ai pas de plus charmants dans toute la ville, et je les ai vus presque chaque jour le mois dernier. Mais ce soir-l
223matin j’annonce subitement que je dois rentrer en ville pour une affaire pressante. En vérité j’ignorais quelle affaire, mais
224s longuement, les visiteurs qui passent par cette ville de nulle part. Et j’ai songé à cette autre retraite, la maison rose d
225w York, 2 septembre 1942 Quoi de plus sale qu’une ville dont la foule transpire ? Il faut être fou pour rentrer… Mais à l’Off
64 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
226ont encore ce qu’on trouve de moins cher dans une ville où personne n’en veut. Les grandes maisons les mettent mal à l’aise,
65 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
227e des Iroquois et des Hurons. Les villages et les villes portent encore des noms de Sagamores ou de tribus fameuses : Saratoga
228ar l’excellent hebdomadaire The Nation. Dans une ville allemande occupée par les Américains, un officier en charge du gouver
229J’ai cru poli de m’arrêter pour une heure dans la ville natale de Robert, à quelques kilomètres d’Albany. Vingt-cinq mille ha
230e d’origine indienne. « Personne ne connaît notre ville, me dit Robert, et pourtant elle avait les plus grandes filatures du
231 pour la longueur des bâtiments ». (Il est peu de villes américaines qui ne réussissent à se vanter de quelque chose d’unique
232de la Pennsylvanie. Nous traversons maintenant la ville pour aller au [p. 221] bureau de Robert. Plusieurs églises dominent d
233elle d’ailleurs conduit tout le reste. Une petite ville internationale de province, sans grand avenir, qui vit déjà sur son p
234nt et nous roulons vers Albany. À la sortie de la ville il me montre un terrain d’aviation : — C’est moi qui ai fondé notre A
235l’auto… J’essaye en vain de comparer Cohoes à une ville du même nombre d’habitants chez nous ; de comparer Robert à un Robert
236it guère plus facile de comparer cette vie, cette ville, aux images que par Hollywood l’Amérique nous propose d’elle-même, et
237urs. Il n’y [p. 224] a rien à louer dans toute la ville. J’ai trouvé une maison à Princeton, qui est à moins d’une heure de N
238ns les slums un pied-à-terre pour mes passages en ville. On me dit qu’il y a dans les quartiers de l’Est quelques petits appa
239p. 225] depuis cinq ans que je circule dans cette ville, je n’ai jamais été touché, ils sont d’une folle brutalité mais surpa
66 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
240 qu’il y a des cloches qui sonnent les heures aux villes, et qui s’accordent à la suavité aiguë du petit jour. Et cette rumeur
241d’une averse, ce sont bien des oiseaux ! Dans une ville ! Point d’autres sons… Si ! Je ne rêve pas : un coq qui crie, tout là
242 toujours au galop.) Les quartiers extérieurs des villes intacts, et si parfaits dans le propret-coquet scolaire 1910 que l’im
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
243aient osé communiquer, c’est de faire rentrer les villes sous terre. (Réflexe de honte, si j’en crois l’expression.) L’un d’en
244ns une précédente lettre : la seule défense d’une ville est sa mobilité. J’entends bien : sa mobilité perpétuelle. Ainsi l’en
245nvités ou forcés à quitter nos campagnes pour les villes. Ces villes, dont nous pensions devenir les paysans, seront les premi
246rcés à quitter nos campagnes pour les villes. Ces villes, dont nous pensions devenir les paysans, seront les premiers objectif
247qu’en jouant du piano, il pourra faire sauter une ville. » — « Washington, D.C. Plus de cinq mille produits et procédés indus
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
248on m’a toujours paru peu réelle : c’est comme une ville d’exposition qu’on aurait décidé de ne pas détruire. Je m’y perds rég
69 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
249euses des rochers fracassés qui retombent sur les villes. Nous voici ramenés aux calculs du savant dont je vous parlais tout à
70 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
250mais qui relève en fin de compte du calembour. La ville de Lyon n’est pas tenue pour responsable des méfaits perpétré par un
71 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
251oite de Dieu, et non pas sur la terre, dans telle ville, ou dans tels écrits, ou dans tel prophète local. Certes, aucune égli
252 comme l’individu se trouve isolé dans une grande ville moderne ou dans un vaste État centralisé. D’autre part, on n’est pas
72 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
253s de l’Oracle qui lui avait dit d’aller bâtir une ville là où il trouverait la pluie et le beau temps, il rencontra en Italie
254e courtisane qui pleurait, et en ce lieu bâtit la ville de Crotone. Sonnette. Dites-moi, Lord Artur, si je pleurais, quel t
73 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
255ntent sur les flancs d’un énorme rocher en pleine ville, que domine la statue de saint Gellert, les bras en croix. Elle arrêt
