1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
1s gens prétentieux et sincères qui se croient une vocation, végètent dans des œuvres d’évangélisation, fondent des groupes dissi
2 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
2e tout croyant ; ou s’il a seulement manifesté sa vocation particulière — on voudrait dégager ici quelques constations dépourvue
3 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
3sservir cette main. Est-ce que ma main n’a pas sa vocation ? Est-ce qu’elle n’a rien de mieux à faire que de se lever avec cent
4 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
4efoulement. Dès que l’homme, en effet, refoule sa vocation personnelle, on voit paraître toute espèce de troubles dans ses activ
5 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
5 [p. 35] I Destin du siècle ou vocation personnelle ? 7 Depuis des années, dans toutes les conférences, dan
6particulière, une passion qui est bien à lui, une vocation. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c
7r excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là
8tin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la seule vocation de sa race. La meilleure preu
9it pas de vocation, qu’il a voulu servir la seule vocation de sa race. La meilleure preuve, d’ailleurs, de l’origine individuali
10tude démissionnaire de l’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité
11au contraire, représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapport
12lace et dans nos circonstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes
13ticulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possibles que dans c
14r l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’est pas la con
6 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
15nt nous définissons la personne [p. 55] comme une vocation créatrice, la situation se renverse. La vocation d’un homme n’est pas
16 vocation créatrice, la situation se renverse. La vocation d’un homme n’est pas un droit pour lui, mais une charge ; disons plus
17sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons. Mais vous trouverez un très grand nombre d’hommes qui vou
18e d’hommes qui vous diront : je ne me sens pas de vocation, il est probable que je n’en ai pas, je ne sais pas très bien ce que
19pas, je ne sais pas très bien ce que c’est qu’une vocation. D’autres confondront vocation et profession, et vous diront : ma voc
20e que c’est qu’une vocation. D’autres confondront vocation et profession, et vous diront : ma vocation, c’est d’être gangster. E
21dront vocation et profession, et vous diront : ma vocation, c’est d’être gangster. Encore une fois, que signifierait pour tous c
22 a peu d’hommes qui acceptent les charges de leur vocation. Mais, ici, faisons deux remarques : 1. La vocation n’est pas un choi
23cation. Mais, ici, faisons deux remarques : 1. La vocation n’est pas un choix de l’homme. On ne saurait proprement parler du cho
24e. On ne saurait proprement parler du choix d’une vocation. La vocation est un appel, une mission confiée à un homme, — une paro
25ait proprement parler du choix d’une vocation. La vocation est un appel, une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu l
26dresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation, où qu’il se tro
27ation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation, où qu’il se trouve, quelles que soient ses capacités. Pour l’un, ce
28se, refuser telle compromission. Pour l’autre, la vocation sera comme une puissance qui fond sur lui, puissance trop forte pour
29e, peut-être même mortelle. Dans tous les cas, la vocation est une mission qui vient de l’extérieur, qui est d’abord tout object
30 que son vrai moi réside dans l’exercice de cette vocation. L’exercice de sa vocation figure désormais sa liberté concrète et c’
31ns l’exercice de cette vocation. L’exercice de sa vocation figure désormais sa liberté concrète et c’est cela qu’il doit défendr
32es lois trop générales. 2. Mais on me dira que la vocation ainsi comprise est une réalité chrétienne, qui n’a pas de sens pour l
33nt dire maintenant : je ne sais pas quelle est ma vocation, je serai tenté de lui répondre qu’une ignorance de cet ordre est bie
34ui de l’oligarchie. C’est celui de l’anarchie. La vocation telle que l’entendent les chrétiens est imprévisible. Or les lois ont
35 paraît irréductible. Si chacun prétend suivre sa vocation, les lois, si détaillées et si particulières qu’elles soient, devienn
36ns la réalité, nous voyons, au contraire, que les vocations reçues s’insèrent naturellement dans le concret de la vie, et revêten
37 L’Esprit souffle où il veut, c’est vrai. Mais la vocation est avant tout incarnation de l’Esprit. Et l’incarnation est soumise
38i de la révolte suffisamment violente de quelques vocations, de quelques « personnalités » qui ne peuvent plus, à un moment donné
39tre que [p. 61] lorsqu’il en reçoit un ordre, une vocation, et qu’il exécute cet ordre 13 . L’Esprit souffle où il veut. Mais lo
7 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
40endre les hommes interchangeables, parce que sans vocation personnelle, sans démon intime, sans responsabilité propre, et sans r
8 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
41droit sur nous en tant que personnes, en tant que vocations. Surtout, jamais un succès politique ne pourra, pour nous, se confond
9 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
42 vrai n’imite personne. Il n’est conforme qu’à sa vocation. Qui n’est pas fasciste ? Le danger réel du fascisme n’apparaît pas
43’est jamais « au pas ». Elle est aux ordres de sa vocation, elle est seule responsable de son risque ; surtout, elle se sait plu
10 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
44n. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Considérer l’homme en tant que personn
45nne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension.
