1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre libéré de souvenirs héroïques, peut-être trop gr
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2ce de servir. ⁂ On se complaît à répéter que nous vivons dans le chaos des idées et des doctrines, et qu’il n’existe pas d’esp
3’incarner, dans le héros de son roman, de se voir vivre, dans son œuvre ? C’est ici la conception même de la littérature, tel
4e faire la critique des méthodes et des façons de vivre autant que de penser qui les ont amenés aux positions qu’on vient d’e
5s la culture ; sans autre parti-pris que celui de vivre, c’est-à-dire de construire ; sobres de langage et maîtres de leurs c
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
6avec un peu de clairvoyance de ce dont nous avons vécu jusqu’à tel jour de notre jeunesse, il faudrait pouvoir sauter hors d
7ntérieur. Un arrêt (l’auteur se met à se regarder vivre, le personnage à douter du sens de sa vie) et les forces centripètes
8ndir — il était venu y chercher quelque raison de vivre, il voulait se voir le plus purement (« cette curiosité donnée comme
9e rythme volontaire par lequel un Balzac les fait vivre. Ce serait fausser quelque chose à leurs yeux. Le cas des Faux-Monnay
10.............. Le vent se lève, il faut tenter de vivre. Paul Valéry. Certes, du sein de ma triste lucidité, je t’avais déjà
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
11Girard est un peu responsable de cette douceur de vivre. Déjà vous ne niez plus sa drôlerie, son aisance. Vous accordez que s
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
12décisive), une secrète complaisance à se regarder vivre qui est bien d’aujourd’hui — entre autres. p. 791 ap. « Léon Bop
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13er de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une phrase de Vinet — laiss
14t ce qui est parisien, hait Paris mais ne saurait vivre ailleurs… Mais non, il y aurait trop à dire, et puis l’on croirait en
15on contre tout ce qui prétendait nous empêcher de vivre, de rêver et de souffrir : culte du moi avec ses [p. 142] recettes ga
16prix ? Mais nous avions besoin de révolution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perditio
17esoin de révolution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perdition dans des choses plus gr
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
18sur ses positions. Or donc, j’avais vingt ans. Je vivais chez mes parents, comme tant d’autres à cet âge, logé, nourri, blanch
19le de l’Italie. La lumière, mon pays natal ! — Je vécus d’articles sur la mode et la politique, que j’envoyais à divers journ
20’entreprendre quelques beaux vols… » Dès lors, je vécus, comme vous me voyez vivre encore, dans un état de sincérité perpétue
21x vols… » Dès lors, je vécus, comme vous me voyez vivre encore, dans un état de sincérité perpétuelle envers tous mes élans,
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
22Bande de gigolos de la littérature ! Qu’on puisse vivre de ça, [p. 237] je ne l’ai pas encore avalé. On m’affirme que je n’y
23 autre : et qu’un beau soir il faille écrire pour vivre, possible ; mais, pour sûr, jamais vivre pour écrire 16 . De tous les
24ire pour vivre, possible ; mais, pour sûr, jamais vivre pour écrire 16 . De tous les prétextes que l’on a pu avancer pour lég
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
25n, on fait croire aux gens qu’ils ne peuvent plus vivre heureux sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donn
26mps convenable et à gagner, par ce moyen, de quoi vivre convenablement tout en restant maître de régler à sa guise le détail
27tigue, sommeil sans prière. Cela s’appelle encore vivre. Mais l’homme qui était un membre vivant dans le corps de la Nature,
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
28t de jeunes hommes de l’après-guerre, Malraux l’a vécue, avant de la décrire ; et cet aveu de Garine est décisif : « La Révol
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
29on voudrait l’imaginer. Il reste qu’il a voulu la vivre et qu’il l’a pu, étant roi. Il offre ainsi l’image d’un romantisme as
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
30coup d’autres à qui forcément, je ressemble. Nous vivons sous un régime radical à sécrétion socialiste, qui a été établi par c
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
31 différences sont les premières marques de la vie vécue et l’on aime à y découvrir la seule fraternité véritable. Mais c’est
32e n’était qu’une question d’âge, non d’expérience vécue. Ce que je vais dire est sans doute injuste et faux dans un très gran
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
33au dans l’Histoire, que l’on oblige les enfants à vivre ensemble dès l’âge de cinq ans, favorise le développement de leurs pe
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
34ises. Continuons. La démocratie doit à l’École de vivre encore. Mais ce n’est de la part de notre Institutrice qu’un rendu. C
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
35alme. Ces années de liberté nous permettraient de vivre, seule façon de s’instruire inventée à ce jour. Ce calme nous permett
36s coulisses de parlements et autres potinières ne vivent que de semblables accusations. Du moment que n’importe qui juge et co
37mes d’un système qu’ils propagent et qui les fait vivre. La question se complique dès que l’instituteur prend conscience de l
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
38lle voit dans une autre lumière : « Tout semblait vivre au fond d’un insistant regard. » Le poète des Gravitations est ici de
18 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
39un extrême, un pic trop élevé pour qu’on y puisse vivre, c’est l’impossible. Mais justement, la gloire de M. Benda sera d’avo
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
40de s’user, ne tarde pas à devenir notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! me paraît enviable : vo
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
41adisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre au-dessus de ses moyens — c’est-à-dire au-dessus du Moyen — qui est c
42 caractéristique du Hongrois. — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigal
