1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1agé et réaliste, M. de Montherlant chante cette « violence ordonnée et calme » des « grands corps athlétiques ». Sur le stade au
2, à tel point qu’elle n’est plus une entrave à la violence animale déchaînée dans le corps du joueur à la vue de la prairie rase
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
3té. Tantôt c’est l’un qui veut plier l’autre à sa violence — le Paradis —, tantôt c’est l’autre qui impose son absolu. Une soumi
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
4son manque de talent ne le rebute pas. Une divine violence le travaille. Elle jaillira enfin, dans l’éblouissement d’Arles, jusq
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5s, prophétismes, excessives lassitudes ou faim de violences — on sent l’approche de quelque chose, catastrophe ou révélation, bru
6égoût, un Montherlant s’abandonne au salut par la violence. Une sensualité moins énervée lui permet de brutaliser quelque peu le
7s trop lucide, hésite, trébuche, oscille entre la violence et le désespoir (c’est l’amour), et, déchiré de contradictions, tire
8igue. Mais tout cela : dégoût universel, désir de violences, gratuité des pensées et des actes, rêves éveillés, tout cela ne déri
9pour contempler un absolu ; qu’ils osent se faire violence pour se hisser dans la lumière. « Il vaut mieux, dit encore Vinet, ne
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
10ualité, pour ces insolences jolies et les subites violences, qui composent la séduction de cet « homme de la Renaissance », pour
6 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
11couvrais, dans tout mon être une force aveugle de violence s’était levée. Ce fut elle qui m’entraîna sur les stades où je connus
12iers jours du printemps — l’heure est venue de la violence. Jeunes tempêtes, lavez, bousculez ! La parole est aux instincts comb
7 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
13stiaires, et me tirant hors de ce « long songe de violence et de volupté », je me sens envahi par un rythme impérieux au point q
14 assez peu humain et comme obsédé par une idée de violence tonique certes, mais décidément un peu pauvre pour fonder une religio
15 s’élève en fin de compte de tous ces tableaux de violence et de passion, c’est la présence d’un tempérament. À l’inverse de tan
16ctement aucun des grands problèmes de l’heure. La violence même qui sourd dans son être intime l’en empêche, le préserve des éta
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
17s où ils se développent. Paysages tristes et sans violence, autour de ces êtres dont la détresse est d’autant plus cruelle qu’el
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
18lque chose de solide, d’authentique. J’aime cette violence de redressement où je distingue bien autre chose que les « éclats de
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
19 entrepreneurs de tempêtes. Un grand principe de violence commandait à nos mœurs. … et nous portant dans nos actions à la limit
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
20tère impérieux, esprit étroit, et qui défend avec violence contre les idées subversives de son fils un ordre social dont l’avant
21exité vivante de sa vie morale n’a d’égale que la violence de ses réactions. Une fois, désespéré, — « heureusement, personne ne
12 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
22 désirs divergents qui prennent rarement assez de violence pour nous déchirer jusqu’au salut, et dont la composante réelle tend
13 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
23s autres, contrastes qui jamais ne s’équilibrent, violence et mélancolie, paysages — états d’âme imposant tour à tour le cynisme
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
24œurement de revivre — toucher un corps livré à la violence immobile de son âme… Mais les jeunes filles sont parfois trop émouvan
15 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
25a vie nous dérobe : la nudité, la plénitude et la violence infiniment comblée. Oui, je sus que l’échange de deux regards est inf
16 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
26ation libérale et bourgeoise. Ici le risque et la violence [p. 178] physiques jouent dans la vie de chaque jour leur rôle nature
27 les génies du monde végétal. Il y a une sorte de violence aussi dans ces bains de silence forestier. Qui peut en calculer le bi
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
28âme dans le doute, il est permis d’attendre de la violence même d’une théologie du Dieu Tout-Puissant qu’elle suscite de nouveau
18 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
29caniser, à le disqualifier, à le châtrer de toute violence spirituelle et créatrice 8 . Et comment se défendre, sinon par l’att
30la saisir dans son impérieuse évidence et dans sa violence éternelle. Privilège à vrai dire sans mesure ; oserai-je écrire : san
19 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
31hilip, défenseur de Martin, lui répondra non sans violence : « C’est faux ! Vous faites de la théologie, et vous ne faites même
20 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
32rieux, toute l’ironie, toute la décence, toute la violence qu’elles imposent, des vérités actuelles, personnelles, dangereuses.