46Ils ont assimilé l’héroïsme au sacrifice de toute vocation personnelle, à l’anéantissement de l’homme dans le groupe pour le plu
47véritable, c’est la [p. 163] pointe extrême de la vocation, c’est-à-dire, pour un chrétien, la fidélité de l’homme à persévérer
11 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
48mais du bonheur 57 . Il indique à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocation, c’est avant tout une entreprise qui ne l
49que à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocation, c’est avant tout une entreprise qui ne laisse aucune place au tourme
50le Royaume de Dieu. Il adresse à chaque homme une vocation : là s’arrête son égalitarisme. Car il n’y a pas de comparaison possi
51ible, pas d’égalité humaine concevable entre deux vocations, une fois qu’elles sont reçues et qu’il s’agit de les réaliser. Mais
52rt et littéral, s’autoriser dans l’exercice d’une vocation incomparable. Un trait peut-être résume tous les autres : cette jeune
12 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
53d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellem
54a du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépendante de son rôle social. Comment le bapti
55ité des personnes particulières, c’est-à-dire des vocations. Avec ce terme, Calvin n’ajoute rien à la réalité de l’homme chrétie
56a définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le pla
57e rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance le seul texte constitutionnel existant, qu
58s, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelles : tout cela, Calvin l’a voulu dans un plan strictement e
59 doctrine calvinienne [p. 208] de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cet
60risé très sérieusement le libre développement des vocations chez leurs élèves… Mais je m’en voudrais d’insister sur cet exemple q
61at lui-même, dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, au
62, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, autonome et pourtant responsable
63’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes solda
64e personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par une éducation et une ambiance prot
65a Réforme. Et puis, une personnalité en soi, sans vocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères acc
66veut former, ce sont justement des personnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là,
67r, c’est précisément sa personne, c’est-à-dire sa vocation particulière, qui est de prêcher l’Évangile. — Vous voyez que le Führ
68as de nous, de nos « personnalités », mais de nos vocations, de nos personnes, alors seulement nous pourrons répéter la fière dev
13 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
69ous jugeons désirable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ai
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
70 [p. 143] Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934) q Depuis des années, dans toutes les c
71particulière, une passion qui est bien à lui, une vocation. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c
72r excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là
73tin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la vocation de sa race. [p. 152] La meilleure p
74 n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la vocation de sa race. [p. 152] La meilleure preuve, d’ailleurs, de l’origine in
75lace et dans nos circonstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes
76ticulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possibles que dans c
77r l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’est pas la con
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
78ienne n’a jamais eu plus impérieuse ni plus nette vocation. Le lieu, les modes de son obéissance sont plus visibles qu’ils ne le
79ien, mais le risque plus immédiat de faillir à sa vocation. [p. 418] Ces réflexions nous serviront, pour aujourd’hui, d’introdu
80galitarisme qui renie la réalité chrétienne de la vocation… Je suis loin d’épuiser la liste. L’extrême gravité que présentent ce
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
81le mener à la mort parce qu’elle accomplissait sa vocation chrétienne. ⁂ On a comparé Kierkegaard à Nietzsche, à Dostoïevski, à
17 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
82e réalité si chacun n’est pas à sa place là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire d
83l ne veut pas l’être. C’est qu’il se fonde sur sa vocation, et qu’il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole q
84 du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgueil trouverait-il encore à se loger chez un êt
85ure où il agit, et pénitence dans la mesure où sa vocation le dépasse ? Si Kierkegaard condamne la foule, ce n’est point qu’il l
86rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne, et tire de là son assurance dans le crime. « Il
87ésespoir à ma perfection idéale, je peux rêver ma vocation et ses périls… Kierkegaard nous attend au réveil. Il nous saisit à ce
88ie… Mais si ton moi n’est pas à toi ? S’il est ta vocation reçue d’ailleurs, et si tu l’as reçue en vérité, tu n’as plus à chois
18 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
89’a plus la force d’utiliser leurs énergies, leurs vocations humaines. L’un d’eux est architecte, et il rêvait d’entreprises colon
19 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
90oposons tous ici, c’est l’homme considéré dans sa vocation créatrice, — c’est la personne. Que la mesure de tout soit désormais
91liberté concrète que dans l’exercice fidèle de ma vocation personnelle. Liberté devient synonyme d’obéissance inconditionnée à m
92a créateur dans la mesure où il obéira à sa seule vocation personnelle : mais dans cette mesure-là, il assumera son risque ! D’a
93ans l’élan peut-être chancelant qui le jette à sa vocation. Situation initiale de l’humain ! Initiation au [p. 31] réalisme enfi
94s moindres œuvres, traduisant même sans talent la vocation authentique d’un homme, prendront cette valeur humaine qu’ont les mém
20 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
95is un prochain. [p. 373] 6. La personne est une vocation Qu’on n’oublie pas que la scène du drame, tout bien compté, est aussi
96el. [p. 375] La personne est le témoignage d’une vocation reçue et obéie. Je suis personne dans la mesure où mon action relève
97ersonne dans la mesure où mon action relève de ma vocation, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7. Incarnation À la séri
98t ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore
99e cet individu. Ou bien encore l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un individu. La psychologie de la personne parfait
100réduire la distance qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or,
101entative impie pour substituer la conscience à la vocation personnelle, c’est-à-dire pour substituer, dans l’échelle de nos vale
102 comme un retard entre l’individu et sa pressante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion d’un égoïsme qui se glori
103une action. Jésus-Christ est le verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on n’entend ni ne voit avant de l’avo
104urt sur son erre, ni l’homme n’est rien devant sa vocation, qu’un doute ; mais la fidélité de la personne n’est pas vaine. Dans
21 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
105n. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Thèse II. — Considérer l’homme en tant
106nne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension. C
107Ils ont assimilé l’héroïsme au sacrifice de toute vocation personnelle, à l’anéantissement de l’homme dans le groupe pour le plu
108héroïsme véritable, c’est la pointe extrême de la vocation, c’est-à-dire de la tendance profonde de l’homme à persévérer dans so
22 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
109n destin particulier. Avoir un destin propre, une vocation, c’est la seule manière que les hommes aient jamais pu concevoir d’êt
110l’homme dans la tâche concrète que lui désigne sa vocation particulière. Cela ne se passe point entre les quatre murs d’une cham
111tude démissionnaire de l’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité
112 au contraire représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapporte
113que celle de [p. 7] l’homme exerçant librement sa vocation dans la communauté. Telle est notre Révolution, la seule réelle, la s
23 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
114s, et l’un par l’autre, de ces deux êtres dont la vocation paraît inséparable de l’amour qui les domine. Une analyse racinienne
24 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
115 sens à sa vision. Oserons-nous dire que c’est la vocation d’Esprit ? Donner un sens à la vision d’une réalité, c’est montrer à
25 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
116s à l’établissement d’un régime à la mesure de la vocation humaine, c’est L’Ordre nouveau. Nos fondements spirituels, personnali
26 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
117 formée par des personnes dans l’exercice de leur vocation. La personne est, ou n’est pas. (Le plus souvent, elle n’est pas.) À
118ne pas apprendre à la singer. Car la personne est vocation, — et l’homme ne choisit pas sa vocation, mais c’est elle qui choisit
119onne est vocation, — et l’homme ne choisit pas sa vocation, mais c’est elle qui choisit son homme. La seule question qui se pose
120ès lors, c’est de savoir comment l’exercice d’une vocation peut être protégé, voire même favorisé, par l’instruction publique et
121 par des personnes assujetties aux ordres de leur vocation, et responsables de son exercice, peut sauvegarder naturellement la p
122ergie éveille des énergies. Seul l’exercice d’une vocation unique tolère et favorise l’exercice d’autres vocations.   2. — Le rô
123ion unique tolère et favorise l’exercice d’autres vocations.   2. — Le rôle de toute culture, c’est de monter la garde autour de
124, — la méthode ne saurait être que l’exercice des vocations particulières. Les changements de détail à opérer seraient dans la pl
125to par des hommes que posséderait le sens de leur vocation enseignante. Or ces hommes sauraient, d’autre part, que le régime éco
126céder à l’exercice de la personne, — d’obéir à sa vocation. p. 13 l. « Quatre indications pour une culture personnaliste »,
27 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
127ration ; pénitence avec obéissance à une nouvelle vocation créatrice. Parti pris de ce livre Cette mise au point me paraît néc
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
128pposent pareillement le Destin de la Société à la vocation personnelle. L’évolution fatale des choses est substituée au gouverne
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
129nce. La grandeur d’Israël est d’avoir incarné une vocation, et rien que cela, une vocation démesurée où il a pris son unique mes
130avoir incarné une vocation, et rien que cela, une vocation démesurée où il a pris son unique mesure. S’il est vrai qu’un prophèt
131. C’est l’histoire des victoires difficiles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de
132es difficiles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de très piètre envergure que dic
133’est la révolte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolte est symbolisée au concret par l
134cret par les statues des idoles étrangères, cette vocation sera symbolisée par la présence de l’Arche de l’Alliance, aussi nommé
135trie 20 . Idole, tout ce qui détourne de la seule vocation. Idole, toute action ou pensée si belle ou si féconde qu’elle soit, q
136 devient alors la culture ? — « L’homme qui a une vocation n’est pas bon à autre chose. Israël portait dans son sein l’avenir re
137 son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation supérieure ; dénué de termes abstraits, impropre à toute métaphysique
138 seule chose nécessaire : l’accomplissement d’une vocation spirituelle. Et les moyens de cet accomplissement sont les moyens les
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
139uoi elle tend. Quand le peuple d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il perd aussi le sens des noms
140Rome cessent d’être les dociles instruments de la vocation catholique, pour devenir de raffinés rhéteurs, ils perdent leur autor
141el et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques. Elle est devenue
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
142que ceux qui devaient l’exercer ont failli à leur vocation. C’est la vraie trahison des clercs, l’idolâtrie, la simonie. Il est
143 l’homme en tant que l’homme est le porteur d’une vocation de vérité ? Voilà, me dit-on, qui introduit une exigence métaphysique
144bien que ce mot n’est pas le dernier mot de notre vocation humaine. Ce qui est d’un parti est partiel. Ce qui est partiel n’a pa
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
145. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située en un lieu circonscrit de la
146 qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de
147agit comme une sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation, ou des fantasmes de compensation qui en tiendrons lieu
148e, nous sommes nés sous d’autres astres, et notre vocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint
149nes et de groupes organiques, c’est obéir à notre vocation présente, mais c’est aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notr
150e présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre, avec un maximum de violence créatrice.
