1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
1ats, un A.E., bien d’autres, ont su payer de leur personne. Effet, puisque l’héroïsme d’une révolution en faveur du passé, révol
2 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
2tenir l’équilibre des discussions et de sa propre personne. Et il y eut encore un dîner très démocratique pendant lequel le phil
3 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
3 immense. Il passe une possibilité de bonheur par personne et les devantures ne cherchent qu’à vous plaire. Chaque ruelle croisé
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4llard, les visages se cachent dans des fourrures, personne ne sait la richesse de ta vie…). J’écris ces choses. Puis, dans un an
5le : ce sont les mêmes qui s’ignorent en tant que personnes. Comment se trouveraient-ils, n’existant pas ? (François Mauriac.) La
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
6 un de ces drames tout intérieurs dont il dit : « Personne ne peut juger du drame qui se joue entre deux êtres, personne, pas mê
7peut juger du drame qui se joue entre deux êtres, personne, pas même eux ». Dans ce roman, comme dans l’Âge d’or, un désenchante
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
8ur Jaloux, de ce Jaloux qui sait parler mieux que personne des poètes scandinaves et des romantiques allemands parce qu’il parta
7 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
9onde se [p. 126] mêlent, et sait rendre mieux que personne la liquidité d’un lac, certaines atmosphères délavées et sourdes. « T
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
10si perdu. Chaque fois [p. 70] qu’un paquet de dix personnes s’engouffrait dans la cage rouge et or et s’élevait, j’éprouvais un p
11 la vitre… Je montai. Il n’y avait que des dames. Personne ne parlait. La jeune femme qui s’était penchée vous ressemblait tant.
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
12 Et nous calculons qu’il s’agit de déranger 5 000 personnes en huit soirées, et de les occuper quatre heures durant… Mais la visi
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
13mbole du monde moderne, et le meilleur, parce que personne ne s’est approché plus que lui du type idéal de l’industriel et du ca
14 autres œuvres destinées à charmer les loisirs de personnes oisives et raffinées, réunies pour admirer mutuellement leur culture 
11 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
15de comprendre… Mon voisin avait parlé tout haut ; personne pourtant ne se détournait. Comment pouvais-je être le seul à l’avoir
16élégance très moderne. Il n’y avait dans toute sa personne [p. 106] rien de positivement démodé ; je n’eus même pas le sentiment
17 dans des autos ; en dix minutes, il n’y eut plus personne, la place s’éteignit. Mais Gérard ? Ses yeux s’étaient fixés intensém
12 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
18sept sens de laquelle il convient de méditer : la personne se dissout dans l’eau des miroirs.      Stéphane est en train de se p
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
19ente aucun parti, aucune firme. Je ne voyage pour personne. Je ne prétends pas même parler au nom de ma génération, ne m’étant p
20s régler le compte sommairement. Cela n’empêchera personne de me resservir ces arguments, bien que dûment prévus et réduits à né
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
21qui ressemble plus au souci quotidien des grandes personnes ? Mais l’enfance est ailleurs. Je revois ce fond de jardin où l’on tr
22x quatre, c’est stérile, mais ça ne fait de mal à personne, et de plus, toutes choses égales d’ailleurs, dans un certain domaine
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
23ue décrire l’école telle qu’on la voit. Après les personnes, le décor. La laideur des « collèges » n’est pas accidentelle. C’est
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
24nte : cela tient pour une bonne part à ce que ces personnes ont les yeux faibles. Il serait plus juste de dire que la passion n’a
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
25 école. Je songe au maître antique, dont toute la personne était un enseignement, et qui n’avait pas des élèves, mais des discip
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
26est plus que plat : il est creux.) Si beaucoup de personnes répondent oui, cela finira par créer un courant d’opinion. Et l’opini
27onnaire dans ses activités publiques sans que des personnes bien intentionnées viennent vous dire : « Mais Monsieur, M. Machin qu
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
28oût 1929) az Après cet austère Pays qui n’est à personne paru l’année dernière — un livre assez troublant et qu’on a trop peu
29uis plus tard encore, dans les songes des grandes personnes, — puis tous se perdent, comme des souvenirs, et l’on retrouve un peu
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
30 les animaux qui circulent. Un auteur qui n’imite personne court bientôt le risque de s’imiter soi-même : il semble au contraire
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
31ège célèbre. 2. La recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout à ma chance hong
32’une paire de babouches dans une mosquée vide que personne n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir qu’un lieu qui
33nc que je ne voyage qu’au hasard, et pour rien ni personne. Sur quoi : « Monsieur a du temps à perdre ! » s’écrie le lecteur, et
34te. Donné à Bude. Le roi. » 10. Visite à Babits Personne, à ma connaissance, ne se plaint de ce qu’il y a peu de poètes par le
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
35 le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre
36té générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit… Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura ja
23 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
37r que mes rapports de politesse distante avec les personnes qui ont dit, ne fût-ce qu’une fois en leur vie : « J’ai horreur de la
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
38 principaux : J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie… — Où était placé notre mal 
39 M. Brunschvicg nous entretient n’est l’Esprit de personne. Je répondrai tout [p. 188] d’abord que c’est ou que cela veut être l
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
40 n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peut-être, n’a répété avec autant de force que Baring le fameux, l’i
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
41ude dans la contemplation de sommets assez rares. Personne, à notre connaissance, ne s’était risqué jusqu’ici dans pareille aven
42 s’était risqué jusqu’ici dans pareille aventure. Personne même n’avait signalé cette curieuse lacune de notre histoire littérai
43eurs. Mais c’est là se contenter à bon marché, et personne ne croit plus à la vertu de simulacres à ce point galvaudés. (Un Mont
27 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
44 de la campagne. Il serait auprès de sa sœur, que personne n’aimait. Il décida de retourner chez lui la nuit même, et après s’êt
45réactions. Une fois, désespéré, — « heureusement, personne ne regardait, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps :
28 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
46de comprendre… Mon voisin avait parlé tout haut ; personne pourtant ne se détournait. Comment pouvais-je être le seul à l’avoir
47élégance très moderne. Il n’y avait dans toute sa personne rien de positivement démodé ; je n’eus même pas le sentiment de quoi
48 les autos ; en un quart d’heure, il n’y eut plus personne, la place s’éteignit. Mais Gérard ? Ses yeux s’étaient fixés intensém
29 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
