1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
1omme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres songeurs, une simplicité qui n’est pas familière.
2’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voix grave qu’on appelle un père dans les maisons. » Comme Valéry, ce poèt
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
3ement un besoin d’être aimés qui faussaient leurs voix pour les rendre plus touchantes. Celui-ci bat sa coulpe avec une sain
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4té, seules vous nous appelez encore hors de cette voix de l’infini où chancellent parmi les éclairs nos premiers pas. Aragon
5urés d’azur. Alors un juron mélodramatique, d’une voix torturée, hurle au Pape et au Diable un anathème sanglant. Louis Arag
6 vous, dubitatives barbes. Je viens d’entendre la voix d’un mystique. Que si l’on vient nous empêtrer de dogmes bassement in
7 quoi je ne vais pas m’empêcher de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens
8rie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbard k à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il vienne Le temps d
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
9ous refusez d’avancer ! Mais il reste à portée de voix du troupeau. C’est sans doute son rôle. Il le tient magnifiquement. M
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
10rs ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellence du principe de l’instructio
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
11mps d’écouter la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le
7 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
12ûre saveur ; une phrase naturellement grave ; une voix douce et virile ; et quel beau titre ! « Saisir » n’est-ce point l’ac
8 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
13re de venir prendre position dans un débat où les voix les mieux écoutées ont dit ce qu’elles avaient à dire. Et d’autre par
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
14pensée forte et orientée plutôt que ces éclats de voix sarcastiques, émouvants comme 93, mais où certaine bêtise trouve asse
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
15; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est la tradu
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
16lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
12 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
17fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons populaires qui sont ce que je co
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
18et dense intitulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9 , est, croyons-nous, le récit des événements qui précédèren
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
19erre, qui était avant tout un art. La nôtre ayant voix au forum discute autant qu’elle n’invente ou qu’elle ne stylise. On p
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
20chose qui devrait être surmonté, nous souffle une voix émouvante, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Ni
21, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Nietzsche. ⁂ Ici, nous changeons de monde. À vrai dire, nous quitt
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
22 dans ses livres de philosophie. Il entendait une voix intérieure qui lui disait : « Si tu te mêles de ces affaires, tu ne s
23igné du vulgaire. » Mais au même moment une autre voix intérieure disait : « La bonté est le sel de la vie. L’organisme soci
17 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
24érée, déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Mais la crainte me prend qu’on aille chercher en ces rem
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
25 et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins bru
26itter… — C’est une chose singulière, prononce une voix, à côté de moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette mu
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
27 salon en salon ; et, plus loin que la rumeur des voix, orchestre du grand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un sile
28st alors, d’un balcon qui domine les groupes, une voix qui descend avec un tremblement d’étoile. Richard Strauss a levé la t
29ais non la mélodie d’une danse, au-dessus, et des voix qui passent. Allées et venues dans la fête invisible qui m’environne,
30ournoie, éclair de roses sur un seuil. C’était la voix de la comtesse Adélaïde, — je la connais à cet écho de joie dans mes
31vres pour me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais
32 phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éte
33péras. — « Comme [p. 61] elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
34lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
35lus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacr
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
36fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons du Grand Duché de Bade [p. 155]
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
37pas effrayer le gibier sensible au moindre son de voix humaine. (Tout cela c’était pour préparer quelque battue prochaine.)
24 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
38auront pas à s’exprimer, d’ailleurs, sinon par la voix de leur président, et la mimique d’un jeune aviateur, dont la mâchoir
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
39qu’il me semble entendre pour la première fois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des q
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
40ance. L’excès verbal de Werther couvre d’abord la voix intérieure, la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui
41tinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins danger
27 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
42plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
28 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
43iscontinuer par les générations successives. Leur voix immortelle se taira sans doute pour vous, quand vous ne serez plus ;
29 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
44plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
30 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
45gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
46 de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on proposera en
47ard qui nous perce, et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de
48bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Ré
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
49tique. Il y a, dans Destin allemand, un timbre de voix métallique, une sobriété amère et courageuse, un souffle, une grandeu
33 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
50ux que cela, une présence, une plainte juste, une voix d’homme. L’auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée,
34 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
51tiquité : la panique de l’homme environné par les voix innombrables de l’univers, et son recours à la raison pour leur impos
52anxieuse. Peut-être, s’il allait au-devant de ces voix, sans armes, les mains nues, au risque de sa vie, peut-être alors le
35 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
53s d’Israël qui prêtent à la folie des masses leur voix : Crucifie, relâche Barrabas ! Voilà la trahison grossière, la simoni
54st-ce que la vérité ? » À vingt siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fam
36 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
55 à peu une vivacité fébrile parut s’emparer de sa voix. Nicodème. — « …Ce que nous savons, nous le disons. Ce que nous avon
56u point que tout d’abord, je n’osai pas élever la voix. Je sentais cependant, que je devais dire certaines choses, traduire
57aient usé. — Vous avez dit, — commença-t-il d’une voix très calme — que l’angoisse de Nicodème devrait nous empêcher tous de
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
58eur milieu dès qu’ils commencent à distinguer les voix… ; celui que nous apprenons sans aucune règle en imitant notre nourri
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
59nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses, mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temp
39 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
60t pas d’un tribun déchaîné ; il élève rarement la voix, sauf à la fin ; il ne dit que des choses simples, raisonnables, parf
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
61e en communion, je vois, j’apprends, j’entends la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante 
62ds la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme.