33 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
151 toi-même, dans le scandale ou dans la joie de ta vocation créatrice. Trop de penseurs inoffensifs secrètent des philosophies co
152equiert de l’homme qui prétend l’exercer comme sa vocation créatrice. [p. 157] Définition d’un esprit « moderne » « Je m’étai
153ous tient debout et rassemblés. Et c’est là notre vocation d’hommes qui pensent, notre partialité fondamentale et créatrice. Par
154ans ce temps, [p. 191] mais pour l’éternité, leur vocation, leur charisme, leur lieu, et la destination octroyée à chacun par un
34 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
155les que l’homme personnel se donne en vertu de sa vocation. Les partisans du nous ont fait erreur sur la personne. Si la personn
156humaine. Leur succès serait le terme absolu de la vocation occidentale. 1933-1936. p. 198 83. Voir plus haut, p. 178. p
35 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
157. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située en un lieu circonscrit de la t
158i qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de
159agit comme une sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation. C’est à la faveur d’une famine que les plus grandes nat
160e, nous sommes nés sous d’autres astres, et notre vocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint
161nes et de groupes organiques, c’est obéir à notre vocation présente, mais c’est aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notr
162e présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre avec un maximum de violence créatrice.
36 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
163ntre les hommes, et à brimer nécessairement leurs vocations, leurs libertés réelles, leur personne. Si la personne n’est pas déjà
37 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
164ée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique du chrétien (identiquement), c’est al
165 chose qui le provoque, le verbe exprime ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la per
166enant, pour se connaître, il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de dist
38 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
167ous jugeons désirable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ai
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
168 fait même qu’il réfléchit plus que d’autres, par vocation, souffrira-t-il davantage de son état, tout au moins le comprendra-t-
169 faut simplement être libre selon la mesure de sa vocation. C’est par rapport à sa seule vocation qu’un homme peut arriver à sav
170sure de sa vocation. C’est par rapport à sa seule vocation qu’un homme peut arriver à savoir avec certitude de quoi et de combie
171par rapport au train « normal » que lui impose sa vocation), il court un risque qui n’est pas son vrai risque. Il se voit entraî
172e « minimum vital » qui lui permette d’obéir à sa vocation. Toute la difficulté repose évidemment sur le fait que ce minimum ne
173 comment exiger de l’État qu’il tienne compte des vocations particulières ? Elles sont souvent d’une lecture très douteuse [p. 84
174t de répartir les hommes grosso modo, selon leurs vocations. Et le minimum qui leur serait accordé varierait d’une catégorie à l’
175ompte. C’est uniquement s’il y a dans l’homme une vocation surnaturelle, la mission de restaurer l’harmonie primitive, que ce sc
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
176ées possibles. Surtout si l’on se trouve être par vocation ce qu’on nomme un intellectuel. Je ne m’en tiendrai pas là. Je souhai
177r, ils devraient n’avoir peur que de Dieu, et des vocations bouleversantes qu’il arrive que Dieu nous adresse. C’est un comique p
178s ne sommes plus des hommes normaux chargés d’une vocation d’expression et de réflexion. Nous sommes des hommes spéciaux exploit
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
179, une de ces dernières preuves concrètes de notre vocation spirituelle. Cet ennui qui envahit le monde moderne possède une signi
180on vous offre, fût-elle la plus contraire à votre vocation, sous peine de passer pour un feignant et de se voir refuser toute es
181nt : cela force à choisir bien nettement entre sa vocation et l’opinion. Paracelse avait cette devise impérialiste : Alterius no
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
182s ne sommes plus des hommes normaux chargés d’une vocation d’expression et de réflexion. Nous sommes des hommes spéciaux exploit
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
183sonnelle et de toute responsabilité, identité, ou vocation distincte. Dans la mesure où cet effort est réel et aboutit — ce qui
184 homme et le nouvel homme, entre l’individu et la vocation qu’il se reconnaît, je dirais volontiers : entre la personnalité, nat
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
185istère ne paraît nullement s’exercer au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leço
186agique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, s
187ons spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni accommoda
188és » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation commu
189nnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation communautaire. Mais je me représente volontiers une Suisse culturelle
190 garde, et par là même, elle est conforme à notre vocation profonde. Garde montée autour des cols, dirait Liehburg ; milice au s
45 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
191ntion. C’est uniquement s’il y a dans l’homme une vocation [p. 83] surnaturelle, la mission de restaurer l’harmonie primitive, q
46 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
192 faveur de cette situation révolutionnaire que la vocation de notre pays pourra, d’un seul coup, apparaître comme une évidence à
47 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
193si ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il faut choisir de faire des livres ou des enfants : aut liberi au
194us réelle. Pourquoi chercher ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autre
195e son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors «
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
196’élection d’une âme par l’Amour tout-puissant, la vocation qui la surprend comme malgré elle. Une vie nouvelle commence ici (App
197 au contraire accepte les limites de sa terrestre vocation. « Rien ne le pousse vers le haut, et rien ne l’attire vers le bas »,
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
198leures chances de durer : buts et rythmes de vie, vocations comparées, caractères et tempéraments. Si l’on veut le mariage, c’est
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
199si ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il faut choisir de faire des livres ou des enfants : aut liberi au
200a figure de ce monde passe », mais notre [p. 347] vocation est toujours hic et nunc, dans l’acte de l’Éternel où notre espoir se
201us réelle. Pourquoi chercher ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autre
202e son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors «
51 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
203 réformés. Toute ma pièce est donc centrée sur la vocation exceptionnelle de l’ermite, c’est-à-dire sur le rôle civique que sa r