49Vous mourrez avec elle.) Cependant, que de belles personnes — en vain ! Et quelle tenue. Ici l’on sait encore qu’un Américain n’e
50ans le grand monde : plutôt des règles de jeu, et personne n’a l’idée d’y croire. Le pire mensonge est dans la vie réputée prati
51rs les jardins.) Qu’il y ait eu ce regard, et que personne ne l’ait vu ! Ils ne savent plus que l’amour seul eût mérité ces fast
30 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
52e. [p. 67] ii La Recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout à ma chance hong
53 71] paire de babouches dans une mosquée vide que personne n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir qu’un lieu qui
54nc que je ne voyage qu’au hasard, et pour rien ni personne. Sur quoi : « Monsieur a du temps à perdre ! » s’écrie le lecteur, et
55te. Donné à Bude. Le roi. » x Visite à Babits Personne, à ma connaissance, ne se plaint de ce qu’il y ait peu de poètes par
56 le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre
57té générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit. Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura ja
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
58s apparaît en relations concrètes.) 31 mai 1929 Personne n’a fabriqué autant de mots abstraits que les professeurs allemands,
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
59 d’Orange, et eut pour précepteur Pierre Bayle en personne, dont il se moque un peu, comme il convient. Ensuite, tout Schleierma
60ives. Et regardez les têtes qui vous entoureront. Personne, croyez-m’en, de la race des cavaliers. Quant à savoir si cette class
33 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
61r que des rapports de politesse distante avec les personnes qui ont pu dire, ne fut-ce qu’une fois en leur vie : « J’ai horreur d
34 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
62nous jugent C’est un fait digne d’intérêt, et que personne, croyons-nous, n’a relevé, que les grands « succès » littéraires de l
35 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
63n monde qui selon lui tend à la suppression de la personne humaine. Sa critique nous paraît pertinente, mais elle serait plus ef
64uel capable de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le choix des sujets abordés dans son livre montre un esprit
65 la notion bourgeoise de la vie, et payée — en la personne de ses grands maîtres — par l’État bourgeois. Les Chiens de garde 39
36 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
66réalisation ». Phrase qui n’imposera le silence à personne, mais fera prendre les armes à quelques-uns. Phrase cardinale, au seu
37 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
67à dresser, contre la grandeur et l’humilité de la personne, l’orgueilleuse et épuisante adresse des ingénieurs. Notre humanisme
38 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
68 justice humaine désormais ne saurait l’esquiver. Personne n’a réfuté ces témoignages, cette plaidoirie. Le président n’avait ri
39 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
69petits chiens qu’on habite tout par dehors et que personne s’occupe ». Dès la seconde page, c’est à pousser des cris de joie. Le
40 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
70t-on parler réellement du mal, quand presque plus personne n’y croit avec sérieux, ni à l’enfer ? Quand personne ne déclare un B
71onne n’y croit avec sérieux, ni à l’enfer ? Quand personne ne déclare un Bien si haut qu’on se fasse tuer pour ce Bien ? Ceci po
41 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alexandre, par Klaus Mann (septembre 1932)
72défaut de ce point de vue, c’est qu’il n’étonnera personne, alors qu’Alexandre est tout de même un phénomène assez bouleversant.
42 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
73eux termes vrais, et assumés comme tels, c’est la personne. L’opposition de Proudhon et de Marx, sur le terrain économique, trad
74s : elle n’est qu’une projection du conflit de la personne. Les marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi
75ns « morales » — ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui selon eux déterminent en
76que l’on ait, il faut pourtant reconnaître que la personne est un facteur « décisif », sinon suffisant, du processus révolutionn
77aire, et que nier cette valeur « décisive » de la personne, c’est désarmer la révolution. Mais il y a plus. Si la personne est v
78t désarmer la révolution. Mais il y a plus. Si la personne est véritablement l’élément décisif de la réalité humaine, toute révo
79 vaine qui se fonde sur des faits mortels pour la personne, même si « ces faits sont les faits » comme on voudrait nous le faire
80aires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte jacobine, c’est la révolte de 89, dans ce qu’elle g
81ébat d’avoir un sens, un point d’application : la personne. Tel est en dernière analyse, le fondement, l’enjeu de la révolution
43 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
82ntingences humaines, et qui interroge virilement. Personne n’est plus loin de « l’inquiétude » ou de l’emballement. Barth est l’
83t dressé dans une protestation retentissante, que personne n’a osé faire taire. Son manifeste n’est pas seulement un témoignage
44 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
84il ne serait poussé que par quelques-uns, rien ni personne ne pourra faire qu’il n’y ait eu cette preuve, aujourd’hui, d’une vol
45 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
85les plus « avancées » des professions de foi dont personne ne songe à contester l’opportunité. (Cette tolérance peut d’ailleurs
46 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
86uvegarder l’acte créateur, fondement humain de la personne, il faut légiférer à partir de cet acte. Il ne peut sortir d’un systè
47 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
87Solutions pratiques ? (mars 1933) c Beaucoup de personnes, après avoir lu notre premier cahier, nous ont écrit ceci : « Quelles
88son contre quelqu’un : l’esprit de vérité n’est à personne. Bien souvent, parmi nous, on répond mal aux questions parce qu’on se
89brassement général et sans condition, beaucoup de personnes auraient trouvé, qu’enfin ! nous apportions quelque chose de « positi
90s la gravité du cas humain. Nous n’avons à guérir personne, mais à montrer que la maladie est sérieuse, si sérieuse qu’il serait
48 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
91ns cesse renaissants que suscite l’exigence de la personne lorsqu’elle s’insère dans le donné hostile du monde ambiant. Elle ne
92agement, mais bien vers l’acte créateur par où la personne accède à une plus dangereuse réalité. Ceci peut rappeler le jeune Heg
93que. Le tragique s’évanouit, le choix s’élude, la personne se dissout dans un processus qui nie l’acte et le risque. Il n’y a pl
94alectique fondée sur l’actualité permanente de la personne nous oppose d’une part à l’idéal bourgeois, synthèse eudémonique à l’
95? Et le rendement créateur de cette éthique de la personne, par quoi, au bout du temps, se trouve-t-il à son tour jugé ? Si l’on
49 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
96 a commencé par les philosophes, le jour où, à la personne créatrice, ils ont substitué pour les besoins de leurs systèmes l’ind
97ini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements hu
98tuellement réparatrice et proprement humaine : la personne. p. 10 a. « Liberté ou chômage ? », L’Ordre nouveau, Paris, n° 
50 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
99 l’essentiel de la révolution, suppose et pose la personne, définie comme l’individu engagé dans le conflit créateur 6 . À cet e
100 ce raisonnement, dans la bouche, il est vrai, de personnes que leur ignorance du marxisme excusait en partie. On croit toujours