43lité. — « Ah ! répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles pa
44Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi. Rien ne ressemble au voyage comme la maladie. C’es
21 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
45ouve les contes d’Hoffmann. Mais il s’agit de les vivre plutôt que d’en parler vous voyez bien que j’ai quitté cette table éc
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
46éroïsme dépourvu d’idéal, même ardeur épuisante à vivre contre la mort, même fièvre de lucidité qui ne laisse subsister de to
47re de l’homme moderne en proie au seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la religion qui n’est qu’un refuge contre la v
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
48tre vie. Voici ce que nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seul
49: les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seule entreprise légitime… — Nous pen
50on, souffrant comme lui de ce que « les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on souvent en
51« les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on souvent en lisant les critiques marxistes —
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
52ond des vallées, — si l’on ose dire, — où il fait vivre d’imaginaires bons sauvages. Et pour la grande majorité de ceux qui,
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
53la misère physique et matérielle du monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir prati
54onnelle, deux lignes qui ne traduisent une vérité vécue et particulière. Telle est la certitude qui se dégage lentement d’une
55e personnages et de descriptions des lieux où ils vivent. C’est dire que l’œuvre mérite l’effort d’attention soutenue que plus
56plus que tout ce qu’on a pu [p. 629] lire de plus vécu sur ces milieux. Finalement, la police accuse Eiichi d’avoir prêté so
57umains, s’y soustrait quand il le faut pour mieux vivre et n’en fait jamais une affaire. Homme terriblement vivant, tenté, et
58venu au monde merveilleux. [p. 631] Il résolut de vivre fermement dans sa sphère actuelle, enrichi par la force de la mort. T
59était étonnement. Il acceptait tout. Il décida de vivre fermement, de prendre courage et de lutter bravement à l’avenir, et p
26 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
60» consiste à ne pas se rendre compte de ce qu’ils vivent. Dans quelques-uns des plus significatifs de ces récits (Dieu et le s
27 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
61rtaines, selon l’égarement du temps, tentèrent de vivre par elles-mêmes. Elles retirent les parcs qui les alliaient à la camp
62ntensité mortelle de la vie. Car la conscience de vivre implique une réflexion [p. 24] concrète qui exalte la vie ; et dans l
63s du tout le contraire du rationalisme (mais nous vivons sur des distinctions de manuels). Il est même étonnant de constater c
64nier luxe, notre dernière gravité. C’était encore vivre sa vie. Mais ils s’achètent des Bugatti pour brûler les étapes d’un d
28 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
65 plaisir — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : ca
29 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
66au bar assourdissant et les visages se prennent à vivre, dangereusement. Ô fête d’une époque où tout ce qui vaut qu’on l’aime
30 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
67r, ne tarde pas à devenir [p. 69] notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! me paraît enviable : vo
68aine, pas tout à fait dans le ciel, là où doivent vivre ceux qui « chantent ». L’après-midi est immense. Nous buvons des vins
69adisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre « au-dessus de ses moyens » — c’est-à-dire au-dessus du Moyen — qui e
70istique du Hongrois. [p. 101] — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigal
71lité. — « Ah ! répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles pa
72Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi. Rien ne ressemble au voyage comme la maladie. C’es
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
73mps doit vouer l’attention la plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Espri
74t durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très dou
75la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très doucement, inexplicablement, une vie monotone de vieux [p. 124]
76 de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles
77t lointains, Je ne suis plus rien, je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur
78ystérieux : « La perfection n’a pas de plainte… » Vivait-il encore ? Ce lieu soudain m’angoisse. Mais le gardien : il y est co
79ois de ces grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, a
80 déjà je leur échappe — je t’échappe ô douceur de vivre ! Tout redevient autour de moi insuffisant, transitoire, allusif. Tou
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
81 la porte disparaît. Il aime sentir autour de lui vivre la grande maisonnée, cet espace cloisonné de murailles respectables,
82nt de la peine à comprendre pourquoi je suis venu vivre dans ce bourg, chez eux justement… Comment leur confesser que je cher
83es exultaient de clarté devant le ciel pâli. Tout vivait autour de moi dans une sorte d’ivresse lente et majestueuse, et bient
84up question de la vie éternelle, et d’expériences vécues avec l’Ange gardien, mais c’est toujours en relations pratiques avec
85e un cordial tout indiqué en l’occurrence.) Ainsi vivait l’Allemagne d’hier — celle de cette province encore — dans l’intimité
86ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormir… Alors j’ai eu ce re
87are en géraniums, et il faut bien la regarder, la vivre un moment. Ce train paraît destiné à la réquisition de l’élément mina
33 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
88plaisirs ! Il s’agirait plutôt du seul plaisir de vivre. Que demander à un milieu social ? Qu’il vous laisse la franchise du
89 d’aucune [p. 182] sorte. Le confort véritable de vivre, comment le concevoir ailleurs qu’au sein d’une nature qui, sans cess
90ien changé à l’organisme de leur vie sociale. Ils vivent en paysans, de leurs produits. Ils consomment fort peu d’idéologies i