52 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
204rdu et les « gestes de Dieu ». Le poète a reçu la vocation de restituer le cosmos à l’état adamique, d’effacer les traces du péc
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
205d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellem
206a du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépendante de son rôle social. Comment le bapti
207ité des personnes particulières, c’est-à-dire des vocations. Avec ce terme, Calvin n’ajoute rien à la réalité de l’homme chrétien
208a définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le pla
209e rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance le seul texte constitutionnel [p. 33] exis
210s, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelles : tout cela, Calvin l’a voulu dans un plan strictement e
211que de la doctrine calvinienne de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cett
212risé très sérieusement le libre développement des vocations chez leurs élèves… Mais je m’en voudrais d’insister sur cet exemple q
213ême, [p. 37] dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, au
214, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, autonome et pourtant responsable
215’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes solda
216e personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par une éducation et une ambiance prot
217a Réforme. Et puis, une personnalité en soi, sans vocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères acc
218veut former, ce sont justement des personnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là,
219r, c’est précisément sa personne, c’est-à-dire sa vocation particulière, qui est de prêcher l’Évangile. — Vous voyez que le Führ
220as de nous, de nos « personnalités », mais de nos vocations, de nos personnes, alors seulement nous pourrons répéter la fière dev
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
221 du fait de sa conversion, se trouve chargé d’une vocation particulière qui le distingue de tous ses voisins ; mais d’autre part
222ue de tous ses voisins ; mais d’autre part, cette vocation unique le met en relation avec des frères, et l’introduit dans une co
223l’engage envers son prochain, je veux dire par sa vocation. Eh bien, je dis que les maux dont nous souffrons sont avant tout des
224 Quand l’homme oublie qu’il est responsable de sa vocation envers ses prochains, il devient individualiste. Et quand il oublie q
225e. Et quand il oublie qu’il est responsable de sa vocation envers lui-même, il devient collectiviste. L’homme complet et réel, c
226vis de cet ensemble, [p. 89] par l’exercice d’une vocation qui le relie à ses prochains. C’est pour cet homme réel qu’il faut to
227de moderne. Car supposez qu’un homme se sente une vocation et décide de la réaliser. Il se trouve en présence d’un monde que l’h
228 discipline qui ne s’accommode plus du tout de sa vocation personnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuell
229ue là où l’homme renonce à se manifester selon sa vocation particulière. Si j’insiste sur cet axiome, c’est qu’il est particuliè
230es, et c’est seulement au sein d’un groupe qu’une vocation peut s’exercer. D’autre part, le fédéralisme suppose des groupes dive
231 sur la base de la diversité des personnes et des vocations, c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car, ap
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
232istère ne paraît nullement s’exercer au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leço
233agique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. [p. 118] Neu
234ons spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. [p. 118] Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni
235és » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations isolées, et la culture suppose une suite, un progrès, un milieu, un é
236 garde, et par là même, elle est conforme à notre vocation profonde. Garde montée autour des cols, dirait Liehburg ; milice au s
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
237 que de tenir compte des vivantes diversités, des vocations infiniment diverses. Là encore, si nous étions plus chrétiens, nous s
238 nous saurions beaucoup mieux ce que c’est qu’une vocation, et qu’il faut lui faire confiance, même lorsqu’elle nous paraît exce
239étien pour respecter sans nulle arrière-pensée la vocation d’autrui. Car seul un vrai chrétien connaît et aime le secret de la l
240sol oblige, liberté oblige, neutralité oblige ! Vocation de la Suisse Mais il est temps que je définisse ce que j’appelle la m
241la Suisse, ou mieux, d’un terme plus chrétien, sa vocation. C’est très facile à dire en quelques mots. La vocation actuelle et h
242on. C’est très facile à dire en quelques mots. La vocation actuelle et historique de la Suisse, c’est de défendre et d’illustrer
243ces. Mais dès qu’on veut prendre au sérieux cette vocation, l’on s’aperçoit que ce n’est pas si simple. On s’aperçoit aussi que
244le plan du fédéralisme. Ces deux aspects de notre vocation me paraissent inséparables. Il faut répandre l’idée fédéraliste, si n
245tre de jeunesse chrétienne pour vous parler de la vocation de la Suisse. Qui, en effet, mieux qu’un chrétien, mieux qu’un protes
246rait savoir de quoi l’on parle lorsqu’on parle de vocation ? Et à qui reviendraient, en premier lieu, le droit et le devoir de p
247emier lieu, le droit et le devoir de parler d’une vocation de la Suisse, si ce n’était à nous, chrétiens Suisses ? C’est pourquo
248 ma conférence à quelques remarques sur l’idée de vocation en général, et ensuite, sur les moyens de réaliser notre vocation chr
249ral, et ensuite, sur les moyens de réaliser notre vocation chrétienne en tant que Suisses. Quand on parle d’une vocation de la S
250étienne en tant que Suisses. Quand on parle d’une vocation de la Suisse vis-à-vis de l’Europe, nombreux sont ceux qui crient à l
251homme qui doit savoir mieux que tout autre qu’une vocation est autre chose qu’une utopie. Beaucoup de gens s’imaginent que les p
252Europe. Voilà ce qui distingue extérieurement une vocation d’une utopie. Il ne suffit pas qu’une idée soit généreuse ou grande p
253se ou grande pour qu’on ait le droit d’y voir une vocation. Il faut encore qu’elle parte des possibilités concrètes. Si par exem
254crètes. Si par exemple un Suisse croyait avoir la vocation d’un dictateur ou d’un conquérant, d’un Hitler ou d’un Napoléon, on s
255rait en droit de lui dire : ta prétendue [p. 158] vocation n’est qu’une utopie, parce qu’elle ne se fonde sur aucune possibilité
256ante en Suisse. Il n’en va pas de même pour notre vocation fédéraliste : elle s’appuie sur une tradition et sur des données très
257s, ils n’aperçoivent nullement l’indication d’une vocation européenne de la Suisse. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort. Un
258se. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort. Une vocation n’est jamais inscrite en clair dans les faits matériels. Il faut savo
259isonnés en nous-mêmes et dans nos nécessités. Une vocation est toujours un appel, un appel qui vient du dehors, de Quelqu’un d’a
260abli : l’individu ou le pays qui se reconnaît une vocation chrétienne doit sans nul doute partir des faits — sous peine de divag
261 donc, il s’agit pour nous tous de reconnaître la vocation suisse, d’en revêtir la [p. 160] charge, d’en être les porteurs. Prem