101déalistes qui parlent encore de l’esprit et de la personne. Ils repoussent tout ce qui suppose une « actualité » de la pensée :
51 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
102sable, à la masse et à l’individu abstrait sur la personne concrète. Machiniste et productiviste, elle consacre la pire gradatio
103ude idéologique qui entraîne la destruction de la personne, il est nécessaire de rompre. Tel est pour nous le premier acte : spi
104 liberté. On nous a reproché de ne pas définir la personne qui est à l’origine de toute notre construction. Répétons donc que po
105re construction. Répétons donc que pour nous : la personne c’est l’individu engagé dans le conflit créateur. Conflit qui se réso
106 générateurs de créations nouvelles. L’acte et la personne apparaissent ainsi indivisibles. Tel est le fondement de toute dignit
107ttre les institutions aux exigences vitales de la personne concrète.   IV — Aucune confusion ne nous paraît dès lors possible en
108est la liberté, le risque. L’autorité vient de la personne, non de ce qui lui est le plus opposé. Il n’y a pas d’autres révoluti
109s le pouvoir des « idées », mais bien celui de la personne, de l’acte qui la pose et qui l’oppose aux résistances ambiantes. Nou
110décadence caractérisée, l’état de démission de la personne devant les mécanismes créés par d’autres. Alors le pouvoir efficace e
52 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
111inente de notre parlement. Aux républicains (mais personne n’emploie ce mot, ce qui a permis de ne pas percevoir le passage du t
112ge du temps où tout le inonde l’était au temps où personne ne l’est plus), aux républicains attardés et indulgents qui disent :
113r des lois qui désorganisent tout sans satisfaire personne. Dans la vie familiale ou individuelle elle-même enfin, tout effort c
53 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
114d’énergie » permanente de la révolution, c’est la personne humaine telle que nous l’avons définie. 5° Dans l’« Ordre nouveau »,
115egrés le conflit et la tension qui définissent la personne en acte. 6° Ces institutions sont : — dans le domaine politique : la
54 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
116de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-il tout simpl
55 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
117le de tous les professeurs de philosophie, à quoi personne ne peut songer sérieusement. On trouva des solutions élégantes. D’une
56 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
118les affiches électorales : j’y vois la preuve que personne ne sait plus le prendre au sérieux. Gardons secrets nos élans vertueu
57 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
119en effet, sur la chance de l’homme concret, de la personne. Ils réputent abstraites ces « nécessités historiques » qui, selon l’
120he et à droite pour justifier les trahisons de la personne, n’existent réellement qu’à partir du moment où l’homme n’existe plus
121vent plus distinguer l’homme en tant qu’homme, la personne. L’aspect pathologique et proprement fiévreux des grands mouvements s
122des mythes collectivistes nés de la maladie de la personne. Puis il s’agit de retrouver une définition concrète de la personne.
123s’agit de retrouver une définition concrète de la personne. Enfin de la traduire en institutions et coutumes. Ou, tout au moins,
58 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
124pe de cohérence s’appelle la responsabilité de la personne humaine. En d’autres termes, c’est une politique dont chaque temps et
125subordonnés à la défense et à l’affirmation de la personne, module universel de toutes les institutions. Cette politique s’oppos
126eut être humanisé. Le but de la société, c’est la personne. On n’y atteindra jamais que par une politique établie dès le départ
59 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
127rait que la Pensée s’en mêle. Il nous parle de la personne : il veut qu’elle soit la mesure de tout, mais il ajoute qu’elle est
60 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
128st que très accessoirement l’histoire des [p. 40] personnes, de quelques génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle,
129uvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni personne à servir. C’est l’état le plus dégradant. On vit alors, chez les meil
130raison d’être personnelle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi
131ts, vous n’avez rien à proposer que votre chétive personne ? Vous serez emportés comme les autres. Votre réaction est disproport
132nnée au danger. Et d’ailleurs qu’est-ce que cette personne, dont on nous parle tant depuis quelques années ? Permettez-moi de re
133, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête. Si personne n’y croyait, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne
134, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes représenten
135omme de toutes les démissions particulières, — la personne, au contraire, représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homm
136’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Et c’est dans l’homme qu’a lieu le choix, et non pas dans la rue, da
137ion. Le lieu de toute décision qui crée, c’est la personne. Et votre rôle d’étudiants, c’est-à-dire d’intellectuels, m’apparaît
138ut s’attacher qu’aux seules tâches immédiates. La personne, au contraire de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en i
139el est donc, nous dit-on, le fondement réel de la personne ? Est-ce une vue philosophique ? Est-ce une attitude nietzschéenne ?
140nstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possible
141ence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. L
142el je vous laisse maintenant. Nous ne rencontrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. p. 35 7. Conférence donn
61 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
143 [p. 53] II Personne ou individu ? (d’après une discussion) Première question. — Vous p
144 Première question. — Vous parlez beaucoup de la personne… De mon temps, nous disions : individu. Les termes changent, selon le
145oint de vue. Réponse. — J’en suis fâché, mais la personne dont je parle n’a rien à voir avec l’individu dont nous parlait le xi
146Le langage courant confond volontiers individu et personne. Je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’en féliciter, ni surtout d’en
147e s’en réjouir. Si maintenant nous définissons la personne [p. 55] comme une vocation créatrice, la situation se renverse. La vo
148ble ne peut exister qu’à partir du bien de chaque personne. Le bien de l’ensemble est comme une extension normale du bien partic
149mme une extension normale du bien particulier. La personne est première ou n’est pas. Cela revient à dire, sur le plan politique
150une machine destinée à subvenir à l’entretien des personnes. Privé de toute dignité mystique, il doit devenir un simple organe d’
151’État. Tout au contraire, des lois fondées sur la personne sont obligées de tenir compte en premier lieu des diversités personne
152d’État, il reste dans l’activité réelle de chaque personne, au sein de groupes d’autant plus forts qu’ils sont moins étendus. Pe
153t-ce que cela signifie : « Fonder les lois sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons. Mais vous trou
154onder les lois sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons. Mais vous trouverez un très grand nombre d
155 ces gens votre expression : fonder la loi sur la personne ? Vous voyez les absurdités qu’on peut en tirer ! Il me semble qu’il
156lté du personnalisme subsiste. Il y a très peu de personnes, et c’est pourtant sur elles qu’on veut fonder l’ordre public. Mais c
157 qu’on veut fonder l’ordre public. Mais ce peu de personnes existantes, n’est-ce pas déjà un avantage sur l’individualisme qui se