34 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
91ouve les contes d’Hoffmann. Mais il s’agit de les vivre plutôt que d’en parler ; vous voyez bien que j’ai quitté cette table
35 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
92rne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occidental fut-il
36 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
93nclusions dangereuses pour l’ordre établi. « Nous vivons dans un temps où les philosophes s’abstiennent. Ils vivent dans un ét
94ns un temps où les philosophes s’abstiennent. Ils vivent dans un état de scandaleuse absence. Il existe un scandaleux écart, u
95e Marx. Je demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et
37 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
96 la preuve de toute réalité en tant que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader d
97forts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament au
38 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
98est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragiquement la tentation orientale, l’a condamnée, l’a dépassée, acc
99illusoires, vers un « au-delà » des conditions de vivre. Mais notre époque voudra-t-elle encore de ces évasions ? Elle les re
39 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
100u à tuer (décembre 1932) j Nous avons choisi de vivre — telle est notre révolution — dans un monde qui nous préparait pour
101vrée aux basses rigueurs d’un cadre policier. Que vivre soit un choix, une partialité violente, voilà ce qu’on paraît trop fa
102 mortels. Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans un
103ns à lutter hic et nunc, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 839] Il y a deux camps : ceux qui veule
40 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
104 le grand succès qu’ils méritaient. Les Allemands vivent « la crise » depuis 1919, et l’atmosphère de crise baigne toutes leur
41 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
105ir de la Pauvreté évangélique, et bientôt ne plus vivre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gr
42 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
106 J’aurais pu faire l’économie du reste. Mais nous vivons dans une époque impatiente : il faut tout expliquer. J’indiquerai don
43 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
107s cette sentence la justification de son refus de vivre. Mais il existe une sagesse qui semble bien n’être pas affectée de la
44 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
108sion, dans un certain sens, est fort exacte. Nous vivons à l’époque de la plus juste pénitence des intellectuels. Ils ont si b
109’activité de ceux qui n’en ont point, de ceux qui vivent dans l’ignorance des nécessités pratiques de notre ère. Situation aus
45 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
110es de l’obscurantisme laïque, ils ont cru pouvoir vivre sur des mots d’ordre « progressistes » que nos enfants mettront au no
46 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
111s se vident ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiév
112 flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous par
113ce à l’égard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être u
47 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
114vérité relative de l’état de mensonge dans lequel vivait la bourgeoisie. Ajoutons tout de suite que cette vérité relative subs
48 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
115 la preuve de toute réalité en tant que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader d
116forts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Mais aussi, ce Dieu qui nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’e
49 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
117ir de la Pauvreté évangélique, et bientôt ne plus vivre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gr
50 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
118ens l’homme veut donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposent
119donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposent-elles si radical
120 qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vi
121es humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vie était le bien absolu.
122om qu’il leur donne ; et il y trouve sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le suc
123t d’enlever à l’homme toute raison personnelle de vivre ? Le succès de l’homme abandonné à ses calculs serait-il, en définiti
51 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
124 mortels. Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans un
125ons à lutter maintenant, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 145] Il y a deux camps : ceux qui veule
52 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
126] XII Communauté révolutionnaire L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre,
53 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
127ulent pas qu’on parle de ce qui vit, de ce qu’ils vivent. (C’est trop pauvre, peut-être, à leurs yeux.) Mais qu’on parle de ce
128e paraît claire : il y a des gens qui ont de quoi vivre, et d’autres qui n’ont pas [p. 169] de quoi. Mais cette distinction «
129ce permanente d’une élite, aux dépens de laquelle vivent les hommes, et dont tout le plaisir, tout l’honneur, toute la morale
130, tout l’honneur, toute la morale soient de faire vivre ceux-là mêmes qui lui refusent leur reconnaissance. (Mais si la vie s
131ns une jeunesse d’Europe qui n’a pas attendu pour vivre la permission du marxisme orthodoxe. Nous avons eu, depuis quelques a
132sions ». Elle sait voyager à pied, camper, nager, vivre en communauté, aller en prison, se taire, négliger les précautions d’
54 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
133] ⁂ Tant que les écrivains mettaient leur soin à vivre en marge de tous les conflits et refusaient d’être considérés comme d
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
134s se vident ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne [p. 144] une mi
135 flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous par
136ce à l’égard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être u