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
33gent dans l’humiliation, dans l’effroi ou dans la violence ? Le temps vient cependant où la métaphysique se posera ou sera niée
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
34ps de cette dialectique, dans un mouvement que sa violence rend unique : c’est qu’ils reviennent tous deux de loin, d’un long ab
35e ans, sans jamais s’abandonner aux bienheureuses violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées
36 cela il est romantique, comme tous ceux que leur violence et leur faiblesse précipitent vers des portes de sortie souvent illus
37e part un orgueil assumé, puis renié avec la même violence, — celle dont il est écrit qu’elle force les portes du Royaume des Ci
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
38presque à celle de l’autre. C’est là qu’éclate la violence des contraires. Pour tous ceux qui ont l’audace de se maintenir dans
39 abstrait, mais des choix qui s’imposent avec une violence égale à celle de la tentation — c’est la même violence — dans chaque
40nce égale à celle de la tentation — c’est la même violence — dans chaque situation existentielle. En sorte qu’il n’est pas [p. 4
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
41cès ? Où est sa tradition vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ;
42L’Ordre nouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirituelle qui existe déjà au-delà des bouleversements nécessaires ;
25 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
43bombardements, les cartes de pain, des menaces de violences sociales. Que devenaient, dans tout cela, les belles synthèses de la
26 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
44ulons rompre, et nous savons qu’il y faudra de la violence. Mais où porter le coup ? qui dénoncer ? au nom de quoi ? La rupture
27 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
45tte le matérialisme méthodique et le goût pour la violence dictatoriale. ⁂ En France, ce mouvement mondial a rencontré jusqu’ici
46’un malentendu foncier touchant le problème de la violence et que seul parmi ses collaborateurs, André Philip tranche avec nette
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
47s trois reculent devant le risque personnel et la violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que l
48il pas ? Il paraît maître absolu du pays, mais la violence spirituelle est du côté de Hitler, et c’est elle qui vaincra sans cou
49appartient, de fait et de droit, à la plus grande violence spirituelle. L’ordre nouveau existe dès le moment où cette violence s
50le. L’ordre nouveau existe dès le moment où cette violence se dresse. Il lui reste à augmenter sa tension essentielle, — et c’es
29 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
51mme un homme qui refuse d’accepter, dans toute sa violence, la question que lui pose sans cesse la crise perpétuelle du monde.
30 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
52uitter ce combat mauvais, et porter ailleurs leur violence. Ou plus exactement encore, si je fais de la politique, c’est bien mo
31 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
53moins, ils paraissent s’opposer avec une certaine violence ; mais par rapport à l’homme, ils sont absolument semblables et nous
54, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur violence. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et p
32 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
55L’ordre extérieur imposé par l’État, au moyen des violences qu’on sait, peut très bien n’être que la fixation brutale d’un désord
33 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
56 bourgeois, la seule méthode qui réussisse est la violence. L’idéalisme et la révolution, toutes les doctrines qui veulent éduqu
34 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
57ulons rompre, et nous savons qu’il y faudra de la violence. Mais où porter le coup ? qui dénoncer ? au nom de quoi ? La rupture
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
58mme un homme qui refuse d’accepter, dans toute sa violence, la question que lui pose sans cesse la crise perpétuelle du monde. E
36 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
59ices. Si l’on admet cette primauté de l’État, les violences nécessaires à son établissement se trouvent aussitôt légitimées. Que
37 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
60cès ? Où est sa tradition vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ;
61es en elles-mêmes justes et opportunes, c’est une violence spirituelle qui existe déjà au delà des bouleversements nécessaires ;
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
62es électorales. La seule opposition sérieuse La violence de leurs écrits s’accroît, l’aigreur des polémiques s’accroît, les re