158étant rien qu’un concept juridique. Il y a peu de personnes. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il y a peu d’hommes qui acceptent l
159ver son courage « personnel ». Il y a très peu de personnes. Mais la personne c’est l’humain par excellence. Fonder les lois sur
160ersonnel ». Il y a très peu de personnes. Mais la personne c’est l’humain par excellence. Fonder les lois sur la personne, c’est
161t l’humain par excellence. Fonder les lois sur la personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plus humains, les p
162er d’une démocratie minimum, exercée par quelques personnes en vue d’atteindre un maximum. [p. 59] Troisième question. — Il y a
163aire, des lois souples, laissant à l’activité des personnes un certain jeu, supportent beaucoup plus facilement l’irruption de l’
164 d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne. La primauté du spirituel, c’est pratiquement la primauté de la perso
165u spirituel, c’est pratiquement la primauté de la personne. La primauté de la personne, voilà la définition de la seule autorité
166ent la primauté de la personne. La primauté de la personne, voilà la définition de la seule autorité réelle, rayonnante, et qui
62 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
167ce qu’il fait abstraction du facteur homme, de la personne, de l’origine concrète de toute révolution. Du point de vue tactique,
168 liberté avec de la nécessité, on ne crée pas des personnes par le moyen des dictatures, pas plus qu’on ne fait de l’éternité en
169és chrétiennes, qui n’ont d’existence que pour la personne humaine, et qui supposent une Personne divine comme auteur. Si l’on r
170ue pour la personne humaine, et qui supposent une Personne divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique
171ra capable de l’engendrer. Et si, par exemple, la personne humaine est comptée pour rien dans les suppositions fondamentales du
172ain plus favorable à l’épanouissement futur de la personne. Quand on perd sur la personne, on ne peut pas se rattraper sur la qu
173sement futur de la personne. Quand on perd sur la personne, on ne peut pas se rattraper sur la quantité, on ne peut pas gagner s
63 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
174hèse humaine n’aura de droit sur nous en tant que personnes, en tant que vocations. Surtout, jamais un succès politique ne pourra
175ques qui revendiquent les droits supérieurs de la personne par rapport à l’ensemble ; mais encore il pourra et devra affirmer qu
64 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
176il ne serait poussé que par quelques-uns, rien ni personne ne [p. 101] pourra faire qu’il n’y ait eu cette preuve, aujourd’hui,
65 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
177de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-il tout simpl
66 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
178laisserai de côté, aujourd’hui, le problème de la personne chrétienne en face du collectif marxiste. C’est l’opposition qu’on re
179 oui ou non le communisme veut la destruction des personnes. En tout cas, il sera toujours possible à un marxiste de le nier, en
67 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
180maginairement transposée dans nos [p. 130] mœurs. Personne encore ne sait ni ne prétend savoir ce que serait un fascisme françai
181 du point de vue de la réalité première qu’est la personne, je ne m’attarderai pas à dénoncer les excès trop connus de certaines
182lement divinisé, les libertés fondamentales de la personne et des églises, ainsi que toute espèce de création spirituelle. Le vé
183 missionnaires bottés 45  ». On ne peut convertir personne par la brutalité — sinon toutefois au mensonge officiel. Et quand l’É
184ulte officiel des héros ? — Le héros vrai n’imite personne. Il n’est conforme qu’à sa vocation. Qui n’est pas fasciste ? Le da
185qu’il est le véritable antifascisme politique. La personne n’est jamais « au pas ». Elle est aux ordres de sa vocation, elle est
68 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
186eux termes vrais, et assumés comme tels, c’est la personne. L’opposition de Proudhon et de Marx, sur le terrain économique, trad
187s : elle n’est qu’une projection du conflit de la personne. Les marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi
188ns « morales » — ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui, selon eux, déterminent
189que l’on ait, il faut pourtant reconnaître que la personne est un facteur décisif, sinon suffisant, du processus révolutionnaire
190ionnaire, et que nier cette valeur décisive de la personne, c’est désarmer la révolution. Mais il y a plus. Si la personne est v
191t désarmer la révolution. Mais il y a plus. Si la personne est véritablement l’élément décisif de la réalité humaine, toute révo
192 vaine qui se fonde sur des faits mortels pour la personne, même si « ces faits sont les faits » comme on voudrait nous le faire
193aires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte de 89, dans ce qu’elle garde de valable et de dynam
194ébat d’avoir un sens, un point d’application : la personne. Tel est, en dernière analyse, le fondement, l’enjeu de la révolution
69 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
195la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte. Si nous le répétons, c’est afin d’insister, une f
196ls s’arrêtent à la dénonciation des moyens et des personnes. Le danger est beaucoup plus profond : il est dans la conception rati
197oute philosophique : celle de l’individu et de la personne. L’Égalité contre la Fraternité Considérer l’homme en tant qu’indi
198s, guerre. Primauté du paraître sur l’être. La Personne : fondement de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’es
199e. La Personne : fondement de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment et volontai
200t vital qui l’unit et l’oppose à son prochain. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la soci
201 dans la société. Considérer l’homme en tant que personne et fonder sur cette personne toutes les institutions, c’est reconnaît
202 l’homme en tant que personne et fonder sur cette personne toutes les institutions, c’est reconnaître la nature concrète de l’ho
203poir sur une réalité déjà utopique elle-même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état
204e nouveau, la véritable cellule sociale, c’est la personne, et non point la famille, qui lui est subordonnée. La personne, telle
205non point la famille, qui lui est subordonnée. La personne, telle que je viens de la définir, n’est pas un état, mais un acte. L
206 n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon qui lui e
207s le monde abstrait et juridique de l’égalité, la personne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition
208ns le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension. Car, d’une part, elle est déte
209son risque propre. Ainsi, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introdu
210e l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’est l’obstacle irréductible que rencontre le fascis
70 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
211 [p. 165] XIII Triomphe de la Personne (Aphorismes) Doctrines et passions Je parle, dans ce livre, de phi
212d’ingénuité ou d’ironie — au choix — à toutes les personnes averties de l’état politique de l’Europe ; cela ne paraîtra pas même
213 monde moderne. Importance d’une définition de la personne. Toute la tactique de notre révolution en dépend. Humilité du spiri
214t donc active et justifiée que pour autant que la personne se met au service du prochain. Elle n’est pas une « valeur », mais un
215 langage : « Voilà, Sire, l’état où vous êtes ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se