256. Je la rejoins. Alors d’un geste elle désigne la ville à nos pieds : « Mon mari m’a demandé de vous montrer Budapest. Voilà,
257. Nous remontons en voiture et descendons vers la ville. Soudain, je me suis décidé et j’articule : « Vous n’avez rien mangé
74 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
258x. Un jour, un paysan nommé Gordius vient à cette ville de Phrygie. Il déclare qu’il voudrait visiter les curiosités de l’end
259ute à terre, bien décidé à montrer aux gens de la ville ce qu’il sait faire. Entre les cornes de l’autel et le timon du char,
75 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
260 typique : il [p. 123] se promène dans une grande ville déserte… Phobie du macadam, du béton armé, des constructions métalliq
261 que c’est, les humeurs ? C’est toujours dans les villes que ça me prend. Quand ils m’ont bien lavé, massé, poudré comme un bé
76 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
262s Le Corbusier, promené pendant une heure dans la ville par des [p. 12] journalistes, et finalement interrogé sur ses impress
77 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
263 Hollywood déserté, une ghost town pareille à ces villes éphémères que fit surgir dans le Colorado la ruée vers l’or, et qui n
264nue à tous » qu’elles plantent à l’entrée de leur ville, et qui promettent des jeux de loto le mardi soir et de la danse le s
78 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
265La journée d’un couple bourgeois, dans une grande ville américaine, ménage peu de contacts entre mari et femme, et sans doute
79 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
266es possèdent en commun. De fait, New York est une ville de contrastes violents, de population composite à l’extrême, répartie
267rés puritains ; la jeunesse et la bourgeoisie des villes, au contraire, ne connaissent plus aucun tabou. Ni les uns ni les aut
268dences [p. 159] luxueuses de la campagne ou de la ville sont régulièrement — sauf dans le Sud — de style Tudor, de style Rena
269. 14. Comment on y devient fou Dans les grandes villes, et à New York surtout, vous prenez une telle habitude de n’être pas
270s quelques mois d’Amérique, précisons : de grande ville américaine. Les mesures ont changé autour d’eux. Les cadres sociaux n
80 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
271vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysages au gré d’une curiosité rêveuse.
272tre de New York de Washington, en traversant deux villes énormes : Philadelphie et Baltimore. La vitesse rétrécit l’espace amé
81 1948, Suite neuchâteloise. III
273division est composée de quatre Conseillers de la ville de Neuchâtel. Ce Tribunal n’est, à parler régulièrement, qu’une Cour
274mise à l’examen d’un Comité composé du Conseil de Ville et des Députés de Vallengin… » La ville de Neuchâtel jouit de privilè
275onseil de Ville et des Députés de Vallengin… » La ville de Neuchâtel jouit de privilèges très considérables. Elle a la police
276s membres [p. 30] sont choisis dans le Conseil de Ville. Il est composé de deux Présidens de ce conseil, de quatre Maîtres-Bo
277 la fois dans le Prince, le Conseil d’État, et la ville de Neuchâtel, conjointement considérés [p. 31]  ; que le Vallengin a
82 1948, Suite neuchâteloise. VI
278ait toute ma distraction. » Au même endroit de la ville, neuf ans plus tard, Balzac rencontrera cette inconnue qui vient du f
83 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
279. Vous n’êtes pas seulement les députés de quinze villes capitales, et de cent vingt provinces, et de la génération qui les pe
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
280ons, ensemble exposées dans Paris. Le choix de la ville n’est pas sans signification. Paris fut, pendant ce demi-siècle, le l
85 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
281ntassement de constructions disparates de petites villes comme Vevey, cette vigneronne du lac — hier encore si gentiment trous
86 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
282ibres, possédant un statut comparable à celui des villes d’Empire. Les premières libertés des Suisses sont donc nées d’une mis
283ord de la nécessité d’englober dans leur pacte la ville de Lucerne. Celle-ci commandait en effet les débouchés nord et ouest
284tre cantons. Il ne tarda guère à s’allier avec la ville impériale de Zurich, et à conquérir les vallées de Glaris et de Zoug,
285aris et de Zoug, puis à conclure un pacte avec la ville de Berne, qui de son côté venait de [p. 28] nouer des liens avec Zuri
286igue des « Cantons forestiers » renforcée par les villes, s’adjoignirent au cours des xive et xve siècles trois autres résea
287 cantons souverains, flanqués de nombreux alliés, villes libres, abbayes, vallées et pays sujets. La transformation des bailli