262nt un complément à ma précédente définition de la vocation. Je viens de vous dire qu’il serait prématuré de préciser dès mainten
263 Suisse. Or on pourrait me faire remarquer qu’une vocation est toujours un appel précis. Le type même de la vocation, c’est l’ap
264 est toujours un appel précis. Le type même de la vocation, c’est l’appel aux Prophètes dans l’Ancien Testament. Dieu leur donne
265dre que la paix s’approche pour s’y mettre. Notre vocation intérieure est pour le moment plus précise que notre [p. 163] vocatio
266st pour le moment plus précise que notre [p. 163] vocation européenne ; mais je vous l’ai dit : l’une suppose l’autre et la sout
267s devraient soutenir, précisément, au nom de leur vocation d’Églises suisses. Ceci m’amène à mon troisième et dernier point. C’e
268er de ces données communes un sens spirituel, une vocation. Car le chrétien est, si l’ose dire, un spécialiste de la vocation. C
269chrétien est, si l’ose dire, un spécialiste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
270de l’esprit autant que de la terre, chargés d’une vocation et non seulement d’hérédités problématiques ! Il reste que la positio
271 autonome et solidaire, à la fois conscient de sa vocation unique et des implications sociales de cette vocation. Le personnalis
272tion unique et des implications sociales de cette vocation. Le personnalisme n’est pas une moyenne, un « parti du centre », un j
273 Quand l’homme oublie qu’il est responsable de sa vocation devant la communauté, il devient individualiste. Quand il oublie qu’i
274iste. Quand il oublie qu’il est responsable de sa vocation devant Dieu et devant lui-même, il devient collectiviste 37  ». Or l’
275e veut rester en mesure d’exercer concrètement sa vocation. Mais d’autre part, elle sait aussi que l’ensemble — ou le pouvoir ce
276ividuelles, par où j’entends l’exercice libre des vocations. Pour la personne, point de contradiction de principe entre ces deux
277tient les clefs de l’Europe, et c’est là sa vraie vocation. Elle est le lieu et la formule, le génie tutélaire de l’Empire. De c
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
278ppose une tolérance particulière : le respect des vocations supérieures ou rares, des exceptions, des manières de vivre hors-séri
59 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
279er de ces données communes un sens spirituel, une vocation positive. Car le chrétien est, si j’ose dire, un spécialiste de la vo
280chrétien est, si j’ose dire, un spécialiste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de
60 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
281sance et de la passion ; où il noie finalement la vocation de la personne dans l’anonyme irresponsable, — le monde moderne (et c
61 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
282et sinon son bonheur, du moins, le sens pur de sa vocation. p. 73 10. Écrit en 1942. p. 75 11. Les méfaits de la psyc
62 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
283 Mais soyez libres de rejoindre et d’accomplir la vocation que Dieu vous donne, alors vous échapperez au cycle mécanique où vous
284le droit que l’État laisse à l’homme d’obéir à sa vocation. Si l’homme ne se reconnaît point de vocation, la liberté qu’il reven
285 sa vocation. Si l’homme ne se reconnaît point de vocation, la liberté qu’il revendique est vide ; le Diable s’y mettra sous mil
286 101] ordinaire. Mais si l’homme se reconnaît une vocation, il ne demandera point d’autre droit que celui de s’y conformer. Que
287au nom de la Liberté abstraite, mais au nom de sa vocation particulière. S’il choisit au contraire la honte, laissant sévir les
288s groupes sur la masse, et l’État respectueux des vocations les plus étranges. C’est un programme complet, si l’on y réfléchit :
63 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
289rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. Il n
290ment ou l’extinction presque totale du sens de la vocation personnelle. Admettons que tout y concourt dans l’ère collectiviste e
291 dans l’Ennui plutôt que d’accepter le défi d’une vocation sans précédent, — elles le sont toutes. Allez demander aux jeunes ge
292e la vie spirituelle ou morale, où le drame de la vocation se précise instantanément : plus une seconde d’ennui ne sera possible
293emps de décourager les innombrables amateurs sans vocation qui l’apprennent par correspondance dans les romans et dans les magaz
64 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
294i je réponds à l’appel de mon nom, si j’assume la vocation qui me distingue et rend vraie ma parole, si je m’efforce au moins de
295de liberté que chez les hommes qui réalisent leur vocation et qui la servent. Et l’homme libre est le seul qui respecte la liber
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
296rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. « Il
66 1944, Les Personnes du drame. Introduction
297l’homme devient personne, et « s’autorise » d’une vocation unique. Pourtant, ces témoignages visibles et tangibles restent, par
298onne pure consiste dans la pure coïncidence d’une vocation et d’un individu ; et si notre personne toujours impure consiste dans
299ne toujours impure consiste dans l’approche d’une vocation qui s’empare d’un individu pour orienter ses données naturelles vers
300ntre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocation…). Nous voyons au contraire
301s de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocation…). Nous voyons au contraire une lutte, des résistances et des coups b
302indre défaut la Parole qui était sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ est cet Homme, et c’est pourquoi sa r
303arpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocation, annoncée par les Écritures et désignée du nom de Christ. Mais ce que
304-17) De même que la foi seule peut reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre v
305 dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation singulière, dans le temps qu’agissant par nos mains, elle nous person
306erner dans une œuvre écrite les témoignages d’une vocation qui reste, par essence, incomparable ? ⁂ Supposons le problème résolu
307te incarnation d’une pensée dans une vie ou d’une vocation dans un individu « figure » la synthèse en un seul être, en un seul a
308ns le fait irrécusable d’un martyre. Telle fut la vocation de Kierkegaard. L’angoisse devant une culpabilité qui lui demeure ind
309Franz Kafka ; le négatif, en quelque sorte, d’une vocation. Le triomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puiss
67 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
310le mener à la mort parce qu’elle accomplissait sa vocation chrétienne. ⁂ On a comparé Kierkegaard à Nietzsche, à Dostoïevski, à
311ividu, [p. 68] renaît au même instant en tant que vocation. Cela ne résout rien, ou plutôt cela résout toutes nos contradictions
312é d’accord avec soi-même, auquel nous porte notre vocation, correspond le suprême désaccord avec notre vie dans le monde. Qu’est
313n d’autre que cet acte, n’existant pas hors de sa vocation. Que craindrait-il puisqu’il ne se voit plus ? Il marche dans sa libe
314on, transformation, nouveauté pure dans le monde, vocation et personne attestée, prophétie de l’éternité qui vient à nous. [p.