216t le libertinage bourgeois. Dans la révolte de la personne contre l’État, il n’y a pas seulement la vision d’un nouvel ordre et
217le et le plus généralement révéré de nos mythes : personne encore n’a su le définir et fixer son niveau concret. D’où sa vitalit
218r, si les fascismes soumettent de plus en plus la personne à la culture nationale, celle-ci à l’économie, et l’économie à l’État
219r devenir la seule chance humaine de l’humain. La personne deviendra la revendication unique [p. 178] d’un monde par ailleurs co
220elle ? S’il n’y a plus d’élite ? Il n’y aura plus personne pour s’en plaindre ; mais plus personne non plus pour rien connaître
221aura plus personne pour s’en plaindre ; mais plus personne non plus pour rien connaître de la nature du litige humain. Nous mour
71 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
222 de créer une tactique déduite de la nature de la personne en acte. Pouvoir de la doctrine Nous disons que la force, l’autorité
223torité valable et le pouvoir sont l’apanage de la personne, en fin de compte, et non du nombre. On s’imagine volontiers que la f
224toujours un pouvoir personnel, c’est toujours une personne, des personnes animées par une certitude qui est de l’ordre du spirit
225uvoir personnel, c’est toujours une personne, des personnes animées par une certitude qui est de l’ordre du spirituel. Que ce spi
226révolutionnaire, il faut traduire « pouvoir de la personne » par « solidité de la doctrine ». Je m’aiderai ici d’une image autor
227sur les masses consiste à dissocier ces masses en personnes responsables, chacune pour son compte, de postes définis.) Le comba
72 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
228 [p. 193] Le protestantisme créateur de personnes 63 Je souhaite que beaucoup d’entre vous, apercevant le titre de ce
229érale [p. 194] s’est instituée sur les notions de personne, d’individu et de personnalité. Il existe un mouvement personnaliste
230trer l’importance concrète d’une définition de la personne pour toute action dans la cité 64 . Ces discussions, souvent encombré
231este pas moins que le mot d’ordre « Défense de la personne humaine » est devenu le slogan par excellence des hommes d’État démoc
232s théoriques que l’on a proposées entre individu, personne et personnalité. Je préfère illustrer ces notions par des exemples hi
233rues dans l’Histoire les notions d’individu et de personne, et les systèmes qui s’y [p. 195] opposent, nous verrons mieux commen
234 les deux tiers de la population, ne sont pas des personnes, puisqu’ils ne jouent pas de rôle dans les rouages de l’État. Il est
235l est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de solda
236vec son sens nouveau, et la réalité sociale de la personne, sont bel et bien des créations chrétiennes ou, pour mieux dire, des
237ception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinction entre ces deux vocables si courants
238ollectiviste. Il fallait le prévoir. En effet, la personne chrétienne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu lib
239aître ou à s’altérer, la communauté fondée sur la personne courait le danger [p. 203] d’une double déviation : d’une part vers l
240oir politique tendait à opprimer la liberté de la personne, en absorbant celle-ci de plus en plus dans des engagements séculiers
241er pour proclamer les droits et les devoirs de la personne chrétienne — c’est la Réforme. Nous touchons au cœur même du sujet. Q
242de la Réforme. Calvin ni Luther n’ont parlé de la personne en soi. Ils n’ont pas fait une théorie personnaliste, ils ne paraisse
243pour sauver l’Église véritable, car, dit-il, « si personne n’allait au devant pour rembarrer ces deux vices, toute la pureté de
244ise primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nouveaux, à la fois libres et engagés, constituant une mult
245de Calvin, dans la diversité « des Églises et des personnes particulières ». Car non seulement il y a plusieurs Églises, mais à l
246eur de chaque Église locale, il y a diversité des personnes particulières, c’est-à-dire des vocations. Avec ce terme, Calvin n’a
247orte une précision capitale à la définition de la personne. À tel point que je dirais volontiers que la définition protestante d
248is volontiers que la définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un i
249e joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que Dieu attribue à chaque homme dans Son
250e nous retrouvons ici le paradoxe essentiel de la personne : à la fois libre et engagée, distincte et reliée à nouveau. Car le r
251ns la société, à sa juste place. Notons que si la personne doit être respectée par l’État, ce n’est pas en vertu d’on ne sait qu
252ct des diversités en politique, et le respect des personnes dans la vie privée. L’un entraîne l’autre, l’un ne va pas sans l’autr
253r d’une autre manière encore. Qui dit respect des personnes, dit préoccupation de les éduquer. Et vous savez que les problèmes d’
254notions fondamentales telles que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en définitive, c’e
255t celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de gouvernement aussi disparates que poss
256 forts pour lever le masque, et leur mépris de la personne. Voici, à mon avis, les causes de ces deux phénomènes. En Russie, en
257rt, il a toujours favorisé le développement de la personne et donc la formation d’élites civiques actives, on comprendra sans pe
258ers qui menacent en permanence notre morale de la personne. Je vais le montrer par deux exemples dont j’essaierai de tirer des c
259Second point : quelle est la condition faite à la personne dans les pays totalitaires ? C’est très simple. On a détruit l’un des
260ès simple. On a détruit l’un des deux pôles de la personne : celui de la liberté ou de l’autonomie, et l’on a tout réduit à l’au
261ennent possibles. Certes, l’on crée des ersatz de personnes, ou plutôt de personnalités — des milliers de petits Führer — mais c’
262nalités s’appelle au vrai : caporalisation. Et la personne ainsi comprise n’est plus qu’à peine une persona au sens romain, un r
263entive, inattaquable tant qu’elle reste pure, des personnes librement solidaires, telles qu’en forme l’éthique protestante. Seule
264est bien souvent que le résidu, l’empreinte d’une personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement
265 l’importance pratique de cette distinction entre personne et personnalité. Hitler peut former, [p. 220] lui aussi, des personna
266 ni surtout ne veut former, ce sont justement des personnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ce
267ctibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là, ce sont ses véritables adversaires, les seuls sérieux, et il le s
268ue l’on ne peut pas tolérer, c’est précisément sa personne, c’est-à-dire sa vocation particulière, qui est de prêcher l’Évangile
269ent opérer, dans le concret, la distinction entre personne et personnalité. Je ne vois aucune raison de lui laisser le bénéfice
270entre et l’axe même de la notion chrétienne de la personne, à la fois libre et engagée. Il en résulte que la Réforme, et spécial
271et d’abord contre les déviations humanistes de la personne : transformons nos démocraties individualistes en démocraties vraimen
272 « personnalités », mais de nos vocations, de nos personnes, alors seulement nous pourrons répéter la fière devise des vieux hugu
73 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
273 a commencé par les philosophes, le jour où, à la personne créatrice, ils ont substitué pour les besoins de leurs systèmes l’ind
274ini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements hu
275tuellement réparatrice et proprement humaine : la personne. p. 226 71. Cet article a paru dans L’Ordre nouveau, n° 1. 72.