63sse reste sobre devant la mort, à la mesure de sa violence devant la vie. Sobre et prodigue. Grattez un peu le conformisme polit
64atteints sans nulle émeute, sans nul emploi de la violence, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisibl
39 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
65ent à ceux qui savent témoigner de la plus grande violence spirituelle. L’exemple récent de l’Allemagne le prouve. Schleicher et
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
66moins, ils paraissent s’opposer avec une certaine violence, mais par rapport à l’homme, ils sont absolument semblables et nous p
67, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur violence. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et p
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
684 il se mit à attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué [p. 603] s
42 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
69nheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober, mais c’est une triste réponse à la révolte de ces pa
43 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
70trique, conçu dans l’abstraction et imposé par la violence. Pour soutenir un tel dessein, il s’agit d’établir un droit nouveau q
44 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
71veloppera pas impunément : elle va se résoudre en violences. Il n’y a pas d’exemples, dans l’histoire, qu’une littérature sans né
45 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
72orité. Il a tendance à confondre l’autorité et la violence. Mais ses violences sont contradictoires : il attaque ici l’égoïsme,
73e à confondre l’autorité et la violence. Mais ses violences sont contradictoires : il attaque ici l’égoïsme, dont il fait par ail
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
74era confiée, parce qu’ils n’en useront point avec violence et ne la dirigeront pas vers un seul but à l’exclusion de tout autre
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
75ent chacune pour son compte, explosent parfois en violences anormales, et le mieux qu’on puisse espérer pour l’ensemble, c’est la
48 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
76 La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance
77 la grande masse des hommes qui ne comprennent la violence que sous ses formes physiques, que ferez-vous ? Allez-vous au moins r
49 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
78omique, qui puisse s’imposer au grand nombre sans violences, sans mensonges, sans illusions, sans habiletés politiciennes, — à su
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
79 questions s’imposent à eux, avec une très grande violence, et dans des termes tout nouveaux. (Ce qui fait dire à certains [p. 2
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
80 en mal de nouveauté, ces façons de s’offrir à la violence des affranchis, ce sont des signes qui n’ont jamais trompé. Les dames
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
81 justifient rétrospectivement ou actuellement les violences exercées ; b) la propagande, qui promet aux masses un avenir si beau
82par Rosenberg dans un discours où il s’élève avec violence contre toute conception ascétique ou moyen-âgeuse de la vie : « Nous
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
83vieux conflit de l’individu et de la masse. 6° La violence nécessaire. — Car notre force est personnelle, non collective. Elle r
84es de masses qui ne se connaissent plus, seule la violence de l’esprit est pacifiante. Notre seule chance de collaboration fécon
85on de vérité qui est la nôtre, avec un maximum de violence créatrice. p. 134 54. Les Russes ajoutent : de l’oppression tzar
54 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
86atastrophe dont pourraient seules nous sauver les violences d’une foi nouvelle. Il s’agit de fonder maintenant une hiérarchie mon
87hommes qui n’ont plus de pitié, de bonhomie ni de violence — ces trois vertus seront toujours liées — que doit s’adresser la pit
55 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
88ns dans des excès imaginés. Deuxième vertu : la violence La violence n’est considérée par l’élite libérale d’aujourd’hui que s
89excès imaginés. Deuxième vertu : la violence La violence n’est considérée par l’élite libérale d’aujourd’hui que sous l’aspect
90spèce de mensonge insolent. Et il est vrai que la violence devient cela, dans un monde que la pensée abandonne à ses « lois », p
91 récite ses problèmes inoffensifs. Et pourtant la violence véritable, qui n’est pas la brutalité, est proprement le fait de l’es
92nds de l’esprit créateur. Tout acte créateur fait violence à un état de choses, qu’il s’agisse d’élever des blocs de pierre à la
93vre ses secrets qu’aux violents qui acceptent ses violences. Ainsi le veut non la raison rationaliste, mais la nature profonde de
