1 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
1e. L’Europe du xiiie siècle était la proie de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins. Le Saint-Empire romain de nation g
2 traduisit par deux traits bien remarquables : la lutte contre toute hégémonie au sein de la Ligue, et la méfiance à l’égard
3se s’est formée et consolidée précisément dans la lutte constante contre toute tentative d’hégémonie, qu’elle vînt d’une vill
4utres membres, — et chaque fois le résultat de la lutte fut un resserrement de l’alliance sur pied d’égalité réelle : les pet
5iècle, l’histoire de la Suisse se confond avec la lutte des cantons contre les Habsbourg. À mesure que cette maison affermit
6hiner haïssait. Cet État se fût mêlé à toutes les luttes pour l’hégémonie européenne. Afin d’y faire face, il eût été contrain
7n de la Renaissance helvétique. Affaiblie par ses luttes religieuses, mais suffisamment assurée de son indépendance par les vi
8. La Confédération ne pouvait plus participer aux luttes des Puissances puisqu’elle était neutre ; mais le sang guerrier de se
9bin, c’est-à-dire centraliste, fut le théâtre des luttes entre les armées des Alliés — Prussiens, Autrichiens 4 , Russes — et
10oclamation aux troupes, « il faut sortir de cette lutte non seulement victorieux mais encore sans reproches ; il faut qu’on p
2 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
11des nationales de la Suisse décrivent en effet la lutte contre les baillis : c’est par exemple l’épisode fameux de Guillaume
12 fédéral doit rester, à leurs yeux, au-dessus des luttes partisanes, en tant qu’il représente le chef de l’État ; il doit rest
13antés pendant une législature, mais l’issue de la lutte reste indécise, et la faculté d’adaptation qu’on reconnaît au radical
14s États environnants. Aussi bien, ce n’est pas la lutte des partis comme tels qui domine la vie politique fédérale. (Sur le p
15il des États, normalement, s’en fait l’organe. La lutte qu’il a entreprise contre l’institution d’impôts fédéraux et pour la
16dent les tribuns éloquents et qui passionnent les luttes de partis, tandis que des institutions saines et qui fonctionnent san
3 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
17nt certaines d’entre elles sont propriétaires. La lutte pour l’amélioration des salaires et des contrats de travail constitue
18n parlant des institutions politiques. Certes, la lutte est serrée entre les libéraux et les dirigistes, comme elle l’est ent
4 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
19e différer. Faute donc de pouvoir se livrer à une lutte ouverte de principes et de convictions, les Suisses se bornent à un é
5 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
20dront la tête du parti réformé et soutiendront la lutte, souvent sanglante, contre les cantons catholiques du Centre, jusqu’a
21 ainsi triomphé, au terme de plusieurs siècles de luttes sourdes ou déclarées, et d’intrigues diplomatiques avec les puissance
22 de factions irréductibles, comme celles dont les luttes séculaires ont déchiré tant d’autres nations européennes. Toutefois,
6 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
23et de l’ensemble, et de me forger au milieu de la lutte, avec mes forces vives, une personnalité vigoureuse et vivante, résol
24ures dont il dépend, pourrait-il prendre part aux luttes qui opposent ces cultures dans le reste de l’Europe ? Il serait aussi
25onfédération s’était retirée des [p. 177] grandes luttes politiques européennes. Neutralité devenait synonyme d’abstention ou
26loux des souverainetés nationales illimitées, les luttes de puissances et de groupes de puissances dans l’impuissance générale
27tions précises. En ce milieu du xxe siècle, elle lutte pour préserver au cœur du continent une image de l’avenir européen, m
28ifique, et qu’elle ne serve pas de paravent à des luttes de puissances ou de blocs. Alors seulement la Suisse pourra, sans ren