315a bouche. Kierkegaard fut de ces croyants dont la vocation prophétique, pareille à celle des hommes de Dieu qui se lèvent sous l
316ce qu’il est la parole de ta vie, sa mesure et sa vocation, son risque à chaque instant visible, et sa sécurité, cachée au plus
317tés, l’homme sans visage et sans prochain, — sans vocation ! — s’imagine que l’acte viendra comme un sursaut de joie, comme une
318sage ailleurs que dans l’acte d’aimer. 7. Toute vocation est sans précédent Car elle est prophétie justement — et c’est de la
319ien remarquable : Kierkegaard a très peu parlé de vocation 42 . C’est qu’il parle sa vocation et ne s’en distingue jamais. Cepen
320s peu parlé de vocation 42 . C’est qu’il parle sa vocation et ne s’en distingue jamais. Cependant il est hors de doute qu’il eut
321iculier de son destin qui qualifie précisément la vocation : l’invraisemblable. Ses plus amers reproches au « christianisme de l
322 bien un philistin. Le philistin est l’homme sans vocation. Il ne croit pas à l’acte et il meurt au hasard, sans avoir rencontré
323La mesure du temps de sa vie réside dans la seule vocation qu’il incarne. Sur le chemin [p. 85] qui commence à ses pas, il ne me
324 réalité si chacun n’est pas à sa place, là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire d
325ui condamne la masse ne peut se fonder que sur sa vocation, et il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui
326 du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgueil trouverait-il encore à se loger chez un êt
327où il agit, — et pénitence — dans la mesure où sa vocation le dépasse ? Si Kierkegaard condamne la foule, ce n’est point qu’il l
328rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. « Il
329uis rêver mon idéale perfection, je puis rêver ma vocation et ses périls… Kierkegaard nous attend au réveil. Il nous saisit à ce
330ie… Mais si ton moi n’est pas à toi, s’il est une vocation reçue d’ailleurs, et si tu l’as reçu en vérité, tu n’as plus à choisi
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
331n nous aime et nous « appelle », nous adresse une vocation…) Or, pour avouer le sérieux dernier, le tragique absolu de notre con
69 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
332es, — et l’élément ordonnateur — par rapport à la vocation. En d’autres termes, la liberté de la personne n’est pas un attribut
333a tension proprement luthérienne et le sens de la vocation. La grandeur sans mesure de Luther, je la vois dans cette volonté de
70 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
334ée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique de la personne chrétienne identiqueme
335 chose qui le provoque, le verbe exprime ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la per
336tenant, pour se connaître il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de dist
71 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
337e qui vient d’ailleurs, et qui seule est vraiment vocation. Un philosophe de la personne verra donc le plus grand intérêt à préc
338e est en nous l’être spirituel, responsable d’une vocation, et trouvant là son unité en dépit des contradictions dont peut souff
339rent la nostalgie de les dépasser. Mais seule une vocation lui en donnera la force. Qu’il la reçoive, et qu’il l’accepte conscie
340 à quoi l’on peut reconnaître la légitimité d’une vocation. Thérèse d’Avila ne voulait accepter que les révélations qui la porta
341te le moi et toutes ses servitudes en vertu de sa vocation, c’est-à-dire en vertu d’un appel venu d’ailleurs, mais qui concerne
342urs, mais qui concerne l’ici-bas. Seule une telle vocation peut donner le courage de s’avouer en toute lucidité, de s’exprimer s
72 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
343me à l’anonyme, pour le priver du sentiment de sa vocation, de sa différence personnelle, cependant qu’on lui demande à chaque p
73 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
344n imbécile. 19 octobre 1943 Argent, salaire et vocation. — Les inégalités de salaires les plus énormes que l’Histoire ait jam
345ifestement injuste : il ne tient aucun compte des vocations. Mais le monde soviétique décrète une justice plus inhumaine que le d
346ore impartis : il prétend distribuer lui-même les vocations, au nom du peuple, c’est-à-dire pratiquement d’un fonctionnaire. Ma d
347lle se fonde sur la réalité et sur la liberté des vocations. Je dois mon œuvre à la communauté, c’est un service qu’on ne saurait
74 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
348ordre en face de lui comme un défi manifestant la vocation de l’homme : le fond de la réalité n’est pas l’ordre mais le chaos. V
75 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
349ie de l’œcuménisme considère que la diversité des vocations divines n’est pas une imperfection de l’union, mais sa vie même. Un d
350éré, et ceci en vertu d’un seul et même fait : la vocation qu’il a reçue de l’Éternel. Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’i
351e la collectivité. C’est le même Dieu qui, par la vocation qu’il envoie à l’homme, distingue cet homme de tous les autres et le
352munauté est aussi ce qui l’oblige à respecter les vocations individuelles. La liberté du siècle présent se réclame du slogan utop
353nissent du même coup par la formule : à chacun sa vocation. Nous avons retrouvé, dans cette doctrine de l’homme, les mêmes struc
354ent établie par la loi. De même les devoirs de la vocation personnelle ont toujours été mis au-dessus des devoirs envers le Pouv
355bilité humaine, et, n’hésitons pas à le dire, une vocation. 4. La renaissance liturgique qui va de pair, dans toutes les Églises
76 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
356n le monde, et qui ne l’a pas fait en vertu d’une vocation que sa foi seule pouvait saisir. Et cependant tout le tentait, la rai
77 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
357pour le former à son image, et d’évasif devant sa vocation : le mystère de l’incarnation. Chamisso a donné à son Peter tous les
78 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
358que dépend des goûts, et la réponse pratique, des vocations. J’ai choisi pour ma part d’être agent de liaison, Européen quoi qu’i
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
359e d’une plus large vérité ; que telle est bien la vocation de l’Europe, et que l’Europe existe au plus haut point, comme entité
360isque, les règles du jeu qui sont pour tous et la vocation qui est pour un seul. Crucifié, dis-je, car l’homme européen, en tant
361 nous le conflit permanent entre la liberté et la vocation [p. 36] d’une part, et, d’autre part, l’engagement dans les réalités
362t contradictoire de l’homme. Et c’est pourquoi la vocation de l’Europe et des élites qui portent la conscience de cette Europe,
363paraître assez étrange de parler après cela d’une vocation de l’Europe. Pour exercer une vocation, il faut d’abord être vivant,
364cela d’une vocation de l’Europe. Pour exercer une vocation, il faut d’abord être vivant, il faut survivre. Or l’Europe démoralis
365etiens une croyance toute mystique au sujet de la vocation. Je crois qu’un être est maintenu en vie par la vie même de sa vocati
366un être est maintenu en vie par la vie même de sa vocation, et qu’il tombe bientôt lorsqu’elle est accomplie. Or, notre vocation
367ombe bientôt lorsqu’elle est accomplie. Or, notre vocation européenne me paraît encore loin d’être accomplie… Mais cette raison