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
137’un deinde. Que demander aux hommes, sinon qu’ils vivent bien ! On se souvient de la noble réponse de ce proscrit de la Révolu
138ur en France ce qu’il avait fait en exil : « J’ai vécu, Monsieur, c’est bien assez ! ». Ou bien le primum vivere se révèle i
139cation. Une pensée vivante, une pensée qui aide à vivre, trouve son lieu dans l’acte et nulle part ailleurs. Mais il faudrait
140ontation générale des valeurs dont le monde croit vivre et des valeurs qui jugent cette vie. C’est à elle, en particulier, et
141lles qu’elles se présentent au sein d’un ensemble vécu. Le grand service rendu par la phénoménologie, c’est de nous avoir dé
142ensemble. La « totalité d’expérience et d’actions vécues » que Scheler étudie dans ce petit livre, c’est le phénomène que Niet
143avité des confusions morales dans lesquelles nous vivons. Je ne connais pas de plus salutaire leçon pour un chrétien d’aujourd
144léments d’une critique pénétrante de nos modes de vivre, je dirai plus : quelques-uns des fondements d’une éthique de l’être
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
145Cette primauté de la foi sur les vérités qui font vivre, cette solitude première devant Dieu, est-ce bien cela que revendique
146il oublie l’autre proposition : qu’elle doit être vécue en avant. 60  » Semble-t-il pas que le temps court plus vite depuis u
147ouvernent les vivants, c’est que nul vivant n’ose vivre. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et commen
148nts, c’est que nul vivant n’ose vivre. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à [p. 61
149ence au monde. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus
150, il peut réellement et jusqu’au bout accepter de vivre hic et nunc, quand la foule est ubiquité et fuite sans fin dans le pa
58 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
151tin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et qui en fai
152auté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
153nt, le jeune bourgeois émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des
60 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
154ntre eux — ont certainement connu le désespoir de vivre, et c’est cela qu’ils ont voulu traduire. Mais c’est cela aussi que l
61 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
155e ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu, nous dit-on… Il faut craindre la mort des mythes : elle n’est jamais
156n je à un tu. Mais on ne peut le comprendre et le vivre, dans son paradoxe profond, que si l’on se réfère au rapport primitif
62 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
157mort de l’homme parce qu’il ne sait plus la faire vivre. L’homme se défend brutalement, et plus il se défend, plus il impose
63 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
158volutionnaire (février 1934) g L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre,
64 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
159un individu, c’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un cadre qu’il connaît et qu’il accepte, dans u
65 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
160s de deux ans qui auraient encore dix mille ans à vivre. L’esprit métaphysique me souffle : “Et après ?” Mais je ne l’écoute
66 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
161s, saisissantes. Vous fermez le livre : vous avez vécu quelque chose, tout au moins par la sympathie, dans une communion de
67 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
162auté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des
68 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
163e actuel. Monde dominé, dit-il, par l’angoisse de vivre (complexe de castration). La cause de cette angoisse est dans les ref
69 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
164 lointaines, observons le présent tel que nous le vivons. Demandons-nous comment la surestimation cartésienne de l’esprit (exa
70 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
165 partisans de l’expérience religieuse « sentie et vécue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons-nous rej
166rtions successives du même temps dans lequel nous vivons, mais bien trois espèces de temps distinctes. D’où il résulte que l’o
167venir contemporains de sa Parole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconnaît pas, il ne voit en l
71 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
168usse. [p. 160] Mais Nicodème, par bonheur, « sait vivre » mieux que la plupart des jeunes gens qu’il accueille si généreuseme
169mpénitent de l’expérience chrétienne, de sa piété vécue et chaque jour expérimentée tout à nouveau ! J’ai connu des évangélis
170qu’un professeur enseigne, si ce n’est ce qu’il a vécu, entendu et vu de ses yeux, son expérience la plus profonde, la seule
171ce ? Parce qu’il ne veut parler que de ce qu’il a vécu — et je vous [p. 167] ferai remarquer qu’il a vécu, de fait, certaine
172écu — et je vous [p. 167] ferai remarquer qu’il a vécu, de fait, certaines expériences dont nous n’avons qu’une pâle idée. I
173! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais tout d’un coup, voilà qu’il ne sait
174: Qu’est-ce que j’ai vu ? Qu’est-ce que j’ai donc vécu, pendant cette fameuse nuit ?… Toute son expérience échouait devant l
175 formellement des vérités que nous ne pouvons pas vivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs” 21  
176ement des vérités que nous ne pouvons pas vivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs” 21  ? Il n’y
177e qui l’affirme unique, sans cependant pouvoir la vivre, et sachant qu’on ne peut la vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne
178ant pouvoir la vivre, et sachant qu’on ne peut la vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne peut pas mourir, et celui qui affir
179 cette impossible exigence de la mort, si vous ne vivez pas de cette mort ! Or, vous n’en vivez pas, j’en suis trop sûr, quan
180i vous ne vivez pas de cette mort ! Or, vous n’en vivez pas, j’en suis trop sûr, quand vous en faites un argument théologique
181bien loin de considérer la chose ainsi. Mais nous vivons dans un monde troublé, où la parole n’a plus le même sens pour tous.