94la tension particulière peut être définie ainsi : violence initiale et créatrice, contre-battue et ordonnée [p. 207] tout aussit
95des limites. (La raison seule ne produit rien. La violence seule détruirait ses produits. La réalité vivante est dans le conflit
96ladresse. Surtout, elle attend de l’extérieur les violences qu’elle n’ose pas initier. Elle attend avec une angoisse qui ressembl
97sairement — une « loi » humaine fondamentale : la violence ne profite qu’aux violents, et quant aux autres, elle les détruit. Si
98 « Mais, dit le clerc, on se moquerait bien de ma violence spirituelle. Elle resterait purement théorique. Nous n’avons plus d’a
99 plus en vertu d’une autorité, c’est-à-dire d’une violence spirituelle supérieure aux désirs anarchiques de la nature. La vraie
100l est trop clair qu’une telle autorité, une telle violence, ne sont pas l’apanage des élites modernes. Il faut rappeler pourtant
101] que servitude pour le penseur, s’il sait que la violence de sa pensée fonde la seule autorité valable. La liberté de penser n’
102 théorie et pratique. C’est là son réalisme et sa violence nécessaires. Mais aussi cette indistinction est l’autorité même, en t
103 conditions, faisant ainsi revêtir par l’objet la violence propre au sujet. Son exercice crée donc un risque, que l’on ne saurai
104le monde. Mais ce conflit, s’il vient à perdre sa violence, se relâche en éléments désormais dépravés, car leur mise en tension
105cte est seulement restaurateur. À la mesure de sa violence, il tente de rétablir les créatures dans leur état incorruptible. Il
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
106eux conflit de l’individu et de la masse.   6. La violence nécessaire. Car notre force est personnelle et non pas collective. El
107es de masses qui ne se connaissent plus, seule la violence de l’esprit est pacifiante. Notre seule chance de collaboration fécon
108ion de vérité qui est la nôtre avec un maximum de violence créatrice. p. 251 s. « Culture et commune mesure », Esprit, P
57 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
109espaloff, et par moi-même. Je ne trouve pas cette violence déplacée, ni l’injustice qui l’accompagne plus onéreuse pour la vérit
58 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
110es ouvriers, et qui laisse loin derrière elle les violences fascistes 52  ; la vérité humaine par des idéologies de propagande ;
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
111s charlataneries politiques autrement que par des violences maladroites, dont il ne sera pas le dernier à pâtir. Impuissance de l
112ue est encore capable de pousser les hommes à des violences. L’héroïsme vrai aujourd’hui n’est plus spectaculaire, il ne fait plu
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
113tié pour lui. Il me parlait de ses lectures, avec violence mais sans niaiserie. Et tout à coup, à propos de ses études, il éclat
61 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
114s charlataneries politiques autrement que par des violences maladroites, dont il ne sera pas le dernier à pâtir. Impuissance de l
62 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
115n nous le goût du pittoresque ; l’élan génial, la violence loyale d’une certitude pesante, vraiment « grave », d’une dialectique
63 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
116n nous le goût du pittoresque ; l’élan génial, la violence loyale d’une certitude pesante, vraiment « grave », d’une dialectique
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
117tique intérieure du voisin, avec d’autant plus de violence qu’elle y court moins de risques immédiats 76 . Rien n’est plus agaça
65 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
118s que dans ce vertige de confusions la raison des violences passionnelles qu’a déchaînées le conflit espagnol ? Combats, sinon d’
66 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
119egung. Rien en France ne donnerait une idée de la violence démagogique de ces articles. Car elle est moins dans la vivacité, voi
120r les ennemis (sabotage moral) et de condamner la violence (libéralisme morbide). Le jeune paysan brutal qui lui tient tête figu
121 La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance
122 la grande masse des hommes qui ne comprennent la violence que sous ses formes physiques, que ferez-vous ? Allez-vous au moins r
123donner les moyens, justement, de transporter leur violence naturelle dans des domaines où elle devienne féconde. Lui. — Je vous
67 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
124ses confessions ; mais non pas à une lutte par la violence, car les confessions mourront d’elles-mêmes, de toutes façons… Nous n
68 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
125nstinct ancestral de l’homme, c’est de parer à la violence par une violence [p. 416] du même ordre. Cette solution est la plus n
