1 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
1ste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie :
2 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
2ste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie :
3 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
3la possibilité scandaleuse des actes libres de la Providence. Entreprise effroyable et vaine, qui serait d’un comique insondable s
4comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute tout à fait inintelligible est le simple succédané de l’intelli
5ligible est le simple succédané de l’intelligible providence surnaturelle. 61  » Mais qui ne voit que cette Âme du Monde le tient
6re. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à [p. 617] l’appel, si l’on pose ses condition
7l, si l’on pose ses conditions : « l’intelligible providence surnaturelle ! ». Toute-puissance des mythes ! « Le meilleur moyen de
4 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
8les commérages et les potins sur la justice de la Providence inventés par la sagesse humaine et colportés par de vieilles bavardes
5 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
9« la main du Seigneur », ou encore « l’insondable Providence » mise en action au gré d’un moraliste qui se donne l’air de l’avoir
6 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
10« la main du Seigneur », ou encore « l’insondable Providence » mise en action au gré d’un moraliste qui se donne l’air de l’avoir
7 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
11lle non seulement un succédané païen de l’idée de Providence, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkega
8 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
12comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’autre, et dont on peut prévoir les intentions…
13sur l’autorité de l’esprit. Rationalisation de la Providence au détriment de la foi créatrice. Et si l’homme résiste à cet « ordre
9 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
14et par essence insaisissable. C’est une espèce de Providence des clercs laïques. Elle a souffert peu de blasphèmes jusqu’ici. Le s
15lieu, et la destination octroyée à chacun par une Providence insondée mais qui parle ! Oui, je suis de ceux-là jusque dans ma colè
10 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
16(« Je marche comme un somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà
17uriez fort bien gouverner sans recourir à cette « Providence » organisée, et qui a commencé par suivre aveuglément vos ordres avan
11 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
18tes ? Serait-ce donc que je crois réellement à la Providence ? Beaucoup de philosophes contemporains disent que la Providence est
19aucoup de philosophes contemporains disent que la Providence est un opium ; que l’homme s’endort à imaginer un ordre du monde où s
20ude que la seule force qui compte est celle de la Providence (ou du destin). C’est cela seul qui dispense l’homme de jouer la comé
21 c’est que je m’étais fâché, hier soir, et que la Providence, évidemment, se payait ma tête. Ensuite, j’ai calculé que cela nous p
12 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
22dorer un Destin muet, tandis que nous adorons une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée : « Emmanuel ! » — Dieu avec no
13 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
23tes choses. Pour Luther, elle est au contraire la Providence, la personne même de Dieu, éternellement active, et qui nous aime. Il
14 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
24é c’est que je m’étais fâché hier soir, et que la Providence, évidemment, se payait ma tête. Ensuite j’ai calculé que cela nous pe
15 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
25re ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à charge d’une obéissance absolue, [p. 5] et d’im
16 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
26omme qui dit cela. Qu’il soit un instrument de la Providence comme il l’affirme, ou qu’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance)
27tler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : — « Ah ! vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien, je pose ce fait
28eut-être encore plus sage : de s’en remettre à la Providence !… Mais voici que cette Providence m’abandonnera, sera contre moi, si
29 remettre à la Providence !… Mais voici que cette Providence m’abandonnera, sera contre moi, si je me tais ! La propagande nationa
17 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
30lui qui, désormais, va remplacer la bienveillante Providence. « La religion est l’opium du peuple », disait Marx. Je lui réponds q
18 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
31lui qui, désormais, va remplacer la bienveillante Providence. La religion est l’opium du peuple, disait Marx. Je lui réponds que s
19 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
32 dit cela. Qu’il [p. 64] soit un instrument de la Providence comme il l’affirme, ou qu’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance 
33tler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : « Ah ! vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien, je pose ce fait da
34lises, mais c’est de le faire en nationalisant la Providence, et en son nom. Ce qui est proprement diabolique, c’est moins de fair
20 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
35 Le xixe siècle, sans s’en douter, a remplacé la Providence par le progrès automatique. Devant les résultats présents de cette cr
36ucienne. C’était alors comme une figuration de la Providence. C’en est une aujourd’hui de la Police. À cette différence [p. 104] p
21 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
37 Le xixe siècle, sans s’en douter, a remplacé la Providence par le progrès automatique. Devant les résultats présents de cette cr
22 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
389] scandaleuse possibilité des actes libres de la Providence. L’entreprise pourrait être tenue pour grandiose si l’homme des masse
39comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute, tout à fait inintelligible, est le simple succédané de l’intel
40igible, est le simple succédané de l’intelligible providence surnaturelle 53  ». Mais qui ne voit [p. 100] que cette Âme du Monde
41e. Et comment vivrait-il, sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à l’appel, si l’on pose ses conditions : « L’i
42l, si l’on pose ses conditions : « L’intelligible providence surnaturelle » ! Toute-puissance des prétentions rationalistes ! « Le
23 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
43dorer un Destin muet, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée. Renversement du devoir de la L
24 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
44st inquiétant. Cela me ferait presque croire à la Providence !… Mais dites-moi, Rougemont, quand on saura que vous habitez ici, qu
25 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
45ité d’auteur : Il me faut préciser la part de la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu
46eur et toute la précision possibles la part de la Providence dans mon œuvre entière, je n’en saurais donner de formule plus adéqua
47 plus adéquate ou plus décisive que celle-ci : la Providence a fait mon éducation, qui se réfléchit dans le processus de ma produc
26 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
48’esprit de nos contemporains prend la place de la Providence, bien qu’elle n’en revête ni la justice ni la bonté. Bossuet, dans l’
49istoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. L
27 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
50ser ce que son nom et son prénom signifiaient. La Providence veut que les personnes qu’Elle désigne pour servir reçoivent des noms
28 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
51esprit de nos contemporains, prend la place de la Providence, bien qu’elle n’en revête ni la justice ni la bonté. Bossuet, dans l’
52istoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. L
29 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
53ition risque de créer l’illusion qu’une espèce de providence historique, quasi hégélienne, a voulu que ces trois traditions se réu
30 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
54ité d’auteur : Il me faut préciser la part de la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu
55eur et toute la précision possibles la part de la Providence [p. 99] dans mon œuvre entière, je n’en saurais donner de formule plu
56 plus adéquate ou plus décisive que celle-ci : la Providence a fait mon éducation, qui se réfléchit dans le processus de ma produc
31 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
57st inquiétant… Cela me ferait presque croire à la Providence !… Mais dites-moi, quand on saura que vous habitez ici, qu’est-ce qu’
32 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
58, par les « croyants » que j’ai dit, que dans une Providence qui se manifesterait par des catastrophes naturelles ou des épidémies
33 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
59ne fatalité singulière, ou plustost un coup de la Providence, qu’à même temps dans le Nord, dans l’Est et dans le Sud, les trois p
34 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
60mour et de fraternité auxquels les a destinées la Providence ? Qui ne voit que le progrès même de l’instruction conduira un jour l
35 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.4. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
61est une tâche merveilleuse que nous a assignée la Providence, et je ne puis donc qu’espérer fermement qu’elle nous aura accordé au
36 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
62opéen et un Asiatique : L’Asiatique : Un jour la Providence a mis entre les mains des [p. 193] Européens une jauge et une balance
37 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
63. Ce mélange s’est fait lentement, sans doute. La providence éternelle prodigue les siècles à l’accomplissement de ses desseins, e
38 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
64 à celle du « Destin » et annonçant celle de la « Providence ». L’histoire dans son ensemble est une révélation continue et progr
65lopperont et se manifesteront comme l’œuvre de la providence ; ainsi même ce qui paraissait l’œuvre du destin ou de la nature n’ét
66ou de la nature n’était que le commencement d’une providence qui ne se révélait qu’imparfaitement. Quand cette période commencera,
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
67n d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. 2
40 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.1. Puissance du mythe
68pu la formidable épée de Charles le Téméraire. La Providence a fait les montagnes, Guillaume Tell a fait les Suisses. Ainsi rêve
69elle remplisse tout l’espace que lui assignait la Providence, dans ses frontières d’aujourd’hui. Cette tradition touchante et bell
41 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
70 loi naturelle, à les assimiler aux « voies de la providence » ou à la « volonté de Dieu lui-même » ; 4. enfin, et j’introduis ici
42 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
71 crût le monde gouverné par le hasard, non par la Providence » 240 , mais avec cela « audacieux, pieux, et d’un caractère extrêmem
43 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
72nt était inévitable, et son destin arrangé par la Providence, comme le mythe français des « frontières naturelles »… Le grand Éta
44 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
73ux dieux, à la Fortune aveugle, au Hasard ou à la Providence, et aujourd’hui à des « nécessités » qu’une science ou l’autre accept
45 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 13. Les variétés de l’expérience régionale
74nt était inévitable, et son destin arrangé par la Providence, comme le mythe français des “frontières naturelles”… » Le grand État
46 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Madame de Staël et « l’esprit européen » (été 1980)
75s. Ce mélange s’est fait lentement sans doute. La providence éternelle prodigue les siècles à l’accomplissement de ses desseins, e