72 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
182t, non les faits : voilà bien le désordre où nous vivons. C’est une anarchie sémantique. On me fait observer que l’opposition
73 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
183areté des documents accessibles sur la manière de vivre de nos contemporains ? Nous avons des reportages et des biographies,
184es autres de cet état d’irritation perpétuelle où vivait Lawrence : « Je suis épuisé — Par l’effort que je fais pour aimer les
74 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
185conomique et politique, après quoi l’on verrait à vivre ; mais elle est d’abord une manière de vivre, qui conduira nécessaire
186it à vivre ; mais elle est d’abord une manière de vivre, qui conduira nécessairement à changer les institutions. Nous ne somm
75 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
187leur énervement n’aurait pas osé déclencher. Nous vivons bel et bien sous le régime de la Révocation des droits de la Personne
76 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
188ble, ils ont fait une expérience maximum, ils ont vécu quelque chose d’extrême, et rien ne peut remplacer cela pour nous. No
189ous déclencher exprès une nouvelle avalanche pour vivre aussi cela, cette « expérience [p. 41] héroïque », cet Erlebnis admir
190condes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tableau. Il ne s’agit
77 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
191oubliées de nos jours, je ne les ai vues vraiment vécues chez nous que par cet homme solide et fin, passionné et précis, au pa
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
192us-consommation : inaptitude [p. 33] des masses à vivre des valeurs qu’on leur transmet, soit par la presse, soit par l’école
79 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
193sont vraiment la mesure commune qu’en tant qu’ils vivent dans les divers idiomes vulgaires et garantissent leur régularité. Da
80 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
194ffet le symbole agrandi d’un désespoir qu’il sent vivre dans tous les cœurs. L’homme d’aujourd’hui méprise les religions. Il
195nes extérieures, à des ambitions inhumaines. Nous vivons à l’âge des mots d’ordre. On peut penser que c’est une espèce de prog
81 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
196s faits. Considérons les temps, les lieux où nous vivons, la situation précise qui nous est faite, et l’appel concret qui en r
197e force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cela derrière soi, mais elle reste encore l’aiguillon d’une ang
82 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
198une situation désespérée qui fut notre douceur de vivre, mais qui sera la honte de notre mort si nous n’y portons des mains f
199ir pour quelques lustres une espèce de douceur de vivre, à l’usage d’une classe restreinte. Mais le temps vient où les résist
200 des instituteurs et des comitards. Faute d’avoir vécu dans le peuple, l’intellectuel d’aujourd’hui croit retrouver dans les
201e, c’est l’écho des erreurs dont il a cru pouvoir vivre lui-même et dont il faut désespérer qu’il guérisse jamais, maintenant
202oquence électorale. Si [p. 178] l’on se mettait à vivre sa morale, il n’y aurait plus de morale ; où irait-on ! Pourtant l’on
203hique comme la garantie d’une certaine douceur de vivre. Penser devint ainsi l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable
204actère permanent de l’anarchie dans laquelle nous vivons nous rend son examen relativement aisé. La pensée sans douleur, en ef
205l’étatisme qui paraissait le nier. Les idéalistes vivaient à l’abri du réel ; le réel se révolte et les met en question ; alors
206 voudra ! J’aurai du moins gagné ma mort. J’aurai vécu. Le sort du monde n’est pas dans les fatalités. Il est aux mains des
83 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
207acité les inventions instituées par l’homme. Nous vivons d’elles, même si nous les nions. Nous vivons d’elles, même et surtout
208Nous vivons d’elles, même si nous les nions. Nous vivons d’elles, même et surtout lorsqu’elles attaquent nos habitudes les plu
209ant comme si tu allais mourir, comme si tu allais vivre : une agonie ! Il faut poser cette limite, il faut y tendre sans relâ
210e ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu. Ce mythe n’est plus à craindre que sous sa forme négative : le colle
211nne ce mythe qui vive en nous et dans lequel nous vivions, jusqu’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la m
84 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
212 homme, même de bonne volonté, qui n’aurait pas « vécu » (comme disent les Allemands : Miterlebt) une des grandes cérémonies
213 écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renfor
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
214faits. Considérons les temps et les lieux où nous vivons, la situation précise qui nous est faite, et l’appel concret qui en r
215e force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cela derrière soi, mais elle reste encore l’aiguillon d’une ang