288ent empirique et non rationnel, assurait à chaque ville ou vallée un rôle particulier dans la Ligue, respectait les intérêts
289e toute tentative d’hégémonie, qu’elle vînt d’une ville plus riche que les [p. 31] campagnes, ou d’un groupe de cantons aux i
290rangère sera désormais interdite aux cantons, les villes de Soleure et Fribourg sont reçues dans les [p. 35] Ligues, et les li
291cantonaux, se réunissait selon l’urgence dans une ville ou une autre, et ne possédait pas de pouvoirs nettement définis. C’ét
292ne, Soleure, Berne, Bâle, Fribourg, ainsi que les villes alliées de Neuchâtel et de Genève, devinrent des républiques oligarch
293sans dans leur village, ou boutiquiers dans leurs villes, ils racontaient leurs souvenirs sous le tilleul de la place publique
87 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
294rte pas le titre de capitale, mais seulement de « ville fédérale ». Elle est en même temps le chef-lieu du canton auquel elle
295. On aurait vu l’oppression des campagnes par les villes, des catholiques par les protestants, des Romands et des Italiens par
88 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
296 de cheminées d’usines, luxueuse illumination des villes. Les campagnes elles-mêmes participent largement à la distribution :
297il, comme ailleurs, l’état de larges quartiers de villes ou sections de la population. Les voyageurs qui traversent le pays la
89 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
298ble du pays tombe à 1,48 si l’on ne prend que les villes de plus de 25 000 habitants. Si l’on compare deux demi-cantons contig
299 enfants : 0 1 2 3 4 5 6 7 Et plus Ville de Zurich 225 000 protestants 80 000 catholiques 20 000 divers 343
300 25 divers 143 125 124 123 107 82 71 225 4,1 Ville de Genève 70 000 protestants 50 000 catholiques 6000 divers 406 277
301 1000 femmes mariées, nombre de divorces : Ville de Zurich 8,2 Appenzell Rh.-Int. 0,9 Ville de Genève 9,4 Pour l
302 Ville de Zurich 8,2 Appenzell Rh.-Int. 0,9 Ville de Genève 9,4 Pour l’ensemble de la Suisse, en 1940, l’indice des d
303r une large proportion, se recrutent dans la même ville ou le même canton, parlent avec le même accent, et appartiennent aux
90 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
304 guerres civiles religieuses. Et ce sont les deux villes [p. 145] soumises à son influence, Zurich et Berne, qui prendront la
305tie par l’attraction qu’exercent les plus grandes villes, autrefois toutes protestantes, cependant que les petits cantons rura
306tis centralisateurs se recrutent surtout dans les villes protestantes — l’Église catholique est « fédéraliste » pour des raiso
91 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
307de « défenseurs du Saint-Siège », de même que les villes de Calvin, de Zwingli et d’Œcolampade avaient été les « citadelles de
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
308 sur les ouvriers ! » Le vieux cri de douleur des villes européennes, le cri de douleur des faubourgs s’est propagé dans les a
309ormais sont comptés. L’insurrection de toutes les villes de la zone Est, bien qu’écrasée dans le sang, marque la fin d’une ère
93 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aller et retour (avril 1953)
310r. L’opposition se montra violente. Dans quelques villes, le projet fut brûlé par la population en place publique. L’État de N
94 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
311, un autre Congrès vient de se tenir dans la même ville et la même noble Salle des Chevaliers. Le Congrès de 1948 avait pour
95 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
312s comme ayant demandé aux Alliés de bombarder les villes italiennes 8 , ce héros de la résistance antifasciste — qu’on se rapp
96 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
313rien à lui donner, ils la transportèrent dans une ville voisine, beaucoup plus riche. Là, sur la place publique, on lui appor
97 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
314urope où vivraient encore sous nos yeux, dans nos villes et dans nos campagnes, avec leurs rites et leurs idoles et leurs fidè
98 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
315les légats de l’Empereur et du Pape, font dans la ville choisie des entrées solennelles : la discussion commence par ces démo
316us vient d’être condamnée, et la population de la ville éclate en transports d’allégresse, acclame les Pères, illumine les qu
99 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
317olant » de Vinci devait semer de la neige sur les villes accablées par l’été : l’avion bombarde nos cités. Les découvertes gén
318ssion pour l’occulte ne cesse de grandir dans nos villes, occupant rapidement le vide de l’âme créé par le matérialisme. D’où
100 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
319 aux Infidèles l’accès de Médine et de La Mecque, villes saintes, l’Abbasside El Mansour le fait boucher en 762. Le fameux « v