74 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
276hon qui s’opposait à Marx au nom des droits de la personne. Proudhon qui dénonçait, dans le matérialisme historique, la croyance
277ations doctrinales : affirmation des droits de la personne humaine, toujours supérieurs à ceux de l’État, qui doit normalement l
278it toutes ses définitions à l’acte constituant la personne (l’individu engagé dans un conflit concret). Sur cette notion de l’ho
279iste, ou mieux communaliste. L’assimilation de la personne à un acte, tel est donc le fait spirituel, le fait humain par excelle
75 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
280coles de rhétorique vulgaire, et les questions de personnes, le jeu des vieilles rancunes, y priment nécessairement toute espèce
281rance, des préjugés crétinisants, des rancunes de personnes médiocres et des plaisanteries à tant la ligne la plus propre à nous
282ion très précise de spoliation des libertés de la personne par l’État (que ce soit au nom d’une classe ou de la race n’y change
283politique ne saurait être qu’une expression de la personne même. Elle s’enracine dans l’homme, en tant qu’il est actif, créateur
284e homme, de chaque membre d’une communauté. Toute personne, lorsqu’elle se manifeste comme telle, crée aussitôt une tension. D’u
285rminées. C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons subordonner l’État à la liberté créatrice de ceux qu
286 nation. C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons assurer à chacun un « minimum vital », c’est-à-dire
287 civil.) C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons restaurer le sens de la mission nationale des França
288rançais. C’est en vertu de notre conception de la personne, enfin, que nous jugeons désirable et féconde la pluralité des vocati
289lle consiste à faire la part, dans l’activité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et
290ne vaste échelle le [p. 255] mouvement même de la personne en exercice, ce double mouvement d’organisation des appuis matériels,
291ela, je demande : 1° Est-ce une raison, parce que personne au monde n’a jamais mené une vie parfaitement morale, pour renoncer à
76 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
292. Ce n’est que très accessoirement l’histoire des personnes, de quelques génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle,
293uvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni personne à servir. C’est l’état le plus dégradant qui soit. On vit alors, chez
294raison d’être personnelle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi
295ts, vous n’avez rien à proposer que votre chétive personne ? Vous serez emportés comme les autres. Votre réaction est disproport
296p. 154] danger. Et d’ailleurs qu’est-ce que cette personne, dont on nous parle tant depuis quelques années dans les jeunes group
297 les cercles de L’Ordre nouveau. Qu’est-ce que la personne ? Permettez-moi de renverser la question : Qu’est-ce que ces dieux et
298 l’homme en fuite devant son destin. Eh bien ! la personne à son tour n’est rien d’autre que l’attitude créatrice de l’homme. To
299’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Dans l’homme, le choix peut avoir lieu, effectivement. Et votre rôle
300ut s’attacher qu’aux seules tâches immédiates. La personne, [p. 155] au contraire, de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’in
301el est donc, nous dit-on, le fondement réel de la personne ? Est-ce une vue philosophique ? Est-ce une attitude nietzschéenne ?
302nstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possible
303ence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. Lo
304el je vous laisse maintenant. Nous ne rencontrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. p. 143 q. « Destin du si
77 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
305s (mai 1934) r Combien existe-t-il en France de personnes intelligentes ? Pour le juger il ne faudrait sans doute pas se fier a
306rriéristes littéraires ». Ce n’est un secret pour personne qu’ils contribuent pour beaucoup à déterminer le succès ou l’échec d’
78 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
307élu dans le monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit ! » 56 . [p. 612] C’est alors que paraît le rire de Kierkegaa
308s qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne, et tire de là son assurance dans le crime. « Il ne s’est pas trouvé
309e femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurait dire qui l’avait fait ou qui avait commencé, cel
310re tous, chacun croit qu’il s’agit des autres, et personne ne se sent atteint, mais si l’on parle au solitaire de son angoisse,
79 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
311, et qu’à ma connaissance, tout au moins, presque personne encore n’en a parlé. Ce qui n’est pas très étonnant, d’ailleurs. Il s
80 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
312ieu qui lui résiste. Elle est à l’intérieur de la personne. Elle est la personne même. Elle ne se résout pas dans une indignatio
313lle est à l’intérieur de la personne. Elle est la personne même. Elle ne se résout pas dans une indignation ni dans une compréhe
314 d’une observation de cet ordre. Qu’est-ce que la personne, la singularité, la raison d’être d’un homme, sinon cette tension qu’
315ux, imposait à la vue, comme l’image même de la « personne » 12 , et comme le symbole impérieux de cet Ordre nouveau qu’il annon
316déaliste de la matière, mais sur la révolte de la personne contre l’envahissante prolétarisation. Ces deux livres sont au début
317e de cet acte fondamental qui pour eux définit la personne. Si l’on admet, avec Marx et Proudhon, que la révolution consiste à s
81 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
318é qu’on lui a faite, et qui lui vaut l’estime des personnes de sens. Mais après tout, ne serait-il pas étrange d’apporter des pre
82 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
319otestantisme du début de ce siècle accordait à la personne de Jésus une place à juste titre centrale, mais exclusive de toute do
320 pas un abus de langage que de prétendre voir une personne morale dont on récusait par avance les actes caractéristiques ? N’éta
83 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
321n se défendre ; mais comment le pourrait-il quand personne n’ose se plaindre comme il sied à un homme ? Parle, élève la voix, pa
84 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
322res du Mouvement : il y avait là une vingtaine de personnes, un pasteur, une bouchère, un banquier, une dactylo, un peintre juif
323 de music-hall dont la présence discrète n’étonna personne. De quoi s’agissait-il ? Ni de théologie, ni de problèmes sociaux, ni
85 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
324il y a d’une part les moralistes bourgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part les immoralistes,
325nt bien davantage de la gratuité de leurs drames. Personne ne croyant plus à rien — j’entends personne ne prouvant plus qu’il cr
326ames. Personne ne croyant plus à rien — j’entends personne ne prouvant plus qu’il croit à l’essentiel de ce qu’il dit —, la crit
327 considéré dans sa vocation créatrice, — c’est la personne. Que la mesure de tout soit désormais dans la personne, et non plus d
328nne. Que la mesure de tout soit désormais dans la personne, et non plus dans les intérêts d’un pouvoir ou d’une classe, voilà bi
329re des hommes. » Nous dirons première heure de la personne. Ceux qui n’ont pas en eux cette mesure de l’homme, que pourraient-il
330moyens d’expression leur importance de moyens. La personne est toujours originale quand elle est. Son seul souci est d’être, le