86 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
216eu [p. 332] lui coûterait ses moyens matériels de vivre, mais dont l’acceptation virile constitue sa seule raison d’être. Tou
217e par notre société, entre les deux sens du mot « vivre » : gagner sa vie et mériter sa vie ; et peut-être entre les deux sen
87 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
218ré quelques rayons d’in-octavos. Mais Claudel : « Vivre, c’est connaître », « Se connaître, c’est faire naître avec soi »… Il
88 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
219ut pas sauter une époque que d’autres peuples ont vécue, et tomber à pieds joints dans l’avenir. À quoi les ergoteurs ne manq
89 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
220e, la mer, le ciel, et le feu de la lumière. Nous vivrons bien ! ⁂ Je revois, je revis si bien cette traversée, cette tempête c
221-chose. Encore faut-il savoir comment on y peut « vivre ». C’est à cette question judicieuse que j’ai voulu répondre par ce l
90 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
222vêtir, et quelques livres. Mais aussi, je ne puis vivre nulle part sans me créer des possessions, appelant ainsi toute chose
223ente pour l’instant. Il nous reste encore de quoi vivre pendant six semaines environ, si du moins nos calculs sont justes : 9
224 le jour : 1 — (problème matériel) — si l’on peut vivre loin des villes sans emploi ni gain assuré, et se procurer tout de mê
225l’épicière, quand on aborde le village où l’on va vivre. Celle-ci est énorme et goutteuse. Elle a des douleurs dans les jambe
226es de treilles à l’italienne. Comme on voudrait y vivre ! y passer des soirées attablé devant un verre de petit vin, à regard
227 1933 Questions. — Est-ce donc si « naturel » de vivre sur une île ? Est-ce que l’insularité (géographique et morale) n’est
228que les raisons économiques ? Pourquoi les hommes vivent-ils sur des îles ? Quand nous sortons pour une promenade et que nous
229ent paraissent les absurdités sur lesquelles nous vivons depuis des siècles, dans un accord peut-être excessivement tacite. Je
230ls sont d’accord. Il ne faut pas oublier que nous vivons à une époque de propagande forcenée, et je vous assure qu’un communis
231 pis, comme un hypocrite qui a trouvé le moyen de vivre sans travailler. Il m’a décrit son existence sans amertume. Il ne se
232e son isolement intellectuel. Il trouve normal de vivre une vie humainement absurde. Non qu’il n’en distingue pas l’absurdité
233 l’air assez satisfait de mon état, le plaisir de vivre à ma guise dans une simplicité très favorable à mon travail, surpassa
234L’intellectuel chômeur est celui qui ne peut plus vivre de son travail, soit qu’il ait perdu l’emploi régulier qui assurait s
235 même de ses travaux l’empêche d’en tirer de quoi vivre. (Combien y a-t-il en France d’écrivains qui vivent de leurs écrits ?
236ivre. (Combien y a-t-il en France d’écrivains qui vivent de leurs écrits ? Peut-être deux sur cent — et ces deux-là auront pro
237ent de 40 à 70 ans…) 2 — Le chômage tel qu’il est vécu aujourd’hui par une trentaine de millions d’hommes ne peut pas être v
238e trentaine de millions d’hommes ne peut pas être vécu de la même façon par l’intellectuel. Il atteint les travailleurs manu
239attent lentement pour en tirer tout juste de quoi vivre, j’hésite à reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple p
240prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent à peine. Ils subsistent. À la fois aux limites du continent et aux li
241instinct, au niveau le plus bas où l’homme puisse vivre sans misère, sans ambitions, sans rêves, sans tristesse. Chacun pour
242e crois que c’est à peu près tout), mais pourquoi vivraient-ils autrement ? Bien entendu, certains d’entre eux sont morts ou vont
243corder aux idéologies et aux politiciens. Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable
244 droite » et on les applaudit : la fondation fait vivre beaucoup de personnes de l’île. La moitié des maisons sont vides, et
245ution pratique de la misère réelle, celle qui est vécue depuis longtemps ou depuis toujours par une partie du peuple, est au
246 certitude de quoi et de combien il a besoin pour vivre. S’il a plus ou s’il a moins, s’il est « riche » ou s’il est « pauvre
247ue année onze fois la somme dont j’ai besoin pour vivre ici pendant un mois ; le nom du mois où je ne recevrai rien restant i
248nir compte de ses circonstances. Sur ses bords ne vivait qu’une population nomade, qui portait l’uniforme de l’État, partout l
249, qu’un écrivain a bien deux fois plus de peine à vivre qu’un homme normal, mettons qu’un fonctionnaire, — (c’était pour le f
250sans chemins creux et sans secrets, où les hommes vivent sans calcul ni prudence, dans la misère et dans la communion, superst
251prix de ce travail, payé d’avance, que nous avons vécu depuis janvier, je crois que j’avais omis de le noter jusqu’ici.) 2
252mble toute attente…) 7 avril 1934 Recette pour vivre de peu. La première condition c’est de gagner peu. (J’ai écrit cela,