368s inspirer, je dirai, songeant à l’Europe et à sa vocation mondiale, et je vous invite à le dire avec moi : Je pense, donc j’en
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
369 un être doublement responsable : vis-à-vis de sa vocation propre et unique, d’une part, et, d’autre part, vis-à-vis de la commu
370vis-à-vis de la communauté au sein de laquelle sa vocation s’exerce. Aux individualistes nous rappelons donc [p. 61] que l’homme
371 chaque individu plus libre dans l’exercice de sa vocation. L’homme est donc à la fois libre et engagé, à la fois autonome et so
372 le général ; entre ces deux responsabilités : sa vocation et la cité ; entre ces deux amours : celui qu’il se doit à lui-même e
373traire à fonctionner de concert, chacune selon sa vocation. Ce ne serait [p. 75] pas même une question de tolérance, vertu purem
374 la destruction des groupes, et sur le mépris des vocations, remplacées par une fiche de mobilisation professionnelle, politique,
375otre vitalité, de notre courage, du sens de notre vocation. Nous n’arriverons à rien de bon, dans ce congrès et dans tous ceux q
376 menace ensemble, et nous pousse à l’union. Notre vocation Deux mondes sont en présence, que nous n’approuvons pas, pour des rai
377rise, l’un pour tous et le tous pour un. Voilà la vocation de l’Europe. Or il est clair qu’aucune de nos nations n’est en mesure
378dre assez tôt. Mais rassemblée, rendue à sa vraie vocation, dans le monde des empires affrontés, l’Europe commence demain, et la
81 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
379gés, c’est l’aventure du xxe siècle, et c’est la vocation de cette génération. ⁂ [p. 102] Vous n’avez pas été sans remarquer q
380celle de l’homme doublement responsable envers sa vocation et envers la cité, à la fois autonome et solidaire ; à la fois libre
381ope. C’est sur la volonté de réaliser chacun leur vocation particulière. Et il en va de même pour les nations. Prenez les social
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
382celle de l’homme doublement responsable envers sa vocation et envers la cité : à la fois autonome et solidaire à la fois libre e
383rope pourra revenir avec une confiance neuve à sa vocation millénaire, qui est une vocation d’universalité, de rayonnement mais
384iance neuve à sa vocation millénaire, qui est une vocation d’universalité, de rayonnement mais en même temps d’accueil aux appor
385Entre ce grand péril et cette grande espérance la vocation de l’Europe se définit clairement. Elle est d’unir ses peuples selon
83 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
386urope. La personne, c’est l’individu chargé d’une vocation qui le distingue de la masse mais le relie pratiquement à la communau
387et d’accomplir ainsi, en secret bien souvent, une vocation qui n’a pas de comptes à rendre aux hommes, et encore bien moins à l’
388ntifiques, économiques, sociaux) au service de la vocation commune à tous nos peuples, le monde entier verra que l’Europe c’est
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
389s régner, ses talents qu’il expérimente, enfin sa vocation s’il en sent une et s’il y croit. Lorsqu’il entre en conflit avec les
390nts, culminant dans les notions de personne et de vocation, synthèse qui s’opéra durant les premiers siècles de notre ère, qui s
391t responsable, libre parce qu’il est chargé d’une vocation qui le distingue de la masse, lui donne une direction et un visage ;
392on et un visage ; mais aussi responsable de cette vocation vis-à-vis de ses prochains et de la société ; c’est donc un homme eng
393rmer que dans un monde qui tient la liberté et la vocation prophétique pour plus vraies que l’Ordre du Monde et l’obéissance aux
85 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
394lle de garder le Col libre pour tout l’Empire. La vocation constante de la Suisse, son statut d’exception au cœur du continent,
395isions répétées le persuadent enfin de céder à sa vocation de solitude. À une heure de chez lui dans la montagne, il se bâtit un
396ire de sa paix ? Dès le début du xvie siècle, la vocation spirituelle de la Suisse s’était révélée par la création de foyers et
86 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
397e peut rapprocher que de l’ancien provençal. ⁂ La vocation européenne de la Suisse est donc clairement inscrite dans son « appar
398aire sa part dans l’œuvre de la paix ? Certes, sa vocation la plus certaine ne saurait s’accomplir qu’à l’échelle de l’Europe :
399 Alors seulement la Suisse pourra, sans renier sa vocation profonde, se fondre en une Europe « helvétisée ». p. 160 44. Got
87 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
400 drame de Kierkegaard fut typiquement celui d’une vocation. Toute son intrigue consiste dans le dévoilement progressif du sens e
401oilement progressif du sens et de la fin de cette vocation, secrètement orientée, dès le début, vers une action unique et éclata
402 pourrait nommer les lois ou la psychologie d’une vocation. Considérons d’abord le caractère des deux héros, l’un fictif et l’au
403établir la légitimité. Et Kierkegaard pressent sa vocation, qui sera de dénoncer l’usurpation religieuse, afin de rétablir dans
404imé. Mais il a son secret ambigu, le secret de sa vocation et celui de sa mélancolie. Or il comprend bientôt que le secret serai
405 pire obstacle intime à l’exercice de son étrange vocation. Peut-on se marier si l’on veut être un témoin de la vérité ? Un sold
406olle, pourrait-on dire), comme le drame pur d’une vocation chrétienne. Ici prend fin, ici « échoue sur l’existence » le parallèl
407ct », à l’examen de la nature ou du mystère d’une vocation historiquement vécue.   Le premier caractère d’une vocation réelle co
408istoriquement vécue.   Le premier caractère d’une vocation réelle consiste en son ambiguïté. Celle-ci paraît immédiatement dans
409mmédiatement dans notre usage courant du terme de vocation. L’on dit ainsi d’un jeune garçon qu’il a une vocation d’avocat, ou d
410ion. L’on dit ainsi d’un jeune garçon qu’il a une vocation d’avocat, ou de poète ; c’est qu’il aime à discuter ou qu’il tient de
411osait des menuets à sept ans, avait sans doute la vocation d’un musicien. Il ne s’agit ici que du don naturel et des disposition
412ais point parler. » Nous dirions qu’il n’a pas la vocation. Précisément, il la reçoit. Elle lui est adressée en dépit de ce qu’i
413ns le même sens. On pourra donc interpréter cette vocation de deux manières tout opposées. On pourra toujours dire de Kierkegaar
414t, cette ambiguïté dans notre idée courante de la vocation n’est pas celle qui retient Kierkegaard. Il en a distingué une autre,
415double sens du mot, mais à l’existence même d’une vocation reçue. L’homme, en effet, qui reçoit vocation, se trouve jeté dans un
416une vocation reçue. L’homme, en effet, qui reçoit vocation, se trouve jeté dans une incertitude inévitable par l’appel qu’il a c
417n ne peut démontrer la nature transcendante d’une vocation. Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’u
418ire » en Dieu, et l’on ne peut que « croire » une vocation, celle d’un autre, mais aussi et d’abord celle que l’on « croit » avo
419ntrable ; dans la mesure, aussi, où l’enjeu de la vocation reste passible d’être mis en doute, ou même nié ; dans la mesure où c
420u l’esprit qui a parlé ? » En fait, l’homme de la vocation se trouve plongé dans une double incertitude et dans un risque perman