86 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
331 [p. 368] Définition de la personne (décembre 1934) h L’auteur de cet essai fait partie du comité direc
332ste à les toucher et à les voir. Car un objet que personne n’a vu ni touché appartient à la connaissance qu’on nomme abstraite,
333isissables pour l’entendement. 5. L’acte est la personne Puisqu’il est manifeste que l’acte est le perpétuel auteur de notre h
334de cette image, autorisée par l’étymologie du mot personne, nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne, la différ
335 nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne, la différence est celle du figurant anonyme à l’acteur, de celui qui
336s pouvons voir ensuite un premier caractère de la personne immédiatement lié aux conditions de son apparition, j’entends à la pr
337n, j’entends à la présence et à l’engagement : la personne n’est jamais seule, elle est essentiellement en communication. Le fig
338plus un isolé, mais un prochain. [p. 373] 6. La personne est une vocation Qu’on n’oublie pas que la scène du drame, tout bien
339t que chacun peut voir qu’il existe, en fait, des personnes ; cependant que chacun peut savoir en quoi consiste sa propre personn
340que chacun peut savoir en quoi consiste sa propre personne. Ma personne, c’est ma présence au monde et à moi-même conjointement 
341ut savoir en quoi consiste sa propre personne. Ma personne, c’est ma présence au monde et à moi-même conjointement ; aux vrais o
342 de l’école : présence, événement, concret, acte, personne. À tel point que la vraie définition d’un de ces termes n’est pas ail
343ndividu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai sujet que parce qu’il est personnellement assu
344iptible que nous appelons l’éternel. [p. 375] La personne est le témoignage d’une vocation reçue et obéie. Je suis personne dan
345témoignage d’une vocation reçue et obéie. Je suis personne dans la mesure où mon action relève de ma vocation, fût-ce au prix de
346ncomparable de sujet ; si l’on admet enfin que la personne est proprement la sujétion de l’homme à l’éternel et de l’objet à l’h
347rnel et de l’objet à l’homme, on peut dire que la personne est l’impensable incarnation de l’éternité dans le temps. La personne
348sable incarnation de l’éternité dans le temps. La personne pure serait ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation
349lieu et place d’un individu. La psychologie de la personne parfaite se réduirait purement et simplement à son histoire, à l’énon
350ustifiée en raison. D’où vient alors l’idée de la personne, et ce regret d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s
351accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la personne à l’état pur resterait à nos yeux une espèce d’utopie ontologique, si
352aite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire, le fait extrême, le concretissimum à partir duquel n
353partir duquel nous puissions penser activement la personne, c’est-à-dire réduire la distance qui sépare notre vie de notre vocat
354 vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette foi consiste en une action 16 . (Ce qui co
355rme nos propositions sur la nature actuelle de la personne). La foi au Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire
356tout », nous avons à connaître cette vérité de la personne : qu’elle est toute dans sa communication, laquelle doit être certifi
357ertifiée par quelque signe matériel. L’idée d’une personne isolée ou n’entretenant avec les autres que des rapports distants et
358 terminis. [p. 377] L’aspect communautaire de la personne, en vérité, ressort assez clairement de nos définitions, mais il peut
359un processus d’isolation. Quel rôle peut jouer la personne dans cette image ? Peut-être celui de la valence, c’est-à-dire de la
360laisser ce modèle mécanique, puisqu’aussi bien la personne en elle-même n’est passible d’aucune description objective. Par rappo
361on objective. Par rapport à l’ensemble humain, la personne est par excellence le terme premier, dont dépend toute réalité collec
362e de retomber ici dans un ordre contractuel où la personne abritée par la loi perde à la fois son risque et son pouvoir de créat
363on (démocratie libérale). [p. 378] Le droit de la personne à primer sur l’ensemble demeure indéfendable s’il n’est pas imposé pa
364es nombres plus grands, du pouvoir prochain de la personne ; il n’est rien s’il n’est pas l’extension naturelle du risque et du
365abord des hommes présents les uns aux autres ? La personne ne sera pas au terme d’une société parfaite, pour la simple raison qu
366t humain réel que par l’apparition première de la personne, fondement nécessaire et suffisant de toute communauté vivante et pro
367vivante et progressive. 9. Deux négations de la personne Et maintenant, si nous savons ce que nous appelons : personne, si nou
368maintenant, si nous savons ce que nous appelons : personne, si nous savons qu’elle est la lumière de nos lumières, et le soleil
369, notre devoir est d’éclairer. À la lumière de la personne, on voit paraître la vérité de plusieurs doctrines humaines qui s’ent
370et spiritualisme. Voici l’aspect de vérité que la personne éclaire en eux : le matérialisme a compris qu’il y a pour l’homme un
371santé dans le matérialisme, et une humilité où la personne retrouve l’un des pôles de sa tension. Peut-être est-il plus difficil
372t ce plan que nous avons quitté en définissant la personne comme un acte. Hors l’acte, la matière demeure abstraite ou tyranniqu
373re se mesurent et se réalisent : la charité de la personne est d’ordonner ce corps-à-corps. 10. Le spirituel Descartes a détru
374-corps. 10. Le spirituel Descartes a détruit la personne, ou plutôt son lieu naturel, en séparant le corps et l’âme : c’est qu
375qu’il les a mal distingués. Du point de vue de la personne, le corps et l’âme sont deux aspects de l’homme concret, dont la natu
376e l’idée du concret cesse d’être une idée, que la personne existe et que l’acte transforme. Ce qui témoigne en moi de l’indicibl
377sa vocation, qu’un doute ; mais la fidélité de la personne n’est pas vaine. Dans la très confuse partie que nous menons, ignoran
87 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
378 [p. 18] Grammaire de la personne (janvier 1934) f L’individu, tel que les libéraux — en politique —
379i n’a pas de prochain et qui n’est le prochain de personne. Ou encore, comme le dit Keyserling, c’est l’homme pour lequel le pro
380voudrions montrer ici d’une part l’identité de la personne, telle qu’on peut l’opposer à cet individu, et du prochain, tel que l
381s.   Le lieu de toute décision qui crée, c’est la personne. Toute l’agitation du monde n’est rien de plus qu’une certaine questi
382me. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est constater que la question sociale, en tant qu’elle est questio
383 vue, cette image, soient pour moi une « deuxième personne », un tu sujet d’une parole qui m’advient 6 . On voudrait nous faire
384ritable entre les hommes, c’est la communauté des personnes responsables. Mais la communauté n’est rien de plus que les personnes
385es. Mais la communauté n’est rien de plus que les personnes : elle n’est que l’expression de leurs rapports spécifiques. Elle a s
386rts spécifiques. Elle a son centre en chacune des personnes qui la composent, et n’est pas définie par autre chose que par ce cen
387le prochain. Il a cessé d’être un des pôles de la personne. Le nous n’est rien qu’un biais, c’est un tu sans visage et qui vient
388tisans du nous, en vérité, ont fait erreur sur la personne. Si la personne est la mise en question d’un je par un tu, donc une r
389en vérité, ont fait erreur sur la personne. Si la personne est la mise en question d’un je par un tu, donc une rencontre, cette