253sité désordonnée des êtres et des choses, où nous vivons ? « Je pense, donc j’en suis. » Et je ne suis guère, si je n’en suis
254 étrange, utile en soi 7 , le « beau travail » du vivre goethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfait de son es
255est le vrai ressort de toute l’Histoire. ⁂ Goethe vivait dans un ordre social dont les signes visibles et tangibles paraissaie
256contre lui, ou plutôt contre sa mort. Le moyen de vivre, — de survivre à Werther — et de supporter la condition sociale, ce s
257on et de la correction d’un manuscrit nous a fait vivre jusqu’en avril. Pendant ce temps, j’ai pu écrire quelques articles… M
258les revues ou les journaux exigent, et qu’il faut vivre assez longtemps loin de Paris, comme nous vivons ici, pour arriver à
259t vivre assez longtemps loin de Paris, comme nous vivons ici, pour arriver à distinguer : eux ne s’en doutent pas, ils l’ont n
260» sans sortir de la vie véritable ; et qu’on peut vivre de très peu sans cesser de vivre son plein. Voici un an bientôt que j
261 ; et qu’on peut vivre de très peu sans cesser de vivre son plein. Voici un an bientôt que j’ai quitté Paris pour notre « Mai
262réponse à son ennui — faut-il dire à sa peur — de vivre. Cette manière romantique, et somme toute vaniteuse, de tenter le des
263e renseigner quelques personnes sur les moyens de vivre en liberté, à peu de frais. Je dis quelques personnes : sont-elles si
264de secret que je donnerais là, une « recette pour vivre de peu »… Qui sait si beaucoup n’aimeraient pas qu’un homme parle dev
91 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
265anatisme. J’observe aussi qu’ils s’arrangent pour vivre plus mal que la population des faubourgs des grandes villes. Le goût
266cceptent leurs risques, c’est-à-dire acceptent de vivre, malgré l’État laïque qui leur conseille plutôt l’épargne. 9 octobr
267ra-t-elle fondée sur la réalité telle qu’elle est vécue et voulue par les hommes réels et concrets, ou bien sur la réalité te
268as plus marxistes que moi. Ils veulent avant tout vivre et travailler raisonnablement. Mais rien ne se présente pour les sout
269 voilent et colorent, et rassemblent, et qui font vivre un peu au-dessus, un peu au-delà de ce que l’on touche et voit. Je sa
270ar des retraités, des pensionnés, des assurés qui vivent dans la rouspétance contre ces « cochons-là » et dans la crainte de l
271 Les gens » avec lesquels on se voit contraint de vivre par suite d’un accident du sort, ont toutes les chances d’apparaître
272scure protestation contre la vie défaite que nous vivons. Or, il ne s’agit pas d’étouffer cette protestation, mais au contrair
273e d’une manière tout à fait précise : l’exception vécue, reconnue, c’est cela même qui nous fait découvrir notre commune cond
274ien du terme, que les phantasmes de notre peur de vivre. On les ramènerait aisément à ce « complexe de castration » qui se no
275emain. — Admettez que cela ne vous empêche pas de vivre assez bien, à votre idée. Vous avez l’air très satisfait de votre sit
276 pacifiques ? Vendredi Saint (avril 1935) Pour vivre de peu. — (Avoir peu.) Atteindre cet état que l’on dit avoir été celu
277ce qu’elles étaient », — pour montrer que je sais vivre… Parler du temps qu’il fait, occupation fondamentale des paysans et d
278arriverez à leur tirer quelque chose de sensé, de vécu, de réel, — et qui renversera les conclusions cyniques de tout à l’he
279trouve de bâcler son ouvrage, pour gagner de quoi vivre, tentation perpétuelle de changer de condition. Ils [p. 224] vous dir
280t-il pas mieux respecter les vieux pendant qu’ils vivent ? — Déjà les voisines arrivent, par petits groupes, parlant beaucoup.
281un mort dans la maison ? Il faut bien continuer à vivre, et à manger, et à laver, il me semble ? — Je ne pense pas comme vous
282 demi-heure. Il n’y a pas de route. On imagine de vivre là, dans un style colonial-moyenâgeux. On pourrait loger bien du mond
283 la communauté soit pour chacun la possibilité de vivre mieux sa vie. Mais cela pose des problèmes techniques beaucoup plus v
92 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
284 et chansons, accordéon… Je me dis qu’on pourrait vivre là. Non pas comme eux, traqués, rejetés, sans espoir et sans poésie.
285er une bonne nouvelle à ceux qui l’attendent pour vivre. Kagawa aux carrefours des bas-fonds de Kobé. 7 juillet 1935 Depuis
286es artistes semble-t-il, pour des gens qui aiment vivre intensément, et qui exagèrent autant qu’ils peuvent l’intensité de le
93 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
287e d’une manière tout à fait précise : l’exception vécue, reconnue, c’est cela même qui nous fait découvrir notre commune cond
288ien du terme, que les phantasmes de notre peur de vivre. On les ramènerait aisément à ce « complexe de castration » qui se no
289 ce qu’elles étaient »,— pour montrer que je sais vivre… Parler du temps qu’il fait, occupation fondamentale des paysans et d
290t-il pas mieux respecter les vieux pendant qu’ils vivent ? — Déjà les voisines arrivent, par petits groupes, parlant beaucoup.