63st-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger
64fois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions dernières, s’autorise à bo
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
65nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temps
42 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
66ence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
67c. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « J’étais au dernier Congrès des instituteurs qui s’est tenu
68nsonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou le parti qui les délègue. Il resterait à expliquer cet état de ch
69ère de la cour, cale son bâton, et commence d’une voix posée, monotone et basse : — C’était le 26 de juillet, l’anniversaire
70s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut bien ê
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
71ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix pathétique : tout est perdu ! il est bon de se souvenir que tout est
72t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. 7 mai 1935 Alors, Madame Calixte
73j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
74étruit par les obus de Franco, et Commune, par la voix d’Aragon, exprime sa juste indignation. Crime contre la culture. Car
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
75 le soient, à la limite, autant. Il me dira d’une voix que j’entends déjà : « Mais je n’ai rien voulu de tout cela ! Mes per
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
76t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. [p. 384] 7 mai — Alors, Madame Cal
77j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
48 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
78s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut être l
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
79douanier s’est approché, attiré par nos éclats de voix. Il coupe court : Nie mehr Krieg. Erledigt ! (Plus jamais de guerre !
80r le WHW ! 4  » Mon « Non merci » les laisse sans voix. J’ai entendu vanter et dénigrer cette œuvre. Selon les uns, le produ
81s paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas rythmés. Un voisin me les répète entre les dents
82laine est vide, parfois parcourue de moteurs. Une voix dure et nasillarde s’élève d’une tribune que nous ne voyons pas. (J’a
83rs désordonnés, haineux. Silence morne. Alors une voix plus claire s’élève : « Mais la vieille légende germanique nous annon
84t venu réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau Reich, la communauté recré
50 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
85gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
51 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
86n (novembre 1938) z Le poète disait d’une belle voix d’amertume : — Nous n’avons plus guère de mesures pour les choses div
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
87ieux souvenirs. Car du fond de notre Occident, la voix des bardes celtes lui répondait. Je ne sais si c’était un écho, ou qu
88rche. Et il nous trouve lorsque nous percevons sa voix, et que nous répondons en obéissant. Dieu nous cherche et nous a trou
89e contenance ! (Marcabru.) [p. 131] Écoutez ! Sa voix (d’Amour) paraîtra douce comme le chant de la lyre, si seulement vous
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
90çois s’enfuit dans la campagne, chantant à pleine voix des vers français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’hum
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
91nt les « illustres bardes » qui chantèrent d’une voix grave et solennelle tournois et trophées remportés, forêts, enchantem
92étient le pouvoir d’harmoniser la plainte de deux voix, et d’en faire une plainte unique où déjà vibre la réalité d’un indic
55 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
93s, jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit sa voix dans chaque dialecte ». Nous l’avons perçue de nos jours, dans le dia
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
94129] La Suisse que nous devons défendre 31 Les voix que rien n’arrête Nous sommes là, nous sommes prêts. Nous avons élevé
95s épaisses murailles ne peuvent arrêter certaines voix. Voix insinuantes, et dont on ne sait trop si elles nous viennent d’a
96sses murailles ne peuvent arrêter certaines voix. Voix insinuantes, et dont on ne sait trop si elles nous viennent d’ailleur
97nt d’ailleurs, ou si elles parlent en nous-mêmes. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces siffl
98es. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces sifflements pleins de mystères qui circulent au-des
99 endroits indéfinis d’où nous vient l’inquiétante voix. Le son s’amplifie, se précise. C’est la voix de l’Europe moderne. Qu
100nte voix. Le son s’amplifie, se précise. C’est la voix de l’Europe moderne. Que nous dit-elle ? J’essayerai de l’interpréter
101l’envahisseur. Voici alors ce que nous disent ces voix européennes que rien n’arrête, et qui passeront toujours, quoi que no
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
102ts restreints. Les petits cantons, chez nous, ont voix égale avec les grands ; les catholiques avec les protestants ; les Ro
58 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
103. L’homme moderne — en moi-même d’abord et par la voix que vont lui donner mes lecteurs — m’arrête, au seuil de cette étude,
104mon, c’est de jeter un doute sur la réalité de la voix divine, et donc sur la réalité elle-même et ses structures. [p. 36]
59 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
105n et le Mal à sa guise. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme
106ui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis
60 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
107et le mal à sa guise. « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme
108ui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
109ance. L’excès verbal de Werther couvre d’abord la voix intérieure, la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui
110tinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins danger
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
111 vigilante prophétie de l’invisible. De Séir, une voix crie au prophète 35  : « Sentinelle que dis-tu de la nuit ? Sentinell
112orter les maux de ce bas monde ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on proposera de
113rd qui nous perce ; et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
114qu’il me semble entendre pour la première fois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des q
115d’une personne. Je vois, j’apprends, j’entends la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante 
116ds la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme.