126 de l’homme, c’est de parer à la violence par une violence [p. 416] du même ordre. Cette solution est la plus naturelle parce qu
127, de déjouer ce calcul, et de ne pas opposer à la violence une violence du même ordre, mais forcément plus faible, où les totali
128ce calcul, et de ne pas opposer à la violence une violence du même ordre, mais forcément plus faible, où les totalitaires puiser
129ord fondamental : la croyance à la validité de la violence. Si tout d’un coup l’un des lutteurs supprime cet accord fondamental
130u… Pour ma part, je ne suis pas adversaire de la violence en soi, mais bien de cette forme mécanique qu’elle revêt dans la guer
131é, le chrétien n’oppose pas la brutalité, mais la violence spirituelle, qui est la véritable charité. Violence contre nous-mêmes
132olence spirituelle, qui est la véritable charité. Violence contre nous-mêmes d’abord. Aucune doctrine ne peut être chrétienne si
133le ne se fonde pas sur la repentance, qui est une violence faite à notre orgueil. Reconnaissons, Églises et fidèles, que si la p
69 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
134us de ruine des obstacles sociaux, développé sans violences extérieures, n’avait que plus gravement miné l’éthique matrimoniale d
70 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
135 passion dans l’amour, il faudrait développer une violence spirituelle qui tue mieux que la passion d’amour : celle au moins de
136amour, il refuse de s’imposer, il se refuse à une violence qui nie et détruit la personne. Il prouve ainsi qu’il veut d’abord le
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
137, il le retrouvera en influence souterraine et en violence anarchisante. À mesure que la chevalerie, même sous sa forme profanée
138e réalité. Dresser le mythe de la passion dans sa violence primitive et sacrée, dans sa pureté monumentale, comme une ironie sal
139eux qui la veulent dépeindre dans sa merveilleuse violence se voient contraints de recourir au langage trompeur des symboles. La
140 rôle. Il s’agit de dépeindre une passion dont la violence fascinante ne peut être acceptée sans scrupule. Elle apparaît barbare
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
141ine. D’abord elle fut partout persécutée avec une violence inouïe par les pouvoirs ou les orthodoxies. On affecta de voir en ell
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
142ns et le conduire à l’endura. Mais emporté par la violence de la première révélation, qui parfois embrase le sang, il enfreint l
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
143n et Zwingli combattirent ces dissidents avec une violence qui rappelle les procédés de Rome contre ses propres sectes. Mais ils
144sance du mythe primitif de Tristan. Il n’a pas la violence sauvage de la légende, et encore moins son arrière-plan ésotérique. C
145 gouvernent le monde du jour : haine, orgueil, et violence barbare de l’honneur féodal, jusqu’au crime. Isolde veut venger l’aff
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
146Il faut élever l’amour à la hauteur d’un rite, la violence débordante de la passion l’exige. À moins que les émotions ne se lais
147Le formalisme minutieux de la guerre s’oppose aux violences du sang féodal comme le culte de la chasteté, chez les troubadours, s
148tenue dans les formes classiques de la guerre, la violence, après le meurtre du [p. 284] Roi — action sacrée et rituelle dans le
149aux entreprises du capitalisme et du commerce. La violence ne [p. 287] cesse pas de s’exercer au nom de la Nation, mais ce sont
150iqueuse des combattants. Il ne s’agissait plus de violence du sang, mais de brutalité quantitative, de masses lancées les unes c
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
151s obstacles sociaux, pour s’y être développé sans violences extérieures, n’avait que plus gravement miné l’éthique matrimoniale d
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
152 dans l’amour il [p. 323] faudrait développer une violence spirituelle qui tuât mieux que la passion d’amour : celle au moins de
153amour, il refuse de s’imposer, il se refuse à une violence qui nie et détruit la personne. Il prouve ainsi qu’il veut d’abord le
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
154e chez les troubadours, une manière d’exprimer la violence de leur passion, une sorte d’antiphrase. Mais encore une fois, si l’o
79 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
155e néophyte, vend la mèche lorsqu’elle oppose à la violence et au bellicisme de Roosevelt le sens du droit et le pacifisme des di
80 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
156es années 1930 à 1932, avec une pertinence et une violence qui alors n’étaient pas sans mérites. Ils ont prédit l’évolution actu
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