291un mort dans la maison ? II faut bien continuer à vivre, et à manger, et à laver, il me semble ? — Je ne pense pas comme vous
292 demi-heure. Il n’y a pas de route. On imagine de vivre là, dans un style colonial-moyenâgeux. On pourrait loger bien du mond
94 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
293ulations de Swedenborg sur le temps et l’espace « vécu » par les anges relevaient également de la fantaisie la plus échevelé
95 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
294ite au moins autant que lui. (Que serait-ce si je vivais en Suisse ?) Mais je pense qu’on n’atteint la grandeur qu’en utilisan
96 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
295Encore faut-il savoir comment on y peut [p. 64] « vivre » ? C’est à cette question judicieuse que j’ai voulu répondre.   Débu
296vêtir, et quelques livres. Mais aussi, je ne puis vivre nulle part sans me créer des possessions, appelant ainsi toute chose
297ente pour l’instant. Il nous reste encore de quoi vivre pendant six semaines environ, si du moins nos calculs sont justes : 9
298l’épicière, quand on aborde le village où l’on va vivre. Celle-ci est énorme et goutteuse. Elle a des douleurs dans les jambe
299embre Questions. — Est-ce donc si « naturel » de vivre sur une île ? Est-ce que l’insularité (géographique et morale) n’est
300te dont nous souffrons tous ? Pourquoi les hommes vivent-ils sur des îles ? Quand nous sortons pour une promenade et que nous
301e son isolement intellectuel. Il trouve normal de vivre une vie humainement absurde. Non qu’il n’en distingue pas l’absurdité
302ui comble toute attente.)   7 avril Recette pour vivre de peu. La première condition c’est de gagner peu. (J’ai écrit cela,
303sité désordonnée des êtres et des choses, où nous vivons ? « Je pense, donc j’en suis ». Et je ne suis guère, si je n’en suis
304» sans sortir de la vie véritable ; et qu’on peut vivre de très peu sans cesser de vivre son plein. Voici un an bientôt que j
305 ; et qu’on peut vivre de très peu sans cesser de vivre son plein. Voici un an bientôt que j’ai quitté Paris. Voici un an que
97 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
306mmes de leur bonheur, et la vie de l’obsession de vivre. Cette année folle, inaugurée par un traité avec le diable, vient mou
307a forge rebâtie. Les Cavaliers, « appelés à faire vivre la joie [p. 859] dans le pays du fer, à l’époque du fer » nous ont ap
98 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
308, le soldat-citoyen. La terre est aux riches, qui vivent dans leurs palais urbains. Ces rentiers du sol pratiquent une politiq
309, de plébéiens rentiers à leur manière puisqu’ils vivent de distributions et de jeux (gratuits également). Aussi imposent-ils
310e toute entière, plèbe et patriciat, ne veut plus vivre que de ses rentes, c’est-à-dire de l’exploitation capitaliste du mond
311isans, les « vedettes » du moment. La foule croit vivre en eux, et par eux, les risques et les passions absentes de son exist
312à bon marché, futanies, etc.) qui, par privilège, vivent à l’abri des contraintes municipales 67 . Les princes interviennent d
313 donne pour buts principaux à l’économie de faire vivre par le travail « le mulet populaire » (Richelieu), et de faire entrer
99 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
314pent, je saurai mieux pourquoi. De toutes façons, vivre à l’époque d’Hitler, et n’aller point l’entendre et voir, quand une n
315, la pensée véritable des hommes avec qui je vais vivre. Comme tous les refoulés, ils ne se trahissent guère que par certains
316 d’excès possible, c’en est fait de la douceur de vivre. Mais le tout est de savoir pour quels excès l’on se réserve. L’argen
317rreur des conceptions sociales sur lesquelles ils vivaient « avant janvier 1933 », etc., etc. Ils vous expliquent surtout quels
318ble, ils ont fait une expérience maximum, ils ont vécu quelque chose d’extrême, et rien ne peut remplacer cela pour nous. No
319ous déclencher exprès une nouvelle avalanche pour vivre aussi cela, cette « expérience héroïque », cet Erlebnis admirable qui
320condes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tableau. Il ne s’agit
321t sont en fait ceux qui communient dans la foi où vivait le Danois. Mais moi qui ne suis pas de ce pays, moi qui ne vis pas en
322écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renfor
323moyen, comme s’ils ne sentaient rien de ce qui se vivait autour d’eux, comme s’ils ne sentaient pas ce je ne sais quoi dans l’
324ue je suis sûr du peuple » (Cloots). « Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple allemand est sans cesse renfor
325URSS du dehors ; nous croyons que tous ceux qui y vivent sont affectés d’un signe de haine ou d’approbation enthousiaste pour
100 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
326us voulions croire à quelque chose, nous voulions vivre pour quelque chose. Nous avons été reconnaissants à celui qui nous ap
327isme, appel irrationnel à de nouvelles raisons de vivre, volonté angoissée de croire à la première qui se présente — fût-elle