117st-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger
118fois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions dernières, s’autorise à bo
64 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
119ts jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit sa voix dans tous les dialectes. Hamann (Paraphrase du Psaume 19.) De l’Art
65 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
120êveur sont passifs, ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève dans les p
66 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
121loire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Un mythe nouveau prend son essor au sein même de la cata
67 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
122 d’une marque d’auto. Et ces rires, ces éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une musique de radio on ne sait d’où v
123es au début, et maintenant, planante et pure, une voix de femme se détache… Tout d’un coup, cette ivresse ailée, tout d’un c
68 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
124ma radio qui se trouvait arrêtée sur Londres. Une voix nasille, puis se précise à mesure que l’appareil s’échauffe. Je renfo
125 l’appareil s’échauffe. Je renforce. Quelle belle voix grave… Et tout d’un coup, le coup au cœur ! « … moi, général de Gaull
69 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
126 Roosevelt emporte l’État de New York par 247 810 voix de majorité. » C’était l’élection assurée. Des centaines de milliers
127es, et elle clamait le Star Spangled Banner d’une voix de salutiste hallucinée… Cette réélection de Roosevelt sera sans dout
70 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
128 fond de la grande salle. Il vient nous prêter sa voix noble, agrémentée d’un léger sifflement, mais il garde pour lui son p
129bas — des oreilles clandestines entendront : « la Voix de l’Amérique parle aux Français. » Il est temps que je recueille et
71 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
130 décroche mon téléphone. — Messages pour moi ? La voix d’une secrétaire anonyme répond (trop vite, me dis-je, c’est sans dou
131 plus tard, je rappelle. Cette fois-ci, c’est une voix chantante et optimiste : — Oui, monsieur, des masses de messages ! Le
72 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
132es acceptons-nous, comme des moutons, sans qu’une voix ne proteste ? Février 1946 Vers le milieu du xxe siècle, les homme
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
133stinguer, très [p. 110] bas, très doux, comme une voix du rêve, dans les intervalles effrayants de la cacophonie mondiale ?
74 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
134ule puisse me faire perdre ? Je me rappelle cette voix, dans Ésaïe, criant de Séir au prophète : « Sentinelle, que dis-tu de
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. i. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
135. Il vaut la peine de remarquer enfin que pas une voix ne s’est élevée, du côté des fervents de l’armée, pour protester cont
76 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
136a la possibilité matérielle d’y faire entendre sa voix. Si cela ne suffit pas, on peut changer de groupe. L’on n’est donc pa
77 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
137s un restaurant ? — Bonne idée », fait-elle d’une voix basse, sans me regarder. Nous voici attablés devant des sandwiches au
78 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
138 de leurs vœux, et, finalement, murmuraient d’une voix faible : — Vous savez sans doute mieux que moi. Ils renaîtraient plan
139 Tout est gratuit. Et c’est alors que toutes les voix des justes confondues clameront l’harmonie violente et bienheureuse d
79 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
140 : « Roosevelt entraîne New York City par 270 000 voix de majorité. » Je n’oublierai pas la rumeur qui monta lentement des m
141iers, cette femme du peuple qui chantait à pleine voix le Star spangled banner avec la ferveur d’une évangéliste de l’Armée
142 radio, j’ai entendu cette phrase prononcée d’une voix forte : « Ici Radio Municipale de New York, cité de sept millions et
143 avez le droit de vous faire entendre, mais votre voix ne porte pas, dans la cacophonie de l’énorme cité. Et vous ne pouvez
80 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
144re aide aux temps passés… Le président y joint sa voix. » Puis ce fut la prestation de serment, à la tribune élevée sur les
145ine les applaudissements se sont-ils apaisés, une voix forte prononce : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », anno
146 visible ferveur. Et la musique est belle, et les voix justes, et l’ordonnance du culte sans défaut. Au surplus, ce sont de
81 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
147les pires ennuis. Si ces abus vous font élever la voix, partout l’on [p. 16] vous chuchote un conseil de prudence. Certes, l
148r les causes, et d’en inventer les remèdes ? Leur voix ne porte guère, tant qu’elle n’emprunte pas les haut-parleurs contrôl