390 m’atteins en moi, [p. 22] que nous devenons deux personnes, et l’un pour l’autre le prochain. Ainsi le phénomène personnel deme
391fin que s’opère l’acte d’une communion réelle. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela signifie qu’elle est le lieu, l’origi
392ncarnation, de toute création, de tout risque. La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par ex
393i l’on se réfère au rapport primitif qui fonde la personne humaine : le rapport de l’homme à son Créateur. Le Droit romain a peu
88 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
394n de leur absence insurmontable. Ramuz, mieux que personne, peut se passer d’avoir raison, puisqu’il a pour lui la Nature 27 . C
89 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
395mais K… ne parvient à l’instance suprême ; jamais personne d’ailleurs n’a pu y parvenir. À la fin du cauchemar, on le tue dans d
90 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
396la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte. Si nous le répétons, c’est afin d’insister, une f
397ls s’arrêtent à la dénonciation des moyens et des personnes. Le danger est beaucoup plus profond : il est dans la conception rati
398oute philosophique : celle de l’individu et de la personne. [p. 15] Thèse I. — Considérer l’homme en tant qu’individu abstrai
399auté du paraître sur l’être. ⁂ Définitions. — La personne, c’est l’homme concret, c’est-à-dire l’homme engagé dans le conflit v
400t vital qui l’unit et l’oppose à son prochain. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la soci
401ciété. Thèse II. — Considérer l’homme en tant que personne et fonder sur cette personne toutes les institutions, c’est reconnaît
402 l’homme en tant que personne et fonder sur cette personne toutes les institutions, c’est reconnaître la nature concrète de l’ho
403poir sur une réalité déjà utopique elle-même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état
404Pour nous, la véritable cellule sociale, c’est la personne, et non point la famille, qui lui est subordonnée. La personne, telle
405non point la famille, qui lui est subordonnée. La personne, telle que nous venons de la définir 9 , n’est pas un état, mais un a
406 n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon qui lui e
407s le monde abstrait et juridique de l’égalité, la personne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition
408ans le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension. Car d’une part elle est déterm
409son risque propre. Ainsi, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introdu
410e l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’est l’obstacle irréductible que rencontre le fascis
91 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
411ir un destin ? i Le destin, c’est le fait d’une personne. Croire à la réalité du « destin » souverain de la masse, de la class
412alités de l’État. Nous croyons à la liberté de la Personne. Je connais bien la réaction qui accueille d’ordinaire nos déclaratio
413le, vous n’avez rien à proposer que votre chétive personne ? Vous serez emportés comme les autres. Votre réaction “révolutionnai
414vous dénoncez. Et d’ailleurs, qu’est-ce que cette personne dont vous nous rebattez les oreilles ? » J’ai vu de jeunes sympathisa
415mes ; comment croiraient-ils à la puissance de la personne ? C’est le « prolétariat » personnaliste. On s’occupera d’eux en temp
416endre, attaquez. On vous dit : « Qu’est-ce que la personne ? » Répondez : « Que sont ces mythes collectifs sous lesquels vous pr
417, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête. Si personne n’y croyait, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne
418, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on [p. 6] limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes repr
419omme de toutes les démissions particulières, — la personne au contraire représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme.
420’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Et c’est dans l’homme qu’a lieu le choix, et non pas dans la rue, da
421ire. Le lieu de toute décision qui crée, c’est la personne. Ici le rôle des jeunes intellectuels apparaît dans toute sa grandeur
422 la dictature du nombre et de l’irresponsable. La personne, au contraire de l’individu charrié par tous les destins collectifs e
423au a pour mesure fondamentale cette réalité de la personne responsable. Tout notre système en découle, toutes nos revendications
92 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
424absolue intransigeance morale : en un mot, sur la personne et sur les personnes ; c’est que L’Ordre nouveau affirme avec plus de
425ce morale : en un mot, sur la personne et sur les personnes ; c’est que L’Ordre nouveau affirme avec plus de rigueur et plus de c
426nce surtout que tous les autres « le primat de la personne humaine sur toutes autres valeurs ou sur toutes nécessités ». Et ce r
93 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
427note sur l’injustice (novembre 1935) h Plus une personne est grande, plus il est téméraire de se donner pour juste devant elle
428de se donner pour juste devant elle. Imaginez une personne absolument grande, — c’est-à-dire une personne qui comble absolument
429ne personne absolument grande, — c’est-à-dire une personne qui comble absolument la mesure de l’homme : qui pourra se dire juste
430ite au-delà. « Et moi-même, qui écris ceci… » Une personne relativement grande, maintenant. La loyauté dira encore : Je me sens
94 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
431oue devant ce paradoxe monstrueux. Il n’y a donc personne de la taille d’Abraham, personne qui puisse le comprendre ? Si, pour
432. Il n’y a donc personne de la taille d’Abraham, personne qui puisse le comprendre ? Si, pourtant. Les pasteurs ont coutume de
433ahir, la dialectique « abyssale » de cette œuvre. Personne n’a fait plus que Jean Wahl pour faire connaître à l’élite française
95 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
434rs relations. On serait tenté de dire : dans leur personne. Je connais peu de livres moins conventionnels. Pour cette raison d’a
96 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
435équivalent dans notre littérature d’après-guerre. Personne n’en a parlé : on s’occupait du prix Goncourt et des travaux d’amateu
97 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
436nt de transformer le monde, cette démission de la personne 23 est en effet le signe d’une castration psychique caractérisée. Il
98 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
437sans doute, c’est qu’ils croyaient bien faire. Et personne à ma connaissance n’a mis en question leur sérieux, ce qui précisémen
438à que les rudiments de la morale de leur état. Et personne n’a jamais contesté la grandeur d’un désintéressement de cette espèce
439ume n’est pas de ce monde ? Ce royaume n’eût gêné personne, tout semblable à celui des clercs. On lui eût donné son Palais. Mais
440gard de ce qu’ils ont à dire, qui les dépasse, et personnes parfaitement responsables de ce qu’elles ont à donner, qui est à tous
99 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
441us savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus
100 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
442s parfaitement vaine de problèmes qui n’empêchent personne de dormir, diminue nettement dans ce tome IV au profit de la recherch
443s qu’Alexandre Marc consacre à la situation de la personne dans le temps paraîtront par endroits un peu sommaires, mais ce défau
444-ce un reproche ? — de G. Marcel sur l’acte et la personne, mériteraient beaucoup plus qu’une simple mention. J’aurais aimé anal