157tique intérieure du voisin, avec d’autant plus de violence qu’elle y court moins de risques immédiats. Rien n’est plus agaçant [
82 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
158hète demande quelques explications. En Europe, la violence politique s’exprime par des bagarres et des injures, par une fanatiqu
159it de quelque chose qui rappelle beaucoup plus la violence d’un match de football. M. Willkie et même Mrs Willkie ont reçu quelq
83 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
160é des faiblesses du monde moderne, qu’a revêtu la violence hitlérienne. La tactique et la stratégie d’Hitler furent en sommes tr
161rop bu cette nuit. Coups et blessures, une grande violence sévissait. Je me réveille dans l’écœurement, et la médiocrité quotidi
84 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
162es dénonciations passionnées de l’hitlérisme : la violence du ton et le simplisme obstiné de certains jugements trahissent une v
85 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
163 vital », puis justifier l’opération par la seule violence du désir, c’est une seule et même usurpation. L’impérialisme des tota
164tyrannise ou méprise, que ses dons sont autant de violences intimes, et qu’il en vient à souffrir davantage par [p. 171] l’absenc
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
165ps de cette dialectique, dans un mouvement que sa violence rend unique : c’est qu’ils reviennent tous deux de loin, d’un long ab
166ans jamais s’abandonner aux bienheureuses [p. 34] violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées
167 cela il est romantique, comme tous ceux que leur violence ou leur faiblesse précipitent vers un « au-delà » des conditions de v
168e part un orgueil assumé, puis renié avec la même violence, — cette violence dont il est écrit qu’elle force les portes du Royau
169assumé, puis renié avec la même violence, — cette violence dont il est écrit qu’elle force les portes du Royaume des Cieux… Il r
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
170, il se mit à attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué ses premiè
171artyre. Un vrai martyr n’a jamais eu recours à la violence, il combat à l’aide de son impuissance. Il force les hommes à être at
172nheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober, mais c’est une triste réponse à la révolte de ces pa
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
173mmanence pure. Ils s’excluent réciproquement avec violence, et même avec dégoût. Kierkegaard n’avait pas assez de sarcasmes pour
89 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
174n nous le goût du pittoresque ; l’élan génial, la violence loyale d’une certitude pesante, [p. 134] vraiment « grave », d’une di
90 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
175gent dans l’humiliation, dans l’effroi ou dans la violence ? Le temps vient cependant où la métaphysique se posera ou sera niée
91 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
176e d’un fascisme culturel : le besoin de chefs, la violence de la guerre transportée dans le domaine de l’esprit, un goût d’avent
92 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
177alitaire ? Pas une idée, ni même un rêve. Pas une violence de l’esprit, et pas une vision de grandeur. Même pas un sens critique
93 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
178 l’histoire ont pris de nos jours un caractère de violence sans précédent. À travers les complexités infinies de nos difficultés
94 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
179lle, toutes créatures livrées d’un seul coup à la violence de l’acte décisif, nous allons voir paraître enfin leur justification
95 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
180 sont ceux qui ont refusé ce choix, confiant à la violence involontaire du style une efficacité d’un type nouveau. Et les editor
96 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
181caine et ses censeurs de plus en plus timides, la violence primitive et la santé de l’instinct soient justement [p. 133] les vra
97 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
182 qui se taisent mais qui ont peur ? Pardonnez mes violences et mes impertinences : comprenez l’anxiété qui les dicte. Je ne vous
98 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
183 qui se taisent mais qui ont peur ? Pardonnez mes violences et mes impertinences : comprenez l’anxiété qui les dicte. Je ne vous
99 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
184 qui se taisent mais qui ont peur ? Pardonnez mes violences et mes impertinences : comprenez l’anxiété qui les dicte. Je ne vous
100 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
185tyrannie véritable, une contrainte qualifiée, une violence aussi grave que les coups de fouet donnés par le maître à l’esclave.