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
149nous voulons qu’un Centre de la Culture donne une voix et une autorité à la conscience européenne. Par-dessus tout, dominant
150es hommes. [p. 125] Le Congrès de La Haye ou la voix de l’Europe Cette architecture de grandes poutres, chevrons et traver
151sse-t-il ? Quelqu’un parle devant un micro, et la voix me revient de la salle : « The task before us, at this congress, is n
152nstituante de l’Europe. La motion recueillit neuf voix. Il y a beaucoup à dire sur cet échec. Parmi ceux qui votèrent contre
83 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
153travailler, a besoin d’organismes qui donnent une voix à la conscience de l’Europe et des peuples qui lui sont associés. Mai
154anisme aurait pour mission générale de donner une voix à la conscience européenne. Le Centre européen de la culture aurait p
155s que nous, Européens, rassemblés pour donner une voix à tous les [p. 169] peuples de ce continent, déclarons solennellement
84 1948, Suite neuchâteloise. III
156idérés [p. 31]  ; que le Vallengin a une sorte de voix négative ; et enfin, que c’est aux Trois États qu’il appartient de pr
85 1948, Suite neuchâteloise. VI
157 — L’originalité de mon père. Gide s’éclaircit la voix pour observer que le jeu devenait bien personnel, et proposa des bout
86 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
158ut-il vous dire encore que je ne suis rien qu’une voix presque désespérée, et sans autre pouvoir que de vous adjurer de la p
87 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
159n l’appelait dans ce groupe.) Gide s’éclaircit la voix pour observer que le jeu devenait bien personnel, et proposa des bout
88 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
160pellicules les chants, les danses, les rites, les voix et les visages de l’innombrable humanité. Nous avons médité sur les m
89 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
161ur participation aux biens communaux, ils avaient voix au Grand Conseil, mais pratiquement la nouvelle noblesse contrôlait l
90 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
162me si elles n’ont été prises qu’à la majorité des voix), et la Constitution ne définit que collectivement les attributions d
91 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
163 sa part, au moins à égalité, dans le concert des voix germaniques. Bodmer et « l’école suisse », Jean de Haller, Gessner, L
164Celle-ci ne fut cependant acquise que par 415 000 voix contre 323 000, dix cantons et demi (contre onze et demi) la refusant
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
165air du seul fait qu’il était prononcé à portée de voix des tyrans. À la suite du meeting mémorable de Berlin, nous [p. 141]
93 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
166on parle du destin commun de nos pays, des [p. 7] voix s’élèvent pour dénoncer je ne sais quel « nationalisme européen », qu
94 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
167lin l’idée de l’Europe unie, affirmée d’une seule voix par les représentants de l’Occident rendait l’initiative aux pays lib
95 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
168ait pas l’action réelle avec les grands éclats de voix secouant des meetings informes et sans lendemain. Il n’était pas « gr
169Qui dira le mal fait à l’Europe par ces « grandes voix » débitant avec âme des [p. 16] sophismes vulgaires. De Gasperi parla
17016] sophismes vulgaires. De Gasperi parlait d’une voix sévère et fraternelle, avec une force peu commune. C’était la voix d’
171aternelle, avec une force peu commune. C’était la voix d’un homme, austère et bon. L’art de simplifier les problèmes était l
96 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
172t pour qu’il la serve. Écoutons-la chanter par la voix déchaînée de sa prêtresse et magicienne Isolde: « Élu par moi, perdu
97 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
173s improvisées à la dernière minute sont mises aux voix. Le vote est emporté, mais des négociations de couloirs le remettent
98 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
174ctivement » l’esclavagisme ne fera pas perdre une voix à son parti en France. En effet, l’URSS « représente historiquement »
99 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe s’inscrit dans les faits [Introduction] (novembre 1956)
175timent de la dernière radio libre à Budapest, une voix forte cria : Nous mourons pour l’Europe ! Aidez-nous ! Nous n’avions
176de. Elle ne pouvait répondre, elle n’avait pas de voix. Nous apportons ceci, comme une très pauvre obole, mais aussi comme u
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
177s improvisées à la dernière minute sont mises aux voix. Le vote est emporté, mais des négociations de couloirs le remettent
178ure, exige une réponse brutale ou pacifiante, une voix s’écrie : « Je te libère du tourment de choisir, obéis ! » ; l’autre
179ent dans l’appel, comme la personne l’est dans sa voix.) En d’autres termes : quand l’homme en est au point de ne demander p