421 mission reçue par Hamlet n’est pas une véritable vocation, en ce sens qu’elle ne présente pas le caractère d’incertitude object
422 en scène malgré nous… Telle est l’angoisse de la vocation. Je disais tout à l’heure que Kierkegaard, dès ses premières publicat
423ce que l’on pourrait appeler la psychologie d’une vocation en exercice. Il parle de sa totale solitude. Il se dépeint non seulem
424nts déterminés d’un livre déjà imprimé. Ainsi la vocation organise les hasards et fait flèche de tout bois, souvent à notre ins
425 ce passage, c’est le paradoxe essentiel de toute vocation : il s’agit de suivre un chemin qui demeure invisible tant qu’on ne s
426ertitude objective est le premier caractère d’une vocation réelle, l’acceptation de l’invraisemblable en est la conséquence néce
427qui est le chemin. » On voit ici que la notion de vocation, chez Kierkegaard, s’oppose diamétralement à la notion courante. Car,
428on courante. Car, selon cette dernière, suivre sa vocation, c’est aller dans le sens où la nature nous pousse, dans le sens de n
88 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
429sonne et de ses « notes » les plus certaines : la vocation, la conversion et le sentiment d’unicité sans précédent. La passion
430isit comme une grâce exigeante, et le revêt d’une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, a
431gicienne Isolde: « Élu par moi, perdu par moi ! » Vocation de souffrance et de fidélité jusqu’à la mort divinisante, mais un seu
432et sacrées ; enfin, l’idée de la mission reçue ou vocation, transcendante par rapport à la morale commune et aux « intérêts de l
433sme. Ambition bridée [p. 10] dans l’Église par sa vocation transcendante et par le recours direct de l’âme à Dieu. Mais qui peut
434nésie religieuse de l’Occident. La Nation ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la bataille de Valmy, s’écriait : « De
435 Nous assistons au transfert décisif de l’idée de vocation, passant des personnes aux nations. ⁂ Mais cet État-nation, une fois
89 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
436t l’immanence dans le langage des philosophes, la vocation et l’individu dans l’anthropologie chrétienne, enfin la foi et la rel
90 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
437taurant le sens de notre indépendance et de notre vocation particulière. ⁂ [p. 6] Un groupe restreint, discret, sans statuts ni
91 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi nous persévérons (décembre 1955)
438a cordialité. Notre désir d’échanges relève de la vocation occidentale de curiosité universelle, d’exploration de la Terre et de
92 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
439ormismes, pour le mettre en mesure de réaliser sa vocation unique. Au lieu de le forcer à devenir comme les autres, on l’aide à
440i la personne qu’il peut devenir s’il découvre sa vocation et reçoit les moyens de l’accomplir. Le former, c’est lui communiquer
441lle, politique et sociale) au sein de laquelle sa vocation s’exercera. Trop de liberté sans effort, trop d’effort imposé sans li
442ivent en tant qu’individus à la recherche de leur vocation, et de ce qu’ils doivent à la communauté dans laquelle ils se trouven
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
443 pas de dialogue possible, ni d’appel, ni donc de vocation, ni par suite de personne. De là découle un monde de conséquences pré
444ividuelle » (Svadharma) semble rappeler l’idée de vocation personnelle, tandis que nous inventons le collectivisme… Et l’on aura
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
445on plaisir 17 . » Entre la Parole et la Grâce, la vocation et le pardon, comment trouver et vivre le chemin ? Pour l’Orient, la
446[p. 47] « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et q
447ue avec le transcendant, reliant l’individu comme vocation divine à la communauté comme amour du prochain. Cet homme, mieux libé
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
448nct et vraiment relié, et singularisé par la même vocation qui lui fait découvrir dans tout homme son prochain. Ce paradoxe vécu
449, dans l’amour, et par l’obéissance absolue à une vocation transcendante ; hors de quoi la personne demeure un pur possible, ou
450 Mais l’Église au contraire est une communauté de vocations personnelles, et donc imprescriptibles. Elle appelle à la liberté dan
451agit par et dans la Réforme de Calvin, qui met la vocation au-dessus de la Cité. Elle agit au xviiie siècle, comme un idéal inn
452 c’est-à-dire à l’individu naturel qui reçoit une vocation de Dieu ; puis à tout être humain considéré dans sa dignité. La diale
453s de la permanente dualité de l’individu et de sa vocation, et propagés de là dans tous les ordres. Dans ce principe d’imperfect
454naires de la personne, ces deux fuyards devant la vocation, sont au même titre les saboteurs de l’Occident. Eux seuls, en se mul
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
455sonne et de ses « notes » les plus certaines : la vocation, la conversion, et le sentiment d’unicité sans précédent. La Passio
456isit comme une grâce exigeante, et le revêt d’une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, a
457gicienne Isolde: « Élu par moi, perdu par moi ! » Vocation de souffrance et de fidélité jusqu’à la mort divinisante, mais un seu
458et sacrées ; enfin, l’idée de la mission reçue ou vocation, transcendante par rapport à la morale commune et aux « intérêts de l
459aro-papisme. Ambition bridée dans l’Église par sa vocation transcendante et par le recours direct de l’âme à Dieu. Mais qui peut
460ésie religieuse de l’Occident. La Nation, ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la bataille de Valmy, s’écriait : « De
461 Nous assistons au transfert décisif de l’idée de vocation, passant des personnes aux nations. ⁂ [p. 113] Mais cet État-nation,
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
462une personne que par l’unicité que lui confère sa vocation, autrement il est vu comme une répétition, grain de poussière isolé d
463urs. L’Incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et certes, l’Évangile ignore absolument to
464tifiait, en effet, par la seule conviction que la vocation d’un homme peut être plus vraie que la règle — d’où les martyrs des p
465vus réalisables, l’attente réalisante d’une ferme vocation. Dans un ouvrage de Mircea Eliade auquel les pages qui précèdent doiv
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
466tit « sans savoir où il allait », obéissant à une vocation aussi obscure qu’impérieuse. Mais de cette foi découle une vocation m
467cure qu’impérieuse. Mais de cette foi découle une vocation missionnaire : « Allez et évangélisez toutes les nations. » Or les ch
468 la Mer Océane. Et surtout, son vrai nom selon sa vocation. Car ainsi que l’écrit son premier biographe, l’évêque Bartolomé de L
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
469t l’immanence dans le langage des philosophes, la vocation et l’individu dans l’anthropologie chrétienne, enfin la foi et la rel
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
470— que chacun puisse de mieux en mieux réaliser sa vocation, donc être libre — ce but [p. 227] n’étant nullement celui de l’URSS,
471r que s’il traduit spontanément la personne et sa vocation ; il est stérile et caricatural quand il se fait systématique et prét
472t vivre pour voir en eux les traces de leur vraie vocation, et sentir ce qui blesse vraiment leur dignité. Si donc j’affirme ici